Voci Aiaccini "U Bloggu di U ROSSU" Fédération de la Corse du Sud du PCF Supplément officiel à "la Voix d'Ajaccio"

Mot clé - URBANISMe

Fil des billets - Fil des commentaires

L’absurdité et la malveillance (suite)

Conseil municipal a Ajaccio Paul-Antoine LUCIANI 1er Adjoint

Le 18 décembre, dans un entretien avec Sébastien Pisani, j’ai indiqué les conditions de l’annulation totale du PLU, son origine, ses motivations, ses conséquences. Le 19 décembre, l’ex maire démissionnaire et son ex premier adjoint (« en mode contre-attaque » titre le journal) m’attribuent des propos que je n’ai jamais tenus. Je n’ai jamais écrit que « l’absurdité et la malveillance avaient conduit à ce désastre » ! D’abord, contrairement à beaucoup, je ne parle ni de « désastre » ni de « cataclysme ». J’ai dit que cette annulation totale avait été réclamée par deux propriétaires fonciers qui ne pouvaient rien obtenir de leur recours, que le Tribunal avait pris sa décision en se fondant sur deux motifs de procédure très discutables, et que les conséquences de cette annulation totale étaient disproportionnés eu égard aux raisons qui l’avaient entraînée. Résultat : une situation absurde où personne ne trouvera son compte, ni les propriétaires concernés, ni la Ville, ni les acteurs économiques, ni la Justice elle-même, prisonnière d’un formalisme contreproductif.



J’ai ajouté que cette situation avait entraîné des commentaires malveillants, tels ceux de l’ex maire démissionnaire, qui avait délibérément assimilé un désaccord sur deux points de procédure à une grave infraction aux principes de « concertation citoyenne et de démocratie locale » ! L’absurdité et la malveillance sont donc les conséquences et non la cause de l’annulation. Travestir ainsi les propos d’autrui en inversant les termes de son argumentation relève de la fraude intellectuelle et non du débat démocratique ! Ensuite, nous sommes accusés d’incompétence pour n’avoir pas anticipé sur les deux moyens utilisés par les avocats des deux propriétaires. Mais nous avons contesté la réalité de ces manquements aux règles de procédure. Et nous continuons d’estimer que nos arguments sont bons et qu’ils devraient prospérer en appel. Car la concertation a été réelle et continue, même si la forme administrative de son organisation a été jugée irrégulière, à tort selon nous. Il y a eu suffisamment de publications, de débats publics, de délibérations et de réunions de travail, y compris avec le mouvement associatif, pour affirmer sereinement que l’élaboration du PLU a été concertée et transparente. Quant à l’information des élus, elle a été effective tout au long de l’élaboration du PLU. Même si certains donneurs de leçons se sont employés à boycotter systématiquement les très nombreuses réunions de travail où ils étaient invités… S’agissant des convocations pour le conseil municipal d’approbation, les avocats de la ville ont produit 16 attestations de conseillers municipaux (dont 2 de l’opposition) déclarant, par écrit et sur l’honneur, qu’ils ont bien reçu, avec leur convocation, et en temps utile, le rapport d’information et le projet de délibération qui étaient à l’ordre du jour. Mais ces documents, même s’il y en avait eu autant que de membres du conseil (ce qui était impossible, puisque l’ex maire intérimaire l’avait discrètement interdit à certains élus qui voulaient signer) n’ont pas été considérés comme des preuves ! On se demande, dans ces conditions, comment prouver sa bonne foi…



Exprimer un désaccord est un droit, non une preuve d’incompétence. D’autant que le désaccord porte sur une procédure administrative, alors que le fond est jugé bon par tous ceux qui se sont exprimés. Comme interpréter autrement le nombre et le contenu des interpellations et mises en garde souhaitant la validation juridique du PLU d’Ajaccio ? S’il s’était agi d’un mauvais document d’urbanisme, il n’aurait pas suscité un soutien collectif aussi massif. On remarquera, enfin, que l’ex maire démissionnaire qui avait fini par rejoindre le concert de ceux qui voulaient la validation du PLU, annonce à présent qu’il ne faut pas faire appel de cette décision d’annulation ! Que cherche-t-il ? Il faut se rendre à l’évidence, sa protestation véhémente n’était qu’un trompe l’œil destiné à camoufler l’objectif (bien réel, lui) de discréditer l’œuvre de ses prédécesseurs… Serait-ce trop demander à ceux qui aspirent à assumer des charges publiques de se souvenir que cette mission exclut les règlements de compte, mais qu’elle exige la défense sourcilleuse de l’intérêt général ?



Paul Antoine Luciani Le 19 décembre 2014

 

PA LUCIANI « Aiacciu bellu, qualità di a cità, qualità di u campà »

U Rossu a jugé, même quelques jours aprés, de publier le texte intégral de l'interview publiée par l'HEBDO du 5 juillet logo_hebdo.jpg , nous vous rappelons que cet entretien fait suite à l'approbation du PLU par le conseil municipal le 21 mai dernier.

PAL_1_PLU_2013_MINI.jpg

1- Qu’est-ce qu’un Plan Local d’Urbanisme ?

Le PLU est un document qui fixe les droits à bâtir sur le territoire de la commune ; mais c’est, en réalité, un ensemble de documents : le Rapport de présentation décrit le territoire avec ses caractéristiques topographiques, démographiques, sociales, économiques, patrimoniales, culturelles… bref, ses forces, ses faiblesses et les enjeux de son aménagement ; le Plan d’Aménagement et de Développement Durable (PADD) précise la vision à moyen et long terme que les élus proposent pour l’avenir du territoire : il se fonde sur un diagnostic « partagé » de ce territoire ; c’est la partie « projet », la partie la plus « politique » du PLU qui donne sens et cohérence à ses autres composantes ; le Règlement définit les modalités applicables à chaque zone ; la cartographie présente les différentes zones avec leur classement. Ce sont là les pièces les plus connues du PLU ; il en comporte beaucoup d’autres qui lui sont annexées, comme le schéma directeur de l’eau potable, celui des eaux usées, les deux Zones de protection du patrimoine, la carte archéologique, ou encore toute la cartographie des risques, le Programme local de l’habitat, le Plan de déplacements urbains, l’évaluation environnementale, la consommation des espaces agricoles, la liste des emplacements réservés, celle de toutes les autres servitudes…

2- Comment se construit un tel plan ?

Lire la suite...

 

AJACCIO ....PLU la réponse du 1 ° Adjoint PA LUCIANI

Conseil municipal a Ajaccio Paul-Antoine LUCIANI 1er Adjoint

(Alex Bertocchini - Alta Frequenza) - Le groupe d'opposition municipale "Union pour Ajaccio" a tenu en fin de semaine dernière une conférence de presse afin d'évoquer le Plan Local d'Urbanisme de la ville, qui sera présenté ce soir (mardi) en conseil municipal. Celui-ci fait part de son étonnement face à la présentation, plus que précipitée à son goût, de ce document déterminant pour l'avenir d'Ajaccio, alors que « d'autres documents essentiels au PLU sont toujours en sursis ». Un PLU qui, pour le groupe de droite, démontre une "absence de courage et de vision d'envergure" de la part de la majorité en matière de transport, autour de la problématique de la circulation, du développement économique ou du social entre autres. "Union pour Ajaccio" critique également la méthode utilisée quant à la réalisation de l'enquête publique et réclame le report de cette présentation à partir de mars 2014, date des prochaines élections municipales...

Ecoutons notre camarade sur Alta Frequenza http://www.alta-frequenza.com/l_inf...

 

PA LUCIANI et le début de la fin pour les bâtiments de l'ancien collège du Finosello

PAL4.jpg

CORSE MATIN Isabelle Luccioni

le jeudi 16 mai 2013 à 11h00

Au début de l’année 2014, les anciennes salles de classe, un temps transformées en squat et plusieurs fois incendiées, ne seront plus qu’un souvenir. Il ne restera plus qu’à rebâtir, pour le bien du quartier

La polémique a fait long feu. Il n'est plus question de savoir qui devra démolir le vieux collège Finosello. La CTC, depuis 2010, et la ville d'Ajaccio sont parvenues à un accord. Et cette fois-ci, ça y est ! Depuis le mois d'avril, les entreprises sont à pied d'œuvre dans les anciens bâtiments du collège Fino. Deux entreprises locales (Leandri Roch BTP pour le curage et la SARL Bernardini pour désamiantage) qui se sont attaquées aux anciennes salles de classe et locaux de l'administration. Le « gros morceau » attendra le mois de juillet. Il s'agit du bâtiment principal de l'établissement, incendié à deux reprises. Il devra être placé sous bulle pour que les travaux de désamiantage n'aient pas d'incidence sur l'environnement.

Il aura fallu attendre que la CTC et la ville se mettent d'accord pour que ces travaux de grande ampleur voient le jour.

« Ce sont des travaux dont le montant dépasse les 5 millions d'euros et qui sont financés à 80 % par la CTC et à 20 % par la ville », précise Paul-Antoine Luciani qui suit ce dossier depuis son origine.

Actuellement, les entreprises qui travaillent sur le chantier procèdent au curage et au début du désamiantage.

« Dans ce type de chantier, il n'y a qu'une manière de procéder. Il faut d'abord « curer » le bâtiment, c'est-à-dire enlever tout ce qui ne contient pas d'amiante afin de faciliter la suite de la démolition », explique Henri Bernardini. L'entrepreneur qui affirme, modestement que son travail consiste « seulement à respecter la réglementation » se réjouit que la plupart des intervenants soient locaux. « Nous sommes en mesure de travailler sur ce type de chantier, localement. Nous sommes d'ailleurs en train de constituer un groupement pour constituer une force sur l'île »,précise-t-il.

Opportunité d'ouverture

Mais il ne suffit pas de démolir. Il faudra ensuite rebâtir. Sur un terrain immense. Une des rares réserves de foncier de la ville.

Paul-Antoine Luciani tient surtout à ce que terrain soit un vecteur d'ouverture entre le quartier du Finosello (en haut) et celui des Cannes (en bas).

« Les jeunes des deux quartiers y passent déjà, à pied, c'est un raccourci. Nous allons y tracer de vraies voies de circulation, une liaison interquartiers », annonce-t-il. Plus d'enclave donc et une circulation améliorée.

Logements et lieu de culture

Pour les riverains, une autre priorité s'impose : créer des places de stationnements. Qu'il s'agisse de se garer lorsqu'on habite les immeubles environnants ou de permettre aux clients des commerces de s'arrêter, c'est l'unanimité : les places font cruellement défaut. Autre manque manifeste (commun à toute la ville celui-là) les logements. Ce programme-là, la ville ne le mettra pas en œuvre elle-même. Mais elle impulsera une dynamique.

« Pour ma part, je penche pour un programme mixte entre logements sociaux et logements classiques sur le modèle de ce qui a déjà été réalisé à l'Albert 1er », affirme Paul-Antoine Luciani.

Avant de préciser que c'est ce type de réalisation qui est d'ores et déjà privilégié par le PLU de la ville.

Des logements, un parking, un désenclavement, mais aussi des espaces verts, qui seront le pendant de ceux déjà réalisés aux Cannes.

Et surtout un lieu de culture. « Ce type de salle manque cruellement dans l'Est d'Ajaccio », plaide Paul-Antoine Luciani. Le lieu qui aurait sa faveur manque cruellement tout court. Il s'agirait d'une salle dédiée au spectacle vivant (danse, théâtre), plus grande que l'Espace Diamant et plus petite que la future halle des sports.

« Avec le cinéma multiplex qui va ouvrir sur la Rocade, ce serait un rééquilibrage des activités culturelles dans les divers quartiers de la ville »,plaide le 1er adjoint.

Reste que ce projet-là aussi doit être financé (peut-être dans le cadre du PEI) et qu'il doit avoir l'aval des riverains que l'on a déjà commencé à consulter sur le devenir de l'ancien terrain du collège…

 

AJACCIO - problématique des eaux pluviales

PAL_-_Copie__2_.JPG

Paul Antoine Luciani, premier adjoint au maire d’Ajaccio - Entretien réalisé par Ghjilormu Padovani (Corse matin)

1. Lors du dernier conseil municipal, le maire a regretté « l'absence de réseau d'eaux pluviales ». Pourquoi une telle situation ?

Ces réseaux ne sont pas inexistants, ils sont notoirement insuffisants ; ils ne permettent pas de réguler, de recueillir et d’évacuer rapidement tout le ruissellement urbain, surtout en cas de fortes pluies. Cette vulnérabilité de la capitale régionale à l’égard des inondations est connue depuis très longtemps ; elle a été aggravée par le développement de la construction qui entraîne une plus grande imperméabilisation des sols et, par conséquent, un débit plus abondant et plus rapide des écoulements. Ces phénomènes sont désormais bien appréhendés par les pouvoirs publics grâce aux études diligentées, depuis la fin des années 80, par les services de l’Etat ; et par la ville elle-même qui a conduit ses propres études, notamment sur l’événement pluvieux de mai 2008. Nous disposons désormais d’une connaissance approfondie, scientifiquement fondée, de la situation de notre territoire, des solutions à mettre en œuvre et de leur coût. Il y a deux volets étroitement liés dans notre politique : un aspect règlementaire qui encadre le droit à construire en instituant, sur les secteurs exposés, trois types de zones de prévention (précaution, préconisations, interdiction) et qui impose d’intégrer dans nos documents d’urbanisme les deux Plans de prévention des risques d’inondation qui couvrent de larges périmètres du territoire communal ; un volet grands travaux qui coûte cher et qui sera long à mettre en œuvre, mais dont on peut constater les premiers résultats, très encourageants.

2. Dans certains quartiers, les Ajacciens ont les pieds dans l'eau à la moindre averse. Les plus anciens assurent qu'ils ont toujours connu cette situation. Est-ce une fatalité ?

Il n’y a aucune fatalité ; il y a des réalités climatiques, météorologiques, humaines… et budgétaires ! Vous observerez que, dans certains quartiers justement, on a désormais les pieds au sec grâce aux travaux réalisés. Devant le rectorat, il y avait quarante centimètres d’eau à l’occasion de certaines précipitations. Ce sont les interventions de l’opposition des années 90 qui ont amené la municipalité de l’époque à prendre certaines décisions. Nous n’avons jamais cantonné notre rôle à déplorer ce qui n’allait pas ; nous faisions des propositions qui étaient suivies de votes positifs ! Je puis affirmer que nous avons contribué efficacement à engager, notamment avec Charles Ornano, une première phase, limitée mais utile, de lutte contre les inondations

3. Pourquoi la partie basse du cours Napoléon est souvent inondée malgré les travaux coûteux effectués pour l'exutoire Sainte-Lucie ?

L’exutoire Sainte Lucie a coûté 3,5 millions d’euros ; la rénovation du quartier du Tribunal a coûté, elle, trois millions, dont 600 000 euros pour les eaux pluviales. Mais il s’agit, uniquement, de la partie aval (et publique) du bassin versant des Jardins de l’Empereur ; tout le réseau amont de récupération des écoulements reste à rénover, voire à créer. Le dispositif mis en place n’aura sa pleine efficacité que lorsqu’il pourra recueillir toutes les eaux qui dévalent depuis l’amont, (coût des ouvrages à réaliser : dix millions d’euros…) car, en l’état actuel des choses, il n’en récupère qu’une partie. Ce qui a été réalisé était donc absolument nécessaire et urgent, mais ce n’est pas suffisant pour régler le problème ; d’autant qu’il faudra aussi rénover les parties privatives des réseaux qui sont à la charge des propriétaires. Pour fixer les idées, les dépenses consenties pour la prévention des inondations s’élèvent actuellement à près de huit millions d’euros (Sainte Lucie, Tribunal, bassins de Budiccioni, d’ A Madunuccia, d’Alzu di Leva) et le programme hydraulique du projet ANRU n’a pas encore atteint sa vitesse de croisière…

4. Les bassins de rétention de la Madunuccia, de Bodiccioni et d'Alzu di Leva sont des réalisations remarquables qui ont fait leurs preuves. Un quatrième est prévu aux Moulins blancs mais le projet connaît des difficultés, pourquoi ?

Les bassins de rétention sont destinés à protéger les habitants, leurs biens, leurs quartiers. Ils sont aussi des espaces verts de grande qualité qui améliorent le cadre de vie. Pour les aménager, la ville doit maîtriser le foncier. Il y a plusieurs moyens, pour elle, d’en disposer : par transaction amiable, à l’euro symbolique avec ses partenaires publics ou sociétés d’HLM, à titre onéreux avec des propriétaires privés ; elle peut, en cas de transaction entre particuliers, exercer son droit de préemption urbain ; elle peut aussi exproprier pour cause d’utilité publique. Nous avons eu à utiliser ces trois moyens. La procédure amiable est souvent la plus rapide. L’expropriation, elle, peut durer des années… Dans le cas du grand bassin de 40 000 m3 prévu aux Padule, les acquisitions sont en cours de négociation et, sur une parcelle, nous avons essuyé un vote défavorable d’une copropriété. Nous allons poursuivre nos efforts de conviction auprès des vendeurs potentiels et, au besoin, nous demanderons au préfet, après enquête publique, de déclarer cette acquisition d’utilité publique…

5. Combien de temps selon faudra-t-il à la ville d'Ajaccio pour régler ses problèmes d'eaux pluviales ?

Nous avons pris à bras le corps toute la problématique des risques, en particulier le risque d’inondation ; et nous avons engagé une politique ambitieuse d’équipement. Cela commence à se voir : Ajaccio est déjà un peu mieux protégée. Mais personne ne pourrait se satisfaire de ces premiers succès. Il faut inscrire cette politique dans le temps long : Soixante millions d’euros sur dix ans, tel est, globalement, le niveau des efforts à consentir pour achever la besogne. Nous nous y employons très activement, nos successeurs devront en faire autant !

6. L'opposition ne manque jamais une occasion de vous rappeler les lacunes de la ville en matière d'eaux pluviales. Que répondez-vous ?

Tous les projets relatifs aux réseaux et aux bassins de rétention sont toujours votés à l’unanimité par le conseil municipal. Personne, par conséquent, ne conteste ni la nécessité de notre politique de prévention, ni l’importance des efforts budgétaires consentis, ni les progrès considérables accomplis par notre majorité. La mauvaise foi que l’on peut relever ici ou là n’a guère d’importance au regard de ces réalités.

Ajaccio le 7 novembre 2012

 

LOGEMENT : PAUL ANTOINE LUCIANI - INTERVIEW A CORSE MATIN - SEPTEMBRE 2012

PALyeux_-_Copie.JPG

A Ajaccio comme dans de très nombreuses communes, l’offre en logements sociaux apparaît insuffisante 1,5 demandes sur 10 est satisfaite dans la cité impériale. L’objectif annoncé par Cécile Duflot de construire 150 000 logements sociaux vous apparaît-il réalisable ?

Cette offre, en effet, est notoirement insuffisante. Les efforts que nous faisons depuis une décennie, grâce notamment à notre Programme Local de l’Habitat, nous évitent les pénalités financières prévues par la loi et nous permettent d’atteindre nos objectifs intermédiaires. Mais nous sommes encore loin de pouvoir satisfaire la demande. Car le logement est d’abord une affaire d’Etat et de solidarité nationale ; et les crédits nationaux ont subi une restriction drastique. L’objectif du gouvernement actuel est réalisable s’il devient une priorité absolue et s’il s’inscrit dans la durée. Les communes de plus de 3500 habitants devraient porter de 20 à 25 % le seuil de logements sociaux. Cela vous paraît-il faisable ? Tout dépend de la volonté politique nationale et des dispositifs territoriaux qui la relaient : la délibération relative à la politique du logement que l’Assemblée de Corse a adoptée en juin 2011, sur proposition de Maria Guidicelli, a marqué une avancée stratégique dans le domaine crucial de l’habitat. Un règlement innovant et offensif, et le triplement des crédits en témoignent ; ces décisions confortent les mesures propres de la CAPA. Mais, pour être efficaces, ces politiques locales exigent un effort comparable de l’Etat.

La ministre opère un distinguo entre commune de bonne foi et de mauvaise foi qui devront s’acquitter d’une pénalité cinq fois plus lourde. Qu’en est-il d’Ajaccio ?

Ajaccio est une ville de bonne foi. Et elle le prouve : elle a procédé à des révisions simplifiées du POS permettant notamment la construction (en cours) de 415 logements sociaux à Alzo di Leva. Elle a conduit et réussi, au milieu de mille difficultés, une opération exemplaire, en centre ancien, rue de la Porta. Avec la CAPA, elle a permis une opération immobilière mixte, boulevard Albert 1ER, comportant 40 logements sociaux dans un programme de 104 logements. Elle a inscrit dans le règlement de son PLU en cours de finalisation, une clause de mixité sociale qui impose 50 % de logements locatifs sociaux dans tout projet immobilier de 30 à 79 logements, et 25 % dans tout programme de 80 logements et au-delà.

Au final, la loi SRU a-t-elle permis des avancées notables sur le sujet ? Et lesquelles ?

La loi SRU ne se résume pas à son article 55 qui impose à toutes les communes de plus de 3500 habitants d’avoir 20 % de logements sociaux sur leur territoire. Ses trois grands volets (urbanisme, habitat, déplacements) ont rénové le code de l’urbanisme ; ils ont nourri la réflexion et inspiré les décisions de la ville et de la CAPA. Et elle a très certainement contribué à faire reconnaître, au moins dans le principe, le logement social comme une grande priorité de l’action publique…

L’Etat pourrait céder des terrains, parfois même gratuitement, aux collectivités locales pour réaliser 110 000 logements d’ici 2016…Quid des terrains de Saint Joseph à Ajaccio qui ne figurent pas sur la liste ministérielle ?

Cet oubli n’est pas passé inaperçu ! Ville, CAPA, CTC, chacun a saisi les services de l’Etat pour que ces terrains militaires soient (enfin) cédés à la CAPA ou à l’Etablissement Public Foncier, dès qu’il sera opérationnel. Le Préfet lui-même devrait intervenir dans le même sens. Nous sommes donc (raisonnablement) confiants, mais nous restons vigilants ! Ces cinq dernières années, l’effort financier de l’Etat a beaucoup diminué. Le gouvernement actuel a-t-il, en période de crise, les moyens d’augmenter le niveau des subventions accordé en faveur de la construction de logements sociaux. Soyons précis : en 2007, un logement social de base (PLUS) recevait de l’Etat une subvention de 9500 euros ; un logement très social (PLAI), 28000 euros, et le surcoût foncier pouvait être aidé jusqu’à 3000 euros par logement. En 2012, un PLUS reçoit 7000 euros (-26 %) ; un PLAI, 17000 euros (-39 %) et la surcharge foncière a été intégrée dans ces subventions. A Ajaccio, la CAPA et la CTC s’efforcent de compenser le désengagement de l’Etat. Ce qui est possible pour des collectivités locales l’est aussi pour le gouvernement. La construction de logements, qui est une nécessité sociale, est également un levier pour la relance de l’économie… Elle doit bénéficier d’une priorité nationale.

Contrairement à d’autres villes, Ajaccio ne bénéficie d’aucune mesure d’encadrement des loyers. Le regrettez-vous ? Est-ce selon vous une mesure intéressante ?

L’encadrement des loyers est une mesure limitée mais utile. La Corse n’en bénéficie pas. Une intervention de l’Exécutif est prévue auprès du ministère du logement, après l’évocation de cette anomalie par Marie Jeanne Fedi à l’Assemblée de Corse. Finalement, la seule façon de faire baisser les loyers consiste à construire encore et toujours… Comment peut-on procéder en période de crise ? Je n’en vois pas d’autre. Pour faire baisser les loyers, il faut augmenter l’offre de logement social. Augmenter l’offre, c’est produire plus…et mieux ! On peut répondre ainsi à un besoin social, créer des emplois et freiner la spéculation immobilière. C’est donc aussi un moyen efficace pour sortir de la crise.

Ajaccio le15 septembre 2012



Paul Antoine LUCIANI, premier adjoint au maire d’Ajaccio, délégué à l’urbanisme, au logement et à l’aménagement



Entretien avec Eric CAPOMACCIO (Corse matin)
 

Assemblée de Corse Session des 22 et 23 Mars - Josette RISTERRUCCI

JRis__2_.jpg

Convention pluriannuelle du Programme de Requalification du Centre Ancien de la Ville de Bastia Avenant n° 3 à la convention du projet de rénovation urbaine des quartiers sud de Bastia

Rénovation urbaine et cohésion sociale

Monsieur le Président, Mon intervention porte à la fois sur l’avenant à la convention de Rénovation urbaine des quartiers sud de Bastia et sur la convention pluriannuelle de requalification du centre ancien de Bastia. Evidemment ces deux opérations mobilisent des dispositifs différents, même s’ils sont tous relatifs à ce que l’on a coutume d’appeler « la politique de la Ville ». Ainsi, un avenant va permettre de poursuivre le Programme de Rénovation Urbaine (PRU) sur les Quartiers Sud, programme dont les modifications sont dues à des travaux hydrogéologiques, à des changements de réglementation mais aussi, et je le souligne, à la prise en compte des demandes des habitants. Par ailleurs, une nouvelle convention va permettre de requalifier deux îlots : l’îlot Letteron et l’îlot du Pontettu du centre ancien de Bastia. Ce Programme de Requalification du Centre Ancien (PRQAD) venant s’insérer et renforcer la cohérence d’un ensemble d’opérations déjà en cours, notamment les Opérations Programmées de l’Amélioration de l’Habitat (OPAH), et les opérations de Résorption de l’Habitat Insalubre (RHI) quasi achevées Mais si je tiens à intervenir en liant l’une et l’autre de ces conventions, c’est parce qu’elles traduisent concrètement une volonté de rénovation urbaine au service de la cohésion et de la mixité sociales, en associant les habitants et en tentant de répondre à leurs besoins, tant en termes d’amélioration de leur habitat et de leur cadre de vie, que d’accès aux équipements éducatifs ou culturels indispensables, que d’insertion économique et d’emploi. Avant de revenir sur les points forts et les bénéfices en termes de cohésion sociale et de prise en compte des besoins de la population pour, chacune de ces deux opérations, je rappellerais quelques données :

  • ces deux opérations concernent directement ou indirectement près de 40% de la population bastiaise
  • elles s’accompagnent d’un Contrat Urbain de cohésion Sociale et d’un programme de réussite Educative
  • qu’il s’agisse du programme de rénovation urbaine des quartiers sud ou du programme de requalification du centre ancien, c’est au final des opérations, plus de logements livrés que de logements détruits, c’est-à-dire un ratio supérieur à celui imposé par l’ANRU
  • et pour les quartiers sud comme pour le centre ancien, on peut se réjouir de la place dédiée au logement social, puisque par exemple pour les îlots Letteron et du Pontteto, sur 109 logements livrés, 68 seront des logements sociaux, c’est à dire un ratio bien supérieur à la norme en vigueur dans ce type d’opérations.

Pour revenir à l’avenant proposé pour le PRU des quartiers sud qui a pour but de prolonger sa durée et de redéployer les financements. Au-delà de cet aspect, cet avenant est fondamental pour les habitants des Quartiers. Sans cet avenant, les opérations du PRU ne pourraient plus être engagées, ce qui remettrait en cause le projet de mixité urbaine et sociale, la diversification de l’habitat et des espaces publics et surtout la réalisation des deux équipements majeurs, prévus par le PRU en termes de développement social et culturel : le centre culturel comportant une salle de spectacle, 1 médiathèque, 1 salle de pratiques artistiques et des studios de répétition et le centre des sciences, relié au groupe scolaire, ayant pour vocation de sensibiliser les élèves au développement durable . D’autre part, parallèlement, la poursuite du PRU permettra de consolider les démarches dites « d’accompagnement » prévues dans la convention et ayant trait :

  • à l’insertion économique par l’embauche des personnes du quartier sur les chantiers générés par le PRU
  • à la gestion urbaine et sociale de proximité(GUSP) dont les principaux axes d’intervention concernent la propreté et l’entretien des espaces conviviaux collectifs, des espaces urbains, et des équipements publics mais aussi de leur
  • à la prévention de la délinquance

De la même manière, je salue la qualité du projet de requalification du centre ancien de Bastia, qualité qui lui a permis, malgré le contexte des baisses de dotations de l’Etat, d’être retenu parmi 25 sites urbains au niveau national A l’évidence, ce Programme de Requalification du Centre Ancien (PRQAD) s’intègre dans la démarche de valorisation de son patrimoine entreprise par la ville, depuis de nombreuses années. Mais je voudrais surtout en souligner que les principaux enjeux humains: -le maintien sur place des populations et la préservation de la mixité sociale dans le Centre Ancien, qu’il s’agisse des propriétaires occupants qui bénéficient des opérations programmées d’améliorations de l’habitat pour valoriser les parties communes des propriétés qui sont un éléments forts de l’identité urbaine de ces deux îlots ; où qu’il s’agisse des locataires, appartenant souvent aux catégories de populations les plus précaires, souvent victimes des marchands de sommeil qui auront enfin accès à des logements sociaux dans un quartier où ils font cruellement défaut

  • l’amélioration notoire du cadre de vie par la création d’espaces publics et d’espaces de convivialité, …)
  • le développement et la valorisation urbaine de ces deux îlots, leur réinsertion dans l’ensemble urbain du centre-ville, favorable à la création de liens sociaux nouveaux et à l’insertion sociale des familles actuellement en marge ou en situation de repli sur soi, ….

En conclusion, M. Le Président, permettez-moi deux remarques : d’abord, de me réjouir de ce que le programme de rénovation des quartiers sud de Bastia permettent la construction de logements sociaux également à Furiani, ce qui évitera à l’avenir à la seule commune de Bastia de concentrer ce type de logement mais aussi de regretter que trop peu pour ne pas dire aucune autre opération de rénovation pou de requalification urbaine ne voit le jour en Corse. Mieux je citerai une commune très proche de Bastia, n’ayant pas eu de logements sociaux jusqu’il y a deux ans et dont le Maire a réussi à se faire exonérer des pénalités prévue par la loi dans ce cas précis

 

Etienne BASTELLICA - Assemblée de Corse

E_Bast.JPG

Session des 28,29 et 30 juin 2011

Etablissement Public Foncier

Nous nous apprêtons aujourd’hui à franchir une étape importante de l’action que nous avons décidé ensemble de mener dans le cadre de la politique définie à travers les Assises du Foncier. Nous sommes d’autant plus satisfaits de cette concrétisation que dans un premier temps nous avions porté seuls, à l’initiative de Dominique Bucchini dans la précédente mandature, ce projet. Nous étions convaincus en effet de la nécessité de disposer d’un EPF, en tant qu’outil indispensable à la maîtrise du foncier dans ses usages vitaux que sont l’agriculture, le développement économique et l’habitat. Au-delà de la question générale de l’habitat, la prise en charge toute particulière de la question du logement social constitue de fait une priorité incontournable. En effet, la pénurie de ce type de logement en Corse, situation inconnue dans les autres secteurs de l’habitat avec la même acuité, est plus que préoccupante, elle est inacceptable et ce, alors même que l’on constate dans certains endroits, une surabondance de logements vacants souvent destinés à la location estivale. La promotion actuelle d’ailleurs nous interpelle quand nous voyons, au bénéfice de la défiscalisation liée à la loi Scellier, pousser un peu partout, des immeubles dont les logements sont inaccessibles à ceux qui en ont le plus besoin sauf au prix d’un endettement risqué. L’EPF et l’ensemble des mesures que nous avons adoptées sur proposition de Maria Guidicelli doivent permettre ainsi de réduire de manière significative ces effets spéculatifs en renforçant par la maîtrise publique la régulation du marché. Dès lors, avec le GIRTEC, la SAFER et le Conservatoire du littoral, avec la future Agence de l’urbanisme, l’EPF contribuera à l’aménagement du territoire de façon globale et cohérente en conciliant les problématiques de l’agriculture, de l’habitat, du développement économique et de la protection de l’environnement. Par ailleurs, l’implication de l’Exécutif et des élus dans la réflexion sur la forme que devait prendre l’EPF a permis de l’adapter au mieux, en octroyant à notre collectivité et aux collectivités locales une large capacité d’action et de décision. Tel qu’il nous est proposé désormais avec une structure financière établie, il permettra d’impulser cette démarche à un niveau acceptable même si la répartition des financements entre les collectivités locales reste encore à préciser. La concertation avec les représentants de ces collectivités le confirme comme nous est confirmé qu’il disposera rapidement de ses ressources propres. En même temps les pistes ouvertes par la réflexion sur la fiscalité démontrent qu’il est possible, sans augmenter la fiscalité des ménages en difficulté, de les élargir et donc de conduire au mieux son action dans le cadre de la politique que nous avons largement validée à l’issue des Assises. L’expertise des services afin d’obtenir des simulations précises nous éclairera bientôt sur cet engagement de la politique nouvelle qui sera conduite dans les principes effectifs de la justice fiscale pour rétablir la justice sociale au moins dans ce domaine. D’autre part, la nouvelle composition du Conseil d’Administration répond mieux me semble-t-il à la double exigence de représentativité des élus, des acteurs et de la société civile, d’une part et de concertation citoyenne, d’autre part. Naturellement nous partageons l’idée que cette implication forte des collectivités locales se traduise par une transformation rapide en Etablissement Public Territorial, dans l’esprit même de la loi de janvier 2002. Cela dit, dans tous les cas de figure, l’EPF requiert l’engagement de l’Etat dont la participation ne devra pas descendre sous les 50% de son financement. Au-delà de l’aspect financier, il a été envisagé la mise à disposition de terrains et de bâtiments appartenant à l’Etat afin d’accélérer le démarrage de l’action de l’EPF. Dans ces conditions, la création de cet EPF, indispensable à la maîtrise du foncier, posera les fondements d’une véritable politique de l’habitat et du logement faisant défaut jusqu’à ce jour. Elle est déjà une réponse concrète et conforme aux engagements pris, afin de répondre par des mesures claires, sinon à l’urgence sociale dans toutes ses dimensions, en tout cas à l’une d’entre elles qui vient en tête des préoccupations des Corses avec l’emploi et le pouvoir d’achat.

 

Paul Antoine LUCIANI dans l'Hebdo de ce Vendredi 17

P-ALUCIANI_-Jean-Pierre_Belzit2.jpeg

PAL_hebdo20110617.jpg

 

SEMINAIRE FONCIER LOGEMENT DU 02 AVRIL 2011

2010_D_BUC.jpg

DOMINIQUE BUCCHINI,

Monsieur le Président de l’Université de Corse, Monsieur le Président du Conseil Exécutif, Mesdames et Messieurs les Conseillers exécutifs, Mesdames et Messieurs les Conseillers territoriaux,

Je tiens tout d’abord à vous remercier d’être venus aujourd’hui, samedi, participer à ce séminaire qui vient compléter le travail des ateliers foncier et logement initiés en novembre 2010. Cette journée, qui s’inscrit dans une nouvelle gouvernance, organisée par le Conseil Exécutif, sera l’occasion pour nous tous d’échanger et d’enrichir, par une vision citoyenne, le travail réalisé par l’ensemble des élus de l’Assemblée Territoriale au sein des ateliers.

Cet appel à la société civile et vous avez été nombreux à y répondre, en raison du caractère sensible des questions foncière et de logement dans notre île, répond parfaitement à l’idée que je me fais de la démocratie. Aller sur les territoires, à la rencontre de la société civile, prendre en compte ses remarques et ses propositions relèvent effectivement d’une véritable démarche de démocratie participative.

Ce travail de concertation va donc permettre à l’Assemblée de Corse, de définir sa propre stratégie et mettre en œuvre les premières propositions d’actions en matière de foncier et logement, dès le mois de mai.

Comme toute politique, la politique du foncier et du logement va nécessiter la mise en place de moyens à la hauteur des enjeux. C’est pour cela qu’il est indispensable que l’action de l’Etat et des collectivités soit plus que jamais coordonnée et si possible complémentaire.

En ce qui concerne plus particulièrement le logement, je tiens à souligner, que pour des raisons de solidarité nationale, il demeure largement une compétence d’Etat. Néanmoins, suite à la réunion du Comité régional de l’habitat, il apparaitrait que l’Etat diminuerait de moitié ses crédits de droits communs. Il n’est pas acceptable de se satisfaire d’une dotation qui ne permette même pas de maintenir le niveau de production actuel de logements sociaux (300 par an) alors même que l’Etat, dans son projet d’établissement public foncier, dimensionne cet outil pour réaliser 600 logements par an. Ceci est parfaitement intolérable, compte tenu des besoins énormes qui existent en Corse et des propos tenus par le Préfet de Corse, lors du lancement des assises, le 28 septembre 2010, par lesquels il nous assurait de l’aide et du soutien de l’Etat.

Ensemble, nous devons donc être fermes et unis, face à l’Etat, pour que nos nouvelles politiques publiques qui seront élaborées au sortir des assises, permettent la résorption des inégalités sociales et territoriales qui existent en Corse.

Je ne serais pas plus long, de façon à ce que cette journée puisse permettre, à tous ceux qui le souhaitent, de s’exprimer et je crois que le programme qui nous attend est assez complet.

Je souhaite à tous un excellent travail et espère des échanges fructueux qui permettront d’avancer sur ces questions fondamentales pour un développement harmonieux, solidaire et soutenable en Corse.

 

PA LUCIANI commente le PLU

Vous trouverez ci joint le texte PDF de l'interview du 2 Octobre de l'Hebdo - Corse Matin. Pour une bonne lecture utiliser le zoom de votre lecteur de PDF