Voci Aiaccini "U Bloggu di U ROSSU" Fédération de la Corse du Sud du PCF Supplément officiel à "la Voix d'Ajaccio"

Faire le point.....INVITATION

humain-dabord.jpgUne réunion des animatrices et animateurs du Front de Gauche aura lieu

le Samedi 28 Avril à partir de 11h (un buffet sera servi), au Spaziu Natale Luciani, dans les locaux de l'Université à Corte.




Les candidat(e)s dans les quatre circonscriptions de Corse seront présent(e)s, et ensemble nous ferons un point sur les présidentielles entre les deux tours, puis nous verrons comment nous déployer pour mener une campagne ambitieuse pour l’élection législative.

Dans l'attente de ta participation, à cette rencontre des animatrices et animateurs du Front de Gauche, je te transmets mes sincères salutations.

Etienne Bastelica Président de groupe

 

A lire sur un blog de MEDIAPART

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Dominique Bucchini, grand seigneur

19 Janvier 2012 Par N.C

On inaugurait hier soir dans le quartier des Cannes à Ajaccio une petite Maison des Associations. Projet modeste: dans l'attente de l'ouverture d'une Maison de Quartier prévue dans le Projet de Rénovation Urbaine en cours sur ce territoire, on rafraîchit une ancienne et minuscule école maternelle ouverte aux associations en manque de locaux (ce qui est le cas de quasiment de toutes les associations ajacciennes). Une centaine de personnes sont présentes. Gens de ce quartier périphérique (dit "défavorisé"), employés municipaux, responsables du lieu, dévoués et heureux. Après avoir salué presque toutes les personnes une à une (poignées de main, accolades), le Député-Maire d'Ajaccio, Monsieur Simon Renucci, prend la parole. Debout, texte en main, il s'interrompt souvent pour blaguer avec les uns et les autres. À sa demande, on applaudit, on se lance des clins d'oeil, on grimace, bref, on passe un bon petit moment. À ses côtés, Monsieur Dominique Bucchini, Président de l'Assemblée de Corse, ne rit pas. Là ou d'autres s'étranglent de rire, il esquisse parfois un sourire énigmatique. On a beau savoir que l'homme (69 ans mardi prochain) est communiste depuis toujours, on peut quand même se demander (avec la fonction qui est la sienne) ce qu'il fait là à cette heure-ci. Vient son tour de parler. Debout au micro, il commence par se taire, embrasse la salle d'un regard et aux premiers mots qu'il prononce - ses voeux pour 2012 - toute l'agitation retombe. Puis, sans texte écrit et en nous regardant toujours tranquillement, il dit qu'il sort d'une réunion du Comité contre la Violence. Le phrasé est strict, rigoureux, vivant. Le silence, terrible. Face à la recrudescence des violences meurtrières depuis trois, quatre ans sur l'île, ce comité a été formé l'an passé pour réfléchir à la question du meurtre. Et Monsieur Bucchini nous parle de ça. Il dit que lorsqu'il avait proposé la formation de ce comité, autour de lui, beaucoup regardaient leurs pieds, d'autres allaient aux toilettes, d'autres encore avaient "des trucs à faire". Mais enfin, un groupe s'est formé mais, hélas, en Corse certains hommes politiques en sont encore à se demander s'il faut condamner "aussi les meurtres politiques". Donc, il dit que l'heure est grave et que le combat sera long. Plus personne ne bouge. On a tous oublié la raison de notre présence ici. Monsieur Bucchini parle à chacun d'entre nous de questions de vie et de mort. Il parle au coeur et à l'intelligence de chacun. Les mots sont simples, précis et subtils. Et en nous parlant de ces questions brûlantes d'aujourd'hui pour la Corse et pour tant d'autres endroits du monde, il nous invite implicitement à réfléchir à nos responsabilités - à ce que ça peut bien vouloir dire "Vivre ensemble". Il en revint ainsi au tout petit événement qui nous rassemblait hier soir en nous souhaitant à tous non pas "Bonne chance" mais "Bon travail".

commentaires de M.P.

Salut collègue, oui tu as raison, Dominique Bucchini est certainement l'un sinon le seul, tragiquement seul homme politique auquel peuvent être attribués des qualificatifs comme: courageux, lucide, intransigeant, et en même temps proche des gens, attentif, empathique sans clientélisme. Oui, comme beaucoup de communistes, qui, en Corse, et dans le contexte singulier de l'île, s'en sont toujours sortis avec dignité du chaos, moral, social, de la société locale! Je te rappelle (je crois t'en avoir parle) que ma famille est, au village, communiste, dont un mien cousin, décédé aujourd'hui, Jean Claude Buresi, que Bucchini connaissait et aimait. Bien, et cependant... Pourquoi autant d'impuissance? Pourquoi le Parti n'a-t-il pas su être la véritable alternative entre le magouillisme Mediocriste des clans et le nationalofascisme des nationalistes ? Pourquoi ce splendide isolement, cette intégré lucidité qui n'est restée que " de la bouche", comme on dit à Marseille? Pourquoi donc le communisme n'est-il reste que minoritaire, incapable bien souvent et de s'impliquer au concret dans la gestion, mais incapable aussi de mettre à son agenda des causes audibles, des engagements.Sa timidité sur le racisme, sur la pollution, fait aussi que les trains politiques sont souvent partis sans eux, et c'est dommage. Allez oh Dume, si tu nous le demandes, on te rejoint dans ce Comité, et on y vient nombreux, Noël et moi!

 

Assemblée citoyenne samedi 14 janvier à BONIFACIO.

panneau-bonifacio.jpg Débat autour du programme des candidats du Front de gauche aux élections présidentielles et législatives. Un peu plus de quarante personnes ont participé à cette assemblée citoyenne. La présence du maire de Bonifacio, vice président de l'Assemblée de Corse, a été remarquée.



Une introduction sur la situation dans le secteur de Bonifacio a été animée par Nicole FERRACCI, secretaire de section. Maxime NORDEE, secretaire départemental, a présenté les enjeux nationaux des scrutins et insisté sur l'objectif de replacer l'Homme au centre de l'action politique et des choix de société. Dominique BUCCHINI, président de l'Assemblée de Corse, a, quant à lui, montré le lien entre la politique régionale et la bataille nationale au travers de sa pratique quotidienne au sein de la Collectivité territoriale et des nombreuses avancées décidées par l'Assemblée. Un large débat a suivi , débat qui a notamment abordé les questions de l'énergie, des prix, du logement et des enjeux du vote Front de gauche pour battre la droite et réussir à gauche.

 

Fonctionnaires en colère

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Une grève a eu lieu ce mardi dans la fonction publique.

Une très large intersyndicale (d'où est absent le syndicat nationaliste)a appelé à cette journée . Jean-Pierre Battestini, Secrétaire Régional de la CGT, fait le tour des problèmes. En quatre points.

1. Le gel des salaires

« En 2010, alors que l'inflation a frôlé les 2%, nous avons bénéficié d'une augmentation de 0,5% seulement. Pour 2011 et 2012, il est prévu que nous n'en ayons aucune. Et peut-être même pour 2013. Cela engendre une perte de pouvoir d'achat importante. D'autant que la cotisation pour les retraites augmente tous les ans. »

2. La précarité dans la fonction publique

« Plus d'un million de salariés de la fonction publique sont en contrat précaires. En Corse, cette situation concerne au moins 5 000 personnes. Ces salariés touchent souvent de très petits salaires, inférieurs à 1 000 euros, et ne sont pas titulaires. Ils vivent avec la menace de se retrouver à la rue. »

3. L'indemnité trajet

« Pour la Corse, on demande que celle qui est accordée dans le privé, et qui est de l'ordre de 200 € par an, s'applique aux fonctionnaires. Cette indemnité est destinée à palier le surcoût du carburant et la faiblesse des transports en commun. »

4. La suppression des emplois

« La mesure de non-remplacement d'un départ en retraite sur deux est maintenue. Pour la Corse, au moins 1 000 emplois ont été supprimés depuis 2007. On dénonce ce dogme du non-remplacement. » Dans une région où la fonction publique fait travailler un salarié sur trois, cet appel a été largement entendu.

(extraits de 24ORE)

 

CORSE ECONOMIE- Derniére livraison

CHOMAGE CHOMAGE CHOMAGE ............

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Viviane BIANCARELLI - BUDGET PRIMITIF 2011

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SECTEUR HABITAT-VILLE

Le budget habitat pour l’année 2011, qui est certes un budget de transition ainsi que la répartition des aides de l’Etat pour 2010 qui nous sont soumis aujourd’hui ne répondent pas suffisamment à la situation locale, où les besoins non satisfaits de logements sont en progression permanente rendant ainsi l’assouvissement d’un besoin essentiel, et je dirais même le respect d’un droit humain, celui de se loger, inaccessible pour une grande majorité de Corses.

Le budget proposé pour l’année 2011, soit 1.9 M€ est inférieur de 0.3 M€ à celui de 2010, qui était déjà bas. En outre, les axes d’intervention proposés sont identiques à ceux de l’année dernière et cela depuis 1999 date de la dernière délibération de l’Assemblée fixant le régime d’intervention des aides de la Collectivité Territoriale de Corse. On souhaite réaliser les mêmes investissements avec une dotation moindre, alors qu’il faudrait faire davantage, avec une dotation majorée, compte tenu des retards importants que connaît notre île en matière d’offre de logements.

La situation du logement en Corse, du fait notamment de son attractivité touristique est particulière préoccupante et inacceptable. Pour s’en rendre compte quelques chiffres. Sur 200 000 logements 123 000 sont des résidences principales et 60 000 des résidences secondaires, soit 30 % du total des logements contre 10 % pour la France et 22 % pour le Languedoc Roussillon, 2ème Région la plus pourvue en résidences secondaires. On constate également dans notre région une carence importante de logements sociaux alors que 80 % au moins de la population insulaire dispose de revenus qui la rendraient éligible à un logement social. C’est dire les revenus bas dont disposent les ménages, plaçant ainsi la Corse pour le revenu médian, à l’avant dernier rang des régions métropolitaines, avec un taux de 7 % inférieur à la moyenne de province. La Corse ne dispose que de 12 000 logements sociaux, ce qui représente 10 % des résidences principales contre 17 % au plan national avec un taux de vacance très faible (1 % contre 4% en France entière) et une mobilité peu importante (6 % contre 10 % en France entière). Voilà je m’arrêterai là pour les chiffres.

Il est bien évident que la crise économique actuelle issue de l’effondrement du marché immobilier étasunien et conséquence d’un libéralisme exacerbé, a engendré avec une plus grande acuité la crise du logement sur notre territoire. Cette crise du logement, indigne, inhumaine dans un pays comme la France a accentué l’inquiétude des français et pas seulement les plus pauvres, ceux issus des classes moyennes également, dont le logement est le premier poste de dépense. Elle est le reflet du mal vivre et de l’exclusion sociale alors que nous vivons dans une société dite civilisée où règne l’abondance, là est tout le paradoxe.

L’Etat, garant du droit au logement doit prendre des mesures appropriées et ciblées sur tout le territoire et pour toute la population pour enrayer cette crise, c’est une question de solidarité nationale. Néanmoins, le projet de l’Etat pour l’année 2011 ne va pas dans ce sens, mais plutôt dans celui de ponctionner 340 millions d’euros par an dans un premier temps et maintenant 150 M€, sur les organismes HLM, donc sur les populations les plus démunis.

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Michel STEFANI Assemblée Territoriale du 25/11/2010

Rapport de la CRC sur l’OTC

Sans surprise le rapport de la CRC nous alerte sur la situation financière préoccupante de l’OTC. Les magistrats nous livrent une analyse comptable précise et une réflexion dense sur l’exécution des conventions de service public aériennes et maritimes sur une période exhaustive de 10 ans incluant l’examen des exercices annuels de 2002 à 2008 et un rappel utile sur l’exécution de la concession de 1976. L’intérêt de ce rapport, au début de cette courte mandature, alors que la majorité régionale a changé en mars dernier, c’est précisément de porter à la connaissance de la nouvelle Assemblée de Corse, comme des citoyens, les éléments indispensables de compréhension et d’évaluation de la politique des transports mise en œuvre dans le cadre de la continuité territoriale.

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Michel STEFANI Assemblée Territoriale du 25/11/2010

SUR LES TRANSPORTS MARITIMES

Le débat que nous avons eu ce matin autour du rapport de la CRC a montré que les conditions de la mise en œuvre de la continuité territoriale se sont considérablement dégradées sous la précédente mandature en raison de choix politiques dont nous ne pouvons assumer collectivement la responsabilité étant donné que certains les ont soutenus et d’autres combattus, notamment notre groupe. La nouvelle Assemblée se trouve donc confrontée à une double obligation : rétablir à long terme l’équilibre financier de l’OTC ; garantir la desserte de service public dans l’intérêt des usagers, des salariés et par la même dans l’intérêt général.

Le fait-elle dans la précipitation ? Ce débat et les auditions réalisées par la commission du développement témoignent du contraire.Cependant, l’urgence dans laquelle nous nous trouvons commande de prendre des décisions sans tarder afin de réorienter la politique de l’OTC.

Le faux débat sur le prétendu retour au monopole ne peut masquer le constat. Il a fallu moins de huit ans pour passer d'un excédent de 40 M€ à un déficit de 20 M€ alors que 145 M€ ont été versés hors DSP au titre de l’aide sociale. Ainsi rien ne permet d’affirmer que la concession de 25 ans relevait d’une politique coloniale alors qu’elle était la réponse positive à la mobilisation populaire des corses excédés par les défaillances des opérateurs privés.

Autrement dit entre la concession de 25 ans et l'ouverture aux compagnies à bas coûts, les fameuses lowcosts, la plus couteuse pour la collectivité et la plus calamiteuse pour le service public et l’emploi est la deuxième. Laisser les choses en l'état conduirait en effet à la faillite et à puiser dans le budget de la CTC.

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Marie-Jeanne FEDI - ORIENTATIONS BUDGETAIRES

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PATRIMOINE-CULTURE-

Sites archéologiques –

Dans le cadre de la politique de mise en valeur du patrimoine, il est notamment précisé que seront implantés des « centres d’interprétation des sites archéologiques » d’Aléria, Cucuruzzu et Cauria (p.25).

Nous attachons un grand intérêt au devenir de ces sites, représentant à la fois un enjeu culturel, et un enjeu de développement économique local et même régional

Lieux d’histoire et de mémoire, ces sites remarquables doivent, bien entendu, être réellement accessibles aux publics, corse aussi bien que touristique. Il est important de faire connaître la somme de connaissances qu’archéologues et historiens ont accumulée sur ces sites, ainsi que la part de mythe, d’imaginaire, véhiculés par la tradition, la littérature, l’art.

Un centre d’interprétation a pour ambition de fournir au public des clefs de lecture de ce patrimoine ; participant à l’effort de médiation qui se trouve au cœur de toute démarche patrimoniale. Il est indissociable d’une stratégie globale de mise en valeur d’un site, faisant l’objet d’un programme intégrant les préconisations scientifiques et comprenant les différents axes d’intervention formant un ensemble fonctionnel.

Lorsque des études menées, par exemple pour Cauria, prévoient la création de centres d’interprétation, c’est dans le cadre d’un schéma global prévoyant divers aménagements et comportant des scénarios avec leurs simulations financières.

Il nous paraît risqué de commencer la réalisation d’une partie des investissements sans avoir adopté au préalable le programme d’ensemble, sous ses aspects culturels, scientifiques, éducatifs mais aussi économiques et financiers, en ayant pris soin, en particulier, de régler les questions liées à l’accès, au stationnement, à la compatibilité du projet avec les protections juridiques du site – existantes ou à créer afin d’éviter toute dénaturation - et celles du PLU adopté ou en cours d’élaboration afin d’exercer la maîtrise de l’espace environnant, en accord avec les municipalités ; en un mot, la question de l’aménagement des sites peut difficilement être disjointe de celle de leur environnement.

On voit bien que s’il est finalement avéré de créer un centre d’interprétation – après avoir exploré les possibilités de partenariat avec les musées existants, aussi bien à Aléria, qu’à Levie et Sartène – une telle structure, qui est un peu la vitrine finale d’un site, ne peut être implantée avant même les investissements préalables figurant dans le cadre d’un programme.

Pour ces raisons, il nous semblerait judicieux de parfaire les études des sites concernés, d’adopter un programme cohérent d’investissement avant de lancer la réalisation des centres d’interprétation.

Politique culturelle

Si les propositions de l’Exécutif ( p.26 ) reçoivent notre assentiment, nous souhaitons appeler son attention sur un certain nombre de principes que nous savons partagés par de nombreux acteurs de terrain engagés depuis des années dans l’action culturelle, principes dont nous espérons la traduction budgétaire en 2011.

Tout d’abord, la réaffirmation de la nécessité d’une politique publique de la culture, cohérente et offensive, visant à garantir le développement d’activités de création et de diffusion, d’éducation et de sensibilisation artistiques, d’un véritable service public culturel pour tous les habitants de cette île. Le budget 2011 doit dégager les moyens nécessaires pour assurer la stabilisation et le développement, dans le cadre de conventions quadriennales, des centres culturels, qui, dans l’ensemble de l’Ile, sont les piliers de l’action en direction de tous les publics. Nous devons mettre l’accent sur le rôle irremplaçable de l’éducation culturelle et des enseignements artistiques : la CTC devrait, dans les mois qui viennent, parvenir à une entente avec les départements sur l’adoption et le financement d’un schéma des enseignements artistiques pour la Corse.

Ensuite, la nécessité de poursuivre et parachever l’aménagement culturel du territoire. Il s’agit de permettre à chacun, où qu’il soit, de pouvoir accéder régulièrement à une offre diversifiée de pratiques culturelles; cela suppose l’existence de services culturels de proximité à l’échelle des bassins de vie. La CTC, en tant que « chef de file » doit susciter des partenariats avec les instances représentatives des territoires ( communes et EPCI ) visant à mutualiser les moyens en investissement comme en fonctionnement afin de permettre le déroulement d’une riche activité culturelle dans l’ensemble de l’ile.

La demande des professionnels comme l’intérêt des populations commande de consolider l’existant afin de faciliter la constitution d’un réseau d’excellence – les « scènes de Corse » - pouvant prétendre à la labellisation « scène nationale » et nouer des partenariats nationaux et internationaux, notamment dans le cadre de projets d’échanges méditerranéens.

Quant aux modalités de définition et de mise en œuvre de cette politique, nous proposons une démarche conjuguant la concertation avec les acteurs publics et privés de la culture – notamment au travers d’une conférence permanente de la culture – et un partenariat avec le Ministère de la Culture sur la prise en compte de nos structures dans les réseaux professionnels nationaux qui s’avèrera d’autant plus riche et pertinent que nous aurons défini de façon autonome nos priorités et modalités d’action.

Enfin, si nous partageons tout à fait la volonté de développer la filière audiovisuelle, nous ne devons pas oublier les autres « industries culturelles » telles que l’édition et la production musicale, qui relèvent de logiques spécifiques appelant la mise en œuvre de mesures appropriées.
 

ORIENTATIONS BUDGETAIRES-HABITAT ET LOGEMENT

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Dans les orientations budgétaires que vous nous proposez, les objectifs pour 2011 sont les suivants :

  1. Soutien à la création et réhabilitation du parc locatif social
  2. Soutien aux communes rurales pour les acquisitions foncières, la création ou la réhabilitation de logements à vocation sociale
  3. Réhabilitation du parc privé par le financement des OPAH
  4. Participation aux 2 projets de renouvellement urbain de Bastia et Ajaccio (ANRU)
  5. Aide au fonctionnement du GIRTEC

La crise économique internationale que nous traversons n’épargne en rien notre île. Cette crise fait chaque jour croître de façon considérable les inégalités, les disparités entre des minorités de plus en plus riches et des majorités de plus en plus précarisées.

Le dernier dossier de l’INSEE intitulé « Atlas social de la Corse » en date de Septembre dernier publie d’ailleurs à ce titre une série de cartes fortes intéressantes.

Cette précarisation de la société dans son ensemble se conjugue avec les spécificités insulaires de notre territoire pour faire de l’accès au logement un double enjeu, à la fois condition indispensable pour pouvoir continuer à vivre sur notre territoire et première marche de l’escalier vers l’emploi.

Enfin, Le logement est, les sociologues le savent bien, l’outil indispensable d’émancipation des jeunes et la condition nécessaire pour leur permettre de fonder une famille de façon correcte.

Les conditions de production et d’accès au logement pour le plus grand nombre sont donc un enjeu de société déterminant qui doit constituer une priorité pour l’actuelle majorité.

Que constatons-nous ?

  • un retard considérable en matière de logements disponibles. Ce retard est, loin d’être en passe de se combler. Il est d’autant plus alarmant que le taux de mobilité dans le parc social est faible (5,4%). En d’autres termes nous ne pouvons attendre de la libération de logements sociaux existants, une solution pour loger les demandeurs nouveaux chaque année.
  • le coût élevé de la production auquel nous arrivons se passe de commentaires et vient renforcer les risques de discrimination par les revenus concernant l’accès au logement.
  • Cette réalité renvoie à la question du prix du foncier dédié au logement social

Ces quelques constats dont la liste exhaustive pourrait être fort longue sont destinés à nous rappeler combien la situation que nous connaissons aujourd’hui en matière de logement est préoccupante et constitue un frein sérieux à notre développement social.

On pourrait sans doute résumer en disant que la Corse se trouve à l’heure actuelle rattrapée par la crise économique mondiale alors même qu’elle se situe encore dans une situation de retard d’équipement en matière de logement. Combler ce retard prendra du temps et demandera à la puissance publique un engagement sans faille. Mais combler ce retard ne doit plus signifier pour nous l’application pure et simple d’outils et de recettes qui, même si elles ont montré leur efficacité dans le passé, méritent d’être réadaptés à un contexte de territoire et de société, les nôtres, qui seuls doivent conduire notre action collective.

En ce qui concerne les financements, pour l’année 2009 plus de 2,3 millions d’euros ont ainsi été investis par la CTC auxquels s’ajoutent les crédits des Programme de renouvellement urbain d’Ajaccio et Bastia.

L’analyse montre clairement un choix d’accompagner les politiques de l’Etat. Si un tel choix peut sembler légitime pour optimiser les moyens mis en œuvre, on doit néanmoins se poser clairement la question de savoir si le moment n’est pas venu d’aller plus loin et de développer des politiques spécifiques plus ancrées sur les réalités multiples de nos territoires !

Bien que le travail des ateliers logement et foncier viennent juste de démarrer nous souhaiterions savoir si :

  • un cadre financier spécifique ne pourrait il pas être mis en oeuvre pour les petites communes souhaitant faire du logement social ?
  • un dispositif particulier d’accession à la propriété pour les jeunes ménages ne mériterait-il pas d’être mis en place afin de multiplier les offres ?
  • ne faudrait-il pas mettre en place des dispositifs en direction des communes pour l’aménagement du foncier à destination de logements et notamment pour les classes moyennes ?
  • ne faudrait-il réfléchir à des dispositifs pour le logement d’urgence notamment dans nos villes les plus importantes ?
 

Etienne BASTELICA-DEBAT D’ORIENTATIONS BUDGETAIRES POUR 2011

au nom du groupe « Elu(e)s Communistes et Citoyens du Front de gauche »

Monsieur Le Président du Conseil Exécutif,Mes chers collègues,

Le débat d’orientations budgétaires de la CTC est un exercice important auquel il faut apporter une attention sans doute plus grande que cela n’est le cas dans maintes collectivités territoriales.

Ce ne doit pas être un exercice de pure forme auquel on veut bien se prêter parce que la loi en fait obligation. Ce ne doit pas être non plus un débat budgétaire où l’on peut aller jusqu’au détail d’un secteur d’intervention ou même d’une opération programmée.

C’est un moment privilégié où chacune des sensibilités qui composent notre assemblée peut s’exprimer librement - et d’autant plus librement qu’il n’y a pas de vote final - pour dire deux choses :

1. Voilà quelles sont les priorités que le prochain budget primitif devrait prendre en compte

  • en termes de politiques à mettre en œuvre,
  • en termes de masses budgétaires à inscrire pour le financement de ces politiques ;

2. Voilà quelles sont les évolutions souhaitables ou indispensables au plan financier

  • en matière de ressources de la collectivité, et notamment la fiscalité, les dotations de l’Etat, l’emprunt,
  • en matière de dépenses de la collectivité, et notamment le ratio investissement/fonctionnement, la gestion de la dette, la mise en œuvre des programmes contractualisés, le fonctionnement général de l’institution dans toutes ses composantes.

Toutes les contributions apportées, dans un esprit constructif, doivent permettre à l’exécutif de préparer un projet de budget primitif qui soit, bien entendu, la traduction de la politique qu’il entend mettre en œuvre avec la majorité régionale, mais aussi qui soit susceptible d’entraîner une large adhésion.

Nous siégeons dans la principale collectivité de la Corse, dont les larges compétences touchent à des questions qui sont au cœur des préoccupations des femmes et des hommes de cette île, qu’elles soient quotidiennes - et chacun sait combien la situation est difficile pour beaucoup d’entre eux - où qu’elles soient pour l’avenir qui s’annonce incertain.

C’est dire le poids de la responsabilité qui nous incombe : apporter des réponses concrètes qui rassurent pour aujourd’hui et pour demain, qui améliorent la vie de nos concitoyens et fondent un développement pérenne et équitablement partagé, mais aussi qui impriment le changement politique en faveur duquel le peuple s’est prononcé au mois de mars.

Pour 2011, le Conseil Exécutif nous propose d’organiser nos interventions autour de quatre objectifs :

1. Assurer un développement durable,

2. Affirmer notre identité,

3. Favoriser la cohésion territoriale,

4. Préserver les équilibres financiers pour préserver l’avenir.

Nous souhaitons que ces principes généraux portent bien la marque de la volonté politique qui nous anime, celle d’une plus grande justice sociale. En effet, face à l’échec des politiques nationales mises en œuvre, il convient de remettre en cause les dogmes libéraux du tout tourisme et du moins disant afin de favoriser une économie répondant aux besoins des populations.

C’est ainsi que :

  • L’objectif de développement durable ne peut se concevoir que s’il est créateur de richesses partagées et d’emplois : il convient de donner une place centrale à l’emploi, une politique économique ne pouvant pas faire l’impasse d’une réflexion sur les qualifications nécessaires au développement, au renouvellement et aux évolutions des savoirs-faire.

  • L’objectif de cohésion territoriale ne peut être pleinement atteint que si la cohésion sociale est renforcée, et il y a en Corse, dans ce domaine, un grand retard à rattraper.(cliquer sur lire la suite)

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Dominique BUCCHINI Ouverture de la Derniére Session de l'Assemblée Territoriale

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Mes chers collègues, Avant d’ouvrir la séance, permettez-moi selon l’usage d’évoquer l’actualité, puis de vous donner quelques informations sur la suite de nos travaux.

S’agissant de l’actualité, je souhaiterai aborder trois sujets, sans intention d’établir le moindre parallèle entre eux. Mais, au-delà d’un ordre du jour plutôt technique, je crois utile de les livrer à votre réflexion, parce que d’une certaine manière ils nous renvoient aux « fondamentaux » de notre mandat d’élus du peuple.

Il convenait, d’abord, de rendre à Georges CHARPAK, citoyen illustre de la Corse, l’hommage qui lui est dû. Récemment disparu Georges CHARPAK, , était connu dans le monde entier pour la qualité et pour l’audace de ses découvertes, récompensées par un prix Nobel de physique. En France, ce savant génial est toujours resté soucieux de faire partager son talent, et d’éveiller l’intérêt des plus jeunes pour le progrès des connaissances. Enfant de Pologne, dont la famille fut obligée de quitter son pays pour fuir les persécutions nazies, jamais il n’aura oublié l’accueil que lui réserva la Corse.

A Cargese, où il s’était installé, Georges CHARPAK avait fondé un centre de rencontres attirant des scientifiques du monde entier ; notre Collectivité Territoriale, comme d’ailleurs l’Université, ont pu mesurer l’utilité de tels échanges.Mes chers collègues, un « Corse d’adoption » nous quitte, après nous avoir apporté, avec la modestie caractérisant les grands hommes, une part de son rayonnement personnel. Car, pourvu que l’on sache accueillir les autres et s’ouvrir au-dehors, l’insularité n’est pas forcément un synonyme d’isolement.

En votre nom collectif, je tiens dans cet hémicycle à saluer la mémoire de Georges CHARPAK, formulant le vœu qu’il soit un modèle, en tout cas une référence, pour notre jeunesse.!

J’évoquerai, ensuite, la cérémonie qui la semaine dernière à Canari, commémorait l’action des habitants pour empêcher la déportation des juifs.

On estime aujourd’hui qu’entre deux mille et quatre mille juifs avaient trouvé refuge dans notre île pendant la seconde guerre mondiale. Un seulement aurait été déporté dans les camps d’extermination, à Sobibor.

C’est bien toute une chaîne de solidarité qui a fonctionné alors: services préfectoraux, agents des forces de l’ordre, élus locaux, ils furent nombreux à refuser d’appliquer les ordres de Vichy. Quant à la population, une majorité resta insensible aux sirènes de la propagande, et elle assura, dans une protection collective, quotidienne, et combien précieuse pour ces persécutés.

Le 22 octobre, un de ces enfants cachés, Jean WHOL, est venu à Canari au nom de l’association « Hommage aux villages de France », précisant qu’à travers cette commune, c’est toute la Corse qui était honorée.

Aussi je vous propose, mes chers collègues, que cette Assemblée qui représente la Corse dans sa pluralité, se joigne à cet hommage : et je vous consulterai pour en déterminer les modalités.En des temps de guerre et de barbarie, fidèle malgré les risques encourus au meilleur des valeurs insulaires, une génération entière a donné l’exemple. Soyons en fiers ! Sachons entretenir la flamme du souvenir, alors que réapparaissent aujourd’hui des ferments d’intolérance, de haine et d’exclusion.

Je ne saurais, enfin, conclure ce propos sans m’intéresser à l’actualité sociale.

Depuis la rentrée, la contestation du projet gouvernemental sur les retraites n’a cessé de s’amplifier, en Corse comme dans tout le pays. Lorsqu’un mouvement atteint une telle ampleur, lorsqu’il mobilise des publics aussi divers par leur âge, par leur origine, par leur profession, c’est qu’il touche manifestement à quelque chose de plus profond dans la société.

Je n’engagerai pas une discussion sur le texte de loi qui appellerait, j’en suis sûr, des réactions de votre part. Je souhaite seulement en tirer certaines réflexions, dans un souci de responsabilisation.

La première réflexion concerne les perturbations engendrées : personne n’est insensible aux difficultés rencontrées pour avoir du carburant, ni aux problèmes causés aux commerçants et aux petits entrepreneurs. Une grève dérange forcément. Y compris ceux qui la suivent, en perdant des journées de salaires. Mais la liste est longue des avancées sociales obtenues après conflit, avant de profiter à tout le monde : la grève fait donc partie des équilibres de la démocratie.

Deuxième réflexion, justement, sur la légitimité du conflit social : dans une démocratie représentative ce sont bien sûr les élus du peuple et eux seuls qui font la loi ; mais dans une société moderne, les citoyens veulent de moins en moins rester passifs.Je me souviens que Jean BAGGIONI, alors dans l’opposition, nous invitait en 1984 à « entendre l’appel de la rue » pour retirer le projet de loi sur l’école privée. Et malgré une majorité écrasante à l’Assemblée Nationale, François MITTERRAND avait jugé bon de retirer son texte.

Troisième réflexion, et pas la moindre, sur le décalage croissant entre l’opinion et le système décisionnel. Comme en 2005 lors du référendum européen, le gouvernement, une majorité de partis politiques –c’est moins vrai aujourd’hui, la quasi-totalité des économistes et des médias ont défendu un projet « raisonnable», de « bon sens », qu’il fallait être « archaïque » pour refuser. Et comme en 2005, les mêmes seront surpris par l’ampleur du refus populaire.

Mes chers collègues, loin de tout populisme, loin de toute polémique, je souhaitais attirer votre attention sur ce décalage. Dans ces cortèges, il n’y a pas de casseurs mais des citoyens actifs, intégrés et responsables.

Au-delà du jugement que vous portez –il est légitime- sur leurs revendications, je vous invite à entendre ce message que nous envoie le peuple. Après des années de financiarisation, la crise a causé des ravages non seulement dans l’économie, non seulement dans l’emploi, mais aussi dans tout notre système de valeurs et de représentation.

Ayons-en conscience, il en va de la bonne santé de nos démocraties.

Je conclurai mon propos par quelques informations utiles pour la poursuite de nos travaux. S’agissant de l’agenda, d’abord : nous respecterons le rythme habituel avec une séance publique les 25 et 26 novembre, consacrée au débat d’orientation sur les Transports et au débat d’Orientations Budgétaires ; puis une séance publique les 16 et 17 décembre avec à l’ordre du jour le Budget Primitif. Je vous propose, en outre, de consacrer une journée supplémentaire, le mercredi 15 décembre à trois thématiques : le débat sur la violence, un échange avec le Préfet de Corse sur l’activité des services de l’Etat, ainsi que l’audition du directeur de Capénergie sur les énergies renouvelables. Afin de préparer correctement ces séances, j’ai demandé de réserver les créneaux des jeudi et vendredi précédant l’Assemblée aux commissions organiques, et à elles seules. Sachant que des réunions thématiques peuvent s’organiser plus souplement, y compris en-dehors du siège, pourvu qu’on le sache à l’avance. Vous noterez ainsi que la commission des compétences législatives se tiendra vendredi 5 novembre à Bastia et que je procèderai à l’installation du groupe sur Tchernobyl le lundi 8 novembre à 14h30.

J’en profite pour vous signaler la venue, le 5 novembre à l’Hôtel de région, de Madame Leila SHAÏD, ambassadrice de l’Autorité palestinienne auprès de l’Union Européenne : nous la recevrons avec Paul GIACOBBI et vous êtes bien sûr cordialement invités.

Comme je m’y suis engagé lors de ma prise de fonctions, je réunirai bientôt la commission permanente pour faire ensemble un point sur le début de la mandature. Nous verrons s’il y a lieu de procéder à des ajustements, dans le règlement intérieur, le fonctionnement courant voire dans le rythme de nos réunions : à cet égard, j’attends vos propositions.

Je tiens, enfin, à assurer en votre nom notre collègue, Nadine NIVAGGIONI, ses enfants et toute sa famille de notre réconfort amical, et de notre soutien dans l’épreuve douloureuse qu’elle traverse.

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Marie-Jeanne FEDI Derniére Session de l'Assemblée Territoriale

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Demande de création d’un « observatoire régional des violences envers les femmes, de l’égalité et de la parité »/ADOPTEE

Considérant l’action menée par l’association « FEMMES SOLIDAIRES » depuis plusieurs années qui vise à améliorer la vie des femmes au quotidien,

Considérant qu’une femme sur dix est victime de violences conjugales ou familiales en France, que la Corse n’est pas épargnée, que ces situations intolérables ont des conséquences graves pour les femmes et leurs enfants,

Considérant les données que nous avons pu obtenir pour l’année 2009 au niveau du Centre d’Information des Droits de la Femme : plus d’une centaine d’appels pour les départements de Haute Corse et de Corse du Sud,

Considérant qu’il est nécessaire de centraliser ces appels afin de coordonner les diverses actions menées par les services de l’Etat, des Départements, des institutions, ou associations, sans s’y substituer,

Le groupe des élu(e)s communistes et citoyens du Front de Gauche demande la création d’un « observatoire régional des violences envers les femmes, de l’égalité et de la parité » qui permettrait la mise en commun des compétences et serait un outil de centralisation des actions, de prévention, de réflexion, d’échanges, et de propositions.

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SESSION DU 24 SEPTEMBRE 2010

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DISCOURS DE RENTREE

Le Président BUCCHINI

Mes chers collègues,

Cette séance, malgré son ordre du jour réduit, constitue la « rentrée politique » de l’Assemblée de Corse. Un usage bien établi veut qu’à cette occasion, les deux Présidents indiquent aux conseillers les grands axes de leurs actions pour les mois à venir.

Il n’est pas dans mon habitude de monopoliser la parole et d’un autre côté, nous n’aurions pas intérêt à improviser aujourd’hui un débat de fond. Je vais donc évoquer certains sujets pour ouvrir des pistes et vous proposer d’organiser, durant cette seconde session ordinaire, plusieurs débats bien construits.

Tout à l’heure, le Président GIACOBBI vous exposera les grandes orientations qui fonderont le travail du Conseil Exécutif, avec les dossiers prioritaires à l’ordre du jour.

Pour ma part, je vais puiser dans l’actualité de cette dernière semaine, actualité politique bien sûr mais aussi celle qui constitue le quotidien de la population, de quoi alimenter nos réflexions.

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30ème anniversaire de l’IRA – BASTIA 2 septembre 2010

DOMINIQUE BUCCHINI




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Vous fêtez, aujourd’hui, le 30ème anniversaire de l’Institut Régional d’Administration de Bastia et je m’en réjouis à plus d’un titre.

Je me réjouis d’abord que cette école, qui forme les cadres A de l’Administration générale, ait pu se créer en Corse, et à Bastia. En 1980, il n’était pas évident de décider d’implanter ici un tel Institut. En effet, celui-ci a pour mission de former les cadres de l’Etat et de Collectivités locales dans ce qu’il est convenu d’appeler « le Grand Sud » (Aquitaine, Midi - Pyrénées, Languedoc - Roussillon, Provence - Alpes - Côte d’Azur et Corse ), c’est-à-dire 5 régions, auxquelles il faut ajouter l’Outre-Mer, qui auraient pu, toutes, prétendre également accueillir cette école, chacune avec des atouts indéniables. C’est la Corse et la ville de Bastia qui ont été choisies. Il est vrai que cette décision s’inscrivait dans le cadre d'une série de mesures visant au développement de la vie économique et culturelle de la Corse ; mais sans doute peut-on y voir aussi, dans une certaine mesure, une reconnaissance du véritable vivier qu’est depuis longtemps notre Ile en ce domaine, elle qui a fourni tant de serviteurs – et parmi les plus illustres - à l’Etat.

C’est à l’évidence une chance pour Bastia de posséder un Institut de cette qualité, une école de référence, par laquelle sont passés près de 3000 élèves, venus de tous les horizons géographiques et sociaux, et qui, soyons-en sûrs, sont devenus, à l’issue de leur scolarité et au gré de leurs affectations professionnelles, autant d’ambassadeurs de la Corse, témoins non seulement de ses qualités humaines et naturelles, mais aussi de la qualité de son administration et de ses services publics.

L’Institut fait aujourd’hui partie du paysage insulaire et des atouts de la cité de Bastia et la qualité de son enseignement est reconnue.

Centre d’enseignement de haut niveau, l’IRA a assis sa crédibilité, son excellence, sa légitimité par un enseignement sans cesse adapté aux besoins de nos concitoyens : les procédures de la fonction publique y sont sans cesse affinées, des stages sont organisés pour les élèves au sein d’administrations pour un exercice plus efficace de leur métier, des échanges sont mis en oeuvre afin de développer la coopération internationale et d’évaluer les pratiques des administrations.

Tout ceci concourt à une fonction publique de qualité.

Cela signifie bien sûr, qu’il faut approfondir les questions qui se posent à la fonction publique et qu’il faut aussi que des propositions soient faites, par exemple, pour le reclassement indiciaire, la fin de la contractualisation, la double carrière, les conditions de mobilité, le dialogue social, et bien sûr, l’égalité Hommes-Femmes.

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L’Administration doit certes assurer avec rigueur ses fonctions principales : l’application de la Loi (et c’est même une obligation), la police administrative, et la gestion directe de services publics comme par exemple l’Education…mais celles-ci n’ont de sens qu’au service du bien commun.

L’IRA forme des fonctionnaires de l’Etat, de collectivités territoriales ou des hôpitaux, qui travaillent tous au service de l’intérêt général et c’est d’ailleurs cette notion, essentielle, d’intérêt général que votre Institut défend et promeut en dispensant son enseignement.

Grâce à un tel Institut, la fonction publique est ainsi assurée de voir perpétuée cette conception française de l’intérêt général et du service public : au-delà d’une conception purement idéologique, la fonction publique doit être définie sur la base des principes d’égalité, d’indépendance, de responsabilité, de neutralité.

C’est le sens de la réforme de la fonction publique qu’avait mené en1981, mon ami Anicet Le Pors, l’un des ministres communistes du gouvernement de Pierre Mauroy. Ce statut général de la fonction publique a été fondamental pour passer d’un état de fonctionnaire-sujet à celui de fonctionnaire-citoyen et de ce point de vue, la réforme a été un bouleversement radical dans la tradition française de la fonction publique. Cela signifie que les fonctionnaires que vous allez devenir, ne doivent pas être de simples exécutants passifs mais des acteurs responsables de la bonne marche de nos services publics.

Dès lors, les tentatives récentes de « décrédibilisation » des fonctionnaires doivent être analysées comme une « banalisation de la France », selon l’expression du philosophe Marcel Gauchet : on s’en prend successivement et sans nuances au modèle d’intégration, à la laïcité, aux services publics, aux collectivités territoriales, et on les nomme d’un terme méprisant « d’anomalies ».

Je forme le vœu que votre Institut, par la qualité de sa formation, continue de démontrer que les services publics constituent une sorte de « valeur universelle », et que demain, autant et plus qu’hier, une société humaine solidaire a besoin d’une fonction publique de qualité.

Louis 11 disait qu’ « en matière d’administration, toutes les réformes sont odieuses ».

Elles le sont en effet si l’on ne tient pas compte de l’intérêt général, si ne s’y développe pas un esprit de morale républicaine ou une démarche scientifique et humaine.

Mais s’il s’agit d’améliorer l’administration en se réappropriant l’Histoire de la France, alors la réforme est utile.

Bon anniversaire à l’IRA et à tous ses élèves.

Je vous remercie.

 

Dominque BUCCHINI dans l'EXPRESS

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Dominique Bucchini, président (PC) de l'Assemblée territoriale de Corse, s'oppose à la volonté des nationalistes d'instaurer "une citoyenneté locale" qui permettrait de limiter les ventes de maisons aux "continentaux".



Est-il vrai que l'envolée des prix de l'immobilier entraîne chez certains Corses un sentiment de dépossession?

Tout comprendre sur cette question de "citoyenneté locale" ici. En Corse comme partout ailleurs, se trouver dans une situation sociale et financière rendant difficile ou impossible l'accès au logement sur fond de spéculation et de hausse des prix ne peut qu'engendrer des frustrations, un sentiment d'injustice, auxquels il convient de répondre par la recherche de solutions efficaces.

Les nationalistes revendiquent l'instauration d'une "citoyenneté corse", attribuée au bout de dix ans de résidence permanente pour devenir propriétaire dans l'île. D'un point de vue technique, cette mesure serait-elle efficace pour permettre aux Corses d'être "propriétaires de leur île"?

Présenter le problème de la sorte ne permet pas vraiment de le clarifier. On constate, en effet, une forte différenciation sociale avec, d'un côté, des gros détenteurs de patrimoines qui bénéficient des avantages liés aux arrêtés Miot et du bouclier fiscal et, d'autre part, la grande majorité des gens dont les conditions de vie s'aggravent. L'explosion de la richesse se mesure à cet écart de 7,5 points séparant la tranche des plus hauts revenus déclarés des plus bas. On pourrait parler aussi de la montée en flèche du nombre des contributeurs à l'impôt sur la fortune.

Cela est le produit des avantages fiscaux consentis ces dernières années sans contreparties sociales pour l'emploi, les salaires. Sous l'effet de la crise mondiale, qui n'épargne pas la Corse, le modèle de développement libéral vient de montrer ses faiblesses par une aggravation brutale du chômage.

La situation est très préoccupante si l'on considère la cherté de la vie qui mine au quotidien le pouvoir d'achat des ménages insulaires. Le problème majeur du logement auquel les Corses sont confrontés ne peut être appréhendé sans tenir compte de ses paramètres sociaux.

La création d'une "citoyenneté corse" n'empêcherait nullement la constitution d'importants patrimoines pour des Corses bénéficiant de hauts revenus et je ne vois pas comment une telle mesure faciliterait l'accès au logement pour les autres, la grande majorité des habitants.

A priori, je pense que l'impact d'une telle mesure serait, en ce sens, très relatif; si le foncier est un élément déterminant, il n'est pas le seul élément concourant à la formation des prix immobiliers : les acquisitions foncières peuvent représenter environ 20% du coût alors que les travaux de construction peuvent aller à 50%.

Est-elle juridiquement compatible avec le droit français? Le précédent calédonien est-il transposable en Corse?

Je suis élu politique et non juriste. Cela étant, les situations de la Nouvelle-Calédonie et de la Corse sont très éloignées. Dans le premier cas, il s'agissait de définir un corps électoral dans le cadre d'un processus pouvant déboucher sur une séparation. Ce n'est pas le motif avancé ici. Dans le cadre constitutionnel, ce procédé est impossible sur le reste du territoire français. Par ailleurs, je ne suis pas certain que cette mesure serait jugée conforme aux principes de droit de l'Union Européenne.

Est-il politiquement acceptable de réserver cette citoyenneté aux personnes "nées en Corse ou demeurant sur l'Ile depuis au moins dix ans"?

Dans la mesure où nous ne reprenons pas à notre compte cette notion, nous n'avons pas à en dessiner les contours. Partir du principe qu'il puisse y avoir plusieurs citoyennetés dans la République, c'est accepter le principe d'inégalité de traitement en fonction des origines sur le territoire national. Imaginons un instant qu'on nous oppose la même exigence ailleurs sur le continent : la discrimination nous paraîtrait inacceptable. Ce n'est pas parce que quelqu'un est d'origine différente qu'il a moins de droit qu'un autre. Il y a certainement d'autres moyens à définir et mettre en oeuvre pour freiner la spéculation.

S'agit-il, comme certains le pensent, d'une forme de "lepénisme corse"?

Je ne suis pas dans cette posture de l'amalgame et du procès d'intention. Je n'ai pas l'impression qu'il y ait, en l'occurrence, un fondement raciste et xénophobe dans le discours. Les polémiques à base de simplifications outrancières ne peuvent que nuire à un débat clair, franc et loyal.

Est-elle susceptible d'être acceptée par la majorité de gauche de l'Assemblée territoriale?

Je n'aurai pas l'outrecuidance de parler au nom de chaque groupe composant notre majorité ! En fonction de ce qui est évoqué précédemment, je pense que la mesure proposée serait difficilement compatible avec les valeurs républicaines et sociales de la gauche. En tout cas, le groupe auquel j'appartiens n'est pas favorable à ce principe.

Cette conception de la citoyenneté s'oppose-t-elle à la conception française du droit du sol? Risque-t-elle de créer, comme certains le craignent, des "citoyens de seconde classe"?

Il est clair que cette conception de la citoyenneté remet en cause l'égalité des droits entre les citoyens de la République. Il est important de rappeler l'article premier de la Constitution d'autant plus en ce moment où le gouvernement et le Président de la République ont une forte tendance à bafouer les principes républicains en chassant, pour des motifs électoralistes, sur les terres de l'extrême droite.

Peut-on imaginer que l'instauration d'une citoyenneté corse n'ait des conséquences qu'en matière immobilière? Pensez-vous qu'elle en aurait aussi pour le droit de vote, l'emploi, la fiscalité, les transports?

Si l'instauration de cette "citoyenneté corse" n'aurait probablement pas les effets escomptés sur le coût de l'immobilier, il est évident, en revanche, qu'elle comporterait potentiellement des effets juridiques très importants : définition d'un corps électoral spécifique, recrutement préférentiel... C'est pour cela qu'il s'agit, à mon sens, plus d'une mesure politique que d'une mesure propre à régler la question du foncier et du logement.

Les nationalistes ont posé trois conditions sine qua non d'un apaisement avec la majorité de gauche: l'officialisation de la langue corse, le rapprochement des prisonniers détenus sur le continent et le règlement de la question foncière et immobilière. Est-il exact que seule la dernière pose vraiment problème à la majorité?

Vous le dites, ils posent des conditions; mais cela ne nous détourne pas du dialogue et de la confrontation argumentée. Le rapprochement des détenus -et non des "prisonniers politiques"- est un problème humanitaire et de respect des droits de la personne; l'éloignement induit des difficultés matériells et morales graves pour eux et leurs familles; l'Etat doit répondre favorablement, dans les faits, à la demande unanime de l'Assemblée de Corse concernant le rapprochement des détenus corses.

S'agissant de la langue, si nous sommes nous-mêmes favorables à l'instauration de la co-officialité et que nous comptons nous investir sans réserve en se sens, il est vrai que les composantes de la majorité ont des cultures diverses à ce sujet, donnant lieu à des positions nuancées, plurielles; mais j'espère que le débat permettra de rapprocher les points de vue; en tout cas, pour ma part et dans le cadre de ma fonction, je m'y emploierai.

Quant à la question foncière et immobilière, l'Assemblée dans son ensemble, au-delà de la majorité, considère qu'il s'agit d'une priorité et a demandé au Conseil exécutif d'initier des Assises sur cette question. La conseillère exécutive déléguée, Maria Guidicelli, a lancé le processus en proposant un parcours méthodologique prenant en compte l'ensemble des problèmes du logement et du foncier. Je ne doute pas que les travaux débouchent sur des préconisations efficaces et très largement partagées.

La Collectivité dispose-t-elle de chiffres corroborant les affirmations des nationalistes: hausse de 2000% en 10 ans du prix des terrains, hausse de 70% en 7 ans des loyers?

Une chose est certaine, les loyers sont élevés, le prix du m2 inabordable dans de nombreuses zones ; c'est bien la raison qui m'avait conduit, dès la dernière mandature, à demander la création d'un EPF pour mieux maîtriser le foncier et permettre notamment la construction des 8000 logements sociaux nécessaires.

L'Assemblée a décidé d'organiser des Assises sur le foncier et le logement à la rentrée. La citoyenneté corse pourrait-elle être adoptée à cette occasion ? D'autres mesures pourraient-elles y être discutées ? Lesquelles auraient votre préférence?

Je vous le disais précédemment, les Assises du foncier et du logement ont vocation à traiter de l'ensemble des problèmes dans leur complexité. La proposition de « Corsica Libera » y sera évidemment étudiée et discutée. Le logement est un problème préoccupant pour la population Corse

* la rareté des terrains constructibles, en particulier pour les opérateurs sociaux,

* l'augmentation des prix,

* l'insuffisance notoire de l'offre locative aussi bien dans le parc privé que dans le parc social,

caractérisent la situation Insulaire d'autant que les aides de l'Etat au secteur sont en baisse ; les difficultés de logement sont, bien sûr, plus aigües pour les catégories de population les plus précaires et il est clair que la question du logement social est centrale.L'Etablissement Public Foncier, paraît de nature, en concordance avec des mesures appropriées de stimulation de la construction et une clarification des régimes d'aides aujourd'hui trop complexes, à faciliter le règlement de la question cruciale du foncier et du logement.

L'EXPRESS http://www.lexpress.fr/region/c-est...

 

RESTRUCTURATION du BUREAU de POSTE de FIGARI

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Viviane BIANCARELLI au nom du GROUPE « ELU(E)S COMMUNISTES CITOYENS DU FRONT DE GAUCHE »

CONSIDERANT que les projets de restructuration de la Poste suscitent une vive émotion parmi les usagers,

CONSIDERANT les fortes mobilisations à la fois des municipalités et des populations intéressées notamment au moment du vote citoyen contre le changement de statut de la Poste (plus de 10 000 votants en Corse),

CONSIDERANT la délibération du Conseil municipal de Figari en date du 17 juin 2010,

L'ASSEMBLEE DE CORSE

ATTEND de la Direction de la Poste en Corse du Sud qu'elle maintienne le Chef d'établissement sur le bureau de poste de Figari et l'activité de tri des facteurs comme l'ensemble des activités à l'enseigne.

 

GALSI-Selon la presse ALGERIENNE.........(Suite)

gaz.jpg U Rossu a extrait ce passage sur le site http://www.algerie-focus.com/2010/0...

Incertitudes des perspectives des réserves des hydrocarbures en Algérie ainsi que du prix de cession du marché du gaz ou la problématique de la sécurité nationale

.../...

3- La Commission nationale de régulation de l’électricité et du gaz (CREG) le 25 juillet 2010

sur son site internet a élaboré le programme indicatif d’approvisionnement du marché national en gaz pour la période 2009-2018 et prévoit trois scénarios : hypothèse de forte consommation intérieure en 2018 avec 63 milliards de mètres cubes gazeux ; une hypothèse moyenne avec une consommation intérieure de 55 et une hypothèse faible avec 51 milliards de mètres cubes gazeux contre une consommation en 2010 de 29 et 40 fin 2014. La forte connexion par rapport au marché international , ( bas prix) explique en grande partie la forte consommation intérieure, et en partie le déficit structurel de Sonelgaz, car un meilleur management et la concurrence permettrait également de réduire les couts . Ainsi, l’Algérie pourrait faire face à une grave crise interne de gaz dans les huit prochaines années s’il n’y a pas de découvertes substantielles qui sera fonction tant du vecteur couts/ prix de cession au niveau mondial pouvant découvrir des centaines de gisements mais non rentables financièrement que de la maitrise technologique supposant la revalorisation de la ressource humaine évitant cette dispersion de Sonatrach qui devient un État dans un État au lieu de se consacrer à ses métiers de base, et un bon partenariat posant la problématique suivante : les 41/51% favorisent t-ils l’entrée de compagnies étrangères avec leur savoir faire au moment où la concurrence internationale est vivace.

Aussi, en cas du maintien du statut quo actuel tant des prix internationaux du gaz conventionnel, concurrencé par le gaz non conventionnel et horizon 2018 par les énergies renouvelables, la production actuelle de Sonatrach ,

ne pourras pas subvenir à ses engagements d’exportation à travers tant ses GNL que les réseaux Medgaz et Galsi ( à moins d’un bradage qui couvrirait à peine les frais de production)

et le déficit pourrait atteindre 50 milliards de m3 en 2014 avec le risque de devenir importateur net de gaz à l’horizon 2025, c’est dire dans 15/16 ans c’es t à dire au même moment de l’épuisement des réserves de pétrole. Cela a des répercussions sur la capacité de financement future de l’Algérie où tout est irrigué par la dépense publique via les hydrocarbures, dont notamment celle de 200 milliards de dollars entre 2004/2009( le problème est ce que ce montant a été intégralement dépensé n’ayant pas eu à ce jour de bilan ) et le programme d’investissements publics de 2010 à 2014 de 286 milliards de dollars, qui n’est que le prolongement de l’ancien, étant faux d’affirmer que 40% vont à l’éduction puisque plus de 85% de ce montant sont destinés aux infrastructures ( le global dépassant 70% comme entre 2004/2009) et non à la valorisation de la connaissance.

Ce programme concerne deux volets, à savoir les restes à réaliser des grands projets déjà entamés de 130 milliards de dollars, ( montant faramineux de 45% de réévaluation, démontrant une non maitrise de la gestion des projets ) et l’engagement de projets nouveaux pour 156 milliards de dollars. Avec le montant de l’autofinancement de Sonatrach( 63 milliards de dollars 2010/2014, plus de 15 milliards de dollars pour Sonelgaz soit plus de 35% des recettes de Sonatrach au cours de 75 dollars le baril et les importations de biens d’équipement, de biens intermédiaires et de la consommation finale, l’on devra inéluctablement , si les cours du gaz et du pétrole se maintiennent au niveau actuel et sans afflux substantiel de l’investissement étranger, conduire à puiser dans les resserves de change. A moins que l’on freine le rythme de la dépense publique. Car, les dernières mesures contenues tant dans la loi de finances complémentaire 2009 que 2010 ne s’attaquent pas tant à l’essence de l’envolée des importations qui est la non maitrise de la dépense publique (mauvaise gestion – corruption). .../...

 

18 Juillet Réunion des colistiers FDG à CORTE

Les colistiers du Front de Gauche s’étaient donnés rendez vous hier Dimanche 18 Juillet à Corte pour faire le point du travail accompli, et celui qui reste à faire, lors de ces 4 premiers mois de mandature… Repérages terminés, restent des « gros » dossiers qui viennent à l’ordre du jour :

  • Energie
  • PADDUC
  • Education
  • Transports aériens et maritimes
  • Chemin de fer
  • Culture et Sport
  • Politique sociale, pauvreté et précarité
  • Maitrise du foncier et logement
  • Déchets

Nous ne citons ici que les principaux…pour lesquels, nos élu-e-s, et nos candidats gardent une attention particulière, et tiennent à faire avancer les points pour lesquels ils ont reçu mandat. La Région a un rôle à jouer sur l’ensemble de ces problèmes, même si la politique nationale de Sarkozy, du tout libéralisme, de bradage du service public se renforce chaque jour davantage.

                                                 

Un échange de 4 heures a permis de marquer le profond accord sur la manière d’aborder notre travail. Cependant les événements qui ont posé question quant à la loyauté de toutes les composantes de la majorité relative...

  • L'élection à la présidence du Conseil de Surveillance de la CCM ne reste pas un événement anodin,
  • La subvention au SCB au regard des problèmes généraux de sous équipement sportif de la région.

...ne doivent pas passer au compte « Pertes et profits »…

Reste la volonté de tous et de toutes :

  • De faire partie intégrante de la majorité, de proposer, faire partager nos idées et les difficultés de la population, et voter…
  • Que le Groupe des Elu-e-s Communistes et Citoyens du Front de Gauche trouve un bon équilibre entre la nécessaire autonomie politique et la non moins nécessaire solidarité majoritaire.
  • Que les composantes du Front de Gauche s’expriment sur les questions régionales en toute indépendance.
  • Il est prévu des rencontres trimestrielles d’échanges entre élu-e-s et composante du FDG sur des thèmes à préparer, ainsi que les l’examen des futures échéances électorales.

Une bonne séance de travail dans la moiteur de cette mi-juillet.

 

Le Comité Régional, élargi aux deux Conseils départementaux

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Vendredi 2 juillet 2010

Le Comité régional, élargi aux deux Conseils départementaux, se réunira :

Vendredi 16 juillet à 16 heures 30,à Corté, dans les locaux de l'Université (UFR de lettre Bt B4 salle 001).

Les élu(e)s territoriaux y sont invité(e)s. Trois mois après la mise en place de la nouvelle majorité régionale nous reviendrons sur cette prise de fonction, la politique mise en œuvre depuis, ce qu'il en ressort pour les transports, l'énergie, le PADDUC, la culture... et la bataille indispensable à mener afin que le changement intervenu avec la défaite de la droite se retrouve dans les politiques sectorielles de la CTC. Entre temps, le 35ème Congrès a eu lieu, il a confirmé les orientations retenues précédemment concernant le parti, son organisation, son renforcement et sa transformation, d'une part, la poursuite et l'élargissement de la démarche Front de gauche d'autre part. La résolution adoptée propose également d'engager, dans la riposte à la politique antisociale de Sarkozy, la préparation des cantonales de 2011 et un calendrier pour la présidentielle et les législatives de 2012 que nous ne dissocions pas. Nous réfléchirons dans ce cadre à l'activité et aux initiatives à développer notamment pour le maintien du droit à la retraite à 60 ans.

Une autre réunion aura lieu :

Dimanche 18 juillet à 14 heures 30, toujours dans les locaux de l'Université (UFR de lettre Bt B4 salle 001),

avec les colistier(e)s de la liste du Front de gauche, celles et ceux qui ont contribué à son succès. Ensemble nous verrons comment poursuivre, dans la mandature, l'engagement commun, à partir des 20 propositions qui ont été le socle de notre campagne électorale.

Pour l'organisation il est préférable de connaître à l'avance le nombre de participant(e)s. En ce sens, il faudrait confirmer ta présence par :

Comptant sur votre participation à ces deux réunions, recevez mes fraternelles salutations.

Michel Stefani

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