Voci Aiaccini "U Bloggu di U ROSSU" Fédération de la Corse du Sud du PCF Supplément officiel à "la Voix d'Ajaccio"

Mot clé - Ajaccio

Fil des billets - Fil des commentaires

Un geste nécessaire : Marie –Jeanne Nicoli retrouve son poste

AJA.jpg

« Errare humanum est, perseverare diabolicum »

Après plus d’un mois d’échanges et de pétitions dans la presse et dans les réseaux sociaux, d’explications embarrassées et d’alibis administratifs et financiers… le bon sens l’a enfin emporté : Marie-Jeanne Nicoli est rétablie dans ses fonctions de Directrice de la Culture et du patrimoine de la Ville d’Ajaccio ! Cette décision, intervenant après la mobilisation, publique ou discrète, de beaucoup d’acteurs culturels, de syndicats, d’élus, de responsables de l’Etat ou de simples citoyens, répondait à une attente collective.

On pouvait deviner, après la réponse de Laurent Marcangeli à Paul Antoine Luciani à la fin de la séance du conseil municipal du lundi 6 juillet, que la décision finale serait favorable, même si le Maire en réservait l’annonce à l’intéressée elle-même qui devait être reçue le mercredi 8 juillet par son Directeur de cabinet. Cette décision, très attendue, apparaît comme la réparation d’une humiliation totalement injustifiable et comme un retour à la normale dans les services culturels de la cité impériale. Laurent Marcangeli n’aura pas écouté, en définitive, les sirènes qui prêchaient l’entêtement dans l’erreur, et sa décision sera ressentie comme un geste d’apaisement. Un geste nécessaire.



Ajaccio le 8 juillet 2015



Jean Marc Ciabrini, Paul Antoine Luciani, Santa Simonpietri,



conseillers municipaux

Voir la Chronologie de "l'affaire" en ANNEXE

 

Ghjilormu Padovani (Corse Matin) - Entretien avec Paul Antoine Luciani

PAL7.jpg

1. Vous n'êtes plus premier adjoint au maire depuis plus d'un an. Votre regard sur votre rôle dans l'opposition ?

Avant de devenir premier adjoint au maire en 2001 (et de le rester durant 13 ans), j'ai été 17 ans opposant, de 1983 à 2000. J'ai eu le temps de prendre toute la mesure de ces rôles symétriques. La particularité, peu commune, de ma situation d'opposant aujourd'hui, c'est justement cette double expérience. Elle me donne un atout et m'affecte d'un handicap. L'atout, c'est ma mémoire des deux périodes précédentes ; le handicap, c'est le regard soupçonneux de la nouvelle direction municipale. Elle rêve de rupture avec la gestion antérieure, mais elle redoute (sans l'avouer) sa propre inexpérience. Elle a, par conséquent, beaucoup de mal à reconnaître clairement la nécessité de continuer les grands projets que nous avons lancés : lors de la dernière séance du conseil municipal, notre politique d'investissement public qui reste, à l'évidence, d'intérêt général, a été définie par l'actuel premier adjoint comme un simple "affichage" c'est à dire, en clair, comme une tromperie !

2. Simon Renucci a recueilli plus de 12 000 voix en 2014 avant de perdre de plus de 4 000 voix un an plus tard. Selon vous, qu'ont sanctionné les Ajacciens ?

Le bilan ou la bataille de Simon Renucci pour faire reconnaître la fraude ? La cause principale de nos échecs en 2014 et en 2015, ne réside ni dans l'insuffisance de notre bilan ni dans la bataille contre la fraude. Ces deux aspects ont reçu une validation, soit par le suffrage universel, soit par la justice administrative. La cause structurelle de nos échecs est à rechercher dans la division de nos forces et dans l'ambiguïté de nos alliances de second tour.

3. L'ancien maire n'a pas ménagé ses efforts sur le plan juridique, parvenant même à faire annuler la première élection. Une enquête au pénal est d'ailleurs toujours en cours. Pourquoi n'en a-t-il pas profité pour être réélu ? N'avez-vous pas le sentiment de vous être trompé de combat ?

Comment une enquête inaboutie peut-elle avoir une influence quelconque sur le comportement de l'électorat ? Et même si la procédure pénale avait conduit à mettre en cause nos adversaires, rien ne dit que leurs électeurs se seraient détournés d'eux et qu'ils auraient voté pour nous ! Pour ce qui me concerne, je n'ai jamais compté que sur nos capacités à convaincre les Ajacciens de choisir par eux-mêmes notre projet urbain

Lire la suite...

 

Journée d’étude "Ecologie" du Samedi 25 avril 2015 à la CCAS Porticcio

DSCN0011.JPG

Une assemblée, d une soixantaine de participants, motivée et studieuse, attendait les interventions de Charles Mariani , animateur de la journée, et Luc Foulquier chargé par le PCF des questions Ecologie et Environnement depuis 1964.

Nous notions la présence d'amis invités du PG et de EELV avec qui des désaccords peuvent exister sur ces questions, mais prêts à en discuter avec nous, ainsi que nos élus Dominique Bucchini, Etienne Bastelica et Paul Antoine Luciani.

La journée c'est divisée en 2 parties la matinée consacrée à l histoire commune PCF et écologie, en rappelant que ces questions sont prises en compte par les communistes depuis les années 60, et l après midi sur la Climatologie et le réchauffement climatique, responsabilité et enjeux..

Beaucoup d échanges avec la salle, avec entre autres, la production d 'énergie électrique, Tchernobyl et la Corse et Fukushima

Maitrise totale du sujet par l intervenant, pédagogie, anecdotes ont marqué la journée...Et même si des interrogations persistent, journée très positive...Maxime Nordée intervenait sur la poursuite de telles journées d info/formation et sur la transformation des acquis en action sur le "terrain".

Charles Mariani reviendra plus complètement sur la journée prochainement sur Voci Aiaccini-U Bloggu .

 

ASSEMBLEE DE CORSE - SESSION DU 9 AVRIL 2015

QUESTION ORALE POSEE PAR ETIENNE BASTELICA - EMPRUNT STRUTURE EUR/CHF 50 MILLIONS D’EURO

Monsieur le Président,

Dans votre rapport relatif au projet de Budget Primitif 2015 (BP) soumis à l’Assemblée de Corse, vous rappeliez que « si la Corse a mieux surmonté le choc des premières années de crise que d’autres régions, elle connait aujourd’hui une détérioration préoccupante de sa situation économique et sociale due notamment à une baisse d’activités de ses entreprises ».

La dernière note de conjoncture de l’INSEE souligne la situation toujours défavorable sur le front de la demande d'emploi, les indicateurs du 3e trimestre 2014 confirmant la progression du taux de chômage qui est de 0,4 point supérieur à la moyenne nationale.

Face à une telle situation, il convenait en effet, comme vous nous l’avez proposé, de privilégier une stratégie d’intervention de la CTC reposant sur plusieurs actions complémentaires : répondre à l’urgence sociale, participer activement au soutien de l’activité par l’investissement public, …

Nous avons donc été attentifs à l’équilibre budgétaire proposé avec une épargne nette de 114.925 M€, en augmentation de +10.41 % par rapport à 2014.

Prévision qui suppose une bonne maitrise de notre endettement car si la structure de notre dette est globalement saine, nous ne devons pas sous-estimer le risque que fait peser sur le budget régional l’emprunt structuré EUR/CHF de 50 M€ - contracté en 2007 - qui pèse pour plus du tiers dans le remboursement annuel des intérêts.

Or, depuis le 15 janvier dernier, le mini-krach financier provoqué par la Suisse qui a décidé de ne plus soutenir l’euro a des conséquences directes sur les collectivités qui ont contracté des emprunts indexés sur le franc suisse, principalement avant 2008 : on assiste à une véritable flambée des taux d’intérêts qui atteignent désormais 30% !

Vous aviez évoqué lors de la présentation du BP, pour réduire les charges d’intérêts de notre dette, la possibilité de candidater au fonds instauré par la loi de finances 2014 afin d’aider les collectivités ayant contracté des emprunts structurés à risque.

Nous avions noté toutefois que, pour bénéficier de ce fonds, la Collectivité se devait d’arrêter toute action en justice en signant un protocole transactionnel avec la SFIL, banque publique qui a repris les actifs de DEXIA.

Ainsi, Monsieur le Président, pouvez-vous nous rassurer sur les conséquences de la décision de la Banque Nationale Suisse sur les finances de notre Collectivité et nous apporter des éléments de réponse, notamment sur :

- Le taux qui s’appliquerait aujourd’hui à l’emprunt structuré et le niveau d’augmentation de la charge d’intérêt ? - Le dispositif que vous privilégiez en réponse à cette situation : mobilisation du fonds d’aide spécifique aux collectivités ce qui suppose de renoncer, au préalable, à toute action en justice ou engagement d’une procédure contentieuse ? …

Je vous remercie.

 

ASSEMBLEE DE CORSE - SESSION DES 16 ET 17 AVRIL 2015

ALLOCUTION D’OUVERTURE DU PRESIDENT BUCCHINI

Mes chers collègues,

Mon propos d’actualité sera concentré sur les quelques évènements d’importance qui se sont déroulés cette semaine.

Le Sporting Club de Bastia, d’abord, a disputé contre le Paris Saint Germain la finale de la coupe de la Ligue, samedi au stade de France.

Avant toute chose, je tiens à saluer un état d’esprit collectif, dans un contexte pourtant désavantageux.

Les dirigeants du SCB ont réussi à organiser cette participation en accomplissant des efforts inhabituels pour un club de cette taille. L’entraîneur a su préparer parfaitement la rencontre mais aussi faire preuve d’une dignité exemplaire dans ses réactions publiques. Les joueurs ont donné le meilleur d’eux-mêmes, sans se laisser décourager par une sanction provoquant leur infériorité numérique. Et le public, bien sûr, est venu nombreux, de tous âges et conditions, depuis la Corse ou sur le continent, partageant un même élan de ferveur festive, en sachant éviter tout débordement.

Comme la plupart de nos concitoyens insulaires, j’aurais préféré, sinon un autre résultat - le sport a ses propres inégalités - en tout cas que la compétition puisse se dérouler entièrement. Pour autant, il ne m’appartient pas depuis cette tribune de polémiquer : le football professionnel a ses règles et c’est dans ce cadre qu’il conviendra d’agir si besoin était. Cela, moins pour contester l’arbitrage que le comportement d’une institution dont le représentant a, pour le moins, failli à ses obligations d’impartialité.

On retiendra surtout que le Sporting avait réussi, ce soir-là, à se hisser en finale, contre l’un des principaux clubs du continent, et que malgré la disproportion des moyens en présence, il était parvenu à mobiliser toute une population.

Je le remercie donc en votre nom collectif, et je ne doute pas qu’il saura profiter de cette expérience pour écrire de nouveaux chapitres glorieux du sport corse ; l’enjeu, actuellement, consistant à ne pas se laisser distraire de la fin du championnat.

Concernant, ensuite, la collectivité unique, une nouvelle rencontre s’est tenue lundi au Ministère de la Décentralisation.

Comme ils s’y étaient engagés, Monsieur CAZENEUVE et Madame LEBRANCHU ont pris l’avis des élus insulaires avant l’examen, en seconde lecture, du projet de loi portant « Nouvelle Organisation Territoriale de la République » et de son article 13 relatif à la création d’une collectivité unique en Corse.

L’ordre du jour consistait notamment à s’accorder sur les fondamentaux politiques de celle-ci, nombre d’élus, mode de scrutin et prime majoritaire, représentation des territoires. Chacun des participants a pu s’exprimer librement, y compris sur d’autres sujets, puis il est revenu au gouvernement de proposer une synthèse.

Celle-ci peut se définir comme suit : une Assemblée à 63 élus ; un mode d’élection analogue au scrutin actuel, garantissant ainsi la représentation des sensibilités minoritaires, avec ajustement à due proportion de la prime majoritaire ; et le principe d’un organisme assurant en parallèle la représentativité des territoires. Un calendrier nous a également été proposé pour la rédaction, en concertation, des ordonnances qui préciseront le périmètre administratif et financier de la nouvelle entité, et sans doute aussi les conditions d’une fusion progressive avec les deux départements. Quant au référendum, le Ministre de l’Intérieur a estimé que la préférence de la majorité des élus revenait à donner la priorité à l’entrée en vigueur de cette réforme plutôt qu’à se donner le temps d’une consultation préalable de la population. Je m’abstiendrai à ce niveau de vous rappeler ma position. Enfin, je ne saurai conclure sans évoquer le nouveau drame humain qui s’est déroulé dimanche au large des côtes calabraises. Quatre cents migrants ont en effet péri noyés. D’après l’organisation « Save the Children », près de cinq mille personnes ont débarqué entre le 11 et le 13 avril au sud de la botte italienne, parmi eux quatre cent cinquante enfants dont beaucoup avaient vécu, je cite, « des expériences atroces de violence ».

Les populations locales font preuve d’une générosité d’accueil qui ne faiblit pas. En revanche, les autorités européennes ont voulu privilégier une réaction purement défensive, dont on mesure les coûts.

Mes chers collègues, notre Assemblée s’honorerait de montrer régulièrement la solidarité du peuple corse, mais aussi, d’encourager les initiatives locales visant à dénoncer un système de plus en plus inhumain, pour promouvoir d’autres modèles de développement en Europe, et d’autres types de rapport avec les habitants du sud de la Méditerranée ; à tout le moins, un régime d’accueil des réfugiés plus responsable. Charles de FOUCAULD, infatigable défenseur des peuples d’Afrique disait qu’il n’avait rien vu de plus beau, dans notre devise républicaine, que le mot de fraternité.

Enfin, dans un tout autre registre, nous avons appris l’agression dont a été victime hier soir Monsieur Jean HOUBEAUT, Directeur Général Adjoint de l’ARS, et en votre nom, je tiens à lui faire de part de notre soutien.

Je vous remercie.

 

Les petits calculs de François Hollande

PAL_-_Copie__2_.JPG

Bien sûr, il n’y aura pas d’excuses publiques ! Car, si la stigmatisation et l’amalgame sont bien réels, il n’y a pas eu de dérapage ! Le président de la République savait parfaitement ce qu’il faisait quand il évoquait « les tracts du parti communiste des années soixante-dix » dont s’inspirerait la propagande actuelle de Marine Le Pen. Il a même pris soin de préciser que le parti communiste ne proposait pas, à l’époque, les mêmes solutions que le Front National aujourd’hui. Mais c’était justement une façon de pointer, par différence, ce qui, selon lui, rapprocherait les positions anciennes des communistes et la thématique FN d’aujourd’hui.

Pourquoi un tel rapprochement entre les défenseurs de Pétain et un parti auquel ses sacrifices dans la lutte contre le nazisme et le fascisme avaient valu le titre glorieux de « parti des fusillés » ? Pourquoi cette comparaison insultante présentée comme une analyse « objective » ?

E_Bastel__3_.JPG

Le socialiste François Hollande sait parfaitement que la période qu’il évoque est celle de l’union de la gauche, celle du programme commun (été 1972), celle des grandes avancées démocratiques qui ont conduit, malgré de profondes contradictions, à de grands succès électoraux (municipales de 1977, notamment...).

Lire la suite...

 

2015 ANNEE DU CLIMAT

corse_vu_du_ciel.jpg

Section d’Ajaccio -Document préparatoire à la journée d’étude du Samedi 25 avril 2015 à la CCAS Porticcio

Quels apports des communistes dans les débats d’idées pour répondre aux défis de notre temps pour l’avenir de l’humanité.

2015 : nous voilà mobilisés sur 3 élections « locales » : municipales à Ajaccio, cantonales dans tout le pays et territoriales en décembre 2015. On parlera « compétences, mode de scrutin, découpage, budgets… » Or un territoire c’est aussi l’air que l’on respire, la pollution, l’eau douce, la mer, l’environnement végétal et animal, les déchets les rapports entre l‘homme et la nature…

2015 verra se tenir (à Paris) un sommet de l’ONU sur le climat

fin novembre 2015. 196 pays vont tenter de conclure un accord pour contenir le réchauffement planétaire en dessous de 2 degrés. Ce qui impliquerait de réduire les émissions de gaz à effet de serre - le « GES ») de - 40 à - 70% d’ici 2050. Objectif audacieux… Un obstacle de taille : cette réduction impliquerait une remise en cause des dogmes capitalistes - auxquels peu d’Etats sont prêts à renoncer !

Nous avons intérêt à nous positionner sur l’environnement : en y intégrant la vie, le travail, les besoins des hommes. Et à ne pas mettre nos « fondamentaux »dans la poche.

1. Si nous sommes Communistes c’est pour porter le SMIC à1700 euros/ pour une Sécurité d’Emploi et Formation, pour construire 120 000 logements sociaux par an…mais c’est aussi et surtout pour construire un monde meilleur : le communisme c’est le partage des ressources de la planète, le vivre en paix.



Les biens communs de l’Humanité : l’eau, les océans, les sous- sols, les forêts, énergies, la biosphère, les biens culturels, les biens de la connaissance devraient être partagés, ils devraient échapper à la griffe du « marché », ils devraient être gérés selon le principe du « produire autrement, consommer autrement » : notre 36e congrès Le PCF réaffirme avec force tous ces objectifs (Humanifeste du PCF page 20 36e congrès, février 2013).

2. Nous assistons au contraire - en Corse comme ailleurs - à une spoliation des ressources de la planète : le capitalisme abime la terre, détruit les paysages, méprise l’environnement, et casse le lien social. Ici ou là, des vallées, des plaines sont dévorées par le béton…sans que le citoyen - contribuable aie vraiment l’impression d’avoir été consulté !

Notre planète doit alimenter 7 milliards d’individus (= 9 milliards d’ici 2050). Or dans de nombreux pays, l’humanité est privée de l’essentiel : les droits de l’homme « basiques » (droit à la paix, à la nourriture, à une eau potable, au travail, à l’Education, au logement…) sont ignorés.

Un Terrien sur trois sera africain en 2100 INFOGRAPHIE - La population africaine va quintupler tandis que l'Europe va être le seul continent à perdre des habitants au cours du XXIe siècle, selon les projections de l'Ined, qui table sur 10 milliards d'humains en 2100. La France, elle, va continuer à gagner des habitants.



Le réchauffement climatique mis en doute dans les années 90-2000, est aujourd’hui devenu une lourde préoccupation (cf rapport du GIEC, 2013) Au rythme actuel de diffusion des gaz à effet de serre (GES) les activités humaines dégagent 10 milliards de tonnes de CO2 par an) la température pourrait croitre de 3 à 4° à la surface du globe d’ici 2100 -2014 a été l’année la plus chaude depuis les premiers relevés de t° de 1864 –

Le niveau des océans a monté 19 cm depuis 1901 - avec des conséquences déjà visibles sur les terres basses, iles du Pacifique… (4/5e de l’humanité vit dans en zone littorale) La qualité des océans se dégrade : le taux d’acidité des mers est monté de + 26% depuis la révolution industrielle (1850). L’océan se réchauffe, s’acidifie, perd de l’oxygène, ce qui menace de nombreux écosystèmes Les espèces (variétés) végétales et animales reculent : 20 à 30% des espèces sont menacées d’extinction. (Hannibal capturait ses éléphants dans le Sud Tunisien…il faut désormais parcourir des milliers de Kms au sud pour en apercevoir !) - les sécheresses réduisent de nombreuses zones lacustres (il y a 10 000 ans le Sahara était une mer, on retrouve au fond des cuvettes de sable des vertèbres de 3 - 4 cms…vestiges de beaux poissons (carpes) exigeant des eaux profondes et bien oxygénées)

Lire la suite...

 

COMITE DEPARTEMENTAL Ajaccio le 18 avril 2015

maxim.jpg

RAPPORT D’INTRODUCTION Présenté par Maxime NORDEE, secrétaire départemental

La situation après départementales

Dans le cadre général, la politique du gouvernement VALLS continue ses orientations libérales. Le chômage augmente au fur et à mesure que les mesures économiques, sociales et fiscales au profit du patronat sont mises en œuvre. Après les élections départementales, la situation se présente avec une droite qui se renforce mais aussi davantage d’élus du Front national. C’est une lourde défaite pour le PS qui perd plus d’1/3 d’élus et 24 départements.

Contrairement aux affirmations du gouvernement, ce n’est pas « la désunion des forces de gauche » qui a entraîné cette perte mais bien la faiblesse de toute la gauche. Le PCF, le Front de gauche, ont résisté avec une progression dans 60 départements et 178 conseillers ( dont 166 communistes). Le Front de gauche, en terme d’élus, est la troisième force après l’UMP et le PS. Le parti communiste, avec le Front de gauche résiste à 9,40%. Mais attention de ne pas tomber dans le piège du tripartisme qui est utilisé par le pouvoir pour se dédouaner de sa responsabilité politique du renforcement de la droite et de l’extrême droite et ne laisser aucune place à une alternative de gauche.

L’abstention atteint des chiffres records et traduit une méfiance vis-à-vis du politique et des engagements non tenus – et c’est particulièrement vrai chez les jeunes et les électeurs de gauche…

Rappel des résultats en Corse du sud :

Présents dans 8 cantons sur 11 – Taux d’abstention à près de 50%

Ajaccio 1 21,63 % 791 voix

Ajaccio 2 15,90 % 518

Ajaccio3 16,73 % 610

Ajaccio 4 17,48 % 485

Ajaccio 5 33,25 % 2044

SEVI-SORRU-CINARCA 13,46 % 473

TARAVO-ORNANO 4,61 % 343

VALINCO 18,64 % 1000

Pas de candidat Gravona-Prunelli, Bavella et Grand sud

Il serait intéressant de faire, commune par commune, le point sur nos voix afin d’avoir une vision précise et localisée de l’état de nos forces.

Réussir le rassemblement contre l’austérité

En début de mois, la résistance s’est concrétisée contre la loi MACRON avec une journée intersyndicale le 9 avril, journée à laquelle nous avons apporté notre soutien et à laquelle nous avons participé ; car il est nécessaire de contrer cette politique qui s’attaque au code du travail, aux acquis sociaux, qui détricote les acquis du Conseil national de la Résistance. Pour renforcer le rassemblement des forces de gauche contre l’austérité, des propositions concrètes sont à avancer et à mettre en débat : - Comment sortir de la crise ? - Avec quelles mesures ? …

La question n’est pas tant d’être pour ou contre la politique du gouvernement mais plutôt de répondre aux attentes populaires. Des initiatives sont à développer comme la bataille « je rêve d’une banque » sur l’utilisation de l’argent public, ou sur les thèmes du logement, de la santé, de l’école, de la culture, de l’environnement, des budgets des collectivités locales. Les chantiers de l’espoir, associant des personnalités, des forces politiques, citoyennes diverses et les communistes sont lancés. Le PCF y apporte ses contributions. Un temps fort se tiendra le 20 mai prochain où le Parti lancera son projet en proposant un texte suggérant quels chemins prendre, quel rassemblement opérer, quelles grandes propositions mettre en avant, avec une trentaine de mesures immédiates, qui répondent aux urgences écologiques, sociales, économiques, démocratiques. Le Parti se préparera ainsi, de manière offensive et rassembleuse, pour les élections régionales de décembre.

En Corse du sud

En Corse du sud, « l’après départementales » se caractérise par 3 données importantes ( cf communiqué) : - la vague UMP - la confusion politique générale - la clarté de la position des communistes : . clairement contre l’austérité, . pour le maintien d’un échelon départemental de proximité face à la nouvelle centralisation territoriale, . pour une consultation populaire par referendum sur la Collectivité unique corse, . pour changer de politique.

Dans ce contexte, le Parti doit retrouver du souffle, se renforcer par des adhésions nouvelles – et nous en avons - , se positionner dans le jeu politique surtout là où nous n’avons pas présenté de candidats. Nous nous sommes déjà engagés dans des batailles : - contre la loi MACRON, au niveau parlementaire mais aussi dans la rue avec la manif intersyndicale - pour faire du 1er mai une journée de mobilisation - en s’inscrivant dans la journée nationale de la Résistance, le 27 mai prochain - en participant activement à la défense des services publics qui se dégradent si fortement en Corse

Pour amplifier la construction d’une alternative, des initiatives nationales sont lancées (convention sur le projet le 20 mai – rencontre des acteurs de l’école le 23 mai – tenue des chantiers de l’espoir et tournée nationale de Pierre LAURENT). Dans ce cadre, nous le recevrons en Corse les 21 et 22 mai prochain. Nous nous inscrivons aussi dans cette bataille pour l’alternative en Corse du sud en organisant une journée d’étude et de débat le 25 avril sur le thème de l’Environnement avec la participation de P. FOULQUIER, responsable national de cette question. Le Bureau Départemental invite dès maintenant les sections et l’ensemble des camarades à engager le débat, pour renforcer le Parti et pour préparer les élections régionales. Nous allons travailler nos objectifs politiques pour faire gagner une vraie politique de gauche contre l’austérité. La section d’Ajaccio, par exemple, a programmé une assemblée des adhérents le 23 avril. J’invite également les autres sections à la faire et propose la participation et l’aide du BF si elles s’avèrent nécessaires.

Initiatives régionales

Dans l’analyse et la réflexion pour préparer les élections régionales, un premier échange a eu lieu avec les camarades de Haute Corse lors d’un COMITE REGIONAL qui s’est tenu le 10 avril. Nous y avons fait le constat de la confusion politique qui règne après les élections départementales, confirmée avec les épisodes des élections des présidents des conseils départementaux puis les dissensions au sein de la Communauté d’Agglomération Bastaise… Les communistes sont restés clairs malgré tous ces remous qui s’annonçaient déjà lors des élections sénatoriales où l’on a vu des élus locaux de gauche – je dirai prétendument de gauche – voter pour le candidat UMP. Les communistes ont affiché leurs orientations contre l’austérité, contre les politiques clanistes, pour le maintien d’un échelon départemental de proximité face à la nouvelle centralisation territoriale que les mêmes veulent imposer à la Corse . Sur ce sujet, d’ailleurs, le Comité Régional a validé la position du groupe de ne pas se rendre à la rencontre parisienne où tout était joué d’avance. Des initiatives contre la Collectivité unique vont être lancées, notamment une pétition. Des actions doivent aussi être proposées sur la question des transports et de la sauvegarde du service public et de la SNCM. Nous sommes par exemple saisis de la question de la prime de transport pour les retraités, nous devons y répondre en faisant la clarté, la aussi, quant aux responsabilités.

La question des alliances

La question des alliances se pose donc avec force et il nous faut, dans la débat démocratique et dans la clarté, avancer notre réflexion sur la stratégie à suivre.

Dans le cadre du rassemblement de toutes les forces contre l’austérité, nous avons, dans un premier temps, rencontré nos partenaires en Corse du sud ( il serait d’ailleurs plus juste de dire d’Ajaccio) : le PG et Manca Alternative-Ensemble. L’objectif du BF était de montrer la cohérence de notre démarche de rassemblement contre l’austérité en montrant d’abord que, malgré nos différences, nous étions capables de nous entendre sur l’essentiel avec nos partenaires du Front de gauche. Dans la même démarche, la journée d’étude sur l’environnement du 25 avril sera largement ouverte aux écologistes, aux responsables syndicaux et culturels. Mais il revient d’abord aux communistes de débattre et de se positionner pour se mettre en ordre de marche et mobiliser pour cette future échéance électorale de décembre.

Il faut savoir que la situation de notre groupe communiste et du Front de gauche à l’Assemblée de Corse devient difficile car il se retrouve isolé sur certains dossiers. L’effort de diffusion des interventions de nos élus doit être relayé auprès de nos adhérents pour alimenter la réflexion et permettre une remontée des débats et des positions des uns et des autres. Des interpellations fussent de toutes parts et information et explications restent nécessaires comme par exemple sur la question de l’amnistie des prisonniers politiques.

A nous tous, donc, de nous mettre au travail et de prouver qu’une alternative de gauche est possible, que la lutte contre le libéralisme, le capitalisme est plus que jamais d’actualité, que le rassemblement contre l’austérité est à construire pour sortir des recettes libérales du gouvernement VALLS et pour empêcher l’UMP de cadenasser toutes les institutions en Corse.

 

Ville d’Ajaccio : Débat d’orientations budgétaires (DOB 2015)

"Conseil Municipal d'Ajaccio : L'austérité imposée aux collectivités locales devient un moyen d'accuser la gestion précédente ! Paul Antoine Luciani, désormais seul élu communiste au conseil municipal, défend le bilan positif des deux mandats de la gauche"

PAL_-_Copie__2_.JPG

Vous l’avez dit à diverses reprises, le budget 2015 sera VOTRE BUDGET ; puisqu’il aura été élaboré sous votre seule responsabilité. Ces orientations sont donc celles qui vont inspirer, soutenir, justifier le premier budget de votre mandature, un budget dont vous devrez assumer, seuls, les choix et les effets. Cet axiome posé, il faut immédiatement préciser deux principes qui lui sont étroitement liés, voire consubstantiels :

1) Les budgets des collectivités locales ne peuvent s’analyser valablement sur un seul exercice ; ils doivent s’évaluer sur une période pluriannuelle. Les photos ponctuelles, les instantanés, ne rendent pas compte des réalisations d’un exercice financier, lesquelles exigent la plupart du temps deux ou trois ans (voire beaucoup plus) pour aboutir. Un examen annuel est indispensable, mais il ne suffit pas. Ce principe vaut pour votre mandature, comme pour la nôtre.

2) L’approche strictement comptable de la gestion municipale, si elle est nécessaire, ne rend pas toujours compte de la réalité du service rendu aux administrés. Si le débat budgétaire devait se cantonner à une analyse financière déconnectée des projets concrets que la commune a mis en œuvre ou envisage de réaliser, ce débat resterait théorique et finalement éloigné de la vie et des attentes de la population. Autrement dit, le Document d’Orientations Budgétaires doit non seulement présenter les options politiques de la Direction municipale pour l’exercice à venir, mais aussi les éléments constitutifs des projets déjà engagés et dont la poursuite est nécessaire, la priorité accordée à des projets nouveaux et l’ensemble des moyens financiers à réunir pour les rendre possibles. Nous allons donc examiner, à partir de l’analyse que l’on peut en faire, si le DOB 2015 correspond bien à son objet et si les pistes d’action qu’il propose sont susceptibles de répondre, dans les conditions d’aujourd’hui, aux attentes et aux besoins des Ajacciens. Une brève remarque liminaire à propos de la discussion de ce matin, en commission des finances : le document, que vous soumettez à l’examen de l’assemblée délibérante (sans vote, comme il est normal), n’est pas un simple document « informationnel » pour reprendre l’expression du premier adjoint. C’est un document d’orientation où vous ne vous contentez pas d’exposer des considérations comptables dépouillées de tout jugement de valeur. C’est même tout le contraire. Vous prenez position, vous donnez le ton du débat et c’est d’ailleurs la règle du jeu : il serait donc parfaitement vain (comme cela a été tenté ce matin en commission) de présenter un dossier instruit à charge pour servir de socle à une accusation frontale contre vos prédécesseurs, comme une sorte de constat objectif, une image neutre en quelque sorte… -Tout le document repose, en effet, sur une seule idée : la situation financière de la ville est critique, deux audits le démontrent (l’un d’eux a été commandé mais non respecté par les prédécesseurs). Heureusement, une nouvelle majorité est arrivée qui va pouvoir « redresser » la situation et redonner à la capitale régionale le lustre et le rayonnement qu’elle avait perdus depuis plus d’une décennie. Des mesures énergiques et douloureuses s’imposent. Car les causes de l’impasse financière sont connues : elles sont d’ordre externe (l’austérité et la cure d’amaigrissement imposée aux dotations d’Etat, la crise financière et la pression bancaire) et, surtout, d’ordre interne : la gestion irresponsable des prédécesseurs. Cette posture et ce vocabulaire « déclinistes » oublient délibérément une part essentielle de la réalité. D’abord, nul n’a ignoré les difficultés structurelles du budget municipal : je les déplorais quand j’étais opposant, je n’ai cessé de les rappeler quand j’étais premier adjoint (je l’ai même écrit et publié en 2013, quand j’ai exposé l’ampleur des investissements réalisés en douze ans, bien que, je me cite, « la structure du budget communal n’ait pas fondamentalement changé en 20 ans », p. 69 de mon petit livre). Les recettes fiscales provenant du tissu économique (c’est-à-dire plus de 40 % des recettes fiscales des collectivités) resteront longtemps ce qu’elles sont tant que nous ne serons pas capables d’attirer sur le territoire urbain et communautaire un contingent significatif d’entreprises moyennes (au chiffre d’affaires dépassant 5 millions d’euros), dont la contribution fiscale donnera plus d’oxygène à nos finances. -Mais, tout en ayant pleinement conscience de ces réalités durables, nous avons pris le parti d’investir pour l’avenir. Et nous avons équipé la capitale régionale. Pourquoi ne pas rappeler, dans un document d’orientations budgétaires, qu’Ajaccio dispose d’équipements scolaires, sportifs et culturels de qualité, qu’elle a fait un bond qualitatif exceptionnel dans l’accueil de la petite enfance et la politique scolaire, qu’elle a ouvert de grands chantiers d’équipements structurants, que l’ensemble a représenté, de 2006 à 2012, une moyenne annuelle de 20 millions 911 000 euros, et 209 millions 231 218 d’euros de 2001 à 2012 ! Durant cette période, la ville, loin de s’appauvrir a, au contraire, enrichi comme jamais son patrimoine ! Et elle a engagé une grande politique de rattrapage en matière d’infrastructures hydrauliques, nous en avons un exemple parlant avec le chantier en cours. Je souhaiterais être bien compris : nul ne demandera à une équipe nouvelle, élue contre la précédente, de se mettre spontanément à saluer les mérites de ses prédécesseurs ! Mais on peut attendre d’elle, s’agissant d’investissements, d’intégrer, clairement et précisément, dans les orientations budgétaires de l’exercice à venir, non seulement les chantiers en cours avec le détail de leur coût et de leur montage financier, mais aussi les motivations de leur poursuite comme répondant à l’intérêt général et non comme obéissant uniquement à des contraintes…car, et c’est là un point qui a été évoqué en commission, il serait plus convaincant de faire état d’orientations positives pour faire avancer Ajaccio que de n’avoir à la bouche, ou sous la plume, que les contraintes, les impasses, les catastrophes ! On peut et on doit, naturellement, détailler les difficultés à surmonter. On doit aussi donner de l’espoir en proposant des pistes d’avenir. Faire sa fortune politique sur un discours annonçant le déclin général n’a jamais rien produit de bon, j’espère que vous partagerez ce point de vue raisonnable. Et pas simplement en proclamant, comme vous le faites dans ce document, que vous ne vous résignez pas ! Je constate que vous n’évoquez pas, ne serait-ce qu’à titre indicatif sommaire, le montant des indemnités à verser à la société G-Park pour la dénonciation unilatérale de la convention de DSP. Je sais bien que des négociations sont en cours ; mais il ne serait inutile de prévoir une montée en charge importante des dépenses de fonctionnement ; c’est un poste à surveiller particulièrement. Quant aux pistes que vous tracez sommairement pour sortir de l’impasse, pour reprendre votre expression (qui est aussi, il est vrai, celle du cabinet Klopfer), elles sont plutôt modestes. La mesure fiscale (page 23, qui paraît nouvelle mais qui ne l’est pas vraiment, c’est celle de l’augmentation du taux de la taxe foncière sur les propriétés bâties : vous vous proposez de la faire progresser de 17,02 % à 18,4%, en compensant cette hausse par une baisse identique de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. Je vous informe que cette mesure « indolore » pour les contribuables avait été proposée, naguère, par Charly Cervetti ; mais la CAPA l’avait refusée, car elle entraînait une perte de recettes pour elle. J’imagine que Jean Jacques Ferrara sera plus convaincant. Je propose, quant à moi, de faire passer cette augmentation de 18, 4 % à 19 % ; au lieu du million attendu, la ville pourrait en recevoir 3 ou 400 000 € de plus. Et comme c’est une recette dynamique, elle aura des effets positifs renouvelés. Je tiens à rappeler, également, s’agissant cette fois de crédits d’investissement, l’engagement du Conseil général, annoncé ici, le 5 septembre dernier, par le maire lui-même. L’assemblée départementale s’était engagée (sous une forme qui n’a pas été précisée) à signer une charte quinquennale accordant à la ville une dotation annuelle de 5 millions d’euros, pour des travaux d’investissement, de voirie notamment. Ce qui représenterait un apport de 25 millions d’euros sur la période ! Un tel engagement, très intéressant naturellement, peut-il être confirmé ? Vous n’en dites rien… Enfin s’agissant de la question cruciale de la trésorerie, c’est-à-dire de la capacité à régler dans les délais les fournisseurs de la commune, il paraît indispensable de prendre langue avec les financeurs de la commune pour accélérer les procédures de versement des subventions votées. Vous évoquez indirectement ce problème, page 18, du document d’orientations budgétaires. Il reste encore des restes à réaliser en matière de recettes d’investissement. Sur un plan général, et sans oublier que le débat budgétaire va se poursuivre et s’approfondir, je voudrais affirmer, à l’inverse de la tonalité sombre, voire sinistre, que vous avez donné aux perspectives d’avenir de la capitale régionale, je voudrais affirmer que la voie du progrès est dans l’action citoyenne pour faire reculer l’austérité et non l’accompagner ; l’avenir d’Ajaccio est dans l’action collective pour développer la Corse. Cette action continuera.

 

Elections municipales Ajaccio, 25 janvier et 1er février 2015

1118574-1430419.jpg

Paul Antoine Luciani, au nom du PCF-FdG sur la liste « Unis pour Ajaccio, Uniti pà l’avvene »

Mesdames Messieurs, Chers amis, Chers camarades,

Bona sera a tutti !

Semu à a strinta di u saccu !

Cette expression familière, puisée dans notre vieux fonds culturel prend tout son sens aujourd’hui. Nous sommes en effet parvenus au moment qui précède l’accomplissement de la tâche : u saccu hè pienu, il n’est plus temps d’ergoter sur sa taille ou de tergiverser sur le prix, il faut conclure, c’est le moment !

Eh bien ! Dimanche prochain, nous allons conclure un parcours semé d’embuches et de malentendus, mais un parcours nécessaire. Car c’est de l’avenir d’Ajaccio qu’il s’agit ! Un avenir qui dépasse nos ambitions personnelles, mais qui dépend de nos engagements respectifs.

L’avenir d’Ajaccio, s’il devait être incarné par l’équipe qui a dirigé la cité durant sept mois, cet avenir serait bien sombre…

L’UMP et ses comparses demandent à être jugés sur six ans et non sur les 209 jours de leur mandat, interrompu (rappelons-le) par une décision de justice. Ils soutiennent qu’ils n’ont pas eu le temps de faire leurs preuves. Ils prétendent qu’ils seraient les seuls à pouvoir remettre en marche une ville désormais immobile. C’est vrai, il est difficile de juger sur 7 mois une municipalité élue pour six ans. Mais on peut et on doit évaluer les décisions prises durant cette période et il faut en rendre compte !

On constate que ces sept petits mois ont eu de grands effets, et ont même entraîné une grande catastrophe financière et urbaine. Et je n’évoquerai pas ici l’explosion des frais de personnel qui vont aggraver et compromettre pour longtemps les dépenses de fonctionnement de la commune.

Je veux évoquer un point particulier, un peu technique certes, mais un point capital qui n’a pas été suffisamment mis en lumière dans les débats autour du parking : je veux parler des conséquences prévisibles de la rupture du contrat de délégation de service public. Ce document de 55 pages, signé le 6 décembre 2011, a tout prévu, y compris le cas (que nul n’envisageait, naturellement) où « la cessation anticipée du contrat qui ne serait du fait du délégataire », c’est-à-dire le cas où la décision de résiliation serait le fait unilatéral de la seule autorité municipale, et où elle aurait logiquement à supporter les conséquences de son choix. Si une négociation amiable s’avérait impossible, un contentieux judiciaire s’ensuivrait qui imposerait très certainement les clauses prévues à l’article 56 de la convention, un article qui n’a jamais été évoqué ni par le gestionnaire Sbraggia ni par l’avocat Marcangeli. Cet article 56 impose à la commune :

1-« de verser au délégataire une somme correspondant à la valeur non encore amortie, à la date de la cessation, des équipements et installations de la concession »

2-« d’indemniser le Délégataire du manque à gagner résultant de la cessation anticipée du contrat, calculé sur la base des comptes annexés actualisés… »

3-« de prendre également en charge les indemnités que le Délégataire pourrait être amené à verser, du fait de la cessation anticipée, aux établissements financiers (ndlr,pour les emprunts souscrits…) et aux fournisseurs titulaires de contrats de longue durée… »

Ces conditions, classiques dans ce genre de contrats, mettent à la charge de l’autorité qui dénonce unilatéralement une convention, fût-ce « pour motif d’intérêt général » qu’il faut d’ailleurs justifier, la totalité des conséquences financières de la rupture. Mais ces trois points étaient parfaitement connus du gestionnaire et de l’avocat qui ont fait avaliser leur décision par le conseil municipal du 5 septembre dernier. Ils ont donc mis délibérément en grande difficulté la capitale de la Corse pour des motifs qui, à l’évidence n’étaient pas d’intérêt général. Si nous sommes élus dimanche prochain, nous aurons, nous aussi, de grandes difficultés pour rattraper une situation aussi compromise. Mais à l’évidence, si l’on négocie pour rouvrir le chantier, nous serons en meilleure position que ceux qui l’ont fermé ! S’il n’y avait qu’une seule raison à invoquer pour voter dimanche prochain en faveur de notre liste, ce serait celle-ci : sanctionner la fine équipe qui a infligé une triple peine aux Ajacciens et au centre historique d’Ajaccio ! Pas de parking, plus de dettes, et moins d’activités commerciales !

Le plus triste dans cette affaire, c’est que l’inspirateur de cette décision lamentable est le même qui couvrait naguère les parebrise des voitures du centre ancien avec des papillons de propagande en faveur de ce parking, proclamant « no parking, no business » ! Il se flatte aujourd’hui d’avoir empêché la construction du même parking qu’il demandait à grands cris…

Nous avons, tous ensemble, une grande responsabilité : arrêter le bras des naufrageurs ! Il faut se rassembler largement et proposer une autre politique pour Ajaccio, un autre pacte municipal qui permettra de réparer les dégâts, et de poursuivre et développer l’œuvre entreprise avant leur arrivée aux commandes ! Il suffit de regarder le grand chantier des exutoires qui vont protéger les quartiers des Cannes et des Salines pour mesurer l’écart, l’abîme qui sépare les deux approches des grands équipements qu’il faut à la ville, et les deux visions de l’intérêt général. C’est la conception de l’intérêt général qui anime notre équipe qui nous a conduits à élargir notre rassemblement et à proposer à toutes les listes opposées à l’UMP et à ses comparses, de nous rejoindre autour d’un pacte municipal novateur.

Nous constatons pour le regretter que ce large rassemblement ne s’est réalisé ni avec l’autre liste de gauche ni avec l’autre liste nationaliste… Dans un document communiqué à Simon Renucci qui s’était chargé, avec son binôme Maria, des contacts avec les autres listes, les communistes et le Front de gauche avaient proposé les éléments d’un pacte municipal permettant à tous ceux qui, d’abord à gauche, mais aussi aux nationalistes de se retrouver et se rassembler, sans gommer leurs différences et leurs divergences, face à l’UMP et à ses comparses. Seule la liste Aiacciu Cità corsa a accepté ces propositions. Et la fusion des deux listes s’est réalisée sur la base d’un compromis municipal qui n’a conduit aucun des partenaires à renoncer, par ailleurs, à ses options propres. Et, surtout, nous n’avons pas renoncé à convaincre les électeurs de gauche et les autres à nous rejoindre, eux qui veulent pour leur ville un autre avenir que celui dont ils ont eu un avant-goût durant sept mois !

Car l’objectif est bien là : une autre politique pour Ajaccio, et non l’abandon des principes et des valeurs dont se réclament les différentes composantes de notre coalition. Précisons encore un peu plus les choses pour nos amis et nos camarades, et pour les Ajacciens en général : Corsica libera n’a jamais dit qu’elle renonçait à la reconnaissance des droits nationaux du peuple corse ou au statut de résident. Les communistes, et le Front de gauche, se revendiqueront toujours de leur place dans l’histoire glorieuse de la Corse, et de ses luttes sociales au sein de la Nation française. Ils revendiqueront toujours une sixième République où tous les territoires auront une place correspondant à leurs aspirations, à leurs besoins et à leur culture. Réaffirmer ces évidences me paraît utile pour la clarté des choix et, surtout pour mobiliser largement autour de notre liste. Nous avons réalisé une alliance municipale inédite en Corse. Elle n’annonce rien d’autre qu’une volonté de dresser un barrage citoyen face à la mainmise de l’UMP sur les affaires communales. Elle n’anticipe en rien sur d’autres échéances ; et elle n’a rien à voir avec la martingale bastiaise ! Nous proposons une autre vision de l’intérêt général, une vision que nous voulons illustrer par de grandes orientations centrées sur les compétences communales : gestion démocratique et sociale des affaires de la cité ; transparence dans les débats et les décisions ; poursuite d’une politique d’investissement ambitieuse et raisonnée ; priorité à une politique volontariste en matière de logement en partenariat avec la CAPA et la CTC ; priorité à la petite enfance, à l’école, au sport, à la jeunesse, à la lutte contre la précarité : politique culturelle diversifiée associant la diffusion, la médiation et la création, valorisant le patrimoine ajaccien, la langue et l’identité corses ; politique d’aménagement de l’espace respectueuse de l’environnement, favorisant la densification et évitant l’émiett(ement urbain… Il est regrettable que sur cette base, une seule liste ait accepté de nous rejoindre. Quels que soient les motifs ou les prétextes. On retiendra, néanmoins, même si c’est d’abord une affaire qui les concerne, que tout le mouvement autonomiste s’est déplacé en masse à Ajaccio pour donner, sous la statue de l’empereur une consigne de division à ses représentants ajacciens…

Je voulais pour conclure, en appeler à tous les Ajacciens, sans distinction, aux électeurs de gauche naturellement, mais aussi à tous les autres, y compris à ceux qui se sont laissés séduire par la fausse Tata Angèle. Je voudrais les inciter à bien réfléchir avant de glisser leur bulletin dans l’urne. U saccu hè piènu. L’avenir d’Ajaccio est une affaire sérieuse. Il faut choisir ! Soit la régression assurée avec l’UMP et ses comparses ; soit la renaissance et le progrès avec notre équipe, une équipe ouverte et rassemblée autour d’un projet municipal novateur et conquérant. Forti saremu si saremu uniti ! Tutti insemi incu Simone ! Tutti insemi par Aiacciu !



Paul Antoine Luciani Meeting du second tour mercredi 28 janvier 2015 Palais des congrès
 

Jardins de l’Empereur : Une grossière provocation

AJA__2_.jpg Les communistes condamnent sans réserve la destruction par le feu d’un drapeau français apposé sur le fronton de l’école des Jardins de l’Empereur, et son remplacement par un drapeau marocain. Il s’agit là d’une grossière provocation contre l’école laïque et républicaine, contre les valeurs de la République et contre la Nation elle-même.

Par le passé, hélas, le drapeau français a déjà été brûlé en Corse par d’autres provocateurs ; et, en d’autres circonstances, un acte pareil n’aurait pas eu le retentissement qu’il a aujourd’hui. Mais dans le contexte national et international actuel, ce geste peut prendre une tout autre signification.

Le carnage perpétré dans les locaux de Charlie Hebdo et ses suites, ont suscité une immense émotion collective et un sursaut moral et républicain inédit. Le terrorisme a aussi mis à l’ordre du jour la nécessité impérieuse de défendre, plus et mieux que l’on ne l’a fait ces dernières années, la laïcité comme une valeur essentielle, co-fondatrice de notre pacte républicain.

La provocation des Jardins de l’Empereur déshonore ses auteurs, quels qu’ils soient ; elle peut revêtir le caractère d’une agression contre tout ce qu’il y a de plus précieux dans notre République. Mais elle doit rester ce qu’elle est : un piège grossier où les Ajacciens épris de paix ne tomberont pas. Car elle ne peut avoir qu’un objectif : dresser l’opinion contre la communauté musulmane et aggraver les tensions pour faire grandir l’aspiration à un régime autoritaire.

Les Corses, qui se sont levés en masse, comme tous les démocrates en France et ailleurs, « resteront Charlie » ! Ils déjoueront les provocations des apprentis sorciers, quels qu’ils soient, maintiendront et renforceront les liens entre toutes les communautés, notamment la communauté marocaine, participeront toujours plus nombreux au combat, toujours nécessaire, pour la liberté de la presse, la justice sociale, et les piliers du pacte républicain :

  • Liberté,
  • Egalité,
  • Fraternité,
  • Laïcité.


La section d’Ajaccio du Parti communiste français



Ajaccio le 19 janvier 2015

 

La clarté des engagements est une condition de la victoire

pcf_fdg.jpg La section d’Ajaccio du Parti communiste français communique :

L’assemblée des militants communistes et Front de gauche d’Ajaccio, réunie le lundi 24 novembre, a fait le point sur la préparation des élections municipales qui seront organisées les 25 janvier et 1er février 2015, après l’annulation des élections de mars 2014 pour « manœuvre systématiquement organisée dans l’établissement des procurations ».

Deux options s’offraient à eux : soit une liste autonome et ouverte du Front de gauche, soit la reconduction des alliances de mars, dans les conditions d’une sorte de troisième tour judiciaire.

Plusieurs séances de travail, deux assemblées générales de militants, une participation active au débat public par des interventions médiatiques et la diffusion d’un document de cadrage sur « les leçons d’un jugement » et les enjeux locaux de ce scrutin exceptionnel, des échanges écrits avec l’équipe de Simon Renucci autour des « accords de mars », ces débats et ces initiatives ont permis aux militants de se déterminer majoritairement en faveur d’un rassemblement des forces de gauche dès le premier tour.

L’objectif, pour les communistes, c’est de proposer aux Ajacciens une véritable alternative de progrès, après les sept mois de régression du service public communal qu’ils ont vécus sous la main de fer de l’UMP. Face à une droite unie et plus agressive que jamais, il faut rassembler toutes les forces de gauche dès le premier tour, en évitant la dispersion de ses électeurs ; et réunir, au second tour, tous ceux qui veulent s’opposer clairement à la droite.

D’autres listes, nationalistes notamment, seront présentes dont les préoccupations sont visiblement, assez éloignées de l’enjeu du scrutin à venir. Ce nouveau contexte politique, et les ambitions plus ou moins claires des différents protagonistes, ne sauraient occulter ni l’enjeu principal de cette élection, la gestion de la capitale régio nale, ni la nature et la composition des équipes qui devront l’assurer.

C’est pourquoi la question des alliances a été largement débattue et une position de principe a été retenue : rassemblement de toutes les forces de gauche au premier tour, ouverture, au second, aux forces de progrès désireuses de rompre avec la gestion de l’UMP.

Les enseignements des négociations de mars où, chacun l’a bien compris, les surenchères, idéologiques ou autres, n’ont abouti qu’à faire élire la droite, doivent être tirés par tous et par chacun : la clarté des engagements est une condition de la victoire. Ce principe vaut en particulier pour les relations entre la gauche et le nationalisme.

La liste nationaliste de mars a éclaté en deux, et c’est la quasi-totalité des élus et responsables territoriaux de l’un des mouvements nationalistes qui est venue annoncer la rupture sous la statue de Napoléon ! Ainsi, quelques semaines à peine après un vote à l’assemblée de Corse, célébré par le nationalisme comme sa victoire et celle de son unité de pensée, pour des raisons mal définies mais qui n’ont probablement rien à voir avec les élections municipales d’Ajaccio, l’unité d’action et de programme réalisée en mars, et l’unité de vote réalisée en octobre à l’assemblée de Corse, n’ont pas résisté à certaines considérations partisanes extra-municipales…

La liste de rassemblement à gauche, conduite par Simon Renucci et où les militants communistes et Front de gauche seront présents et actifs, devra tenir compte des changements intervenus depuis mars. Mais la gauche se tromperait de chemin si elle devait s’écarter de la voie du rassemblement de tous ses électeurs, dès le premier tour. C’est là son premier objectif ; et elle n’a rien à gagner dans un éventuel arbitrage politique entre les mouvements nationalistes. Les électeurs, quelles que soient leurs sensibilités, les nationalistes comme les autres, n’apprécient pas, en général, de se retrouver prisonniers de marchandages électoralistes très éloignés de leurs besoins sociaux et de leurs propres options politiques.

Une autre liste issue d’une double dissidence à gauche sera présente le 25 janvier et elle est entrée très rapidement en campagne ; elle voudra probablement peser sur le second tour. Voilà une raison supplémentaires pour la gauche de s’adresser très largement aux milliers d’électeurs qui ont cru en elle au second tour de mars. C’est cette force qu’il faut convaincre de se mobiliser dès le premier tour, pour pouvoir aborder le second en position de rassemblement plus large encore.

La section d’Ajaccio estime être parvenue avec ses partenaires à un accord équilibré, dont le fondement sera un engagement collectif en faveur d’une gestion sociale, démocratique et rigoureuse des affaires de la cité ; une gestion locale refusant l’austérité imposée aux collectivités, organisant mieux la solidarité, et fondée sur un service public communal rénové. Les militants et candidats communistes et front de gauche ne négligeront aucun effort pour y parvenir.



La section d’Ajaccio du PCF Ajaccio le 26 novembre 2014

 

24/25 Avril - 2014 - ASSEMBLEE DE CORSE

QUESTION ORALE POSEE PAR MICHEL STEFANI - ENGAGEMENT DE L’ETAT CONCERNANT LA SNCM

Monsieur le Président,

Depuis que l’Assemblée de Corse a décidé d’attribuer la délégation de service public maritime de continuité territoriale au groupement CMN SNCM, il ne se passe pas un jour sans que ce choix ne soit remis en cause directement ou par des biais détournés.

Le dernier en date est la procédure collective devant le tribunal de commerce envisagée par le PDG de Transdev Jean Marc JANAILLAC, lequel explique de surcroit que le Plan industriel Long Terme de la SNCM, écartant tout licenciement et départ contraint, n’est pas sérieux. Or ce plan est indispensable à l’équilibre économique de la DSP et inclut la commande de quatre navires confirmée par le Ministre des Transports de la Mer et de la Pêche, Frédéric CUVILLIER, en juin 2013.

Il y a une similitude entre ces déclarations à la veille du dernier Conseil de surveillance et celles du PDG de Veolia Monsieur FREROT. L’un et l’autre font mine d’ignorer que cette délibération de l’Assemblée de Corse offre une garantie de 600 millions d’euros sur le milliard inscrit à la convention d’exploitation destiné à compenser une exécution reconnue déficitaire de cette desserte publique par la SNCM et la CMN.

Pire encore il semble bien que dans ce monde des grandes affaires il y ait collusion d’intérêts avec les dirigeants de CFF dont l’objectif ces 20 dernières années a été de torpiller le service public et ses opérateurs historiques en commençant par la SNCM, non sans avoir au préalable bénéficié de la dotation de continuité territoriale 180 M€ pour écrémer la desserte publique sur le fret et se retrouver à terme en position de monopole sur le trafic passager.

Pavillon de complaisance, dumping fiscal et social, écrémage, « vol de la taxe de transport » tel est le tableau de la dite « ouverture à la concurrence non faussée » après moins de 15 ans. Le problème ne vient pas des opérateurs historiques la SNCM, la CMN, Air Corsica et Air France mais bien de cette politique.

La CTC, dans ce domaine de compétence propre, a perdu la maîtrise des choses en s’éloignant des principes de la continuité territoriale pour s’exposer aux opérateurs low cost en général, au harcèlement procédurier, au dumping fiscal, social et commercial des dirigeants de CFF en particulier.

Dans ce processus, vécu par nos voisins sardes avec des effets terribles, les salariés sont, avec les usagers, « la variable d’ajustement ». Les uns paient la facture en pointant au chômage les autres subissent des tarifs totalement dérégulés mais conformes à cette belle logique libérale de la libre concurrence.

« La menace létale » qui pèse sur la SNCM est ainsi celle de ses principaux actionnaires Transdev sous le contrôle de Veolia. Le risque découlant des condamnations de l’Union européennes n’est en réalité qu’aléatoire. L’État et la SNCM, pour peu qu’ils le veuillent vraiment, peuvent obtenir sur les deux recours de CFF, une annulation et une baisse considérable des sanctions financières.

L’autre raison de cet acharnement, non contre les décisions scandaleuses de la Commission auxquelles MM JANAILLAC et FREROT se soumettent volontiers : c’est bien le respect des engagements du gouvernement s’agissant de la commande des nouveaux navires. Cela intéresse la CTC à plus d’un titre nous retiendrons uniquement l’équilibre financier de la DSP.

Monsieur le président vous savez qu’il est nécessaire que le gouvernement respecte ses engagements notamment sur le financement et la commande des nouveaux navires sans lesquels il sera difficile de maintenir l’équilibre financier de la DSP sauf à prévoir une réduction des services.

Dans ces conditions notre groupe attend un acte politique clair et fort afin que le gouvernement assume ses responsabilités et demande à la Caisse des Dépôts d’agir en conséquence au service de l’intérêt général et du développement économique des territoires et en premier lieu de la Corse.

Comme nous l’avons écrit avec le Président de l’Assemblée de Corse et les élus communistes de la région PACA, au Président de la République le 27 mars, cela implique :

  • de sécuriser l’actionnariat de la SNCM, le Plan Industriel Long Terme à 8 navires,
  • de garantir la commande des 4 navires mixtes au GNL aux chantiers de Saint NAZAIRE avec le plan de financement annoncé par la CDC et la BPI.

Dans un même esprit, êtes-vous disposez, Monsieur le Président, à intervenir en ce sens dès les prochaines heures auprès du Gouvernement ?

REPONSE A LA QUESTION ORALE POSEE PAR M. STEFANI - PAUL GIACOBBI – PRESIDENT DU CONSEIL EXECUTIF - PAUL MARIE BARTOLI - CONSEILLER EXECUTIF

Lire la suite...

 

ELECTIONS EUROPEENNES

logo_etoile_RED_ok.jpg

LISTE DU FRONT DE GAUCHE

Les citoyens sont invités à choisir leurs députés européens le 25 mai prochain.

La liste du FRONT DE GAUCHE, avec Marie-Christine VERGIAT, députée européenne sortante en tête de liste, se prononce pour une autre Europe au contraire de l'Europe antisociale et ultralibérale soumise aux seules règles du business. Elle se prononce pour "L'HUMAIN D'ABORD". Vous êtes cordialement invité à la réunion publique avec les candidats du FRONT DE GAUCHE



Marie Christine VERGIAT députée européenne



et



Michel STEFANI conseiller à l'Assemblée de Corse président des chemins de fer de la Corse

MERCREDI 14 MAI à 18h30 palais des congrès

 

Conseil municipal d’Ajaccio – Lundi 28 avril 2014

PAL4_-_Copie.jpg

Monsieur le Maire, chers collègues,

La semaine dernière, le 22 avril, à l’occasion du débat d’orientations budgétaires, nous avions indiqué que personne ne pouvait vous reprocher, quelques jours après votre installation, de présenter devant l’assemblée délibérante un document budgétaire innovant. Nous avions également suggéré de maintenir l’essentiel des projets d’investissement déjà arrêtés par l’ancien conseil municipal ; tout particulièrement la poursuite des grands projets financés dans un cadre pluriannuel qui vont garantir la sécurité des Ajacciens, créer des équipements qui vont améliorer le cadre de vie de la population et conforter le service public communal. Nous avons pu constater, à la lecture du projet de budget, que c’est bien cette orientation qui a été retenue. De fait, le budget que vous présentez correspond à l’hypothèse basse d’investissement que nous avions nous-mêmes prévue, en concurrence avec d’autres hypothèses plus ambitieuses, mais toujours en fonction des priorités que nous avons signalées mardi dernier. Monsieur le premier adjoint a même indiqué, je le cite, que « ce budget, nous l’avons en quelque sorte fait un peu ensemble ». Nous aurions, dans ces conditions, mauvaise grâce à nous y opposer. Nous nous contenterons de nous abstenir pour des raisons que tout le monde comprend.

Je souhaiterais revenir néanmoins sur quelques aspects que nous jugeons importants et sur lesquels nous voudrions attirer l’attention du conseil. A la page 27 du rapport, on peut lire, je cite, « Comme indiqué lors de notre Débat d’Orientations Budgétaires, nous allons procéder à un examen plus approfondi des investissements en AP/CP afin de retrouver plus de lisibilité et permettre de dégager les priorités de notre action. Des opérations dont les débuts d’exécution étaient prévues sur 2014 sont suspendues » (fin de citation). Qu’une Direction municipale veuille savoir où elle va en matière de programmation de travaux, c’est bien la moindre des choses.



Mais, dans le cadre des prévisions budgétaires, il est impératif de prendre en compte les priorités fixées antérieurement et déjà financées par les partenaires de la commune ; d’autant que ces partenaires sont vigilants quant au respect des engagements pris par la collectivité. Vous avez, en juin, un rendez-vous avec tous les financeurs de l’ANRU, pour une revue de projet où le point sera fait très précisément sur l’état d’avancement du dossier, et sur les prévisions de dépenses pour la période à venir. Une parfaite continuité s’impose donc dans la mise en œuvre de la convention signée en mars 2009 et pour laquelle nous avions signé un avenant autorisant un délai reportant de deux ans l’achèvement des travaux. Cette remarque vaut pour toutes les opérations dont le calendrier de réalisation est pluriannuel. Vous me permettrez également d’évoquer un élément du débat budgétaire qui prend souvent un caractère polémique et qui doit être replacé dans son cadre et son contexte réels. Je veux parler de la masse salariale qui pèse lourd dans les dépenses de fonctionnement de la ville. Quand on aborde ce sujet, on le présente souvent sur le seul registre comptable. Sur ce plan, il est vrai que le pourcentage des frais de personnels excède largement la moyenne nationale des villes de même importance. Et il est indiscutable que plus lourd est le poids des dépenses de personnels, moins la commune pourra prélever d’excédents dans la section de fonctionnement pour cofinancer ses dépenses d’investissement. Cette situation risque d’aggraver les difficultés de la commune pour s’équiper. Tout cela est vrai. Mais c’est une situation qui existait en 2001, et à un niveau nettement supérieur ! Car la structure du budget communal n’a guère évolué depuis vingt ans ; et elle ne pourra pas changer en profondeur si l’économie du pays ajaccien reste ce qu’elle est, c’est-à-dire peu productive en recettes fiscales. Et c’est la raison de fond qui a conduit l’Etat, à la demande des élus de Corse de décider, dans le cadre des discussions de Matignon, un Programme Exceptionnel d’Investissement en faveur de la Corse et de ses collectivités

Il faut donc se garder de noircir le tableau. Considérons plutôt la réalité des chiffres et les projets concrets auxquels ils renvoient. Référons-nous, par exemple, à la page 37 de votre rapport de présentation et examinons les onze ratios communaux obligatoires que les dispositions législatives et règlementaires imposent de mentionner chaque année dans les documents budgétaires : Charly Cervetti se chargera de les commenter tout à l'heure ; ils prouvent que, malgré toutes les spécificités et handicaps structurels de son budget, la ville d'Ajaccio n'a pas à rougir de la comparaison avec les communes de même importance, Nous pouvons également démontrer, avec deux exemples concrets (deux, mais on peut en fournir bien d'autres) que l'on peut faire évoluer la commune dans le bon sens, malgré ses handicaps. On peut – et nous l’avons fait - moderniser l’appareil municipal et renforcer l’attractivité de la capitale régionale tout en développant, les services publics et les équipements communaux. Ces deux exemples illustrent à eux seuls les progrès réalisés. Il sera utile et nécessaire de les rappeler dans toutes les études – diagnostics que vous envisagez de conduire.

La masse salariale de la ville d’Ajaccio a augmenté fortement entre 2001 et 2014, c’est vrai ; mais allons un peu plus loin que l’image comptable de cette particularité et recherchons les causes de cette augmentation. Comparons, par exemple la structure des emplois et des compétences, dans certains domaines, en 2001, au moment du changement, avec celle d’aujourd’hui, à l’heure d’un nouveau changement. Il s’agit d’une question centrale que l’on a souvent tendance à oublier. En 2001, l’administration communale, tous services confondus, était équipée de 40 ordinateurs gérés par trois techniciens ; seuls deux sites, l’hôtel de ville et la DGST, étaient interconnectés. Il y a aujourd’hui 600 ordinateurs et 40 sites interconnectés dont certains desservis par fibre optique ; ce parc est géré par un service de 14 personnes, dont 4 ingénieurs, qui gère également les 100 ordinateurs de la CAPA et les 250 ordinateurs qui équipent toutes les écoles d’Ajaccio, chacune d’entre elles disposant, d’ailleurs, d’un accès internet. Ce service a bénéficié, jusqu’ici, d’un budget d’investissement de 600 000 € annuels. Les services techniques disposaient, en 2002, de quatre ingénieurs. Il y a, aujourd’hui, tous services confondus (administration, informatique, DGST) un effectif de 23 ingénieurs qui travaillent à la ville d’Ajaccio dont 12 femmes ! Comment la commune aurait-elle pu assurer la maîtrise d’ouvrage de tous les grands travaux réalisés, ou en cours de réalisation, sans ces nouvelles compétences réunies désormais au sein de nos services ?

Et je ne parle même pas des efforts considérables de formation, de préparation aux concours, de promotion interne et de rattrapage social qui ont été réalisés en treize ans. Car il y a eu une élévation générale, absolument sans précédent, des compétences, des équipements, et des performances parmi l’ensemble des personnels. N’évoquons que pour mémoire la création d’un Centre Technique Municipal, un bâtiment industriel moderne qui a donné du sens au service public communal, insufflé une fierté légitime aux personnels qui le servent, et inspiré confiance aux partenaires de la commune quant à la qualité des ouvrages et des travaux réalisés en régie. -Le deuxième exemple concerne l’attractivité d’Ajaccio, « la Corse toute l’année », pour reprendre la devise de l’Office de tourisme. Nous avons accueilli, selon l’INSEE, près de 14 000 habitants supplémentaires en moins de deux décennies. La capitale régionale compte aujourd’hui près de 68 000 habitants permanents. Le mal logement existe encore, comme l’insuffisance dramatique de logements sociaux, mais nous avons autorisé la construction de 4814 logements en 13 ans. Deux hôtels et deux résidences de tourisme ont été construits ; d’autres équipements hôteliers ont été rénovés. Beaucoup d’entreprises ont investi pour moderniser leurs outils de travail, voyez le développement de l’est d’Ajaccio.

Nous avons développé en grand et modernisé les équipements collectifs et les services à la population : une nouvelle crèche est en cours de construction à Mezzavia, et la réputation du Palatinu a franchi la mer, ajoutant encore à l’image positive de notre ville. Voilà quelques éléments quantitatifs et qualitatifs qui sont autant d’indicateurs qui confirment que la capitale de la Corse a encore gagné en attractivité.

Nul n’aurait pu développer les services communaux, améliorer le service à la population grâce à la modernisation de l’appareil municipal, sans entraîner une montée en puissance de la masse salariale. Dénoncer unilatéralement l’augmentation de la masse salariale en l’attribuant à du clientélisme alors qu’elle n’est le plus souvent que la contrepartie inévitable de la croissance urbaine et du développement des services publics communaux serait un mauvais coup porté à la vérité et à l’intérêt général.

Engager une réflexion en profondeur pour améliorer encore la gestion communale pour qu’elle continue à rendre un service encore plus efficace aux Ajacciens, en prenant pour point de départ les acquis enregistrés, voilà une démarche qui me paraît plus productive et plus conforme au mandat reçu du suffrage universel. Affirmant ce principe, je ne fais de procès d’intention à personne, mais je veux répondre à certains propos, tenus ici ou là, qui me semblent avoir pris beaucoup de libertés avec la vérité.

Je me permettrai, en conclusion, d’attirer votre attention, Monsieur le Maire, puisque vous avez annoncé votre intention de lancer une série d’audits (nous en avions fait autant en 2001), sur un élément auquel on ne pense pas toujours, s’agissant de ce type d’études : vous disposez de trois rapports de la Chambre régionale des comptes (2000, 2007, 2013) couvrant une période significative de trois mandatures. Inscrivons dans le cahier des charges de ces études-diagnostics la référence obligatoire à ces trois rapports. Ils permettront à notre assemblée délibérante, non seulement de dresser un état des lieux à un moment donné, mais aussi de prendre la mesure des évolutions intervenues et des contextes dans lesquels elles se sont inscrites. La connaissance de chacun sera complétée, et le jugement de tous n’en sera que plus pertinent.

Je vous remercie de votre attention.

Paul Antoine Luciani

 

Municipales 2014 – Premières analyses

PAL_-_Copie__2_.JPG

Dix questions à Paul Antoine LUCIANI par Jacques RENUCCI de la CORSE votre Hebdo - vendredi 18 avril 2014

1-Quel est votre état d’esprit après votre défaite ?

Une défaite ne laisse jamais indifférent ! Mais, après plus de trente ans de vie municipale, d’abord comme élu d’opposition (1983-2000), puis premier adjoint au maire (2001-2014), je ne vais pas me laisser gagner par le désespoir ! C’est un revers sérieux, ce n’est pas une déroute ; d’autant qu’il y a suspicion de fraude, et que cette défaite est aussi la manifestation locale de la vague bleue qui a déferlé sur tout le pays. La météo politique prévoit, depuis quelques mois, un tsunami bleu marine pour le 25 mai prochain : s’il se produit, la Corse n’y échappera pas… Mais le pire n’est jamais sûr, et mes convictions m’ont toujours porté vers la résistance et la contre-offensive. Un électeur sur deux s’est prononcé en notre faveur : cette force est intacte. L’histoire continue, le combat aussi ! En Corse comme ailleurs.

2-On vous crédite d’un bon bilan municipal ; les électeurs ne semblent pas l’avoir apprécié. Que répondez-vous ?

Que les ressorts de ce vote sont plus complexes que la simple approbation d’un bilan éloquent. Il faut plutôt les analyser comme un ensemble composite d’éléments très différents. La division au sein de la gauche, les attaques permanentes contre la personnalité du maire (le « Simon bashing » a commencé bien avant la campagne électorale), la résurgence du vieil anticommunisme rappelant la période de la guerre froide, les critiques injustes et malhonnêtes de l’UMP contre les réalisations municipales (« bilan catastrophique », « le mal fait à Ajaccio » , le Palatinu inutile parce que non réalisé par la CAPA…), autant de moyens utilisés pour discréditer notre action, faire disparaître notre projet, et justifier l’objectif de Jean-François Copé : « reprendre Ajaccio » quelle que soit la méthode, et sans avoir à présenter un projet crédible. Notre liste portait, elle, un projet urbain de qualité ; elle n’a pas pu, ou pas su, le valoriser suffisamment dans l’atmosphère démagogique de cette campagne ; et dans le contexte de sanction nationale contre la politique gouvernementale ; une politique imputée indistinctement aux représentants locaux de la gauche…

3-Comment analysez-vous vos résultats ?

Avec 36,53 % au premier tour, et bien que nous soyons en tête avec 337 voix d’avance, notre liste perd plus de six points par rapport à 2008. (42,93 %), mais la droite avait alors présenté trois listes ! Au second tour de 2008, nous gagnons plus de treize points (66, 37 %) et trente-huit sièges sur 45. En 2014, nous gagnons près de dix points au second tour (46,03) ; mais la droite unie (35,11 % au premier tour) en gagne 12 (47,11 %) et 37 sièges sur 49. L’écart est faible (281 voix et 1,08 %!). Mais, malgré l’élargissement de notre liste, ces chiffres montrent que nous avons perdu de la force et de l’influence… dans notre propre camp .L’analyse du second tour révèle, en outre, qu’il y a 3513 électeurs qui n’ont voté qu’au second tour, alors que 1083 personnes n’ont voté qu’au premier tour. Compte tenu des positions exprimées par différents têtes de liste, on peut dire que notre progression au second tour est due principalement à la mobilisation des abstentionnistes ; tandis que la progression de la droite est principalement due à des reports de voix. Première conclusion (provisoire) : la gauche doit savoir s’adresser mieux à son électorat, c’est lui qui reste à la maison quand il n’est pas content…

4-Et ceux des autres listes ?

Ils sont, en gros, conformes aux prévisions (mais non conformes aux sondages !). Ceux de la liste Filippi sont exactement identiques à ceux de la liste Quastana de 2001 ! La bipolarisation droite-gauche, souvent très forte aux municipales dans les villes, a rarement permis aux listes nationalistes de retrouver les niveaux atteints aux territoriales. L’UMP, unie, progresse grâce à une mobilisation plus forte de son électorat ; et, surtout, à cause d’un affaiblissement de la « gauche de gouvernement », cette gauche incertaine, sensible aux pressions du patronat, et incapable, austérité oblige, d’apporter des solutions aux grands problèmes sociaux (emploi, pouvoir d’achat, logement…). La liste conduite par Anne-Marie Luciani, autoproclamée « seule liste de gauche » a réuni près d’un millier de voix au premier tour. Mais, au second tour, son refus d’appeler à barrer la route à la droite aura contribué à lui ouvrir le chemin de la mairie…

5-Quelle était la position de votre parti au moment de la constitution des listes ?

La majorité sortante disposait d’un bon bilan et d’un projet urbain de qualité. L’enjeu étant essentiellement local, les militants ont choisi, par un vote largement majoritaire, une liste de rassemblement dès le premier tour. Et nous avons obtenu une représentation plus équitable pour le parti communiste et le front de gauche. Autant d’éléments rendus publics en novembre dernier. Cette position a donné lieu à une critique publique contre notre parti de la part de quelques anciens militants socialistes et communistes qui ont refusé d’appeler à voter au premier tour pour la liste d’union au motif qu’il fallait sanctionner François Hollande ! A la différence de la «seule liste de gauche », ils se sont ravisés au second tour ; mais la modeste représentativité des premiers ne leur permettait pas de compenser la défection de la seconde. Le choix initial de notre parti était le bon, mais les dégâts politiques causés par d’autres, à gauche, dès le premier tour sont devenus des obstacles au second ! Et l’UMP a gagné avec 281 voix d’avance…



6-Pourquoi la fusion avec la liste nationaliste n’a-t-elle pas été possible ?

Parce que la majorité de ses représentants n’en voulait pas ! Trois moyens ont été utilisés pour faire porter à Simon Renucci la responsabilité d’un échec que, visiblement, certains dirigeants souhaitaient sans l’avouer. D’abord, l’argument politique (en substance, « notre programme et nos options ne sont pas compatibles ») ; la perspective d’une triangulaire avait été d’ailleurs largement évoquée. Ensuite la question des « places » : refus de la première proposition de quatre places éligibles ; et surenchère face à la deuxième proposition (sept places éligibles, deux adjoints et un vice-président de la CAPA) : on demande alors à Simon Renucci dix places, quatre adjoints, et un vice-président ! Impossibilité, mardi à 14 h, de conclure sur une telle base. Troisième étape, et troisième moyen, on joue la montre : à 17h 10, quand il est devenu impossible de constituer une liste crédible avant 18 h, on ne demande plus « que » huit conseillers, dont trois adjoints et un vice-président ! On dira plus tard qu’on a manqué de temps. C’est surtout la volonté d’aboutir qui a manqué. Et la sanction est tombée : un seul élu pour une liste qui en voulait dix…

7-La situation ajaccienne est-elle comparable à celle des deux autres villes corses où les nationalistes avaient des chances de victoire ?

Il y a un point commun : la victoire de l’UMP partout ! Mais il y a aussi des différences : sans le concours de l’appareil UMP, y compris à l’échelle nationale, Gilles Simeoni aurait eu plus de mal à s’emparer de Bastia. Il gagne grâce à la convergence improbable entre une fraction de la gauche, une fraction de la droite qui avait déjà délégué quelques éclaireurs sur la liste nationaliste, et son propre mouvement. Cette configuration, nouvelle dans une ville corse, a été présentée comme une victoire nationaliste. Elle devrait plutôt s’analyser comme l’émergence d’un centrisme « spécifique », associant a testa mora et l’écharpe tricolore, dans le contexte particulier de Bastia où la droite avait besoin d’alliés. A Ajaccio et Porto Vecchio, elle était unie et pouvait s’en tirer toute seule.

8-La « vague bleue » corse vous paraît-elle spécifique ?

Pas vraiment. Elle revêt des formes particulières selon les contextes locaux, mais elle ne prend sa signification et sa portée en Corse que par les mouvements électoraux constatés à l’échelle nationale. Y compris à Bastia : la personnalité de Gilles Simeoni , sa capacité à nouer des alliances inattendues, et même à se séparer d’une partie du mouvement nationaliste, ont frappé l’opinion ; mais son dispositif électoral avait été validé par Jean-François Copé.

9-Le parti communiste perd le premier adjoint d’Ajaccio et celui de Bastia ; il échoue à reprendre Sartène. Assiste-t-on à la disparition du parti communiste en Corse ?

Certainement pas. Nous avons subi, avec toute la gauche, un revers important, il serait ridicule de le nier. Je ferai deux observations : 1) Nous ne sommes pas seuls à céder du terrain ; toutes les forces de gauche reculent, toute la Corse est devenue bleue. Nos résultats s’inscrivent dans ce contexte. On remarquera cependant que, nationalement, le Parti communiste et le Front de gauche résistent un peu mieux que d’autres à la vague réactionnaire. 2) Dans les trois cas que vous évoquez, même si nous ne sommes plus en situation de responsabilité, nous sommes toujours là, élus et disponibles, au service des plus faibles. Nous n’avons jamais eu de souci de carrière, mais la volonté de servir le peuple et de défendre la Corse. La libération humaine restera notre horizon, quels que soient les aléas de la vie politique. Prochain objectif : la refondation de l’Europe, telle que la proposent notre parti et les différentes composantes du front de gauche dans un texte important qui va servir de référence pour les élections européennes.

10-Quid des prochaines échéances ?

Commençons par tirer toutes les leçons de ces municipales ; et préparons les européennes avec une conscience vive de leurs enjeux. Les sénatoriales et les territoriales viendront plus tard. Nous sommes entrés dans une période nouvelle : les rapports de force se sont durcis et les options très libérales du gouvernement socialiste désespèrent le peuple de gauche. Dans cette situation, le Parti communiste et le Front de gauche ont une grande responsabilité : rassembler toutes les victimes de la politique d’austérité, organiser leurs combats pour arracher une rupture avec cette politique, et pour créer les onze millions d’emplois exigés par les syndicats européens : la mobilisation autour de ces options alternatives est la seule politique susceptible de faire barrage aux dérives nationalistes qui menacent l’Europe d’aujourd’hui.



logo_hebdo.jpgEntretien avec Paul Antoine Luciani, réalisé par Jacques Renucci

 

13èmes « RENCONTRES CINEMA-HISTOIRE »,

ANACR_Aff_2014_.jpg

Bonjour,

Nous avons le plaisir de vous annoncer les dates des 13èmes « RENCONTRES CINEMA-HISTOIRE », elles auront lieu cette année du 7 au 10 avril prochain. Le 7 et 8 avril à l’espace Diamant d’Ajaccio et le 9 et 10 avril à la CCAS Marinca Porticcio.

Comme les autres années, nous proposons bien sûr des films qui s’adressent aux scolaires (CM2, collèges et lycées, voir programme).

Vous trouverez en pièce jointe le programme complet de la manifestation.

Nous comptons sur vous pour diffuser cette information (par courriel, réseaux sociaux, etc…) le plus largement possible.

En espérant vous y voir nombreux.

Un grand merci à vous tous.

Renseignements : vendetta2a@orange.fr

Vous trouverez en Annexe le déroulé complet des événements

 

Meeting de clôture du premier tour - 20 mars 2014

PAL5.jpg

« AIACCIU INSEME, AJACCIO ENSEMBLE »

Allocution de Paul Antoine LUCIANI

Populu d’Aiacciu, ti salutu !

Mesdames, messieurs, chers amis, chers camarades, Bona sera a tutti !

Je vais vous faire une confidence : je suis vraiment très heureux d’être là, présent, ce soir, avec vous ! Et, vous vous en doutez, il ne s’agit pas là d’une formule convenue.

Je suis très heureux de partager, avec le cœur battant de la gauche, et avec tous les amis qui nous accompagnent, ce moment de ferveur civique au service d’Ajaccio ; Ajaccio qui a besoin de justice sociale, d’équipements, de développement, de culture ; mais Ajaccio qui s’est engagée il y a treize ans sur une voie nouvelle ; Ajaccio qui bouge et qui avance ; Ajaccio qui nous rassemble, Aiacciu inseme !

-Je voudrais saisir l’occasion de ce dernier coup de collier, à trois jours de l’heure de vérité, pour donner mon sentiment sur la campagne d’en face ; et, surtout rappeler notre vision de l’avenir d’Ajaccio. Un avenir auquel nous travaillons d’arrachepied ; un avenir qui est déjà en chantiers

-En premier lieu donc, quelques mots sur les pauvres arguments que l’on tente de nous opposer et, en contrepoint, les actions de notre majorité. On a remarqué, il y a quelques jours, la fureur et l’amertume du champion de Monsieur Copé : dans une conférence de presse qu’il croyait retentissante, il nous a reproché de présenter notre bilan de façon avantageuse ; alors que, selon lui, c’est une « catastrophe » pour Ajaccio ; il nous a également reproché d’ignorer le programme préparé par l’UMP et qui compterait pas moins de douze pages !

Pauvre champion, pauvre misère (comme dit la chanson) ; mais on les a lues, tes douze pages ! Tu les as même résumées en 48 lignes dans ta profession de foi ! En les lisant, on hésite entre la consternation et l’ironie ! Il est indigent, ton programme quand il n’est pas démagogique ! Ajaccio mérite autre chose, tout de même ! Je vais prendre quelques (petits) exemples ; il faut dire « petit », car le programme de l’UMP n’est pas autre chose qu’une petite collection de décisions municipales déjà existantes, de propositions relevant de la compétence intercommunale et déjà mises en œuvre, ou alors de généralités démagogiques et rigoureusement inapplicables !

On nous parle du label « ville fleurie » et du concours qu’il faut organiser pour l’obtenir ; mais ce concours est de la seule compétence du conseil général. Lequel a été saisi, le 6 mai 2010 (!), par le maire d’AJACCIO pour lui demander de l’organiser. Pas de réponse. Quatre ans de silence plus tard, voilà le conseiller général qui se réveille, en pleine campagne électorale, pour interpeller le maire sur ce sujet ! On ne se contente plus d’imputer aux autres ses propres turpitudes, on les brandit comme un programme innovant !

Lire la suite...

 

Contre la politique d'austérité ,18 mars à 10h30 devant la préfecture à Ajaccio

Les communistes de Corse du sud ne peuvent accepter le pacte de responsabilité et la réduction des dépenses publiques tels que le gouvernement entend les mettre en oeuvre. Le mouvement populaire doit imposer d'autres choix car il est possible d'inverser le rapport de force. La mobilisation est plus que jamais nécessaire, c'est pourquoi la fédération du parti communiste appelle à soutenir et à participer à la

Manifestation intersyndicale du 18 mars contre la politique d'austérité à 10h30 devant la préfecture à Ajaccio.



le secrétaire départemental Maxime NORDEE

 

HOMMAGE A SEBASTIEN PIERA

Nous savions que ce moment devait arriver,nous l’avons redouté.Je voudrai,au nom de ses amis,dire à sa grande et belle famille qu’elle a mille raisons d’ètre fière d’avoir un père,un grand père,un arrière grand père d’une telle dimension et d’ une telle stature morale .Nous partageons la peine des siens,nous mesurons le vide qu il laisse parmi nous.Mais l ‘admiration l’emportera sur le chagrin .

Les noms de Sebastien Piera et ses compagnons assignés en Corse dans les années 50,sont emblématiques d’une histoire qui a été un des grands moments de la conscience humaine.Nous n’oublierons pas,que ces combattants républicains,traversant les pyrénées,furent,malheureusement,,loin de recevoir l’acceuil qu’ils méritaient.

Nous n’oublieront pas,non plus,les sacrifices consentis pendant la lutte contre le franquisme,la barbarie nazie et fasciste,y compris la honteuse politique dite de « non intervention ».

Sebastien,faisait partie de cette génération,dont le trait de caractère principal était la modestie,l’altruisme,l’oublie de soi. Il faisait prévaloir l’engagement collectif sur les trajectoires individuelles. Le combat des Républicains Espagnols a été magnifique,mais aussi riche d’enseignements.

Nous sommes fiers,à la CCAS,d’ avoir contribué à la traduction du livre de Ricard Vinyes « LE SOLDAT DE PANDORE » qui retrace la vie de SEBASTIEN et TRINI . il s’agit d’un véritable devoir de mémoire qui mérite d’ètre encore plus connu.

La vie de Sebastien Piera continuera d’eclairer le chemin de tous ceux qui luttent pour le progrès social,la démocratie et la liberté.Ce chemin est interminable,mais bien tracé,à nous de le poursuivre.

J ‘ai encore en mémoire ses paroles : »nous n’étions pas des ètres exceptionnels,c’est la situation qui était exceptionnelle " Tu avais raison Sébastien,on ne se console jamais de l’oppression et de la tyrannie,

On les combat…jusqu’au bout.

Nous retiendrons ton témoignage et ta leçon.

SEBASTIA ,RIPOSA IN PACE UN’ CI SCURDEREMU MAI DI TE

Fabiani2.jpg Ghjuvan Petru Fabiani

11/03/14

- page 1 de 9