Voci Aiaccini "U Bloggu di U ROSSU" Fédération de la Corse du Sud du PCF Supplément officiel à "la Voix d'Ajaccio"

Chronique d'une eurodéputée n°8

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Comme le temps passe vite et comme la vie au Parlement européen semble quelques fois déconnectée de la vie réelle. Pourtant je continue de penser que les batailles valent le coup d’y être menées, c’est ce que je vous ai dit dans ma dernière chronique sur les Roms et c’est encore ce que nous avons vu lors de la dernière assemblée plénière à Strasbourg avec le vote du projet de directive sur le congé de maternité.

Cette directive, bloquée depuis des mois, est sortie par le haut du Parlement européen puisqu’elle prévoit un congé de 20 semaines (contre 16 actuellement en France), pris en charge à 100 % et pouvant être partagé par le père. Même mes collègues les plus engagées au sein de la commission « femmes » du Parlement européen et notamment mon amie Eva Brit-Svensson, eurodéputée suédoise, membre de la GUE/NGL et présidente de cette commission n’en espérait pas autant.

Mais ces derniers temps, nous avons aussi traversé des moments pénibles. Je voudrais vous en citer deux. Le premier que je voudrais évoquer fut l’attribution du Prix Sakharov à un dissident cubain pour la 3ème fois. Quitte à en choquer certains, j’ai toujours dénoncé les atteintes aux droits de l’Homme à Cuba mais qu’en 22 ans de prix Sakharov, le Parlement européen prime trois fois des dissidents cubains est pour le moins excessif au regard des dizaines de pays où les droits de l’Homme sont bafoués à travers le monde dans l’indifférence générale. Cela tourne à l’obsession et cela décrédibilise le prix Sakharov. Je l’ai dénoncé publiquement dans l’enceinte du Parlement européen ce qui m’a valu une bronca assez inhabituelle dans cet hémicycle mais aussi nombre d’applaudissements et de félicitations bien au-delà des rangs de mon groupe. J’ai dit tout haut ce que nombre d’eurodéputés disaient dans les couloirs. A tout le moins, nous devrons réfléchir à d’autres modalités d’attribution de ce prix qui vaut mieux que des négociations de dernière minute entre présidents de groupe.

Mais le vote du rapport sur la crise signée par Pervenche Bérès, eurodéputée socialiste française m’a laissé plus amère. Ce rapport est une caricature de tout ce que nous dénonçons à la GUE/NGL sur l’absence d’alternative politique crédible au sein des instances européennes. Plus de 500 parlementaires ont approuvé ce rapport (socialistes et verts compris). Et pourtant il soutient la nécessité des politiques d’austérité, le fameux pacte de stabilité, la poursuite de la construction du Marché intérieur et de ses libéralisations, le contrôle des budgets nationaux par la Commission européenne, etc... Il va même jusqu’à remettre en cause les retraites par répartition en insistant sur des systèmes de retraite à trois piliers (public, professionnel et privé). Loin d’être totalement négative dans son approche, la GUE/NGL a tenu a voté les rares amendements qui allaient dans le bon sens et notamment celui sur la taxation des transactions financières bien que celle-ci soit bien timide par rapport à ce qui devrait être voté pour tirer les leçons de la crise. Globalement, ce rapport est donc mauvais et poursuit toujours la même logique. Nous l’avons dit et cela semble avoir irrité certains députés verts et socialistes. C’est bien dommage mais qu’ils assument donc la réalité de leur vote. La lecture du rapport parle d’elle-même et je vous y renvoie donc si vous en avez le courage car il est particulièrement long. Vous y verrez notamment l’absence quasi-totale des questions sociales qui, à elle seule vaut tous les argumentaires. A la GUE/NGL, nous ne nous renions pas lors de nos votes et nous en sommes fiers.

Marie-Christine Vergiat

 

Chronique d'une eurodéputée N°7

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Oserai je dire que la reprise des travaux au Parlement européen s'est faite sur les chapeaux de roue ?

Nous avons déjà eu deux sessions plénières à Strasbourg et entre les sessions, nous ne chômons guère.

La 1ère session a bien sûr été marquée, du point de vue de notre hexagone, par la condamnation non pas de la France mais de la politique du gouvernement français à l'égard des Roms.

La majorité obtenue a été très large (plus de 80 voix) et cette majorité rend assez dérisoire la façon dont le Président de la République et ses ministres fétiches (les sus-nommés Besson et Lelouche), ont réagi en jouant la surenchère (pour ne pas dire les vierges effarouchées), et en ne prenant qu'une petite phrase prononcée par Viviane Reding, en la sortant de son contexte et en la caricaturant, oubliant au passage que de très nombreux Roms avaient eux aussi péri dans les camps de la mort et que ce génocide n'avait toujours pas été reconnu pas plus que celui des homosexuels d'ailleurs.

Sur le fond, je ne peux que me féliciter des propos de madame Reding. Il faut dire que la révélation de la fameuse circulaire du 5 août a bien aidé en montrant clairement ce que tous ceux et toutes celles qui cherchent à aider les Roms savent bien et ce que le Président de la République française avait clairement dit fin juillet. Il s'agit bien de viser une population particulière, une communauté culturelle spécifique.

Le problème, si je peux m'exprimer ainsi, c'est que ce sont des citoyens européens et qu'ils ont droit d'une part à la libre circulation (et ce, sans aucune restriction pendant trois mois) et a un certain nombre de garanties procédurales.

On peut reprocher à la Commission d'être assez prudente et d'avoir pris son temps avant de lancer la procédure d'infraction car quoi qu'en dise, là encore, le gouvernement français, cette procédure est bien lancée; la commissaire Reding l'a d'ailleurs confirmé au Parlement européen le 29 septembre.

On peut encore lui reprocher de prendre son temps pour que cette procédure d'infraction concerne non seulement la transposition de la directive sur la libre circulation mais aussi les discriminations.

Mais il faut dire que c'est la 1ére fois qu'une procédure d'infraction est lancée dans le champ des droits de l'Homme et de la justice (un des rares avantages du Traité de Lisbonne) et que cela concerne un des principaux États de l'Union. Donc la procédure doit être inattaquable si la Commission ne veut pas perdre tout son crédit en la matière.

Cette affaire est donc loin d'être close et je crois que, sur ce sujet, si la Commission venait à freiner son bel élan, nous serions un certain nombre au Parlement européen à la rappeler à son devoir de gardienne des Traités. Elle a su le faire avec beaucoup de zèle en matière économique jusqu'à présent. On ne va quand même lui reprocher aujourd'hui qu'elle commence à le faire dans le cadre du nouvel espace de justice et de libertés que les institutions européennes prétendent mettre en place.

Au final, je trouve assez drôle que celui qui s'est tant vanté d'avoir trouvé une porte de sortie pour passer outre sur le vote des peuples sur le traité constitutionnel se prenne les pieds dans le tapis.....

 

Chronique d'une eurodéputée N°6

U Rossu vous transmet des nouvelles de notre Euro députée

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La période estivale est souvent propice à des réflexions que l'on n'a pas le temps de faire durant les périodes d'activité.

Cet été, j'ai eu envie de revenir à quelques fondamentaux. Passionnée d'histoire, je suis fascinée par l'histoire politique du 19ème siècle qui est pour moi le lieu majeur de la réflexion "socialiste" au sens historique du terme.

Un article d'Edgar Morin publié dans l'Humanité Dimanche fin juillet m'a encore plus donné envie de retourner à ces fondamentaux. Edgar Morin y expliquait que, pour lui, la refondation de « sa gauche » aujourd'hui passe par une une relecture des pensées communistes, socialistes et libertaires en y intégrant les questions écologistes en les retravaillant en quelque sorte d'une autre façon.

Je me suis aussi nourrie d'un petit bouquin publié par Irène Ferreira aux « éditions Textuel » intitulé "Peut-on être radical et pragmatique?"

Irène Ferreira veut comme Edgar Morin réinterroger les différents courants historiques qui fondent les gauches aujourd'hui et tente de voir comment dépasser tout ces clivages qui nous ont tant divisé.

Pour moi, ces deux ouvrages vont dans le même sens. Ils nous permettent d'aller de l'avant.

En cette période, où après un an de mandat, je me pose tant de questions sur comment mieux articuler mes combats parlementaires avec les combats militants de terrain de tous ceux et toutes celles qui se reconnaissent dans le Front de Gauche, la lecture de ces textes m'a donné de nouvelles raisons de me battre avec vous, de porter ensemble ces espoirs du peuple de gauche pour construire ensemble un autre monde dans lequel ce beau mot d'égalité pourrait retrouver du sens.

Ceci me parait d'autant plus intéressant que cet été a été marqué par les propos xénophobes de Nicolas Sarkozy qui tentent, une fois encore, mais en franchissant de nouvelles étapes indignes d'un président de la République, de dresser les uns contre les autres.

Il est plus que jamais indispensable de refuser ce discours démagogique et populiste, qui n'a d'autre but que de masquer l'incapacité des gouvernements actuels à répondre aux défis économiques et sociaux qui se posent partout en Europe avec une acuité croissante.

Le mois de septembre sera riche en initiative, 4 septembre pour le 140ème anniversaire de la République, 7 septembre pour la défense des retraites, 29 septembre mobilisation européenne.

Ces débats n'échapperont pas au Parlement européen puisque nous y avons obtenu un débat et un vote sur ce sujet. J'y reviens par ailleurs dans ce journal.

A nous de nous mobiliser pour redonner espoir à la gauche.

En attendant je vous donne rendez vous sur mon nouveau site internet :www.eurocitoyenne.fr.. N'hésitez pas à m'y faire part de vos commentaires.

 

MEETING REGIONAL LUNDI 8 MARS à AJACCIO

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Dominique BUCCHINI et ses colistiers du « Front de gauche pour changer en Corse » mènent une campagne tonique à travers toute la Corse. Dans une démarche démocratique et transparente, ils présentent une offre politique claire et sans démagogie :

  • Appel aux Corses en juillet
  • États généraux de l’alternative
  • Ateliers thématiques à Bastia, Porto-Vecchio, Corte et Ajaccio
  • Vote sur les candidatures
  • 20 propositions pour changer la vie en Corse
  • 110 réunions publiques de rencontre avec la population.

Le prochain temps fort sera le MEETING REGIONAL avec

Dominique BUCCHINI et ses colistiers, Paul Antoine LUCIANI, 1er adjoint du maire d’Ajaccio, Maria GUIDICELLI, conseillère territoriale, Michel STEFANI , conseiller territorial, Josette RISTERUCCI, conseillère territoriale

et avec la présence et le soutien de

Marie Christine VERGIAT, Députée Européenne

Lundi 8 mars à 18 heures Grand auditorium P. PAOLI Palais des congrès à AJACCIO

 

8 MARS, RENCONTRE avec M.C. VERGIAT, DEPUTEE EUROPEENNE, et les CANDIDATES de la LISTE DU FRONT de GAUCHE

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8 MARS, JOURNEE INTERNATIONALE DES FEMMES RENCONTRE AVEC M.C. VERGIAT, DEPUTEE EUROPEENNE,ET LES FEMMES DE LA LISTE DU FRONT DE GAUCHE

Marie Christine VERGIAT, tête de liste du Front de gauche pour la circonscription du sud-est a été élue députée européenne lors du scrutin du 7 juin 2009.

Elle siège depuis au Parlement européen à Bruxelles et est coordinatrice de la délégation française du Front de gauche au sein du groupe de la gauche unitaire européenne/gauche verte nordique ( GUE/NGL).

A l’occasion de la journée internationale des femmes du 8 mars, elle rencontrera des femmes corses engagées dans le mouvement associatif, syndical ou politique. Cette rencontre sera suivie d’une conférence de presse dans le local de la permanence où M.C. VERGIAT présentera :

  • son expérience de militante de la citoyenneté et de femme engagée dans le mouvement associatif et dans une démarche de Front de gauche avec des femmes corses ,
  • un premier bilan de son expérience de députée européenne le lundi 8 mars 2010 à 16 heures.
 

Lecture d'un Lundi matin...............

Front-de-Gauche__Aff_8_Mars.jpg Pour le premier tour, et sur un échantillonnage de 1000 personnes. A quinze jours du 1er tour du scrutin des élections territoriales en Corse, c’est à nouveau la valse des sondages. Le dernier en date, une étude Opinionway-Fiducial, réalisée pour Corse Matin, LCI, le Figaro et RTL, place la liste de Camille de Rocca Serra en tête des intentions de vote pour le premier tour. 22% des personnes sondées porteraient ainsi leur suffrage sur la liste UMP. Suit ensuite, la liste de Gilles Simeoni et de Jean-Christophe Angelini, avec 17%. Puis celle de Paul Giacobbi, créditée de 12% des intentions de vote. 12% également pour Dominique Bucchini, qui devance ainsi Emile Zuccarelli, avec 10%. Viennent ensuite, dans un mouchoir de poche, Jean-Guy Talamoni, Simon Renucci, Tony Cardi et Jean-François Baccarelli, avec 6%, et enfin Jean Toma avec 2% et Jean-François Battini avec 1%.A noter également un pourcentage d’indécis très important, puisque 21% des sondés n’ont pas exprimé d’intention de vote. GRAPH.jpg

http://www.corsematin.com/ra/politi...

http://www.alta-frequenza.com

http://info.club-corsica.com

http://www.lefigaro.fr/elections-re...

 

TERRITORIALES, MC VERGIAT soutient

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Message de soutien aux listes "Ensemble pour des régions à gauche, solidaires, écologiques et citoyennes dans le Grand Sud-Est (PACA, Rhône-Alpes et Corse)"

Je vous invite à soutenir largement avec le Front de Gauche les listes "Ensemble pour des régions à gauche, solidaires, écologiques et citoyennes" aux élections régionales pour poursuivre la dynamique créée lors des élections européennes.

Ici comme partout en France et en Europe, il est grand temps de passer à l'offensive pour en finir avec le recul généralisé des droits et des libertés.

Elu(e)s, militant(e)s, citoyen(ne)s, nous pensons qu'il faut mettre un point d'arrêt à la politique de démenbrement de l'Etat social.

Les régions constituent un pôle de résistance dans la majorité desquelles le Front de gauche et ses partenaires entendent prendre toute leur place pour peser en faveur de plus de solidarité et d'égalité sociale. Il n'est plus possible de laisser les écarts se creuser entre les plus riches et les plus pauvres et de demander toujours plus de sacrifices à ceux et celles qui ont le moins.

Nous avons besoin de construire et de développer une alternative de Gauche qui soit force de propositions, d'espoir et de progrès.

Pour cela, le 14 mars, un choix s'impose, votez en faveur des listes "Ensemble à gauche pour des régions à gauche, solidaires, écologiques et citoyennes". Je connais pour la plupart les hommes et les femmes qui ont décidé de solliciter vos suffrages pour ces élections régionales. Nous avons mené ensemble la campagne des élections européennes : vous pouvez leur faire confiance, ce sont des hommes et des femmes de conviction qui sauront tenir leurs engagements.

Marie-Christine VERGIAT Militante des droits de l'Homme et de l'éducation populaire Députée européenne

 

Marie Georges dans les ECHOS et I Télé

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le 21/12/09

Marie-George Buffet répugne à interdire par la loi le voile intégral

La secrétaire nationale du PCF était hier l'invitée de l'émission « 17 heures Politique » sur iTélé en collaboration avec « Les Echos ». Elle a fixé pour objectif à son parti de dépasser le FN et le Modem aux élections régionales de mars.

Il a sa vision des choses et j'ai la mienne. » Invitée hier soir du « 17 heures Politique » sur iTélé, en collaboration avec « Les Echos », la secrétaire nationale du PCF, Marie-George Buffet, a clairement pris ses distances avec le député communiste André Gerin, président de la mission parlementaire sur le port du voile intégral, qui souhaite une loi d'interdiction. « Je ne vois pas en quoi la loi est nécessaire », a-t-elle lâché, craignant qu'un tel texte ne règle rien et « stigmatise » l'islam.

La numéro un du PCF estimerait plus utile de se « battre pour le droit des femmes ».

Réaffirmant son souhait de voir interrompu le débat sur l'« identité nationale », elle a dénoncé les dérapages « racistes » survenant lors de réunions départementales. « Les préfectures et les mairies, qui sont des lieux de la République, ne sont pas là pour accueillir ce genre de propos », a-t-elle lancé avant de suggérer un autre débat « beaucoup plus intéressant » : « Au lieu de pointer du doigt une religion, des origines, une identité, essayons de nous demander comment va notre république en ce moment. Où en est la liberté ? L'égalité ? La fraternité ? »

Interrogée sur l'issue du sommet climat de Copenhague, elle a déploré un « texte vide de sens » et pointé plusieurs responsabilités : « Obama a déçu en cédant à la pression des conservateurs américains », la Chine aussi en n'acceptant pas d'être « transparente » et « l'Europe n'est pas arrivée unie ». Interrogée par ailleurs sur le climat social en France, elle a « espéré » que les mouvements sociaux prennent « plus d'ampleur » et jugé « ridicule » tout soupçon de connivence entre le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, et Nicolas Sarkozy.

Pierre Laurent, tête de liste

S'agissant des investitures régionales, Marie-George Buffet a confirmé que Pierre Laurent, dont elle veut faire son successeur place du Colonel-Fabien « sera tête de liste en Ile-de-France », même si cette candidature déplait au Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, avec qui le PCF fait alliance.

« Regrettant » le choix du PS de soutenir Georges Frêche en Languedoc-Roussillon, elle a « appelé les Verts à rejoindre »la liste du Front de gauche. « Déjà des hommes et des femmes du PS nous rejoignent »,a-t-elle assuré, ajoutant que la maire PS de Montpellier, Hélène Mandroux, en délicatesse avec le président de région sortant, pourra, si elle le veut, « apporter sa voix ». Interrogée sur ses objectifs électoraux au niveau national, elle souhaite que les listes du Front de gauche arrivent « devant »celles du Front national et du Modem.

http://www.lesechos.fr

 

Marie Christine VERGIAT et sa vie de Députée FDG Sud Est

IMG_4367_ok_-_Copie.jpg C'est finalement assez dur que d'essayer de rendre compte une fois par mois de mon mandat européen même si je m'en tiens pour l'essentiel aux sessions de Strasbourg.




Pourtant la dernière session qui a lieu du 23 au 26 novembre a été particulièrement chargée. Jugez-en par vous même.

  • Tout d'abord, lundi, je suis intervenue en séance sur deux textes sur lesquelles j'étais « shadow rapporteur » comme on dit à Bruxelles, autrement dit en français « rapporteur fictif » c'est à dire responsable du suivi de ce texte pour mon groupe : la GUE/NGL1 : l'un portait sur Europol, et l'autre sur le système d'information des douanes. Dans les deux cas, il s'agissait de la protection des données personnelles dans les fichiers policiers et donc de dénoncer la dérive sécuritaire et de dire que si tout citoyen a droit à la sécurité, ce n'est pas avec la surveillance généralisée de la population que les choses peuvent progresser car ces fichages sacrifient les libertés sans le moindre résultat probant (cf. la généralisation des caméras de surveillance en Grande Bretagne qui n'ont pu empêcher les attentats – au mieux ils ont permis d'identifier les auteurs après leur mort....).
  • Le lendemain mardi, à l'initiative de la GUE, j'ai interrogé la Commission et le Conseil sur les expulsions d'Afgans. Et là nous avons assisté à un festival d'hypocrisie et de mauvaise foi : le ministre suédois parlant de simple rationalisation des moyens et Jacques Barrot, toujours commissaire en charge de ces questions, nous démontrant en quoi cela n'avait rien de collectif et cela respectait les textes internationaux sur le droit d'asile.



Quelle ne fut donc pas ma surprise le lendemain mercredi de voir le Parlement européen attribuer son prix du cinéma (prix LUX) à « Welcome » : film « citoyen » selon les termes même de son réalisateur , Philippe Lioret, qui ouvre les yeux sur le quotidien des Afgans à Sangatte.




Plusieurs autres textes importants ont également été adoptés au cours de cette session :

  1. Bien sûr, une résolution sur le Sommet de Copenhague qui, si elle n'est pas totalement satisfaisante tant sur la question des droits à polluer qu'avec l'entre deux sur le nucléaire, comporte de nombreux points positifs à souligner notamment des objectifs clairs pour la diminution des rejets de gaz carboniques : - 20% d'ici à 20020 et – 80% d'ici à 2050, la nécessité de soutenir les pays émergents y compris en matière de transferts technologiques ou encore les conséquences de la déforestation.
  2. Un texte sur le fonds d'ajustement à la mondialisation avec son hypocrisie totale qui permet à l'Union européenne de financer des multinationales comme Dell en Irlande parce qu'elles licencient et en Pologne parce qu'elles y délocalisent justement les usines fermées en Irland
  3. Enfin, je voudrais dire deux mots sur l'élargissement de l'Union où là nous avons assisté à un numéro de « real politique » assez invraisemblable notamment parce que l'on a mélangé la question de l'Islande, celle de la Turquie et celle des Balkans. A dire vrai, les divisions traversaient tous les groupes politiques et sans être contre l'élargissement par principe, la rédaction même du texte soumis au vote ne pouvait qu'interroger.

1GUE/NGL : Gauche unitaire européenne/ Gauche verte nordique

 

COPENHAGUE et nos Elus Européens

Déclaration de la délégation du Front de Gauche et de l'Alliance des Outre-mers au Parlement européen

Sommet de Copenhague sur le climat

Le Sommet de Copenhague est une occasion historique de changer le sort de la planète. Il est nécessaire que les dirigeants politiques qui y seront représentés parviennent à une décision plus contraignante qu'à Kyoto, qui constitue une avancée par rapport aux objectifs fixés à Kyoto. Fum_e.jpg

La délégation du Front de Gauche et de l'Alliance des Outre-mers demande:

  1. la création d'un fonds d'adaptation aux changements climatiques conséquent, à la hauteur des enjeux; financé d'une part par les pays qui émettent le plus de CO2 et par les pays les plus riches, et d'autre part par une taxe carbone mondiale ainsi qu'une taxe sur les transactions financières. Ce fonds devra venir en plus et non en soustraction des aides publiques au développement.
  2. la création d'une organisation internationale, telle l'OMC, qui se voit attribuer pour charge la régulation des questions du changement climatique et de l'environnement, et la gestion des fonds d'adaptation aux changements climatiques.
  3. la pleine prise en considération de la position des Etats insulaires; de très nombreuses îles étant directement menacées de disparition par les effets des changements climatiques.
  4. une priorité de la prise en compte du problème de la déforestation
  5. l'abandon du système d'échange de droits d'émission de carbone qui constitue un vrai droit à polluer.
  6. la création d'une norme mondiale valorisant la production d'énergie propre et non émettrice de carbone.
  7. l'instauration de contraintes sur les industries pour les obliger à rechercher des solutions moins polluantes.
  8. la nécessité de créer des obligations pour que les transports (avions, bateaux, voitures) deviennent moins polluants.
  9. l'instauration d'obligations favorisant le tri et le recyclage des déchets (industriels, agricoles et ménagers).

La régulation mondiale des atteintes à l'environnement est une nécessité pressante, comme celles des marchés financiers et de l'internet.

Nous avons l'opportunité d'ouvrir cette marche de l'histoire par l'environnement : les conclusions et décisions qui ressortiront de ce Sommet doivent être à l'image de nos plus hautes aspirations humaines.

L'Union européenne, et notamment le Parlement européen doivent y peser de tout leur poids, à défaut de quoi ses représentants apparaîtront comme des responsables n'ayant aucune prise sur la réalité des choses.

 

Assemblée Européenne

Marie-Christine VERGIAT Députée européenne Deux Interventions en plénière Lundi 23 novembre au nom du groupe GUE/NGL

Révision de la décision relative au Système d'information des douanes

IMG_4367_ok_-_Copie.jpg Madame la Présidente,

D'abord, je voudrais rectifier l'information qui est au tableau d'affichage. Je n'ai pas rejoint le PPE, je suis toujours à la GUE/NGL.

Nous sommes saisis, à la demande du gouvernement français, d'un texte visant à permettre la coopération des administrations douanières avec Europol et Eurojust.

Là encore, nous sommes dans un domaine où il ne fait aucun doute qu'après l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne, nous serons dans le champ de la codécision. Nous regrettons donc, comme sur Europol, que la précipitation prenne le pas sur la volonté de garantir les libertés fondamentales. Dans tous ces textes, nous regrettons que l'équilibre indispensable entre sécurité et respect des droits fondamentaux soit sans cesse un peu plus remis en cause, au détriment des libertés, et ce pour des résultats globaux qui ne sont pas toujours probants pour nos concitoyens.

Nous regrettons que, sur ce texte qui cherche à établir des interconnexions entre les fichiers des douanes, de la police et d'Eurojust, la position que le Parlement européen nous propose d'adopter soit plus timorée que sur Europol car les dangers sont les mêmes et les protections énoncées sont encore plus fragiles dans les textes qui nous sont soumis. Ainsi, par exemple, comment ne pas être scandalisé par le fait qu'il n'existe aucune limite claire quant à la durée de rétention des données.

Au moment où, dans chacun de nos pays, les politiques sécuritaires portent chaque jour des atteintes plus graves à nos libertés fondamentales, nous regrettons que le Parlement européen ne joue pas pleinement son rôle de garant des libertés et des droits fondamentaux.

Certaines améliorations en ce sens, que j'ai proposées notamment sur Europol, ont été adoptées. Je m'en félicite et j'en remercie mes collègues, mais elles demeurent insuffisantes, notamment au regard des principes de proportionnalité et de nécessité, qui doivent toujours prévaloir quand on met en cause les droits et les libertés.



C'est pourquoi, si d'autres amendements plus protecteurs pour nos concitoyens ne sont pas adoptés, le groupe GUE/NGL s'abstiendra sur ce texte.

Discussion commune EUROPOL

Intervention en plénière Lundi 23 septembre 2009 au nom du groupe GUE/NGL Monsieur le Président,chers collègues,

Je vais répéter ce qu'ont dit un certain nombre de mes collègues.

Le Parlement européen est saisi en urgence, avant la mise œuvre du traité de Lisbonne, de quatre textes relatifs à Europol, qui concernent notamment la protection de la confidentialité des données qu'Europol peut être amené à transférer, y compris à des pays tiers.

Nous sommes unanimes au sein de ce Parlement pour condamner la façon dont nous avons été saisis de ces textes portant sur des matières dont il ne fait aucun doute qu'elles entreront dans le champ de la codécision après l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne.

Nous sommes nombreux à considérer que nos concitoyens ont droit à la sécurité et que la lutte contre le terrorisme constitue une priorité. Tout doit être fait, en effet, pour que nos concitoyens ne vivent pas en permanence avec la peur d'être victimes d'attentats. Il est donc important que tout soit fait pour renforcer la coopération policière, mais cela ne doit pas être fait à n'importe quelles conditions, et notamment pas au détriment des libertés publiques fondamentales que sont le droit à la vie privée, la liberté de circulation et la liberté d'opinion.

J'ajouterai que la prévention de la délinquance ne peut se résumer à toujours plus – et à uniquement toujours plus – de répression. C'est l'honneur de nos démocraties que de toujours protéger nos libertés et de n'y porter atteinte qu'en cas d'absolue nécessité. La coopération policière doit donc se faire dans un cadre juridique précis, qui permette notamment d'assurer la protection de la confidentialité des données échangées et la juste proportion des données avec les objectifs de sécurité énoncés.

C'est pour cela qu'avec l'ensemble des autres groupes, le groupe GUE/NGL demande au Conseil et à la Commission de retirer ces propositions. Et je regrette, moi aussi, l'absence du Conseil.