pcf_fdg.jpg La section d’Ajaccio du Parti communiste français communique :

L’assemblée des militants communistes et Front de gauche d’Ajaccio, réunie le lundi 24 novembre, a fait le point sur la préparation des élections municipales qui seront organisées les 25 janvier et 1er février 2015, après l’annulation des élections de mars 2014 pour « manœuvre systématiquement organisée dans l’établissement des procurations ».

Deux options s’offraient à eux : soit une liste autonome et ouverte du Front de gauche, soit la reconduction des alliances de mars, dans les conditions d’une sorte de troisième tour judiciaire.

Plusieurs séances de travail, deux assemblées générales de militants, une participation active au débat public par des interventions médiatiques et la diffusion d’un document de cadrage sur « les leçons d’un jugement » et les enjeux locaux de ce scrutin exceptionnel, des échanges écrits avec l’équipe de Simon Renucci autour des « accords de mars », ces débats et ces initiatives ont permis aux militants de se déterminer majoritairement en faveur d’un rassemblement des forces de gauche dès le premier tour.

L’objectif, pour les communistes, c’est de proposer aux Ajacciens une véritable alternative de progrès, après les sept mois de régression du service public communal qu’ils ont vécus sous la main de fer de l’UMP. Face à une droite unie et plus agressive que jamais, il faut rassembler toutes les forces de gauche dès le premier tour, en évitant la dispersion de ses électeurs ; et réunir, au second tour, tous ceux qui veulent s’opposer clairement à la droite.

D’autres listes, nationalistes notamment, seront présentes dont les préoccupations sont visiblement, assez éloignées de l’enjeu du scrutin à venir. Ce nouveau contexte politique, et les ambitions plus ou moins claires des différents protagonistes, ne sauraient occulter ni l’enjeu principal de cette élection, la gestion de la capitale régio nale, ni la nature et la composition des équipes qui devront l’assurer.

C’est pourquoi la question des alliances a été largement débattue et une position de principe a été retenue : rassemblement de toutes les forces de gauche au premier tour, ouverture, au second, aux forces de progrès désireuses de rompre avec la gestion de l’UMP.

Les enseignements des négociations de mars où, chacun l’a bien compris, les surenchères, idéologiques ou autres, n’ont abouti qu’à faire élire la droite, doivent être tirés par tous et par chacun : la clarté des engagements est une condition de la victoire. Ce principe vaut en particulier pour les relations entre la gauche et le nationalisme.

La liste nationaliste de mars a éclaté en deux, et c’est la quasi-totalité des élus et responsables territoriaux de l’un des mouvements nationalistes qui est venue annoncer la rupture sous la statue de Napoléon ! Ainsi, quelques semaines à peine après un vote à l’assemblée de Corse, célébré par le nationalisme comme sa victoire et celle de son unité de pensée, pour des raisons mal définies mais qui n’ont probablement rien à voir avec les élections municipales d’Ajaccio, l’unité d’action et de programme réalisée en mars, et l’unité de vote réalisée en octobre à l’assemblée de Corse, n’ont pas résisté à certaines considérations partisanes extra-municipales…

La liste de rassemblement à gauche, conduite par Simon Renucci et où les militants communistes et Front de gauche seront présents et actifs, devra tenir compte des changements intervenus depuis mars. Mais la gauche se tromperait de chemin si elle devait s’écarter de la voie du rassemblement de tous ses électeurs, dès le premier tour. C’est là son premier objectif ; et elle n’a rien à gagner dans un éventuel arbitrage politique entre les mouvements nationalistes. Les électeurs, quelles que soient leurs sensibilités, les nationalistes comme les autres, n’apprécient pas, en général, de se retrouver prisonniers de marchandages électoralistes très éloignés de leurs besoins sociaux et de leurs propres options politiques.

Une autre liste issue d’une double dissidence à gauche sera présente le 25 janvier et elle est entrée très rapidement en campagne ; elle voudra probablement peser sur le second tour. Voilà une raison supplémentaires pour la gauche de s’adresser très largement aux milliers d’électeurs qui ont cru en elle au second tour de mars. C’est cette force qu’il faut convaincre de se mobiliser dès le premier tour, pour pouvoir aborder le second en position de rassemblement plus large encore.

La section d’Ajaccio estime être parvenue avec ses partenaires à un accord équilibré, dont le fondement sera un engagement collectif en faveur d’une gestion sociale, démocratique et rigoureuse des affaires de la cité ; une gestion locale refusant l’austérité imposée aux collectivités, organisant mieux la solidarité, et fondée sur un service public communal rénové. Les militants et candidats communistes et front de gauche ne négligeront aucun effort pour y parvenir.



La section d’Ajaccio du PCF Ajaccio le 26 novembre 2014