Voci Aiaccini "U Bloggu di U ROSSU" Fédération de la Corse du Sud du PCF Supplément officiel à "la Voix d'Ajaccio"

......La lumiére ne vient pas de l'Est.....

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U Rossu a recu de notre amie M.....ce brillant point de vue dont l'auteur, Nicolas Huguenin, est prof d'histoire-géo au Havre..

Madame,

Je n'ai pas regardé votre prestation télévisuelle hier soir.

Je sortais d'un concert où de magnifiques artistes avaient interprété des œuvres de Liszt, de Brahms et de Chopin, et, après tant de beauté sonore, l'idée de vous entendre débiter vos âneries avec une voix de poissonnière lepénisée me répugnait légèrement.

Non, complètement, en fait.

Mais ce matin, j'ai quand même pris sur moi et j'ai regardé huit (longues) minutes de votre intervention.

Et permettez-moi de vous dire, madame, que la maladie dont vous souffrez – dite « maladie de la bouillie de la tête » – vous fait dire n'importe quoi.

Vous parlez de « race blanche » et de religion, en associant l'une et l'autre.

Passons sur le fait que la « race blanche » n'existe pas, et que plus personne n'en parle depuis que les derniers théoriciens nationaux-socialistes ont été pendus à Nuremberg.

Mais associer une religion à une couleur de peau, là, il fallait le faire !

Les Albanais sont blancs et musulmans.

Desmond Tutu est noir et chrétien.

Le pays musulman le plus peuplé du monde est l'Indonésie, habitée par... des jaunes.

Ah, c’est compliqué, hein !

D'ailleurs, si on ne peut pas changer de couleur de peau, à part Mickael Jackson, on peut toujours sans modifier son teint abandonner une religion ou en changer. Tenez, moi j'ai renoncé à la mienne et je ne suis pas devenu transparent pour autant – sauf quand j'essaie de draguer un grand brun aux yeux bleus dans un bar gay, mais ceci est une autre histoire.

Et, au passage, en affirmant que la France est « de race blanche », vous laissez entendre que la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, la Réunion et Mayotte, ce n'est pas la France.

C'est bien les patriotes en peau de lapin d'extrême-droite, ça !

Ça nous rebat les oreilles avec la France, mais ça raye de la carte cinq départements d'un coup.

Vous expliquez ensuite que la France a une identité judéo-chrétienne.

Et là, pour une fois, vous n'êtes pas allée assez loin – sans doute parce que vous ne connaissez pas mieux l'histoire de la France que sa géographie.

Non, madame, la France n'est pas judéo-chrétienne.

Elle est catholique

Et elle l'est parce que, pendant mille trois cents ans, on n'a pas permis aux Français d'être autre chose.

Juifs, cathares, vaudois et protestants le savent bien.

Entre 496, date à laquelle Clovis a (selon la formule célèbre) embrassé le culte de son épouse, et 1790-1791, date à laquelle on s'est résolu à considérer les juifs et les protestants comme des citoyens à part entière, la religion n'a pas été une affaire de choix personnel.

Ni même collectif.

Les Français n'ont pas voulu être catholiques.

Ils ont été contraints de l'être.

Ce que les libéraux appellent « la concurrence libre et non faussée » n'est appliquée, en matière de religion, que depuis deux siècles.

Le chevalier de la Barre était déjà mort. Jean Calas aussi.

Et tous ceux qu'on avait massacrés au nom de Dieu, avant eux ; rançonnés par Philippe Auguste, marqués de la rouelle par Saint Louis, expulsés du royaume par Philippe le Bel, massacrés par toutes sortes de croisés, immolés par l'Inquisition, trucidés par Charles IX, pourchassés par les dragons de Louis XIV...

Au passage, je trouve parfaitement dégueulasse votre tentative minable de récupérer les Juifs et les protestants pour alimenter votre petit commerce de la haine.

Quand on sait ce qu'ils ont subi en France pendant des siècles...

Il fallait une sacrée persévérance pour ne pas être catholique en France, alors. Heureusement, ce n'est plus le cas.

Et moi, contrairement à vous, je m'en réjouis.

En laissant les Français librement choisir leur religion, ou choisir de ne pas en avoir, on a des surprises.

Et alors ? Cela porte un beau nom, madame Morano. Cela s'appelle la liberté de conscience.

Et c'est enfin la troisième et dernière remarque que je voulais vous faire, madame.

Vous vous plaignez que, dans certains quartiers, on ne célèbre plus que 5 baptêmes, là où il s'en célébrait 250 il y a encore quelques décennies.

Mais la faute à qui ?

Aux musulmans, qui « envahissent » nos villes, ou aux catholiques, qui renoncent à l'être et n'obligent plus leurs enfants à fréquenter le catéchisme ?

Et vous ne vous demandez pas pourquoi l'Église faisait fuir les fidèles ?

Non ?

Vraiment, vous n'avez pas une petite idée ?

Ne serait-ce pas, je ne sais pas, moi, par exemple, parce qu'elle condamne encore les femmes qui prennent la pilule, et les hommes qui emploient un préservatif ?

Ou parce qu'il est devenu insupportable d'affirmer, comme le font certains évêques, qu'une femme violée qui avorte est plus coupable que son violeur ?

Ou parce que ça commence à se savoir, que certains curés tripotent les enfants de choeur dans les sacristies ?

Ou parce que répéter que le mariage est un sacrement indissoluble, dans un pays où un tiers des couples divorcent, ça fait un peu “ringard” ?

Ou parce que le double discours d'une Église riche à milliards en faveur des pauvres n'est plus tout à fait pris au sérieux ?

Ou, tout simplement, parce que la foi, dans notre monde moderne, n'apporte plus de réponses suffisantes aux masses ?

Et d'ailleurs, rassurez-vous, les catholiques ne sont pas les seuls concernés.

Tenez, je vous parie que, dans deux ou trois générations, les musulmans de France ne mettront pas plus souvent les pieds dans une mosquée que moi dans une église... ou que vous dans une bibliothèque. C’est dire...

Déjà, un tiers d'entre eux ne fait plus le ramadan.

Tout cela pour vous dire, madame, que votre vision d'une France réduite à ses seuls habitants « de souche » est non seulement insupportable moralement, mais aussi sacrément dépassée.

Et que votre peur panique de tout changement, de toute modernité, est pathétique.

Et presque risible. « Nous avons éteint dans le ciel des lumières qu'on ne rallumera plus », disait le député René Viviani en 1906.

Et ce n'est pas en allumant les feux d'une guerre civile que vous ferez croire aux électeurs que vous brillez, madame.

Tout le monde le sait : vous n'êtes pas une lumière.

 

SARKOLAND......

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Une de ses premieres déclarations en arrivant en Corse....Je viens pour me reposer...

5 photos géantes...Quatre pages dont quelques "sarkolades"...

S'ennuierait on au domaine de Murtoli, à moins que notre quotidien régional ne fasse campagne pour l'Ex...Probable?

Si la majorité des Français ne souhaite pas son retour, certains ne cachent pas leur préférence... Je laisse les explications sur le fond à nos responsables mais "U Rossu" avait un gros coup de rouge dés ce matin..

 

Vacances douloureuses........Humour soluble dans la dégradation du Service Public!!!

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TRIBULATIONS D’UN PATIENT… SUPERPATIENT

Notre ami Jean Rabaté, ancien journaliste à « l’Humanité », partage sa retraite entre Rueil-Malmaison (hiver et printemps) et Bocognano (été et automne). Il nous conte ici avec réalisme et humour( mais pas que…)un séjour vécu à l’hôpital d’Ajaccio.

SAMEDI 4 JUILLET

9 heures. Comme un coup d’épée à droite du bas-ventre. Affreux. Un lointain souvenir me revient : « Jamais autant souffert » m’avait confié mon fils après une crise de coliques néphrétiques. Je regrette de l’avoir qualifié de douillet… mon tour est arrivé. Les pompiers aussi, délégués par le SAMU sollicité par ma femme après consultation d’un ami, voisin, vacancier et… médecin. Victime co-latérale de ma crise le voilà tiré de son lit plus tôt que prévu. Merci à lui ! Et aux «soldats du feu » de Bocognano. Ils ne peuvent rien contre celui qui me brûle les entrailles. Ils me transportent aussi vite que possible à l’Hôpital d’Ajaccio.

10 heures ½ (environ) : Exceptionnellement l’hôpital n’est accessible que par le haut de l’établissement, en raison d’une fuite de gaz détectée vers l’entrée habituelle. Du coup, nous passons à proximité de la morgue. En veine d’humour noir je murmure : « Ne m’arrêtez pas là ! ». Demande respectée, quelques secondes plus tard je suis livré aux «Urgences ». Prise en charge immédiate, en douceur et efficace. Infirmières et médecin se penchent sur mon cas. Analyses diverses, et … mise en box, allongé sur un lit et rapidement perfusé d’un calmant. Effet presque immédiat. Je m’endors. Réveil 3 heures plus tard. L’origine du mal avait été rapidement détectée et traitée. Plus aucune douleur. Encore une heure de repos. Je me sens bien et demande à partir. Accordé ! avec à la clé une ordonnance honorée à la pharmacie de la plaine de Péri sur la route du retour. Ouf ! ce fut rude, très rude. Mais tout est bien qui finit bien, moins de dix heures après le coup d’épée. Si mes…calculs sont bons !

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AJACCIO!!!! La METAMORPHOSME des CANNES et des SALINES......

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Double page sur ce que CORSE MATIN appelle la Metamorphosme des quartiers des Cannes et des Salines...

Bien ....Documenté...Même si quelques manques se font jour...quant à la responsabilité des élus qui ont laissé un urbanisme anarchique s'installer en fonction seulement des intérêts des promoteurs ou entrepreneurs....

Mais un manque encore plus flagrant .....parvenir à faire cette double page sans citer une seule fois, l'initiateur, le porteur du dossier qu'a été notre camarade et ami Paul Antoine LUCIANI, il fallait oser le faire. Eh bien c'est fait

Vergogna a voi

U Rossu

 

Manuel, souviens-t-en.

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Paru dans les pages "Tribunes & Idées" de l’Humanité du 1er octobre 2013 : ..

Par Jean-Claude Lefort, Député honoraire, Fils de Manouche.

Manuel, tu as déclaré hier soir, sur BFMTV, que la situation était très différente pour toi, relativement à celle des Roms, car ta famille espagnole était venue en France pour fuir le franquisme.

Tu as été naturalisé français en 1982. Franco est mort en 1975. Sept ans avant ta naturalisation. Quand tu es devenu français, il n’y avait donc plus de dictature en Espagne. Tu avais donc «  vocation  », selon tes mots, à retourner dans ton pays de naissance, en Espagne. Tu ne l’as pas fait et je comprends parfaitement, de même que je comprends totalement ton souhait de devenir français. Cela sans l’ombre d’un doute.

Tu avais « vocation » à retourner à Barcelone, en Espagne où tu es né, pour reprendre tes propos qui concernaient uniquement les Roms. Celui qui t’écrit, en ce moment, est un Français d’origine manouche par son père. Mon père, manouche et français, est allé en 1936 en
 Espagne pour combattre le franquisme, les armes à la main, dans les Brigades internationales. Pour la liberté de ton pays de naissance, et donc celle de ta famille. Il en est mort, Manuel. Des suites des blessures infligées par les franquistes sur le front de la Jarama, en 1937. Je ne te demande aucun remerciement, ni certainement pas la moindre compassion. Je la récuse par avance. Je suis honoré en vérité qu’il ait fait ce choix, quand bien même il a privé ma famille de sa présence alors que je n’avais que neuf ans et ma sœur, dix-huit.

La guerre mondiale est venue. Et les camps nazis se sont aussi ouverts aux Tziganes. Tu le sais. Mais un nombre énorme de Manouches, de Gitans et d’Espagnols se sont engagés dans la Résistance sur le sol français. Ton père aurait pu en être. Il en avait l’âge puisque il est né en 1923. Georges Séguy et d’autres sont entrés en résistance à seize ans. Je ne lui reproche aucunement de ne pas l’avoir fait, bien évidemment. Mais je te demande le respect absolu pour celles et ceux qui se sont engagés dans la Résistance contre le franquisme, puis ensuite contre le nazisme et le fascisme. Contre ceux qui avaient fait Guernica. Et pourtant, à te suivre, ils avaient « vocation » à retourner ou à rester dans leur pays d’origine, ces « étrangers, et nos frères pourtant »… Manuel, « on » a accueilli la Roumanie et la Bulgarie dans l’Union européenne alors que ces pays ne respectaient pas, et ne respectent toujours pas, un des fondamentaux pour
 devenir ou être membre de l’Union européenne : 
le respect des minorités nationales. Sensible à cette question pour des raisons évidentes, je m’en étais fortement inquiété à l’époque. En tant que député, je suis allé à Bruxelles, auprès de la Commission, pour prouver et dire que ces pays ne respectaient pas cette clause fondamentale. On m’a souri au nez, figure-toi.

Et aujourd’hui, dans ces pays, la situation des Roms s’est encore aggravée. Pas améliorée, je dis bien « aggravée ». Et ils ont « vocation » à rester dans leurs pays ou à y revenir ? C’est donc, pour toi, une espèce humaine particulière qui pourrait, elle, supporter les brimades, les discriminations et les humiliations de toutes sortes ? Ces pays d’origine ne sont pas des dictatures, c’est certain. Mais ce ne sont pas des démocraties pleines et entières pour autant. Alors toi, l’Espagnol devenu français, tu ne comprends pas ? Fuir son pays, tu ne comprends pas ? Toi, tu ne comprends pas que personne n’a « vocation » à rester ou revenir dans son pays ? Sauf si tu es adepte de conceptions très spéciales, à savoir que ce qui vaudrait pour un Roumain ne vaudrait pas pour un Espagnol. Tu sais pourtant que le mot « race » va disparaître de nos lois. À juste titre car il n’y a pas de races, juste une espèce humaine. Et les Roms en sont. La fermeté doit s’exercer là où se trouvent les responsabilités. Pas sur de pauvres individus qui n’en peuvent plus. Savoir accueillir et savoir faire respecter nos lois ne sont pas deux concepts antagoniques. Mais quand on est de gauche, on n’a pas la matraque en guise de cœur. C’est un Français d’origine manouche qui t’écrit et qui écrit au Français de fraîche date que tu es. C’est un fils de « brigadiste » qui se rappelle à toi. Souviens-t’en : « Celui qui n’a pas de mémoire n’a pas d’avenir. »

Pour l’heure, Manuel, j’ai la nausée. Tes propos me font gerber, même pire. Nos pères auraient donc fait tout ça pour rien ou pour « ça » ? Ils sont morts pour la France, Manuel. Pour que vive la France. Inclus « ces étrangers, et nos frères pourtant ».

Jean-Claude Lefort

 

conférence de Levie sur Jean Nicoli

nicoli.jpg Même si U Rossu n'a pas forcément vocation à accueillir des polémiques, il s'agit ici d'un enjeu "mémoriel" et politique qui nous concerne. nous publions ces mises au point, compte tenu de leur contenu modéré et constructif : il ne s'agit pas d'ouvrir un front polémique mais d'apporter des précisions à nos lecteurs.

Je suis très surprise du compte-rendu fait par l'Association France-Corse sur son site, au sujet de la conférence que j'ai tenue à Levie sur Jean Nicoli. On m'y attribue en effet des propos qui n'émanaient pas de moi, mais de la salle, concernant par exemple le Ministère des Anciens Combattants. On y omet surtout des pans capitaux de mon exposé, portant notamment sur l'anticommunisme né de la Guerre Froide, que j'ai identifié comme l'une des causes majeures ayant provoqué la mise aux oubliettes de Jean Nicoli dans le discours officiel des Années 40 aux Sixties. Cette bien lourde et surtout malhonnête réécriture de ma conférence, permet de présenter comme manichéen et surtout idéologique mon propos, qui ne l'était absolument pas. Bien des personnes appartenant à des mouvances très différentes et qui étaient présentes et attentives peuvent en témoigner.

Mais justement l'auteur du billet de France-Corse n'était visiblement pas à Levie et s'est basé, pour établir son compte-rendu, sur ses présupposés à mon encontre, et sur l'article, forcément succinct, de Corse-Matin. Nul besoin d'épiloguer davantage sur cette bien étrange démarche consistant à gloser sur une intervention ... à laquelle on n'a pas assisté et dont on n'a pas lu la retranscription! Il est plus regrettable en revanche et plus triste que le 70e Anniversaire de la Libération de la Corse soit l'occasion pour certains de hiérarchiser nos martyrs- tous aussi glorieux il me semble- en "héros nationaux" et " locaux", comme si cette dimension insulaire amoindrissait la portée de leur engagement et de leur sacrifice!

J'ose espérer par ailleurs que dans les rangs-même de France-Corse, certains refuseront de laisser de vaines polémiques et des amalgames ahurissants et injurieux ternir le caractère rassembleur de ce 70e Anniversaire de 1943.

Jackie Poggioli







J’ai assisté à la conférence donnée par Jackie Poggioli à Levie concernant mon grand père Jean Nicoli et je ne peux que m’associer à son étonnement quant au papier publié par l’Association France –Corse et joindre mon nom à la réponse qu’elle y apporte. En effet, il n’est pas sérieux voire inconséquent de faire un procès d’intention sans connaître la teneur exacte des paroles prononcées, sauf à vouloir encore une fois, et je le regrette, quand il s’agit de Jean Nicoli, susciter des polémiques et une « guerre des mémoires » consternantes. Il faut croire que la liberté de ce personnage dérange encore… Je ne peux que remercier Jackie Poggioli pour la qualité de son travail , la rigueur dans ses recherches et surtout l’honnêteté de son propos. Il est rare que les raisons d’une minoration évidente du rôle et de l’action de mon grand –père dans la résistance, contre laquelle ma famille et ses amis n’ont cessé de lutter, soient analysées avec autant de précision et que la réalité historique soit restituée dans sa toute sa complexité. Il est temps 70 ans après que cessent les interprétations idéologiques tendancieuses pour tenter d’approcher dans une juste démarche ce que fût l’histoire de la résistance en Corse qui a su rassembler tous ceux qui combattaient pour la liberté.

Marie-jeanne Nicoli

 

La nuit du 4 août 1789

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Vive l abolition des priviléges....mais depuis nombre sont cultivés Pas ceux que les médias nous mettent tous les jours sous le nez....Ceux supposés entre travailleurs, mais bien ceux de la finance par rapport au reste du monde. Et dire que nous avons voté contre la domination de la finance...

 

Le mot du jour de "U Rossu"

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Vers la fin d'un discours extrêmement important

le grand homme d'État trébuchant

sur une belle phrase creuse tombe dedans

et désemparé la bouche grande ouverte haletant

montre les dents

et la carie dentaire

de ses pacifiques raisonnements

met à vif le nerf de la guerre

la délicate question d'argent.

Prévert

 

Le mot du jour de "U Rossu"

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Grammaticam scivit, multos docuitique per annos; declinare tamen non potuit tumulum

* Clin d'oeil au latiniste chevronné

 

Conte du Dimanche soir

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Notre ami Dominique de Hyeres nous rapporte une bien belle histoire.....

Ce texte de Chomsky qui conforte nos critiques sur l'empire médiatico-politique et cette fable qui rend compte de l'endormissement de nos concitoyens face aux agressions de toute sorte qu'ils subissent sans réagir.

Au déboulé de sa sortie, un pêcheur de grenouilles avait pour habitude de jeter ses grenouilles toutes vivantes, toutes tressautantes dans l'eau bouillante de sa marmite. Et le "brave" homme se désespérait de voir à chaque fois, sous l'effet de la brusque et violente brûlure, sa proie sauter hors du chaudron et son repas lui échapper. S' étant ouvert à son voisin de ses déboires, celui-ci lui conseilla de les plonger dans l'eau froide et de porter doucement à ébullition. Ce que fit notre pêcheur de retour d'une nouvelle sortie. Les grenouilles un moment effrayées par leur capture furent toutes joyeuses de retrouver leur élément liquide et pleines d'énergie, nageaient et caracolaient, faisant mille tours et acrobaties en toute insouciance, se réjouissant même de sentir la température de l'eau se radoucir et devenir de plus en plus "bonne". Ah ! Qu'on était bien dans ce hammam, et qu'il était doux de se laisser aller, loin des soucis quotidiens et des tracas de la vie lacustre dans cette douceur paradisiaque. Comment pouvait-on ne pas trouver belle la vie ! Vint un moment pourtant où elles commencèrent à s'interroger et quelques-unes à s'inquiéter de ce "réchauffement climatique". Mais d'un autre côté, le plus grand nombre semblait ne rien remarquer et riait même des alarmes de leurs compagnes. Il était si bon, malgré les gouttes de sueur qui perlaient à leur front, malgré les vapeurs qui obscurcissaient leur vue et troublaient l'horizon, de s'abandonner à cette torpeur, à ces déliquescentes délices. Le bain maintenant devenait vraiment trop chaud dirent quelques-unes et le moment semblait venu de quitter le bain. Mais toutes, même les plus hardies, vidées désormais de toute énergie de ne purent trouver le ressort nécessaire sauter hors du chaudron et d'échapper à leur destin gastronomique.

Amitiés Dominique

 

Fédération PCF 2A

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2011

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