Voci Aiaccini "U Bloggu di U ROSSU" Fédération de la Corse du Sud du PCF Supplément officiel à "la Voix d'Ajaccio"

....Que faisons nous de "nos vieux"?...................

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Mercredi 26 Juin à 20:30 sur Via Stella : INCHIESTA revient sur l'offre de santé dans l'île.

La géographie de la Corse et sa population vieillissante sont des handicaps majeurs à intégrer à la politique de santé.



LES INVITES

  • Jean-Jacques Coiplet, directeur de l’Agence régionale de santé de Corse,
  • Josette Risterucci, présidente de la Conférence Régionale de la Santé et conseillère territoriale
  • Michel Mozziconacci, président de l’ordre régional des médecins
  • Yves Fanton, praticien hospitalier
  • Dominique Milani, CFDT Santé
  • Muriel BUISSON, CGT Santé
  • Paul Petrelli STC, Santé
 

Manifestation régionale pour la Santé

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TOUS ENSEMBLE CONTRE LA POLITIQUE DE SANTE DU GOUVERNEMENT

Les employés des Hôpitaux en Corse mènent des actions contre la Loi « Hôpital, Patient, Santé et Territoires » qui n’est pas la Loi qu’il nous faut pour la Corse.

La situation des centres hospitaliers continue de se dégrader de façon catastrophique.

Cette loi a pour objectif de remettre en cause le Service Public Hospitalier et l’accès aux soins.

L’Union Syndicale des Retraités cgt de Corse constate que les centres hospitaliers se trouvent dans une région fortement marquée par le vieillissement ; une attention particulière doit donc être apportée pour répondre correctement aux besoins de santé des personnes âgées.

L’Union Syndicale des Retraités cgt de Corse dénonce très fortement l’insuffisance d’établissements publics et d’effectifs au sein des différents services des soins notamment dans les EHPAD (Etablissements d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes)

Elle appelle les retraités à participer massivement au RASSEMBLEMENT LE JEUDI 30 JUIN 2011 devant CARREFOUR à AJACCIO à partir de 10h00

Pour apporter leur contribution aux luttes actuelles exigeant du gouvernement l’ouverture de véritables négociations prenant en compte les besoins des usagers du Service Public Hospitalier et les besoins d’amélioration des conditions de travail des employés de ce Service Public de Santé



AJACCIO, le 27 juin 2011



USR CGT Noël ZICCHINA Tél : 06 23 12 21 44

 

Dominique BUCCHINI - CONGRES de la FEDERATION des MUTUELLES de FRANCE

le 30 Mai 2011

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Je vous remercie de m’avoir invité à votre congrès et j’en profite pour souhaiter la bienvenue en Corse à tous les congressistes.

Vous savez combien je suis attaché aux principes mêmes de la mutualité : entraide, prévoyance, et solidarité. Les mutuelles combattent l'exclusion et la discrimination, et je ne peux que souscrire à cet engagement fort et à cette éthique. Les mutuelles s’interdisent de procéder à la sélection de leurs adhérents ; elles ont pour objet l’entraide entre les personnes, tout comme la sécurité sociale. Le mouvement mutualiste est porté par les valeurs qui nourrissent le progrès social : la solidarité, la liberté, la démocratie et la responsabilité. La Mutualité Française, depuis ses origines, se bat pour que la santé ne soit pas un commerce. Elle refuse les discriminations financières, la sélection des risques et assure une égalité de traitement à tous ses adhérents. La solidarité est l’une des valeurs fondamentales et originelles du mouvement mutualiste. Vous avez choisi justement de travailler sur une thématique qui me semble au cœur même de nos préoccupations et qui doit être en tous les cas, celle des responsables politiques soucieux de leurs concitoyens: « Construire maintenant les solidarités de demain ». J’imagine que vous allez aborder au cours de vos travaux des questions qui ont été récemment soulevées dans notre actualité et qui sont objets de polémique comme la politique de sécurité sanitaire ou celle du médicament ; Je sais aussi, et j’y suis sensible Monsieur Panzani, que vous souhaitez aborder la question des solidarités des territoires. Vous le savez, parce que vous êtes l’un de ses enfants, que la Corse est une terre de solidarités. Puisse t’elle le rester longtemps et que le mutualisme dans notre région soit le socle éternel sur lequel les élus et les responsables publics doivent bâtir leur action. La solidarité ne doit pas être synonyme de charité ou d’aumône. Ce n’est pas un concept qui ferait partie du vocabulaire politiquement correct, mais c’est à mon sens, un vrai devoir politique. Elle est un véritable lien d’engagement et de dépendance réciproques entre les personnes. La solidarité sociale que nous souhaitons est même une exigence morale. Elle est aussi la condition ultime de toute société homogène et de sa cohésion sociale. De ce point de vue, je crois utile de dire qu’il faut lutter contre les désengagements successifs de la sécurité sociale qui vous contraignent à une adaptation permanente de votre offre. Dans le même ordre d’idées, vous vous êtes opposé, Mr Panzani, aux nouvelles franchises médicales, que vous avez qualifiées d’iniques. Je vous rejoins volontiers dans cette condamnation. Je crois en effet que cette réforme vise à faire de la participation des malades, la variable d’ajustement des comptes de l’assurance maladie. Il s’agit tout simplement d’un déremboursement, comme vous l’avez bien relevé. J’ajoute même qu’il s’agit d’un scandale et d’une erreur politiques qui remettent en question plus de soixante-dix années de construction patiente d’un système fondé sur la solidarité sociale. Dès lors, cette idée même de solidarité qui est à la base même de la mutualité risque d’être remise en cause et vous avez raison de vous battre pour qu’il n’en soit pas ainsi. La réforme du financement de la protection sociale est donc au cœur même de votre et, je dirais aussi, de notre réflexion, alors que de nouveaux impératifs sociaux voient le jour comme par exemple la perte d’autonomie. Vous avez, je le crois, raison de poser la question des nouvelles solidarités de demain. Il nous reste à les inventer dans l’esprit même de celui qui présida à l’instauration de la sécurité sociale à la Libération. Les mutuelles appartiennent à notre patrimoine, je dirais même à notre identité française. Ne laissons pas filer cette spécificité française qui a contribué à notre qualité de vie. La mutualité est un mouvement social exemplaire qui contribue largement à la protection sociale solidaire de nos compatriotes. Bon congrès. Je vous remercie.