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Rapport introductif de M. NORDEE, secrétaire départemental

J’ ouvre la dernière réunion du comité départemental avant la fin de l’année et le repas fraternel envisagé le 18 janvier 2014. Nous allons y faire le point sur les municipales et fixer un calendrier pour les européennes mais en replaçant la préparation de ces échéances dans le contexte de crise profonde dans laquelle nous les abordons. Le pays est dans l’impasse. La politique menée par F. Holland et J.M. Ayrault en est la première responsable. Cette politique met en œuvre un néolibéralisme assumé, qui fait le choix délibéré de tourner le dos aux engagements de campagne et décliner pour chaque dossier les thèses de la compétitivité, de la réduction du coût du travail, et le rejet des valeurs de gauche et du mouvement progressiste ( cf l’émigration et le dossier Léonarda – les atteintes aux libertés syndicales avec les 5 de Roanne…). Nous sommes fin 2013. Les prochaines échéances présidentielles et législatives seront en 2017 et Holland et Ayrault ont décidé que rien ne pouvait les amener à changer le cap de leur politique. Et pourtant, il est évident que poursuivre dans une telle voie durant 4 années est porteur de tous les dangers. Les conséquences de ces choix se vivent au quotidien. Le pays est confronté à une hémorragie d’emplois industriels y compris dans l’agro-alimentaire ( cf la crise bretonne). Impasse industrielle et impasse de l’emploi. En Corse aussi les chiffres du chomage croissent dangereusement). Mais ausssi impasse dans les autres domaines : - Aucune ambition, aucune vision, ne permettent d’engager le pays dans une transition énergétique et écologique réelle, - Aucune ambition sociale. Au contraire même ( cf la loi sur les retraites prévoit un recul des droits, assumé pour la 1ére fois dans l’histoire par un gouvernement qui se dit de gauche). - Perspective de dépeçage des territoires pour mieux les soumettre aux logiques de la concurrence. La politique internationale elle-même, n’échappe pas à ce constat et les interventions au Mali et aujourd’hui en Centrafrique montrent leurs limites. Cette situation engendre une crise gravissime. Cette politique n’a pas de majorité dans le pays et n’a aucun soutien populaire. Cette politique engendre des comportements qui se confirment – radicalisation de l’électorat de droite – électorat de gauche désemparé, spécialement chez les socialistes. L’extrême droite et les nationales progressent et risquent de capitaliser, au plan électoral, le désarroi actuel.

Mais la situation actuelle se caractérise aussi par des résistances nouvelles, une recherche nouvelle d’issue même si cela se passe dans une grande confusion politique. Des mouvements de protestation s’organisent : - les lycéens, les enseignants, les parents d’élèves – les manifestations en Bretagne ( où s’exprime beaucoup de confusion politique entretenue avec le medef et la droite…

En Corse, le parti était présent lors du rassemblement contre le racisme le 30 novembre ( Taubira). Il a organisé un rassemblement devant la préfecture le 2 décembre pour la justice fiscale ; une motion a été remise au préfet.

D’autres explosions sociales et populaires peuvent apparaître et prendre des formes differentes. Il est donc de notre responsabilité de travailler à dégager une issue positive à gauche, à construire un rassemblement le plus large possible à gauche en s’adressant à toutes celles et ceux qui ont exprimé une volonté de changement en 2012.

C’est pour cela que le Front de gauche a été créé en « tendant la main à ces millions d’électeurs de gauche, socialistes, écologistes, syndicalistes, militants associatifs, citoyens engagés ou non, qui ne se reconnaissent pas dans la politique gouvernementale.

Mais le Front de gauche est-il aujourd’hui en situation de réaliser cette ambition ? Des difficultés importantes apparaissent en son sein et des divergences sur l’orientation politique d’ensemble se font jour, particulièrement avec J.L. MELENCHON et le Parti de gauche qui propose la même stratégie pour les européennes et les municipales, propose des listes autonomes aux municipales et des adhésions directes au Front de gauche.

Le débat va donc durer. Nous devons le mener, sans surenchère, mais avec le souci de maintenir l’orientation de rassemblement du Front de gauche. Veillons à ne pas nous laisser enfermer dans ce débat au sein du Front de gauche qui aggrave le décalage existant avec la situation du pays et les attentes populaires. Dans le département, malgré l’apparition récente de la FASE avec manca alternativa, le pcf est l’ossature du Front de gauche. Après le choix stratégique des communistes, les sections doivent mettre en place un calendrier d’initiatives ( tractage- assemblées citoyennes etc…) pour faire partager le bilan, les éléments de programme, les rapports de force, le rassemblement.

Notre rôle de direction départementale est d’abord d’apporter une aide concrète à construire ces initiatives en veillant à l’unité des communistes dans l’intelligence des situations locales. Des fiches thématiques sont disponibles sur le site du parti pour aider à la réflexion et à la tenue des débats citoyens.

Pour les élections européennes, l’orientation de la campagne comporte une double dimension : - La rupture avec l’Europe de l’austérité - Un travail de refondation de la construction européenne sur d’autres bases.

Tout en poursuivant la discussion sur les thèmes que j’ai abordés, j’invite chaque section à faire un point sur son secteur en terme d’organisation, d’initiatives, de renforcement afin de coordonner au mieux la vie fédérale et de développer les synergie, tout en pensant, évidemment, aux questions d’organisation ( solde des vignettes de la fête de l’Huma- versement des cotisations- remise des cartes en janvier).