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Intervention du secrétaire départemental Maxime NORDEE

Les élections départementales vont se dérouler les 22 et 29 mars prochain. Elles se tiennent dans un contexte marqué par la poursuite de la politique d’austérité. Cette politique d’austérité est imposée par la commission européenne, relayée par le gouvernement Valls et déclinée, en Corse du sud, par la majorité UMP du Conseil général sortant. Ils sont tous pour le libéralisme. Les communistes, quant à eux, sont antilibéraux, anticapitalistes et contre l’austérité .

Dimension nationale de cette élection :

Pour la première fois, ces élections départementales se déroulent sur l’ensemble du territoire national. Cette situation nationale nous impose l’exigence politique de mobiliser et de rassembler largement contre les politiques d’austérité qui continuent de sévir et aggravent le chômage et les inégalités. Il nous faut démontrer, mettre en lumière les sommes colossales qui sont versées aux actionnaires avec les cadeaux fiscaux que le gouvernement offre au MEDEF. Mais aussi il faut démontrer, mettre en lumière les choix alternatifs qui permettraient de réorienter l’économie dans le sens du progrès social.

Modification des règles :

Les modalités du scrutin ont été changées, les périmètres des cantons ont été modifiés. On peut même s’interroger si le redécoupage des cantons n’a pas été opéré de façon à éliminer l’opposition aux politiques austéritaires. Et quel déni de l’histoire et de la culture corse que d’avoir découper des cantons en séparant des villages de leur plaine ! Pourtant on a l’impression que l’importance de cette élection reste minorée, comme si une forte abstention était recherchée et que ce scrutin serait sans véritable enjeu. Cette impression est encore renforcée par l’intention du gouvernement de supprimer les deux départements en Corse pour créer une collectivité unique. De cette collectivité unique, nous n’en voulons pas. Non par une quelconque nostalgie du découpage départemental mais parce qu’elle nous semble dangereuse pour la Corse et antidémocratique. Une seule collectivité en Corse qui regrouperait toutes les compétences, avec un nombre réduit d’élus, non seulement concentrerait tous les pouvoirs, sans partage, entre les mains de son exécutif mais aussi elle éloignerait des microrégions, des villages, des territoires, la représentation des élus. En un mot, elle produirait la disparition des élus de proximité.

Pour une consultation populaire en cas de changement institutionnel :

Le groupe Communiste, républicain et du Front de gauche à l’Assemblée de Corse a voté contre et exigé une consultation populaire par un référendum régional, respectant par là-même la délibération de l’Assemblée qui s’était prononcée pour cette consultation. Les tenants du libéralisme comme ceux de la réformite institutionnelle estiment maintenant que la Corse peut se passer de ce référendum. Ce serait un véritable déni de démocratie. Et l’on voit les mêmes ou leurs acolytes se porter candidats à cette élection départementale – quelle paradoxe incohérent ! – tout en affirmant qu’il faut supprimer les départements. Ce n’est pas de réforme institutionnelle dont la Corse a besoin mais d’emplois et de démocratie.

Les candidatures communistes et du Front de gauche

Les candidats présentés et soutenus par le parti communiste, membre du Front de gauche, s’engagent pour défendre le socle démocratique de la République qu’est le couple département-communes et pour lui donner un nouveau souffle afin de mieux répondre aux besoins croissants des citoyens dans les territoires, à leurs besoins de mobilité, éducatifs, sociaux, culturels, sportifs… En fait, c’est de ce couple département – communes et de sa qualité que dépend aussi le « vivre ensemble ». Les communes et notamment celles de petites taille, les villages en voie de dépeuplement, ne peuvent se développer et s’organiser que dans une coopération avec les conseils départementaux pour promouvoir les politiques publiques de proximité utiles à la vie quotidienne de la population. La politique d’austérité conduit à réduire les services publics. Nos candidats veulent les conforter pour plus d’égalité et de solidarité. Ils travaillent à révéler les insuffisances de ces services publics pour permettre leur rénovation, leur modernisation, leur démocratisation. L’espoir qui se lève en Grèce et en Espagne les encourage.

Les objectifs communs des candidats communistes :

Les candidats communistes et du Front de gauche développeront leurs propositions en répondant aux besoins de leur territoire cantonal. Mais ils s’appuieront sur cinq objectifs communs que je ne vais pas développer mais juste évoquer :

-1) être moteur d’innovations sociales (solidarité autour de l’enfant, de la famille, entre les générations, avec les personnes âgées et les personnes handicapées – développement de l’aide à domicile…),

-2) le conseil départemental doit constituer un service public de proximité accessible à tous,

-3) développer la démocratie citoyenne et participative et une logique de coopération entre les territoires et non de concurrence,

-4) des politiques publiques pour remplir des missions d’intérêt général,

-5) de nouvelles ressources indispensables (ce qui implique une réforme fiscale).

Les candidats :

Les candidats communistes et du Front de gauche sont tous issus du monde du travail, du mouvement associatif ou syndical. Certains sont adhérents au parti communiste, d’autres ne le sont pas. Mais tous sont animés par un esprit de solidarité, de lutte pour le bien commun, de résistance à l’austérité. Les binômes PCF – Front de gauche

Canton TARAVO – ORNANO


Titulaires Laurent CHIOCCA -Christiane PASQUA **** Suppléants Yves LLEDO -Danielle BARTOLI

Canton VALINCO SARTENAIS


Titulaires Nicolas ALARIS- Stéphanie TRAMONI **** Suppléants Ange CESARI-Catherine MURAT

Canton SEVI SORRU CINARCA


Titulaires Quentin MATOUX- Marthe POLI **** Suppléants Jean Pierre MAGINOT- Catherine SORO

Canton AJACCIO

Titulaires Patricia GRIMIGNI - Jacques PERONA **** Suppléants Jeannine COTONI- Pierre Ange MUSELLI-COLONNA

Un binôme rassemblement à gauche

Canton AJACCIO 1

Titulaires Jean Louis AMIDEI - Emmanuelle CERVETTI **** Suppléants Charles MARIANI-Françoise CECCALDI NORDEE




Un binôme soutenu par le PCF

Canton AJACCIO 5

Titulaires Etienne FERRANDI- Antoinette VEGA **** Suppléants Robert ARMATA-Paule MARTINETTI



Le parti communiste soutient également les candidatures autonomes de ses partenaires membres du Front de gauche dans les cantons d’AJACCIO 2 et d’AJACCIO 3.

Ajaccio le 28 février 2015