Un article d'Alternatives Économiques.................

Les économistes aiment l’immigration

Selon la plupart des études économiques, l’immigration n’est pas un coût pour l’économie d’accueil. Plus jeunes, les immigrés contribuent au financement des retraites, ce qui fait plus que compenser les allocations qu’ils perçoivent. Ainsi, en 2007, les immigrés ont apporté 12 milliards d’euros nets à la collectivité (soit en gros 2 200 euros par personne, enfants compris).

Employés à des postes de travail difficile, les immigrés ne prennent pas le travail des “natifs”.

Enfin, il faut noter que, par rapport à d’autres pays, l’immigration est relativement faible en France : si 200 000 personnes entrent sur le territoire national chaque année, la différence entre les arrivées et les départs ne s’établit qu’à 75 000 personnes, soit un accroissement de population d’un peu plus d’un millième par an…

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Infographie de "Capital"

Ce sont ces éléments que rappellent Xavier Chojnicki & Lionel Ragot.

On peut également citer sur le même sujet la chronique de Thibaud Gajdos, qui cite plusieurs études internationales selon lesquelles l’immigration accroît la richesse nationale et l’emploi.

Sur un mode plus journalistique, on lira cet article de Capital.fr, dont est issue l’image en en-tête, ainsi que l’entretien accordé par le démographe François Héran à Alternatives Economiques.

En conclusion, on peut rappeler que nous devons nos infrastructures aux personnes nées à l’étranger : le métro que nous prenons, les routes sur lesquelles nous partons en vacances, les logements que nous habitons, etc., ont largement été construits par des immigrés. Et, comme le rappelle Gérard Noiriel dans son indispensable ouvrage, Le creuset français, nombreux sont les immigrés à avoir perdu la vie dans ces travaux pénibles.

Or, nous dit Noiriel, les immigrés sont absents du paysage français. Il n’y a pas de lieu pour honorer la mémoire de celles et ceux qui sont venus.

Une suggestion simple pour le prochain président : afficher, à l’entrée de chaque autoroute, le nom et le prénom de chaque ouvrier ayant perdu la vie sur le chantier, suivi de sa nationalité.