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13èmes « RENCONTRES CINEMA-HISTOIRE »,

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Bonjour,

Nous avons le plaisir de vous annoncer les dates des 13èmes « RENCONTRES CINEMA-HISTOIRE », elles auront lieu cette année du 7 au 10 avril prochain. Le 7 et 8 avril à l’espace Diamant d’Ajaccio et le 9 et 10 avril à la CCAS Marinca Porticcio.

Comme les autres années, nous proposons bien sûr des films qui s’adressent aux scolaires (CM2, collèges et lycées, voir programme).

Vous trouverez en pièce jointe le programme complet de la manifestation.

Nous comptons sur vous pour diffuser cette information (par courriel, réseaux sociaux, etc…) le plus largement possible.

En espérant vous y voir nombreux.

Un grand merci à vous tous.

Renseignements : vendetta2a@orange.fr

Vous trouverez en Annexe le déroulé complet des événements

 

70° Anniversaire de la Libération de la Corse - Merci Léo !

Micheli_leo.jpg Le soixante-dixième anniversaire de sa libération a été, pour la Corse, un événement considérable : grâce au nombre et à la diversité des initiatives mémorielles, grâce à l’implication active des jeunes générations et à la pluralité des territoires concernés, grâce à la présence du président de la République en différents lieux de mémoire, cette commémoration aura eu l’éclat que méritaient ces combats libérateurs et les sacrifices de ceux qui s’y étaient engagés. Temps fort de ces cérémonies, les grands discours prononcés, à Bastia, sur la place Saint Nicolas, par le Président de la République, François Hollande, et par Leo Micheli, le dernier dirigeant politique vivant de cette période décisive de notre histoire contemporaine.

Son hommage à tous les combattants de la liberté, la qualité de son témoignage, la puissance politique de son propos ont fait forte impression. Et ils ont suscité une grande fierté chez les communistes et leurs amis.

Comme avec Arthur Giovoni à Ajaccio il y a vingt ans devant François Mitterrand, l’engagement absolu des communistes dans la résistance et la libération, leur capacité à rassembler les forces vives du peuple ont été rappelés et expliqués par l’un des leurs, devant les plus hautes autorités de l’Etat. A Bastia, le 4 octobre 2013, devant François Hollande, la « leçon de Leo » a fait passer sur la Corse le souffle irrésistible de l’Histoire. Ce n’est pas un hasard si la mission de parler au nom de toute la Résistance lui a été confiée : son engagement, les responsabilités éminentes qui ont été les siennes, son expérience et sa culture, sa stature politique, tout exigeait « naturellement » que cette mission lui revienne.

Mais ce choix renvoie aussi, plus profondément encore, à ce qui a été au cœur de la construction politique singulière qui a donné sens, consistance et efficacité à la Résistance intérieure corse. «Notre Leo» l’a expliqué avec la pédagogie et la subtilité politiques qui ont toujours été les siennes. Sa « leçon » tient, selon moi, en quelques axiomes simples : les communistes n’étaient pas seuls dans la résistance, mais ils avaient compris avant d’autres que la libération nationale et la libération sociale étaient inséparables, que c’était dans le peuple lui-même, dans son union sur une ligne clairement patriotique et démocratique, que l’on pourrait ouvrir en grand le chemin de la liberté. Sans eux, sans leur volonté de rassemblement, le Front National n’aurait peut-être pas existé, et la libération aurait été, avant tout, le fait de forces extérieures. Le peuple corse aurait été, sans aucun doute, plus spectateur qu’acteur de sa propre libération, c’est le sens même du discours du Général De Gaulle à Ajaccio, en octobre 1943.

Il ne peut être question, chacun le comprend, de faire un tri indigne entre des patriotes qui ont tout sacrifié pour libérer leur pays. On peut relever, néanmoins, que les seuls tués en combat sous l’occupation (indépendamment des martyrs de la répression et des combattants de la libération) auront été cinq patriotes, André Giusti, Jules Mondoloni, Dominique Bighelli, Jean-Baptiste Giacomini et Dominique Vincetti, cinq militants communistes actifs dans la préparation de la lutte armée intérieure : leurs destins illustrent une stratégie. Résister, pour tous, c’était exposer sa vie. Mais il y avait débat sur les conditions de la libération. Les dirigeants de Londres et d’Alger auraient préféré que la résistance patiente en attendant le débarquement des armées alliées ; les communistes avaient choisi, avec leurs organisations, de ne pas cantonner leur action au seul renseignement militaire, au demeurant capital en pareilles circonstances.

On peut même soutenir que, sans la ligne politique développée, dans la clandestinité, par le Front national et le Parti communiste, la détermination sans faille des patriotes, leur dévouement absolu n’auraient sans doute pas suffi à la réussite du soulèvement populaire. Il fallait aussi, à la résistance, l’intelligence politique des situations, une ligne politique découlant d’une analyse juste du contexte, et les cadres dirigeants capables de prendre, collectivement, les bonnes décisions au bon moment. Et cela, en pleine conscience de ce qui se jouait à l’échelle planétaire. Ceux qui ont pris la décision d’ouvrir le feu savaient ce qu’ils faisaient au moment où ils ont pris une décision dont ils avaient certainement envisagé la possibilité, la nécessité, et… les conséquences. Rendre hommage à tous ceux, connus et moins connus, à qui nous devons nos libertés d’aujourd’hui ne nous dispense pas d’un examen serein des conditions historiques et du contexte politique de l’époque pour mieux la comprendre et, peut-être, d’en tirer des enseignements.

N’ayons pas peur des mots, Leo Micheli avec la légitimité indiscutable qui est la sienne, a rappelé à tous que l’action des communistes, et leur aptitude à rassembler sur des bases offensives et lucides, ont fait participer la Corse, à partir de sa situation et son identité propres, à un moment crucial de la grande Histoire, celle de la nation, celle de l’humanité. Il y a peu de formations politiques à pouvoir s’enorgueillir d’un tel patrimoine. Et d’un tel message historique. Le 4 octobre, grâce à lui, la Corse a respiré, à pleins poumons et au moins un jour, soixante-dix ans plus tard, l’air pur de l’engagement sans calculs au service des « spoliés de la terre », au service simplement de la libération humaine.

Merci Leo !

Ajaccio le 10 novembre 2013 - Paul Antoine Luciani
 

Apres la disparition d’Henri Alleg

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"U Rossu" vous a annoncé en son temps la disparition de notre camarade, aujourd'hui PA LUCIANI lui rend un hommage discret et rappelle que l 'engagement d'Henri ALLEG, un grand camarade, a servi de référence à nombre de jeunes engagés dans la lutte anti coloniale et pour la Paix en Algérie.

Henri Alleg aura été, pour les hommes de ma génération, l’incarnation même de la lutte anticoloniale et de la fidélité aux grands idéaux de libération humaine.

Directeur d’Alger Républicain, écrivain, secrétaire général de l’Humanité, militant communiste et citoyen du monde, il a été l’un des grands témoins (et aussi l’une des victimes) de la guerre atroce qui a ensanglanté l’Algérie et la France.

Son livre La Question, où il décrit les tortures qu’il a subies durant un mois pendant la bataille d’Alger (un livre que j’ai découvert quand il était encore interdit) a laissé dans ma mémoire un souvenir puissant : son influence a été déterminante pour l’engagement de toute une génération d’étudiants qui arrivait à la conscience politique dans le sillage de la guerre d’Algérie et du refus du colonialisme.

Les hommes de progrès, quelles que soient leurs orientations personnelles, s’inclinent avec un immense respect devant cette grande figure qui a payé le prix fort de son engagement au service de la vérité. Un homme dont la vie entière est un symbole de fidélité et de dévouement.

Un hommage lui sera rendu par ses amis et ses camarades, le 29 juillet, au crématorium du Père Lachaise ; ses obsèques suivront à Palaiseau.

Paul Antoine Luciani Ajaccio le 21 juillet 2013

La vie entière d’Henri Alleg est celle d’un acteur et d’un grand témoin des déchirements et des combats de la deuxième moitié du vingtième siècle

 

« Henri Alleg, honneur de notre Nation » (Pierre Laurent - PCF)

ALLEG_HENRI.jpg Henri Alleg vient de s'éteindre. C'est pour les communistes, mais aussi pour les peuples français et algérien, cause d'un immense chagrin.

Résistant à toutes les formes de domination et d'oppression, Henri Alleg a été du combat fondamental du XXe siècle pour l'émancipation du genre humain que fut la lutte anti-coloniale.

Arrivé en 1939 à Alger, c'est à 20 ans – en 1941 – qu'il choisit de rejoindre le Parti communiste algérien, alors illégal. Henri assuma d'importantes responsabilités à la jeunesse communiste, puis au parti avant de devenir directeur d'Alger républicain.

Le nom d'Henri Alleg demeurera irrémédiablement synonyme de vérité, de courage, de justice. Engagé pour la paix, l'indépendance et la démocratie en Algérie, Henri a été torturé et emprisonné, transféré à Rennes dont il s'était évadé en 1961. LA_QUESTION.jpg En révélant au grand jour les atrocités commises par l'armée française en Algérie, l'auteur de La Question permit à la société française de regarder en face la vérité du pouvoir colonial qu'elle exerçait en Algérie. L'ouvrage, traduit en 28 langues, sera, à juste titre, considéré comme le « J'accuse » de notre temps. Sa conception du métier de journaliste – nourrie de son idéal – a fait honneur à notre Nation.

La place exceptionnelle d'Henri dans le combat anti-colonial et la lutte de libération nationale algérienne provient de sa faculté à défendre le droit imprescriptible des peuples à disposer d'eux-mêmes, sa faculté à partager son combat pour l'égalité entre les peuples et entre les individus.

Quelques années après son installation en France, il rejoint le PCF en 1972 et la rédaction du quotidien L'Humanité. C'est pour les communistes français, un honneur.

À cette heure, nous voulons associer à sa mémoire, celle de son épouse, Gilberte Serfaty, disparue en 2011, et avec laquelle il partageait tout ; Gilberte était elle-même une intellectuelle de grande envergure, une historienne émérite, qui rendit justice aux époux Rosenberg, et une militante extraordinaire.

Toutes nos pensées vont aux enfants d'Henri et Gilberte, à leur famille, à tous leurs proches. L’œuvre d'Henri est ineffaçable. Nous garderons de lui, plus que tout, le souvenir de sa gentillesse, de sa douceur, de sa générosité.

Pierre Laurent,secrétaire national du PCF,

Paris, le 18 juillet 2013.

 

Les "Rencontres Cinéma Histoire"

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Les "Rencontres Cinéma Histoire" organisées par l'ANACR 2A se dérouleront cette année du 8 au 11 avril prochain.

Les 8 et 9 avril à Ajaccio à l'Espace Diamant et les 10 et 11 avril à la CCAS MARINCA Porticcio.



Cette année, 70ème année de la libération de la Corse, nous aurons en avant première un très beau film-documentaire sur Léo Michelli, avec Léo Michelli "Nom de code : Léo". Nous aurons également "l' homme qui viendra" film italien (l'Oradour-sur-glane italien), "faire quelque chose" film-documentaire sur la rencontre de quelques-uns des derniers résistants français (femmes et hommes) de la seconde guerre mondiale, sans oublier "Tous Bandits d' honneur" d' après l' ouvrage de Maurice Choury. Pour les élèves du CM2 "le journal d'Anne Frank" et pour les secondaires "la vague".



Vous trouverez en Annexe le dépliant que vous pourrez imprimer ou telecharger .



Cet événement sera suivi par "U ROSSU" au moins une fois par semaine. ANACR2A.jpgContact Marléne RASORI

 

Témoignage direct d'un combattant embarqué sur le CASABIANDA

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Nous venons d’être informés de la visite de Monsieur REDON.

Ancien soldat du bataillon de choc, il a fait partie des 108 hommes de troupe acheminés depuis Alger sur le sous-marin « CASABIANCA » pour appuyer les patriotes corses insurgés contre l'occupant fasciste et nazi à l'appel lancé par les dirigeants du Front National de Libération de la France le 9 Septembre 1943 à AJACCIO.

Monsieur REDON, qui a débarqué du « CASABIANCA » avec ses camarades de combat sur le quai le 13 septembre 1943 où une foule d'Ajacciens enthousiastes se pressaient, a décidé de revenir sur les lieux avant que son grand âge ne l'en empêche.

Une réception est prévue dans le salon Napoléonien de la mairie d’Ajaccio le jeudi 22 novembre à 16 heures en l'honneur de cet ancien soldat qui a participé courageusement à la libération de notre île.

Il faut préciser que Monsieur REDON est Commandeur de la Légion d'honneur et qu'il est un des derniers survivants de ces premiers soldats qui vécurent ces moments tragiques et héroïques de l'histoire de la Corse.

Notre association souhaiterait qu'à l'occasion de son passage dans notre ville, Monsieur REDON puisse être honoré comme il se doit.

De ce fait la présence de tous ceux qui souhaitent marquer cet événement et des médias insulaires serait la bienvenue afin de pouvoir rappeler à la population locale cette page important de son histoire.

Nous vous remercions par avance de l’intérêt que vous voudrez bien accorder à cette visite.

Par ailleurs, si vous souhaitez prendre des photos ou recueillir le témoignage de Monsieur REDON lors de cette visite, sachez que nous serons un peu avant midi sur le quai où a débarqué il y a bientôt 70 ans le sous-marin « CASABIANCA » avec à son bord notre invité. Pour plus de précisions ou de renseignements nous restons à votre entière disposition.



Pour l’A.N.A.C.R 2A Hélène GIACOMONI

Contact: Mr. PAPI Mario: 06.71.39.77.83. Mme GIACOMONI Hélène: 06.12.92.27.93

 

ALBERT.....ses derniers mots , à ses enfants, sa famille, nous tous

Paul Antoine LUCIANI était un des très proches d'Albert.En accord avec ses enfants, il a fait parvenir, à "U Rossu "ce témoignage

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Le dernier message d'Albert FERRACCI

Pressentant que l'heure était venue, Albert avait rédigé un ultime adieu à sa famille. Cette lettre visiblement écrite juste avant sa mort, est naturellement, et avant tout destinée à ses enfants.

Nous avons considéré la conclusion politique qu'elle contient, pouvait et devait être diffusés bien au delà de la famille de notre camarade.

Ceux qui ont connu Albert y retrouveront sa force de caractère et la profondeur de ses convictions. Les autres découvriront avec respect cet homme exemplaire. Tous puiseront dans ces propos longuement muris, et tous retiendront ces derniers mots.

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"Le reste ? Les débordements sauvages actuels du capitalisme me rendent plus communiste que jamais. Et plus proche de mes vingt ans"

 

HOMMAGES à ALBERT FERRACCI

ag-p05.jpgU Rossu,la Fédération du PCF Corse du Sud, PA Luciani ont reçu les témoignages d'amitié et de lutte de

* Monsieur Alain BOCQUET Député du Nord, Ancien Président du Groupe Communiste à l'Assemblée Nationale

* Madame Noëlle VINCENSINI Déportée

* Monsieur Jacques PONCIN, Architecte, Ancien responsable de l'Environnement en Corse

 

Paul Antoine LUCIANI Premier adjoint au maire d’Ajaccio

HOMMAGE à ALBERT FERRACCI Ajaccio – Suartone (Bonifacio) Mercredi 22 décembre 2010

Chère Juliette, cher Pierre, Mesdames, messieurs, Chers amis, chers camarades,

Nous savions tous qu’il nous faudrait bientôt parler de lui au passé…

Nous savions qu’un jour allait venir où nous évoquerions, avec respect et nostalgie, son engagement et son parcours, ses qualités humaines, son autorité morale et politique, sa personnalité discrète et puissante.

Nous savions aussi qu’Albert Ferracci fuyait les honneurs qu’il jugeait peu compatibles avec ses aspirations révolutionnaires.

Nous pressentions enfin que l’hommage qui lui était dû à l’heure de la séparation ultime serait une tâche délicate et douloureuse.

Ce moment annoncé et redouté a fini par arriver. Et il nous faut laisser la tristesse à sa place naturelle et passagère pour retenir la trace lumineuse et durable que notre camarade nous laisse en héritage.

Cette trace n’est pas près de s’effacer.

En témoigne l’émotion spontanée qu’a suscité partout l’annonce de sa disparition. En témoignent également les appréciations qui nous parviennent de tous les bords : « une grande conscience », « une grande figure du Parti communiste », « un homme dont on est fier d’être l’ami », « une grande voix de la gauche et de la Corse », « un exemple de rectitude et de tolérance », « un patriote exigeant et scrupuleux », « un juste parmi les justes », « un grand défenseur des spoliés de la terre »

Il n’y a rien d’excessif dans ces éloges. Il n’y a que l’expression d’un sentiment général pleinement justifié.

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Hommage de Jean BAGGIONI

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Mgr BRUNIN et le décés de notre camarade

brunin.jpg Monsieur Luciani, cher ami,

De retour sur Ajaccio, je souhaite vous exprimer toute ma sympathie à l'occasion du décès de Monsieur Albert FERRACCI. Je découvre aujourd'hui ce que fut la vie de cet homme : résistant, enseignant, responsable politique tout entier donné au service des populations, avec un grand sens de l'équité et de la justice. Il était mû par un grand idéal humaniste qui forme à la fois le fil conducteur et le sens profond de toute sa vie d'engagement.

Monsieur FERRACCI appartient à cette lignée de militants qui forcent le respect par leur abnégation et leur engagement au service des autres. Je mesure que pour ses camarades, le départ de Monsieur FERRACCI fait vivre douloureusement une absence.Mais celle-ci n'est pas un vide car sa vie constitue une référence permanente pour tous ceux et celles qui militent au service de l'homme et de l'intérêt général.

Permettez-moi de vous dire que je discerne dans ce qui fut la vie de Monsieur FERRACCI, des couleurs de l'Evangile. Le Dieu que Jésus-Christ nous révèle et auquel je crois profondément, accueillera avec joie celui qui nous quitte.

Respectant sa mémoire et ses convictions, je ne puis m'empêcher de porter dans ma prière personnelle le départ de ce militant.

Dans la foi chrétienne, nous croyons que tout ce qu'il a réalisé par son engagement et tout ce qu'il est ne peut pas mourir. "Celui qui aime a déjà vaincu la mort" (saint Jean).

A ceux qui pleurent Monsieur Albert FERRACCI, à ceux qui continuent à semer le sillon qu'il a tracé, je veux dire mon estime et mon respect, ainsi que ma sympathie dans ce moment de deuil.

Soyez aimable de transmettre les condoléances de l'évêque de Corse aux membres de sa famille.

Bien amicalement à vous.

+ Jean-Luc BRUNIN

 

Hommage des Communistes à ALBERT FERRACCI

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Avec Albert FERRACCI, c’est l’une des grandes figures du parti communiste et une des grandes voix de la gauche qui vient de nous quitter.

L’école de la République, la Résistance et la Libération, le Conseil municipal d’Ajaccio, l’opposition au coup de force militaire de 1958, la direction du Mouvement du 29 novembre 1959 (notamment contre les expériences atomiques dans le massif de l’Argentella), la participation active à toutes les luttes sociales et démocratiques, l’animation des débats, dix années durant, à l’Assemblée de Corse… Albert Ferracci a été un acteur éminent de la vie politique de la Corse contemporaine.

Au cœur des événements, de la Cour de Sûreté de l’Etat aux grandes grèves de 1989 et de 1995, il a dirigé, avec d’autres, le Parti Communiste en Corse durant un demi-siècle. Il y a déployé tout son talent, sa finesse d’esprit, sa culture et sa lucidité politiques.

Albert Ferracci était un homme de pensée et d’action, totalement engagé au service du bien public, un dirigeant à la modestie légendaire mais dont la stature morale et politique forçait le respect, bien au delà des rangs de la gauche.

Le respect et l’affection étaient certainement les liens les plus forts qui l’unissaient à ses camarades, à ses amis, à tous ceux qui l’ont approché. L’émotion suscitée par sa disparition témoigne à elle seule de l’estime publique qui l’entourait.

Le Parti Communiste Français et ses fédérations corses saluent la mémoire d’Albert Ferracci. Ils adressent à ses enfants, Pierre et Juliette, et à toute sa famille leurs condoléances les plus fraternelles. La vie exemplaire d’Albert continuera d’éclairer le chemin de tous ceux qui luttent en Corse pour le progrès social, la démocratie et la liberté.

Les deux fédérations communistes de la Corse Ajaccio – Bastia Le 20 décembre 2010

La levé de corps se fera ce Mercredi à 12H au reposoir de la chambre funéraire de la Rocade, les obsèques civiles suivront à 15H30 dans son village de Suartone