Voci Aiaccini "U Bloggu di U ROSSU" Fédération de la Corse du Sud du PCF Supplément officiel à "la Voix d'Ajaccio"

Samedi 26 avril de 14 heures à 18 heures à l’Université de Corte

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Nous vous invitons à une rencontre des animatrices et animateurs du Front de gauche le :

Les travaux seront consacrés, après une courte introduction à la discussion, aux thèmes suivants :

• Situation politique après les municipales

• Combattre l'austérité et changer de politique pour une véritable politique de gauche

• Campagne électorale pour les Élections Européennes du 25 mai

.

Comptant sur votre présence, je vous transmets, au nom du groupe, mes sincères salutations.

                               Etienne Bastelica

Nous vous invitons à partager très largement cette invitation

 

En Corse comme dans tout le pays l’espoir à gauche est à reconstruire.

M_Stefani__15_.jpg « Depuis 40 ans je me bats pour ça » Jean louis Milani assouvie enfin son désir et celui de la vieille droite « faggianelliste ». Il siègera désormais sur le banc de la nouvelle majorité municipale aux côtés d’Emmanuelle Degentili dirigeante nationale d’un PS ébranlé dans tout le pays par l’offensive droitière de l’UMP, dont Jean louis Milani porte les couleurs.

Promise au poste de premier adjoint, Emmanuelle Degentili accomplira le dessein de son père après avoir expliqué qu’elle ne pouvait être sur une liste avec « les archaïques communistes de Haute Corse trop critiques à l’égard du gouvernement ». La voila entourée, pour la bonne compréhension des choses, de l’UMP et de nationalistes modérés qui eux le soutiennent sans sourcilier.

Aucune mesure d’exclusion n’a été prononcée par la direction du PS dont elle est membre. En politique il faut savoir anticiper. François Tatti et Emmanuelle Degentili, dans le sillage de leur trahison, projettent de reconstruire un courant politique, à la direction de la ville et de la CAB. Avec le temps, ils espèrent laver la tache de leur imposture ourdie depuis des mois contre la municipalité de gauche à laquelle ils appartenaient.

Comment ont-ils pu en arriver là ? Leur comportement ne peut se réduire à la seule affirmation du « servir Bastia ». L’ambition personnelle a pesé beaucoup plus, jusqu’à offrir sur un plateau la deuxième ville de Corse au nationaliste Gilles Simeoni en échange de quelques postes. La victoire électorale est incontestable mais dans ces conditions l’honneur restera dans la défaite, à la liste de gauche et aux colistiers de Jean Zuccarelli et Francis Riolacci.

Les images du quatuor remontant vers la place du marché à la tête d’un cortège, noyé sous les « bandiere corse », resteront dans les mémoires du peuple bastiais de gauche comme d’ailleurs cette trinité improbable unissant Jean Baggioni, Edmond Simeoni et Laurent Croce sous le chapiteau d’« Inseme per Bastia ». Clin d’œil à l’histoire, depuis le printemps social de 1989, Bastia n’avait vu autant de monde dans la rue. Paradoxe aussi les trois compères fustigeaient à l’époque la revendication portée par la foule immense occupant les rues de la Ville.

Il reste que le printemps électoral de cet assemblage composite, contrairement à ce qui a été dit n’est pas dû, au courage politique de l’avoir fait, mais à l’opportunité politicienne doublée du non respect des engagements pris avant le premier tour par les uns et les autres. Gille Simeoni dénonçait l’ostracisme envers les nationalistes mais il le pratique avec ses alliés naturels de Corsica libera. François Tatti et Emmanuelle Degentile juraient de ne pas l’installer dans le fauteuil de maire en quelques heures ils auront oublié. Jean Louis Milani a dit pis que pendre du gouvernement et de François Hollande il composera désormais avec.

9431 électrices et électeurs ont cependant validé leur démarche fondée sur le rejet non sur le projet. C’est au total 181 voix de moins que le total des voix des 3 listes Simeoni Tatti Milani au premier tour. Toutefois, la liste de gauche de la municipalité sortante progresse de 2082 voix et 12 % avec une participation légèrement supérieure mais un nombre d’exprimés supérieur d’à peine 69 voix par rapport au premier tour. Le désistement de Jean François Bacarrelli (397 voix au premier tour) en faveur de la liste de Jean Zuccarelli, laisse penser qu’il y a eu un mouvement d’électeurs assez important à l’intérieur de l’électorat de gauche du premier tour provenant de la liste Tatti Degentili.

La crainte de « l’inconnue nationaliste », finalement de courte durée, pour ces derniers aura été moins déterminante dans le choix des électeurs, notamment de droite, que la volonté de revanche après la défaite de Sarkozy à la présidentielle et la possibilité d’exprimer une sanction forte de la politique de François Hollande à cette occasion. La lecture des résultats dans toute l’île le confirme.

Alors qu’elle est traversée par des contradictions fortes relatives à la défaite voulue de Jean Zuccarelli par Jean Charles Orsucci, Pierre Chaubon, Emmanuelle Degentili et François Tatti, la majorité régionale ne peut pas ne pas s’interroger sur la lisibilité de sa politique qui a ouvert un tel boulevard à la droite pour la reconquête de la région avec le concours si besoin de la mouvance nationaliste en tout ou partie. La recomposition politique, validée par les 3 parlementaires UMP s’agissant de Bastia, tend à le démontrer.

En Corse comme dans tout le pays l’espoir à gauche est à reconstruire. C’est à ce défi que les communistes devront consacrés tous leurs efforts dans les prochains mois en commençant le 12 avril par la marche nationale contre l’austérité et ensuite avec les élections européennes du 25 mai pour faire élire de nombreux députés européens du Front de gauche.

Michel Stefani

 

De l'usage de l'étiquette "FRONT de GAUCHE"

pcf_fdg.jpg Sous la plume de Maria Maddalena Lanteri nous apprenons par internet que Manca alternativa « tient à se dissocier des mascarades politiciennes » des municipales, sous le mot d’ordre « Pas de compromissions avec les représentants locaux du Parti socialiste ou autres associés ».

Ce mouvement n’a constitué aucune liste pour vérifier son influence réelle et la validité de sa stratégie électorale mais par une curieuse conception du fonctionnement du Front de gauche ses dirigeants se reconnaissent le droit de parler en son nom tout en demandant aux autres composantes et en particuliers au Parti communiste, sans lequel le Front de gauche n’existerait pas en Corse, de ne pas le faire. C’est d’autant plus discutable de la part des dirigeants de Manca alternativa que leur participation, relativement récente à l’activité politique du Front de gauche, se voulait conforme à ses objectifs de rassemblement.

Voila à présent, contre toute attente, qu’ils jettent le discrédit sur les communistes qui ont choisi, eux, de différentes façons de mener le combat dans ces élections contre la droite et l’extrême droite sans affaiblir leur condamnation de la violence indépendantiste. Occupant la place de commentateurs ils expliquent que les communistes participent de « la pulitichella qui pollue l’atmosphère depuis des lustres ». Drapée de toutes les vertus, ils tirent ainsi de leur courte existence politique, la conclusion qu’ils incarnent l’air pur. Quelle modestie !

S’agissant de l’accord électoral de Bastia rien ne les autorise à mettre en garde les communistes, comme ils le font, s’agissant de l’utilisation de l’étiquette du Front de gauche. Nous assumons cet accord sous la seule étiquette du PCF.

Le Parti de gauche il est vrai est tellement pointilleux et clair que son souci, au moment de la création de cet espace politique, aura été de déposer, en secret, un nom de domaine pour s’en arroger la propriété. A propos des municipales, ses dirigeants, très provocateurs, reprochent aux communistes de se « compromettre avec les socialistes dans la gestion de nombreuses villes », mais s’autorisent eux à passer des accords avec EELV, pour ces élections voire pour les européennes. Or, ce Parti est dans la majorité gouvernementale contrairement au Parti communiste. Bien sur, cette contradiction est une poche d’air sain dans une atmosphère politique insalubre !

On fait la politique avec des principes en respectant ses partenaires. On peut être loyal et ferme sur le contenu politique. A Bastia cela nous conduit à aller devant les électeurs sous nos couleurs pour défendre un bilan dont les élus communistes partagent l’essentiel depuis 1968 dans le cadre de l’union de la gauche. En cela elle est ici le socle de la gauche sociale et républicaine.

Cette Ville est celle en Corse ou on compte le plus de logements sociaux, ou un tiers des usagers ont accès gratuitement aux transports publics, où la conception du service public se vérifie dans la gestion municipale des parkings, de la cuisine centrale, ou de l’eau et de l’assainissement confiée à l’OEHC. En général la vitalité culturelle de Bastia est reconnue et il est désormais admis qu’elle accueillera la scène nationale. Reste les aménagements structurants, les écoles modernisées, le boulevard urbain et le tunnel, la requalification du centre ancien et des quartiers sud, le musée de la citadelle, la bibliothèque, le centre culturel, le Stade Armand Cesari rendu à la gestion publique et homologué ligue 1, après le drame de la gestion privée…

Il faut également retenir que le centre culturel des quartiers sud sera achevé cette année et que la création d’une voie douce rendra possible la promenade en bord de mer de Toga jusqu’à l’Arinella. Cette promenade d’ailleurs anticipe sur la réalisation du nouveau port de commerce à la Carbonite et sa jonction intermodale avec le train, le tout favorisant une meilleure qualité de vie. Enfin il n’est pas inutile de préciser que la gestion « sociale et solidaire » de la municipalité de gauche a été conduite sans augmentation de la fiscalité, sans frein à l’investissement, sans endettement risqué.

Dans tout cela les élus communistes ont leur part et c’est aussi une façon de résister au quotidien à la politique d’austérité des gouvernements successifs. Les villes dans lesquelles les élus communistes sont nombreux constituent un avantage pour les ménages populaires les plus en difficulté et un point d’appui pour les travailleurs dans leurs luttes. Dernièrement encore ils étaient sur le port de Bastia aux côtés des marins, des sédentaires et des officiers de la CMN et de la SNCM pour défendre avec eux l’emploi et le service public.

Voila comment les communistes combattent la politique d’austérité gouvernementale mais ne se trompent pas d’élection. Le 23 mars il ne s’agit pas de choisir le député ou le président de la République mais le Conseil municipal et les conseillers communautaires. Alors que l’objet principal de l’élection est là, il serait pour le moins incongru, au prétexte de ne pouvoir avoir d’élu, de s’en tenir à l’interdiction, toute relative, de l’usage de l’étiquette du Front de gauche pour ceux qui peuvent l’être. Plutôt que de prôner l’abstention, les dirigeants de Manca alternativa devraient en tenir compte et soutenir l’élection ou la réélection d’élu(e)s communistes. Dans le cas contraire il n’y aurait aucune hésitation de la part des communistes.

Michel Stefani

 

SNCM. CMN. une LUTTE VICTORIEUSE porteuse d’ESPOIR pour L’EMPLOI et le SERVICE PUBLIC.

14.JPG L'Union Régionale CGT nous communique

La CGT se félicite de la lutte victorieuse menée par l’ensemble des personnels de la CMN et de la SNCM. Malheureusement et malgré un préavis de grève d’un mois, il a fallu 8 jours de conflit pour qu’une réunion de négociation soit enfin organisée par le gouvernement. Les salariés demandaient légitimement que le plan de relance de l’entreprise soit respecté. L’accord trouvé se fera donc sans licenciements et avec le renouvellement des navires, afin de répondre aux besoins de la Corse dans le cadre du service public pendant 10 ans (DSP.)

L’autre revendication portait sur le respect des règles sociales Françaises afin de protéger l’emploi et éviter le dumping social destructeur des compagnies low cost. De nombreux Corses ainsi que les élèves de l’école de marine de Bastia pourront ainsi naviguer dans le futur.

C’est accord met en échec tous ceux qui pariaient sur la disparition de la SNCM et du service public des transports. Les partisans du démantèlement de la compagnie, qu’ils soient patronaux politiques ou syndicaux en sont pour leurs frais.

Cette victoire met également en échec les orientations politiques et la posture du président de l’Office des transports.

Après la victoire des indignés d’Air France cette lutte victorieuse montre la voie à suivre pour tous les salariés de Corse victimes du chômage de la précarité et de la vie chère.



Au moment ou les dépôts de bilans et faillites laissent sur le carreau des milliers de salariés, cette victoire constitue un point d’appui pour tous les salariés de Corse et du pays.

 

« NOUVELLES LOIS DE DECENTRALISATION : ENJEUX D’AVENIR » L’EXPERIENCE DE LA CORSE

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DOMINIQUE BUCCHINI – UNIVERSITE D’ETE AOUT 2013

Le thème de notre atelier est à la fois très précis - les lois de décentralisation en cours de discussion au Parlement - et très large puisqu’il nous conduit à traiter des enjeux de la décentralisation en général, dans un contexte où la déclinaison à l’échelle des territoires de l’ordre néolibéral imposé par la Commission Européenne vient pervertir les perspectives démocratiques portées par le mouvement décentralisateur. Il est également à géométrie variable, dans la mesure où, pour ce qui me concerne, je l’aborderai à partir de la Corse, c'est-à-dire d’une région métropolitaine, certes, mais périphérique et à statut particulier. Il s’agit, en effet, de verser au débat l’expérience et la réflexion en cours dans une partie du pays se trouvant déjà hors de l’uniformité institutionnelle qui est au cœur du « grand récit national » français. La décentralisation entame une nouvelle étape après les lois fondatrices des années quatre-vingt et l’ « Acte II » des années 2000. Le projet de loi - découpé en trois textes - a été présenté en Conseil des ministres le 10 avril et la première lecture du premier texte - projet de loi de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles - s’est achevée le 23 juillet à l’Assemblée nationale ; la seconde lecture doit intervenir à la rentrée. Dotée d’un « statut particulier », la Corse n’est pas dans la même situation que les régions françaises par rapport à la réforme initiée par François HOLLANDE, pas plus qu’elle ne l’était par rapport à la loi de décembre 2010. Celle-ci ne la concernait que pour l’intercommunalité ; celle de 2013, tout au moins dans son premier volet, ne la touche que modérément. Cependant, aujourd’hui comme alors, le Gouvernement attend de la Collectivité Territoriale de Corse des propositions relatives aux évolutions institutionnelles souhaitées. Notons d’ailleurs que l’évolution statutaire de l’île n’a jamais été déconnectée de l’évolution nationale. Le statut particulier, en 1982, était concomitant de la loi générale de décentralisation pour les communes ; les modifications introduites par la loi de janvier 2001 (à l’issue du « processus de Matignon ») précédaient de peu les lois de 2002 et 2004 et les propositions de rénovation statutaire que nous sommes appelés à faire se situent dans le timing de l’ « Acte III ». Ainsi, la Corse participe bien de ce mouvement général de décentralisation engagé en 1982, mais à sa manière, à sa propre vitesse et peut-être, dans l’étape présente, de façon plus différenciée. Mon propos consistera donc à présenter le statut particulier qui régit la CTC au travers de ses modifications depuis trente ans ainsi que l’état des propositions résultant de trois ans de travaux de notre Commission des Compétences Législatives et Règlementaires qui viendront en discussion à l’Assemblée de Corse le 25 septembre prochain. Ce faisant, je tâcherai de distinguer les enjeux liés à ces perspectives d’évolution, en termes d’attentes sociales, de latitude laissée aux collectivités pour mener des politiques progressistes, de risque ou d’avancée démocratique enfin.

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Assemblée citoyenne samedi 14 janvier à BONIFACIO.

panneau-bonifacio.jpg Débat autour du programme des candidats du Front de gauche aux élections présidentielles et législatives. Un peu plus de quarante personnes ont participé à cette assemblée citoyenne. La présence du maire de Bonifacio, vice président de l'Assemblée de Corse, a été remarquée.



Une introduction sur la situation dans le secteur de Bonifacio a été animée par Nicole FERRACCI, secretaire de section. Maxime NORDEE, secretaire départemental, a présenté les enjeux nationaux des scrutins et insisté sur l'objectif de replacer l'Homme au centre de l'action politique et des choix de société. Dominique BUCCHINI, président de l'Assemblée de Corse, a, quant à lui, montré le lien entre la politique régionale et la bataille nationale au travers de sa pratique quotidienne au sein de la Collectivité territoriale et des nombreuses avancées décidées par l'Assemblée. Un large débat a suivi , débat qui a notamment abordé les questions de l'énergie, des prix, du logement et des enjeux du vote Front de gauche pour battre la droite et réussir à gauche.

 

Sur le blog de Michel STEFANI

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La seule action qui permettra de construire une Corse meilleure.

Ici, une femme décrit l’atroce moment où aux côtés de son mari et de sa fille elle a vu les tueurs s’acharner à l’arme de guerre sur leur famille ; là c’est un homme qui est achevé devant ses proches, à l’intérieur même de sa maison ; entre temps le FLNC abat un homme en représailles à l’assassinat d’un de ses membres. Les repères s’effacent ainsi au rythme des homicides dont la barbarie accentue le sentiment pesant d’une société déliquescente où les règles élémentaires de la vie en communauté sont foulées aux pieds.

La Corse a un besoin urgent de démocratie, de transparence et de progrès social pour contrecarrer les dérives affairiste et mafieuse aggravées désormais par le danger d’une soi-disant « justice » expéditive et opaque. Aucune société ne peut s’épanouir dans de telles conditions où la loi du plus fort remplace la force de la loi. Voila pourquoi, l’activisme des groupes armés quels qu’ils soient empêche de dégager l’horizon d’un avenir solidaire et humain.

La Commission « violences » de l’Assemblée de Corse, présidée par Dominique BUCCHINI, entend poursuivre sa réflexion de fond sur l’ensemble des phénomènes de violence et contribuer à la mise en œuvre de solutions car, si les élus n’ont pas vocation à se substituer à la justice et à la police, ils ont effectivement la possibilité d’engager des actions de prévention et d’éducation en direction de la jeunesse ; de définir des politiques économiques et sociales ; de faire des choix propres à réduire la pression spéculative foncière et immobilière.

Cette affirmation a traversé les Assises du foncier et du logement, elle se retrouve dans les assises du littoral et marquera l’élaboration du prochain PADDUC pour lequel la CTC exercera ses compétences en termes d’aménagement et de développement du territoire.

La méthode de co-élaboration et la démarche de concertation impulsées par Maria Guidicelli, ont été unanimement appréciées. Mais au delà du succès c’est l’émergence d’une pratique politique nouvelle qu’il faut saluer et dans celle-ci une réponse démocratique concrète à ceux qui dénoncent indistinctement « l’impuissance des politiques ». Souvent, ce sont les mêmes qui vantent complaisamment les mérites des clandestins grâce auxquels la beauté exceptionnelle de la Corse aurait été préservée alors que nous savons bien le rôle primordial de la loi littoral, l’implication de plusieurs élus, l’action du conservatoire du littoral ainsi que des associations.

Pour ce qui nous concerne, nous n’avons jamais cultivé l’ambiguïté et toujours condamné la violence clandestine dont des dirigeants nationalistes eux-mêmes ont révélé les dérives. Nous avons également réclamé pendant longtemps et seuls une Commission d’enquête parlementaire pour faire la transparence sur l’économie locale et l’utilisation de l’argent public, notamment pour repérer et assécher les sources de financement du banditisme. Enfin, nous avons toujours dit qu’il fallait réorienter la politique de la CTC et faire des choix écoresponsables, respectueux des hommes et de l’environnement, en faveur de l’activité industrielle, de l’emploi stable, des salaires et du pouvoir d’achat.

C’est d’autant plus nécessaire que le modèle économique de ces 30 dernières années, fondé de manière quasi exclusive sur le tourisme puis le tourisme de luxe et l’ « économie résidentielle », n’a fait qu’aggraver la fracture sociale entre une minorité enrichie et l’immense majorité écrasée par la cherté de la vie, les bas salaires, l’emploi précaire et la pauvreté. L’augmentation du chômage de 10 points en an souligne l’impact de la crise financière mondiale en Corse et un effet de garrot quand s’y ajoutent le recul de la commande publique et une saison touristique incapable de la freiner.

Dans un tel contexte, lourd d’inquiétudes, c’est à la fois sur les champs politique et social que le sursaut citoyen doit se déployer à travers l’action populaire et démocratique, la seule action qui permettra de construire une Corse meilleure

 

Fonctionnaires en colère

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Une grève a eu lieu ce mardi dans la fonction publique.

Une très large intersyndicale (d'où est absent le syndicat nationaliste)a appelé à cette journée . Jean-Pierre Battestini, Secrétaire Régional de la CGT, fait le tour des problèmes. En quatre points.

1. Le gel des salaires

« En 2010, alors que l'inflation a frôlé les 2%, nous avons bénéficié d'une augmentation de 0,5% seulement. Pour 2011 et 2012, il est prévu que nous n'en ayons aucune. Et peut-être même pour 2013. Cela engendre une perte de pouvoir d'achat importante. D'autant que la cotisation pour les retraites augmente tous les ans. »

2. La précarité dans la fonction publique

« Plus d'un million de salariés de la fonction publique sont en contrat précaires. En Corse, cette situation concerne au moins 5 000 personnes. Ces salariés touchent souvent de très petits salaires, inférieurs à 1 000 euros, et ne sont pas titulaires. Ils vivent avec la menace de se retrouver à la rue. »

3. L'indemnité trajet

« Pour la Corse, on demande que celle qui est accordée dans le privé, et qui est de l'ordre de 200 € par an, s'applique aux fonctionnaires. Cette indemnité est destinée à palier le surcoût du carburant et la faiblesse des transports en commun. »

4. La suppression des emplois

« La mesure de non-remplacement d'un départ en retraite sur deux est maintenue. Pour la Corse, au moins 1 000 emplois ont été supprimés depuis 2007. On dénonce ce dogme du non-remplacement. » Dans une région où la fonction publique fait travailler un salarié sur trois, cet appel a été largement entendu.

(extraits de 24ORE)

 

ASSEMBLEE de CORSE - Dominique BUCCHINI

Séance publique du mardi 3 mai 2011

L’ordre du jour de cette séance publique, ainsi que vous avez pu le remarquer, s’avère inhabituellement léger : il est motivé, en fait, par la nécessité d’élire la commission de délégation de service public dans des délais compatibles avec le calendrier des prochains appels d’offres, notamment celui du réseau des chemins de fer de la Corse.

BUCCHINI_-_Copie.jpgVous avez vous-même adopté, au mois de mars, une procédure de désignation tenant qui tient compte des récentes évolutions de la jurisprudence afin de réduire les risques de contentieux ; sachant qu’une seule liste a été enregistrée dans le délai de huit jours avant cette séance, il nous appartiendra cet après-midi de voter.

Il y a également un certain nombre de dossiers relevant du fonctionnement courant de notre Collectivité, plusieurs seront sans doute retirés, et avec les questions orales et les motions inscrites par la commission permanente, nous devrions avoir achevé nos travaux avant la fin de l’après-midi.

Ces précisions techniques étant apportées, permettez-moi un bref propos sur plusieurs questions d’actualité.

Trois ont trait à notre institution :

D’abord, notre collègue Pierre CHAUBON vient d’être promu Conseiller d’Etat.

Cela ne surprendra personne ici, vu la qualité constante de ses interventions, et l’efficacité avec laquelle il anime la commission des compétences législatives sur les sujets les plus ardus.

S’il est aujourd’hui retenu par ses obligations professionnelles à Paris, je tiens à le féliciter chaleureusement en votre nom à tous.



Par ailleurs, comme vous l’avez appris par la presse, trois fonctionnaires de la CTC, auxquels étaient reprochées des irrégularités dans deux dossiers relatifs à des marchés publics, ont été condamnés à des peines qui -bien qu’assorties du sursis et non inscrites au casier judiciaire- sont, pour ces agents dont chacun connaît l’intégrité et le sens du service public, plutôt difficiles à accepter. S’il n’est pas ,bien entendu, dans mes intentions de commenter si peu que ce soit une décision de justice, qu’il me soit permis d’assurer, en votre nom, ces collaborateurs de notre soutien.



Les Assises du Foncier et du Logement, enfin, achèvent la phase des ateliers.

Ces ateliers ont permis de faire émerger les problématiques principales ainsi que des axes de solutions. Ils se sont déroulés, on doit le souligner, dans un climat coopératif et avec une assiduité constante.

Leur synthèse va maintenant être exposée à la population lors de trois débats publics, le 19 mai à Sartène, le 20 à Bastia et le 21 à Corte ; puis il nous appartiendra d’engager la phase opérationnelle lors d’une séance publique spéciale au courant du mois de juin.

Ainsi, notre Collectivité aura-t-elle mené à bien, et dans un délai somme toute assez court, l’un des principaux chantiers de cette mandature. Quelles que soient nos divergences, nos sensibilités, nous devons tous nous y contribuer activement, car le Logement constitue pour une grande majorité de la population une préoccupation majeure, et qui n’a cessé de s’accroître.

Dans cet esprit, je regrette, en revanche, que nous ayons été si peu nombreux –à vrai dire, Madame BEDU et moi- à visiter l’hôpital d’Ajaccio, qui joue un rôle pivot dans le dispositif de santé publique en Corse, et dont on connaît les difficultés. J’organiserai bientôt une réunion similaire à Bastia et je souhaiterais que nous montrions davantage d’implication.

Le troisième sujet d’actualité concerne la Corse toute entière.

Je veux parler, bien entendu, de la spirale criminelle qui atteint avec l’assassinat de Marie-Jeanne BOZZI des niveaux insupportables.

Etant bien entendu que toutes les vies se valent, et que tous les crimes sont également odieux, il est au moins deux faits pour distinguer ce meurtre des précédents.

D’abord, on s’en est pris –une nouvelle fois- à un acteur de la vie publique, qui avait été élue maire, puis conseiller général d’une importante commune de la région ajaccienne, avant que sa fille, Valérie, ne prenne sa suite à Grosseto Prugna.

Qu’il ait un mobile politique ou non, le meurtre d’un élu revêt forcément une résonnance particulière. En Corse, leur succession dans la période récente n’a guère d’équivalent dans les autres régions, et elle ne peut qu’ébranler la solidité de notre pacte démocratique.

Cet homicide, ensuite, est véritablement effrayant : pour la première fois, des tueurs n’ont pas hésité à abattre une mère de famille, froidement, dans le dos et en plein jour.

Mes chers collègues, dans une île comme la nôtre, de tels symboles ont un sens. Ils traduisent incontestablement le franchissement d’une étape, dans la dérive mortifère qui empoisonne notre vie quotidienne.

Si d’’aucun peuvent s’interroger sur la pertinence d’une commission sur la violence, j’y vois, tout au contraire, une motivation supplémentaire.

Le débat public avait permis de donner une expression publique à l’indignation, aux inquiétudes de nos concitoyens.

S’il n’est pas de notre responsabilité d’interférer dans le rôle de la police, ni dans celui de la justice, au moins disposons-nous de deux leviers d’action.

Le premier résulte des compétences de la Collectivité Territoriale dans plusieurs domaines où elle peut contribuer à faire évoluer positivement, fût-ce en partie, les données du problème : je veux parler du foncier, du logement, de l’insertion économique, et plus globalement de ce qui donne des perspectives d’avenir stable.

Le second peut susciter une mobilisation collective, si nous jouons un rôle d’entrainement et de soutien auprès des autres acteurs institutionnels ou associatifs. Comme nous le voyons à propos des incendies, on peut favoriser un changement de mentalités lorsque la répression, les actions de prévention et la résistance du corps social se conjuguent intelligemment.

 

ASSEMBLEE DE CORSE - Michel STEFANI

                               Session des 31 mars et 1er avril

Thermodynamique

La question des énergies renouvelables est toujours d’actualité sur notre île mais elle prend une dimension tragique ces dernières semaines au vu des évènements qui touchent le Japon. Pollution produite par les énergies fossiles, danger et problèmes posés par le traitement et le stockage des déchets pour la filière nucléaire, les énergies renouvelables apparaissent de nouveau comme LA solution pour la production électrique.

En Corse, nous avons depuis longtemps fait le choix des énergies renouvelables et d’ailleurs nous avons atteint notre objectif de 30% d’énergies « fatales », c’est-à-dire d’énergies non stockées, seuil limite accepté par le réseau. Le but de l’étude que nous avons lancée et qui est en cours est d’aller au-delà de cette « règle » des 30%.

La technologie du thermodynamique solaire n’est pas une technologie éprouvée mais bien en développement. La notion de stockage de l’électricité la différencie des centrales photovoltaïques. Elle devrait permettre de rendre cette source d’énergie non « fatale » et donc de ne pas la comptabiliser dans ces 30% acceptés par le réseau.

Développer cette technologie nécessitait de fixer un cadre clair de référence et nous pensons que celui qui nous est proposé aujourd’hui répond parfaitement aux objectifs. Limiter à deux centrales maximum l’implantation en Corse permet tout d’abord d’en valider la vocation de démonstrateurs et de laisser le temps d’obtenir les confirmations scientifiques et économiques des résultats et de l’intérêt de cette technologie. De plus, vu la proximité du thermodynamique solaire avec le photovoltaïque, il semble tout à fait logique d’avoir repris les méthodologies et la grille d’évaluation des projets de champs photovoltaïques. Il a été procédé aux adaptations nécessaires liées aux contraintes du thermodynamique.

Par exemple, le thermodynamique solaire requiert une emprise foncière très importante. Il était donc fondamental que les projets soient étudiés en concertation avec les communes comme c’était déjà le cas, mais aussi et surtout avec les chambres d’agriculture, afin de ne pas concurrencer les activités agricoles. Ce critère est obligatoire dans ce cadre de référence. Il faut le souligner !

Par ailleurs, il était nécessaire de s’assurer de l’engagement de l’opérateur dans la reconnaissance du caractère non fatal de la production. De nouveau, ce cadre de référence en fait un des principaux critères d’évaluation.

La filière thermodynamique, à fort potentiel de développement, ne peut pas être largement diffusée sur notre territoire mais n’en constitue pas moins une opportunité. Nous devons donc favoriser au maximum les énergies renouvelables, biomasse, solaire, hydrogène… Ces secteurs comptent parmi les plus créateurs d’emplois aujourd’hui. Nous devons développer une croissance verte dans tous les domaines et nous investir dès aujourd’hui en formant une main d’œuvre adaptée à ces nouveaux métiers. Le projet européen EUROPACT auquel participe notre collectivité et sur lequel nous sommes amenés à nous exprimer aussi aujourd’hui, va permettre, grâce aux échanges de bonnes pratiques entre les différents partenaires, de capitaliser les expériences autour du développement des énergies renouvelables et de la maîtrise des énergies dans les territoires insulaires.

Nous approuvons donc fortement le choix des énergies renouvelables, surtout lorsque leur caractère non fatal leur permet de s’intégrer au mieux au réseau, le choix également de nous investir dans des expériences en développement et in fine, ce cadre de référence qui permet d’évaluer au mieux les projets et de les intégrer dans un développement raisonné des territoires.

Je vous remercie.

 

ASSEMBLEE DE CORSE - Etienne BASTELICA

Les indemnités compensatoires de handicaps naturels (ICHN)

Depuis deux ans la question des déclarations de surfaces et le calcul des ICHN soulèvent l’inquiétude et la colère des agriculteurs. En effet, les nouvelles règles de déclaration de surfaces non seulement les pénalisaient mais s’opposaient à la prise en compte d’un développement durable, au sens de la cohésion territoriale, de la mise en valeur des zones rurales et dans une certaine mesure de la prévention incendie. Ignorer les landes et parcours qui représentent 70 % des surfaces déclarées, c’est incontestablement prendre à contrepied ces exigences mais aussi accentué le fardeau dont on prétend compenser le handicap. On mesure ici toute la perversité du découplage des aides qui anticipait nous le savons sur la réduction des budgets de la PAC au détriment comme nous l’avons constaté des petites exploitations. On voit bien dans ces conditions que l’attribution de l’autorité de gestion, selon les principes de subsidiarité, n’est qu’un leurre si la faculté d’adapter la réglementation européenne n’est pas reconnue aux collectivités locales. Or, avec la prochaine PAC en 2013 et l’austérité proclamée ce qui se dessine laisse prévoir de nouvelles coupes sombres dans les budgets

Dans ce contexte, l’arrêté préfectoral du 14 décembre 2010 permet, par la classification en trois catégories des surfaces, de rassurer momentanément après un travail de concertation entre l’ODARC, les services de l’Etat et les Chambres d’Agriculture. La suppression du coefficient de pondération est sans aucun doute une avancée positive puisqu’il minorait la valeur nutritive des landes et parcours, bases de l’alimentation des troupeaux corses. En principe, une meilleure adéquation entre les surfaces déclarées et les surfaces réellement exploitées devrait en résulter. Ce qui implique de surmonter le problème de l’absence des baux comme l’indélicatesse de certains agriculteurs. Toutefois, à enveloppe constante on ne peut que souligner qu’un plus grand nombre d’agriculteurs sera éligible avec une incidence sur le montant de l’aide nominale. Aussi, ça sera ma conclusion, nous pensons qu’il faut aider en priorité les éleveurs les plus en difficulté ainsi que l’installation des jeunes agriculteurs. Dans le cas contraire cette modification des règles de déclaration de surfaces n’aura pas atteint ses objectifs.

 

Dominique BUCCHINI Ouverture de la Session de l'Assemblée Territoriale 31 Mars 2011

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Extraits de l’allocution d’ouverture du Président Dominique BUCCHINI

Mes chers collègues,

J’ai pris l’habitude, au début de chaque séance, d’assortir mon propos introductif par une brève évocation de l’actualité. Depuis notre précédente réunion les évènements se sont succédé avec autant d’importance que de rapidité, mais aussi, hélas, de gravité.

Je devrais commencer par le véritable cataclysme qui a submergé une partie du Japon.

Personne ne peut demeurer insensible aux terribles souffrances endurées, avec un courage impressionnant, par le peuple nippon. Et je crois, mon cher Paul, que notre Collectivité s’honorerait à manifester -même de façon symbolique- la solidarité de la Corse auprès des régions les plus touchées.

Je voudrais, également, évoquer les soulèvements populaires en Libye, au Proche et au Moyen Orient.

Depuis trois mois, des hommes et des femmes, qui sont parfois nos voisins, qui sont en tout cas nos frères en humanité, luttent pour la démocratie, pour leur dignité, pour plus de justice sociale. Sachons donc écouter leurs espérances et comprendre leurs attentes.

J’ajoute que, sans vouloir porter de jugement sur l’opportunité de l’intervention militaire en Libye, nous pouvons avoir une pensée pour les soldats français et étrangers qui effectuent leur mission dans ce pays.

J’aurai volontiers parlé, aussi, des élections cantonales.

A travers la montée de l’abstention et de l’extrême-droite apparaît une désaffection préoccupante envers les institutions. Lors de ce scrutin, nos concitoyens ont exprimé bien des inquiétudes et des souffrances. Pour leur redonner confiance, de nouveaux types de réponses doivent être imaginés, et il nous appartiendra de les construire en-dehors de toute démagogie.



En Corse, trois de nos collègues, Pierre GHIONGA, Marcel FRANCISCI et Jean-Christophe ANGELINI, ont été brillamment élus ou réélus dans leur canton et je tiens à les en féliciter. J’y associerai bien volontiers Jean-Jacques PANUNZI, car il vient d’être renouvelé à la présidence du Conseil Général de la Corse-du-Sud.

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Une Corse de plus en plus « lowcostisée »

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DECLARATION

Les dockers comme les marins de la SNCM sont en grève non pas par plaisir, mais précisément pour refuser les effets d’une politique qui aggrave toujours plus leurs conditions de vie quotidienne.

L’argument qui consiste à les stigmatiser comme les preneurs en otage de la Corse est d’autant moins crédible que tout un chacun a parfaitement conscience de la réalité sociale et économique de la Corse.

Ceux qui s’en prennent ainsi aux travailleurs sont les responsables de la situation qu’elle connaît : une Corse de plus en plus « lowcostisée » pour le peuple et de plus en plus luxueuse pour quelques dizaines de privilégiés.

C’est cette Corse qui est insupportable, « intolérable » la Corse d’une infime minorité qui s’est enrichie considérablement notamment avec la zone franche quand pour l’immense majorité la pauvreté, la précarité, la cherté de la vie et les bas salaires ont aggravé les difficultés.

Aujourd’hui ceux qui luttent contre l’injustice qui les frappe ont le soutien sans faille des communistes car la justice sociale, la solidarité qu’elle suppose est l’antithèse de la logique ultralibérale de mise en concurrence des territoires et des hommes et de détournement de l’argent public.

Cette logique d’accumulation des profits est à l’origine de la crise multiforme et mondiale du capitalisme dont l’issue ne peut pas être celle préconisée par le MEDEF est ses relais locaux pour lesquels les marchés financiers sont intouchables alors que les retraites, les services publics, les hôpitaux, l’emploi… sont à leurs yeux des surcoûts à restreindre.

Michel STEFANI
 

SESSION DU 27 JANVIER 2011- Michel STEFANI

Feuille de route ADEC

Plusieurs de nos collègues s'interrogeaient récemment sur la lisibilité de la politique de la nouvelle majorité, ils trouveront pour partie réponse dans cette feuille route qui propose pour les quatre années à venir les grandes lignes d'une action économique différente sur plusieurs points aux orientations précédentes du schéma adopté en 2008. Outre cet infléchissement, l'autre intérêt à nos yeux de cette présentation aujourd'hui, c'est précisément qu'elle intervient à ce moment particulier où l'inquiétude de la jeunesse comme des actifs ou des retraités, celle suscitée au quotidien pour un grand nombre de ménages insulaires touchés par la précarité et la pauvreté, interpelle plus encore quand les chiffres du chômage révèlent brutalement les effets de la crise du capitalisme mondialisé en Corse. L'engagement de la CTC dans ces programmes d'action économique est suffisamment conséquent, 10 millions d'euros par an, pour s'assurer de leur efficacité sociale et économique. Ce que nous pouvons vérifier, sur une période de 15 ans, c'est que cet argent public, abondamment distribué à travers de nombreux dispositifs et mesures, n'a pas été un frein à la précarité de l'emploi, au chômage, à une politique salariale non gratifiante.

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ALBERT.....ses derniers mots , à ses enfants, sa famille, nous tous

Paul Antoine LUCIANI était un des très proches d'Albert.En accord avec ses enfants, il a fait parvenir, à "U Rossu "ce témoignage

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Le dernier message d'Albert FERRACCI

Pressentant que l'heure était venue, Albert avait rédigé un ultime adieu à sa famille. Cette lettre visiblement écrite juste avant sa mort, est naturellement, et avant tout destinée à ses enfants.

Nous avons considéré la conclusion politique qu'elle contient, pouvait et devait être diffusés bien au delà de la famille de notre camarade.

Ceux qui ont connu Albert y retrouveront sa force de caractère et la profondeur de ses convictions. Les autres découvriront avec respect cet homme exemplaire. Tous puiseront dans ces propos longuement muris, et tous retiendront ces derniers mots.

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"Le reste ? Les débordements sauvages actuels du capitalisme me rendent plus communiste que jamais. Et plus proche de mes vingt ans"

 

ALBERT.........

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Notre ami et camarade vient de s'éteindre dans la nuit du 19 au 20 Décembre. U Rossu reviendra sur le parcours exemplaire de ce communiste qui a traversé l'histoire de la CORSE depuis l'occupation jusqu'à encore peu de temps.

U Rossu transmet ses très sincères et fraternelles condoléances à ses deux enfants; Pierre et Juliette, et à tous ceux qui sont frappés par cette disparition.

Nous saluons ce merveilleux camarade et appelons tous les communistes, démocrates, citoyens a saluer sa mémoire.

 

Etienne BASTELICA - BUDGET PRIMITIF 2011

Budget primitif

L’exercice auquel nous nous livrons aujourd’hui est très important et délicat.

  • Il est important parce qu’il s’agit d’examiner et de voter le budget primitif pour le prochain exercice.

Un budget ce n’est pas seulement un acte de gestion où il faut veiller à respecter l’équilibre entre l’investissement et le fonctionnement, l’équilibre entre les engagements pluriannuels et nos capacités de financement, l’équilibre entre notre endettement et nos ressources réelles.

Un budget c’est aussi un acte politique. Il est la traduction financière des politiques de notre collectivité territoriale dans tous les domaines où elle intervient et qui sont essentiels pour la Corse et ses habitants. Il doit permettre de répondre aux besoins de la population en termes d’emploi, d’activités, d’équipements, de formation, de logement, de transports, de qualité de vie, de culture, de sport et de santé.

  • L’exercice est délicat parce qu’il s’agit du premier budget de cette mandature. En mars dernier, les électeurs se sont prononcés pour le changement. Pas seulement un changement au niveau des femmes et des hommes qui composent la nouvelle majorité, mais surtout un changement politique, avec de nouvelles orientations, de nouveaux choix et d’autres méthodes. Le budget doit montrer qu’il y a un nouveau cap et que les moyens mis en place permettent de le suivre.

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Etienne BASTELLICA Derniére Sesssion - Question au PREFET

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Problème de financement du logement social

Monsieur le Préfet,

A l’occasion du lancement des Assises du Foncier et du Logement, le 28 septembre dernier, vous avez relevé dans votre allocution, que la Corse manquait cruellement de logements sociaux et que nous étions loin de l’objectif de construire 600 logements locatifs par an.

Cet objectif, je le souligne, avait été fixé par l’Etat il y a 2 ou 3 ans.

Où en sommes-nous réellement aujourd’hui ?

Le diagnostic que vont dresser les ateliers mis en place par notre collectivité , nous permettra de faire bientôt le point avec précision.

Mais il y a un élément particulièrement important dans la problématique du logement social qui est souvent passé sous silence, c’est la part contributive de l’Etat dans le financement des opérations de construction et de réhabilitation.

Nous savons que les perspectives nationales pour les trois prochaines années, sont, de ce point de vue, particulièrement inquiétantes : le gouvernement, en effet, a prévu, non seulement de ponctionner la trésorerie des organismes HLM à raison d’au moins 150 millions d’euros par an pendant 3 ans, mais également de réduire sa contribution au financement du logement social d’au moins 230 millions d’euros sur 3 ans.

La crise du logement est une crise nationale même si elle revêt en Corse des traits particuliers.

Elle évolue dans le même système de contraintes budgétaires aggravées.

Ma question est la suivante :

Quelles peuvent être, pour les trois années à venir, s’agissant des financements d’Etat, les conséquences pour la Corse de ces restrictions de crédits qui pénalisent déjà la construction de logements neufs.

 

Assemblée de Corse-Derniére session-Audition de Monsieur le Préfet

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Extraits de l’allocution de Monsieur Dominique BUCCHINI



Monsieur le Préfet de Corse,

En vous accueillant dans cet hémicycle, je vous souhaite au nom de l’ensemble des conseillers la bienvenue à l’Assemblée de Corse, ainsi qu’à vos éminents collaborateurs, notamment M. le Préfet de la Haute-Corse, M. le Préfet à la sécurité, M. le Recteur d’Académie, et M. le directeur de l’Agence régionale de santé.



Aujourd’hui, permettez-moi de le souligner, nous renouons avec un usage républicain.



Cet usage avait tendance à se raréfier au fil des mandatures, sans doute sous les contraintes de nos fonctionnements respectifs. Pourtant, le législateur a fait montre de sagesse en prévoyant des échanges annuels entre le représentant du gouvernement et les élus locaux ; tout particulièrement dans la collectivité territoriale de Corse qui est devenue, après l’Etat, le principal acteur public dans l’île.

Organisée sur la base d’un rapport spécial qui retrace l’activité des services de l’Etat, cette rencontre revêt ici, nécessairement, une autre dimension : entre les sujets d’actualité, les grands dossiers d’avenir ou les principaux partenariats, les entrées au débat sont nombreuses et il ne faut pas s’étonner si, parfois, l’attention du public déborde de l’aridité du questionnement technique.

C’est pourquoi une fréquence trop limitée tendrait à mon avis, à dénaturer le principe de ce dialogue, en donnant la primeur aux effets d’annonce, à la joute politique, ou à l’actualité immédiate. Devant un haut-fonctionnaire de votre qualité, il n’est pas besoin d’insister sur le fait que les politiques publiques se construisent dans la durée, que la confiance se mérite continuellement, qu’il faut garder le temps nécessaire à l’évaluation et à la réflexion concertées.

Entre le représentant de l’Etat central, et les élus représentant la Corse dans toute sa diversité, on doit pouvoir débattre de tout, pourvu que cela soit de façon respectueuse et dans un cadre apaisé. Aussi, je souhaite sincèrement que nos échanges reprennent un tour régulier : intervenant si vous en êtes d’accord à cette période, de façon à effectuer le bilan de l’année écoulée, et commencer le cas échéant à envisager les enjeux de l’année à venir.

A cet égard, même si nous connaissons déjà votre position, je dois vous renouveler le souhait des présidents de commission de pouvoir auditionner, dans un cadre bien entendu technique, les services de l’Etat, au moins lorsqu’ils agissent en partenariat avec notre Collectivité : sur le PEI, sur le contrat de projet, sur les programmes européens, ou sur les moyens éducatifs alloués à la langue corse.

Le deuxième aspect que je tenais à souligner, c’est que notre rencontre intervient au début d’une nouvelle mandature.

Vous avez devant vous, Monsieur le Préfet, les hommes et les femmes que les citoyens ont désigné, avec un taux de participation renforçant leur légitimité, pour diriger en leur nom la collectivité territoriale de Corse jusqu’en 2014.

Cette Assemblée a été d’autant plus renouvelée que le scrutin a traduit une alternance, la première dans l’île depuis vingt-cinq années, mais aussi une forte aspiration au changement.

Les attentes sont grandes dans la population et quelles que soient les options politiques, je crois pouvoir dire que tous les groupes, tous les élus en ont conscience.



Chacun s’est donc mis au travail sans tarder : le conseil exécutif pour proposer de nouvelles orientations aux politiques régionales et les adapter aux enjeux à venir ; le président de l’Assemblée pour organiser l’agenda et régulariser les rythmes de façon compatible avec la préparation de l’ordre du jour ; les présidents de commissions pour engager de véritables réflexions en amont des principaux sujets ; et l’ensemble des conseillers, en participant assidument aux réunions comme en s’impliquant activement dans les discussions en séance, dans les questions orales et dans les motions.

Pour ne parler que de l’Assemblée, nous aurons déjà tenu avec celles-ci onze séances publiques depuis la fin mars (contre une moyenne de cinq dans les conseils régionaux de droit commun), avec notamment deux débats d’orientations majeurs, sur le budget et sur les transports. Ce matin, nous avons débattu de la violence, et en janvier, nous débattrons du statut de la langue corse. Les échanges les plus importants sont retransmis en direct à la télévision et sur internet, tout comme les questions orales qui permettent aux élus de contrôler l’action de l’exécutif, tandis que les motions sont instruites en deux mois.

Nous avons engagé dans les différentes commissions des réflexions sur le PEI, les programmes européens et la recherche de recettes nouvelles ; sur l’évaluation du plan de sauvegarde de la langue corse, dans ses deux volets éducatif et sociétal ; sur l’utilisation du pouvoir normatif dévolu à la CTC, qui est la seule collectivité à intervenir dans l’élaboration des normes nationales ; sur les arrêtés MIOT et le régime des successions ; ou, dans la foulée de la mandature précédente, sur les retombées de Tchernobyl et un système de prévention et suivi des problèmes sanitaires.

Quand j’aurais évoqué également le lancement des Assises sur le Foncier et le Logement, conduites par l’Exécutif mais qui ont été impulsées par des motions, et la démarche d’élaboration du PADDUC, vous aurez une idée de l’activité qui règne ici dans cet hémicycle, dans ce bâtiment et dans tous les endroits où doit être présente notre Collectivité.

Il ne s’agit pas, faisant cela, de me livrer à une quelconque forme d’autosatisfaction : j’ai trop d’ancienneté ici pour me livrer à ce genre de jeux puérils.

Mais, et je conclurai ainsi, il m’a paru nécessaire d’insister, en ces temps de crise, sur les responsabilités dévolues aux détenteurs de la légitimité publique.

J’ai pris l’habitude au cours de mes engagements publics, militants ou électifs, de ne jamais me contenter de la partie haute du bilan : sans doute l’on peut trouver dans les données retraçant la situation actuelle de la Corse matière à satisfaction.

Vous ne serez pas surpris si je reste davantage attentif à la partie moins visible du tableau, celle qui est le quotidien du plus grand nombre, celle qui est subie par les plus modestes et les plus vulnérables, par toutes celles et ceux qui constituent le ciment de notre pacte républicain. Et vous serez encore moins surpris si je vous dis que la situation des exclus, des ménages aux revenus modestes, des personnes âgées ou des jeunes ne me satisfait pas. Elle reste indigne d’une société développée et tant que nous n’aurons pas amélioré de façon significative nos réponses à cette exigence sociale, je ne m’estimerais pas satisfait.

Monsieur le Préfet, nous avons en charge, à travers nos compétences respectives, une part significative de l’intervention publique en Corse, des services publics, des infrastructures collectives, et j’allais dire de l’intérêt général.

Vous connaissez la situation de la Corse, dans ses réalités, ses atouts et ses problèmes. Tout comme nous, vous avez conscience d’un besoin considérable de stabilité, d’espoir, de confiance. Or, la tendance actuelle est à se retrancher derrière les ratios économiques pour justifier le retrait ou le désengagement de l’Etat.

Un grand résistant le rappelait récemment, c’est à la Libération que l’on a mis en œuvre de nets progrès sociaux, avec de vrais services publics : ce que l’on a baptisé l’Etat-providence. Or, entre les destructions de la guerre, les pénuries de toutes sortes et les coûts de la reconstruction, la situation économique et financière était bien plus difficile qu’aujourd’hui. Pourtant, loin de plomber la croissance, ce sont les trente glorieuses qui ont suivi.

Cela nous montre, Monsieur le Préfet, chers collègues, que l’on peut faire beaucoup de choses avec du volontarisme et des convictions. Nous sommes ici persuadés que la Corse a besoin de volontarisme public et de convictions politiques.

Nous souhaitons donc agir avec vous dans le cadre d’un partenariat régulier, renouvelé ici une fois l’an et que nous entendons relayer, Paul GIACOBBI et moi, chaque fois que nécessaire.

La froide rationalité des chiffres, des indicateurs et des statistiques a envahi nos raisonnements, au point de se substituer aux véritables enjeux: les politiques publiques sont d’abord au service des hommes et des femmes vivant dans ce pays et elles doivent le rester. Ne nous laissons pas enfermer dans le confort des données abstraites. Gardons à l’esprit les réalités humaines telles qu’elles sont vécues sur le terrain, en ville comme dans le monde rural, où la population doit pouvoir compter, en ces temps de crise et de doutes, sur nos solidarité, nos aides, nos équipements et services publics.

Et c’est comme cela que nous renforcerons le pacte républicain.

 

Assemblée de Corse-Débat sur la violence-Michel STEFANI

Les dramatiques convulsions qui secouent la Corse de plus en plus violemment sont la traduction de la déliquescence de la société insulaire et la confirmation de l’impasse terrible dans laquelle elle s’enfonce sous l’effet d’une violence armée multiforme depuis 30 ans.

A la place où nous nous trouvons, celle d’élu, de dirigeant de parti politique, il est indispensable de comprendre afin d’agir efficacement pour stopper ce sinistre cheminement sans considérer que notre action puisse se substituer à celle de la justice.

Evaluer, diagnostiquer, identifier les ressorts et la nature de ces processus implique, non pas d’être insensible à la douleur, à la barbarie dont font preuve les auteurs de tels actes, mais de prendre le recul nécessaire pour ne pas céder à l’émotion, à la colère et en définitive en rester soit à la condamnation éplorée de faits insupportables, soit, au contraire, à stimuler l’esprit de vengeance au détriment de la justice. Pour ces raisons vous avez à juste titre, Monsieur le président, fait le choix d’organiser ce débat et je trouve regrettable, par ailleurs que le président du Conseil général de Corse du Sud, au regard précisément de cette responsabilité, puisse le dénaturer, sans y participer de surcroît, sinon à travers un communiqué aux accents de dérision, se référant à Marx au risque de se diminuer, ne lui en déplaise, face à la pensée révolutionnaire, plus que jamais d’actualité, du grand philosophe.

Cela étant, il faut bannir les clichés convenus, et j’invite ceux qui s’interrogent sur la violence de classe à se plonger ou replonger dans la lecture de Germinal pour comprendre la révolte des exploités. La violence de classe se retrouve dans la violence qui menace la société insulaire laquelle n’est pas que sur internet ou Canal + puis que nous la vivons. Pour autant elle n’a rien d’atavique donc rien de définitif. L’individu ne naît pas violent il le devient et ce quel que soit le lieu où il vient au monde.

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