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Un mot de Roger MARTELLI

Co-directeur du mensuel "Regards"

Il se trouve que j'apprends à peine la mort d'Albert. J'en suis bouleversé, tant j'avais fini par croire que cet homme indéracinable ne pouvait pas nous quitter. J'admirais de toute mon âme le militant simple, courageux, subtil, qui me paraissait d'une classe folle, un de ces personnalités qui, par leur seule façon d'être, disait toute la dignité du peuple, d'un peuple. Il exprimait pour moi tout ce que le communisme politique a apporté de mieux à la politique française, loin de toute petitesse, de toute pulitichella et de toute compromission. Il est resté purement communiste, toujours communiste, toujours libre, jamais couché, devant quiconque, fût-il un "numéro un". Nous sommes beaucoup à pleurer. Nous serons beaucoup à ne jamais oublier. Salut et fraternité à toutes et à tous.