Pour prendre la mesure de l’ignorance et de la désinvolture à l’ égard des services municipaux qui ont en charge les espaces verts, il suffit de rappeler que la ville gère 21 hectares de pelouses et plantations diverses, qu’elle soigne et élague 3500 arbres (dont 500 palmiers), qu’elle entretient 18 ronds points et qu’elle les fleurit deux fois par an ! Et je n’évoque que pour mémoire les bassins de rétention et les Jardins familiaux des Cannes. Il faut un aveuglement et une mauvaise foi sans limites pour ne pas reconnaître ce qui marche bien et, on peut le dire, de mieux en mieux…



Autre exemple calamiteux pour le champion : il annonce, dans sa profession de foi, qu’il veut créer un service « ALLO MAIRIE ». Encore une galéjade : ce service a été créé, par notre majorité, il y a plus d’un an, hors campagne électorale. Le premier appel a été enregistré, à la centrale d’intervention le 7 janvier 2013. ALLO MAIRIE, dirigé par un ingénieur qui assure la liaison avec tous les services techniques concernés, a répondu, positivement ou négativement mais toujours avec une explication, à chacune des 2200 personnes qui ont formulé une demande ! Voici, adressé à certains candidats qui, apparemment, ne vivent pas à Ajaccio, le numéro d’ALLO MAIRIE : 04 95 25 95 65 !!

On lit encore, sous la plume du champion, je le cite, qu’il prendra, « à court terme, des décisions simples et peu coûteuses ; comme l’aménagement des places, le ravalement des façades ou bien l’installation d’un mobilier urbain moderne ». On voit bien qu’il ne sait pas de quoi il parle ; il n’a aucune idée de ce que coûtent les équipements qu’il évoque, et que nous avons déjà réalisés depuis un certain temps, comme la liaison Trottel-Miot (1 613 000€), l’installation de 96 abribus (584 000€, CAPA), ou les 800 panneaux indicateurs du jalonnement directionnel (1 172 000€, ville). Quant au ravalement des façades, cette politique a commencé à la fin des années 70 avec Charles Ornano, elle s’est poursuivie avec Marc Marcangeli et continue avec…Simon Renucci. Nous l’avons développée grâce à la zone de protection du patrimoine refusée par nos prédécesseurs ; et surtout, notre majorité ne s’est pas seulement occupée des façades, elle a aussi rénové près de deux cents logements dans le centre ancien, grâce à une Opération Programmée d’Amélioration de l’Habitat !

Le comble, dans ces décisions, dites de court terme, et qu’il pense fracassantes, c’est qu’elles permettraient, je le cite encore, « de réparer le mal qui a été fait à Ajaccio ». Comment peut-on concentrer, en si peu de mots, autant de sottises et de méchancetés ? D’abord, nous n’avons fait aucun mal à Ajaccio, et chacun le sait bien ; mais si quelqu’un lui avait fait du mal, ce ne serait certainement pas avec ce genre de décisions qu’on pourrait le réparer… Et pour ce qui concerne la réparation sociale, on relèvera cette solution stratégique, je le cite à nouveau : « nous mettrons en place un Conseil de Développement Social pour combattre les injustices avec efficacité ». « Combattre les injustices avec efficacité »…Une telle promesse ne manque pas de sel, venant d’un parti qui a organisé une aggravation sans précédent des inégalités sociales ! En réalité, on devrait dire, plutôt, qu’elle témoigne d’un culot d’acier dont seul un disciple de Sarkosy ou de Copé pourrait être affligé ! Venir, dans une élection municipale, assurer que l’efficacité dans la lutte contre les injustices sera garantie par un nouveau comité Théodule, c’est plus qu’un leurre, c’est une escroquerie morale. Passons sur la proposition-alibi de permettre aux Ajacciens de se marier en langue corse, alors que l’on s’oppose nationalement à un usage officiel et raisonné de notre langue. Passons sur la véritable révolution culturelle que l’on nous promet avec le retour du carnaval d’Ajaccio ! Passons aussi sur la mesure dispendieuse et inefficace d’une Agence municipale du commerce, dont on voit mal la fonction, sinon une concurrence néfaste avec les Chambres consulaires qui représentent et soutiennent le Commerce et l’Artisanat. Notre majorité, pour ce qui la concerne, a choisi depuis longtemps le partenariat et non la lutte d’influence…

Et revenons à la question cruciale du logement. C’est la CAPA qui dispose de cette compétence, et non la Ville. Le champion semble l’ignorer, qui n’évoque pas la CAPA, et fait cette étrange promesse : « Nous construirons ou ferons construire 3000 logements dans les 10 prochaines années ». Qui va construire ? De quels logements s’agit-il ? Quel doit être le rôle de la commune ? Quel est celui de la CAPA ? du Conseil général ? de la Collectivité Territoriale ? de L’Etat ? Quel rôle pour les entreprises ? pour les opérateurs privés ? pour les bailleurs sociaux ? Il n’y a, naturellement, aucune précision sur ces questions décisives, alors qu’il s’agit de construction de logements. Et pas un mot dans ce document sur le logement social… Comme on le comprend, le champion ! On a pu lire, il n’y a pas si longtemps, mais sous une autre plume démagogique, que le programme électoral comportait, en réalité, la promesse de construire 3000 logements dont 2000 logements sociaux en 10 ans ! Un objectif absolument irréaliste et démagogique, quand on sait que de 2006 à 2012, on a financé et livré 557 logements sociaux à Ajaccio. Et quand on sait que le deuxième Programme Local de L’Habitat, élaboré par la CAPA et approuvé en janvier 2014, a fixé des objectifs très ambitieux sur la base d’une analyse sérieuse des besoins, sans ignorer toutes les contraintes financières, foncières et techniques qui s’imposent à la construction. Ces objectifs officiels de 205 logements sociaux par an pendant la durée du PLH seront très difficiles à atteindre. Mais ils ont été fixés par la CAPA, hors campagne électorale, pour respecter les prescriptions de la loi Duflot. Ils n’ont pas grand-chose à voir avec les promesses fantaisistes du champion.

Rappelant que la compétence de la commune, c’est l’urbanisme, et que son outil, c’est le PLU. Elle doit agir, dans ce cadre, en fixant, les droits à bâtir sur son territoire, en majorant la constructibilité des terrains où doivent se réaliser des logements sociaux, ou en instaurant un contingent de logements sociaux dans les opérations privées. Cette politique, en lien avec celle de la CAPA qui fixe des objectifs, finance du foncier et subventionne la construction sociale, est totalement ignorée par le programme de l’UMP… et par son candidat.

Il est vrai qu’ils veulent passer sous silence la vie réelle de nos concitoyens, leurs attentes et leurs besoins. Seule compte la reprise d’Ajaccio. Mais ils auront du mal à convaincre qu’avec un tel programme, ils offrent la moindre perspective d’avenir aux Ajacciens.

Aucune référence, d’ailleurs, aux grands travaux en cours, aux équipements réalisés, aux grandes opérations programmées et financées, au partenariat avec les autres collectivités dans la construction du projet urbain dont le PLU a fixé le cadre juridique. Rien. Rien non plus sur la solidarité que la crise rend encore plus nécessaire.

N’évoquons même pas cette manie révélatrice de parler presque toujours à la première personne. On devine bien la représentation qu’il se fait de son destin personnel. On ne voit pas du tout la voie d’avenir qu’il pourrait offrir à la capitale régionale. C’est un tout autre visage que présente le projet urbain que porte notre équipe. Il se construit au quotidien, dans les réalisations isolées comme dans les grandes opérations, avec une grande ambition et une vraie cohérence. Ambition et cohérence de mieux en mieux perçues par nos concitoyens, au fur et à mesure que les chantiers s’ouvrent… Je l’ai dit plus haut, et j’en ai fait un petit livre, l’avenir d’Ajaccio est en chantiers. Le mot « chantiers » est ici au pluriel, car il ne s’agit pas d’une image virtuelle ou d’une promesse électorale. Il s’agit de chantiers réels, en cours ou programmés. Nous sommes dans l’action, non dans la chimère. Et cela qui dérange ceux qui rêvent d’interrompre cette marche en avant.

Evoquons-la, à grands traits. On me pardonnera d’emprunter quelques passages à mon petit livre : ce n’est pas du plagiat mais d’un emprunt rédactionnel à moi-même ; je ne suis, en l’occurrence, que le porte-parole d’un effort collectif puissant, suscité lui-même par une grande ambition collective ; une ambition que partagent les élus du suffrage universel et les personnels territoriaux, des fonctionnaires qui sont aussi des citoyens impliqués dans la vie de leur cité. Il ne faut pas s’y tromper, ce qui se prépare dans les chantiers en cours et ceux qui vont s’ouvrir, c’est une vaste réorganisation du territoire ajaccien. Une réorganisation d’une ampleur comparable à celles qu’Ajaccio a connues quand elle a reçus les grands équipements qui l’ont faite entrer dans la modernité du vingtième siècle.

Cette réorganisation est rendue nécessaire par la montée en puissance des besoins sociaux et la réponse que l’on doit leur apporter localement, sans ignorer celles qui sont du niveau national ou européen ; par la prise en compte des risques nouveaux que le mouvement même de la société fait surgir ; par les exigences d’un développement respectueux de notre patrimoine historique, naturel et bâti ; par l’exigence d’une meilleure qualité de vie en ville pour tous et pour chacun ; et aussi, naturellement (j’allais dire d’abord) par les contraintes topographiques et climatiques de notre territoire. En premier lieu, protéger notre population contre les risques naturels et technologiques, ce qui suppose qu’on les ait analysés et évalués, et que l’on soit en mesure de prévoir et chiffrer les ouvrages nécessaires pour les contenir. A partir d’un diagnostic approfondi et partagé, déterminer la vocation objective des différentes parties du territoire communal, et en définir, par la concertation, les orientations d’aménagement. Fixer en conséquence les droits à bâtir qui permettront de respecter les orientations d’aménagement retenues. C’est ainsi que notre PLU a distingué, sur les 82 km2 du territoire communal, trois grandes zones dont la vocation peut se caractériser, d’ouest en est, par la protection-valorisation, la rénovation-densification, le développement maîtrisé. Un zonage qui ne doit rien au hasard ou au caprice, mais qui découle du diagnostic, du simple bon sens, et des dispositions législatives et règlementaires.

C’est dans ce cadre général, fixé par le PLU, que se construit, pierre à pierre le projet urbain qui va transformer la cité et la mettre en situation de relever les défis de l’avenir. D’ouest en est, chaque équipement construit, chaque es pace aménagé, chaque opération réalisée, ou projetée, depuis l’Opération Grand Site à La Parata, , en passant par la Zone de protection du patrimoine, le parking Campinchi, le musée Fesch, le quartier du Tribunal, le projet ANRU, les grands travaux hydrauliques, les entrées de ville et le fond de baie, jusqu’au Palatinu au Stiletu, toutes ces opérations sont parties intégrantes du réaménagement d’ensemble de la capitale régionale. Ce sont des piliers qui vont porter l’édifice, ou des pierres d’attente qui vont permettre son extension. Le visiteur, qui ne revient à Ajaccio qu’une fois par an, constate, à chacun de ses retours les mutations en cours et leur progrès. Même s’il ne perçoit pas spontanément la place et le rôle de chaque transformation particulière, et donc, sans doute, la cohérence de l’ensemble, il a néanmoins la certitude que quelque chose d’important est à l’œuvre ici. Quelque chose qui fait bouger la ville sans changer son âme. Ce mouvement qui fait palpiter la cité impériale ne doit pas s’arrêter. Il ne s’arrêtera pas.

D’ailleurs, le conseil municipal et le maire ne sont pas seuls à la manœuvre. La commune est, naturellement, et légalement, le grand ensemblier de la réorganisation en cours. Elle en est le pilote et le coordonnateur, elle est loin d’en être le seul acteur. Heureusement d’ailleurs. D’autres partenaires publics sont impliqués dans les enjeux de ce grand chantier, et il nous appartient de les associer pleinement à cette entreprise d’intérêt général. C’est ce que nous faisons. Et nous sommes, je le crois, les mieux placés pour poursuivre l’œuvre entreprise au service d’Ajaccio et des Ajacciens. Le nouveau mandat que nous sollicitons d’eux sera compris pour ce qu’il est, l’ardente volonté de garder le cap du progrès et de l’avenir, en réunissant toutes les bonnes volontés qui voudront s’associer à cette tâche exaltante. Avant de laisser le maire-candidat lancer à tous les vents un appel pressant à la mobilisation, un’ultima parolla par conclude

Avemu una bella squadra par cuntinuà l’opara cuminciata. Una squadra bella allargata : in testa, u nostru capilista, u merri Simunellu e u so partitu CSD, incu i Sucialisti, e i Radicali, e i Eculugisti, i Aiaccini , incu parecchji parzunalitai di prugressu ; e, ben intesu, incu noi altri, i Cumunisti e u Fronte di Manca.

TUTTI INSEME, avemu da fà una cità ghjusta, piacevule, eculogica, cumunitaria, zeppa e pulicentrica, una cità par tutti l’Aiaccini, quelli chi campanu cui e quelli chi volenu cunosce à cità di Napulione. Vulemu una cità putenti, chi si farà sente è valè in Corsica, e in altro ; par tagliàla à l’accorta, vulemu un Aiacciu ancu piu bellu. D’ issa cità, e fundazioni, é qualchi muri maestri, l’aveme fatte in dui mandature belle carche. Avà ci tocca a fà cullà d’altri muraglioni e d’altre traminzane ; ci vole a piazzà a sima e a fà u tettu. Hè un travaglione par tutta a nostra squadra ; e dino, par tutti quelli chi volenu mette a manu in pasta ! té, l’avvena di a nostra cità sarà l’opara di tutti l’Aiaccini !

ALLORA, POPULU D’AIACCIU : DUMENICA, TOCCA A TÈ !!

                                                                                                                                  PA.L