Voci Aiaccini "U Bloggu di U ROSSU" Fédération de la Corse du Sud du PCF Supplément officiel à "la Voix d'Ajaccio"

Mandela

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« le symbole de la lutte pour l'émancipation humaine nous a quitté »

(Pierre Laurent)

C'est avec une très grande tristesse que nous apprenons le décès de Nelson Mandela. Un grand homme nous quitte. Nelson Mandela restera à jamais le symbole de la lutte pour l'émancipation humaine, une de ces figures universelles qui marquent l'histoire. Face à un régime d'apartheid qui niait la dignité humaine et avait érigé le racisme et l'humiliation en système, il n' a jamais plié. Cela lui coûta 27 ans de bagne, mais le mena à la présidence de l'Afrique du Sud. Avec ses compagnons de l'ANC, dans l'alliance indéfectible avec le Parti communiste sud-africain et la Cosatu, il se fixa et atteignit l'objectif qui paraissait insensé d'unir tout son peuple sous la bannière de la Charte de la Liberté. Toute la destinée d'un peuple s'est incarnée en lui.

Madiba fut le premier président de sa nation élu au suffrage universel et non-racial. Les communistes français s'honorent d'avoir contribué dès le premier jour et sans relâche à ce qui devint un puissant mouvement de solidarité internationale aux côtés de cette marche vers la liberté du peuple sud-africain. La lutte contre l'apartheid, jusqu'au boycott, et pour la libération de Nelson Mandela ont profondément marqué l'histoire du Parti communiste français. De l'occupation de l'Ambassade d'Afrique du Sud, entièrement repeinte en noir pour crier la honte de ce régime, aux grandes manifestations parisiennes, en passant par la douleur de l'assassinat à Paris de Dulcie September, le PCF et les jeunesses communistes ont été de tous les combats.

Hier, la libération de Madiba et de tout le peuple sud-africain était une victoire pour l'ensemble du genre humain. Aujourd'hui, le deuil des Sud-Africains est celui de l'humanité toute entière.

 

La Légion d'honneur à Jacques Sorba

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Lors de la cérémonie du 11 novembre, Jacques Sorba a été décoré de la Légion d'honneur par son camarade Jean-Paul Giovanni.

Ils étaient nombreux autour du monument aux morts de Propriano fraîchement rénové, ce 11 novembre 2013 pour la traditionnelle cérémonie de l'anniversaire de l'armistice de la Première Guerre mondiale. Pour se souvenir mais aussi pour partager avec Jacques Sorba l'honneur que lui faisait en ce jour la nation en lui remettant la médaille éponyme. Un honneur qui va aussi à toute sa famille ; dans leur maison, au hameau des Martini les Résistants clandestins de toute la région venaient se rencontrer, prendre un message, abriter un poste radio, se restaurer, passer la nuit...../....

U Rossu s'associe bien volontiers aux félicitations à notre ami Jacques

Résumé complet sur http://www.resistance-corse.asso.fr...

 

70° Anniversaire de la Libération de la Corse - Merci Léo !

Micheli_leo.jpg Le soixante-dixième anniversaire de sa libération a été, pour la Corse, un événement considérable : grâce au nombre et à la diversité des initiatives mémorielles, grâce à l’implication active des jeunes générations et à la pluralité des territoires concernés, grâce à la présence du président de la République en différents lieux de mémoire, cette commémoration aura eu l’éclat que méritaient ces combats libérateurs et les sacrifices de ceux qui s’y étaient engagés. Temps fort de ces cérémonies, les grands discours prononcés, à Bastia, sur la place Saint Nicolas, par le Président de la République, François Hollande, et par Leo Micheli, le dernier dirigeant politique vivant de cette période décisive de notre histoire contemporaine.

Son hommage à tous les combattants de la liberté, la qualité de son témoignage, la puissance politique de son propos ont fait forte impression. Et ils ont suscité une grande fierté chez les communistes et leurs amis.

Comme avec Arthur Giovoni à Ajaccio il y a vingt ans devant François Mitterrand, l’engagement absolu des communistes dans la résistance et la libération, leur capacité à rassembler les forces vives du peuple ont été rappelés et expliqués par l’un des leurs, devant les plus hautes autorités de l’Etat. A Bastia, le 4 octobre 2013, devant François Hollande, la « leçon de Leo » a fait passer sur la Corse le souffle irrésistible de l’Histoire. Ce n’est pas un hasard si la mission de parler au nom de toute la Résistance lui a été confiée : son engagement, les responsabilités éminentes qui ont été les siennes, son expérience et sa culture, sa stature politique, tout exigeait « naturellement » que cette mission lui revienne.

Mais ce choix renvoie aussi, plus profondément encore, à ce qui a été au cœur de la construction politique singulière qui a donné sens, consistance et efficacité à la Résistance intérieure corse. «Notre Leo» l’a expliqué avec la pédagogie et la subtilité politiques qui ont toujours été les siennes. Sa « leçon » tient, selon moi, en quelques axiomes simples : les communistes n’étaient pas seuls dans la résistance, mais ils avaient compris avant d’autres que la libération nationale et la libération sociale étaient inséparables, que c’était dans le peuple lui-même, dans son union sur une ligne clairement patriotique et démocratique, que l’on pourrait ouvrir en grand le chemin de la liberté. Sans eux, sans leur volonté de rassemblement, le Front National n’aurait peut-être pas existé, et la libération aurait été, avant tout, le fait de forces extérieures. Le peuple corse aurait été, sans aucun doute, plus spectateur qu’acteur de sa propre libération, c’est le sens même du discours du Général De Gaulle à Ajaccio, en octobre 1943.

Il ne peut être question, chacun le comprend, de faire un tri indigne entre des patriotes qui ont tout sacrifié pour libérer leur pays. On peut relever, néanmoins, que les seuls tués en combat sous l’occupation (indépendamment des martyrs de la répression et des combattants de la libération) auront été cinq patriotes, André Giusti, Jules Mondoloni, Dominique Bighelli, Jean-Baptiste Giacomini et Dominique Vincetti, cinq militants communistes actifs dans la préparation de la lutte armée intérieure : leurs destins illustrent une stratégie. Résister, pour tous, c’était exposer sa vie. Mais il y avait débat sur les conditions de la libération. Les dirigeants de Londres et d’Alger auraient préféré que la résistance patiente en attendant le débarquement des armées alliées ; les communistes avaient choisi, avec leurs organisations, de ne pas cantonner leur action au seul renseignement militaire, au demeurant capital en pareilles circonstances.

On peut même soutenir que, sans la ligne politique développée, dans la clandestinité, par le Front national et le Parti communiste, la détermination sans faille des patriotes, leur dévouement absolu n’auraient sans doute pas suffi à la réussite du soulèvement populaire. Il fallait aussi, à la résistance, l’intelligence politique des situations, une ligne politique découlant d’une analyse juste du contexte, et les cadres dirigeants capables de prendre, collectivement, les bonnes décisions au bon moment. Et cela, en pleine conscience de ce qui se jouait à l’échelle planétaire. Ceux qui ont pris la décision d’ouvrir le feu savaient ce qu’ils faisaient au moment où ils ont pris une décision dont ils avaient certainement envisagé la possibilité, la nécessité, et… les conséquences. Rendre hommage à tous ceux, connus et moins connus, à qui nous devons nos libertés d’aujourd’hui ne nous dispense pas d’un examen serein des conditions historiques et du contexte politique de l’époque pour mieux la comprendre et, peut-être, d’en tirer des enseignements.

N’ayons pas peur des mots, Leo Micheli avec la légitimité indiscutable qui est la sienne, a rappelé à tous que l’action des communistes, et leur aptitude à rassembler sur des bases offensives et lucides, ont fait participer la Corse, à partir de sa situation et son identité propres, à un moment crucial de la grande Histoire, celle de la nation, celle de l’humanité. Il y a peu de formations politiques à pouvoir s’enorgueillir d’un tel patrimoine. Et d’un tel message historique. Le 4 octobre, grâce à lui, la Corse a respiré, à pleins poumons et au moins un jour, soixante-dix ans plus tard, l’air pur de l’engagement sans calculs au service des « spoliés de la terre », au service simplement de la libération humaine.

Merci Leo !

Ajaccio le 10 novembre 2013 - Paul Antoine Luciani

 

70ème Anniversaire de la Libération de la Corse _ Remerciements

ANACR2A.jpgCommuniqué de l’ANACR 2A

L’ANACR de la Corse-du-Sud avait souhaité que les cérémonies commémoratives du 70ème anniversaire de la Libération de la Corse revêtent un caractère très solennel mais qu’elles impliquent aussi la population, et la jeunesse notamment. A sa demande, un comité de pilotage a été créé qui a produit beaucoup d’idées, initié beaucoup de projets qui se sont concrétisés. C’est la raison pour laquelle l’ANACR 2A tient à remercier Monsieur le Préfet de Corse et ses collaboratrices et collaborateurs pour leur écoute et leur soutien. L’ANACR 2A tient à exprimer sa gratitude à Monsieur le Maire d’Ajaccio, aux élus et aux personnels municipaux qui ont accédé à toutes nos sollicitations : érection de la stèle en hommage au général De Gaulle sur la place éponyme, confection de banderoles rappelant qu’Ajaccio fut la première ville de France libérée, concert gratuit sur la place De Gaulle le 9 septembre au soir ; mais également d’avoir pris l’excellente initiative d’apposition de panneaux explicatifs dans les rues d’Ajaccio portant le nom des héros de la Résistance et de la libération. Nos remerciements vont aussi à tous les autres maires de Corse-du-Sud qui ont contribué au succès de la commémoration de ce 70ème anniversaire en organisant ou en contribuant au succès des cérémonies dans leurs communes. Nos remerciements vont également à l’ONAC de la Corse-du-Sud pour le dévoilement de la plaque commémorant les supplices des Résistants emprisonnés dans les geôles de la Caserne Battesti et de façon générales pour l’organisation des cérémonies, pleines de dignité et respect, qui ont ponctué ce 70ème anniversaire. L’ANACR de la Corse-du-Sud remercie pour son soutien la Collectivité territoriale de Corse qui s’est beaucoup impliquée pour la réussite de cette célébration, notamment à travers la réalisation d’une exposition. Nos remerciements les plus vifs vont aussi aux autorités académiques, aux enseignants et particulièrement aux élèves qui ont participé de façon studieuse, sincère et originale à cette célébration. Ce qu’ils ont fait constitue pour tous un encouragement à continuer à intervenir auprès d’eux pour susciter curiosité et intérêt pour cette période de l’histoire de leur terre. Nous ne saurions oublier d’adresser nos remerciements et compliments à l’ensemble des médias publics ou privés (Presse écrite, radio et télévision) pour la place qu’ils ont consacrée pendant plus de la moitié de cette année 2013 aux évènements qui marquèrent l’occupation et la libération de la Corse. Pour terminer, l’ANACR 2A tient à souligner que la reconnaissance et le respect de la population s’adressent à l’ensemble de celles et ceux encore en vie qui refusèrent le fascisme, le nazisme et la collaboration. Nous leur devons de vivre libres.

Dans la suite un autre communiqué

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Ceremonia di premazione di a Cullettività Territoriale di Corsica In ricumpensa à u libru in lingua corsa di PAULU DESANTI

Discours prononcé par Dumé BUCCHINI

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A RIVOLTA DI U SPERMATOSOIDU

Aiacciu , u luni 30 di settembre di u 2013




Ô Sgiè prisidenti di u cunsigliu esecutivu,

Signora Prisidenta di a ghjuria,

Signore è signori cunsigliere è cunsiglieri Signore è signori

Cari amichi

Avemu oghji à rimetta u premiu di a Cullettività tarrituriali di Corsica, criatu in lu 1984 da 1'Assemblea di Corsica pà ricumpinsa ogni annu i meddi opari littararii o scentifichi riguardendu a Corsica, ch'iddi siini scritti in francesu o in corsu.

Ramintu che d'hè cambiata a regula postu chi, à partasi di 2013, sarà attribuitu u premiu secondu un modu sfarenti, sottu a responsabilità di u Cunsigliu di a lingua. Hè dunque, quist'annu, l'ultima deliberazioni di a ghjuria « anzianu modu » è diceraghju chi si compia di manera bellissima st'epica. Pè stu premiu , riguardendu i libri publicati in u 2012, a ghjuria, adunita sottu a prisidenza di Madama Marie-HélèneFERRANDINI, hà, ind'un primu tempu, selezziunatu quattru opari:

• " A petca tistimonia " di Paulu ZARZELLI • " Puesie " d'Oliver FRIFFIERI • " A rivolta di u spermatosoidu " di Paulu DESANTI • " Lochi mondu " d'Alanu di MEGLIO Frà e qualli a sceltu u libru di Paulu DESANTI. A voddu di à principiu, rimetta stu premiu hè propriu un piaceri par me, par trè raghjoni. A prima, a cunfessu , à titulu parsunali. Di fatti, hè statu pà me un privileghju di cunnoscia benissimu u tintu di Petru, u babbu di u nosciu primiatu ; semu nati in u stessu carughju di Sartè, « in Borgu », e noscie famidde erani arnichi è spartiarni certi valori ; allora pensu dinè à iddu quandi vecu isuccessi di Paulu. È dà tanti saluti à màmmata, basgia la par me.



E pè, parchi ùn' la diceria, mi campa ch'eddu sia anuratu stu parlà pumùnticu, sta lingua di u Taravu tantu vicina à a meia, à u Sartinesu ; è dieu quessa in piena cuscenza di l'unità di a lingua Corsa ind 'a richezza di a so pulinomia. So garbi di frasi, accenti, parulli chi toccani u cori inc'una musicalità spiciali chi mi sciala.

Ma nanzituttu, voddu salutà a qualità di l'opara scelta da a ghjuria.

Cum'è lu pari luntanu u tempu chi si pudia rigrettà a mancanza di una littaratura propriu « cuntempuranea », parlendu di la ghjenti reali in a Corsica oghjinca ! L'azzioni cunghjunti di l'Università -incù u so Centru culturali criatu da Ghjacumu THIERS-, di una manata d'editori in prima fila Guy FIRROLONI è ALBIANA, editrici di u libru laureatu oghji-, u sustegnu nicissariu ed' impurtanti di a noscia Cullettività, è dinù a participazioni di i media scritti o audiovisivi, ani permessu à i nosci scrittori d'essa cunnisciuti, di fassi senta.

Rumanzi, nuvelli, puisia, teatru so cusi à purtata di u publicu. Di veru, in vint'anni, hè propiu sbuttata a creatività corsa, in ogni duminiu. Hè Corsa, sta littaratura, ma ùn si cunfina indù i tradizioni, ne indù i limiti geografichi di l'isula. Innè, scuzzula idda i codici, inghjuvanisci a spressioni, occupa tuttu u campu littarariu, aperta à u mondu ; via, hè entrata indu a so mudimità.

Senza dubitu, s'imponi Paulu DESANTI cum'è unu di i più criativi di sta leva.

Natu in Pitretu- Bicchisgià, aggrigatu in lettari è pruffissori di lingua è cultura corsa (è di prima trinca mi hannu dettu anziani sculari), insignanti à l'Università di Corti, participanti à uni pochi di rivisti, autori di teatru (incù u so cumpare Filippu GUERRlNI è a cumpagnia « 1 STRONCHEGHJETTA »), Paulu DESANTI hè qualchi sia chi conta ind'u mondu culturali isulanu. A so tesa annantu i pueta irridintisti corsi publicata st'annu hè propiu passiunnanti (criditi la puru chi a vi dici unu chi un' hà manc'un ombra di simpatia pè l'irridintisimu).

D'altronde, u talentu di Paulu hè statu prestu ricunnusciutu : ha vintu parechji premi, e toma ultimamenti quelli di u libru corsu è di u Cunsigliu Generali.

Ma ùn'hè micca per « l'insemme di a so opara » (un n'invichjemu avanti l'ora !) nè pè e so multiplici attività in'u campu culturali chè no l'accudimu oghji, ma per u so libru « a rivolta di u spermatosoidu ».

Si tratta di una racolta di diciottu nuvelli , corti pè a maiè> parti, prupunendu ci secondu l'editori « un'immersioni ind 'un'universu à quandu da rida à quandu da pienghja, ma dendu sempri à rifletta »

Daretu à stu titulu insè>litu, s'apri cum'è un viahju indu u tempu, in parechji timpularità intricciati. Si batti i corti di !'Auropa di u diciottesimu seculu. A nuvella centrali,« BELGHJOCU » ci porta a vicinanza di grandi parsunaghji di quiddi tempi, sia FILIPPU U QUINTU o sia PETRU U MAIÔ, o puru MARIA-TERESA d'ÀUSTRIA ...Ci tramutemu da Madrid à Venezia, à mezzu i treschi pulitichi ... Ci awicinemu d' Antonio VIVALDI et d'altri « parsunaghji stravaganti », senza pudè distingua da u veru à u falsu, i dati storichi ed a fantasia, tantu « U mondu paria incantatu ».

In stu bulicheghju d'awinimenti è di fatti curiosi spunta a Corsica, sugettu puliticu in'l'Auropa di i luci ; incuntremi à u canèmicu ORTICONI, GIAFFERI, Ghjacintu PAOLI è TIADORU « Rè d'un istati, pô essa, ma chi ci porsi à noi tutti a cirtezza chi u chjerchju di l'apparenza si pudia rompa ». A_rivolta__br____4f2b932a5c31c_225x225.jpg Un saria a puntu l'arti di DESANTI di sapè « rompe su chjerchju di l'apparenza » è fà cresci u spaziu è u tempu ?

Viaghju ind'u tempu, nanzituttu in a cultura, in a littaratura. Sô pochi i scrittori corsi chi ghjungnini, cum'è eddu, di tal manera chi pari faciuli, à parlà « naturalmenti » di sugetti cusi luntani : HAYDN, VOLTAIRE, WATTEAU, MOZART ...È, in lu stessu tempu, a so lingua faci diventà strani i cosi i più urdinarii. Chjama l'attinzioni di u littori, purtatu pocu à pocu da un racontu fantasticu tantu più incantevuli ch'ellu teni l'apparenza di a misura è di a raghjo. Pidda un parsunaghju piuttostu cumunu ma u faci andà, sin'a l 'ùltimu.

Maistria di a lingua, tecnica di scrittura, capacità di mutà rigistru d'a una nuvella à l'altra o puru d'un paragraffu à u siguanti ...DESANTI maneghja benissimu l'irunia. Ci pare in tantu intantu sente risunà una musicùccia di u diciottesimu, e pà i voci di PÉREC, CALVINO, BORGES ... Un simu in cattiva cumpagnia !BORGES per u più, maestru di u gènaru.

Eccu, ùn possu qui trattà di tutti i tema di stu librucciu cusi riccu : Ci truvareti critica suciali (« Ind'è no mancu pinsalla »), riflessioni estetichi, prublema pulitichi (vi prumettu chi avete à sbiddigha vi in quidda « cunferenza di i lingui minuritarii ») ...

Cari amichi, fiurisci ind' è no una bedda littaratura in lingua Corsa, sustanziosa, dynamica, prufonda è mondu diversa. Bisugna à leghja la, a falla cunoscia.

Lighiti rumanzi, e puasia, lighjite u teatru (è andemu ci in tantu in tantu !)

Lighiti, à Paulu DESANTI.

È cusi sia.

U Rossu publie un texte en Corse....Cela rassurera les corsophones et permettra aux autres de faire un petit effort....Cela en vaut la peine!

 

70ème anniversaire de la Libération de la Corse

Mur_variante_2.jpg Les cérémonies du 70ème anniversaire de la Libération de la Corse vont se conclure demain avec la visite du Président de la République.

Sa présence rehausse l’hommage rendu aux patriotes Résistants, aux communistes dont le rôle fut déterminant. A ce titre Leo Micheli dirigeant du Parti communiste dans la clandestinité recevra la légion d’honneur des mains du Président de la République à 16 heures 30 ce vendredi 4 octobre Place St Nicolas à Bastia.

La République honore ainsi notre camarade Leo Micheli mais tout autant les camarades et le Parti communiste qui ont, comme lui, œuvré à l’insurrection libératrice de la Corse. La participation populaire et notamment celle des communistes à cette cérémonie est attendue.

 

Soirée spéciale "70ème anniversaire de la Libération de la Corse"

logovia_stella.jpg AUJOURD'HUI sur France 3 Corse ViaStella (TNT canal 33 -Canal Sat canal 359 et par internet)

20h40 : Horizonti "Nom de code Léo" de Dominique Lanzalavi.

En octobre 1943, la Corse est libérée un an avant le reste du territoire français... Etienne Micheli dit Léo, dernier survivant des dirigeants de la Résistance insulaire, témoigne,. Ce film est suivi d'un débat en compagnie du réalisateur Dominique Lanzalavi, de l'historien Françis Pomponi et d'Antoine Poletti, membre de l'ANACR.

22h30 : Doc.Histoire "Le Laboratoire corse" de Dominique Lanzalavi.

Entre septembre 1943 et août 1944, le général De gaulle aura bénéficié en Corse d'un foraidable terrain d'expérimentation politique.

Bonne soirée

Rappel: A 18h30 l'Espace Diamant (entrée gratuite) Film de Jackie Poggioli en avant première

Fred Scamaroni, Jean Nicoli, celui qui croyait au ciel, celui qui n’y croyait pas.

Le film sera suivi d'un débat

 

9 Septembre - Revenons sur quelques instants....

Discours de Monsieur Mario PAPI, secrétaire général de l’ANACR de la Corse du Sud à l’occasion du 70eme anniversaire de la libération d’Ajaccio.

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Commémorer un évènement aussi marquant que celui qui, il y a 70 ans, allait s’avérer un signal très fort, celui du soulèvement d’un peuple contre les oppresseurs fascistes et nazis qui, dix longs mois auparavant avaient envahi ce petit bout de France, commémorer un tel évènement ne peut s’accomplir de façon banale, avec de simples mots convenus.

Aussi mon intervention s’attardera sur le caractère particulier de l’évènement que nous célébrons, sur les valeurs au nom desquelles celles et ceux, héros et martyrs de la Résistance Corse menèrent le combat contre le fascisme et le nazisme, contre la force bestiale pour la liberté et le triomphe des valeurs humaines.

Il est vrai que l’unité des forces résistantes de Corse ne s’est réalisée qu’après plusieurs tentatives infructueuses et c’est le 19 Mars 1943, après la mort héroïque de Fred Scamaroni que le Front National pour la Libération et l’indépendance de la France devient l’organisation unique regroupant des hommes et des femmes de convictions politiques, religieuses et philosophiques diverses.

Diversité dans la Résistance mais objectif commun : - chasser l’ennemi du sol national - éliminer le régime de Vichy - rendre la parole au peuple - et fidélité au serment de Bastia du 30 novembre 1938 prononcé en réponse aux prétentions annexionnistes de Mussolini : « Sur nos tombes et sur nos berceaux nous jurons de vivre et de mourir Francais ! » Tout cela résumé dans le mot d’ordre « pour une Corse libre et francaise »

En outre, la Résistance corse avait exprimé de façon claire que la libération de la Corse serait l’œuvre du peuple corse lui-même. Cette convergence d’objectifs assure le succès de l’insurrection populaire dont l’ordre est lancé à la foule des Ajacciennes et des Ajacciens par Maurice Choury juché sur le toit d’une ambulance devant la mairie de la ville.

Enfin, voici venue l’heure de laver l’affront subi par le peuple de Corse le 11 novembre 1942, jour funeste qui vit 80 000 soldats de Mussolini suivis quelques mois plus tard par les troupes d’Hitler, fouler le sol de Corse, humilier la Corse qui s’était donnée 150 ans plus tôt librement à la France, la France de la Révolution, celle des droits de l’Homme et du Citoyen !

Oui, l’attachement à la France des Lumières, celle que déjà en 1939 Pétain résumait dans cette formule haineuse : « 150 ans d’erreurs ! » Et c’est une foule en liesse qui reçoit, ce matin du 9 septembre 1943, l’annonce par les membres du Comité Départemental du ralliement de la Corse à la France Libre. Et quelques heures plus tard, Ajaccio, notre ville, sera la première ville de France libérée.

Alors même qu’il n’entrait pas dans la stratégie de la France Libre, du gouvernement d’Alger ni des Alliés que les patriotes corses se soulèvent pour chasser l’ennemi hitlérien de leur sol, l’insurrection et les combats victorieux du 9 septembre au 4 octobre 1943 allaient offrir à ceux -là un formidable porte-avions (« USS Corsica ») en Méditerranée : la Corse libérée, ses ports, ses criques, ses aérodromes qui s’avèreront précieux dans les combats qui avaient lieu sur le front italien et dans la préparation du débarquement de Provence ; les Corses libérés dont 12000 jeunes de 20 a 28 ans s’engageront dans l’armée de libération de l’Europe.

Il serait injuste d’oublier dans notre hommage les forces venues d’Afrique du nord prêter main- forte au patriotes corses pour libérer notre île : les 109 soldats du premier Bataillon de Choc acheminés depuis Alger, entassés dans les entrailles du valeureux sous-marin « Casabianca de l’héroique commandant L’Herminier, leurs camarades débarqués les jours suivants des navires « Le Terrible » et « Le Fantasque », les soldats marocains, les spahis, les valeureux goumiers. Il serait injuste d’oublier les éléments de troupes italiennes ralliées aux forces de libération pour bouter hors de Corse l’occupant allemand avant d’avoir retardé son repli vers le front italien.

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Ce serait une erreur de considérer que les chefs de la Résistance corse ont été animés par la seule hardiesse. Ce fut en fait une « hardiesse calculée » pour reprendre l’expression d’Arthur Giovoni.

C’est parce qu’ils ont réussi à être en osmose avec une grande majorité des Corses, qu’ils ont agi sur le levier social dans la population qui souffrait des privations, en même temps que sur le levier politique de l’antifascisme que leur stratégie s’est avérée victorieuse. Ils possédaient l’arme la plus efficace : celle de la conviction.

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« C’est dans la nuit qu’il est beau de croire à la lumière » a écrit Edmond Rostand. C’est dans la nuit de la montée du fascisme, de l’irrédentisme et du nazisme, c’est dans l’obscurité des prisons et des camps, c’est dans les heures les plus sombres et les plus oppressives de l’occupation que nos héros et nos martyrs ont lutté, résisté pour un idéal de justice, de liberté et de fraternité.

Veillons à ce que notre jeunesse fasse siennes ces valeurs et qu’elle refuse de se laisser happer par la cupidité et la violence. Pour le 70eme anniversaire de ce jour libérateur et chargé d’espérance rendons un hommage sincère et profond aux acteurs et actrices, la plupart disparus de ce soulèvement populaire, en contribuant à sauver et à conforter les valeurs qui éclairaient leur chemin.

Vive Ajaccio, première ville de France libérée ! Vive la Corse, premier morceau de France libéré ! Deux vérités historiques trop longtemps tues. Vive la République et vive la France !

Pour l'A.N.A.C.R 2A HELENE GIACOMONI Chargée de communication

sites internet: http://www.resistance-corse.asso.fr

http://www.museedelaresistanceenlig...

 

70ème anniversaire de la Libération de la Corse 1943 - 2013

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Ce texte de notre camarade Paul Antoine LUCIANI paraîtra ce vendredi 6 Septembre dans les colonnes de logo_hebdo.jpg



HOMMAGE

La forme choisie pour cet hommage rendu à la Résistance corse a été inspirée par un célèbre poème d’Aragon : « Le conscrit des cent villages »*. Mais ce qui est à la base du poème, ce ne sont plus des noms de lieux chargés d’images, d’histoire et de musiques, ce sont des prénoms. Ces prénoms sont ceux d’authentiques héros et martyrs, fusillés, déportés, morts au combat (en Corse ou sur le continent), ou bien survivants et devenus grands témoins. Soldats de l’ombre ou de l’armée régulière, leur destin commun aura été de se dresser contre l’occupation fasciste de la Corse et de contribuer à débarrasser l’Europe du nazisme.

Cette approche « par les prénoms » s’est imposée naturellement : les prénoms instaurent une familiarité. Ils nous rapprochent de ces hommes et de ces femmes dont le souvenir s’efface peu à peu de nos mémoires. Alors que leur engagement, leurs parcours, leur exemple continuent d’inspirer nos combats d’aujourd’hui…

Certes, les commémorations officielles perpétuent le souvenir de certaines individualités prestigieuses et emblématiques qui illustrent et résument le sacrifice de tous les autres ; mais elles peuvent aussi faire oublier que la Libération a été un formidable mouvement de masse impliquant des milliers d’acteurs. Nous voulions rendre hommage à des femmes et des hommes qui nous ressemblent, et qui doivent rester proches de nous, réunis dans leur diversité : ils ont tous combattus pour nos libertés.

Nous avons conscience qu’une liste de cette nature risque d’apparaître comme une injustice à l’égard de ceux, nombreux, qui n’y figurent pas. Mais il nous était impossible de dresser une liste complète. D’abord, parce que nous ne connaissons pas tous ceux qui, à des titres divers, ont apporté une contribution à cette lutte immense.

Ensuite, parce qu’il existe (même si elle ne peut être sans lacunes) une liste de noms où nous avons puisé nos exemples ; c’est celle que Maurice Choury a établie et publiée dans « Tous bandits d’honneur »**. Elle est longue et difficile à exploiter dans le format choisi. Le recours aux prénoms permet de dépasser cette difficulté (sans la résoudre complètement) car le nombre des prénoms homonymes renvoie à un nombre bien plus grand de patronymes : comme il y a les prénoms connus et ceux qui le sont moins, il y a aussi ceux qui sont partagés ; et c’est ainsi que les soixante-seize prénoms cités dans ce texte sont, en réalité, ceux de deux cent douze patriotes identifiés ; ce sont ceux que l’on peut retrouver, pour partie, dans la liste publiée par Maurice Choury, ou bien dans d’autres publications. Une liste complète, s’il était possible de l’établir, serait encore plus longue… Le caractère collectif de l’hommage s’en trouve encore plus nécessaire et mieux souligné.

Enfin, il fallait respecter les exigences propres à l’écriture des alexandrins : associer des prénoms, simples ou composés, en les organisant par groupes de douze syllabes rimées, sans rechercher de correspondance étroite entre ces prénoms et les faits ou thématiques des différentes strophes où ces prénoms ont été placés.

Quant au titre, il faut ici entendre « Cent » comme « Beaucoup » : nous avons voulu évoquer ainsi une force collective, et tenté d’illustrer, à notre manière, « l’élan de tout un peuple contre la tyrannie », selon l’expression d’Arthur Giovoni.



Le lecteur jugera du résultat.

*La Diane française, (Œuvres poétiques complètes, éd. La Pléiade, page 1014).

** Tous bandits d’honneur, (Ed. Alain Piazzola 2012 , pages 185 à 199).

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CENT NOMS POUR LA LIBERTÉ

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Ceux qui ont dit Debout ! Nous entendons leurs voix

Arthur, Albert, André, Antoinette, François,

Eux qui ont refusé que l’on nous mette au pas,

Nonce, Noël, Pierrot, Jérôme, Nicolas,

Catherine, Tristan, Philippe, Jean-Donat

              *

Dans la nuit du fascisme, ils se sont tôt levés,

Hyacinthe, Madeleine, Ange Marie, Renée,

Pour s’unir et s’armer dans la Corse occupée,

Pierre, Marie, Martin, Charlot, Félicité.

              *

Malgré les noirs essaims qui nous cachaient le ciel,

Malgré le Maréchal, ses lois, ses sentinelles,

Dominique, Léo, Jéromine, Danielle,

Jean, Jules, Fred, Michel, Francette, Gabriel,

Ange, Emile, Pierre-Jean, Paul, Fabrice, Julien

Agissaient, rassemblaient pour un autre destin.

               *

Des femmes à Bastia, dans la rue, pour le pain,

Des jeunes gens au maquis, qui ouvraient le chemin

Un espoir renaissait de cette ardeur féconde :

C’étaient les forces neuves qui changeraient le monde !

Ils n’avaient dans le cœur que l’amour de leur terre,

Don Jacques, Jean-Toussaint, Paul-Marie, Félicien ;

Et la seule volonté d’en chasser la misère,

Simon-François, Sauveur, Marcel, Pascal, Lucien.

              *

Souvent même prénom, toujours même combat ;

Un idéal commun de tous réglait le pas,

Ceux qui n’y croyaient pas et ceux qui priaient Dieu,

Bébé, Barthélémy, César, Jeannot, Mathieu,

Raoul, Guy, Benoît, Rose…. Fusillés, survivants,

Envers tous et chacun, soyons reconnaissants !

              *

Ils portaient un flambeau sous le ciel incertain

Jean-Bati, Jean-François, Luc, Antoine, Toussaint.

Ils portaient le soleil, la liberté, la vie,

Simon-Jean, Jean-Mèmè, Maurice, Jacques, Henri.

Paul-André, Sébastienne, Roger, Ours-Marie,

Sacrifiés pour nous, au nom de la patrie,

Maria, Robert, Titus, Jean-Paul, Joseph, Louis.

              *

La liste est encore longue, en connait-on la fin ?

Isidore, Félix, Ange-Pierre, Gallien,

Laurent, Paulin, Françoise, Archange, Séraphin …

N’oublions pas non plus les tabors marocains,

Le bataillon de choc, les mutins italiens :

Contre l’armée nazie, ils se sont tous dressés,

Et pour nous délivrer, eux aussi sont tombés.

               *

Gardez, gardez au cœur les noms de nos héros

Ils n’ont pas reculé, même face au bourreau !

Du vrai progrès humain, ils furent les apôtres,

Dans leurs pas glorieux, mettons aussi les nôtres,

Et comme repère sûr, gardons leur goût des autres !

Répétez, répétez ces noms qu’il faut aimer ;

Pour nous ils resteront ceux de la Liberté !

               *

Paul Antoine Luciani Juillet 2013

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Complement au programme des RCH de l'ANACR2A

Programme détaillé

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1943-2013 70ème anniversaire de la Libération de la Corse

Il y a 70 ans, nombreux sont ceux qui donnèrent leur vie pour libérer notre ile. Grâce à leur courage et leur détermination, la Corse fut le premier morceau de France libéré. Si cette année 2013 est le 70ème anniversaire de la libération de la Corse elle est également le 70ème anniversaire du sacrifice de beaucoup d’entres eux. Cette année est donc une année particulière. Tous ces hommes et toutes ces femmes à qui nous devons la liberté ne doivent pas tomber dans l’oubli et méritent notre reconnaissance.

30 Août 1943 - 30 Août 2013 Hommage à MICHEL BOZZI et à JEAN NICOLI

BOZZI_Michel_1.jpg Michel BOZZI, L’adjudant chef Michel BOZZI (alias Bianchi), de la mission Pearl Harbour, est débarqué clandestinement par le sous-marin CASABIANCA dans la nuit du 5 au 6 février 1943, sur la plage d’Arone (Piana), avec poste-radio, armes et munitions. Les renseignements transmis à l’état-major d’Alger permettront, entre autre, de couler deux bateaux ennemis. Traqué par l’OVRA, la police politique italienne, il sera arrêté le 16 juin 1943, emprisonné dans la citadelle d’Ajaccio, torturé sans que jamais l’ennemi lui arrache ses secrets, et fusillé le 30 août sur la place Saint Nicolas à Bastia.

SONY DSC Jean NICOLI demeure un personnage exemplaire, un humaniste, un symbole de la Résistance corse contre le fascisme. Il en fut l’un des nombreux martyrs et c’est le 30 août 1943 qu’il périt, décapité par les fascistes italiens parce qu’il refusait d’être fusillé dans le dos. Il accepte son sort tragique avec courage et dignité. Dans la nuit précédent sa mort dans sa dernière lettre il demandera à ses enfants de porter pour tout deuil : « un œillet rouge et une tête de Maure ».

Le VENDREDI 30 AOUT les Résistants et les Amis de la Résistance A.N.A.C.R. 2A .

se souviendront de Michel BOZZI et de Jean NICOLI, des valeurs qu’ils nous ont transmises. Un hommage leur sera rendu ainsi qu’à toutes celles et tous ceux qui, avec eux, ont mobilisé et organisé les patriotes Corse pour préparer l’insurrection dès la capitulation italienne et qui ont fait don de leur vie pour la liberté et la lutte contre le fascisme.

Michel BOZZI : A AJACCIO à 10H30 devant le gymnase qui porte son nom, rue Achille PERETTI, au niveau de la plaque qui lui rend hommage.

Jean NICOLI : A AJACCIO à 11H30, devant la plaque qui lui rend hommage, sur le lieu où il a été arrêté avec ses compagnons, à l’angle du boulevard Mme MERE et de la rue SOLFERINO.

Jean NICOLI : A SAN GAVINU DI CARBINI, SON VILLAGE NATAL, à 11H00 devant le monument édifié à sa mémoire.

Jean NICOLI : A AJACCIO à 18H00 à la caserne BATTESTI, Cette commémoration présidée par monsieur le Préfet de Région rappelle la détention de Jean NICOLI mais également celle de nombreux patriotes corses en ce lieu investi par l’armée italienne de novembre 1942 à octobre 1943.

Le Comité de la Corse du Sud de l’Association Nationale Des Anciens Combattants et Amis de la Résistance (A.N.A.C.R 2A.) appelle les Ajacciens, toutes générations confondues, à participer à ces commémorations et à rendre hommage aux héros et martyrs de la Résistance.

Bien cordialement, ANACR2A.jpg

 

Retour sur le 70° Anniversaire de execution de Pierre GRIFFI

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Commémoration de la mort de Pierre Griffi

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Allocution de Mario PAPI prononcée pour la commémoration de la mort de Pierre Griffi, le 18 août 1943

En présence de Monsieur Lalanne, secrétaire général de préfecture, représentant M. Mirmant, Préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud ; de Monsieur Paul Antoine Luciani, premier adjoint de la municipalité d’Ajaccio, de Monsieur François Casasoprana, adjoint de la municipalité d’Ajaccio, conseiller général, les colonels de gendarmerie Cayet et Bourin, les représentants des autorités civiles et militaires, les représentants des associations et leur porte-drapeaux.

Mesdames, Messieurs, merci de votre présence pour l’hommage que l’ANACR 2A rends à Pierre Griffi, officier radio exécuté le 18 août 1943 à l’âge d e29 ans par l’occupant fasciste qu’il était venu combattre dans notre île dont il était originaire par son père ; l’occupant qu’il a par son action courageuse et efficace, contribué à chasser de notre terre de Corse. Pierre Griffi, né à Alger le 13 mai 1914, s’engage très jeune dans la Marine nationale et fait partie de ces hommes et ces femmes qui au lendemain de la déroute de l’armée française, puis de l’humiliante armistice qui précipita notre pays dans le gouffre de la collaboration et de l’abandon des valeurs de la République, ces hommes et ces femmes disais-je qui choisirent le camp de la Résistance pour la libération de la France, le camp du combat contre le totalitarisme et la barbarie.

Le destin de Pierre Griffi( alias Denis) est intimement lié à celui du sous-marin Casabianca que le commandant L’Herminier et son glorieux équipage parviennent à soustraire au funeste sabordage de la flotte à Toulon. C’est dans la nuit du 12 au 13 décembre 1942 que, depuis le Casabianca, Pierre Griffi débarque dans la baie de Topiti, entre Cargèse et Piana. Il fait partie de la mission Pearl Harbour organisée conjointement par les états-majors français et Américains, et constituée de spécialistes du renseignement militaire. Parmi eux Le commandant Roger de Saule, l’instituteur Laurent Preziosi, l’adjudant Toussaint Griffi, cousin de Pierre et l’officier américain Brown. Le groupe est doté d’un poste émetteur-récepteur sur ondes courtes. Et c’est à travers le maquis et dans une Corse occupée par 80 000 soldats de Mussolini augmenté au printemps de 10 000 soldats de la Wehmarcht , et où sévissent l’OVRA et la Guestapo, que la mission Pearl Harbor parvient à s’installer et à diffuser les renseignements à Alger. Pierre Griffi a bénéficié dans le cadre de sa mission, qui aura duré six mois, de nombreux soutiens de citoyens corses qui au risque de leur vie ont fait le choix de leur résister pendant que d’autres optaient pour la passivité ou la collaboration avec l’occupant.

L’occasion m’est donnée de mettre en exergue le rôle important joué par la famille Mariani qui a abrité Pierre Griffi dans le village de Vero, de mars à mai 1943 et qui a participé à la logistique du matériel radio ; Vero d’où Pierre Griffi échappe de justesse aux occupants fascistes pour être récupéré par François Mariani qui l’installe dans sa maison située dans le quartier de Saint-Joseph à Ajaccio. Mais les véhicules radio gonio détectent les émissions le 11 juin et la maison de Valle Maiò est cernée et pierre Griffi, François Mariani et d’autres du réseau sont arrêtés par l’OVRA.

Incarcéré à la caserne Battesti, lors des interrogatoires, sou la torture, Pierre Griffi aura pour seule préoccupation d’endosser l’entière responsabilité et de disculper ses compagnons de combat, réussissant à les faire échapper à la peine capitale. Peine capitale qui lui est infligée par le Tribunal militaire de Bastia dont le procureur, devant son courage sera contraint de reconnaître : « Nous avons devant nous une belle figure de soldat français. Il a lutté, il a gagné la première manche, à présent qu’il a perdu la seconde, il est prêt à payer ». La première manche gagnée par Pierre Griffi sur l’occupant et nazi de Corse, ce sont les 286 messages transmis à l’état major interallié d’Alger parmi lesquels ceux qui ont rendus possibles les parachutages d’armes en montagne et ceux qui conduisirent les Alliés à attaquer de nombreux transports de troupes, dont le Francesco Crispi coulé avec six cents soldats à son bord.

En traversant le couloir qui le mènera le 18 août 1943, au petit matin vers le peloton d’exécution, Pierre Griffi, la veille au soir, encadré par deux carabiniers, s’est arrêté devant chaque porter des cellules de ses camarades pour leur crier : « Adieu les amis, bonne chance dans la vie ! ». C’était le cri d’espoir et d’humanité de celui qui allait mourir le lendemain sous les balles fascistes ; vingt deux jours avant l’insurrection des patriotes corses, 47 jours avant la libération de sa terre, de notre terre de Corse. Mesdames, Messieurs, en cette année 2013 qui marque le 70ème anniversaire de la libération de la Corse, « premier morceau libéré de la France. » pour reprendre l’expression du Général de Gaulle, Chacune de nos commémorations des hommes et femmes et des hommes qui ont sacrifiés leur vie pour que la population de Corse se libère de l’humiliante occupation fasciste et nazie, et recouvre la liberté et les valeurs humanistes de la France des Lumières et d e1789 ; chacune de ces commémorations, à l’instar de celle qui nous rassemble ce soir, doit revêtir un caractère solennel où se mêlent respect et reconnaissance ; mais aussi et surtout, engagement à faire en sorte que demeure vive leur mémoire et à agir afin que les valeurs qui guidèrent leur combat demeurent les fondements de notre société aujourd’hui.

En nous inclinant ce soir devant le monument qui rappelle son souvenir aux passants, soyons animés par les valeurs qui donnèrent sens au combat de Pierre Griffi, ce jeune homme épris de justice, de liberté et de fraternité. ANACR2A.jpg

 

70° Anniversaire de la Libération - Manifestations en 2B

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Le 18 août hommage aux fusillés et tués par les fascistes

Bastia carré des fusillés à 11 heures (route de l’octroi sous la caserne de St Joseph)

Le 19 août hommage à Dominique Vincetti

-9 heures 30 conférence à l’auditorium du musée de la Citadelle de Bastia par Ange Rovere.

-11 heures 30 dépôt de gerbe place Vincetti, puis à Casta à 17 heures et enfin à Saint Florent à 18 heures

Le 26 août hommage à Robert Lapina

Rapale à 18 heures

Le 30 août hommage à Jean Nicoli

Bastia lycée Jean Nicoli à 18 heures (cours Pierangeli) ANACR_2B.jpg

 

1943-2013-70ème anniversaire de la Libération de la Corse

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Il y a 70 ans, nombreux sont ceux qui donnèrent leur vie pour libérer notre ile. Grâce à leur courage et leur détermination, la Corse fut le premier morceau de France libéré. Si cette année 2013 est le 70ème anniversaire de la libération de la Corse elle est également le 70ème anniversaire du sacrifice de beaucoup d’entres eux. Cette année est donc une année particulière. Tous ces hommes et toutes ces femmes à qui nous devons la liberté ne doivent pas tomber dans l’oubli et méritent notre reconnaissance.

Dimanche 18 aout 2013 à 19 heures, aura lieu la cérémonie en hommage à Pierre GRIFFI, alias « Denis » Place de la gare ferroviaire, sur le square qui porte son nom.

Cérémonie à l’initiative des Résistants et des « Amis de la Résistance » A.N.A.C.R 2A.

Pierre GRIFFI, ce résistant de la première heure, reste pour notre mémoire le symbole de ce lien vital établi fin de 1942 entre Résistance corse et les Forces françaises d’ALGER. En honorant Pierre GRIFFI nos pensées iront aussi au glorieux sous-marin CASABIANCA et à son valeureux équipage commandé par le Commandant l’HERMINIER.

C’est le 18 Août, au petit matin, que Pierre GRIFFI a été fusillé par les fascistes. Ses dernières paroles ont été pour ses compagnons prisonniers : « Bonne chance dans la vie ! » leur a-t-il lancé en passant devant les cellules du couloir qui le menait à la mort. Il est mort courageusement, sans avoir cédé, durant des semaines, aux tortures de ses geôliers.

Le Comité de la Corse du Sud de l’Association Nationale Des Anciens Combattants et Amis de la Résistance (A.N.A.C.R 2A.) appelle les Ajacciens, toutes générations confondues, à participer à cette commémoration et à rendre hommage aux héros et martyrs de la Résistance.

Bien cordialement, Pour ANACR 2A HELENE GIACOMONI

adresse mail: helenegiacomoni@wanadoo.fr

 

Notre camarade et ami Joseph s'en est allé....

Notre camarade Joseph FIORI est décéde ....La levé de corps aura lieu ce samedi 27/7 au Funénarium PICHETTI à 15H30. Communiste Ajaccien de longue date toujours fidéle à ses idées ,il a dirigé pendant de trés longues années (notamment pendant la grande gréve de 1968)le syndicat CGT d'EDF;. Fidéle au Service Public et à sa Corse il a imposé parmi les premiers, avec Ange CASNOVA et Paul CIABRINI la prime d'insularité dans son entreprise. U Rossu s'incline devant notre camarade et appelle tous ceux qui veulent lui rendre un dernier hommage a se regrouper demain à 15H au funénarium. Que tous les siens, Antoinette, Rosiane et Guy trouvent ici, ainsi que le reste de la famille ,témoignage de notre affection et soutien.

 

Apres la disparition d’Henri Alleg

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"U Rossu" vous a annoncé en son temps la disparition de notre camarade, aujourd'hui PA LUCIANI lui rend un hommage discret et rappelle que l 'engagement d'Henri ALLEG, un grand camarade, a servi de référence à nombre de jeunes engagés dans la lutte anti coloniale et pour la Paix en Algérie.

Henri Alleg aura été, pour les hommes de ma génération, l’incarnation même de la lutte anticoloniale et de la fidélité aux grands idéaux de libération humaine.

Directeur d’Alger Républicain, écrivain, secrétaire général de l’Humanité, militant communiste et citoyen du monde, il a été l’un des grands témoins (et aussi l’une des victimes) de la guerre atroce qui a ensanglanté l’Algérie et la France.

Son livre La Question, où il décrit les tortures qu’il a subies durant un mois pendant la bataille d’Alger (un livre que j’ai découvert quand il était encore interdit) a laissé dans ma mémoire un souvenir puissant : son influence a été déterminante pour l’engagement de toute une génération d’étudiants qui arrivait à la conscience politique dans le sillage de la guerre d’Algérie et du refus du colonialisme.

Les hommes de progrès, quelles que soient leurs orientations personnelles, s’inclinent avec un immense respect devant cette grande figure qui a payé le prix fort de son engagement au service de la vérité. Un homme dont la vie entière est un symbole de fidélité et de dévouement.

Un hommage lui sera rendu par ses amis et ses camarades, le 29 juillet, au crématorium du Père Lachaise ; ses obsèques suivront à Palaiseau.

Paul Antoine Luciani Ajaccio le 21 juillet 2013

La vie entière d’Henri Alleg est celle d’un acteur et d’un grand témoin des déchirements et des combats de la deuxième moitié du vingtième siècle

 

Hommage à André GIUSTI au cimetière de Sante Marie Siche

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1943-2013 - 70ème anniversaire de la Libération de la Corse

Il y a 70 ans, nombreux sont ceux qui donnèrent leur vie pour libérer notre ile. Grâce à leur courage et leur détermination, la Corse fut le premier morceau de France libéré. Si cette année 2013 est le 70ème anniversaire de la libération de la Corse elle est également le 70ème anniversaire du sacrifice de beaucoup d’entres eux. Cette année est donc une année particulière. Tous ces hommes et toutes ces femmes à qui nous devons la liberté ne doivent pas tomber dans l’oubli et méritent notre reconnaissance.

Le 15 juin 2013 à partir de 16 heures 30, aura lieu la cérémonie d’hommage à André GIUSTI au cimetière de Sante Marie Siche, à 18 heures 30 aura lieu la projection du film « tous bandits d’honneur » suivi d’un apéritif musicale avec le groupe « Dopu Cena » (voir programme en PJ).

Le 17 juin 2013 à 11 heures, aura lieu la cérémonie d’hommage à Jules MONDOLONI au monument de la résistance à Petreto.

Le 17 juin 2013 à 19 heures, aura lieu la cérémonie d’hommage à André GIUSTI et Jules MONDOLONI, devant la plaque qui perpétue le sacrifice de ces deux héros de la Résistance à hauteur du 50, cours Napoléon à Ajaccio.

Le 18 juin 2013 à 18 heures 45, aura lieu la commémoration de l’appel du Général de GAULLE sur les ondes de la BBC le 18 juin 1940, place Charles de GAULLE.

Nous sommes bien évidement à votre entière disposition pour toutes informations qui vous seraient utiles, photos, coordonnées des familles, etc.…

Merci.

Bien cordialement,

Pour l'A.N.A.C.R 2A HELENE GIACOMONI

helenegiacomoni@wanadoo.fr

06 12 92 27 93

site internet: www.resistance-corse.asso

 

Agression de Clément Méric: la réaction du groupe Front de gauche à l'Assemblée nationale

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Clément, jeune militant de gauche, a été tué hier soir par des skinheads en plein Paris.

Nous condamnons avec la plus grande fermeté cet acte odieux. Et nous appelons les forces républicaines à la plus grande mobilisation face à la résurgence de ces groupes d’extrême droite qui n’hésitent plus désormais à passer à l’acte à travers le pays.

Ces pratiques barbares devraient faire réfléchir ceux qui labourent sur les terres du Front national et qui, par complaisance, contribuent indirectement à instiller des pulsions de haine et de violence, véritables fléaux pour notre démocratie.

A la mémoire de Clément, nous nous associons au rassemblement, prévu ce soir Place Saint-Michel, pour dénoncer ce crime abominable. Nous adressons nos pensées et sincères condoléances à la famille de Clément et à ses proches.

 

Cérémonie d'anniversaire de la fondation du CNR:

Voici - une fois n'est pas coutume - le texte complet de l'allocution du préfet à l'occasion de la cérémonie d'anniversaire de la fondation du CNR: Nous estimons qu'il mérite une publication sur Voci Aiaccini..., Le gouvernement (qu'il représentait tout à fait officiellement) n'a pas souvent invoqué (comme nous le faisons régulièrement) les valeurs de la Résistance en référence à la situation actuelle de la Corse...

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DISCOURS de M. Patrick STRZODA PREFET DE CORSE à l'occasion du 70ème anniversaire de la création du CONSEIL NATIONAL DE LA RESISTANCE AJACCIO -le 27 mai 2013

Il y a 70 ans, la Corse préparait activement sa libération.

Grâce au courage et à la persévérance de femmes et d'hommes qui aimaient profondément cette terre de Corse et leur patrie, la Corse a été le premier département libéré du joug fasciste et nazi . Nombreux furent ces résistants qui prirent les armes au nom d'un idéal, qui acceptèrent le risque de la mort pour vivre libres et être en règle avec leur conscience.

Pendant ces heures sombres, ces héros ont incarné les plus belles valeurs et qualités : fierté indomptable, haine farouche de la barbarie ennemie, amour profond de la République et de la France. Au delà de la diversité de leurs origines et de leurs engagements politiques, ils ont réussi à se rassembler sous la seule cause sacrée de la libération. A la même période, sur le continent, les différents mouvements de la Résistance se sont unifiés autour de Jean MOULIN.

Le 27 mai 1943, les mouvements de résistance, mais aussi des syndicats et des partis politiques, ont jeté les bases du programme du Conseil National de la Résistance qui permettra la renaissance de notre pays et autorisera la France à siéger à la table des vainqueurs lors de la capitulation du IIIème Reich.

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