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Mot clé - Maria GUIDICELLI

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ASSEMBLEE DE CORSE - SESSION DU 9 AVRIL

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PADDUC-INTERVENTION DE MARIA GUIDICELLI

Mesdames et Messieurs les Conseillers,

Le projet du PADDUC a été approuvé par une large majorité le 1er novembre 2014, et c’est bien une délibération majeure et retransmise comme telle auprès des corses que vous avez décidé de voter. Je dirais même qu’il a été approuvé de matière itérative à trois reprises : en juillet 2012, janvier 2014 et 1er novembre 2014. Pour répondre aux attentes immenses de notre communauté, il nous faut désormais conduire ce projet à bon port, c'est-à-dire jusqu’à son adoption définitive à l’issue de l’Enquête Publique.

Pour ce qui est de notre séance de ce jour, deux bornes nous sont imposées : d’une part la loi, et la loi seule, définit notre cadre de travail, et donc le périmètre de notre délibération et d’autre part les trois premiers votes de l’Assemblée de Corse (le projet politique, le PADD et le projet de PADDUC) qui constituent autant d’échéances que l’on ne doit pas remettre en cause si ce n’est pour justement améliorer la sécurité juridique ou la qualité du document. Il nous appartient aujourd’hui de délibérer, afin que le Président du Conseil Exécutif puisse soumettre à enquête publique, le projet de plan, ainsi que les projets de délibérations prévues à l’article L 4424-12 du CGCT, assortis des avis de l’autorité de l’État compétente en matière d’environnement, du Conseil Économique Social et Culturel et du Conseil des Sites, et éventuellement modifiés pour tenir compte des dits avis.

Cette dernière précision, telle qu’insérée dans la loi du 5 décembre 2011, a le mérite de la clarté : il ne s’agit aucunement de faire évoluer le document hors du cadre stricte que nous imposent les 3 avis. Je vais m’efforcer de vous démontrer que ce faisant nous ne remettons pas en cause, bien au contraire, les étapes de validation politique précédentes.

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17 AVRIL 2014

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SCHEMA D’AMENAGEMENT TERRITORIAL – 3ème PHASE DU PADDUC

Par son vote du 31 janvier 2014, l’Assemblée de Corse a autorisé la poursuite des travaux relatifs au Padduc, c’est-à-dire l’élaboration de la dernière phase : le Schéma d’Aménagement Territorial. Il y a une progression dans l’élaboration du Padduc et toutes ses phases sont interdépendantes. Chaque étape vient compléter la précédente, autant qu’elle se nourrit de la précédente. Nous sommes aujourd’hui dans une phase d’expertise, de consultation, toujours dans l’esprit de co-construction qui préside à l’élaboration de nos travaux depuis le début. La conclusion politique interviendra, elle, à la fin du mois de juillet 2014, avec un passage du SAT devant l’Assemblée de Corse.

(À la suite de ce vote, le Padduc poursuivra un processus réglementaire établi de la manière suivante : analyse par le Conseil des sites + par l’autorité environnementale + par le CESC – Puis lancement de l’enquête publique. À l’issue de ce processus, le Padduc pourra être définitivement adopté par l’Assemblée de Corse)

Comment allons-nous procéder ? :

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Présentation des 10 candidats communistes et Front de gauche présents sur la liste "Ajaccio ensemble - Aiacciu inseme" conduite par Simon Renucci.

Dimanche 23 février, sous le kiosque à musique de la Place du Diamant, présentation des 10 candidats communistes et Front de gauche présents sur la liste "Ajaccio ensemble - Aiacciu inseme" conduite par Simon Renucci.

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Participaient à cette initiative un groupe de jeunes communistes ajacciens (nouveaux adhérents, voir photo). C'est un signe très positif qui indique que l'aggravation des inégalités et des injustices, comme la montée de la droite extrême un peu partout en Europe font aussi se dresser une partie de la jeunesse corse.

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Après le titre erroné de Corse Matin (ce n'est pas le fait de la journaliste, mais une erreur de notre part) il nous est apparu nécessaire d'apporter des précisions (texte ci-dessous).

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Le positionnement du Front de gauche

La présentation des dix candidats communistes et Front de gauche sur la liste « Ajaccio ensemble -Aiacciu Inseme » conduite par Simon Renucci a été l’occasion de rappeler que les jeunes communistes ajacciens se sont engagés dans la campagne, avec un candidat étudiant, Kilian Cervetti. En Corse, le Front de gauche n’est pas constitué d’un cartel d’organisations ; il a été créé, après les élections européennes de 2009, à partir d’un élargissement antérieur du parti communiste : c’est dans ce cadre que Maria Guidicelli et Josette Risterucci, qui ne sont communistes, sont été élues depuis 2004 à l’Assemblée de Corse. Et c’est encore le cas aujourd’hui, à la mairie d’Ajaccio : Maria Guidicelli, Etienne Bastelica et Marie Padovani ne sont pas membres du parti, mais cela ne les empêche nullement de travailler avec nous en toute liberté et pleine solidarité. Cette singularité du Front de gauche corse est un atout pour la liste conduite par Simon Renucci : elle est déjà partie prenante du bilan de la majorité sortante ; elle participe aussi à la construction d’un projet utile pour Ajaccio. Et même si, ici ou là, on semble le contester, la présence dynamique des communistes et du Front de gauche sur la liste d’union lui apporte une composante originale, indiscutablement située à gauche… La ligne nationale de notre groupe est clairement anti-austérité ; elle entend, contre les sirènes dangereuses qui plaident le contraire, faire prévaloir la continuité d’une politique d’investissement communal, indispensable pour deux raisons étroitement liées : répondre aux besoins sociaux, soutenir l’activité économique et donc l’emploi.

Ajaccio le 24 février 2014 Paul Antoine Luciani

 

Maria Guidicelli : « Le statut de résident, tel qu’il est défini, ne me convient pas »

GUI_M.jpegInterview de Maria sur CORSENET INFO

'Elue du Front de gauche, conseillère exécutive en charge, notamment, de l’élaboration du PADDUC (Plan d’aménagement et de développement durable de la Corse) qui sera débattu à l’automne à l’Assemblée de Corse (CTC), Maria Guidicelli revient, pour Corse Net Infos, sur le débat des Ghjurnate di Corti auquel elle a participé. Favorable à une évolution institutionnelle, elle s’affirme personnellement opposée au statut de résident défini par dix ans d’ancienneté.

- Qu’est-ce qui vous a incité à participer à ce débat ?

- C’est très clair dans mes propos. Je suis en charge du PADDUC. J’ai mené pendant trois ans une démarche de concertation sur cet enjeu majeur pour l’avenir de la Corse. Nous allons y définir le modèle de développement que nous voulons pour cette île et pour ceux qui y résident. J’ai, donc, accepté l’invitation de Corsica Libera pour simplement expliquer comment ce PADDUC se construit et pour répondre à une demande de dialogue. Je suis venue dialoguer et donner la position de la conseillère exécutive, mais également de l’élue du Front de Gauche que je suis.



- Justement, vous avez pris position contre le statut de résident. Pourquoi ?

- Le statut de résident, tel qu’il est défini aujourd’hui, c’est-à-dire qualifiant les personnes résidant sur cette île au regard d’une antériorité de résidence, ne me convient pas. Je ne partage pas l’approche qui consiste à dire que l’on doit justifier de dix ans d’ancienneté de résidence, ou même moins, sur le territoire pour acquérir un bien. Je regarde vers l’avant et pas vers l’arrière. Je considère que toute personne, qui pose le pied sur cette île pour y vivre, doit pouvoir avoir accès à un droit fondamental qui est le droit au logement. Aujourd’hui, nous devons garantir ce droit fondamental aux personnes qui arrivent chez nous, qui s’engagent dans un projet de vie et qui élèvent leurs enfants.



- Dans ce cas, pourquoi avez-vous pris en charge ce dossier ? !

Parce que le Président du Conseil Exécutif a voulu qu’il n’y ait aucun tabou. Partant de là, j’ai piloté la démarche de réflexion et l’expertise prévue par la feuille de route validée par la CTC. Cette expertise fait plusieurs propositions que j’ai évoquées. Il n’empêche que, dans leur mise en œuvre, les choses ne sont pas tranchées. Le débat va se faire dans l’hémicycle sur la base du dossier technique que j’ai piloté et qui est une simple contribution ouvrant sur différentes hypothèses. La décision se prendra à l’Assemblée de Corse.



- Quand ?

- Il faudra que le Président de l’exécutif organise le calendrier. Je pense que cela devrait se faire dès la rentrée ou, en tous cas, durant le dernier semestre 2013.



- Par contre, vous êtes favorable à une évolution institutionnelle. Pour quelles raisons ?

- Je considère que la Corse doit pouvoir être identifiée comme région ayant des spécificités. En plus, la mention de la Corse dans l’article 72-5 de la Constitution me paraît être souhaitable et positive pour répondre à des objectifs de rééquilibrage social. Mais, en même temps, je suis fortement attachée au fait que la Corse fait, avant tout, partie de la République française. C’est un élément qu’il m’a paru important de mettre en avant dans les débats.



- En quoi la réforme est-elle indispensable ?

- La réforme institutionnelle ne peut pas être un préalable ou une fin en soi. Il faut, d’abord, répondre à la question : pourquoi la faire et pour quels objectifs ? La réforme doit être un outil, un mode de réponse à des difficultés que nous avons identifiées. Nous voulons atteindre un objectif social, par exemple faciliter l’accès au logement pour les plus modestes, et inverser des mécanismes spéculatifs. A partir de là, nous pouvons actionner un certain nombre de leviers, comme le levier fiscal. Mais, en l’état actuel du droit et de la place de la Corse dans la Constitution, ce n’est pas possible. Reconnaître la place de la Corse dans la Constitution lui ouvre les voies d’outils nouveaux. C’est cela qui est essentiel !



- Cette évolution n’est-elle pas aussi un moyen de sécuriser le PADDUC ?

- Oui. Il faut que le PADDUC soit applicable. Or, aujourd’hui, c’est le seul exercice de ce type en France. Il est hors du droit commun. Il risque d’être frappé d’inconstitutionnalité. Il faut donc le consolider et faire en sorte qu’il ne soit pas inconstitutionnel. C’est pour cela qu’il faut inscrire la Corse dans la Constitution comme aussi un moyen de sécuriser notre futur PADDUC.




- Pensez-vous convaincre le gouvernement ?

- Le gouvernement attend de la Corse qu’elle fasse des propositions que nous sommes, aujourd’hui, en train de construire. Lorsque cette proposition sera aboutie, nous devrons la porter auprès du gouvernement et du Président de la République.



Propos recueillis par Nicole MARI

 

ASSEMBLEE de CORSE - Session Jnvier 2014- INTERVENTION DE JOSETTE RISTERUCCI

POINT SUR LE DISPOSITIF D’AIDES AUX FAMILLES D’ENFANTS CORSES HOSPITALISES SUR LE CONTINENT

Madame la Conseillère Exécutive,

Un rapport sur le dispositif d’aides aux familles d’enfants corses hospitalisés sur le continent nous avait été présenté lors de la session des 25 et 26 juillet 2013. Plusieurs mesures destinées à répondre aux difficultés matérielles engendrées par l’hospitalisation d’un enfant sur le continent ont été adoptées : - La prise en charge des frais de transports du deuxième accompagnant et d’hébergement des malades et/ou leurs familles. - L’application de tarifs spéciaux pour les enfants revenant en Corse après une évacuation sanitaire - La mise en place d’un numéro vert en cas d’absences de places disponibles pour un départ en urgence sur le continent - L’information des dispositifs existants et la coordination des différents acteurs pour simplifier le parcours des familles dans l’obligation d’effectuer ces démarches. Pour ce faire, il s’agissait d’améliorer la communication auprès des populations et de faciliter le travail collectif des différents acteurs du processus. Je souhaiterais donc savoir où en est l’application de ce dispositif pour le transport et pour l’hébergement, ainsi que pour l’information au public, qui est un élément très important. Je vous remercie.

REPONSE A LA QUESTION ORALE POSEE PAR J. RISTERUCCI

MARIA GUIDICELLI - CONSEILLERE EXECUTIVE

Madame la Conseillère,

Oui, c’est un sujet important, majeur au même titre que ce que l’on qualifie de gros dossiers. Effectivement, l’aide aux familles d’enfants hospitalisés sur le continent doit être une priorité et c’est ce que vous avez d’ailleurs décidé en adoptant le règlement que je vous ai proposé au mois de juillet dernier.

Rapidement, je vais vous dire comment nous mettons en œuvre tout ceci, sur les trois volets.

D’abord, affirmer que le dispositif est effectif aujourd’hui.

Premier volet, le transport. Rappelez-vous, il comprenait plusieurs mesures : l’une consistait à prendre en charge le billet d’un second accompagnant. Sachez que ce remboursement est effectué par nos services dès lors que la pathologie de l’enfant induit la reconnaissance d’une affection de longue durée. C’est ce que vous aviez convenu, reconnaissance par l’Assurance maladie dès lors que l’hospitalisation est supérieure à trois jours. Les dossiers sont prêts, les interventions sont prêtes et les familles peuvent solliciter la CTC.

Deuxième aspect sur le transport, il s’agissait, rappelez-vous, du tarif spécifique pour les enfants revenant en Corse à la suite d’une évacuation sanitaire. Là aussi, le dispositif est effectif. Il a été négocié avec la compagnie aérienne Air Corsica dont je salue le Président. Cette dernière a d’ailleurs abaissé le tarif de ce billet retour pour nos enfants qui auraient fait l’objet d’une évacuation sanitaire.

Concernant le volet transport, restait le fameux numéro vert. Il s’agissait de pouvoir rendre accessible les réservations dans l’urgence dès lors qu’il fallait accompagner un enfant sur le continent. Donc, le numéro vert, 0800 100 108 est là. Il est opérationnel depuis le 20 janvier dernier. Il repose sur les astreintes gérées par les agents de la Direction du développement social et du service de la Santé, par nos agents qui ont donc mis en place une permanence, j’ai envie de dire jour et nuit, week-end, jours fériés. C’est un élément fondamental, il est opérationnel.

Concernant le volet hébergement, c’était la manière d’aider à la prise en charge des frais d’hébergement, cette mesure également est opérationnelle. Elle doit être néanmoins sollicitée par les structures d’hébergement qui accueille sur Marseille ou sur Nice puisque c’est la plupart du temps là que sont orientés les enfants. Dès lors qu’elles font la demande, elles peuvent être conventionnées avec notre Collectivité. Je vous indique qu’une première convention cadre est en cours de finalisation pour une durée de trois ans sur Nice. Bien évidemment d’autres contacts ont été pris, à commencer d’ailleurs par les structures qui sont sur Marseille. Là, nous prenons en charge en partie les frais d’hébergement.

Enfin, le volet information-communication n’est pas neutre, bien au contraire, parce qu’il faut que ce soit accessible et lisible pour l’ensemble des familles.

Pour ce qui est du dispositif régional, tout cela va être communiqué via diffusion d’affiches, de flyers qui sont en cours de confection. Je les ai moi-même validés il y a très peu de temps. Elles vont pouvoir être diffusées. Reste le document qui va permettre de recenser toutes les interventions associatives, institutionnelles. C’est un travail qui est en cours d’élaboration.

Je conclue pour vous dire que notre dispositif est opérationnel et je rappelle quand même que le déploiement d’un tel dispositif par une institution régionale constitue un modèle unique en son genre.

Je vous remercie.

 

ASSEMBLEE de CORSE - Session Jnvier 2014- INTERVENTION DE MARIA GUIDICELLI – CONSEILLERE EXECUTIVE en chaege dun PADDUC

PLAN D’AMENAGEMENT ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Conseillers, chers collègues,

Nous voilà arrivés au terme de la deuxième étape de notre Padduc. Aujourd’hui, votre Assemblée va devoir se prononcer sur le Projet d’Aménagement et de Développement Durable (le PADD) et par-là même nous permettre d’engager la troisième et dernière étape du PADDUC : l’élaboration du Schéma d’Aménagement Territorial, qui constituera la transcription spatiale, la matérialisation du Projet. Il est donc normal qu’à ce stade nous ne présentions pas de cartographies ; Celles-ci ne pouvant être que la résultante des objectifs d’aménagement et de développement que votre assemblée actera ce jour. D’ailleurs, toutes les démarches de planification, PLU compris, se font selon cette méthode. La longue concertation conduite sur le terrain pendant de nombreux mois, la séance de travail du 18 décembre dernier et les multiples rencontres organisées depuis, ont, je crois, permis l’indispensable appropriation politique de ce Projet ; je pense en particulier aux élus locaux et territoriaux. Cet apport « du politique » est pour moi essentiel car il permet d’apprécier le projet à l’aune des réalités et des aspirations des territoires et nous amène à nous projeter, d’ores et déjà, dans la mise en œuvre opérationnelle du PADDUC.

Je veux faire référence également aux socioprofessionnels qui, par leurs contributions, nous ont aidé à faire de ce PADD un plan de développement. J’oserais même préciser, afin que ne subsiste aucune ambigüité : ce PADD est un plan de développement ; un plan de développement durable certes (et je vais y revenir), qui demande que l’on soit économes de nos ressources, mais un plan développement avant tout. Faut-il rappeler le dynamisme économique que nous visons en positionnant l’économie productive comme fer de lance de ce développement ? Ainsi, le développement des activités agricoles et sylvicoles, l’affirmation d’un tourisme durable, fondé sur l’identité, largement réparti sur l’année et les territoires, un nouvel élan, une réorientation et une sécurisation du BTP, une action résolue en direction des filières à fort potentiel… Tout cela doit nous permettre de changer la donne en matière de PIB. Les objectifs que nous visons en la matière sont ambitieux. Pour le secteur primaire, il s’agit de passer d’un PIB de 1,4% actuellement à un PIB de 4% en 2040. Pour le secteur secondaire, l’industrie représente aujourd’hui 5,2% ; l’objectif fixé par le PADD se situe entre 8 et 9%. Alors, je pose une question dont chacun ici peut convenir de la réponse : pourquoi faudrait-il opposer sans cesse préservation et développement, littoral et montagne, secteur privé et secteur public, tourisme et environnement, BTP et filières d’avenir ? Cette vision de la Corse, au-delà d’opposer ce qui n’a aucune raison de l’être, dresse les corses les uns contre les autres, stérilise les initiatives, les bonnes volontés et désespère notre jeunesse, qui attend avant tout un emploi. Ce PADDUC doit réconcilier, créer du lien, réunir et non opposer. Je le redis : personne ne doit se sentir mis à l’index, chacun doit trouver sa place, car chacun sera concerné. Pour toutes ces raisons, encore une fois, ce Padduc est élaboré au service du Peuple corse. Il relève donc un véritable défi sociétal et culturel (favoriser l’accès aux besoins fondamentaux, prendre en compte les évolutions sociodémographiques, libérer les potentiels de la culture, de la langue et du patrimoine au service du territoire, replacer le sport comme facteur de cohésion et moteur du développement socio-économique). Pour autant, une société juste et équitable doit générer une richesse économique partagée. C’est la raison pour laquelle la vocation première et essentielle de notre document est de proposer un plan de développement. Pour cela, notre économie doit se diversifier, se renforcer et se sécuriser. Enfin, les objectifs sociétaux et économiques que nous visons nous engagent à faire des choix en matière d’aménagement du territoire. Ces choix d’aménagement sont bien au service de ce développement équilibré et de la transition écologique et sociétale qui devra s’opérer. Ainsi se pose la question de l’armature urbaine, des grands équipements ou infrastructures (notamment les

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Le JEUDI 19 DECEMBRE 2013 À 18H30, au PALAIS DES CONGRES à AJACCIO

Aura lieu la Déclaration de Candidature pour les Municipales de Mars 2014 de Monsieur Simon RENUCCI.

Il sera entouré des responsables politiques des partis de gauche ainsi que des responsables des mouvements qui le soutiennent.

Nous vous demandons de faire circuler cette information et d’être nombreux pour accompagner notre démarche.

Nous comptons sur votre présence.

E. BASTELICA,M. GUIDICELLI,P A. LUCIANI,N. PIMENOFF,M. POLI, frise_TERed_Slogan.jpg

 

Info de dernière minute

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Maria GUIDICELLI, Conseillère Exécutive Front de Gauche

fera une présentation du PADDUC sur ALTA FREQUENZA aujourd’hui à 12h15.

 

MARIA GUIDICELLI, LE 17 SEPTEMBRE 2013

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CONFERENCE DE PRESSE CTC/ARS SANTE DES JEUNES 12-25 ANS

C’est avec une grande satisfaction que j’assiste à vos côtés à cette conférence de presse car, nous, élus, qui travaillons quotidiennement à l’élaboration d’un projet de développement pour la Corse, gardons toujours en tête que les décisions que nous prenons aujourd’hui impacterons sur le long terme les générations futures.

Aussi nous nous devons de porter un regard particulièrement bienveillant sur notre jeunesse, l’avenir de cette île. Porter un regard bienveillant sur la jeunesse, c’est d’abord lui accorder un droit fondamental : celui de se soigner, d’être informé et d’être accompagné efficacement par les structures publiques dans leur recherche de bien-être. Actuellement, le constat que nous faisons tous est que trop de jeunes sont exposés à des facteurs de vulnérabilité : à la souffrance psychique liée à la période de l’adolescence notamment, viennent trop souvent s’ajouter une situation de rupture scolaire et sociale et des conduites dangereuses pour la santé en terme de sexualité, d’addictions en tous genres ou d’accidents.

Second constat, les jeunes corses ne sont pas égaux face à l’accès aux soins et à la prévention. Face à ces phénomènes, cumulés à une précarisation de cette tranche d’âge, il est de notre devoir de proposer aux jeunes un schéma de santé lisible, cohérent et surtout efficace. La Corse compte près de 50 000 jeunes âgés de 12 à 25 ans (recensement 2009) représentant ainsi 16,35 % de la population insulaire. La période adolescente est marquée par l’importance des conduites à risque : addictions, insuffisance des comportements de prévention dans le cadre de la sexualité, accidents.

De plus, les situations de rupture sont génératrices d’inégalités sociales de santé importantes en particulier à cette période de la vie caractérisée par son aspect de construction psychologique et sociale. La recherche du bien être des jeunes, par une meilleure protection de leur santé, par le développement d’un accompagnement adapté et individualisé pour les plus fragiles, constitue donc un enjeu majeur pour l’avenir.

C’est donc très naturellement que la Collectivité Territoriale de Corse s’est associée à ce plan d’actions « santé des jeunes » car il répond à la nécessité de construire une coordination inter-institutionnelle des actions de prévention menées auprès des jeunes à l’échelle de la région. Notre objectif commun est de gagner en efficacité en proposant à ce public particulièrement vulnérable des interventions coordonnées et des actions complémentaires qui couvrent l’ensemble du territoire insulaire. Il est primordial de privilégier une approche territoriale intégrée afin d’éviter le financement d’actions redondantes et inopérantes. Ce plan d’actions cadre d’abord parfaitement avec le Règlement des aides Santé-Social-Solidarité adopté par l’Assemblée de Corse le 20 décembre dernier, par lequel la Collectivité Territoriale de Corse prévoit le financement d’actions de prévention et de promotion de la santé, destinées à garantir l’égal accès à la prévention pour tous sur l’ensemble de notre territoire.

Il s’inscrit également dans le droit fil des travaux d’élaboration du PADDUC qui, je le rappelle, est un plan de développement à long terme accordant une place prépondérante à l’équité sociale et territoriale.

Dans le cadre de cet appel à projet, la Collectivité Territoriale de Corse a choisi de cofinancer 10 projets, pour un montant total de 32085 €, prenant en compte l’intérêt de l’action, le public visé et les garanties apportées par les structures porteuses. Et, d’ores et déjà, je peux affirmer qu’en 2014 l’intervention régionale en matière de promotion de la santé sera intensifiée avec un soutien ciblé sur les jeunes, en cohérence avec le schéma régional de prévention.

 

Maria nous informe de sa position quant au "ghjurnate di Corti".

maria_guidicelli_mi.jpg Cher (e) ami (e),

En ma qualité de conseillère exécutive en charge du PADDUC, je suis invitée à participer à un débat qui se déroulera le 4 août, dans le cadre des "ghjurnate di Corti".

Elue du Front de Gauche, je suis sollicitée pour participer à un débat public qui aura lieu, néanmoins, dans un cadre politique spécifique : celui du rassemblement annuel du mouvement indépendantiste "Corsica Libera".

L'une de mes responsabilités au sein du Conseil Exécutif de Corse (et pas des moindres) est l'élaboration du PADDUC. J'ai choisi de conduire une démarche participative de co-construction, qui semble porter ses fruits au regard du consensus qui s'est dégagé autour des orientations politiques qui ont été actées à l'Assemblée de Corse le 26/07/2012, alors que nous avons approuvé le modèle de développement choisi pour la Corse pour les 20 à 30 ans à venir.

Ce modèle de développement a été largement partagé bien au-delà de l'hémicycle et de l'Assemblée délibérante, et je considère que notre capacité à faire partager le projet de société équitable et solidaire dont la Corse a un besoin urgent est la garantie d'un PADDUC acceptable soutenable et durable, en particulier pour l'immense majorité des corses qui attendent des réponses à leurs besoins élémentaires et légitimes : emploi, niveaux de revenus décents, logement, accès aux soins,...autant de sujets majeurs qui constituent les fondements des valeurs du Front de Gauche.



Il nous appartient maintenant de décliner les orientations politiques fondamentales qui structurent le projet de société et de les traduire dans un Projet d'Aménagement et de Développement Durable (PADD), il s'agit là de la phase 2 du PADDUC qui est en cours.

Nous nous attacherons, dans un troisième temps, à écrire le schéma d'aménagement (principes de localisation des grandes infrastructures, cartographie générale et cartographies spécifiques des espaces stratégiques).



Je considère qu'il est de ma responsabilité de mettre en débat les options politiques que l'Assemblée de Corse a validées et qui constituent ma "feuille de route" pour écrire cette "phase 2" du PADDUC.



Par conséquent, répondre à l'invitation de Corsica Libera, est pour moi le moyen de proposer, partager et défendre l'approche sociale et humaniste du modèle de développement que nous voulons pour la Corse.

C'est bien ainsi que je présenterai ma participation à cette manifestation, à laquelle je ne suis d'ailleurs pas la seule élue régionale conviée (seront également présents Pierre Chaubon, Pierre Ghionga, Jean Baptiste Luccioni,...).

Ne pas répondre à cette invitation reviendrait à considérer qu'il y a une frange des citoyens de cette île avec lesquels je refuserais de dialoguer... Ce qui n'est pas concevable, dans un contexte où la Corse a besoin, plus que jamais, de paix, et de dialogue.

L'avenir de notre île dépendra de notre capacité collective à proposer un projet de développement dont l'enjeu majeur doit être est de réduire la fracture sociale et territoriale, laquelle est source d'inégalités et de précarité, pour tous ceux qui y vivent, y travaillent, ou y élèvent leurs enfants.

En un mot, l'occasion m'est aussi donnée de présenter et défendre l'approche qui est celle du Front de Gauche, une approche résolument sociale qui a placé l'humain au cœur du projet de développement.

Maria GUIDICELLI.
 

Municipalité d’Ajaccio

"Nous ne voulons étre instrumentalisé par aucune faction et prenons une position collective". Tel est le résumé de la position du groupe C&FDG qui estime n'étre pas concerné par ce remaniement, et s'abstient de commenter une décision relevant des prérogatives exclusives du maire. Rien n'est changé aux équilibres internes entre les différents groupes. La décision du Maire impacte exclusivement le Groupe "Corse social démocrate", le sien. Cette "réserve" du groupe communiste et front de gauche ne signifie pas qu'ils soient des observateurs passifs. Simplement, rien ne sera fait qui puisse diviser, ou affaiblir la majorité municipale. Ils participent (très) activement au débat interne.

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Les élus communistes et Front de gauche communiquent

Depuis 2001, nous avons observé une ligne de conduite constante qui peut se résumer à deux notions interdépendantes : solidarité de gestion et autonomie politique.

Ainsi, à trois reprises, en 2002, 2007 et 2012, nous avons été candidats aux élections législatives, non « contre » le maire mais « à côté de lui ». Et nous avons toujours appelé au rassemblement démocratique, au second tour, autour du candidat de gauche le mieux placé.

Durant la préparation des élections municipales, à deux reprises, nous avons discuté, dans cet esprit, avec le maire et nos partenaires, de la répartition des responsabilités et des tâches au sein de la Direction municipale.

Dans les circonstances présentes, le maire a clairement précisé que le remaniement partiel des délégations auquel il souhaitait procéder ne concernait pas les deux adjoints Front de gauche, mais ceux de son propre groupe.

Nous n’avons donc pas à intervenir dans un débat interne à un autre groupe de la majorité municipale ; et nous n’alimenterons pas la chronique politicienne dont se repaissent les adversaires de la municipalité qui rêvent de reconquête.

Nous consacrerons tous nos efforts à consolider le bilan, déjà très riche, de la municipalité élue en 2001 et très largement réélue en 2008. Nous travaillerons, dans l’unité de toutes les composantes de la majorité, à améliorer encore le projet urbain dont la capitale de la Corse a impérativement besoin.

Ajaccio le 23 septembre 2012

Etienne Bastelica, conseiller municipal, conseiller communautaire, président du Groupe Front de gauche à l’Assemblée de Corse ;

Maria Guidicelli, adjointe au maire, membre du Conseil exécutif de Corse ;

Paul Antoine Luciani, premier adjoint au maire, conseiller communautaire ;

Natacha Pimenoff, conseillère municipale, vice-présidente de la CAPA ;

Marthe Poli, conseillère municipale, conseillère communautaire.

 

DEFINITION D’UN MODELE DE DEVELOPPEMENT POUR LA CORSE ARRETANT LES GRANDES ORIENTATIONS ET LA STRATEGIE D’ELABORATION DU PADDUC

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DISCOURS MARIA GUIDICELLI

Chacun d’entre nous mesure l’enjeu de ce débat d’orientation politique qui sera déterminant pour les corses dans leur quotidien et qui devra aussi esquisser des perspectives durables pour un futur plus lointain.

En effet, nous avons en charge l’élaboration d’un document fondamental pour l’Avenir de la Corse. A la fois, Projet de Développement et schéma d’Aménagement, ce PADDUC, pour lequel nous avons unanimement revendiqué et obtenu une valeur normative forte, puisque la loi du 05/12/2011 lui a conféré pleine et entière valeur de DTA, possède aujourd’hui tous les attributs d’un puissant outil de développement et de planification. Nous sommes la seule région de France à disposer d’un tel niveau de responsabilité et, tout compte fait, d’une telle possibilité à une « auto détermination » de notre développement et de notre aménagement. Car c’est bien de cela dont il s’agit : nous devons nous saisir de notre propre avenir et ne laisser à personne d’autre le soin de décider à notre place ! La construction d’un tel outil, tâche oh combien exaltante et complexe au vu des enjeux, s’inscrit par ailleurs dans un contexte de crise nationale et internationale, qui impacte notre île, contraint son développement, y produit des effets discriminants et dont il faudra, par conséquent, tenir le plus grand compte. La Corse connaît, du fait de la faiblesse de son secteur productif, une situation de dépendance vis-à-vis de l’extérieur, qui fragilise la société toute entière. Cette situation, conjuguée à notre insularité, conduit à une augmentation du coût de la vie et amplifie l’accroissement de la pauvreté. L’attractivité de notre île, entraîne une pression humaine saisonnière, une urbanisation croissante du littoral qui a un impact non négligeable sur notre environnement, et renforce les difficultés d’accès au foncier. La qualité remarquable de nos paysages a placé l’île au centre d’intérêts spéculatifs, reléguant notre terre au rang de simple marchandise au service d’appétits financiers et immobiliers. Autant de réalités, qui doivent nous conduire à mobiliser nos ressources territoriales, pour les mettre au service d’un nouveau modèle de développement, de la valorisation durable de notre territoire et de l’amélioration indispensable des conditions de vie de nos populations. Nous subissons, et subirons indéniablement, la conjugaison de plusieurs crises : crise financière, crise économique, crise sociale, crise écologique, crise alimentaire, crise morale… Nous allons, j’en ai peur, vers une impasse, si nous continuons à nous accrocher à un modèle qui mène droit vers le dépôt de bilan planétaire. Nous nous trouvons donc à un tournant de l’histoire où le modèle de développement des deux derniers siècles, basé sur un encouragement permanent à l’augmentation de la consommation individuelle, montre ses limites. Je veux parler de la consommation non raisonnée des ressources de la planète, du creusement sans équivalent des écarts de richesses, de l’accroissement des conflits et de l’insécurité. Ces réalités, aujourd’hui largement reconnues, hypothèquent considérablement les conditions de vie des générations qui viennent. En effet, souvenons-nous de ce proverbe indien : « quand le dernier arbre aura été abattu, quand la dernière rivière aura été empoisonnée, quand le dernier poisson aura été pêché, alors on saura que l’argent ne se mange pas ». Nous devons engager la mutation vers un nouveau mode de croissance : il nous faut passer de l’économie de « l’avoir plus » à l’économie de « l’être mieux ». Cette nouvelle vision, que l’on doit collectivement donner à la vie, ne nous y trompons pas, n’est ni de gauche ni de droite, elle EST le nouveau paradigme indispensable à notre survie commune. La valorisation de nos capitaux humains et naturels doit être au cœur de nos préoccupations, et de façon simultanée, car ils sont indissociables. Ceci implique donc un changement radical de société et une organisation humaine inspirée de cette vision. C’est ce que je vous propose de nommer la société de progrès. C’est au service de ce nouveau modèle de développement que nous devons construire notre PADDUC. Certains pourraient objecter que la Corse et son peuple ne pèsent que très peu, vis-à-vis du contexte international. Certes, la Corse est un petit territoire à l’échelle planétaire mais je voudrais, à ce propos, formuler trois remarques :

  • La première, consiste à ne pas oublier l’histoire en général et la nôtre en particulier. Bien que petite par sa taille, la Corse a su briller au siècle des lumières. L’Histoire nous montre en effet que l’invention et le progrès ont souvent été portés au départ, par des petits nombres …
  • La seconde est que, chaque territoire, doit en permanence, pour sa survie même, être capable d’anticiper sur les grandes transformations générales et agir de manière différenciée face aux dangers qui peuvent le menacer. Il doit, pour cela, privilégier la mise en valeur de ses propres atouts ;
  • La troisième enfin, pour vous dire qu’au final, nous sommes trop peu nombreux, pour nous offrir le luxe d’une division sur un projet d’une telle importance : « le re-fondement de notre société ».

La Corse, qui a su préserver son histoire, sa culture et son patrimoine est à même d’effectuer cette transition vers une société de partage et de solidarité. Elle dispose d’atouts majeurs pour envisager un développement harmonieux et partagé, et une opportunité, à travers le PADDUC, de construire cette nouvelle société de progrès dont la finalité doit avant tout, être l’épanouissement des hommes et des femmes, qui la composent. Cette société c’est celle qui constitue le peuple corse, corses d’origine et corses d’adoption. Pour rendre possible cette autre société, Il est indispensable que nous nous saisissions ensemble du PADDUC, au-delà de tout intérêt partisan, et que nous en fassions un véritable exercice de prospective, ambitieux, généreux et novateur, au service des aspirations populaires et de l’intérêt collectif.

Le changement doit certes venir des élus que nous sommes, mais il doit surtout se concevoir en écho aux aspirations populaires. Ainsi, nous devons être à l’écoute de la société civile, qui s’organise pour faire entendre sa voix. Je voudrais, à ce propos, saluer le grand intérêt et la forte mobilisation de la société Corse autour du PADDUC, dans ses composantes organisées comme au niveau des simples citoyens. Leurs apports sont d’ores et déjà très importants, au moment même où s’ouvrent nos travaux. Je veux les en remercier en votre nom à tous. Je veux également leur dire combien leur expression nous est précieuse car elle est un gage de démocratie et de réussite. C’est donc avec énormément d’enthousiasme mais aussi de gravité, que j’aborde ce premier débat et je souhaite un large rassemblement autour de l’idée que, loin d’être une contrainte, le PADDUC porte en lui un formidable espoir de transformation d’un quotidien souvent difficile, et de progrès équitable pour tous.

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Assemblée de Corse -SESSION DES 26 ET 27 JUILLET 2012 - JOSETTE RISTERUCCI

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QUESTION ORALE POSEE sur le SCHEMA DES FORMATIONS SANITAIRE ET MEDICO-SOCIALE

Monsieur le Président,

Je me permets de m’adresser à vous Monsieur le Président, car ma question concerne plusieurs conseillers exécutifs. J’ai demandé, depuis un an bientôt, l’évaluation de l’actuel schéma des formations sanitaire et médico-sociale, j’insiste car pour moi il y a urgence, car en 2O13 nous devrons établir le prochain schéma. Tant le secteur public que privé sont concernés par nos travaux, et il faut tenir compte de la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences GPMC dans ce secteur, qui a plusieurs niveaux de formation, qui est en pleine mutation par des réformes en cours d’application, et cela nécessite un travail de plusieurs mois de la part de vos services pour élaborer un schéma répondant aux attentes de tous. Je rappelle que nous parlons là d’emplois durables, non-délocalisables, et à prendre aussi en compte dans les axes de développement économique du PADDUC. Je souhaite donc, Monsieur le Président, que l’on puisse débuter dés le début septembre ces travaux pour ne pas le faire dans la précipitation et de façon imparfaite ensuite. C’est un enjeu important. Je vous remercie par avance de votre réponse.

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REPONSE DE LA CONSEILLERE EXECUTIVE MARIA GUIDICELLI

Mesdames et Messieurs les conseillers,

La loi du 13 août 2004 a transféré aux régions et à la Collectivité Territoriale de Corse les compétences en matière de formations sanitaires et sociales. Par délibération n°07/270 AC en date du 6 octobre 2007, la Collectivité Territoriale de Corse a adopté le Schéma Régional des Formations Sanitaires et Sociales pour la période 2008/2013, réalisé à partir d’un état des lieux détaillé et d’éléments prospectifs liés au vieillissement de la population, aux départs en retraite, mais aussi à l’émergence de nouveaux besoins. Dans ce contexte, bien que relevant des directions sectorielles oeuvrant dans le champ de la formation, le schéma des formations sanitaires et sociales doit constituer un outil au service d’une politique locale de santé fortement dépendante de facteurs économiques, démographiques et impactée par les politiques nationales en la matière. Dans la perspective du prochain schéma des formations sanitaires, sociales et médicosociales en 2013, un recensement des besoins en compétences dans ces secteurs doit être établi pour intégrer les évolutions à traduire ensuite en offre de formation adaptée aux profils d’emplois souhaités dans ces différents secteurs. Cette mission, initiée il y a près d’un an, a été confiée à la Direction du développement social en lien avec l’ARS et la DRJSCS. La collecte des éléments a néanmoins été confrontée à un certain nombre d’écueils qui n’ont pas permis de pouvoir disposer de données quantitatives sur les besoins en compétences suffisamment fiables. Face à ces difficultés, il a été décidé de réactiver la consultation des différents établissements et structures concernés en mandatant le GIP Corse Compétences (observatoire régional emploi-formation), pilote du recensement, avec le recours à un appui technique dans le domaine du handicap et de l’inadaptation sociale. La méthodologie retenue a pour objectif de sécuriser les données chiffrées relatives au contexte métiers des établissements et aux besoins identifiés à cinq ans en privilégiant, selon le secteur, une approche territorialisée des besoins en compétences. Compte tenu des difficultés rencontrées à la fois sur le taux de retour et la fiabilité des réponses lors du recensement lancé en octobre 2011, la mission doit se dérouler dans un calendrier relativement contraint (de septembre à novembre) pour disposer d’un socle d’éléments exploitables à échéance de l’actuel schéma en 2013. L’évaluation du schéma des formations sanitaires et médico-sociales constitue le complément du volet recensement afin de mettre en perspective les besoins présents et à venir avec l’état des lieux de l’actuel schéma et de ses différents axes. Des éléments d’évaluation des différents dispositifs mis en place par la Collectivité existent. En effet, l’ensemble de ces dispositifs font l’objet d’un suivi annuel selon différents indicateurs (nombre de personnes formées, niveau de formation, …), indicateurs qui pourront être apportés dans le cadre d’une évaluation plus globale de l’ensemble des actions du secteur sanitaire et social. Le schéma régional des formations sanitaires et sociales intègre en effet 29 actions, répertoriées dans 8 fiches-actions (fixant pour chacune d’elle les résultats attendus et les indicateurs de résultats), qui couvrent les 4 axes stratégiques suivants - Adopter un mode de pilotage dynamique, évolutif et fédérateur, - Valoriser les métiers et organiser les filières de formation, - Construire et mettre à jour les compétences sur les territoires, - Anticiper les mutations et la croissance d’activité. Ce sont ces 29 actions qui devront être évaluées individuellement sur la base des éléments dont dispose la Collectivité et ses interlocuteurs (État, OPCA, Conseils généraux, organismes de formation, ...). Pour atteindre cet objectif, dès la rentrée, seront mis en place des groupes de travail en liaison avec la commission du développement social et culturel. Je vous remercie.

 

Assemblée de Corse -SESSION DES 26 ET 27 JUILLET 2012 - MARIE-JEANNE FEDI

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QUESTION ORALE sur LE DISPOSITIF D’ENCADREMENT DES LOYERS ET LA CORSE.

Madame la Conseillère Exécutive Déléguée,

Le gouvernement a pris la décision d’encadrer les loyers au niveau national et le 18 juillet dernier en Conseil des Ministres, la Ministre de l'Egalité des Territoires et du Logement, Cécile DUFLOT, a présenté son projet de décret sur l'encadrement des loyers, qui devrait être applicable dès le 1er août dans une quarantaine d'agglomérations. Mme DUFLOT a rappelé, à juste titre, que pour les 6,6 millions de ménages locataires du parc privé, le loyer mensuel est souvent la première contrainte qui pèse sur leur pouvoir d'achat. Elle a précisé qu'en 2010, un locataire du parc privé sur deux dépensait plus de 27 % de ses revenus pour se loger, et que pour un locataire sur cinq, c'était plus de 40 %. Le projet de décret précise, notamment, qu'à la relocation et au renouvellement du bail dans ces zones considérées comme tendues, les propriétaires ne pourront par revaloriser le loyer d'un bien au-delà de l'évolution de l'indice de référence des loyers (IRL). Lors des travaux préparatoires, les services ministériels se seraient appuyés sur une base de données « CLAMEUR » - dont les quatre membres fondateurs sont des organisations syndicales regroupant des professionnels de l’immobilier - qui compte en son sein le groupe Bouygues Immobilier. La composition de cet observatoire des loyers - absence de partenaires publics ? - conduit nécessairement à nous interroger sur l’objectivité des éléments qui y figurent d’autant que si l’on procède à une recherche sur le site concerné, on doit se rendre à l’évidence : les rubriques « les loyers de marché par département » et la « mobilité résidentielle par département » ne sont pas renseignées pour nos deux départements insulaires ! Pourtant, les Assises du Foncier et du Logement, ont clairement établi le niveau élevé des loyers dans un certain nombre de villes corses. Madame la Conseillère Exécutive Déléguée, nous souhaitons vous faire part de notre double inquiétude dans la mesure où : - Les villes Corses ne font pas partie de la liste des sites concernés par le décret alors que parallèlement, notre Collectivité demande à l’Etat des moyens exceptionnels pour le logement social, la Corse connaissant un déficit très important dans ce domaine, dans un contexte de désengagement de l’Etat, - Il y a le risque que l’Etat se serve de cette base pour moduler les aides et réorienter la production de logements sociaux sur les sites où les loyers sont tendus, la Corse risquant ainsi de disparaître lors de futurs programmations nationales. Ainsi, je souhaiterais que vous nous fassiez un point précis sur le dispositif réglementaire, en cours d’élaboration, et que vous nous indiquiez quelles dispositions compte prendre l’Exécutif afin que les villes corses concernées puissent être rajoutées au décret précité. Je vous remercie.

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REPONSE DE LA CONSEILLERE EXECUTIVE MARIA GUIDICELLI

Madame la Conseillère,

Le Ministère du logement en date du 4 juillet 2012, a présenté un projet de décret relatif à l’encadrement des loyers à la commission consultative d’évaluation des normes et à la commission de concertation qui rassemble les organismes représentatifs des locataires et propriétaires. Le texte doit être transmis au Conseil d’État pour une publication avant la fin du mois de juillet. Ce décret dispose que, pendant un an à compter de sa publication, le loyer des logements qui sont reloués ne peut excéder le dernier loyer appliqué en tenant compte toutefois de l’évolution de l’indice de référence des loyers. Toutefois, si des travaux ont été réalisés pour un montant au moins égal à la moitié de la dernière année de loyer, la hausse ne peut excéder 15% du coût réel des travaux. De même, en cas de loyer manifestement sous-évalué, des dispositions permettent d’encadrer la hausse. 43 agglomérations représentant 1400 communes sont concernées par ce projet de décret. Ces agglomérations ont été retenues à partir d’une critériologie bâtie par le ministère et qui s’est basée sur : - L’évaluation des variations de loyers à partir des données de la Caisse Nationale des Allocations Familiales portant sur l’ensemble des allocataires des aides personnelles au logement logés dans le parc privé. Sur ce plan l’évolution des loyers constatée a été qualifiée « de particulièrement élevée » lorsque la hausse annuelle moyenne des loyers réels, sur la période 2002-2010, a été deux fois supérieure à l’évolution moyenne de l’indice de référence des loyers sur cette même période. Ce critère a conduit à retenir un premier seuil fixé à 3,2%. Les territoires ayant ainsi connu un niveau d’évolution supérieur à ce seuil ont été considérés comme des secteurs « tendus ». De même : - Le second critère concerne le niveau de loyer moyen de marché constaté en 2011 sur le territoire de l’EPCI auquel appartient la ville centre de l’agglomération tel que relevé par l’observatoire CLAMEUR. Est considéré comme anormalement élevé un niveau de loyer supérieur à 105 % du loyer de marché moyen observé en France métropolitaine, hors Ile-de-France, en 2011. Sur ces bases, le seuil retenu pour ce second critère est de 11,1 €/m². L’application de ce double filtre a donc permis l’identification des 43 agglomérations retenues en France continentale. Concernant les Départements d’Outre-mer, il a été constaté que les bases de données issues de l’observatoire CLAMEUR ne comportaient pas de références suffisantes pour pouvoir permettre de réaliser une analyse critériologique comparable à celle réalisée pour la France continentale. La question de la prise en compte de la situation dans les DOM était donc posée. Plutôt que de ne pas la traiter, un argumentaire a été construit, tenant compte notamment d’un niveau de revenu moyen des ménages très inférieur à celui de la métropole, corrélé par des niveaux de loyers élevés, pour décider d’étendre le périmètre du décret à 10 agglomérations d’outre-mer de plus de 50 000 habitants. L’utilisation de la base de données CLAMEUR, fruit d’un partenariat entre promoteurs, agents immobiliers, assurances, grands groupes du BTP comme Bouygues notamment … sans participation des collectivités locales ou de l’État pose problème puisque les éléments relatifs à la Corse n’y sont pas renseignés : dès lors, le second des critères utilisés par le gouvernement ne peut être renseigné. Cette absence de données de référence pour notre ile ne doit en aucune façon exonérer le gouvernement d’une analyse de la situation, qui débouchera, à n’en pas douter, sur la prise en compte de plusieurs villes insulaires. A bien y regarder, l’existence de démarches de Programmes locaux de l’Habitat (PLH) tant sur Ajaccio que sur Bastia, mais aussi l’existence de multiples OPAH et autres études doit pouvoir être utilisée. De même les travaux menés à l’échelle de notre région dans le cas des Assises du Foncier et du Logement constituent une mine d’informations tout à fait crédibles et dignes de foi. Il est donc fondamental de « corriger le tir » et de demander au gouvernement de revoir la position de la Corse vis-à-vis de ce projet de décret. Cette revendication me semble d’autant plus fondée que nous sommes sans aucun doute, la région de France à s’être le plus investie dans la problématique du logement, au point d’en avoir fait une de nos politiques prioritaires. Je souscris par ailleurs complètement à votre inquiétude concernant le risque de « contagion dans l’analyse », dans la mesure où les critères définis aujourd’hui pour encadrer les loyers, pourraient demain être utilisés à d’autres fins. Vous citez dans votre question, à ce propos, la répartition des crédits d’État destinés à financer le logement social, c’est en effet une conséquence possible à laquelle on pourrait s’attendre. Sur le même thème, je ne saurais trop vous renvoyer au très récent rapport de l’IGAS (cf. Le Monde.fr) qui vient de recommander la modulation des aides à la personne en fonction des niveaux de tension des marchés locaux constatés. Il est donc fondamental de se saisir au plus vite de ce sujet et c’est la raison pour laquelle, nous avons décidé, avec le Président du Conseil exécutif, de saisir officiellement l’Etat sur ce sujet par l’intermédiaire d’un courrier à l’attention de madame la ministre de l’égalité des territoires et du logement. Nous avons par ailleurs programmé d’ores et déjà une rencontre qui se tiendra le 5 Septembre prochain avec la ministre pour évoquer une série de points que nous considérons comme prioritaires en matière de logement pour la Corse. Ce sujet constituera un des points qui sera abordé à cette occasion. Je vous remercie.

 

Assemblée de Corse - SESSION DES 5 ET 6 JUILLET 2012 - Question de Michel STEAFANI

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ACCES DES JEUNES A LA CONTRACEPTION, A LA PREVENTION DES GROSSESSES NON DESIREES ET A L’INFORMATION SUR LES INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES.

Madame la conseillère Exécutive déléguée,

Les éléments d’enquête montrent que notre Région est dépourvue de dispositif véritablement pertinent d’accès à la contraception, à la prévention des grossesses non désirées et à l’information des jeunes sur les infections sexuellement transmissibles. Sur le fond il n’est pas inutile de rappeler que de 1975 à 2001, le droit à disposer de son corps n'a fait que progresser, notamment par la lutte menée par les femmes pour leur émancipation. En 1975, la loi Veil est votée et elles obtiennent le droit à l’avortement, le remboursement de l’acte suivra en 1982. En 2001, la loi Aubry prolonge le délai de 10 à 12 semaines, acte également la suppression de l'obligation de l'autorisation parentale pour les mineures, la suppression de l'entretien préalable obligatoire, et la possibilité de choisir la technique d'avortement. Pour autant, le nombre d’IVG pratiqués ne diminue pas au contraire, il augmente même chez les mineures. Selon un rapport de l’IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales) : « on constate depuis 2002, une progression significative du nombre des IVG chez les mineures dont le taux de recours à l’IVG est passé de 8.9 à 11.5 pour mille ». Cette difficulté d’accès des jeunes à la contraception s’explique essentiellement par les disparités géographiques, le prix de la consultation et une relative confidentialité. Or si nous voulons une réelle autonomie des jeunes il faut absolument leur en donner les moyens. Cela passe par la formation et l’emploi mais aussi par l’accès à la contraception qui pourrait être gratuite pour les mineurs afin de réduire les recours à l’IVG. Également, il faudra une politique préventive contre les infections sexuellement transmissibles et la formation des acteurs engagés dans ce type d’action sur tout le territoire pour renseigner au mieux les jeunes. Une fois de plus on ne peut que souligner les manquements de l’État et l’insuffisance de moyens attribuer aux Plannings familiaux alors que leur existence découle de la loi de 1967 et de la loi 1973 de création du Conseil supérieur de l’information sexuelle. Au sortir de 1968, l’article 1 de cette loi inscrite au code de santé publique indiquait : « l’information de la population sur les problèmes de la vie est une responsabilité nationale. L’État y participe notamment par l’aide qu’il apporte, dans le respect des convictions de chacun aux associations et organismes qui contribuent à cette mission d’information conformément aux lois de la République ». Or la mise en œuvre par le gouvernement précédent de la loi HPST-Bachelot-Sarkozy frappe de plein fouet les hôpitaux, les maternités, nos centres d’IVG... C’est tout le service public de santé qui se détériore, tant pour celles et ceux qui en ont besoin que pour celles et ceux qui y travaillent. Dans ces conditions sans se substituer à l’État mais en lui rappelant sa responsabilité ni au nouveau gouvernement dont nous attendons qu’il prenne des mesures fortes pour la santé, ne doit-on pas envisager d’organiser avec l'ARS et les Conseils Généraux les médecins et pharmaciens une rencontre pour définir les conditions d’une action permettant, gratuitement et sur tout le territoire de réduire les risques sexuels chez les jeunes aussi bien pour les filles que pour les garçons.

***

REPONSE DE LA CONSEILLERE EXECUTIVE MARIA GUIDICELLI

Le constat selon lequel la Corse se positionne en tête des régions présentant le plus fort taux d’IVG est sans appel : 19,6 IGV pour 1 000 femmes ont été recensées en Corse en 2009 (soit une IGV pour deux naissances), contre une moyenne nationale s’établissant à environ 14 pour 1 000. Le détail des chiffres fait également apparaitre que toutes les tranches d’âges sont concernées : les 12/17 ans représentent 6 % des IGV, 29 % des IVG concernent des jeunes adultes de 20 à 24 ans, et 36% des femmes 25 à 34 ans. L’inflation du nombre d’IVG démontre également une répartition régionale inégale : 2/3 des IVG ont lieu en Haute-Corse contre 1/3 en Corse en Corse du Sud. Comme vous le rappelez dans votre question, si l’accès à l’IVG a été notamment facilité par la loi Aubry avec le respect de la confidentialité et l’absence d’autorisation parentale, l’accès à la contraception suppose une consultation médicale pour la prescription du contraceptif. Or, cet accès confidentiel et gratuit n’est possible que dans les centres de planification qui sont au nombre de cinq en Corse : un en Haute-Corse (Centre de Planification Urbain de Bastia) et quatre en Corse du Sud, ce qui contribue, en partie, à expliquer le déséquilibre observé entre les deux départements. Sensibilisée à cet enjeu majeur de santé publique pour la région, la Collectivité Territoriale de Corse a pour objectif de soutenir différents types d’actions allant de l’accès à la contraception à l’accès à la prévention en l’élargissant aux d’infections sexuellement transmissibles. Associée à la première journée régionale sur la contraception organisée à l’automne 2011 par le Conseil Général de Haute-Corse, la Collectivité Territoriale de Corse a confirmé son positionnement d’acteur institutionnel clé dans ce domaine suite à l’adoption par l’Assemblée de Corse d’une motion relative à l’instauration d’un pass-contraception en juin 2011. Dans cette perspective, notre Collectivité a vocation à intégrer le dispositif régional de prévention des grossesses non désirées en cours de construction dans le cadre d’un partenariat entre les deux départements. Ce dispositif consiste à créer un réseau rassemblant, entre autres, les médecins libéraux, les hôpitaux, les cliniques, les PMI, l’ensemble des professionnels de santé concernés (sages-femmes, infirmiers, pharmaciens), les CPAM, la MSA et l’ARS. L’objectif essentiel est d’assurer une couverture territoriale des actions en terme de prévention et d’accès à la contraception inspirée du réseau alsacien initié par le professeur Israel Nissand, dont une intervention est programmée à l’occasion de la deuxième journée régionale sur la contraception programmée le 12 octobre prochain à Ajaccio par le Conseil général de la Corse du Sud. Les principaux acteurs ont été sensibilisés et mobilisés à cette démarche par les deux services départementaux de la PMI à l’occasion de rencontres de professionnels organisées dans chaque département. Un questionnaire relatif aux déterminismes sur le recours aux IVG en Corse, initié par le service PMI de Corse du Sud, en collaboration avec l’ORS, est en cours de finalisation. La Collectivité Territoriale de Corse se doit donc d’être partie prenante à ce projet régional en constituant la pierre angulaire d’un réseau animé par les deux départements. Ce pluri partenariat aura pour cible les mineurs et les jeunes adultes sans pour autant ignorer l’importance de cette problématique pour les femmes de 25 ans et plus. La collaboration des trois collectivités majeures de l’Ile sur cette question de santé publique est déterminante pour entrainer la participation de tous à un dispositif qui s’articule autour de deux actions structurantes : - l’accès géographique et financier à la contraception en accordant une vigilance toute particulière aux problématiques rurales ; - la prévention, la sensibilisation et l’information à la sexualité en construisant des protocoles communs aux professionnels concernés et en déclinant un ensemble d’actions partenariales au sein desquelles les établissements scolaires de Corse et l’Université occuperont une place prépondérante. La participation, tant technique que financière de l’ARS, à ce dispositif sera bien entendu capitale dans la mesure où la contraception constitue une thématique prioritaire intégrée dans le futur schéma régional de prévention. Comme vous l’aurez compris, des réunions partenariales vont être prochainement organisées dans le cadre de la mise en place d’un réseau régional des grossesses non désirées afin d’identifier et d’examiner concrètement les modalités et le coût des actions à mettre en œuvre avec l’objectif de créer un dispositif global cohérent et adapté à la Corse. Je vous remercie

 

Trois questions à Paul Antoine Luciani

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Législatives 2012 – Second tour

Comment analysez-vous vos résultats du premier tour ?

Avec Maria Guidicelli, ma suppléante, nous tenons à adresser nos plus vifs remerciements aux 2040 électrices et électeurs qui nous ont apporté leurs suffrages, et fait ainsi avancer l’autorité et l’influence de nos idées dans la circonscription et dans la capitale régionale. Par rapport aux législatives de 2007, en effet, le Front de gauche progresse de plus de cinq cents voix dans la circonscription, dont plus de trois cents sur Ajaccio (785 voix et 5,92 % en 2007 ; 1085 voix et 8,13 % en 2012). Cette progression est d’autant plus instructive qu’elle intervient sur fond d’abstentionnisme aggravé ; elle compense, en assez large partie, le recul de Simon Renucci en voix et en pourcentage. Additionnez nos scores ajacciens de 2012 et, à peu de choses, vous retrouverez notre résultat cumulé de 2007.

Et vos adversaires ?


Le candidat UMP, qui n’ose pas trop afficher son étiquette et qui évite soigneusement de prononcer le nom de Nicolas Sarkozy, se pique de son arrivée en tête au premier tour. Mais c’était déjà le cas de Philippe Cortey en 2007 : il avait obtenu 4864 voix et 36,70 % à Ajaccio, tandis que Jacques Billard obtenait, de son côté, 1643 voix et 12,62 %. Par rapport à son prédécesseur, Laurent Marcangeli perd 241 voix et 2,07 %, tandis que Jean Marc Cresp obtient 669 voix et 5,01 %. Le score cumulé de la droite, à Ajaccio, régresse de 1245 voix et près de 10 % ! (49,32 en 2007 ; 39,64 en 2012). Même si, arithmétiquement, on rajoute les 10,12 % du FN, droite « classique » et droite extrême ne parviennent pas ensemble à 50 %, assez loin du score de Nicolas Sarkozy au second tour de la présidentielle. Le seul énoncé de ces résultats permet de rappeler que les Ajacciens adaptent leurs choix électoraux à la nature et aux enjeux des différentes consultations. On peut deviner, par conséquent, que « l’effet présidentiel » d’une part, l’appétit municipal trop visible de l’UMP d’autre part, auront certainement une influence sur leurs suffrages. D’autant que, dans la crise profonde et durable où se trouvent l’Europe et notre pays, personne ne souhaite le retour en force de la politique des riches et chacun aspire à autre chose pour la Corse que des idées reçues sans contenu véritable.

Quelle est votre position pour le second tour ?

Elle était connue avant le premier tour ! Nous appelons toute la gauche à se rassembler pour faire échec aux ambitions de l’appareil UMP qui ne cache pas sa volonté de perpétuer l’austérité pour le plus grand nombre et les cadeaux fiscaux aux plus riches : une politique mise en œuvre pendant dix ans avec les résultats que l’on connaît pour l’emploi, les salaires, le logement, et l’explosion des inégalités. Votez, par conséquent, pour le député sortant, Simon Renucci, maire d’Ajaccio, dont je connais le bilan et le projet pour Ajaccio, pour la Corse, pour la gauche.



Ajaccio le 13 juin 2012

 

Le 6 Juin au Palais des Congrés d'Ajaccio

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Encore des dates de rencontres de nos candidats

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ainsi que celle de Dominique BUCCHINI et Viviane BIANCARELLI mardi 29 18H à l'école maternelle de Pietralba et à AGOSTA Mairie Annexe le 31 Mai à 18h

 

Réunion publique de Paul Antoine Luciani et Maria Guidicelli au Palais des congrès d'Ajaccio

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La première réunion publique de Paul Antoine Luciani et Maria Guidicelli s'est tenue au Palais des congrès d'Ajaccio en présence de 150 personnes environ. Cette réunion a été ouverte par la projection d'un film reportage consacré à la lutte des "Indignés d'Air France", projection en présence de son auteur, le journaliste indépendant, Enrico Porsia.

Un film, remarquable à tous égards, qui retrace les différentes phases de cette action qui (durant six mois) a été rythmée par des procédures et des décisions judiciaires, des discussions bloquées, des moments de grande tension, des fêtes aussi et des chansons. Avec un résultat judiciaire décevant, puisque les jeunes contractuels, certes avec une indemnisation (d'ailleurs minimale) sont restés à la porte de l'entreprise, mais l'amertume ne durera pas et la détemination manifestée tout au long de cette lutte continuera de vivre. Elle permettra de préparer les victoires à venir. C'est, en tous cas, ce message d'espoir que nous délivre ce reportage avec, aussi,la forte charge d'émotion collective qu'il porte en lui.

Un débat très riche a suivi cette projection. Car, et c'était là une nouveauté, des syndicalistes étaient présents en nombre, tout particulièrement ceux d'Air France et de Kyrnolia.



U Rossu vous présente ci-dessous, l'allocution liminaire, prononcée par Paul Antoine Luciani, pour présenter les objectifs de cette réunion publique.

Législatives 10 et 17 juin 2012

Réunion publique - Projection du film reportage d’Enrico Porsia « Micca nati pa esse dumati » Ajaccio 16 mai 2012

Bonsoir à tous, Et merci d’être venus nombreux pour échanger avec nous sur des questions majeures qui se posent à notre société, celle de l’emploi, l’emploi des jeunes et des moins jeunes ; l’emploi, c’est l’un des principaux enjeux de la campagne électorale en cours et de la période qui s’est ouverte avec l’installation à L’Elysée d’un Président de la république socialiste. Nous sommes, en effet, dans un moment très particulier, entre présidentielle et législatives, un moment où se prépare le renouvellement des représentants du peuple qui, en son nom, vont voter l’impôt, faire les lois, définir de nouvelles règles, orienter les choix du pays, autant de décisions qui permettront de répondre (ou non) aux besoins de la population et de la nation. La question de l’emploi est au cœur des préoccupations de nos concitoyens, tout particulièrement tous ceux qui, corses ou non, sont victimes du chômage, craignent l’insécurité sociale et la précarité, s’inquiètent pour leurs enfants. Le Front de gauche et ses candidats, organisateurs de cette réunion publique, n’ont pas la prétention de se présenter devant vous en sauveurs (« Il n’est pas de sauveur suprême… ») ; même s’ils sont, eux aussi en campagne, ils rejettent toute forme de récupération électorale ; ils ne vous apportent aucune recette toute prête pour régler les problèmes d’emploi qui sont, nous le savons tous, des problèmes graves et complexes. Plus modestement, ils ont voulu placer au cœur de la campagne électorale, non pas simplement la quête éperdue du suffrage, mais le mouvement même de la société. L’occasion nous en a été offerte par l’existence d’un document exceptionnel, le film d’un journaliste indépendant (et qui entend le demeurer), Enrico Porsia. Son film, « Micca nati pa esse dumati », retrace la lutte, elle-même exceptionnelle, de ceux qu’on a appelés « Les Indignés d’Air France ». C’est une lutte tout à fait remarquable qui a duré des mois, avec des péripéties judiciaires et un soutien massif de l’opinion publique, toutes tendances confondues. Auto-proclamés « indignés » par référence à tous ces jeunes gens sans emploi qui manifestent de façon non violente mais avec une détermination sans faille dans de nombreuses capitales, de Madrid à Londres en passant par Tel aviv… des jeunes gens très inspirés par le manifeste (devenu mondial) de Stéphane Hessel : « Indignez-vous ! ». Notre choix, c’est d’ouvrir cette campagne électorale par un retour en arrière social et sociétal (un flash back) sur un mouvement qui a durablement impressionné l’opinion et qui, pour ceux qui l’ont vécu, quelle que soit leur appréciation aujourd’hui, constitue une expérience exceptionnelle, unique ; une expérience telle qu’on s’en souvient une vie entière … On s’en souvient parce que c’est une lutte juste, légitime, une lutte qui porte loin ! Cette lutte appellera aussi des analyses et des réflexions dont il faudra tirer les enseignements. Sur ce point, également, nous abordons le débat entre nous de façon très ouverte, sans conclusions hâtives, avec le souci de favoriser une expression totalement libre.



Et c’est cela, la démarche fondamentale du Front de gauche : elle consiste à accompagner les mouvements sociaux, à les soutenir, à les relayer au besoin en leur donnant le retentissement qu’ils exigent, mais sans jamais se substituer à eux, sans tenter d’en récupérer les acteurs. Voyez le courrier que vient d’adresser Jean Luc Mélenchon au nouveau Premier Ministre à propos de certains conflits en cours, comme celui du Thé Eléphant. Avant la projection et le débat qui va suivre, je voudrais que Enrico Porsia nous explique sommairement la démarche qui a été la sienne quand il a suivi les Indignés d’Air France ; et quel peut être l’avenir de ce document qui, d’une façon ou d’une autre, sera, pour tous ceux qui luttent, un témoignage, une expérience, une innovation sociale et, en définitive, peut-être, un drapeau. Paul Antoine LUCIANI

 

REUNION PUBLIQUE - MERCREDI 16 MAI 2012 18H30 - à AJACCIO

INVITATION

Dans le cadre de la préparation des élections législatives, le Front de gauche et le Parti communiste organisent une



REUNION PUBLIQUE

MERCREDI 16 MAI 2012 à AJACCIO à 18H30 au PALAIS DES CONGRES



Cette réunion débat sera animée par les candidats

Paul Antoine Luciani et Maria Guidicelli,

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Dominique Bucchini et Viviane Biancarelli

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Elle sera précédée par la projection du film reportage réalisé par Enrico Porsia, journaliste indépendant:

"MICCA NATI PA ESSE DUMATI"

qui retrace la lutte des Indignés d'Air France



VENEZ NOMBREUX

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