louis-cortot.jpg Depuis maintenant plusieurs années, le Proche-Orient et notre continent européen connaissent un drame humain d’une ampleur croissante, celui des réfugiés fuyant les persécutions religieuses, ethniques, politiques qui assassinent parfois de la manière la plus barbare, fuyant la guerre qui a tué et tue des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants, fuyant la misère qui elle aussi tue parfois les plus faibles. L’Allemagne contemporaine a fait le choix d’en accueillir un grand nombre, un choix qui l’honore mais que vient ternir celui de la municipalité de Dachau d’en héberger avec des sans-abris dans un bâtiment annexe du Camp de concentration de Dachau, l’un des plus meurtriers du système concentrationnaire nazi. Ce choix de la municipalité de Dachau, quelle que soit son intention, ne peut que contribuer à obscurcir la mémoire de ce que fut le camp nazi et que choquer profondément les survivants de cet enfer, les familles de ceux qui y furent assassinés, et au-delà tous ceux qui entendent garder vivante leur mémoire, la mémoire de leur combat et aussi la mémoire de ce à quoi peut conduire le fascisme : le crime de masse. Il faut demander à la municipalité de Dachau de revenir sur son choix condamnable. Il faut l’exiger !



Le 1er octobre 2015

Louis CORTOT

Compagnon de la Libération Président de l’Association Nationale des Anciens Combattants et Ami(e)s de la Résistance (ANACR)