M_Stefani__15_.jpg

Stratégie européenne

31 mars 2011

Nous abordons avec ce rapport une des questions politiques majeures de la mandature. Elle se caractérise ainsi au regard des enjeux auxquels la Corse est confrontée pour son développement, son aménagement territorial et les rapports qui associent la CTC, dans son environnement géographique, économique et institutionnel à l’Etat et l’UE, aux régions et aux pays avec lesquelles elle est susceptible de coopérer et par la même d’augmenter potentiellement les conditions d’amélioration de sa situation économique, sociale et culturelle. Partant de ce postulat on ne peut faire abstraction des contraintes les plus anciennes comme les agendas et Traités antérieurs ou les futures notamment le Pacte de compétitivité défendu aujourd’hui par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. Les uns et les autres répondent, sous un habillage parfois social, trop souvent aux exigences des marchés financiers, à la logique d’airain, pour ne pas dire dogmatique, découlant du principe de « la concurrence libre et non faussée » édicté dans le Traité constitutionnel rejeté à une très large majorité lors du référendum de 2005. Nous voyons d’ailleurs, avec les effets durables de la crise sans précédent du système capitaliste mondialisé, que des pays, le dernier en date est le Portugal, voient leurs États poussés à la faillite et leurs peuples écrasés par des politiques d’austérités dont l’objectif est de garantir coûte que coûte la rentabilité dévastatrice des fonds spéculatifs dont la perversité va jusqu’à s’attaquer aux dettes souveraines après avoir renfloué les banques. Cela pose avec force le problème de la BCE, de son rôle et de la politique qu’elle met en œuvre, sans avoir à rendre de comptes sinon à promouvoir les recettes du FMI.