Voci Aiaccini "U Bloggu di U ROSSU" Fédération de la Corse du Sud du PCF Supplément officiel à "la Voix d'Ajaccio"

Contre la politique d'austérité ,18 mars à 10h30 devant la préfecture à Ajaccio

Les communistes de Corse du sud ne peuvent accepter le pacte de responsabilité et la réduction des dépenses publiques tels que le gouvernement entend les mettre en oeuvre. Le mouvement populaire doit imposer d'autres choix car il est possible d'inverser le rapport de force. La mobilisation est plus que jamais nécessaire, c'est pourquoi la fédération du parti communiste appelle à soutenir et à participer à la

Manifestation intersyndicale du 18 mars contre la politique d'austérité à 10h30 devant la préfecture à Ajaccio.



le secrétaire départemental Maxime NORDEE

 

SOUTIEN FINANCIER EXCEPTIONNEL DE LA COLLECTIVITE TERRITORIALE DE CORSE A LA FEDERATION DE CORSE DU SUD DU SECOURS POPULAIRE FRANÇAIS

MOTION DEPOSEE PAR LES GROUPES « CORSE SOCIAL-DEMOCRATE », « DEMOCRATES SOCIALISTES ET RADICAUX », « ELU(E)S COMMUNISTES ET CITOYENS DU FRONT DE GAUCHE », « GAUCHE REPUBLICAINE » . CONSIDERANT la situation socio-économique de la Corse où le chômage s’est installé durablement et que des pans entiers de notre population connaissent une paupérisation dont ils ne voient pas l’issue, CONSIDERANT, dans ce contexte, l’importance des missions de la Fédération de Corse du Sud du Secours Populaire parmi lesquelles les aides aux plus démunis, les actions envers les jeunes et les personnes âgées ainsi que les diverses actions éducatives et culturelles, CONSIDERANT les graves difficultés financières que connaît cette association depuis plusieurs mois, CONSIDERANT que l’incendie récent qui a détruit la nouvelle boutique de vêtements vient d’aggraver cette situation dans la mesure où la Fédération ne disposera plus de recettes propres accumulant ainsi un déficit de trésorerie dans l’attente du redémarrage de cette activité, CONSIDERANT, par ailleurs, les efforts entrepris par une équipe de bénévoles qui a pris un ensemble de mesures afin de rétablir l’équilibre financier de l’association (diminution des dépenses de fonctionnement, diminution de la masse salariale par le non renouvellement du poste de direction et de celui de secrétaire comptable, …), CONSIDERANT que, faute d’un soutien exceptionnel de la part de la Collectivité Territoriale de Corse (CTC), de la Commune d’Ajaccio et du Département de la Corse du Sud, cette association ne disposera plus des moyens nécessaires pour continuer à aider les familles qui fréquentent son épicerie solidaire et qu’elle devra envisager de mettre au chômage technique les personnels actuellement en fonction,

L’ASSEMBLÉE DE CORSE DEMANDE que la CTC attribue un soutien financier exceptionnel à la Fédération de Corse du Sud du Secours Populaire lui permettant ainsi : - de surmonter ses difficultés jusqu’à la reprise normale de l’activité de vente de la boutique des Salines à Ajaccio, - de poursuivre l’ensemble de ses missions auprès de 480 familles en grande difficulté auxquelles les bénévoles et les salariés apportent, quotidiennement et tout au long de l’année, leur soutien, MANDATE le Président du Conseil Exécutif pour engager l’ensemble des démarches nécessaires à la finalisation de cette aide, le plus rapidement possible. Adoptée à l’unanimité

 

Groupe des élu(e)s communistes et citoyens du Front de gauche Lettre au ministre de l’Intérieur

La Corse a besoin de transparence, de démocratie et de développement économique.

Lors de votre précédente venue sur l’île les élus du Front de Gauche, vous ont remis une déclaration appelant au démantèlement des bandes armées. Cette nécessité s’impose plus que jamais, mais cela doit se faire dans la clarté et éviter toute prise de position pouvant conduire à la confusion. Des mesures ont été annoncées, après l’assassinat du bâtonnier Antoine Sollacaro, à l’appui d’un discours du Gouvernement tout entier, pour combattre cette dérive affairiste et mafieuse.

Les corses se mobilisent, et je suis persuadé que vous avez été informé du rassemblement de Vico où des centaines de personnes sont venues apporter leur témoignage et leur soutien aux familles agressées et rackettées. L’immense majorité des Corses subit la grande criminalité imposée par quelques individus dont l’activité ne sera interrompue que par l’action déterminée de la police et de la justice avec les moyens adéquats.

Néanmoins, nous considérons que vos propos, qui laissent entendre que la violence criminelle en Corse serait le produit d’une culture plus que de l’affairisme, de comportements mafieux, d’individus malhonnêtes, sont de nature à semer le doute. Les moyens à mettre en œuvre pour combattre cette dérive relèvent exclusivement de la responsabilité de l’Etat et de la volonté politique du gouvernement. Or si nous voulons que se produise un sursaut citoyen il faut principalement s’attaquer aux facteurs d’aggravation de ces dérives. Les politiques d’aménagement et de développement économique menées depuis plus de 25 ans par la droite au pouvoir, ont nourrit les possibilités d’enrichissement spéculatif et parfois opaques d’un côté et l’extension de la pauvreté et de l’explosion du chômage de l’autre.

Il faut donc répondre à l’urgence sociale et aux problèmes qui la caractérisent : le chômage, la précarité, les bas salaires, la pénurie de logements sociaux et de services publics et une cherté de la vie scandaleuse au regard des dispositifs fiscaux existants et détournés de leurs objets. Les chiffres du chômage ce mois-ci montrent une augmentation sur un an de 14.8% la barre des 18 000 chômeurs est franchie et 4 500 d’entre eux ont moins de 25 ans. Ces dix dernières années le modèle libéral low cost, fondé sur l’économie résidentielle et la dé-sanctuarisation, a stimulé les ambitions criminelles, notamment dans l’immobilier. Les trafics, vous l’avez souligné, ont été florissants pour la drogue, les jeux et la main d’œuvre à bas coût. La Corse à besoin de transparence, de démocratie et de développement économique.

Montrer une perspective : tel est l’enjeu pour ancrer la Corse avec ses spécificités dans la République et l’assurer à travers l’application des principes républicains de la solidarité nationale qui le permettent. L’action des élus, l’intervention citoyenne et démocratique indispensables au sursaut civique se développeront d’autant mieux. Dans le cadre de l’élaboration du PADDUC nous défendons l’application de la Loi Littoral, nous nous sommes mobilisés pour mettre en place une Agence de l’Urbanisme et un Établissement public foncier. Le gouvernement doit accompagner ces efforts. Dans cet esprit nous avons relevé de manière positive la signature de la troisième convention d’application du PEI. Cependant, cette croissance soutenue ne s’est pas accompagnée d’un engagement vertueux des entreprises en faveur du progrès social et d’une juste redistribution des richesses. Nous encourageons l’adoption d’une loi pour mettre fin au scandale de la vie chère, au détournement des réfactions de TVA et de la Taxe sur les transports. Nous nous prononçons pour des mesures fiscales antispéculatives pesant sur les gros patrimoines.

A la veille de la réunion de l’Assemblée de Corse qui examinera un rapport sur la prochaine délégation de service public maritime, nous vous alertons sur l’affaiblissement du service public de continuité territoriale menacé dans ses principes fondateurs et le drame social qui se prépare. La direction de la SNCM vient d’annoncer 600 suppressions de postes qui s’ajoutent au 900 précédents et une réduction de la flotte à 6 navires alors que la procédure d’appel d’offres est dans l’impasse et que la Commission Européenne, sur un recours des dirigeants de Corsica Ferries France, demande à la SNCM le remboursement de 220 M€ à la CTC. Certes nous avons noté que le gouvernement faisait appel de cette décision de la Commission européenne qui conteste à la CTC le droit d’exercer ses compétences et de définir les Obligations de services qu’elle estime nécessaires pour garantir à l’année le service public de continuité territoriale, conformément au principe d’égalité de traitement des citoyens français.

Mais désormais un autre engagement est indispensable de la part du gouvernement :

• la ré-indexation de l’enveloppe de continuité territoriale

• le maintien dans le capital de la SNCM de la Caisse des dépôts à travers sa filiale Transdev

• l’adoption d’une loi imposant le pavillon français premier registre pour le cabotage maritime.

Le 27 Mai 2013, à l’occasion du 70ème anniversaire de la constitution du Conseil National de la Résistance, Monsieur le Préfet Strzoda rappelait ce grand moment en parlant d’une Corse plus productive, plus solidaire, luttant contre la précarité et la pauvreté qui se développent. Ce combat, Monsieur le Ministre, est en opposition avec ceux qui, aujourd’hui, sous couvert de critiquer votre action se permettent de déposer une proposition de loi mettant en cause le droit de grève. C’est pour toutes ces raisons que nous restons partisans d’une solidarité nationale active dans le domaine économique et d’un renforcement des moyens de l’État dans sa lutte contre le crime organisé.

Etienne BASTELICA, Président du Groupe Le 4 Juin 2013

 

Ne taxons pas les familles mais les revenus financiers

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Les communistes corses estiment que la politique familiale n’est pas une variable d’ajustement.

Dans une logique toujours plus plus marquée par l’austérité, le gouvernement cherche à faire des économies sur… les familles , entendant ainsi leur faire payer la politique familiale.

En Corse, où le pouvoir d’achat est encore moindre, les allocations familiales sont attribuées à des milliers de foyers.

Le patronat et une partie de la droite souhaitent que le financement des allocations familiales ne soit plus opéré par les cotisations sociales mais par la hausse des impôts à la charge des familles. Ce qui signifie une augmentation de la TVA ou de la CSG ou encore une forte baisse des allocations. Le vrai courage politique n’est pas d’alourdir la fiscalité des foyers fiscaux mais d’aller plus loin dans la justice sociale en taxant les revenus financiers et en instituant la tranche à 75 %.

Le secrétaire départemental Maxime NORDEE

 

INAUGURATION DE L’ETABLISSEMENT D’HERBERGEMENT POUR PERSONNES AGEES DEPENDANTES (EHPAD) « VALLE LONGA »

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INTERVENTION DE MONSIEUR DOMINIQUE BUCCHINI, PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE DE CORSE

Je souhaiterai tout d’abord vous remercier pour m’avoir invité à l’inauguration de l’Etablissement d’Hébergement Pour Personnes Dépendantes « Valle Longa » car, si la Collectivité Territoriale de Corse (CTC) n’a pas participé au financement de ce projet, je peux vous assurer de son soutien à l’Economie Sociale et Solidaire dont font partie les mutuelles.

C’est ainsi qu’en 31 mars 2011 l’Assemblée de Corse a approuvé un plan de soutien pluriannuel à l’économie sociale et solidaire, « Cors’Eco-Solidaire ».

Ce projet, qui nous réunit aujourd’hui, répond à une préoccupation majeure de notre société, la prise en charge de la dépendance, notamment en Corse où les besoins s’accroissent avec le vieillissement de la population et l’augmentation du nombre des personnes âgées dépendantes. Les dernières études confirment en effet que le vieillissement de la population est l’une des caractéristiques majeures de l’île : la moyenne d’âge de la Corse est la plus élevée des régions françaises, les personnes de plus de 60 ans représentant 26% et les plus de 75 ans représentent plus de 10% de la population, cette proportion étant particulièrement élevée dans les bassins de vie de l’intérieur de l’île.

De surcroît, ce phénomène de vieillissement va se poursuivre dans les années à venir sous l’effet du poids des baby-boomers alors qu’aujourd’hui, 35 000 personnes âgées de plus de 60 ans seraient atteintes d’une incapacité motrice et 24 000 environ souffriraient de troubles intellectuels ou psychiques. Le vieillissement de la population, particulièrement en milieu rural, ainsi que le faible équipement de ce milieu en structures médicales font de la question de l’aménagement du territoire une question incontournable. Dans ce contexte, la démarche partenariale animée par la Mutualité et l’engagement des acteurs impliqués dans cette belle réalisation n’ont que plus de valeur et je dois vous dire que j’ai été particulièrement sensible au fait que l’EHPAD Valle Longa privilégiait un « projet de vie- projet de soins » qui, notamment :

- Vise à garder le plus longtemps possible l’autonomie aux personnes accueillies tout en leur permettant de ne pas être coupées de l’environnement social auquel elles sont habituées, - Repose également sur la solidarité intercommunale dans la mesure où la structure a vocation à accueillir non seulement les personnes originaires des vallées du Prunelli et de l’Ornano mais également celles du grand Ajaccio.

Ce projet illustre par ailleurs le dynamisme d’un territoire au sein duquel la commune de Cauro a su prendre toute sa place en mettant à disposition le terrain pour un euro symbolique, L’EHPAD revenant à l’Union des Mutuelles de la Corse du Sud à l’issue d’un bail emphytéotique consenti au profit du principal financeur de l’établissement, la société d’HLM Sud Habitat. Un grand bravo à tous les acteurs, Etat, commune de Cauro, Sud Habitat et la Mutualité dont les valeurs qu’elle porte a permis de faire partager un projet à but non lucratif qui refuse la logique du marché de la dépendance dans une région où des inégalités criantes se manifestent également dans les conditions de vie à la retraite : 25% des retraités perçoivent moins de 650 € par mois et 50% moins de 950 € ! Et même si une inauguration est un moment festif, permettez-moi toutefois de rappeler qu’il y a aujourd’hui un enjeu majeur à créer un droit universel à l’aide à l’autonomie car, au regard du vieillissement de la population, la perte d’autonomie constitue désormais plus qu’un risque social. Je profite donc de cette occasion pour vous soumettre ce que rappelait récemment le Président de L’Union Nationale des Centres Communaux d’Action Sociale : « … La réflexion doit s’orienter vers un système s’appuyant sur les fondements mêmes d’une solidarité nationale présente dans notre pays depuis 60 ans et qui en est, à mes yeux, une valeur essentielle ». Longue route et bon vent à la résidence « Valle Longa » ainsi qu’à toute son équipe ! Je vous remercie.

 

Le Point attaque le syndicat CGT d’Air France…

CORBAS11Q120_GB_CGT Photo Corse Matin

Ajaccio le 25 mars 2012 Paul Antoine Luciani Premier adjoint au maire d’Ajaccio

La lecture des trois pages que « Le Point » consacre au syndicat CGT d’Air France devrait inciter tous les salariés et tous les démocrates à réfléchir et à riposter.



Sous un titre accrocheur (« L’ahurissante facture corse d’Air France »), l’envoyée spéciale de l’hebdomadaire dénonce un « scandale » (annoncé en couverture) et prétend que « les escales de Bastia et d’Ajaccio, sous la coupe d’un clan, plombent la compagnie ».



Cet article a un cœur de cible : le dirigeant syndicaliste CGT, Charly Lévenard, personnalité corse bien connue tant au plan social que culturel. Il y est présenté comme un « chef de clan », créateur d’une « pompe à embauches » qui serait responsable des pertes financières de la compagnie en Corse (25 millions d’euros par an) et, qui plus est, serait « proche » d’un élu corse mis en examen dans l’affaire du cercle Wagram ! Pour faire bonne mesure, il fallait ajouter la dénonciation calomnieuse à la stigmatisation anti-syndicale et anti-corse !



Et la charge est personnalisée jusqu’à l’absurde : ne citant que des sources anonymes, l’auteure affirme que Charly Lévenard (dont le nom est cité à neuf reprises dans ce papier) serait « le vrai patron de l’aéroport de Bastia et des escales d’Air France » en Corse et qu’ « il est engagé dans un conflit à la vie à la mort avec sa Direction ».



D’arguments factuels et de preuves comptables, il n’est évidemment pas question. L’objectif n’est pas d’informer les lecteurs sur les activités et le rôle économique de la compagnie en Corse, sur toutes les dimensions de son partenariat avec Air Corsica … L’objectif est bien de désigner un coupable : le syndicaliste et son clan, ces galeux qui, avec les 45 jeunes qui osent revendiquer la stabilisation de leurs emplois, sont engagés depuis de longs mois dans un conflit qui leur attire la sympathie générale.



P-ALUCIANI_-Jean-Pierre_Belzit2.jpegC’est, naturellement, dans cette lutte particulière pour l’emploi décent qu’il faut rechercher la motivation réelle de cette « enquête corse » d’un genre particulier. Si, par malheur pour Le Point, les indignés d’Air France devaient sortir victorieux d’un conflit conduit sans violence, avec le soutien de l’opinion publique, et avec des décisions judiciaires favorables, alors il y aurait, pour le système libéral qui ne veut que des emplois low cost, un risque réel de contagion sociale.



L’attaque contre Charly Lévenard vise à saper la lutte qu’il conduit avec intelligence et sens des responsabilités. Elle dicte, du même coup, leur comportement à tous les démocrates : la solidarité et la riposte doivent, dès aujourd’hui, se placer à la hauteur des problèmes posés et de leurs enjeux ; elles doivent également se concrétiser au moment des choix décisifs.

 

Fonctionnaires en colère

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Une grève a eu lieu ce mardi dans la fonction publique.

Une très large intersyndicale (d'où est absent le syndicat nationaliste)a appelé à cette journée . Jean-Pierre Battestini, Secrétaire Régional de la CGT, fait le tour des problèmes. En quatre points.

1. Le gel des salaires

« En 2010, alors que l'inflation a frôlé les 2%, nous avons bénéficié d'une augmentation de 0,5% seulement. Pour 2011 et 2012, il est prévu que nous n'en ayons aucune. Et peut-être même pour 2013. Cela engendre une perte de pouvoir d'achat importante. D'autant que la cotisation pour les retraites augmente tous les ans. »

2. La précarité dans la fonction publique

« Plus d'un million de salariés de la fonction publique sont en contrat précaires. En Corse, cette situation concerne au moins 5 000 personnes. Ces salariés touchent souvent de très petits salaires, inférieurs à 1 000 euros, et ne sont pas titulaires. Ils vivent avec la menace de se retrouver à la rue. »

3. L'indemnité trajet

« Pour la Corse, on demande que celle qui est accordée dans le privé, et qui est de l'ordre de 200 € par an, s'applique aux fonctionnaires. Cette indemnité est destinée à palier le surcoût du carburant et la faiblesse des transports en commun. »

4. La suppression des emplois

« La mesure de non-remplacement d'un départ en retraite sur deux est maintenue. Pour la Corse, au moins 1 000 emplois ont été supprimés depuis 2007. On dénonce ce dogme du non-remplacement. » Dans une région où la fonction publique fait travailler un salarié sur trois, cet appel a été largement entendu.

(extraits de 24ORE)

 

ASSEMBLEE DE CORSE - Michel STEFANI

Observatoire de la cherté de la vie et des salaires

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La cherté de la vie en Corse n’est pas une chimère mais une réalité qui ampute depuis longtemps de manière récurrente le pouvoir d’achat des ménages insulaires. Le sentiment d’injustice et de colère est d’autant plus prononcé que des dispositifs existent, réfactions de TVA et continuité territoriale pour le franco de port, afin de soulager le handicap d’insularité au bénéfice des consommateurs. Le CRIEES a souligné les attentes fortes. Il y a une exigence exprimée depuis très longtemps, notamment dans les grands mouvements sociaux de 1989 et 1995. Depuis il faut reconnaître que, mis à part la prime de transport et sa revalorisation insuffisante, l’impuissance voulue de l’Etat qui ne contrôle pas l’usage de l’argent public et le refus patronal d’étendre cette prime au privé n’ont fait que concourir à l’aggravation des inégalités et de la précarité sur fond de zone franche. Voila pourquoi nous voyons dans le partenariat avec l’Etat plus que la possibilité de disposer des instruments de la statistique, mais parce que l’obligation de résultat s’impose, la possibilité de mettre en œuvre des mesures pour rétablir les choses en faveur des consommateurs. C’est pourquoi nous mesurons tout l’intérêt des trois dimensions essentielles à partir desquelles l’observatoire travaillera : structure de l’économie, entreprise, revenus et prix. Ce dernier point à propos duquel, à plusieurs reprises depuis 1989, nous sommes intervenus souvent seuls dans cet hémicycle, requiert la plus grande attention. Mis en perspective avec la pyramide des âges, l’écart de revenus de 7.5 entre les ménages les plus aisés et les plus modestes souligne le risque d’accentuation de la pauvreté compte tenu des ressources des retraités. Voila pourquoi il faut traiter conjointement le problème des salaires et décortiquer le mécanisme des prix. Connaître et comprendre, obtenir la transparence sont une nécessité pour agir efficacement. Pour ces raisons, brièvement rappelées mais non exhaustives, nous voterons pour la création de cet observatoire, que nous avions demandé avec insistance, en soulignant que des moyens humains et financiers lui sont attribués en conséquences. Cela traduit, enfin, l’affirmation de la volonté politique en ce domaine de la nouvelle majorité régionale confortée par la prise en compte des remarques que j’ai faites en Commission du développement, ici reprises sous forme d’amendements, afin que les organisations syndicales soient partie prenante du Criess et que l’appellation COSQUE soit complétée par l’ajout du mot social.

 

DISCOURS CONGRES FEDERATION CGT des SERVICES PUBLICS

BUCCHINI_-_Copie.jpgAu moment où le débat est vif entre les agents de la CTC et leur Direction, Le Président de l'Assemblée n'ayant pas de responsabilité directe sur la gestion et l’administration de l'institution ne souhaitait pas participer directement au débat afin de ne pas l opacifier davantage.Cependant il reçoit, normalement, aujourd’hui une délégation de ces personnels. Sa position sur le fonctionnement des services publics, les personnels qui y consacrent leur travail a été développé hier 24 Mai au Congrès National CGT de la Fonction Publique que vous trouverez ci annexée.

Chers amis, chers camarades,

Je vous remercie de m’avoir invité à votre congrès, le dixième congrès national de la Fédération CGT des services publics. Je voudrais dire aussi à tous les délégués ici présents, et mes amis corses se joindront à moi, que vous êtes tous les bienvenus dans notre région. Pour ceux qui l’ignoreraient, ce bateau sur lequel vous êtes aujourd’hui, appartenait il y a quelques années encore, à une compagnie publique, la SNCM.

Vous êtes ici pour faire le point et le bilan de vos actions, des actions revendicatives multiples dont les plus emblématiques ont été le mouvement contre le projet de Loi sur les retraites ou les luttes depuis deux ans pour garantir à la fonction publique territoriale son statut spécifique…

Votre fédération regroupe entre autres, les personnels actifs et retraités des communes, des régions, des intercommunalités et des services départementaux du logement social, ou des incendies. Vous avez ainsi un vaste champ d’intervention.

Je reçois régulièrement dans mon bureau de l’Assemblée de Corse beaucoup d’entre vous, des syndicalistes opiniâtres qui se battent pour défendre des avancées sociales ou des droits acquis difficilement ou tout simplement pour que leur statut ne se dégrade pas dans l’application d’une politique de plus en plus injuste envers les salariés du secteur public.



J’écoute les arguments de chacun de ceux d’entre vous qui viennent me dire combien il leur est de plus en plus difficile de travailler dans un environnement de travail dégradé.

Je vois bien et je perçois la misère sociale de plus en plus effective que vous me décrivez et qui n’est pas un sujet abstrait.



Inutile de vous dire que le contexte actuel de crise du capitalisme que vous allez sans doute évoquer à ce congrès, donne une urgence particulière à vos débats.

Ce contexte est aggravé en France par la politique d’un gouvernement qui ne tient pas compte des aspirations populaires. Cette politique, inspirée par les dogmes libéraux conceptualisés à Bruxelles, à un nom : la RGPP, la révision générale des politiques publiques.

L’action des syndicats, dans ces circonstances particulières de crise exacerbée, est plus que jamais nécessaire pour mobiliser les énergies afin de ne pas se laisser imposer une destruction massive et systématique des conquêtes sociales que des décennies de luttes ont laborieusement élaborées. Vous êtes à l’avant-garde du combat social indispensable qu’il faut mener pour rendre notre société plus juste et plus humaine. Plus que jamais, la mobilisation syndicale est nécessaire pour éviter la destruction d’acquis sociaux toujours menacés.

Vous devez avoir en permanence à l’esprit que vos luttes ne sont pas vaines et qu’elles sont la condition même du progrès social. Vous devez ainsi lutter dans un environnement de plus en plus hostile et cela vous donne donc des responsabilités particulières.

C’est dans cette atmosphère dangereuse de rupture sociale et dans la même aspiration libérale, qu’ont été conçues la réforme des collectivités locales, la baisse des effectifs dans les services publics et la suppression d’un nombre significatif de ces mêmes services.

Tout cela est bien entendu cohérent, car il s’agit d’éliminer, au nom d’une rentabilité qui n’a pas jamais été démontrée, tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à une non- marchandisation des services.

Mais il s’agit là, nous le voyons bien, d’une politique à courte vue et qui ne prend pas en compte les énormes besoins de nos compatriotes, notamment dans le domaine de l’éducation, de la justice, de la sécurité. Les effets de la privatisation des services nationaux de l’énergie, des transports, de la santé, des télécommunications, de l’emploi sont dévastateurs. Plus aucun domaine n’échappe aujourd’hui à cette casse généralisée.



Avec celles du logement et de l’emploi, ces préoccupations populaires, imposent comme une exigence le retour du caractère public de certains services.

Il y a trop de besoins sociaux urgents à satisfaire pour se permettre de laisser au privé des secteurs aussi essentiels que l’eau ou l’énergie par exemple.

Et puisque nous sommes sur ce bateau, un mot sur les transports : la libéralisation du marché des transports, censée bénéficier aux usagers, n’a fait qu’accentuer le dumping social et la hausse des tarifs. C’est tout le contraire de ce qui était envisagé qui s’est produit. En Corse par exemple, la concurrence effrénée des opérateurs privés voulue par l’Europe, n’a pas abouti à une baisse des tarifs. C’est même, selon le rapport Revet, une distorsion de concurrence qui a été constatée et qui a déstabilisé l'ensemble du dispositif de continuité territoriale.

Il faut le dire, et il faudrait même le proclamer dans une charte des services publics: -les services publics sont le moyen de la réalisation de la devise républicaine, Liberté, Egalité, Fraternité. -la solidarité nationale est garantie par l’existence même des services publics. -les services publics assurent les principes de continuité, d’égalité d’accès pour tous les citoyens, de neutralité et de distribution équitable sur l’ensemble du territoire national. -les services publics garantissent les conditions de l’égalité républicaine dans les domaines vitaux pour les individus.

Ces menaces rendent encore plus urgente, la nécessité de débattre, de lutter et de proposer des alternatives.

Partout dans notre pays se multiplient les foyers de résistance, d’initiatives et de propositions innovantes pour à la fois préserver et promouvoir le service public, comme l’ont montré les récents Etats généraux des services publics à Bagneux.

Je voudrais aussi en quelques mots évoquer la réforme des collectivités territoriales dont beaucoup d’entre vous auront peut-être à subir bientôt les effets.

Cette réforme remet en cause des années de décentralisation. Il s’agit d’un véritable coup porté contre la démocratie locale.

Cette réforme consiste à réduire le nombre d’échelons dans l’organisation territoriale de notre pays, à réduire le pouvoir d’intervention des communes, des départements et des régions, pour le transférer aux super-agglomérations ou aux grandes métropoles.

Cette réforme, en réalité, ne fera qu’éloigner des citoyens, les principaux centres de décision. Il s’agit aussi de transférer la dette publique de l’Etat sur les collectivités. La réforme aboutira à les asphyxier progressivement, à les mettre dans l’obligation de réduire les prestations qu’elles fournissent, à augmenter la pression fiscale et à réduire le nombre d’agents territoriaux.

La philosophie même de la réforme est de poursuivre la libéralisation de l’économie en privatisant des services aujourd’hui mis en œuvre par les collectivités.

En limitant aux communes la clause de compétence générale, en réduisant le nombre d’élus, en regroupant de force les collectivités, en réunissant les conditions de la suppression des départements, le gouvernement n’a qu’un seul but : baisser la dépense publique en réduisant l’intervention de l’Etat pour ouvrir des marchés nouveaux aux entreprises et augmenter leurs profits.

Le gouvernement ne fait qu’entreprendre au niveau local ce qu’il opère déjà pour des services publics nationaux tels que la Poste, l’Hôpital public ou l’Education nationale.

Cette réforme, chers camarades, constitue bien une rupture avec les rôle et place de l’Etat et des collectivités dans notre République.

Comme le disait Jean Ferrat dans une interview à l' Humanité: « la transformation sociale est toujours à conquérir. L’homme ne se laissera pas ravaler au rôle d’animal, ni ne laissera enterrer ses espoirs de changement. »

 

SEMINAIRE FONCIER LOGEMENT DU 02 AVRIL 2011

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DOMINIQUE BUCCHINI,

Monsieur le Président de l’Université de Corse, Monsieur le Président du Conseil Exécutif, Mesdames et Messieurs les Conseillers exécutifs, Mesdames et Messieurs les Conseillers territoriaux,

Je tiens tout d’abord à vous remercier d’être venus aujourd’hui, samedi, participer à ce séminaire qui vient compléter le travail des ateliers foncier et logement initiés en novembre 2010. Cette journée, qui s’inscrit dans une nouvelle gouvernance, organisée par le Conseil Exécutif, sera l’occasion pour nous tous d’échanger et d’enrichir, par une vision citoyenne, le travail réalisé par l’ensemble des élus de l’Assemblée Territoriale au sein des ateliers.

Cet appel à la société civile et vous avez été nombreux à y répondre, en raison du caractère sensible des questions foncière et de logement dans notre île, répond parfaitement à l’idée que je me fais de la démocratie. Aller sur les territoires, à la rencontre de la société civile, prendre en compte ses remarques et ses propositions relèvent effectivement d’une véritable démarche de démocratie participative.

Ce travail de concertation va donc permettre à l’Assemblée de Corse, de définir sa propre stratégie et mettre en œuvre les premières propositions d’actions en matière de foncier et logement, dès le mois de mai.

Comme toute politique, la politique du foncier et du logement va nécessiter la mise en place de moyens à la hauteur des enjeux. C’est pour cela qu’il est indispensable que l’action de l’Etat et des collectivités soit plus que jamais coordonnée et si possible complémentaire.

En ce qui concerne plus particulièrement le logement, je tiens à souligner, que pour des raisons de solidarité nationale, il demeure largement une compétence d’Etat. Néanmoins, suite à la réunion du Comité régional de l’habitat, il apparaitrait que l’Etat diminuerait de moitié ses crédits de droits communs. Il n’est pas acceptable de se satisfaire d’une dotation qui ne permette même pas de maintenir le niveau de production actuel de logements sociaux (300 par an) alors même que l’Etat, dans son projet d’établissement public foncier, dimensionne cet outil pour réaliser 600 logements par an. Ceci est parfaitement intolérable, compte tenu des besoins énormes qui existent en Corse et des propos tenus par le Préfet de Corse, lors du lancement des assises, le 28 septembre 2010, par lesquels il nous assurait de l’aide et du soutien de l’Etat.

Ensemble, nous devons donc être fermes et unis, face à l’Etat, pour que nos nouvelles politiques publiques qui seront élaborées au sortir des assises, permettent la résorption des inégalités sociales et territoriales qui existent en Corse.

Je ne serais pas plus long, de façon à ce que cette journée puisse permettre, à tous ceux qui le souhaitent, de s’exprimer et je crois que le programme qui nous attend est assez complet.

Je souhaite à tous un excellent travail et espère des échanges fructueux qui permettront d’avancer sur ces questions fondamentales pour un développement harmonieux, solidaire et soutenable en Corse.

 

Nos candidats et les revendications des retraité-e-s

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Des associations de retraités ont questionné nos candidats sur les questions de retraite et de dépendance. Retraités de la Fonction Publique et CGT Retraités

Monsieur

Dans votre courrier daté du 6 mars vous souhaitez connaître mon approche sur les diverses questions liées au grand âge Pour le parti que je représente et pour moi-même la question sociale a été et est au cœur de notre engagement. Avec le prolongement de l’espérance de vie la prise en charge des personnes âgées se pose avec acuité dans l’ensemble du pays et donc en Corse où les personnes âgées de plus de 65 ans représentent une frange importante de la population. Pour nous la politique de prise en charge des personnes âgées et « dépendantes » ne peut se concevoir hors d’une politique globale nationale en faveur de l’emploi , du logement , de la défense des services publics , de la durée du temps de travail et des retraites ,de la justice fiscale et sociale ….

Vous n’êtes pas sans ignorer qu’actuellement les départements sont en grand danger .Une réforme territoriale prévoit leur effacement au profit des régions ou (et ) des intercommunalités .

Aussi il me parait nécessaire dans un 1er temps de lutter contre cette disparition des départements souhaitée par le gouvernement Sarkozy-Fillon .Le département gère de nombreux services publics proches des besoins des gens et constitue par son action sociale un élément moteur dans la satisfaction des besoins des populations en difficulté. Il constitue un atout pour les services publics de proximité et la démocratie De même il me parait indispensable de lutter contre le désengagement financier de l’Etat qui transfère la dette publique sur les collectivités dont les finances sont de plus en plus asphyxiées contraignant celles-ci à diminuer leurs prestations alors que les besoins augmentent. La décision prise en février dernier par le Conseil Général de la Corse du Sud de supprimer la gratuité des transports scolaires en milieu rural en sollicitant les familles est un exemple significatif.

La prise en charge des personnes « en perte d’autonomie » doit s’inscrire dans une vraie politique publique articulant prévention , dépistage et prise en charge solidaire. Elle passe par la création au niveau départemental d’un pôle public de « l’autonomie » s’appuyant sur le développement des services publics et permettant une synergie coordonnée avec les nouveaux services publics du handicap et celui des personnes âgées . Elle doit être posée en termes d’intégration et d’intervention à égalité de chacun dans la société non sous l’angle strict d’une politique d’accompagnement financier mais sous celui d’un choix de société autre que celui du pouvoir. Pour mener une telle politique ambitieuse au service de la population il est nécessaire de trouver des financements. Aussi pour nous il est indispensable de trouver des recettes nouvelles et un financement adapté a partir d’une meilleure justice fiscale et sociale . Ce financement solidaire doit l’être dans la Sécurité Sociale et par un financement public. C’est pour cela que nous sommes favorables à la création d’une 5eme branche de la Sécurité Sociale dans le cadre d’une solidarité nationale fondée sur les cotisations et en taxant les revenus financiers largement sous imposés. Plutôt que la politique gouvernementale de baisse des impôts ( pour les plus riches et les grandes sociétés ) il est nécessaire d’agir pour une réforme fiscale qui redonne tout son sens à l ’impôt progressif en fonction des revenus. Dans le même sens il est nécessaire de lutter pour la mise en place d’un grand service de l’aide à domicile où le département fort d’un savoir faire ancien et important doit jouer un rôle de 1er ordre aux cotés des services de l’Etat et de l’ensemble du secteur sanitaire et médico social. Cela va à l’encontre du financement pesant sur les assurés eux-mêmes par le biais de la CSG, de la TVA sociale et assurances privées dont l’objectif est le profit pour les actionnaires. Cette politique d’aide à domicile ne peut se faire sans une reforme du droit à l’accès au logement pour les retraités et les personnes âgées Là aussi des mesures importantes sont à mettre en œuvre .Le droit au logement et en particulier le logement social ne peut pas devenir réalité sans engagement de l’Etat. Or sa contribution est au fil des années en constante diminution. Vous l’aurez sans doute compris que la politique en faveur des personnes âgées ou « en perte d’autonomie » doit être menée en faisant d’autres choix et avec d’autres priorités que celles actuellement défendues par le gouvernement Sarkozy -Fillon . A la lecture de votre analyse et de vos préoccupations il semble qu’une convergence sur de nombreuses revendications soit possible. Aussi soyez persuadé Monsieur que si j’étais élu elles seront clairement exprimées et défendues au sein du Conseil Général de la Corse du Sud

En espérant avoir répondu à votre demande je vous prie d’agréer Monsieur mes sincères salutations

Serge GORI



NB Cette réponse est partagée et concerne les 5 candidats de Corse du Sud engagés sous l’étiquette Front de Gauche et soutenus par la Fédération de la Corse du Sud du PCF

 

SESSION DU 27 JANVIER 2011- Marie Jeanne FEDI

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PARTICIPATION de la CTC aux frais de PROTECTION SOCIALE COMPLEMENTAIRE de ses AGENTS

GROUPE « Elu(s) Communistes et Citoyens du Front de Gauche »

Précisons tout d’abord que nous souscrivons totalement aux finalités d’un dispositif dont le « but est de promouvoir une solidarité sociale inter générationnelle et d’éviter toute discrimination» dans le cadre « d’une mise en concurrence transparente et non discriminatoire ». C’est bien dans cet esprit que nous souhaitons vous faire part de nos interrogations concernant les modalités de mise en œuvre de ce dispositif.

Précisons ici, que la parution du décret relatif à la fonction publique territoriale est imminente, dans la mesure où il a déjà fait l’objet d’un examen par le Conseil Supérieur de la Fonction Publique Territoriale. Or, le projet de décret introduit une différence essentielle avec celui en vigueur pour les personnels de l’Etat ; il est en effet prévu deux modes, au choix, de mise en place de la participation de la collectivité :

  • Un processus de labellisation (articles 13, 14, 15 et 16 du projet de décret) : la collectivité recourant au procédé de labellisation a l’obligation de verser sa participation à tous les agents couverts par une garantie labellisée, la liste de toutes les garanties labellisées devant être tenue à disposition des agents.

A priori, l’intérêt de ce dispositif est de permettre à chaque agent de se couvrir selon ses besoins et ses moyens et de choisir librement sa mutuelle parmi celles labellisées. Par ailleurs, le processus de labellisation semble être le seul qui permette une saine concurrence des organismes au sein de la collectivité.

  • Processus de référencement (articles 17 à 20 du projet de décret) : le projet de décret prévoit que le recours à la signature d’une convention par référencement puisse ne concerner qu’un seul et unique organisme.

Or, il est important de dissocier les deux risques - Santé et Prévoyance - et de ne pas imposer une offre globale qui nuirait de fait à la liberté de choix des agents et par là-même à leurs intérêts. En effet, le risque Santé étant différent selon les agents et impliquant également les besoins de leurs ayants droits, la procédure de labellisation semble la plus adaptée.

Par contre, le risque Prévoyance - Garantie Maintien de Salaire - ne concerne à l’évidence que les seuls agents avec des besoins identiques : ainsi, dans un souci de mutualisation du risque, le référencement par la mise en place d’un seul contrat collectif pourrait être plus adapté. Par ailleurs, il nous semble nécessaire de faire bénéficier les retraités de la participation de la collectivité, ainsi que prévu au projet de décret. Voilà, les quelques interrogations que nous voulions vous soumettre concernant les modalités de mise en œuvre de ce dispositif étant souligné ici qu’il convient, in fine, de ne pas exclure de la prise en charge des 25% proposés, les agents dont la mutuelle n’aurait pas été retenue.

 

Rassemblement « Un toit pour tous »

La LDH nous informe

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Le projet de « loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure » (dite LOPPSI 2) est actuellement débattu au Parlement. Il prévoit dans l’un de ses articles l’expulsion en 48h et sans contrôle du juge de tous occupants d’habitats hors norme (tente, caravane, yourte, mobile home, maison auto-construite, cabane, bus ou camion aménagé…), sur terrain public ou privé, ainsi que la destruction de leur habitat.

En pleine crise du logement, ce sont les pauvres qui sont visés. A l’initiative d’Utopia et de Droits Paysans auxquels se joignent Avà Basta, le Comité de chômeurs « Corsica per vive », la CFDT, la CGT, la FSU de Corse-du-Sud, la Ligue des Droits de l’Homme, l’Union des Marocains de Corse, Jacques ORSONI et Gaston PIETRI membres de Corte-96 (liste non close), un rassemblement est organisé contre cette criminalisation des pauvres le

vendredi 14 janvier 2011 à 16h30 devant la préfecture de Corse à Ajaccio.

L’ensemble du projet LOPPSI 2, véritable fourre-tout sécuritaire qui doit inquiéter chacun d’entre nous, sera également présenté par la LDH.

 

Paul Antoine LUCIANI à "CONTRASTU"

L'invité du CONTRASTU de dimanche prochain est notre camarade PAUL ANTOINE LUCIANI, Premier Adjoint au Maire d'Ajaccio.

Il serat interviewé par Jean Vitus Albertini de FR3 CORSE, Joseph Guy Poletti du mensuel CORSICA) et le journaliste de RCFM sur la situation politique an niveau national et régional, ainsi que sur la politique de la ville à Ajaccio et le rôle des communistes.

 

Dominique BUCCHINI Derniére Session de l'Assemblée Territoriale

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Déclaration de la Corse comme « Terre sans expulsion ». Défense du droit à l’éducation pour toutes et tous.Soutien des élu-e-s de l’Assemblée de Corse aux élèves et aux familles d’enfants scolarisés menacés d’expulsion.

CONSIDERANT que la Corse tout au long de son histoire a fondé sa culture sur des valeurs fondamentales d’accueil, de solidarité et de défense des plus opprimés et des droits humains,

CONSIDERANT que ceux que l’on appelle communément les « sans-papiers » vivent, pour la plupart, en Corse depuis des années. Ils ont en effet migré pour fuir la misère, la rudesse d’une terre, les menaces et/ou les pressions qu’ils subissent dans leur propre pays ou région d’origine,

CONSIDERANT que par choix ou par contrainte, les « sans-papiers » se maintiennent en Corse sans que leur situation administrative puissent être régularisée avec le durcissement progressif (c’est la 5ème fois en 7 ans) des lois relatives à l’immigration, ce qui les marginalise au mépris des droits humains les plus élémentaires (vivre en famille, travailler pour vivre et faire vivre sa famille; se soigner; …). En bref, être sans-papiers fait d’eux des « sans-droits »,

CONSIDERANT les différents textes de protections des Droits de l'Homme et des libertés fondamentales : la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen ; la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ; la Convention Européenne des Droits de l’Homme ainsi que les conventions internationales que la France se refuse encore à signer (Convention des Nations Unies sur la protection des droits des travailleurs migrants et des membres de leur famille),




CONSIDERANT en particulier l'article 26 de la déclaration universelle des droits de l'homme qui garantit le droit à l'éducation et proclame que "l'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix",

CONSIDERANT la jurisprudence du Conseil d'Etat selon laquelle la régularité de la situation administrative d'un étranger n'est pas un préalable à son accueil dans un établissement d'enseignement ; en revanche, la scolarisation en France pendant plusieurs années est un motif légitime de régularisation quelles que soient les circonstances d'entrée sur le territoire français,

CONSIDERANT que la plupart des lycéens étrangers sont devenus majeurs en Corse où ils ont accompli la plus grande partie de leur parcours scolaire et qu'ainsi la communauté scolaire a pleinement joué son rôle d'intégration de ces jeunes dans la société corse,

L’ASSEMBLEE DE CORSE

DECLARE la Corse comme « TERRE SANS EXPULSION »,

SE DECLARE solidaire dans les démarches de reconnaissance de la place des immigrés, y compris les sans-papiers, dans la société insulaire,

S’OPPOSE aux expulsions de jeunes majeur-e-s et de familles dont les enfants sont scolarisés, en les plaçant sous sa protection afin d’obtenir la régularisation et leur permettre la poursuite de leurs études,

S’ENGAGE à exprimer sa solidarité au sein des établissements scolaires en vue d’obtenir leur régularisation, le cas échéant, et affirme que ses représentants prolongeront cette démarche dans les conseils d’administration où ils siègent,

ASSURE que les élèves menacés d’expulsion et/ou leurs parents obtiendront son parrainage pour les accompagner dans leurs démarches de régularisation.

Motion ADOPTEE

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Josette RISTERUCCI Derniére Session de l'Assemblée Territoriale

Pour le Groupe Communiste Citoyen FDG.Motion avec priorité / ADOPTE

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Conflit Infirmiers Anesthésistes Diplômés d’Etat de la région Corse



Considérant l’absence d’avancée des revendications des Infirmiers Anesthésistes Diplômés d’Etat (IADE) au niveau national et cela depuis le 2ème trimestre 2010, Considérant qu’il est nécessaire de prendre en compte les exigences de ce personnel spécialisé pour la sécurité et la qualité des soins d’anesthésie réanimation, Considérant l’engagement des IADE des hôpitaux de BASTIA et d’ AJACCIO dans ce conflit au niveau de la Région Corse,



L’assemblée de Corse demande à Madame Roselyne BACHELOT, Ministre de la Santé, de :

* Respecter l’exclusivité de l’exercice de l’Infirmier Anesthésiste Diplômé d’Etat et de ne pas déléguer ses fonctions à du personnel non spécialisé tel qu’il est prévu dans la loi Hôpital Patient Santé Territoire,

* Maintenir la reconnaissance de la pénibilité de la profession (travail de nuit 365 jours par an, haut degré de stress),

* Reconnaitre le niveau master pour tous les IADE nouveaux et anciens diplômés,

* Revaloriser la grille indiciaire et ce en rapport avec leurs responsabilités dans l’acte d’anesthésie.

http://www.vociaiaccini-ubloggu.elu...

 

RETRAITES Samedi Place de la gare 15H AJACCIO

A l'appel des ORGANISATIONS SYNDICALES, encore une fois tous pour le maintien de la RETRAITE à 60 ans!!!!!

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Ajaccio : plus fort que le 23 septembre !

Combien étions nous ce matin à envahir le Cours Napoléon puis la place Charles de Gaulle, après un arrêt super-sonorisé ( !!) de quelques minutes devant la Préfecture ? 5000 , 6000 ?…

Les estimations variaient un peu au cœur du cortège, mais une chose faisait l’unanimité : Ajaccio et les villages d’alentour ont faisaient nettement plus fort que lors des deux premières manifestations.

Plus fort en nombre, plus fort aussi en détermination comme le laissaient entendre des mots d’ordre scandés plus vigoureusement, pour surmonter les bruits de trompettes des jeunes garçons et filles qui s’en donnaient à cœur joie, juchés sur une camionnette de la CGT affichant sans équivoque « La retraite, c’est une affaire de jeunes ». Car ils étaient bien là, les jeunes. Et pas seulement en tête, mais tout au long de la manifestation, côtoyant leurs grands parents retraités, et/ou leurs parents salariés du public ou du privé , comme celles et ceux de l’EDF, de la Poste mais aussi de Géant Casino dont une banderole signalait que cette fois eux aussi étaient présents.

Dans une Corse toujours soumise au rationnement en carburant, les syndicats qui souhaitaient « faire le plein » peuvent être satisfaits : pas le moindre signe d’essoufflement à Ajaccio.

Et selon les premières informations reçues sur les portables, pas d’avantage à Bastia, Porto-Vecchio ou Corte. Ils étaient d’ailleurs nombreux à se donner rendez-vous pour samedi, quitte à reporter à l’après-midi, la traditionnelle « montée au village » des vendredi soir ou samedi matin.

Jean Rabaté, correspondant de HUMA2.jpg

 

Assises du Foncier et du Logement

ASSISES DU LOGEMENT ET DU FONCIER / MARDI 28 SEPTEMBRE 2010

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ALLOCUTION D’OUVERTURE DE MONSIEUR DOMINIQUE BUCCHINI, PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE DE CORSE

Mesdames et Messieurs,

Je tiens tout d’abord à vous remercier d’être venus si nombreux participer à cette journée de lancement des « Assises du Foncier et du Logement » organisée par le Conseil Exécutif conformément au vœu formulé par l’Assemblée de Corse unanime lors de la session du 27 mai dernier.

Ce chantier doit être conduit, certes avec humilité - si l’on considère l’ampleur de la tâche à accomplir - mais également avec détermination, afin de ne pas décevoir les attentes fortes de la population.

Qu’il me soit donc permis de rappeler, succinctement, à la fois l’importance et l’interaction de ces questions avant de souligner les caractéristiques propres à chacune d’entre elles.

L’importance de ces questions se mesure, notamment, par leur prégnance au sein des différents espaces insulaires où les actions volontaristes des communes et des Etablissements Publics de Coopération Intercommunale (EPCI) ne suffisent plus à endiguer l’augmentation tendancielle du prix du foncier nourrie parfois par des actions spéculatives, ainsi que la demande en matière de logement.

Ces problématiques doivent être appréhendées dans le cadre de leur interaction : les collectivités locales ne peuvent stimuler la construction neuve, assurer une meilleure répartition territoriale de l’habitat social et favoriser une baisse significative des loyers, freiner la spéculation dans les zones littorales, lutter contre le mitage et le gaspillage de l’espace insulaire … sans la définition d’une stratégie claire et ambitieuse en matière de maîtrise du foncier accompagnée de la mise en place rapide des outils nécessaires.

La question foncière - la question de la terre - est une donnée transversale à l’ensemble des politiques publiques dans les domaines de l’habitat, de l’agriculture, du tourisme ou de l’environnement.

La problématique du foncier se présente, bien sûr, en termes différents selon les types d’espaces, très schématiquement selon que l’on se trouve sur la côte ou à l’intérieur ; il est clair que notre littoral attire les convoitises et ce, au mépris de l’intérêt général et du respect de notre environnement.

La question foncière est une question d’importance pour le développement économique.

En particulier pour l’agriculture, pour laquelle la terre est l’outil de travail et dont la fonction de production devrait permettre de nourrir la population. Elle est fondamentale aussi pour les aménagements urbains, gros consommateurs d’espaces, et enfin, pour la préservation du patrimoine naturel.

Le problème foncier apparait de manière récurrente parmi les causes qui expliquent la situation tendue dans le domaine du logement.

L’insuffisance de terrains constructibles, des prix souvent prohibitifs constituent, pour les opérateurs, autant d’obstacles à la construction de logements.

Je dois ici insister sur le fait que, si, pour des raisons de solidarité nationale, le logement demeure largement une compétence d’Etat, la mise en œuvre d’une politique en ce domaine repose sur de nombreux acteurs, en particulier les collectivités territoriales.

Ainsi, l’augmentation de l’offre de logements dans le cadre d’un juste rééquilibrage en faveur du logement social, le soutien à l’activité économique aussi bien que la valorisation durable des espaces naturels et agricoles, passent par une politique de régulation foncière au bénéfice des collectivités locales.

L’objectif de ces assises est de mettre au grand jour l’ensemble des problèmes, de parvenir à un diagnostic très largement partagé, pour trouver des solutions permettant de maîtriser le foncier et ainsi lutter contre la spéculation, préliminaire à tout projet d’aménagement.

Je souhaite à tous un excellent travail et espère des échanges fructueux qui permettront d’avancer sur ces questions fondamentales pour un développement harmonieux, solidaire et soutenable.

 

Assises du Foncier et du Logement

Mardi 28 septembre 2010 – Palais des Congrès d’Ajaccio 2010_MGui_.jpg

Allocution de Madame Maria GUIDICELLI,

Conseillère Exécutive déléguée aux questions foncières et au logement

Je suis particulièrement heureuse d’être parmi vous aujourd’hui pour lancer ces Assises du Foncier et du Logement et de constater combien vous êtes nombreux à avoir répondu à notre invitation.

Durant la dernière campagne des élections territoriales, les questions du foncier et du logement ont été maintes fois évoquées par l’ensemble des forces politiques insulaires. Aussi, dès que le Président GIACOBBI m’a confié, en avril dernier, la charge de ces secteurs, je me suis attelée à cette tâche prioritaire et complexe.

La forte pression foncière que subit la Corse, de par son attractivité touristique, sur son espace littoral mais également dans le rural ou en zone périurbaine, combinée à la surconsommation et à un mitage d’espaces important, marginalise l’économie en général et l’agriculture en particulier, impacte de façon préjudiciable les espaces naturels et prive de manière inquiétante de plus en plus de résidents de l’accès au logement.

Face à un tel constat les réponses doivent être globales et intégrées car la question foncière et celle du logement sont déterminantes pour le développe-ment durable de l’île.

Dans ce but, l’Assemblée de Corse a adopté en mai dernier, une motion mandatant le Conseil Exécutif pour initier cette réflexion dont la journée d’aujourd’hui constitue le lancement de la procédure de concertation. En effet, il est vite apparu que ces deux questions, par leur importance et leur complexité, ne pouvaient pas être traitées au cours d’un événement unique. Elles nécessitent un cheminement, un parcours comportant différentes étapes : diagnostic, auditions, études, expertises, comparaisons, échanges entre partenaires nous permettant de coproduire les solutions dont nos territoires ont besoin. Cette phase « diagnostic » sur ces questions est le préalable à la définition de la politique que la CTC doit mettre en oeuvre.

Il s’agit donc aujourd’hui pour nous tous ici réunis, de tenter de dresser un premier état des lieux de la situation du foncier et du logement en Corse, de présenter une proposition de méthodologie et un calendrier et enfin de définir les thèmes principaux qui seront développés au cours des prochains mois dans les deux ateliers que nous vous proposons de mettre en place.

En effet, si les deux thématiques qui nous réunissent aujourd’hui apparaissent fortement liées, elles constituent des problématiques qu’il convient dans un premier temps et dans un souci de clarté et d’efficacité, d’appréhender séparément. C’est pourquoi, l’Assemblée de Corse a décidé d’articuler cette réflexion autour de deux groupes de travail différents, dont le socle de participants est commun, mais qui effectueront leurs analyses et mèneront leur réflexion de manière distincte.

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Je souhaite, au cours de cette brève allocution, vous présenter (I) l’état de la réflexion du Conseil Exécutif à ce stade de la procédure sur quelques politiques sectorielles. Puis, avec nos trois grands témoins, nous tenterons d’illustrer quelques problématiques (II) qui nous paraissent déterminantes pour l’avenir de l’île. (III) Enfin je terminerai en vous soumettant une proposition de méthodologie.

Pour le Conseil Exécutif, la réflexion entamée aujourd’hui revêt une importance cruciale puisque l’aménagement judicieux d’un territoire passe avant tout par une bonne maîtrise du foncier. Elle sera donc riche d’enseignements pour les travaux que nous allons prochainement amorcer dans le cadre de l’élaboration du Plan d’Aménagement et de Développement Durable de la Corse (PADDUC). Rechercher les moyens de maîtriser notre foncier, c’est avant tout s’interroger sur le type de développement et le projet de société que nous souhaitons. Notre volonté est de parvenir à des propositions garantes d’un aménagement équilibré et harmonieux, d’une cohésion territoriale, d’une équité sociale, d’une préservation environnementale et d’un véritable développement économique. Non, tout cela n’est pas inconciliable même si ça ne relève pas de notre seule responsabilité ! L’enjeu est d’importance, il s’agit de créer les conditions, pour que nous puissions vivre demain dans une Corse préservée, moderne, ouverte et solidaire.

Dans un contexte de renchérissement permanent du coût du foncier, la conduite d’une politique foncière est indispensable au projet de développement durable qui doit articuler l’ensemble des politiques sectorielles : l’habitat, les infrastructures de transports, les activités agricoles, le tourisme, le développe-ment des entreprises, des services publics, des commerces, la culture... Cela est vrai pour tous les territoires de la planète. C’est encore plus prégnant pour les territoires à forte identité, et davantage encore pour les territoires insulaires.

Nous savons tous ici combien la question de la terre cristallise les passions : les Corses ont de manière ancestrale l’amour de leur terre, la volonté farouche de la préserver et de la transmettre à leurs enfants, ce sont là les attributs patrimoniaux de cette terre. Se pose donc la question de la valeur de la terre. Il est vrai qu’aujourd’hui, la valeur d’échange prime sur la valeur d’usage et la spéculation foncière à laquelle on assiste dans certaines zones nécessite l’intervention des pouvoirs publics. La terre est avant tout une ressource naturelle et laisser agir les seules lois du marché dans ce domaine amène à des désordres graves qu’il est impératif d’endiguer.

Il faut que nous parvenions à trouver les voies et les moyens pour éviter les conflits d’intérêt et les conflits d’usage entre les terrains agricoles, les zones sensibles à protéger, les besoins liés au logement et au développement en général. L’occupation humaine harmonieuse de l’espace est certainement le défi majeur qu’il nous faut relever. Ce défi conditionne tout à la fois la pérennité de nos valeurs, mais aussi les équilibres socio-économiques et environnementaux de notre île.

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