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L’absurdité et la malveillance (suite)

Conseil municipal a Ajaccio Paul-Antoine LUCIANI 1er Adjoint

Le 18 décembre, dans un entretien avec Sébastien Pisani, j’ai indiqué les conditions de l’annulation totale du PLU, son origine, ses motivations, ses conséquences. Le 19 décembre, l’ex maire démissionnaire et son ex premier adjoint (« en mode contre-attaque » titre le journal) m’attribuent des propos que je n’ai jamais tenus. Je n’ai jamais écrit que « l’absurdité et la malveillance avaient conduit à ce désastre » ! D’abord, contrairement à beaucoup, je ne parle ni de « désastre » ni de « cataclysme ». J’ai dit que cette annulation totale avait été réclamée par deux propriétaires fonciers qui ne pouvaient rien obtenir de leur recours, que le Tribunal avait pris sa décision en se fondant sur deux motifs de procédure très discutables, et que les conséquences de cette annulation totale étaient disproportionnés eu égard aux raisons qui l’avaient entraînée. Résultat : une situation absurde où personne ne trouvera son compte, ni les propriétaires concernés, ni la Ville, ni les acteurs économiques, ni la Justice elle-même, prisonnière d’un formalisme contreproductif.



J’ai ajouté que cette situation avait entraîné des commentaires malveillants, tels ceux de l’ex maire démissionnaire, qui avait délibérément assimilé un désaccord sur deux points de procédure à une grave infraction aux principes de « concertation citoyenne et de démocratie locale » ! L’absurdité et la malveillance sont donc les conséquences et non la cause de l’annulation. Travestir ainsi les propos d’autrui en inversant les termes de son argumentation relève de la fraude intellectuelle et non du débat démocratique ! Ensuite, nous sommes accusés d’incompétence pour n’avoir pas anticipé sur les deux moyens utilisés par les avocats des deux propriétaires. Mais nous avons contesté la réalité de ces manquements aux règles de procédure. Et nous continuons d’estimer que nos arguments sont bons et qu’ils devraient prospérer en appel. Car la concertation a été réelle et continue, même si la forme administrative de son organisation a été jugée irrégulière, à tort selon nous. Il y a eu suffisamment de publications, de débats publics, de délibérations et de réunions de travail, y compris avec le mouvement associatif, pour affirmer sereinement que l’élaboration du PLU a été concertée et transparente. Quant à l’information des élus, elle a été effective tout au long de l’élaboration du PLU. Même si certains donneurs de leçons se sont employés à boycotter systématiquement les très nombreuses réunions de travail où ils étaient invités… S’agissant des convocations pour le conseil municipal d’approbation, les avocats de la ville ont produit 16 attestations de conseillers municipaux (dont 2 de l’opposition) déclarant, par écrit et sur l’honneur, qu’ils ont bien reçu, avec leur convocation, et en temps utile, le rapport d’information et le projet de délibération qui étaient à l’ordre du jour. Mais ces documents, même s’il y en avait eu autant que de membres du conseil (ce qui était impossible, puisque l’ex maire intérimaire l’avait discrètement interdit à certains élus qui voulaient signer) n’ont pas été considérés comme des preuves ! On se demande, dans ces conditions, comment prouver sa bonne foi…



Exprimer un désaccord est un droit, non une preuve d’incompétence. D’autant que le désaccord porte sur une procédure administrative, alors que le fond est jugé bon par tous ceux qui se sont exprimés. Comme interpréter autrement le nombre et le contenu des interpellations et mises en garde souhaitant la validation juridique du PLU d’Ajaccio ? S’il s’était agi d’un mauvais document d’urbanisme, il n’aurait pas suscité un soutien collectif aussi massif. On remarquera, enfin, que l’ex maire démissionnaire qui avait fini par rejoindre le concert de ceux qui voulaient la validation du PLU, annonce à présent qu’il ne faut pas faire appel de cette décision d’annulation ! Que cherche-t-il ? Il faut se rendre à l’évidence, sa protestation véhémente n’était qu’un trompe l’œil destiné à camoufler l’objectif (bien réel, lui) de discréditer l’œuvre de ses prédécesseurs… Serait-ce trop demander à ceux qui aspirent à assumer des charges publiques de se souvenir que cette mission exclut les règlements de compte, mais qu’elle exige la défense sourcilleuse de l’intérêt général ?



Paul Antoine Luciani Le 19 décembre 2014

 

Un homme d’honneur

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Un nouveau tract, signé François FILONI, a recouvert les pare-brise des voitures en stationnement les 17 et 18 décembre 2014.

Filoni est surtout connu à Ajaccio par les tracts, devenus polychromes au fil du temps, qu’il diffuse avec délectation depuis deux décennies sans pour autant convaincre les Ajacciens. Il n’a qu’une idée en tête : devenir populaire, tantôt en cognant sans états d’âme sur Simon Renucci dont il a été adjoint durant un an et demi (avril-2001-septembre 2002), tantôt en se présentant lui – même comme un expert passionné du patrimoine ajaccien.

Filoni a une popularité telle qu’il n’a jamais réussi, après deux décennies d’agitation et de visites guidées dans différents mouvements, partis et syndicats, à se faire élire sur son seul nom. Mais Filoni se console vite : il se fait de lui-même une opinion si flatteuse que ces 20 ans d’échecs personnels glissent sur lui comme l’eau sur les plumes du canard. Encore que, dans ce cas particulier, la comparaison animale avec le comportement du paon serait sans doute serait plus adaptée à ce cas particulier parlante avec le paon…ici l’image du paon conviendrait sans doute mieux…). de la place qui, depuis vingt ans, ne lui pas encore permis de se faire élire sur son seul nom. Mais il n’en a cure, car il traverse les partis et les syndicats , ne lui a pas permis de se faire élire sur son nomDans un tract dont il recouvre, comme à son habitude, les pare- brise des véhicules en stationnement, un homme d’honneur, au parcours politique et syndical exceptionnels, s’en prend violemment, comme à son habitude, à Simon Renucci, maire d’Ajaccio de 2001 à 2014, dont il avait été, d’avril 2001 à juillet 2002, l’adjoint délégué à la voirie et à l’éclairage public et qu’il a choisi en février 2003 de combattre, sans états d’âme, et dans tous les domaines.

Filoni, homme d’honneur et expert en procédures judiciaires, dénonce à nouveau Simon Renucci dans le tract malodorant qu’il vient de diffuser. Il prétend que l’ancien maire aurait «tenté une nouvelle fois de travestir la vérité en citant partiellement une partie (!) du jugement du Tribunal Administratif». Il affirme que le même TA aurait invalidé deux décisions de l’ancien maire (à quelles dates ? avec quelles conséquences ?…), mais, surtout, il évoque une affaire judiciaire en cours en laissant entendre qu’un ancien adjoint au maire serait impliqué dans une affaire douteuse de marchés publics.



Filoni, incapable de défendre la cause indéfendable de la fraude électorale, mais soucieux de plaire à son nouveau chef, n’hésite pas à tenter de salir l’honneur d’un homme intègre. Le procédé est répugnant.

Filoni feint d’oublier qu’il a été condamné lui-même pour diffamation, le 7 septembre 2007, par le Tribunal correctionnel qui lui a infligé une amende. Deux jugements conformes ont été prononcés : le 22 décembre 2006, en première instance, le 5 septembre 2007 en appel. Filoni devrait s’administrer à lui-même les leçons de morale qu’il adresse à autrui.



Paul Antoine Luciani 19 décembre 2014

 

Porto-Vecchio : l’unité réfléchie, murie, actée

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Viviane BIANCARELLI pour la section de Porto Vecchio répond à "U Rossu"

Quel est le but de cette démarche unitaire pour le moins novatrice

Dans la troisième ville de Corse, l’accord pour les prochaines élections municipales entre les forces de gauche et le mouvement Porti-Vecchju altrimenti, issu en partie du nationalisme et dirigé par Jean –Christoph Angelini, soulève quelques interrogations. Mais il engendre, surtout, localement, une formidable vague d’espoir : enfin, après des décennies au pouvoir, la droite peut être battue à Porto-Vecchio.

Déjà, l’enthousiasme marque les premières initiatives publiques, rencontres, débats. Cet espoir et cette confiance prennent leur sources dans le programme de justice sociale et de développement harmonieux élaboré en commun et qui marquera l’action des femmes et des hommes dont la liste sera prochainement présentée officiellement.

Pourquoi ce qui est possible en 2014 ne l’était-il pas en 2008 ?

Tout d’abord bien sûr parce qu’il y a depuis 2010 avec des différences locales indiscutables une certaine évolution des esprits. Avec notamment des votes convergents à l’assemblées de Corse sur des sujets de première importance.

Ensuite parce que dans ce mouvement général nos interlocuteurs porto-vecchiais ont fait la clarté sur deux points fondamentaux : • Le refus de la violence dite politique • et le choix assumé d’une alliance à gauche.

Ces évolutions positives ont conduit les communistes de Porto-Vecchio à répondre à l’invitation de Jean Christophe Angelini à nous rencontrer.

Porto-Vecchio connait un développement anarchique depuis des décennies, la population souffre de la politique ultra libérale menée au niveau européen, national et communal.

Devions-nous pour autant chercher l’union à tout prix ?

Non. Justement. Dans ce contexte général, la situation de Porto-Vecchio exige une véritable rupture avec la gestion actuelle et la gauche ne peut y parvenir seule. L’union devait être élargie à d’autres composantes de l’opposition locale à la droite. Cet élargissement ne pouvant se faire que dans le respect de nos valeurs. Il fallait donc que l’accord intègre pleinement celles-ci, que notre parti et ce qu’il représente soit traité avec respect et que ses représentants soient visibles en tant que tels dans ce rassemblement.

Pas question donc de laisser nos valeurs, notre vision du développement à la marge des discussions mais bien au contraire de les porter au cœur du débat municipal.

Les communistes de Porto-Vecchio ont-ils avalé des couleuvres pour parvenir à l’union ?

a dilla franca no !

Avec ses quelques 500 voix, la gauche dans ses diverses composantes se trouve être en quelque sorte le « cadenas » de l’élection municipale à Porto-Vecchio. Aujourd’hui, le parti communiste est la seule force de gauche organisée active dans notre ville, avec dans son sillage des hommes et des femmes se reconnaissant pleinement dans les valeurs portées par le front de gauche.

Il était donc un déterminant incontournable dans cette démarche et la décision a été prise par les militants dans la plus totale transparence. Il est vrai qu’au départ, la perspective de l’accord ne trouvait pas qu’un écho favorable dans nos rangs. Mais grâce à un débat franc, constructif, dicté par la volonté d’établir la confiance sur des bases sures, nos propositions ayant été entendues et nos valeurs respectées, les communistes ont très majoritairement approuvé le processus d’union et désigné leurs candidats avec le souci de maintenir l’activité autonome et entière de notre section.

Quel est le but poursuivi du Parti Communiste à Porto Vecchio

Une véritable dynamique est lancée entre le parti Communiste et ses partenaires pour un véritable changement :

« Une gestion démocratique de notre cité, une action en faveur de la justice sociale, un développement économique, culturel sociétal de notre ville pour que « Porto-Vecchio nous rassemble ».

pour la section, Viviane Biancarelli

 

PORTO VECCHIO - Municipales 2014

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PCF. Front de Gauche . Campà

Qui nierait la nécessité du dialogue et de la communication ?

Qui nierait la nécessité de leur support les paroles, les déclarations, les photographies ?

Alors que penser du document journaliste du lundi 16 décembre dans les colonnes de Nice Matin Porto-Vecchio,

D’un titre

« la gauche ignore l’appel du pied du Riacquistu

D’une photo datant…

du débat des dernières cantonales…

Et d’un article sans parcours fléché où on aurait dû distinguer : la déclaration du Riacquistu et une double mise au point du PCF, Campà, Front de Gauche

Avec une conclusion lapidaire justifiable par rapport au titre de l’article contestable par ces clandestins ( Front de Gauche, Campà, PCF) qui peuvent aussi affirmer « la violence profite à la droite » puisqu’elle est la pierre d’achoppement pour une certaine gauche ? ?

P.S : pour sourire : que se disaient les 2 personnes très identifiables à l’arrière-plan de la dite photo ?

 

COMITE DEPARTEMENTAL - Sartène le 13 décembre 2013

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Rapport introductif de M. NORDEE, secrétaire départemental

J’ ouvre la dernière réunion du comité départemental avant la fin de l’année et le repas fraternel envisagé le 18 janvier 2014. Nous allons y faire le point sur les municipales et fixer un calendrier pour les européennes mais en replaçant la préparation de ces échéances dans le contexte de crise profonde dans laquelle nous les abordons. Le pays est dans l’impasse. La politique menée par F. Holland et J.M. Ayrault en est la première responsable. Cette politique met en œuvre un néolibéralisme assumé, qui fait le choix délibéré de tourner le dos aux engagements de campagne et décliner pour chaque dossier les thèses de la compétitivité, de la réduction du coût du travail, et le rejet des valeurs de gauche et du mouvement progressiste ( cf l’émigration et le dossier Léonarda – les atteintes aux libertés syndicales avec les 5 de Roanne…). Nous sommes fin 2013. Les prochaines échéances présidentielles et législatives seront en 2017 et Holland et Ayrault ont décidé que rien ne pouvait les amener à changer le cap de leur politique. Et pourtant, il est évident que poursuivre dans une telle voie durant 4 années est porteur de tous les dangers. Les conséquences de ces choix se vivent au quotidien. Le pays est confronté à une hémorragie d’emplois industriels y compris dans l’agro-alimentaire ( cf la crise bretonne). Impasse industrielle et impasse de l’emploi. En Corse aussi les chiffres du chomage croissent dangereusement). Mais ausssi impasse dans les autres domaines : - Aucune ambition, aucune vision, ne permettent d’engager le pays dans une transition énergétique et écologique réelle, - Aucune ambition sociale. Au contraire même ( cf la loi sur les retraites prévoit un recul des droits, assumé pour la 1ére fois dans l’histoire par un gouvernement qui se dit de gauche). - Perspective de dépeçage des territoires pour mieux les soumettre aux logiques de la concurrence. La politique internationale elle-même, n’échappe pas à ce constat et les interventions au Mali et aujourd’hui en Centrafrique montrent leurs limites. Cette situation engendre une crise gravissime. Cette politique n’a pas de majorité dans le pays et n’a aucun soutien populaire. Cette politique engendre des comportements qui se confirment – radicalisation de l’électorat de droite – électorat de gauche désemparé, spécialement chez les socialistes. L’extrême droite et les nationales progressent et risquent de capitaliser, au plan électoral, le désarroi actuel.

Mais la situation actuelle se caractérise aussi par des résistances nouvelles, une recherche nouvelle d’issue même si cela se passe dans une grande confusion politique. Des mouvements de protestation s’organisent : - les lycéens, les enseignants, les parents d’élèves – les manifestations en Bretagne ( où s’exprime beaucoup de confusion politique entretenue avec le medef et la droite…

En Corse, le parti était présent lors du rassemblement contre le racisme le 30 novembre ( Taubira). Il a organisé un rassemblement devant la préfecture le 2 décembre pour la justice fiscale ; une motion a été remise au préfet.

D’autres explosions sociales et populaires peuvent apparaître et prendre des formes differentes. Il est donc de notre responsabilité de travailler à dégager une issue positive à gauche, à construire un rassemblement le plus large possible à gauche en s’adressant à toutes celles et ceux qui ont exprimé une volonté de changement en 2012.

C’est pour cela que le Front de gauche a été créé en « tendant la main à ces millions d’électeurs de gauche, socialistes, écologistes, syndicalistes, militants associatifs, citoyens engagés ou non, qui ne se reconnaissent pas dans la politique gouvernementale.

Mais le Front de gauche est-il aujourd’hui en situation de réaliser cette ambition ? Des difficultés importantes apparaissent en son sein et des divergences sur l’orientation politique d’ensemble se font jour, particulièrement avec J.L. MELENCHON et le Parti de gauche qui propose la même stratégie pour les européennes et les municipales, propose des listes autonomes aux municipales et des adhésions directes au Front de gauche.

Le débat va donc durer. Nous devons le mener, sans surenchère, mais avec le souci de maintenir l’orientation de rassemblement du Front de gauche. Veillons à ne pas nous laisser enfermer dans ce débat au sein du Front de gauche qui aggrave le décalage existant avec la situation du pays et les attentes populaires. Dans le département, malgré l’apparition récente de la FASE avec manca alternativa, le pcf est l’ossature du Front de gauche. Après le choix stratégique des communistes, les sections doivent mettre en place un calendrier d’initiatives ( tractage- assemblées citoyennes etc…) pour faire partager le bilan, les éléments de programme, les rapports de force, le rassemblement.

Notre rôle de direction départementale est d’abord d’apporter une aide concrète à construire ces initiatives en veillant à l’unité des communistes dans l’intelligence des situations locales. Des fiches thématiques sont disponibles sur le site du parti pour aider à la réflexion et à la tenue des débats citoyens.

Pour les élections européennes, l’orientation de la campagne comporte une double dimension : - La rupture avec l’Europe de l’austérité - Un travail de refondation de la construction européenne sur d’autres bases.

Tout en poursuivant la discussion sur les thèmes que j’ai abordés, j’invite chaque section à faire un point sur son secteur en terme d’organisation, d’initiatives, de renforcement afin de coordonner au mieux la vie fédérale et de développer les synergie, tout en pensant, évidemment, aux questions d’organisation ( solde des vignettes de la fête de l’Huma- versement des cotisations- remise des cartes en janvier).

 

Le JEUDI 19 DECEMBRE 2013 À 18H30, au PALAIS DES CONGRES à AJACCIO

Aura lieu la Déclaration de Candidature pour les Municipales de Mars 2014 de Monsieur Simon RENUCCI.

Il sera entouré des responsables politiques des partis de gauche ainsi que des responsables des mouvements qui le soutiennent.

Nous vous demandons de faire circuler cette information et d’être nombreux pour accompagner notre démarche.

Nous comptons sur votre présence.

E. BASTELICA,M. GUIDICELLI,P A. LUCIANI,N. PIMENOFF,M. POLI, frise_TERed_Slogan.jpg

 

L’opposition doit poursuivre son stage… dans l’opposition

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Après les déclarations de Stéphane Sbraggia (Corse Matin du 26 novembre 2013)

L’UMP l’a dit, redit et publié : son objectif « national » est bien la reconquête de la mairie d’Ajaccio. C’est Jean-François Copé, lui-même, qui l’a déclaré et qui a présenté le député de la Corse du sud comme son « champion » dans cette compétition, une compétition au demeurant qu’il conçoit plutôt comme un combat sans règles que comme un vrai débat citoyen (« Faites comme vous voulez, mais prenez-moi cette ville… »).

La confirmation de cette approche vient de tomber, avec les propos du candidat de l’UMP au poste de premier adjoint. Parlant sans doute pour lui, ce dernier affirme que « les élus sont déconnectés des réalités », et il le prouve, avec une rigueur intellectuelle impressionnante, en se déconnectant lui-même des réalités concrètes, bien visibles, qui figurent au bilan de la municipalité ! Des réalisations que la grande majorité des Ajacciens, toutes opinions confondues, jugent sans précédent.

Son jugement tient en une phrase lapidaire : « La majorité gère la ville comme un village ». Passons sur la référence implicite aux Paisani, ces immigrés de l’intérieur qui auraient supplanté les Aiaccini, ces purs autochtones, seuls légitimes pour gérer la ville… Et retenons l’opposition factice entre communes rurales et communes urbaines. Notre contradicteur estime-t-il que les règles d’annualité, d’équilibre et de sincérité des budgets locaux ne s’appliquent pas de la même manière selon la taille des collectivités ? Ignore-t-il qu’il existe un contrôle de légalité ? Connait-il la structure des budgets de la quasi-totalité des communes de Corse ? Le « libéral » qu’il est connait-il la faiblesse du tissu économique insulaire et les maigres ressources fiscales qu’il peut apporter ? Sait-il que, pour l’essentiel, c’est la commande publique qui, en Corse, peut garantir un certain niveau d’activité au BTP ? Comment explique-t-il que, dans un tel contexte, la majorité actuelle ait réussi à tripler, en douze ans, le volume annuel des investissements par rapport à ce que réalisaient ses amis quand ils étaient aux commandes ? Pourrait-il préciser quels sont les projets à sacrifier si la municipalité devait renoncer, comme il le souhaite, aux investissements prévus ?

Il s’enthousiasme, par ailleurs, pour la gestion locale, il trouve passionnant de « rentrer dans les affaires de la ville » et qu’il y trouve un « enrichissement permanent ». C’est reconnaître, sans l’avouer, qu’il s’y intéressait peu avant son entrée au conseil municipal ; et que par conséquent, il apprend beaucoup dans l’opposition.

Les Ajacciens lui permettront sans doute de poursuivre son apprentissage en prolongeant son stage sur les bancs de l’opposition. Renvoyant ainsi l’UMP à ses chères études…



Paul Antoine Luciani le 26 11 2013