Les dimanches électoraux s'y suivent et s'y ressemblent scandaleusement. Les deux chaînes ont reconduit leur dispositif du premier tour visant à écarter le Front de gauche. Comme le 20 mars, lors du premier tour des cantonales, elles ont invité, hier soir, Martine Aubry (PS), Jean-François Copé (UMP) et Marine Le Pen (FN) pour commenter et réagir aux résultats du second tour. Une stratégie visant à préparer une présidentielle à trois. Comme si les voix du PCF et du Parti de gauche n'étaient pas respectables. Le pompon revient aux chaînes parlementaires (LCP et Public Sénat) qui avaient, lors d'une soirée spéciale organisée en commun, convié en plateau, dimanche soir, des représentants de l'UMP et du PS, des Verts Europe-Écologie et du FN. Mais point de représentant du Front de gauche (PCF ou PG). Ce qui fait fi, soit dit en passant, à la fois de la représentation des partis politiques dans les deux Assemblées et des résultats enregistrés lors de ce scrutin, le dernier avant la présidentielle qui leur tient tant à cour. Il faudra qu'un jour les directeurs de l'information nous disent quelle est leur définition du pluralisme. On remarquera aussi, mais c'est une constante, qu'aucun journaliste de l'Humanité n'est invité à venir débattre avec ses confrères dans les différentes émissions. Et à force, il paraît logique de poser la question : d'où vient la consigne ?

Claude Baudry de HUMA2.jpg