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SESSION DES 7 ET 8 NOVEMBRE 2013 - ASSEMBLEE DE CORSE

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JOSETTE RISTERUCCI

CENTRE DE MUSIQUES TRADITIONNELLES

Monsieur le Président,

Nous avons déjà eu plusieurs fois à débattre du CMT, en commission du développement social et culturel et en session publique. Je ne reviendrai pas sur les différents échanges qui ont eu lieu, mais sur l’inquiétude que nous avions déjà exprimée, sur les réactions publiques du monde culturel concernant l’avenir des missions de coordination, de collectage des données musicales qui étaient assurées par le CMT. Je souhaite aussi rappeler que la situation financière du CMT en cessation de paiement a donc entraîné 2 licenciements et donc un problème social sur lequel on ne peut pas être indifférent.

Il est donc important, Monsieur le Président, de nous donner des informations précises sur l’avenir de ces missions culturelles assurées par le CMT, qui sont un des éléments de la politique culturelle de notre assemblée. Il me semble aussi essentiel que vous nous fassiez part de votre analyse sur cette situation déficitaire.

Vous comprendrez, Monsieur le Président, que nous nous interrogions toujours sur ce dossier et que nous attendions donc de connaître la suite réservée à celui-ci.

Je souhaite également organiser une réunion de la commission sociale et du développement culturel à laquelle, je pense qu’il serait très utile pour les élus que vous puissiez y participer avec vos services afin de présenter un point d’étape de la politique culturelle en cours. La commission est un lieu d’échanges et de travail auxquels je tiens particulièrement car elle permet d’anticiper et de préparer l’analyse des dossiers. Je vous remercie, Monsieur le Président, de votre réponse sur ces différents points.

                                              ***

REPONSE dePAUL GIACOBBI PRESIDENT DU CONSEIL EXECUTIF

S'agissant du dossier du CMT, je voudrais rappeler un certain nombre de choses que j’ai dites déjà ici et sur lesquelles je reviendrai quand même.

Qu’est-ce que le CMT ? C’est une association qui en réalité accomplit pour le compte de la CTC ou devrait accomplir un certain nombre de tâches. Très bien.

Il se trouve que le financement du CMT association c’est 99 % de contribution de la CTC. Ce type de situation porte un nom, malheureusement en droit ça s’appelle « une gestion de fait ». C’est-à-dire qu’aujourd’hui votre serviteur est responsable, même lorsqu’il n'y a pas la moindre malversation, le CMT n’a pas fait la moindre malversation, il n’est pas coupable de quoi que ce soit. Simplement, institutionnellement, je suis responsable, d’ailleurs sur mes deniers (remarquez, compte tenu de l'état de mes finances personnelles, il n’y a pas de grands risques, mais enfin…), de tout ce qui se passe : si par exemple, on a payé sans justificatif même quelque chose de parfaitement justifié. Donc, on ne peut pas continuer comme cela.

Quand on observe le bilan d’activités, honnêtement, on n’en a pas pour 200 000 € ! Ca ne veut pas dire que les gens ne travaillent pas et ne fassent pas des choses et qu’ils ne soient pas compétents, ça veut dire que le bilan d’activités ne peut pas suffire à justifier des contributions à ce niveau.

Et quant à l’activité annexe, c’est-à-dire la vente de marchandises, de services, etc., elle a doublé entre 2010 et 2012, c’est-à-dire qu’elle est passée de 2 224 € à 3 557 € ; c’est inexistant par rapport à notre contribution.

Sur le fond, on a parfaitement raison de défendre la musique traditionnelle corse, ce n’est pas moi qui m'y opposerai, certainement bien au contraire. Donc, il nous faut trouver une solution et avant de trouver une solution définitive sur laquelle je vais vous éclairer car j’ai quand même un peu d’idée, il faut parer au plus pressé.

Le plus pressé : nous avons des agents à qui il sera proposé, dans les meilleurs délais, un contrat à durée déterminée auprès de la CTC dans des conditions similaires à celles qu’ils ont actuellement, de telle sorte qu’ils puissent continuer leur activité, probablement dans le cadre du Musée de la Corse pour le moment. C’est une première chose qui permettra de préserver l’emploi, l’activité et le savoir-faire.

Deuxièmement, il faut qu’on réfléchisse pour savoir comment on fait.

Est-ce qu’on recrée une association ? Nous allons retomber dans les mêmes difficultés.

Est-ce qu’on crée un établissement public spécifique ? Entre-temps les personnes travailleront, etc. Est-ce qu’on crée un service ? La question ce n’est pas tellement l’institution, ce serait beaucoup mieux que cela se passe dans un cadre public. La question est de savoir comment on organise la gouvernance, c’est-à-dire comment on organise un comité qui soit quand même indépendant de nous, dans sa liberté de conception, etc., de telle sorte qu’il puisse orienter véritablement les choses puisqu’après tout, même s’il ne manque pas ici dans cette assemblée de gens qui peut-être connaissent le sujet très bien, une personnalité qualifiée… J’en vois un là-bas… Mais ce n’est pas le cas, ce n’est pas la gouvernance qui doit être « deux par groupe, etc. », vous voyez ce que je veux dire…

On a eu un exemple similaire : la cinémathèque de la Corse où on a « publicisé » si j’ose dire, c’est-à-dire qu’on a remis en état un outil public, mais où l’association préexistante joue finalement un rôle déterminant, et je crois que ça fonctionne, pour faire avancer les opérations. Je pense que c’est vers cela qu’il faut s’orienter. Ce sera beaucoup plus agréable pour tout le monde, y compris d’ailleurs pour les gestionnaires qui après tout peuvent se trouver aussi en difficulté, alors que jusqu’à preuve du contraire ils n’ont pas fait le moindre mal.

Donc en attendant, deux choses :

On va proposer un contrat de travail aux agents qui seraient licenciés dont la qualité et la valeur sont reconnues ; il n’y a pas de problèmes là-dessus. Et par ailleurs, réfléchir à une solution nouvelle. On a encore une fois deux choix : soit un établissement public spécifique, soit l’intégration à un établissement public existant, soit un service en régie bien identifié. Mais dans les deux cas, un comité d'orientation qui réellement oriente les travaux complètement indépendamment de nous. Nous, nous avons comme rôle de savoir si nous en avons pour notre argent, s’il y a un programme de travail, etc., etc. Voilà ce que nous allons faire.

Par ailleurs, je serais très heureux, Mme la Présidente, d'aller devant votre commission pour faire le point de l'ensemble des dossiers, d'autant plus que, au fond, sur la politique culturelle, nous avons avancé sur beaucoup de points :

Le Musée de la Corse est relancé avec une nouvelle direction, avec des programmes d'action, avec du travail de fond. Par exemple, au Musée de la Corse, on va pouvoir entendre, puisqu’on parle de chants et de musique, enfin, la phonothèque ; jusqu’ici on ne pouvait pas l'entendre.

Nous avons un dossier de scène nationale qui avance.

Nous avons avancé sur le Centre d’Art Polyphonique de Sartène, pas assez vite bien entendu mais enfin, partant de rien, on a quand même beaucoup avancé.

Nous avons réorganisé et fait repartir l’inventaire du patrimoine et en particulier de manière originale avec un diplôme universitaire qui associe les étudiants et qui nous permet, nous, d’avoir un travail de qualité et eux, de bénéficier d’une bourse assez intéressante, etc.

Nous avons des projets du centre culturel qui fonctionnent.

Nous avons des commissions de choix, par exemple dans le domaine du cinéma qui pose toujours le problème de savoir ceux qui sont contents et ceux qui ne sont pas contents, mais aujourd’hui les choix qui sont opérés ne sont pas en fonction de votre serviteur, de mes goûts personnels (ils sont assez particuliers d’ailleurs en matière de cinéma), mais en fonction d’une commission qui a été renouvelée, etc.

Nous avons des points sur lesquels effectivement il y a beaucoup de difficultés encore, c’est parce que le monde culturel a du mal à se plier à l’organisation administrative. On en a eu d’ailleurs tout à l’heure un exemple avec la question de Michel STEFANI. On ne peut pas changer le cadre juridique et administratif, il nous est déterminé. On ne peut pas changer les gens de la culture pour les rendre administratifs, ils ne le sont pas. C’est à nous de travailler à essayer d’obtenir des systèmes qui fonctionnent un peu mieux, et là nous avons de gros efforts à faire nous-mêmes pour nous adapter.

Nous avons aussi à contrôler un certain nombre de situations ; on y viendra peut-être dans le cours du débat. On ne peut plus continuer dans certains domaines à avoir des associations qui sont relativement minoritaires.

Vous avez trois types d’associations :

Vous avez celles qui travaillent bien et qui arrivent à bien fonctionner, y compris administrativement et qui font souvent de l’excellent travail dont on n’entend d’ailleurs pas souvent parler, sauf quand elles font des réalisations remarquables.

Vous avez des associations qui sur le fond sont excellentes, marchent bien, font des choses intelligentes, mais qui sont incapables de gérer dans les clous, ça arrive aussi quelquefois, ou qui se trouvent dans des situations institutionnelles (c’est le cas du CMT) fausses. C'est très gênant quand même parce qu'avec les meilleures intentions du monde, avec un travail de bonne qualité, on peut arriver à se trouver dans des situations irrégulières très préoccupantes. Et ce n’est pas que l’association qui s’y trouve, c’est également l’ordonnateur, c’est-à-dire moi-même.

Et enfin, vous avez des cas d’associations où il y a des problèmes qui ne peuvent plus continuer, je le dis très clairement. On ne peut pas continuer à financer les choses qui alimentent un certain nombre de gens et de manière irrégulière et même répréhensible. Il faut bien qu’on avance, sinon on va se retrouver dans des situations extrêmement difficiles.

On entreprend un vaste travail pour regarder tout cela, c’est extrêmement important. C’est normal, les gens de la culture en viennent à la presse, etc. Mais je voudrais leur dire que ce n’est pas en poussant de grands cris dans la presse en disant « on ne nous respecte pas, on ne nous aime pas » qu’on changera les règles du droit. Les règles du droit, elles se comprennent. L’argent public ne peut pas être distribué comme cela. Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ? Eh bien c’est bien qu’il en soit ainsi.

Donc, il faut nécessairement s’organiser. Il y a des excès, il y a des erreurs. À nous d’organiser les excès et les erreurs, y compris nos propres excès, parfois des contrôles tatillons, parfois une manière de faire qui n’est pas parfaite, parfois des délais trop importants. On a un travail considérable. Mais on ne peut pas continuer, je le dis, je le répète et je le répèterai, à faire des choses qui nous serons reprochées tôt ou tard. Au prochain contrôle de la Chambre régionale des comptes, on me dira « Monsieur, pourquoi avez-vous donné tant d’argent à telle association, alors que vous saviez pertinemment où allait l’argent ? », ça peut arriver et c’est mauvais pour tout le monde. Et quelquefois, ce n’est pas un détournement, ce n’est pas malhonnête, c’est organisé avec la meilleure intention du monde, mais c'est tout à fait répréhensible et ça peut nous conduire à des difficultés.

J’en termine donc en disant que je prendrai votre attache pour déterminer une date, je pense qu’il faut une journée ou une demi-journée pour faire le point sur un certain nombre de sujets, dont je suggère que ce soit des sujets tous azimuts sur le champ culturel. On pourrait partir de la feuille de route et voir là où on a avancé, là où on n’a pas avancé, là où on a réorienté, etc. C’est donc un point d'étape. Et s'agissant du Centre de Musiques Traditionnelles, il vous sera fait des propositions. S’il y a besoin de trois sous pour faire un franc dans l'attente, mais on ne restera pas dans la situation actuelle : encore une fois 99 % de subvention, un bilan où on n’arrive pas à en écrire suffisamment, on ne peut pas rester dans cette situation.

 

SESSION DES 7 ET 8 NOVEMBRE 2013 - ASSEMBLEE DE CORSE

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MICHEL STEFANI

INTERVENANTS ARTISTIQUES

Monsieur le Président,

Ma question porte sur la situation à laquelle doivent faire face plusieurs artistes intervenant en milieu scolaire pour y développer les capacités d’expression et de création des élèves. Outre l’intérêt culturel de la chose l’objet des projets qu’ils portent consistent à faire le lien hors temps scolaire entre les différents temps de l’enfant. De l’échange que nous avons eu avec ceux-ci, nous retenons que cette action, dans le cadre des « ateliers de pratique artistique », pourrait être compromise pour des raisons budgétaires.

Les intervenants, qui ont comme interlocuteur l’Inspection académique, conventionnent avec elle non seulement pour ce qui est du contenu pédagogique des projets mais également pour le coût de la prestation assumée ensuite par la CTC. La fréquence des interventions est ainsi définie sur une période scolaire donnée avec un nombre d’heures et un coût horaire établis. En conséquence il s’agit bien de prestations horaires tarifées. L’intervenant doit dans ces conditions produire les documents qui attestent de l’exécution du service pour lequel il a été missionné.

Cette procédure qui a prévalu jusqu’à présent se différencie de celle qui est désormais appliquée et réclamée aux intervenants qui ne comprennent pas pourquoi ils devraient faire une demande de subvention a posteriori.

Ainsi, ils font remarquer, à juste raison, qu’ils ne peuvent fournir une attestation de commencement de travaux au moment où débute une nouvelle année scolaire alors que les prestations de services dont il est question ont été exécutées et terminées durant l’année scolaire précédente. Ils comprennent d’autant moins que certains interviennent pour des prestations de services identiques en langue corse sans que la procédure change. Ce n’est pas la procédure en soi qui est en cause mais bien ce qui en résulte puisque dans le cas de la prestation de service l’intervenant sera défrayé et rémunéré en totalité et dans l’autre non puisque le montant de la subvention sera forfaitaire . Au regard de ces éléments il nous semble justifier d’entendre ces artistes, de prendre en compte leurs difficultés dont l’effet cumulatif lorsqu’il s’agit de salaires, de charges sociales et fiscales, conduit à la remise en cause de leur activité artistique et culturelle.

                                                              ***

REPONSE de PAUL GIACOBBI PRESIDENT DU CONSEIL EXECUTIF

Je vais vous répondre Monsieur le Conseiller, Monsieur le Président, pour vous dire que vous avez raison mais que malheureusement l'administration est compliquée.

Je vais essayer de vous faire le tableau à-peu-près complet des choses et ce que l’on peut faire pour ne pas se retrouver dans ces situations. D’abord, ces interventions culturelles et artistiques étaient réalisées jusqu’en 2008 dans le cadre du contrat de plan État-Région, donc on les cofinançait. Effectivement, cela facilitait les choses puisqu’à ce moment-là c’était l’Éducation nationale qui rémunérait directement. La disposition n’a pas été reconduite par la suite, et ce depuis 2009, donc nous sommes sur un autre régime.

Dans un autre régime, nous ne pouvons intervenir que par subvention, parce que nous n’avons pas d’autres cadres, ou alors il faudrait que l’on embauche comme vacataire dans un service qui n’est pas le nôtre, c’est malheureusement impossible.

S’agissant de la langue corse, c’est un peu différent parce qu’elle est toujours prévue dans le cadre du contrat de projet État/Région, par conséquent effectivement les artistes ont tout à fait raison de considérer qu’ils ne sont pas traités de la même manière puisque c’est un autre cadre.

Comme tout cela est un peu compliqué, et c’est tout à fait légitime, les artistes n’ont pas à être des spécialistes de nos systèmes administratifs, cela a dysfonctionné au sens que cela a été plus long, plus compliqué, on a attribué les subventions au 6 juin, ce qui est un peu tard, et j’ai demandé aux services d’accélérer les paiements et d’être extrêmement coulants sur les pièces demandées, etc., sinon on ne va pas s’en sortir.

Moi, ce que je souhaite par la suite, c'est d’essayer de mener avec nos partenaires, en particulier l’Éducation nationale, la mise en place à nouveau d’un système normal, c’est-à-dire un système dans lequel l’artiste sous la responsabilité de l’enseignant est en quelque sorte le bénéficiaire d’une commande, il effectue sa prestation et il est payé au titre de l’Éducation nationale, ce serait le plus simple même si c’est nous qui finançons.

Pour le moment, on va regarder avec beaucoup d’attention pour régler tous les problèmes en cours. Quant à certifier le service fait, vous savez il suffit de dire « je déclare que le service fait a été fait », il ne faut pas non plus des choses très compliquées. Nos services ont peut-être été maladroits, je ne sais pas, par rapport à ce cas-là qui est très particulier.

Moi, je m’engage à ce qu’on règle la situation en cours et qu’on essaye de trouver une solution un peu plus facile dans l’avenir. Mais l'idéal serait de revenir à ce qui se faisait en 2008 et ce qui se fait encore pour des enseignants d’activités en langue corse.

 

Assemblée de Corse Session des 22 et 23 Mars - Josette RISTERRUCCI

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Délégation Service Public CINEMATHEQUE DE PORTO VECCHIO

Monsieur le Président, Je ne vais pas reprendre long périple de ce dossier qui a été clairement exposé aux membres de la commission, puisque nous avons organisé une visite et réunion de commission sur le site. Les élus ont ainsi pu constater par eux-mêmes la situation d’urgence et de péril dans laquelle se trouvent à la fois l’équipement lui-même de la cinémathèque, la collection d’archives qu’il abrite et l’association délégataire, dont les missions éminemment importantes dans la conservation de notre patrimoine cinématographique, dans sa diffusion et dans la promotion de la création artistique, d’accès au public, de conseil et d’assistant aux organisateurs de manifestations cinématographiques sont aujourd’hui lourdement handicapées. Je regrette tout ce temps perdu dans la prise de décisions de la part de la CTC qui n’a pas mis en place dès 2006 les actions nécessaires, malgré les différents rapports, etc… Nous avons donc constaté 6 ans après, l’étendue des dégâts et le risque, si rien n’est fait très rapidement de destruction irréversible d’ici 30 ans de l’ensemble de notre patrimoine cinématographique par contagion du syndrome du vinaigre. Le délégataire ne pouvant plus remplir ses missions de conservation, c’est également tout son travail d’indexation, de diffusion mais aussi d’enrichissement de ce patrimoine qui est remis en cause par les actuelles conditions de stockage de nos archives Il est donc urgent, Monsieur le Président, que la CTC, propriétaire de la cinémathèque et des collections, prennent toutes les mesures permettant l’installation rapide de la climatisation indispensable à la sauvegarde des archives, stoppant les infiltrations qui dégradent le bâtiment et singulièrement la salle de projection et agrandissant la cabine de projection pour permettre son passage au numérique. Je rappelle que c’est à l’initiative du délégataire, et à titre gracieux, que le CNC a réalisé une expertise en date du 12 décembre 2011. Celle-ci propose des solutions permettant d’installer la climatisation adaptée sans déménagement des archives (donc qui élimine le risque de destruction comme cela a eu lieu lors du dernier déménagement), et un schéma des travaux d’agrandissement de la cabine de projection. Une estimation financière accompagne cette expertise. Tout ceci pourrait être réalisé rapidement et je ne doute pas de votre volonté de régler ces problèmes. A ce propos, Je souhaiterais savoir si cette expertise du CNC ne pourrait pas se poursuivre dans le cadre d’une assistance à maitre d’ouvrage ? Afin que ces travaux puissent être réalisés aux meilleurs coûts et dans les meilleurs délais. J’ai également proposé un délai de 12 mois au lieu de 9 à l’avenant afin de clarifier toutes les missions de la CTC et du délégataire dans le cadre de la DSP mais aussi pour que ces travaux nécessaires à la conduite de la mission culturelle puissent être engagés. Dans le rapport d’activité que vous nous avez soumis, la question du transport est une fois de plus soulevée, elle revient dans beaucoup de dossiers. Celle-ci est importante car cette année le nombre de spectateurs hors les murs et itinérant est de plus de 5000 et en intramuros à 4004. Il est donc utile d’inscrire une véritable politique du transport qui permettrait de consolider les partenariats et la diffusion territoriale des actions de la cinémathèque. De même il apparaît nécessaire et urgent que soit mise en place une véritable politique d’information et de promotion de cet outil culturel. En particulier un effort de signalétique, sur le bâtiment lui-même, permettant de distinguer et de différencier la cinémathèque du centre culturel et de la salle d’exploitation cinématographique commerciale qu’il abrite également. Je souhaiterai également que soit clarifié dans la nouvelle DSP le fait que c’est à la CTC d’ester en justice et financer les recours pour obtenir les droits d’auteur. Il serait pertinent d’intégrer dans la dotation financière annuelle allouée par la CTC la perte de chiffre d’affaire qu’entrainera la période des travaux. Ceci est évidemment à définir avec le délégataire, car il y aura une répercussion non négligeable dans les résultats de l’exploitation et du chiffre d’affaires de la cinémathèque. Je porte également à votre réflexion la remarque exprimée par les membres de la commission qu’aucun membre de la CSCD ne siège au syndicat mixte ce qui serait pourtant logique. Est-il possible d’apporter une correction à cette situation ? En vous remerciant des réponses que vous m’apporterez et en tenant compte de celles-ci nous voterons bien entendu ce rapport.

 

ASSEMBLEE DE CORSE - Michel STEFANI

Musée Fesch

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Le Musée Fesch, le site remarquable dans lequel il est abrité et la collection unique en Europe qu’il donne à voir constituent une référence pour la Corse. Cette réalité prestigieuse implique que la CTC poursuive son partenariat avec la Ville d’Ajaccio afin d’améliorer les conditions d’accueil du public et lui permettre de mener ses activités de médiation. Ce programme d’activité prévoit notamment, dans le cadre des travaux muséographiques à réaliser, de poursuivre la politique de restauration des œuvres, notamment celles se trouvant dans les réserves qu’il faut valoriser. Pour bien apprécier les choses il convient de partir du programme d’activités envisagé du niveau et de la qualité des prestations offertes au public dans la perspective de confirmer le Palais Fesch comme référence nationale et internationale dans le domaine des Beaux-arts. L’engagement supérieur de la CTC témoigne de l’attention significative qu’elle porte au Musée Fesch dans cette phase nouvelle après le succès mérité de sa réouverture. Considéré comme le musée de peinture de la Corse, il possède les critères qui déterminent sa vocation régionale. Cette approche d’une politique muséale cohérente, implique que la CTC considère, au regard de son rôle et de sa place, le musée Fesch comme le premier musée de Corse dans la mise en réseau des musées insulaires.

 

ASSEMBLEE DE CORSE - Michel STEFANI

Sur le SYNDICAT MIXTE DE GIUSSIANI

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Quatre communes et le Conseil général se sont regroupés dans ce syndicat mixte en 2001 pour doter la Corse de cette structure d’initiation aux métiers du théâtre avec, cela a été rappelé, une insistance forte de la part du gouvernement. A l’époque et la ministre des sports et de la jeunesse était convaincue de la nécessité de promouvoir l’éducation populaire. C’est une prouesse d’avoir réussi dans un lieu aussi rural et il suffit de s’y rendre au moment des manifestations estivales pour s’en rendre compte. Cet outil qui peut accueillir toute l’année contribue au rayonnement de la vie culturelle insulaire dans le domaine du spectacle vivant. Pour la micro région c’est plus qu’un ballon d’oxygène avec 5 personnes employées à l’année. Après dix ans d’existence on peut s’interroger sur son avenir mais il y a un bilan qui peut rassurer ceux qui s’inquiètent. Pour la collectivité, qui a participé à l’investissement à hauteur de 2 M€ sur 5, Il est légitime d’être représentée au CA de manière équilibrée dans une relation de confiance avec les autres élus et la direction de la structure. L’entrée de la CTC dans le syndicat ne doit pas se confondre avec une volonté de caporaliser mais véritablement comme une coopération confirmée et un droit au regard. Compte tenu des enjeux il me semble nécessaire sinon aujourd’hui à la prochaine session de rechercher un chemin qui fasse l’unanimité de l’Assemblée. Enfin cette étape qualitative n’exonère pas de l’exigence formulée par tous les acteurs insulaires du spectacle vivant de définir une politique en ce domaine.

 

ASSEMBLEE DE CORSE - Etienne BASTELICA

GESTION DU CENTRE D’ART POLYPHONIQUE

Le Centre d’Art Polyphonique de Corse est probablement l’un des plus beaux projets culturels que notre collectivité aît porté. On n’en fera pas aujourd’hui l’historique mais comment ne pas rappeler d’abord ce que ce projet doit à l’action de Jean-Paul POLETTI, qui, dans le prolongement du mouvement de « riacquistu » et dans une démarche d’ouverture à l’ensemble du patrimoine polyphonique mondial, initia avec les associations « Granitu Maggiore » puis « Centre d’Art Polyphonique » une action de préfiguration reconnue par les pouvoirs publics ; ensuite le rôle de de la Commune, et en particulier- pourquoi ne pas le dire- le fort investissement personnel du Maire de l’époque, Dominique BUCCHINI, se traduisant notamment par la mise à disposition de la caserne « Monteynard » ( l’ancien hôpital) à la CTC ; la décision enfin de la CTC et de l’Etat d’inscrire cette opération au Contrat de Plan et de financer les travaux au titre du PEI. Il est urgentissime - le bâtiment est livré, le mobilier acheté, le contenu des missions défini- d’ouvrir enfin cet outil pédagogique et artistique et, pour cela, préalablement, arrêter le mode de gestion. C’est l’objet du rapport qui nous est proposé. Ce rapport est assez détaillé, nous n’allons pas ici le paraphraser mais simplement appeler l’attention sur quelques éléments de décision :

  • Si la CTC a accepté la mise à disposition de ce bâtiment et en a réalisé la restauration c’est bien que sa reconversion en équipement culturel répondait à un besoin relevant de l’intérêt général, a une activité qu’elle a tenu à ériger en service public.

Il appartient à la CTC, et à elle seule, de définir la forme qu’elle entend donner à la gestion de ce service public. Bien entendu, elle est tenue de consulter l’association et c’est bien ce qu’elle a fait depuis, maintenant, plus d’un an.

  • Parmi les critères à prendre en considération pour juger de l’adéquation du mode de gestion au type de service considéré, nous en retiendrons trois, qui nous paraissent essentiels :

1) le cadre retenu doit garantir le développement aisé et performant de l’activité

2) les intérêts des personnels doivent être préservés.

Sous ces deux angles, le mode de gestion proposé par l’Exécutif ne pose pas, à priori, de réel problème. Au contraire, la gestion directe par la CTC présente des avantages incontestables sur de nombreux points : la stabilité de l’emploi et les perspectives de carrière des personnels, la disponibilité des services communs de la CTC, aussi bien techniques que juridiques et administratifs, la maintenance et l’entretien du bâtiment ; s’agissant du projet lui-même, il est clair que l’action menée, tout en visant à satisfaire à un cahier des charges comportant des éléments précis de suivi et d’évaluation, doit s’appuyer sur un management respectueux des spécificités de la mise en œuvre d’un projet artistique et pédagogique ; la CTC, comme cela est dit pages 2 à 4 du rapport, s’inscrira dans la continuité de l’action entreprise par l’association tout en s’attachant à la développer et à l’amplifier. On doit rappeler que nous avons, avec le FRAC et le Musée de la Corse deux équipements culturels de premier plan gérés en régie et qui, pour l’essentiel, s’en portent tellement bien que nul ne songe aujourd’hui à transformer leur statut.

3) un critère extrinsèque, tout à fait conjoncturel : le choix de tout autre mode de gestion aujourd’hui conduirait à différer encore de plusieurs mois la mise en service du Centre.

On ne prétendra pas que la régie directe est le mode de gestion idéal : tout choix, en la matière, comporte avantages et inconvénients. Mais elle présente, à l’évidence, des éléments sécurisants pour le projet, pour les agents, pour le patrimoine bâti de la CTC. Ce choix permet aussi de concrétiser enfin ce projet, faire vibrer ces murs et emplir ces espaces d’une vie nouvelle trop longtemps espérée ! Au demeurant, s’il apparaissait, dans le cours de l’activité, des difficultés particulières que ce statut ne permettrait pas de résoudre, ou bien si un autre mode de gestion était susceptible d’apporter des opportunités de développement supérieures à la régie directe, rien n’interdirait une évolution statutaire, notamment vers la création d’un Etablissement Public de Coopération Culturelle avec la commune et d’autres collectivités locales.

Je vous remercie

 

Dominique BUCCHINI Derniére Session de l'Assemblée Territoriale

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Déclaration de la Corse comme « Terre sans expulsion ». Défense du droit à l’éducation pour toutes et tous.Soutien des élu-e-s de l’Assemblée de Corse aux élèves et aux familles d’enfants scolarisés menacés d’expulsion.

CONSIDERANT que la Corse tout au long de son histoire a fondé sa culture sur des valeurs fondamentales d’accueil, de solidarité et de défense des plus opprimés et des droits humains,

CONSIDERANT que ceux que l’on appelle communément les « sans-papiers » vivent, pour la plupart, en Corse depuis des années. Ils ont en effet migré pour fuir la misère, la rudesse d’une terre, les menaces et/ou les pressions qu’ils subissent dans leur propre pays ou région d’origine,

CONSIDERANT que par choix ou par contrainte, les « sans-papiers » se maintiennent en Corse sans que leur situation administrative puissent être régularisée avec le durcissement progressif (c’est la 5ème fois en 7 ans) des lois relatives à l’immigration, ce qui les marginalise au mépris des droits humains les plus élémentaires (vivre en famille, travailler pour vivre et faire vivre sa famille; se soigner; …). En bref, être sans-papiers fait d’eux des « sans-droits »,

CONSIDERANT les différents textes de protections des Droits de l'Homme et des libertés fondamentales : la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen ; la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ; la Convention Européenne des Droits de l’Homme ainsi que les conventions internationales que la France se refuse encore à signer (Convention des Nations Unies sur la protection des droits des travailleurs migrants et des membres de leur famille),




CONSIDERANT en particulier l'article 26 de la déclaration universelle des droits de l'homme qui garantit le droit à l'éducation et proclame que "l'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix",

CONSIDERANT la jurisprudence du Conseil d'Etat selon laquelle la régularité de la situation administrative d'un étranger n'est pas un préalable à son accueil dans un établissement d'enseignement ; en revanche, la scolarisation en France pendant plusieurs années est un motif légitime de régularisation quelles que soient les circonstances d'entrée sur le territoire français,

CONSIDERANT que la plupart des lycéens étrangers sont devenus majeurs en Corse où ils ont accompli la plus grande partie de leur parcours scolaire et qu'ainsi la communauté scolaire a pleinement joué son rôle d'intégration de ces jeunes dans la société corse,

L’ASSEMBLEE DE CORSE

DECLARE la Corse comme « TERRE SANS EXPULSION »,

SE DECLARE solidaire dans les démarches de reconnaissance de la place des immigrés, y compris les sans-papiers, dans la société insulaire,

S’OPPOSE aux expulsions de jeunes majeur-e-s et de familles dont les enfants sont scolarisés, en les plaçant sous sa protection afin d’obtenir la régularisation et leur permettre la poursuite de leurs études,

S’ENGAGE à exprimer sa solidarité au sein des établissements scolaires en vue d’obtenir leur régularisation, le cas échéant, et affirme que ses représentants prolongeront cette démarche dans les conseils d’administration où ils siègent,

ASSURE que les élèves menacés d’expulsion et/ou leurs parents obtiendront son parrainage pour les accompagner dans leurs démarches de régularisation.

Motion ADOPTEE

http://www.vociaiaccini-ubloggu.elu...

 

D BUCCHINI-Accueil du Ministre de la CULTURE

cit1bis.gifVISITE DE MONSIEUR LE MINISTRE DE LA CULTURE – MUSEE DE LA CORSE 10 JUILLET 2010

En tant que Président de l’Assemblée de Corse, il me revient, Monsieur le Ministre, de vous accueillir et de vous souhaiter la bienvenue. J’en suis très honoré et me réjouis profondément de votre présence en ce jour particulier, un jour de fête pour nous, pour la Collectivité au nom de laquelle je m’exprime. Pour la première fois depuis que j’occupe cette fonction, nous avons en effet la joie et l’honneur de recevoir le Ministre de la Culture pour inaugurer ensemble une exposition temporaire du Musée de la Corse, du musée « des corses ».

Je n’ai pas besoin de rappeler que cet établissement, ouvert au public voici treize ans et qui fut sans doute le premier « musée régional » en France, traduisant la volonté de la Région – puis de la CTC – de doter l’Ile d’un équipement culturel de référence, est le résultat exemplaire d’un partenariat fructueux mené depuis les années quatre-vingts avec l’Etat ; la création de ce musée, particulièrement sur ce site hautement symbolique de la citadelle de Corte, a constitué véritablement un acte fort, manifestant, par un geste architectural audacieux, l’affirmation dans l’espace de la priorité que le jeune pouvoir régional entendait donner à la culture.

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UNIVERSITE d’ETE du PCF

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Comme chaque année, l’université d’été du parti se tiendra au centre Belambra de Seignosse dans les Landes, les 27,28 et 29 août.

Notre congrès d’étape vient de nouveau d’affirmer la nécessité de répondre aux attentes et aux besoins de formation des communistes.

Depuis le début de l’année, l’activité de formation s’est fortement développée et diversifiée et l’université d’été en est un des évènements des plus importants.Durant ces 3 jours seront notamment abordés les sujets suivants :

  • Biologie, morale, civilisation- naissance du matérialisme moderne
  • Harcelement moral : une psychiatre dans l’entreprise
  • La crise du capitalisme – politiques d’austérité - changer le monde ou ne rien changer ?
  • Retraite : comprendre le projet du gouvernement – contre-projet
  • La réforme des collectivités locales
  • Sous le béton, la terre : micro et macro-écologie de l’habitat
  • Les questions d’avenir du Front de gauche – les échéances de 2012 – le lien avec le mouvement social et populaire…

La fédération envisage la participation d’ 1 ou 2 camarades, notamment parmi les nouveaux adhérents, à cette université d’été. Les candidatures sont à transmettre au bureau départemental au plus tôt.

 

Débat autour du film: WALTER, RETOUR en RESISTANCE de Gilles Perret

Chers amis,

Le 6 avril 2010, à Porticcio (CCAS Marinca Porticcio)

et les 7 et 8 avril 2010 à AJACCIO (à l’espace Diamant), se tiendront les 9ème Rencontres Cinéma-Histoire, dont vous trouverez le programme en pièce jointe.

L’A.N.A.C.R. 2A (Comité de la Corse-du-Sud des Anciens Combattants et Amis de la Résistance) organise ces rencontres en partenariat avec la Cinémathèque de Porto-Vecchio, Latinità et la Caisse Centrale d’Activités Sociales des industries électrique et gazière de Corse (CCAS de Corse)




Elles vous invitent à participer gracieusement, à la CCAS Marinca Porticcio à la Projection - Le mardi 6 avril 2010 à 20h30

''Synopsis : A travers l’histoire de Walter, ancien résistant, ancien déporté haut-savoyard et sur fond de politique actuelle, deux questions se posent tout au long du film : « Qu’avons-nous fait des idéaux du Conseil National de la Résistance ? » ''

« Résister se conjugue-t-il au présent ? »

La sécu, les retraites par répartition, la nationalisation des besoins vitaux de l’économie, la séparation de la presse des pouvoirs d’argent… Voilà ce que le programme du CNR prônait dès 1943 et mettait en place dès 1945. Aujourd’hui mis à mal par notre gouvernement, Walter Bassan et ses camarades John Berger, Stéphane Hessel, Constant Paisant sont là pour faire front et dire NON à la casse systématique des services publics et des valeurs du CNR. Walter est aussi un sacré bonhomme qui nous rappelle que la résistance se pratique au quotidien, et ne manque pas de générosité pour nous transmettre son engagement…

Le long métrage de Perret part d’un constat : Nicolas Sarkozy est, petit à petit, en train de vider de sa substance tout le contenu de l’œuvre du Conseil National de la Résistance. En 1945, juste au lendemain de la guerre, toutes les forces de la France Libre se sont réunies pour définir, entre autres, la future politique sociale de la France. C’est de là, de cet accord essentiellement entre gaullistes et communistes, qu’est née notre "exception sociale". Et c’est très bien ainsi. Sauf, donc pour Sarkozy et le Medef.

Pour étayer sa thèse, Perret interroge Walter, un ancien maquisard de Haute-Savoie, mais aussi des élus de notre temps comme Accoyer et autres amis du Président. Le réalisateur y va carrément dans ses questions : "pourquoi cet abandon des acquis du CNR ?"

Nous seront heureux de pouvoir vous compter parmi nos invités pour cette unique projection (ce documentaire a peut de chance d’être projeté sur les écrans d’Ajaccio et sa région).

Cordialement

Pour les Organisateurs de la Manifestation « Rencontres-Cinéma-Histoire) Yolande ZICCHINA

 

« J’ai l’intention de vous entraîner jusqu’en Corse »

Extrait de lettre de Rosa Luxemburg à Sonia Liebknecht.



Ecrites, au fond de la prison de Wroncke, alors que la guerre fait rage et mourir famille et amis. Adressées à l’épouse de Karl Liebknecht. Suivant l’expression brève d’un moment de désespoir. Ces lignes sur la Corse sont saisissantes et totalement émouvantes.

Visitez http://comprendre-avec-rosa-luxembu...




Wroncke, le15 janvier 1917




Sonittschka, vous rappelez-vous ce que nous avons projeté de faire quand la guerre sera finie ? Aller ensemble dans le midi. Et nous irons ! Je sais que vous rêvez d’aller avec moi en Italie, que c’est votre rêve le plus cher.

Mais moi, j’ai l’intention de vous entraîner jusqu’en Corse.

C’est encore mieux que l’Italie. Là-bas, on oublie l’Europe, du moins l’Europe moderne.

Imaginez un vaste et grandiose paysage où le contour des montagnes et des vallées se découpe avec une extrême précision. En haut, rien que des blocs de rochers dénudés, d’un gris plein de noblesse, en bas, des oliviers, des lauriers-cerises luxuriants et des châtaigniers centenaires.

Et partout le silence qui régnait avant la création du monde avant la création du monde, pas de voix humaine, pas de cris d’oiseaux, rien qu’un ruisseau qui se glisse quelque part entre les pierres, ou le vent qui chuchote, tout là-haut, dans les failles des rochers, le vent qui gonflait la voile d’Ulysse. Et quand vous rencontrez des êtres humains, ils sont en accord avec le paysage.

Au détour du sentier surgit une caravane. Les Corses vont toujours l’un derrière l’autre, en caravane, et non pas, en groupe comme nos paysans. D’ordinaire on voit tout d’abord un chien qui gambade, puis vient à pas lents une chèvre ou un petit âne qui porte des sacs pleins de châtaignes, suit un grand mulet sur lequel une femme est assise de côté, la femme laisse pendre les jambes toutes droites et porte un enfant dans les bras. Elle se tient toute raide, svelte comme un cyprès, immobile. A côté d’elle, un homme barbu marche d’un pas tranquille et ferme. Tous deux gardent le silence. On croirait voir la Sainte Famille.

A chaque pas, vous découvrez des scènes semblables. J’éprouvais chaque fois une émotion telle que j’étais sur le point de m’agenouiller malgré moi. C’est l’impression que je ressens toujours devant un spectacle d’une beauté parfaite. Là-bas, la Bible et l’Antiquité restent vivantes. Il faut que nous y allions et nous ferons comme j’ai déjà fait : nous traverserons toute l’île à pied, nous dormirons chaque nuit dans un lieu différent, nous partirons assez tôt chaque matin pour être sur la route au lever du soleil. Ce projet ne vous séduit-il pas ? Je vous servirai de guide …



Rosa Luxembourg, lettres de prison, éditions bélibaste, 1969, P 17/18. Traduction de Michel Aubreu

U Rossu remercie Marléne

 

Le C.R.O.S, le SPORT et le FRONT de GAUCHE

{{Le positionnement du Président du CROS Corse dans la campagne électorale sur le théme du sport dans le bulletin du Comité Régional est étonnant!!! U Rossu s'en étonne d'autant plus que le Conseil Général 2A se désengage de plus en plus du soutien au mouvement sportif et associatif...}}

Voici la lettre de mise au point de M NORDEE colistier de la LISTE FONT de GAUCHE - "CAMINA A MANCA"

A Pierre SANTONI, Président du CROS.



Monsieur le Président, mon cher Pierre,



Je viens de recevoir le numéro 63 de février de "sport infos" - que je lis toujours avec intérêt- et je veux réagir aux affirmations contenues dans l'article de la page 4, intitulé Elections territoriales, le sport "hors jeu" des débats. Si effectivement le sport apparaît trop souvent comme le parent pauvre des préoccupations des politiques, il est inexact de globaliser. Pour la liste du Front de gauche ( à laquelle j'ai l'honneur de participer) le sport est une véritable préoccupation.

C'est pourquoi il figure de manière spécifique dans les 20 propositions du programme transmis en PJ (cf proposition 15 - le sport). Ma participation régulière, année après année, aux journées annuelles du CROS en est une traduction.

Ces propositions, dont celle-ci , ont été élaborées après la tenue des États généraux de l'alternative qui se sont déroulées à Corte avec la participation de 150 délégués. Elles ont été affinées lors d'ateliers thématiques à Corte, Porto Vecchio, Bastia et Ajaccio. Parmi les préoccupations évoquées et les propositions retenues figure donc de manière limpide et forte, LE SPORT, avec des propositions concrètes. C'est autre qu'une simple "évocation" pour reprendre le propos de l'article !

L'essentiel de ces propositions consiste en :

* Une Conférence régionale regroupant réellement ETAT, CTC et acteurs de terrain
* Un observatoire régional du sport
* Une pérennité du CREPS avec financement d'État
* Renforcement de la place du sport dans la cité et dans la politique de la CTC


Toutes ces propositions méritent d'être débattues et approfondies et nous sommes disponibles pour ce faire. Je sais pouvoir compter sur ton objectivité pour faire état de mes remarques lors du prochain "sport info".



Très cordialement Maxime NORDEE

 

Letttre à la LIGUE CORSE des ECHECS

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Monsieur Léo BATTESTI

Président de la Ligue Corse des Échecs 2, rue Commandant Lherminier 20200 Bastia

Monsieur,

Avant de répondre à votre lettre, nous nous permettrons d'abord, au nom de la liste du Front de Gauche et de toutes les sensibilités qu'elle représente, de saluer l'action que vous menez au service de la jeunesse de notre île. Votre démarche, couronnée du succès que l'on sait, constitue aujourd'hui, aux yeux de tous, une référence internationale en matière de politique sportive et sociale.

En ce qui concerne la correspondance que vous adressez aux candidats aux élections régionales, la réponse du Front de Gauche sera sans ambiguïté. Vous le constaterez à la lecture de nos "20 propositions pour mieux vivre en Corse" notamment de la quinzième, élaborée et publiée bien avant la réception de votre courrier. En voici les termes :

15. Le sport

Garant d’un développement harmonieux du sport sur tout le territoire, l’Etat devrait agir en étroite concertation avec la Région et l’ensemble des acteurs de terrain. Une Conférence Régionale regroupant tous ces partenaires pourrait se réunir tous les deux ans comme la loi de janvier 2002 les y incite. Un observatoire régional du sport, lié à l’Université, pourrait être créé afin d’adapter les pratiques sportives et mieux répondre à la demande, ce qui commande de revenir sur la fermeture du Centre d’Education Populaire et du Sport (CREPS) de Corse. Le sport ne peut être absent d’une politique de cohésion et d’intégration sociale. L’Etat et la CTC doivent renforcer le soutien accordé à celles et ceux qui font vivre le sport au quotidien. La place du sport dans la cité dépend de ce choix éminemment politique."

Cet article rejoint l'exigence que vous exprimez d"un épanouissement individuel et collectif à travers la pratique d'un sport.", nous partageons à l'évidence la réflexion selon laquelle la pratique sportive aide l'homme à se construire individuellement et à s'intégrer harmonieusement dans la société.

Lorsque nous nous engageons à "renforcer le soutien accordé à celles et ceux qui font vivre le sport au quotidien", la ligue d'échec qui, nous dites-vous, manque actuellement des soutiens institutionnels nécessaires pour répondre à l'engouement suscité, ne pourrait qu'en bénéficier. Comme vous nous pensons qu"une rupture dans les choix budgétaires actuels" s'impose d'une part dans la politique gouvernementale d'autre part dans la politique de la CTC car le principe républicain d’égalité d’accès pour tous est bafoué. La logique mercantile et élitiste qui porte préjudice aux pratiques sportives amateurs et au bénévolat, fait ainsi la part belle au secteur privé dans l’éducation, le temps libre et le sport. Les familles, de plus en plus, sont obligées d'assumer le coût de la pratique (cotisation, matériel, accès aux équipements) alors que leur pouvoir d'achat baisse. Nous refusons cela.

Le Front de Gauche est, lui aussi, partisan d'un engagement fort de l'Etat qui passe par le maintien du Ministère du sport et de l'éducation populaire doté d'un budget en conséquence. Notre conviction est que ce domaine relève d'un "choix éminemment politique"et qu'"une étroite concertation" avec "l’ensemble des acteurs de terrain" s'impose. Cela apparaît à travers notre proposition de création "d'un observatoire régional du sport", organisme qui tiendrait précisément ce rôle de sentinelle attentive et soucieuse de moduler l'intervention de la CTC en fonction des besoins et en concertation avec l'ensemble des acteurs concernés.

Permettez-nous enfin de mettre l'accent sur une décision qui témoigne de l'intérêt que nous portons à la pratique des échecs puisque c'est sous le ministère de Marie-George Buffet que le jeu d'Echecs a acquis le statut de pratique sportive.

Restant à votre disposition, je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l'expression de nos sentiments les plus cordiaux.

Dominique BUCCHINI Président du groupe Communiste républicain citoyen à l'Assemblée de Corse Tête de liste du Front de Gauche

 

Robin RENUCCI dans l'HUMA du 9/01

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Inégalités. Oeuvrer pour la diversité et préserver la culture du rapport marchand

Par Robin RENUCCI, Comédien, Réalisateur, Président de l'ARIA.

Comment relever le défi des inégalités ?

  • Nous vivons le déclin d’une grande aventure, celle d’une utopie culturelle née de l’après-guerre : à cette époque, de grands mouvements d’éducation populaires avaient pour objectif de pallier la crise engendrée par le fascisme ; il s’agissait de reconstruire une égalité culturelle et une émancipation de tous. Une dizaine d’années plus tard, la culture a pris une dimension politique avec la création du premier ministère de la Culture par André Malraux. Or, aujourd’hui, même l’anniversaire de ce grand ministère est passé sous silence ! Nous assistons à la fin d’un système où l’État pourvoyait à la dimension culturelle, de façon plus ou moins soutenue selon les gouvernements.
  • Progressivement, la politique culturelle est passée aux mains des collectivités territoriales, ce qui engendre évidemment une nouvelle source d’inégalités puisque certains départements et régions sont beaucoup plus actifs que d’autres. Il existe un changement de cartes du pouvoir. Toutefois, il ne faut pas perdre espoir : on voit apparaître, depuis une trentaine d’années, un vaste foyer d’émergences créatrices issu notamment du milieu associatif. La création perdure aujourd’hui dans des quartiers dits difficiles, des zones de friche où des femmes et des hommes très courageux lancent des initiatives fortes, montent des animations et sont extrêmement inventifs.
  • C’est sur ces actions, par le biais associatif, qu’on peut encore s’appuyer et continuer à agir. Car on ne peut attendre de l’État quelque chose qu’il ne désire pas nous donner… mais on peut lui rappeler que la culture est un droit ! Or, celui-ci n’est pas assumé, l’État est en faute. L’éducation culturelle et artistique n’est pas assurée à l’école, champ démocratique par excellence, à cause du manque de formation des enseignants, voire d’absence de formation notamment liée au projet de réforme des enseignants. Se pose aussi la question de la formation des accompagnateurs à l’art : Sarkozy souhaite que les jeunes fréquentent davantage les musées, mais qui les guidera au travers des oeuvres ? L’État doit aussi intervenir dans le champ hors temps scolaire. Mais aujourd’hui, il préfère soutenir les industries culturelles comme la télévision, notamment privée, et certains champs commerciaux des industries culturelles, au détriment des institutions de programmes telles que l’école ou les lieux de formations et d’intelligence. L’État joue son rôle d’État libéral, ça lui importe peu que le citoyen soit émancipé, ce qui compte avant tout, c’est qu’il soit client… Il y a une vraie atteinte à la création. * * Depuis treize ans, j’ai anticipé le désinvestissement et la désaffection des ministères de la Culture, de l’Éducation nationale et de la Jeunesse et des Sports en créant l’association l’Aria (Association des rencontres internationales artistiques), qui s’autofinance à 54 %. Elle s’inscrit dans le cadre d’une nouvelle contribution populaire, consistant à faire émerger la création artistique en faisant se rencontrer et travailler ensemble des amateurs, des professionnels, des enseignants, des animateurs, des éducateurs, afin d’oeuvrer pour la diversité culturelle, de partager les regards, de délivrer des formations.

Car, si l’État ne bouge pas, les associations sont l’avenir de notre culture et surtout de l’individu, qui, en se « connectant » à l’autre, pourra réaliser un rapport n’étant pas fondé sur le mode marchand. Propos recueillis par Anna MUSSO

 

"Y a pas que nous qui le disons...."

« Travaillez plus pour gagner plus » : retour sur une arnaque annoncée par Marx

Par Stéphanie Laguérodie* et Hervé Defalvard* in la LETTRE DE L INSERTION (http://www.lettre-insertion.fr) reiser.jpg REISER

Tout le monde aujourd’hui s’accorde pour observer que l’une des principales idées avancées lors de la campagne présidentielle de 2007 par le futur président, qui proposait de « travailler plus pour gagner plus », a connu un échec cuisant à l’épreuve du réel. Quelques faits tirés du Portrait social de la France établi cet automne par l’Insee suffiront à l’étayer. A l’aune de la statistique, qu’est devenu le fameux « travaillez plus » ? Quand 320 000 salariés se retrouvent au deuxième trimestre 2009 en chômage partiel, égalant le sommet de 1993, quand au troisième trimestre le chômage touche 2,583 millions de personnes, connaissant une hausse de 30 % depuis le début de l’année 2008, c’est malheureusement le « travaillez moins », voire plus du tout, qui fait l’actualité en France. Et pas pour « gagner plus » comme au temps des accords 35 heures lorsque ceux-ci étaient « gagnant-gagnant ». En effet, après un pouvoir d’achat stagnant en 2008, son évolution légèrement positive au premier semestre 2009 n’est due qu’à une très forte diminution de l’inflation, qui a plus que compensé la baisse des revenus d’activité. Au premier semestre 2009, les résultats des enquêtes auprès des ménages montrent que le nombre de personnes en situation de découvert bancaire très fréquent a fortement augmenté. Sans surprise, sur le terrain, les effets conjugués du travaillez moins et du gagnez moins se font déjà sentir. Depuis dix huit mois, selon Didier Piard, directeur de l’action sociale à la Croix Rouge, le nombre de personnes accueillies a augmenté de plus de 20 %, avec une différence qualitative : « des populations que nous ne voyions pas autrefois viennent dans nos centres demander des aides alimentaires, des vêtements : ce sont des retraités, des travailleurs pauvres, des “smicards” en contrat à durée indéterminée qui ne parviennent plus à joindre les deux bouts ». Alors qu’il s’agissait, avec l’idéologie du travaillez plus de désherber l’assistance, celle-ci est devenue le nécessaire complément d’un travail sans valeur. Tristes faits !

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Assises Ctoyennes du Développement

Marie Christine VERGIAT, députée européenne, tête de liste du Front de gauche de la circonscription sud-est lors des élections européennes,

sera en Corse ce Week End.

Elle sera présente aux "Assises Ctoyennes du Développement" organisées par l'Université de Corse et la Charte de la société civile. Elle participera à la table ronde " Redonner sens à l'action publique".

En Annexe le programme des" Assises citoyennes du développement" que la Charte de la société civile corse organise en partenariat avec l' Université de Corse le samedi 5 décembre 2009.. charte-de-la-ste-civile.jpg