Voci Aiaccini "U Bloggu di U ROSSU" Fédération de la Corse du Sud du PCF Supplément officiel à "la Voix d'Ajaccio"

Interview de Dominique BUCCHINI

Pour nos amis qui n'ont pas lu Corse Matin

Inter_DB.jpg Lire en Annexe

 

MC VERGIAT Députée Européenne FDG

A l'occasion de la journée internationale des droits et des luttes des femmes, après le débat organisé à l'espace diamant à Ajaccio sur la prévention des violences faites aux femmes, une rencontre s'est tenue avec Marie Christine VERGIAT, eurodéputée du Front de gauche et élue de la circonscription du sud est.

Durant près de deux heures les militants de la fédération ont échangé avec notre camarade députée européenne, sur les luttes des femmes, sur les prochaines élections européennes de mai prochain et sur l'importance d'avoir des élus communistes et du Front de gauche au Parlement européen.

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Accueil de M.C. VERGIAT et lancement du débat par Maxime NORDEE secrétaire départemental de la Fédé 2A du PCF .

 

Marie Christine VERGIAT, députée européenne du Front de gauche

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Les communistes de Corse du sud recoivent Marie Christine VERGIAT, députée européenne du Front de gauche, à l'occasion de la journée internationale des droits des femmes, samedi 8 mars dans le local de la fédération, impasse Bertin à Ajaccio, à partir de 16h30.

Membre de la commission des droits de l'Homme au Parlement européen, elle participera à un échange sur le role d'une élue du Front de gauche au Parlement européen et sur la manière de prendre en compte les problématiques corses, dans le contexte de l'union européenne marqué par la domination, sur le plan économique et politique, des idées néolibérales mais aussi par l'existance de résistances et de construction d'alternatives.




le secrétaire départemental Maxime NORDEE maxim.jpg

 

RASSEMBLEMENT et à la PRESENTATION DE LA LISTE DE SIMON RENUCCI

INVITATION

Paul Antoine LUCIANI, Maria GUIDICELLI, Natacha PIMENOFF, Marthe POLI et Etienne BASTELICA Vous convient

Au RASSEMBLEMENT et à la PRESENTATION DE LA LISTE DE SIMON RENUCCI

LE 06 FEVRIER 2014 À 18 HEURES AU PALAIS DES CONGRES D’AJACCIO

Nous comptons sur votre soutien.Fraternellement,

Etienne BASTELICA

 

COMPTE-RENDU DE LA RENCONTRE PCF-PG DU VENDREDI 17 JANVIER 2017 ETABLI PAR LA DELEGATION DU PCF

La rencontre entre deux délégations de six personnes du PCF et du PG conduites par Pierre Laurent et Jean-Luc Melenchon a eu lieu ce matin à Paris. La rencontre a duré plus de trois heures.

Elle a principalement abordé quatre questions :

Premièrement,

les deux délégations portent la même appréciation sur la gravité de la conférence de presse de François Hollande. Elles ont confirmé leur volonté d'amplifier leur opposition à cette politique et la mobilisation pour lui faire face. Il a notamment été évoqué la journée de mobilisation du 8 février contre la hausse de la TVA et la délégation du PCF a rappelé la démarche des États généraux de la justice fiscale. Le PCF a également souligné la nécessité de relancer l'intervention citoyenne et l'action contre les réformes institutionnelles annoncées par François Hollande et pour la VIème République.

Deuxièmement,

sur les élections municipales, les deux délégations, en réaffirmant leur attachement à l'enjeu communal, ont constaté leurs divergences d'appréciation et de stratégie sur le premier tour des élections municipales dans une série de grandes villes. Elles ont discuté des règles d'utilisation du logo du Front de gauche sans encore trouver de point d'accord final sur ce point. Diverses solutions ont été évoquées mais aucune n'a fait consensus. Il a été convenu de poursuivre les échanges. Pour le PG, cette question fait particulièrement problème à Paris.

Troisièmement,

une discussion a également eu lieu sur les futures échéances régionales et cantonales de 2015, sur les options stratégiques qui seront prises par le Front de gauche et sur la manière de les décider. Le PCF pour sa part, a fait remarquer que dans ces deux types d'élections, la présentation de candidats ou de listes était déjà la règle lors des dernières échéances, dans la quasi totalité des cas aux cantonales dans lesquelles le PCF a toujours présenté des candidats et dans la grande majorité des régions en 2010. Le PCF considère que l'ampleur des attaques du gouvernement contre les collectivités départementales et régionales conduira probablement à approfondir les choix dans cette direction. En même temps, la délégation du PCF a indiqué que ces décisions devraient intervenir après les échéances électorales du premier semestre 2014 en tenant compte du résultat de ces élections et du nouveau paysage politique, d'une appréciation fine des conséquences de la modification du scrutin cantonal et du découpage autoritaire des nouveaux cantons, qui visent à marginaliser notre représentation électorale. En tout état de cause, ces choix devront être débattus par les communistes en ce qui concerne le PCF, et par l'ensemble du Front de gauche, avant toute décision. Le PCF a indiqué qu'il était favorable à ce qu'une discussion nationale du Front de gauche s'engage sur ce point à l'issue des échéances à venir.

Quatrièmement,

concernant les élections européennes, le PCF a souligné l'urgence qu'il y avait à entrer en campagne,à travailler pour cela à la constitution des liste du Front de gauche, et l'atout que constituait la désignation de la candidature d'Alexis Tsipras. Trois points de discussion ont été soulevés par le Parti de gauche : la nécessité de confirmer notre accord sur le fond de notre positionnement politique, la volonté d'aboutir à des listes qui respectent l'équilibre entre les différentes forces du Front de gauche, avec trois têtes de liste pour le PCF et le PG comme en comme en 2009, la nécessité de discuter du rôle de la délégation française dans le groupe de la GUE-NGL au Parlement européen. Le PCF, qui est favorable pour sa part à la reconduction des sortants dans leurs circonscriptions (Patrick Le Hyaric, Jacky Hénin, Jean-Luc Melenchon, Marie- Christine Vergiat, Yonous Omarjee), et au respect de la diversité des composantes du Front de gauche dans la répartition des postes éligibles, a indiqué qu'il était ouvert à la discussion et que des progrès rapides pouvaient être réalisés vers un accord si cette discussion s'engageait.



Enfin, la nécessité de continuer à mener la réflexion sur la vie du Front de gauche a été évoquée. Le PG souhaite reprendre la discussion sur les adhésions directes et les modes de décision au Front de gauche. Le PCF a pour sa part indiqué qu'il avait toujours été ouvert aux discussions sur l'amélioration des modes de fonctionnement partagés du Front de gauche. A la sortie de la rencontre, Pierre Laurent a estimé devant la presse: « la crise qu'on a traversée est derrière nous, même si tout n'est pas réglé » . Il a estimé que ces discussions étaient « rassurantes pour ceux qui s'inquiétaient pour l'avenir du Front de gauche ». Pour le PG, Eric Coquerel a déclaré : « la crise n'est pas surmontée, mais nous en sortons avec l'idée que cette crise est surmontable ».

Le Parti communiste français va travailler activement dans les jours qui viennent pour aboutir à ce que les deux délégations ont qualifié de « nécessaire sortie par le haut ».

 

COMPTE-RENDU DE LA RENCONTRE PCF-PG DU VENDREDI 17 JANVIER 2017 ETABLIE PAR LA DELEGATION DU PCF

La rencontre entre deux délégations de six personnes du PCF et du PG conduites par Pierre Laurent et Jean-Luc Melenchon a eu lieu ce matin à Paris. La rencontre a duré plus de trois heures.

Elle a principalement abordé quatre questions :

Premièrement,

les deux délégations portent la même appréciation sur la gravité de la conférence de presse de François Hollande. Elles ont confirmé leur volonté d'amplifier leur opposition à cette politique et la mobilisation pour lui faire face. Il a notamment été évoqué la journée de mobilisation du 8 février contre la hausse de la TVA et la délégation du PCF a rappelé la démarche des États généraux de la justice fiscale. Le PCF a également souligné la nécessité de relancer l'intervention citoyenne et l'action contre les réformes institutionnelles annoncées par François Hollande et pour la VIème République.

Deuxièmement,

sur les élections municipales, les deux délégations, en réaffirmant leur attachement à l'enjeu communal, ont constaté leurs divergences d'appréciation et de stratégie sur le premier tour des élections municipales dans une série de grandes villes. Elles ont discuté des règles d'utilisation du logo du Front de gauche sans encore trouver de point d'accord final sur ce point. Diverses solutions ont été évoquées mais aucune n'a fait consensus. Il a été convenu de poursuivre les échanges. Pour le PG, cette question fait particulièrement problème à Paris.

Troisièmement,

une discussion a également eu lieu sur les futures échéances régionales et cantonales de 2015, sur les options stratégiques qui seront prises par le Front de gauche et sur la manière de les décider. Le PCF pour sa part, a fait remarquer que dans ces deux types d'élections, la présentation de candidats ou de listes était déjà la règle lors des dernières échéances, dans la quasi totalité des cas aux cantonales dans lesquelles le PCF a toujours présenté des candidats et dans la grande majorité des régions en 2010. Le PCF considère que l'ampleur des attaques du gouvernement contre les collectivités départementales et régionales conduira probablement à approfondir les choix dans cette direction. En même temps, la délégation du PCF a indiqué que ces décisions devraient intervenir après les échéances électorales du premier semestre 2014 en tenant compte du résultat de ces élections et du nouveau paysage politique, d'une appréciation fine des conséquences de la modification du scrutin cantonal et du découpage autoritaire des nouveaux cantons, qui visent à marginaliser notre représentation électorale. En tout état de cause, ces choix devront être débattus par les communistes en ce qui concerne le PCF, et par l'ensemble du Front de gauche, avant toute décision. Le PCF a indiqué qu'il était favorable à ce qu'une discussion nationale du Front de gauche s'engage sur ce point à l'issue des échéances à venir.

Quatrièmement,

concernant les élections européennes, le PCF a souligné l'urgence qu'il y avait à entrer en campagne,à travailler pour cela à la constitution des liste du Front de gauche, et l'atout que constituait la désignation de la candidature d'Alexis Tsipras. Trois points de discussion ont été soulevés par le Parti de gauche : la nécessité de confirmer notre accord sur le fond de notre positionnement politique, la volonté d'aboutir à des listes qui respectent l'équilibre entre les différentes forces du Front de gauche, avec trois têtes de liste pour le PCF et le PG comme en comme en 2009, la nécessité de discuter du rôle de la délégation française dans le groupe de la GUE-NGL au Parlement européen. Le PCF, qui est favorable pour sa part à la reconduction des sortants dans leurs circonscriptions (Patrick Le Hyaric, Jacky Hénin, Jean-Luc Melenchon, Marie- Christine Vergiat, Yonous Omarjee), et au respect de la diversité des composantes du Front de gauche dans la répartition des postes éligibles, a indiqué qu'il était ouvert à la discussion et que des progrès rapides pouvaient être réalisés vers un accord si cette discussion s'engageait.



Enfin, la nécessité de continuer à mener la réflexion sur la vie du Front de gauche a été évoquée. Le PG souhaite reprendre la discussion sur les adhésions directes et les modes de décision au Front de gauche. Le PCF a pour sa part indiqué qu'il avait toujours été ouvert aux discussions sur l'amélioration des modes de fonctionnement partagés du Front de gauche. A la sortie de la rencontre, Pierre Laurent a estimé devant la presse: « la crise qu'on a traversée est derrière nous, même si tout n'est pas réglé » . Il a estimé que ces discussions étaient « rassurantes pour ceux qui s'inquiétaient pour l'avenir du Front de gauche ». Pour le PG, Eric Coquerel a déclaré : « la crise n'est pas surmontée, mais nous en sortons avec l'idée que cette crise est surmontable ».

Le Parti communiste français va travailler activement dans les jours qui viennent pour aboutir à ce que les deux délégations ont qualifié de « nécessaire sortie par le haut ».

 

AJACCIO - 2 Décembre 18H Devant la Prefecture....

5Mai.jpg Pour la justice fiscale, le PCF avec le Front de gauche organise une marche le 1er décembre à Paris.

Les communistes corses s'y associent et appellent à un rassemblement devant la préfecture de Corse,

à Ajaccio, le lundi 2 décembre à 18h. Une délégation remettra une motion au préfet .

Le tract en ANNEXE....

 

Consultation des Corses par référendum : la lettre de Michel Stefani au Président de la République

M_Stefani__15_.jpgMonsieur le Président de la République,

Le 4 octobre 1943 la Corse se libérait des occupants fascistes, allemands et italiens. Aujourd’hui je me félicite de votre venue pour commémorer ce 70ème anniversaire de la Libération de la Corse.

Votre présence relève ainsi l’hommage rendu au peuple corse insurgé le 9 septembre 1943. Ce jour là, de sa seule volonté, il choisira librement d’associer son destin à celui de la France par le sang versé et le combat qu’il prolongera jusqu’à la Libération de l’ensemble du territoire national.

Aussi glorieuse que cette page d’histoire ait pu l’être, il se dit ici que vous vous exprimerez également à propos du vote de l’Assemblée de Corse demandant une inscription de la Corse à l’article 72 de la Constitution sous un cinquième alinéa.

Cela implique de modifier la Constitution soit après une consultation par référendum du peuple français, soit après un vote identique de l’Assemblée Nationale et du Sénat puis du Parlement réuni en Congrès où la majorité des 3/5ème est requise.

Les Corses entendent, regardent et se demandent, en conséquence, si effectivement la parole leur sera donnée pour confirmer ou infirmer le vote de l’Assemblée de Corse qui engage leur propre avenir.

En 2003, ils s’étaient prononcés contre la modification institutionnelle pourtant votée à une écrasante majorité par l’Assemblée de Corse. Cela interpelle d’autant plus le responsable politique que, récemment, en Alsace la volonté, quasi unanime, des élu(e)s a été battue en brèche sur une question similaire.

Voila pourquoi, il me semble indispensable que l’exigence démocratique de consultation populaire, absente de la délibération de l’Assemblée de Corse, adressée au gouvernement, soit prise en compte et affirmée conjointement par les plus hautes autorités de l’Etat.

Dans ces conditions, sans préjuger de la réponse du gouvernement, je me permets de m’adresser à vous afin que les Corses n’aient aucun doute sur la garantie d’être consultés par référendum avant que ne soit engagé, si tel devait être le cas, le processus de révision de la Constitution destiné à obtenir l’inscription spécifique de la Corse à son article 72.

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute considération.

Michel STEFANI

 

Rencontre des animatrices et animateurs du FDG-Dimanche 22 septembre 2013

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Introduction au débat de Michel Stefani

L'actualité est lourde de danger pour les peuples de plus en plus exposés à la férocité du capitalisme en quête de profits et de maîtrise des matières premières indispensables à cet objectif. Alors même que la guerre, en Irak, en Afghanistan en Libye, n’a fait qu’aggraver les tensions au détriment des peuples, le président de la république et le gouvernement, s’agissant de la Syrie, entendent poursuivre cette logique dramatique. Nous nous y opposons fermement et agissons en faveur d’une solution politique et pour la paix à laquelle le peuple syrien aspire comme les forces démocratiques et sociales que nous soutenons dans la région.

Au lendemain de la journée mondiale de la paix, en pleine commémoration du 70ème anniversaire de la Libération de la Corse, nous tenons à faire entendre une autre voix de la France pour l'amitié entre les peuples, le désarmement, le développement humain et à la coopération entre les nations. Une France qui appelle à une refonte démocratique des Nations unies, où chaque peuple, chaque État, compterait pour un. La crise syrienne rend cette réforme plus que jamais nécessaire.

Ce jusqu’auboutisme guerrier dangereux, largement rejeté, se greffe sur une réalité économique et sociale dans le pays qui suscite de plus en plus de colère. Tenter de faire oublier la politique gouvernementale de cette façon serait une grave erreur.

Réalité de la crise

Les déclarations successives des ministres, durant leur « été laborieux », laissaient envisager "le retour de la reprise", appuyé selon Moscovici sur «une amélioration de la croissance européenne et de la demande intérieure »…. Et pour valider ce discours, ils ont brandi des indicateurs économiques conjoncturels en progression, notamment le demi-point de PIB au 2ème trimestre. L'extrapolation abusive des chiffres ne saurait occulter qu’à l’échelle du monde, de l’Europe ou de la France, les contradictions s’aiguisent violemment sous l’effet des crises qui, en se multipliant, amplifient les impasses et les dégâts provoqués par des solutions capitalistes antisociales. On voit là la faiblesse de la «croissance mondiale», affectée à la fois par la crise des émergents, la stagnation en Europe et le mode de reprise impulsée par les USA. On voit aussi, dans cette situation, l’actualité de nos propositions, aussi bien pour une refonte du rôle de la BCE, que pour l’émergence d’un outil monétaire à vocation mondiale, émancipé du dollar et de la dictature des marchés. De nombreux pays sont en récession. Avec 26 millions de chômeurs à l’échelle de l’UE, la détérioration touche y compris l’Allemagne où 7 millions de salariés gagnent moins de 450 euros par mois. Le frémissement agité par Moscovici, se heurte toutefois au fait que pendant la crise financière, la part des dividendes dans la richesse produite s’est accrue. Ils sont passés de 11 % à 22 % de la richesse produite en 20 ans, soit 230 milliards d’euros en 2013. Dans le même temps, la précarité fait des ravages. Un seul exemple à partir des statistiques du chômage. Du fait des emplois aidés (emplois d’avenir...), l’augmentation du nombre de chômeurs de catégorie A (sans aucune activité) se limite à 8000 personnes en juillet alors que dans les catégories, B et C (personnes à activité réduite), l’augmentation est de 55.000. Au mois de juillet, pour le vingt-septième mois consécutif, le nombre de chômeurs en Corse a augmenté : 18 623 personnes sont sans-emploi, toutes catégories confondues. Ce qui représente une hausse de 2,3 % par rapport au mois de juin et de 15,6 % sur un an. Au premier trimestre 2013, la Corse se trouvait déjà dans le peloton de tête des régions où le chômage a frappé le plus. Un constat analogue avait été dressé entre le mois de mars et le mois d'avril. Pour les catégories A, B et C, on recensait déjà 18 047 demandeurs d'emploi, soit une augmentation de 3,1 % contre un taux national de 1,2 % sur la même période, avec des disparités entre les deux départements insulaires : + 3,6 % pour la Haute-Corse et + 2,5 % pour la Corse-du-Sud.

Pour la deuxième année consécutive, la saison touristique ne permet plus d’amortir cette hausse. Le modèle économique imposée ces 25 dernières années sur l’objectif très libéral de désanctuarisation et de low cost confirme ainsi son échec et la nécessité d’en sortir. Dogmes et exigences libérales Pour cette rentrée le Medef offensif sur le « coût du travail » donne le ton et obtient que la part patronale de hausse de cotisations retraite soit compensée et, cerise sur le gâteau, il devrait obtenir l’abandon de contrôles fiscaux sur les milliards versés aux entreprises pour le « crédit d’impôt compétitivité » et le « crédit investissement recherche ». Non content, il renchérit en demandant pour 2014 100 milliards de baisses supplémentaires notamment de la fiscalité sur le capital.

Autre thème où le patronat donne le ton, celui du «ras le bol fiscal» devenu celui de la «pause fiscale» permettant d'évacuer les questions de fond comme l’injustice fiscale des impôts indirects, l'opacité et les gâchis entourant les aides aux entreprises, la fraude fiscale des fonds de placement et des multinationales. Avec le «ras le bol fiscal», c’est la vision libérale qui est adoptée. La «pause fiscale» annoncée par Hollande est en réalité une « facilité » accordée au patronat quand pour l’essentiel des retraités et des salariés, la hausse de la TVA et des cotisations retraites impactera leur pouvoir d’achat déjà en forte baisse. Ni à court terme, ni à long terme cette politique ne pourrait mener à une « reprise ». Les dernières statistiques de l'INSEE d'ailleurs indiquent un nouveau recul de la production industrielle de 0,6% en France en juillet par rapport au mois précédent, après avoir chuté de 1,4% en juin. La suppression de 60 000 emplois au 1er semestre le confirme soit 139 000 depuis un an.

Les retraites

Le projet gouvernemental sur les retraites, calé sur les réformes antérieures, ignore volontairement que les difficultés de financement des retraites viennent de l’ampleur accrue du chômage depuis 2008. Le besoin de financement supplémentaire représente 1 point de PIB, mais ce gouvernement ne veut pas engager la réflexion sur les 5 points perdus en moyenne par la part des salaires dans le PIB. De même, il n’est pas question de faire participer les revenus financiers des entreprises à l’effort requis, seuls les salariés et les retraités sont sollicités pour aboutir en définitive à la retraite à taux plein à l’âge de 67 ans ! Concernant l’égalité femme-homme, les mesures sont nettement insuffisantes hormis la prise en compte des congés maternité. Pour la pénibilité, l’usine à gaz pourrait accoucher d’une souris, il en est de même pour les jeunes et le rachat d’années d’études au lieu de leur prise en compte pour la retraite. Enfin, le renvoi à de nombreux décrets autoriserait une évolution plus restrictive, sans avoir à changer la loi. Les manifestations du 10 septembre, avec une mobilisation conséquente en cette période de l'année, constitue un sérieux avertissement au gouvernement. « La réforme juste, de gauche, en faveur des femmes et des professions les plus pénibles », pour reprendre les éléments de langage, ne passe pas. D'autres rendez-vous sont annoncés. Situation politique et débat institutionnel Nous attaquons donc cette rentrée dans un contexte de crise économique, sociale et politique, lié à la baisse du pouvoir d'achat et à la forte augmentation du chômage. Le doute qu'il soit possible de faire autrement est présent. Le discours du renoncement pèse et soulève une interrogation: « peut on ou non modifier le rapport de force ?».

Elle se pose ici en partant de la réalité sociale et politique à laquelle les Corses sont confrontés. Chômage, cherté de la vie, pénurie de logements sociaux, spéculation, dérives affairistes et mafieuses, climat pesant entretenu par une violence à multiples facettes, constituent les données de cette réalité. Le débat sur la réforme institutionnelle occulte pour une large part cette réalité. Dés lors, comme nous l’avons précisé, la réflexion doit partir de ce qui caractérise les dimensions sociale et économique de la Corse et non de la forme institutionnelle et administrative de la gouvernance territoriale. Cela pour pouvoir répondre, dans le cadre des principes républicains et de la solidarité nationale, au mieux à l’urgence sociale. En conséquence, la Corse reste institutionnellement une région métropolitaine qui doit pouvoir, au titre de l’insularité qui la distingue, bénéficier de dispositions particulières. Ce questionnement n’est pas neutre et ne l’a jamais été parce qu’il détermine la nature de cette réponse politique sur l’ensemble du territoire. Notre objectif n’est pas de prendre prétexte des difficultés économique et sociales « pour ne pas consacrer du temps à l’analyse et à l’amélioration des institutions particulières » de la Corse mais de ne pas considérer que la dimension institutionnelle serait en elle-même la cause des difficultés et la réforme permanente la seule possibilité d’en sortir. Cette approche ne résume pas et nous ne le ferons pas le contenu du rapport Chaubon et encore moins des travaux de la commission mais force est de constater que les inégalités, ces 30 dernières années, se sont creusées dans des proportions considérables et connues de tous notamment de celles et de ceux toujours plus nombreux à vivre la pauvreté et la précarité …. Le mensuel Corsica du mois Mai révélait ainsi que dans la tranche des foyers déclarant plus de 100 000 € de revenus annuels on compte désormais 1 600 contributeurs pour un montant global de 290 M€ soit une moyenne par déclaration de 181 000 €. Le paradoxe est d’autant plus alarmant que la précarité touche aux deux extrémités de la pyramide des âges les jeunes et les anciens avec une augmentation de 20 % en trois ans du nombre de foyers aux revenus inférieurs au seuil de pauvreté (954 € en 2009).

La Corse mentionnée dans la Constitution

Une mention de la Corse dans la Constitution serait-elle adaptée ou indispensable à la mise en œuvre d’une politique susceptible d’améliorer en priorité les conditions de vie de ces ménages ? La question est posée. Une analyse de la situation au regard des dispositions contenues dans les différentes évolutions statutaires de la Corse, depuis 1982, apporte des éléments de réponse sans perdre de vue les grands mouvements sociaux de 1989 et 1995. Ce n’est pas l’obstacle constitutionnel ou l’impossibilité effective de l’exercice des pouvoirs normatifs reconnus à la CTC, qui ont fait les difficultés actuelles de l’OTC. Dans le même ordre d’idée le détournement des réfactions de TVA et du franco de port (qui contribuent au maintien de la cherté de la vie avec les bas salaires), le « vol » sur la taxe de transport (qui pénalise la Corse) ne découlent pas de l’absence de dérogation aux principes d’égalité devant l’impôt. La pénurie de logements sociaux comparée à la profusion de logements neufs invendus (1400) n’est pas le résultat non plus d’une impuissance administrative tenant de la confusion des compétences, de la complexité de l’organisation institutionnelle, des financements croisés ou de la clause de compétence générale. D’autres exemples pourraient étayer la démonstration, notamment l’approche discutable selon laquelle il faudrait pouvoir déroger aux lois et règlements nationaux tout en respectant la réglementation ultralibérale de l’union européenne et les directives de la Commission comme la dernière s’appliquant à la SNCM. Ce dont nous traitons par conséquent c’est de l’action publique, des instruments administratifs et institutionnels, de sa mise en œuvre, des moyens budgétaires affectés et de fait de la décision politique qui prévaut en amont et non l’inverse. L’instrument institutionnel ne fait pas la responsabilité politique il en sert les objectifs. En conséquence, il faut dire pour qui et pourquoi une évolution institutionnelle s’impose après un examen poussé des conditions sociales, économiques et politiques pour améliorer sensiblement les conditions matérielles de ceux qui souffrent le plus.

La réforme institutionnelle, dans cette approche, ne peut pas être le préalable mais bien la conclusion d’un processus transparent et démocratique fondé sur cet objectif prioritaire et validé par la consultation référendaire. Cela correspond d’ailleurs à l’étude d’opinion réalisée pour éclairer l’élaboration du PADDUC comme la rédaction même de ce document stratégique afin qu’il réponde aux attentes de notre peuple. Les sujets déjà traités ont été distinctement le transfert de la compétence fiscale (partielle ou totale), avec dans notre visée, non pas un statut fiscal, mais des mesures fiscales antispéculatives, la prorogation de l’Arrêté Miot assortie d’une contribution des gros patrimoines, la Coofficialité de la langue Corse au nom d’un bilinguisme non discriminatoire. Nous sommes directement à l’origine de ces propositions qui, nous le savions, impliquent une révision constitutionnelle. Pour ce qui nous concerne la délibération, attendue par le gouvernement, doit faire expressément référence à ces deux délibérations sans en élargir le champ parce que nous ne sommes pas favorables au principe de dérogation permanente procurée par une mention de la Corse à l’article 72 de la Constitution.

Statut Fiscal

Dans le même esprit nous rejetons l’idée d’un statut fiscal dont la caractéristique essentielle serait de rompre avec les principes de péréquation et de solidarité nationales, pour maintenir les avantages que le détournement des réfactions de TVA, de la Taxe de transport, et la non imposition des gros patrimoines, procurent à quelques uns. Le problème des inégalités et donc de la juste répartition des richesses, en un mot de l’argent, se pose et se posera y compris avec un statut de résident ou une citoyenneté corse auxquels nous sommes fondamentalement opposés. En effet, ce statut ou cette citoyenneté n’empêcherait pas les Corses fortunés de spéculer sur un marché qui de fait leur serait réservé au bénéfice d’une confusion subtilement entretenu entre droit à la propriété et droit au logement. Appliqués au droit du travail, (c’était dans le projet rejeté par les alsaciens) à l’accès aux soins, à la protection sociale incluant la retraite, les prestations familiales, les minimas sociaux, on mesure l’implication et les retombées de telles mesures car la citoyenneté n’est ni une affaire de générosité, ni de culture ou d’ouverture d’esprit supposée, elle est une question de droits reconnus à chaque citoyen à partir desquels se fonde leur destin commun.

Peut-on valablement considérer qu’un Corse puisse bénéficier de droits découlant d’un statut de résident qui ne seraient pas reconnus à un continental voulant vivre en Corse et dans le cas contraire qu’un Corse s’installant sur le continent puisse avoir accès à tous les avantages découlant des principes républicains et de la solidarité nationale ? Nous pensons que non, sauf à entrer dans un processus identique à celui de la Nouvelle Calédonie où le citoyen calédonien n’est pas le résident français au bénéfice d’une confusion subtilement entretenu entre droit à la propriété et droit au logement. Délibération du 26 septembre

La délibération proposée pour la session du 26 septembre ne met pas ces questions en débat qui devraient faire l’objet d’un examen lors d’une autre session dans le cadre de l’élaboration du PADDUC. Lors de la session du 6 septembre consacrée à la DSP maritime (je vais y revenir) nous avons eu un échange dans le groupe sur la controverse qui a marqué le mois d’aout sur cette question après la participation de Maria aux Journées internationales de Corsica Libéra. Il y a bien sur une double dimension à ces échanges que je ne veux pas occulter l’une touche à la forme : fallait-il ou non y participer ? L’autre touche au fond politique et la cohérence du groupe face aux affirmations de Paul Giacobbi qui divisent la majorité. L’interview de Dominique fin août a resitué les enjeux, sans occulter le débat interne à notre formation, pour affirmer une orientation claire. Nos travaux aujourd’hui nous permettront également d’enrichir la position du groupe. S’agissant de la DSP maritime nous avons beaucoup œuvré en faveur de son attribution au groupement CMN SNCM. Des camarades s’interrogent sur notre capacité à porter la question sociale dans l’hémicycle, un dossier comme celui la symbolise notre action, parce que dans ce dossier maritime comme dans celui de l’aérien, où nous avons été déterminants, des milliers d’emplois à statut sont concernés. Sur l’industrialisation, à propos de laquelle nous n’aurions aucune proposition, la mise en œuvre du plan énergétique, la mise en service de la centrale de Lucciana, le projet de gazoduc Cyrénée, est un autre exemple tout aussi symbolique que notre demande de faire réaliser en Corse des éléments entrant dans la fabrication des futurs navires de la SNCM inscrits dans la DSP. Le soutien au primo-accédants à la recherche d’un logement, la gratuité pour les étudiants sur le chemin de fer sont également de ces décisions que nous avons influencées directement. Nous devons insister sur cette action car pour partie elle montrera qu’il est utile de pouvoir disposer d’élu(e)s communistes et du F d G dans les prochaines municipalités et au Parlement européen.

Le cap gouvernemental

Le gouvernement poursuit le cap qui est le sien. Cette obstination à comme engendre un sévère décrochage chez celles et ceux qui ont porté le PS au pouvoir en 2012.... L'enquête IFOP de fin août pointait un sentiment de colère majoritaire.... Cela n'est pas pour nous étonner, sauf qu'une interrogation demeure : « comment va s'exprimer cette colère dans les mois qui viennent? » Cette colère peut-elle se traduire par des mobilisations populaires et l'émergence d'une alternative de gauche ? Va-t-elle au contraire se perdre dans l'abstention de l'électorat de gauche? Va-t-elle nourrir le vote FN ? La question reste entière. Notre responsabilité, c'est d'y apporter des réponses pour que cette colère puisse trouver un débouché positif. Nous sommes confrontés en cette rentrée à un défi, dans un contexte où se mêlent colère et renoncement, celui de mettre en débat des propositions alternatives crédibles qui puissent rassembler et redonner de l'espoir. Pour cela, il faut commencer par éviter quelques pièges grossiers. Ainsi, depuis quelques semaines, se développent plusieurs thématiques dans lesquelles nous pourrions nous laisser enfermer. Première thématique : "le PS ne fait pas qu'une mauvaise politique il se transforme et en quelque sorte deviendrait un parti de droite." Que le PS fasse une mauvaise politique c'est une évidence, que ses nouvelles élites soient peu imprégnés des valeurs de transformations sociales, que le renoncement ait remplacé la promesse du changement, sont aussi des évidences. Pour autant, les hommes et les femmes qui adhèrent au PS, qui votent socialiste, se considèrent de gauche et portent en eux des valeurs de gauche. L’'IFOP l’a souligné dans le titre de cette enquête en relevant : "des convergences très nettes entre les sympathisants de gauche (F d G-PS) et une porosité grandissante entre les sympathisants UMP-FN"

Faire ce constat peut paraître évident. Mais il faut savoir en tirer toutes les implications pour notre activité. Ignorer ces hommes ou ces femmes, ou bien les traiter par l'invective ou le mépris, nous mène dans une impasse. Si nous voulons changer le rapport de force dans la bataille idéologique et politique, on ne peut ignorer les femmes et les hommes de cet électorat. Nous avons, à leur égard, un long travail de dialogue à entreprendre pour faire avancer la réflexion pour passer de la déception et du renoncement à la prise de conscience du faire autrement, pour les faire cheminer de l'abstention au vote et donner une perspective autre que le « tous pareils » ou « tous pourris ». Sans développer là-dessus, il est indispensable d’avoir à l’esprit à la fois la multiplication des exigences du MEDEF et l'annonce faite par Copé de gouverner 6 mois par ordonnances si la droite revenait au pouvoir. Inutile de décrire la situation si entre temps le FN parvenait à peser encore plus, dans des communes en 2014, les Régions en 2015 et à l'Assemblée Nationale en 2017.

Deuxième thématique: "le choix offert aux communistes serait binaire entre liste avec le PS pour sauver des élus ou l'autonomie par rapport au PS". Comme si la bienveillance du PS et des sociaux démocrates en général était à l’origine de l'élection des élu(e)s communistes. Entre les modes de scrutins et les conséquences de la bipolarisation, sans parler des différentes manœuvres politiciennes, tout est mis en œuvre pour réduire leur représentation. Dés lors, quand ils gagnent ou conservent des mandats c'est toujours le résultat de mobilisations, de conquêtes et d'innovations politiques. Dans une période marquée par le doute, la colère et la déception, cela exige de contribuer au renforcement des mobilisations, du rassemblement et au développement du Front de gauche. C'est bien dans cet esprit que nous devons aborder la période qui s'ouvre avec la volonté de répondre à 3 priorités.

Renforcer les mobilisations

Le peuple de gauche tient la clé de l'alternative. Soit il se mobilise et il change le contexte politique, soit il reste spectateur et la porte sera ouverte à d’autres reculs. L'explosion dans les enquêtes d'opinion de celles et ceux qui se classent "sans préférence partisane" de 11% à 33%, en quelques mois, est inquiétante de ce point de vue et illustre le chemin à parcourir. Notre bataille doit contribuer à faire reculer les idées de renoncement, à rendre perceptible la possibilité d’influer à la fois sur le rapport de force politique et la bataille idéologique. Cela constitue autant de point d'appuis pour l'avenir. Notre démarche doit être constructive, argumentée et forte de propositions. Favoriser le rassemblement Nous ne créerons pas les conditions des mobilisations si nous n'avons pas en permanence l'ambition de favoriser le plus large rassemblement dans le débat d'idées et les initiatives, de toutes celles et tous ceux qui aspirent à vivre autrement que sous la contrainte des politiques capitalistes. C'est à dire tendre la main à celles et ceux qui n'en peuvent plus, qui sont en colère, déçus ou résignés, mais qui partagent cette exigence d'une autre politique à gauche. Je ne reviens pas sur ce que je disais il y a quelques minutes. Mais face au ressentiment ce qui redonnera de l'espoir, c'est bien la perspective d'un rassemblement sur une telle ambition partagée.

Développer le Front de gauche

Pour y parvenir, il faut engager de manière offensive une nouvelle dynamique du Front de gauche. Depuis nos prises d’initiatives politiques en 2008, nous avons su franchir des étapes et déjouer des pièges institutionnels. Les campagnes de 2012 l’ont montré en soulignant, au-delà des résultats, les potentialités et les attentes. Dans un contexte de reflux à gauche et de débat en son sein, le F d G n'a pu se développer autant en 2013. Il faut donc lui permettre de poursuivre et de s'ouvrir ainsi à d'autres. Ce débat n'est pas entre Pierre Laurent et Jean Luc Mélenchon et ne porte pas que sur la stratégie des municipales. Il porte sur la façon dont le Front de gauche doit s'adresser au peuple et aux électeurs de gauche pour les rassembler. Deux conceptions existent : celle qui considère que les progrès du Front de gauche dépendent de l'affaiblissement du PS, et celle que le Front de gauche est un espace actif, vivant utile pour élargir le rassemblement et dont la vocation est de s'adresser au plus grand nombre. De ce point de vue, les législatives partielles ont bien montré que ce serait une erreur de miser sur l'effondrement du PS et d’espérer par un effet mécanique un profit pour le F d G. Ce débat, nous comptons le mener jusqu'au bout, sans polémique trompeuse, y compris à propos des échéances électorales de 2014.

La Fête de l'Humanité

La fête de l’Huma a été un grand rendez-vous pour toute la gauche contre l'austérité et pour un changement de cap. Elle a fait résonner la colère face à la politique menée par le gouvernement, elle s’est faite l’écho des luttes mais aussi de l'exigence d'une alternative aux logiques libérales. Dans le prolongement de la mobilisation pour les retraites du 10 septembre, elle a confirmé que nous pouvons, par notre démarche de rassemblement populaire et citoyen, mettre en mouvement celles et ceux qui ne se résignent pas. Ne sous estimons pas l’événement dans un contexte où la droite se remobilise, où le patronat, après l'ANI, la réforme fiscale et les déclarations de Moscovici en demande plus ; où l'extrême-droite banalisée prospère sur la désillusion et la colère. Cette Fête dynamise le Front de gauche. Dans la confrontation, le débat avec toutes les composantes de la gauche, l'idée que d'autre choix sont possibles a progressé tout en montrant que le « peuple de gauche », détient la clé de l'alternative.

Les municipales

Les élections municipales des 23 et 30 mars s’inscrivent naturellement dan cet objectif. Premier scrutin national depuis l’élection de François Hollande elles auront une importante signification politique. Elles seront décisives pour affirmer notre volonté de rassemblement pour un changement de cap. Nous ne confondons pas les scrutins, les électeurs répondent toujours à la question qui leur est posée : cette élection, pas plus que l'élection européenne qui la suivra, ne débouchera sur une nouvelle majorité politique au Parlement. Mais les enjeux n'en sont pas moins majeurs. Celui de la constitution dans chaque ville d'équipes d'hommes et femmes de gauche mettant en œuvre des projets conforme aux attentes des habitants en est un avec l'ambition de desserrer l’étau de l’austérité qui écrase les collectivités. Celui de la présence d'élus communistes et du Front de gauche, d’élus de proximité qui porteront tout au long du mandat cette orientation en est un autre. Ces élus, ces militants, c’est un avantage, tiennent une place originale et essentielle par leur implantation dans la vie locale et seront à même de promouvoir l’exigence de logements sociaux, de services et d’équipements publics répondant aux besoins des administrés. J'attire ici votre attention sur l’intérêt accru de dégager un accord politique entre les partis de gauche à l’échelle des départements compte tenu du nouveau seuil permettant la constitution de listes dans les communes entre 1000 et 3 500 habitants. Regardons partout les candidatures possibles, prenons les contacts jusqu'au dernier moment. Cette bataille doit nous permettre de valoriser le vote aux municipales en soulignant le rôle de nos élu(e)s et celui des communes avec d'autant plus de détermination que le texte gouvernemental en débat veut les priver de leurs moyens d'action.

Les Européennes

Les élections européennes suivront de prés les municipales avec les enjeux qu'elles recouvrent en pleine crise de l'UE et de rejet de l'Europe libérale. Leur date est fixée au 25 mai. D’ores et déjà nous entrons dans la phase de préparation avec un mode de scrutin inchangé malgré l’engagement de François hollande de revenir au scrutin de liste national à circonscription unique. Chaque composante du F d G est appelée à travailler à l’élaboration de propositions. Notre ambition est, pour ce scrutin habituellement démobilisateur, de rassembler largement celles et ceux qui, au regard de la crise actuelle, se demandent comment l’austérité imposée depuis Bruxelles en faveur du système financier peut être combattue et remplacer par une politique de transformations sociales et politiques, de progrès démocratique pour tous les peuples d’Europe.

70ème anniversaire de la Libération de la Corse

Pour conclure mon propos je voudrai revenir sur l’événement que constitue le 70ème anniversaire de la Libération de la Corse et l’éclairage qu’il porte sur l’engagement et l’action de nombreux militants et dirigeants communistes dans la Résistance. Indépendamment de notre participation aux nombreuses manifestations nous avons imprimé à 5 000 exemplaires un Terre Corse spécial dont la publication remarquée fera date. Nous avons un avantage sur beaucoup d’autres c’est que nous pouvons encore nous appuyer sur Leo Micheli et son témoignage dont la précision factuelle et la dimension politique rappelle de manière indiscutable les principes, les conditions et les raisons qui ont conduit au succès de l’Insurrection populaire contre le fascisme. Sans faire de comparaison hasardeuse entre aujourd’hui et hier, nous pouvons tirer les enseignements d’une stratégie politique intelligente, retenue à l’époque, et fondée sur le rassemblement et l’action de masse du peuple porteur de son propre intérêt dans sa revendication à une vie meilleure en retrouvant la Liberté.

 

Maria nous informe de sa position quant au "ghjurnate di Corti".

maria_guidicelli_mi.jpg Cher (e) ami (e),

En ma qualité de conseillère exécutive en charge du PADDUC, je suis invitée à participer à un débat qui se déroulera le 4 août, dans le cadre des "ghjurnate di Corti".

Elue du Front de Gauche, je suis sollicitée pour participer à un débat public qui aura lieu, néanmoins, dans un cadre politique spécifique : celui du rassemblement annuel du mouvement indépendantiste "Corsica Libera".

L'une de mes responsabilités au sein du Conseil Exécutif de Corse (et pas des moindres) est l'élaboration du PADDUC. J'ai choisi de conduire une démarche participative de co-construction, qui semble porter ses fruits au regard du consensus qui s'est dégagé autour des orientations politiques qui ont été actées à l'Assemblée de Corse le 26/07/2012, alors que nous avons approuvé le modèle de développement choisi pour la Corse pour les 20 à 30 ans à venir.

Ce modèle de développement a été largement partagé bien au-delà de l'hémicycle et de l'Assemblée délibérante, et je considère que notre capacité à faire partager le projet de société équitable et solidaire dont la Corse a un besoin urgent est la garantie d'un PADDUC acceptable soutenable et durable, en particulier pour l'immense majorité des corses qui attendent des réponses à leurs besoins élémentaires et légitimes : emploi, niveaux de revenus décents, logement, accès aux soins,...autant de sujets majeurs qui constituent les fondements des valeurs du Front de Gauche.



Il nous appartient maintenant de décliner les orientations politiques fondamentales qui structurent le projet de société et de les traduire dans un Projet d'Aménagement et de Développement Durable (PADD), il s'agit là de la phase 2 du PADDUC qui est en cours.

Nous nous attacherons, dans un troisième temps, à écrire le schéma d'aménagement (principes de localisation des grandes infrastructures, cartographie générale et cartographies spécifiques des espaces stratégiques).



Je considère qu'il est de ma responsabilité de mettre en débat les options politiques que l'Assemblée de Corse a validées et qui constituent ma "feuille de route" pour écrire cette "phase 2" du PADDUC.



Par conséquent, répondre à l'invitation de Corsica Libera, est pour moi le moyen de proposer, partager et défendre l'approche sociale et humaniste du modèle de développement que nous voulons pour la Corse.

C'est bien ainsi que je présenterai ma participation à cette manifestation, à laquelle je ne suis d'ailleurs pas la seule élue régionale conviée (seront également présents Pierre Chaubon, Pierre Ghionga, Jean Baptiste Luccioni,...).

Ne pas répondre à cette invitation reviendrait à considérer qu'il y a une frange des citoyens de cette île avec lesquels je refuserais de dialoguer... Ce qui n'est pas concevable, dans un contexte où la Corse a besoin, plus que jamais, de paix, et de dialogue.

L'avenir de notre île dépendra de notre capacité collective à proposer un projet de développement dont l'enjeu majeur doit être est de réduire la fracture sociale et territoriale, laquelle est source d'inégalités et de précarité, pour tous ceux qui y vivent, y travaillent, ou y élèvent leurs enfants.

En un mot, l'occasion m'est aussi donnée de présenter et défendre l'approche qui est celle du Front de Gauche, une approche résolument sociale qui a placé l'humain au cœur du projet de développement.

Maria GUIDICELLI.

 

Réunion du FdG à CORTE ce Samedi 22 Juin

Davantage de réflexions et d'actions, pas de désenchantement...

Samedi dernier s'est tenue à Corte, de 14 à 19 Heure, une réunion du FdG sur les questions d'actualités; 47 participants avec un débat riche sur la question du SERVICE PUBLIC notamment sur les transports maritimes et le contact avec les citoyens soutenant notre démarche. et les futures échéances électorales

Paul Antoine LUCIANI a rappelé les enjeux des futures Européennes et Municipales



Etienne BASTELLICA a notamment rappelé la richesse des dernières réunions "Elus FdG de l'Assemblée Territoriale et Municipaux" à Ajaccio, Sarténe, Porto Vecchio et dans le Cap Corse, ainsi que du texte sur la situation de l'Ile remis au Ministre de l'interieur

Vous trouverez ci dessous le texte d'introduction qu'à fait Michel STEFANI à l'assemblée

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Après douze mois de gouvernement Ayrault, la nouvelle phase politique dans laquelle nous sommes se caractérise par une fuite en avant dans l'austérité, la compétitivité fondée sur la baisse du coût du travail.

La ratification du traité Merkel-Sarkozy sans renégociation, les différents exercices budgétaires marqués par la programmation du recul des dépenses publiques, le pacte de compétitivité financé par une hausse de la TVA en janvier 2014, le vote de l'ANI tournaient déjà le dos à la politique attendue par la majorité des électeurs rassemblés au second tour sur la candidature de François Hollande.

Elu sur une promesse de changement, de rupture avec la politique conduite par Nicolas Sarkozy, il a renoncé plus vite qu’on ne pouvait l’imaginer. Pire, en maintenant ce cap malgré une chute spectaculaire de confiance chez ses électeurs, il semble, avec son gouvernement, décider à assumer l’existence de ce fossé. Election partielle après élection partielle, la majorité gouvernementale socialiste écologiste est sanctionnée. l’UMP et le FN en embuscade récupèrent le mécontentement suscité par cette déconnexion avec ceux qui ont voulu un véritable changement.

La crise politique ne peut que grandir alors que la Commission de Bruxelles, à laquelle le gouvernement accorde le plus grand crédit, exige désormais des adaptations plus draconiennes afin que la France se mette en conformité avec les critères libéraux d’austérité qu’elle promeut. Cette pression ou ce chantage ont pour objectif d’annihiler toute tentative de s’extraire de cette politique désastreuse.

Il n'y a aucune issue de progrès avec de tels choix. L'austérité est un engrenage dont il est urgent de se retirer parce qu’il détruit l’emploi, les potentiels productifs, les investissements et les services publics, la protection sociale dans son ensemble. C’est dans cette optique que le débat sur le déficit du régime des retraites et des prestations familiales a été relancé. Traduisez recul de l'âge de la retraites et du niveau de protection sociale, baisse de l'indemnisation du chômage... C'est exactement ce que le gouvernement, à la grande satisfaction du Medef, met à l'ordre du jour du sommet social. Après une période marquée par l’instrumentalisation du mariage pour tous avec l’intention de détourner l’attention de l’urgence sociale pour affaiblir la riposte antiaustéritaire, les manœuvres anesthésiantes vont continuer d’autant plus que la marche citoyenne du 5 mai contre l’austérité et pour une 6ème République éthique, sociale et solidaire a été un succès du Front de gauche.

Les Assises citoyennes du 16 juin organisées par le PCF s’inscrivaient dans le prolongement de cette mobilisation comme des initiatives de résistance à la politique d’austérité de la majorité gouvernementale. Leur succès, avec plus de 2500 participants, les débats soulignent les convergences pour ne pas subir la situation et regarder l'échec de la gauche gouvernementale sans rien faire.

Les forces du changement, qu'elles militent sur le terrain syndical, social ou politique ont dans ce cadre dessiner les contours de ce que pourrait être un front populaire contre l'austérité et pour la démocratie.

Cette démarche se veut utile et efficace à la fois dans l’immédiat mais aussi à long terme pour modifier le rapport de forces politique, dégager une perspective et obtenir des réponses aux attentes sociales et populaires. Il s’agit de faire grandir à gauche l'idée qu'un autre horizon politique, qu’une autre majorité, différentes de la représentation gouvernementale actuelle, sont possibles.

Les prochaines municipales seront, compte tenu du contexte plus encore, âprement disputée. La commune demeure la collectivité de proximité la plus plébiscitée par les citoyens et le premier magistrat en charge de l’administrer l’élu, en quelque sorte, de référence dans un « monde politique » de plus en plus décrié notamment ces dernières semaines au regard des affaires Cahuzac, Bettencourt et Tapie.

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....à monsieur Roger Antech, Corse matin

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Je viens de lire, sous votre signature, dans l’Hebdo de ce jour (page 3), un article intitulé « Ordre et désordres de bataille ». Vous y écrivez notamment à propos de Simon Renucci : « En dehors du Front de gauche qui, au premier tour, fera cavalier seul, il va devoir travailler à l’unité de sa propre famille ». Comment pouvez-vous affirmer que le Front de gauche fera cavalier seul ? Où avez-vous trouvé une information de cette nature ? Quel dirigeant du Parti communiste ou du Front de gauche avez-vous consulté ? Pour ce qui me concerne, et je pense être suffisamment informé de ces questions, je n’ai connaissance d’aucun communiqué, interview, propos public ou débat, dont le contenu ait pu laisser entendre que cette hypothèse avait été simplement discutée dans les différentes instances du Front de gauche … Je n’entends nullement contester le droit des journalistes à l’analyse et au libre commentaire, mais vous admettrez qu’en l’occurrence, il ne s’agit pas d’un commentaire mais d’une affirmation non vérifiée (et d’ailleurs invérifiable car sans fondement) et non d’une hypothèse de travail. J’ajoute (et c’est ce qui motive ma réaction), que votre article a eu des conséquences internes immédiates : elle a suscité des interrogations chez les militants qui se sont demandé si des décisions stratégiques de ce type étaient prises sans eux… Encore une fois, libre à quiconque d’imaginer toutes les constructions politiques qui lui passent par la tête, pourvu qu’il précise qu’il s’agit d’une hypothèse de sa part et non d’une décision effective. Vous savez parfaitement que vos articles sont examinés à la loupe et qu’ils jouent un rôle dans les débats, y compris dans les débats internes … Ce courrier n’est pas un droit de réponse, mais je vous serais reconnaissant de bien vouloir en faire état à l’occasion d’une prochaine « analyse ». Bien cordialement,

Ajaccio, vendredi 10 mai 2013 Paul Antoine Luciani Premier adjoint au maire

 

SNCM : une décision de la Commission qui vise à libéraliser de manière détournée

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Communiqué de Marie-Christine Vergiat député européenne Front de Gauche -2 mai 2013



En tant que députée européenne du Sud-Est (Corse, PACA, Rhône-Alpes) et en tant que vice-présidente de l'intergroupe Services Publics, je ne peux que m'insurger contre cette décision de la Commission européenne de demander le remboursement de 220 millions d'euros à la SNCM. Toutes les attaques contre les aides d'Etats en cours actuellement au niveau européen n'ont qu'un but : imposer de manière détournée une libéralisation des services de transport. Cette division arbitraire entre services publics "de base " et services publics "complémentaires " conduit en pratique à une privatisation des lignes rentables et un financement public (ou pire une suppression) des lignes déficitaires. SNCM.jpg Une fois de plus la Commission européenne vise à appliquer une privatisation des profits et une socialisation des pertes. Comment soutenir une telle logique, en particulier lorsqu'il s'agit de la continuité des Services publics vers une zone insulaire. Il serait temps d'arrêter de vouloir absolument aligner les délégations (concessions) de services publics sur les marchés publics. Au nom de la concurrence libre et non faussée la Commission risque de mettre en péril une entreprise publique au bénéfice d'une société low-cost qui pourrait à terme d'avoir le monopole de la desserte de la Corse avec les conséquences que l'on sait, tant pour les voyageurs que pour les salariés. Il serait grand temps que la Commission se décide à faire une proposition législative comme elle en a le devoir, en vertu du nouvel article 14 des Traités afin de clarifier la notion de services d'intérêt général et de services publics et de faire respecter les principes de subsidiarité en la matière.

 

Dans l'unité, marchons !

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République sociale et République démocratique ne font qu’une. Elle n’adviendra qu’en bifurquant vers une sixième République à construire. Tel est le sens profond de la marche citoyenne dimanche, qui concerne toutes celles et ceux, socialistes, écologistes, communistes, républicains de progrès, démocrates, syndicalistes, qui, ensemble, il y a un an ont rejeté la droite et voulu le changement à gauche. Tous veulent ardemment contribuer à rallumer un processus de co-élaboration d’un nouveau contrat social et démocratique national et européen. Avec leurs différences, la marche du 5 mai est la leur.

La finance au pas, l’humain d’abord !

La suite sur le blog de Patrick LEHYARIC http://patricklehyaric.net/2013/05/...

 

Accord National Interprofessionnel: le MEDEF impose sa loi aux salariés le Gouvernement musèle le Sénat

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Communiqué de Presse du Groupe Communiste Républicain Et Citoyen

Aujourd’hui, alors que le Sénat examinait l’article 4 du projet de loi transposant l’Accord National Interprofessionnel du 11 janvier 2013 exigé par le MEDEF, le Gouvernement a imposé au Sénat la procédure du vote dit «bloqué », après seulement 48 heures de débat. Ceci prive les sénatrices et sénateurs de leur droit constitutionnel à présenter dans le détails leurs amendements et à demander à ce qu’il soit procédé à des votes sur chacun des amendements. Cette décision constitue une première inacceptable, un coup de force contre la démocratie et le monde du travail. Jamais un Gouvernement n'aura usé d'une telle arme à l'encontre de sa majorité parlementaire. C'est la démonstration de l'incapacité du Gouvernement à répondre aux questions et aux contre-propositions formulées par les 450 amendements élaborés avec le monde du travail et présentés par le groupe Communiste Républicain et Citoyen et qui s'opposaient frontalement au projet de loi rédigé par le MEDEF.

Face à la mobilisation sans faille des sénatrices et sénateurs Communistes Républicains et Citoyens, très souvent plus nombreux dans l’hémicycle que les sénatrices et sénateurs des autres groupes, le Gouvernement a préféré fuir le débat, comme l’avait fait, en son temps, Nicolas SARKOZY, avec la réforme des retraites, contre son opposition. Et pour cause. Hier sur la base de ses amendement, le groupe CRC a fait la démonstration qu’il y avait une majorité de Gauche au Sénat, pour adopter des mesures différentes à celles que veulent imposer le patronat. Le Gouvernent, qui a fait la promesse à Madame PARISOT que le Parlement adopterait au mot près le texte qu’elle a rédigé, ne pouvait l’accepter et a préféré mettre un terme au débat, quitte à piétiner le droit du Parlement à faire la loi.

Paris, le 20 Avril 2013

 

ANI: les sénateurs communistes quittent la séance

SENAT-logo.jpg Extrait de http://www.lemonde.fr/politique/art...

Les sénateurs communistes, furieux du déroulement du débat sur le projet de loi sur l'emploi, ont retiré, samedi 20 avril au soir, tous leurs amendements et quitté la séance.

Alors qu'ils défendaient pied à pied leur position hostile au texte en multipliant les prises de parole, le gouvernement a décidé de demander un voté bloqué, procédure parlementaire qui empêche le vote sur chaque amendement au profit d'un vote global à la fin de l'examen de tous les amendements.

"C'est un acte grave qui ne restera pas sans conséquences et sans lendemains, nous n'acceptons pas cette parodie de débat", a lancé la présidente du groupe CRC (communiste) Eliane Assassi. "Vous ne vouliez pas d'un débat au Sénat. Vous avez choisi de mettre fin au débat de manière violente, excessive, alors que nous vous démontrions point par point que ce projet de loi, l'accord qu'il reprend, est un accord largement favorable aux intérêts patronaux", a-t-elle ajouté.

 

RENFORCEMENT de l'initiative du FRONT DE GAUCHE

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Le PCF de Corse du sud et Manca Alternativa (FASE) se sont réunis pour renforcer le rassemblement initié avec le Front de gauche. Les deux organisations, dans un esprit d’ouverture, ont décidé de participer à la campagne nationale « une alternative à l’austérité, c’est possible ».

Des rencontres sont programmées dans les semaines à venir, notamment sur la campagne antifléxi-sécurité de l’emploi. Dans l’immédiat, un soutien total est apporté aux initiatives prises pour la journée du 5 mars à l’appel des organisations syndicales majoritaires (cgt-fo-fsu-solidaires).

Pour Manca Alternativa Francis PERETTI

Pour le Parti Communiste Maxime NORDEE

 

LETTRE OUVERTE DES SENATRICES ET SENATEURS DU GROUPE COMMUNISTE REPUBLICAIN ET CITOYEN (CRC)

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POURQUOI NOUS REFUSONS L’AUSTERITE !

Depuis plusieurs semaines, les sénatrices et sénateurs du groupe communiste républicain et citoyen ont travaillé sur des textes fondamentaux et structurants pour l’avenir de notre pays. Parmi ces textes, le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), la règle d’or, le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) et le projet loi de Finances (PLF) pour 2013, sont sans doute les plus emblématiques. Nos votes sur ces textes ne relèvent pas d’une posture circonstancielle. Ce sont des votes responsables qui prennent appui sur la volonté de changement qui s’est majoritairement exprimée dans notre pays en mai et juin derniers. Ils portent les combats du Front de gauche contre la droite et l’extrême droite, mais sont aussi exigeants pour que cette volonté de changement se concrétise par des décisions et des actes forts du gouvernement, attendus par nos concitoyens pour répondre à leurs besoins. En n’approuvant pas ces textes, notre groupe a provoqué leur rejet par le Sénat. Faut-il le rappeler ? Il n’y a pas de majorité de gauche au Sénat sans les 20 membres du groupe CRC. Dès les premiers jours de la session extraordinaire de juillet, notre groupe qui souhaite la réussite de la gauche, c’est-à-dire du changement, a manifesté sa disponibilité pour travailler à la préparation de textes législatifs. Le gouvernement n’a pas vu ou plutôt, n’a pas voulu voir le rôle charnière de notre groupe.



Nos propositions n’ont été examinées, et encore moins prises en compte, ni en amont de la présentation des projets de loi, ni durant leur examen en commission, comme en séance publique. Les textes étaient à prendre ou à laisser. Nous n’avons pu à aucun moment, véritablement discuter, ni de l’orientation ni de leur contenu. Nous l’affirmons avec force : nous sommes acteurs du changement. Notre seule ambition est de répondre aux attentes et exigences de notre peuple. Avec le Front de gauche, nous avons soutenu au second tour de l’élection présidentielle le candidat François Hollande. Nous avons ainsi permis la défaite de la droite à laquelle nous nous sommes opposés hier comme aujourd’hui, et comme nous le ferons demain. Fort de ses 4 millions de voix, soit 11% des votes, le Front de gauche est une composante essentielle de la majorité politique actuelle. Le Front de gauche, comme le Parti communiste en son sein, a fait le choix de ne pas participer au gouvernement qui a, d’entrée, annoncé des orientations trop éloignées d’une politique de progrès et de justice sociale. L’absence de rupture avec les politiques libérales qui ont prévalu depuis tant d’années, a justifié l’abstention de nos camarades du groupe GDR à l’Assemblée nationale lors de la déclaration de politique générale du Premier Ministre le 3 juillet dernier, position que nous avons soutenue et fait nôtre au Sénat où ce débat se déroulait sans vote. Notre désaccord avec un certain nombre d’orientations de la majorité gouvernementale, celle qui a voté la confiance au Premier Ministre, est connu et nos votes d’aujourd’hui ne peuvent constituer une surprise. Avec le Front de gauche, nous avons rejeté le traité Sarkozy-Merkel qui devait être réorienté, comme le nouveau Président de la République s’y était engagé quand il était candidat, et qui fut finalement soumis à la ratification des parlementaires tel quel, sans qu’aucune virgule ne soit modifiée.



Ce recul face aux libéraux européens et les marchés est malheureusement un acte fondateur du quinquennat. De cet acte découlent les insuffisances, les contre-sens, la fausse route actuelle. Alors que le peuple a voté pour « un changement maintenant », ce sont les dogmes libéraux qui, au-delà de quelques mesures positives, perdurent. Ils ont pour nom : compétitivité, réduction des dépenses publiques et coût du travail. L’annonce du pacte de compétitivité, avec la hausse d’une TVA, pourtant dénoncée hier, a confirmé et renforcé nos craintes d’un refus d’affronter le monde de la finance, qualifié d’ennemi sans visage par le candidat François Hollande. Le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2013 n’a pas rompu avec la terrible logique de la maîtrise des dépenses de santé qui signifie toujours moins de soins pour une part croissante de la population et toujours plus d’inégalités face à la vieillesse. Nous avons décidé, comme les député(e)s du groupe GDR à l’Assemblée nationale, de voter contre un texte sans ambition, ne se donnant pas les moyens de revenir sur les mesures les plus régressives des « années » Sarkozy. Nous avons maintenu ce vote quitte à provoquer le rejet par le Sénat. C’est une question de cohérence, c’est une question de respect. Nous ne pouvons accepter - car c’est une mesure importante et symbolique - le renforcement de la taxation des retraites pour le financement de la protection sociale. Le gouvernement connaissait notre hostilité de principe à cette mesure comme à l’absence de remise en cause des exonérations de cotisations sociales patronales. Il n’a pas bougé d’un iota sur ces points. Plus généralement, un seul de nos 50 amendements a été accepté par la majorité gouvernementale et un autre a été repris par le Rapporteur général. Nous avons donc maintenu le vote contre. Concernant le projet de loi de Finances dont le débat a commencé le 23 novembre, nous préconisons pour l’instant, tant sur les recettes que sur les dépenses, une abstention, car même si sur le plan des recettes un effort de rééquilibrage a été effectué, l’amendement « pigeons » a réduit la portée de cette avancée en retirant 750 millions de recettes sur la taxation des plus-values en matière de cession d’entreprise. Par ailleurs, nous constatons que les dépenses sont toujours marquées par le dogme libéral de réduction coûte que coûte des dépenses publiques. Pierre Laurent, Secrétaire national du Parti communiste français, André Chassaigne, président du groupe GDR à l’Assemblée nationale et Eliane Assassi, présidente de notre groupe au Sénat, ont été reçus par le Premier Ministre. Une liste d’amendements adoptés l’an dernier par la majorité de gauche du Sénat lui a été remise. Ces amendements ne relèvent pas de la surenchère. Ils marquent une inflexion significative vers plus de justice sociale et fiscale. Jusqu’à ce jour, le gouvernement maintient l’affirmation du Premier Ministre sur l’absence de marge de manœuvre et le refus de nos propositions. De toute évidence, le carcan européen, les premières conséquences du pacte budgétaire et de sa règle d’or se font sentir. Le changement est-il encore à l’ordre du jour ? La question mérite d’être posée. Notre abstention sur le budget entraînera sans doute le rejet du projet de budget par le Sénat. Nous avons toujours dit que nous voterions les mesures qui vont dans le bon sens : ainsi, nous avons voté et voteront le projet de loi relatif au logement. Nous avons voté en juillet le collectif budgétaire qui, alors, marquait un infléchissement net par rapport à la politique de Nicolas Sarkozy. Nous avons pleinement participé à l’élaboration de la loi contre le harcèlement sexuel et l’avons bien entendu votée. Nous nous engageons pleinement pour le vote dans les meilleurs délais du projet de loi instaurant le mariage pour tous. Nous ne votons pas pour ce qui nous paraît contraire à nos engagements et aux chances de réussite de la gauche. Outre les projets clefs de ratification du traité budgétaire européen, de l’instauration de la règle d’or, ou de loi de finances ou de financement de la sécurité sociale, nous n’avons pas voté le texte relatif au statut des étrangers qui prolonge la stigmatisation d’hier. Nous avons vivement rejeté un texte relatif à l’énergie qui engageait le démantèlement du service public, mettait en danger le principe d’égalité et aurait abouti à faire payer, à terme, plus cher l’énergie aux plus démunis. Nous exigeons par contre dans l’urgence, l’adoption de mesures sociales dans ce domaine. Nous avons déposé une proposition de loi en ce sens qui peut être adoptée par toute la gauche dès demain. En décembre, si rien ne bouge, nous nous opposerons au projet de loi de finances rectificative. En effet, il doit, pour l’essentiel, intégrer les dispositions du pacte de compétitivité, qui prennent à contre-pied la gauche, en allant à l’encontre des intérêts populaires. On nous dit : « attention ! Vous vous alliez avec la droite. C’est une alliance contre nature, vous trahissez la gauche ». C’est oublier bien vite que tant sur la ratification du traité, la loi organique portant règle d’or, le texte relatif aux étrangers (instaurant une garde à vue spécifique) que sur la reconduction des mesures sarkozistes relatives au terrorisme, seuls les renforts des voix de l’UMP et de l’UDI, ont permis au gouvernement de faire adopter ces textes par le Sénat. Les sénatrices et sénateurs du groupe communiste républicain et citoyen ne sont pas figés dans une attitude de refus systématique et stérile. Nous avons des propositions, en particulier pour la justice sociale, pour une lutte déterminée contre le chômage avec la mesure emblématique d’interdiction des licenciements boursiers pour une nouvelle répartition des richesses dans notre pays. Nous agissons avec détermination pour que ces propositions soient entendues et prises en compte. Nous ne sommes pas dans l’opposition, fût-elle de gauche, car nous revendiquons haut et fort notre appartenance à cette majorité politique qui le 6 mai a permis de chasser la droite du pouvoir. Mais ne pas nous entendre est sans nul doute prendre le risque de renoncer à cette majorité du changement, et de décevoir cruellement les aspirations populaires.

Paris, le 28 novembre 2012 Membres du groupe CRC du Sénat :

Mme ASSASSI Eliane Mme BEAUFILS Marie-France M. BILLOUT Michel M. BOCQUET Eric Mme COHEN Laurence Mme CUKIERMAN Cécile Mme DAVID Annie Mme DEMESSINE Michelle Mme DIDIER Evelyne M. FAVIER Christian M. FISCHER Guy M. FOUCAUD Thierry Mme GONTHIER-MAURIN Brigitte M. LAURENT Pierre M. LE CAM Gérard M. LE SCOUARNEC Michel Mme PASQUET Isabelle Mme SCHURCH Mireille M. VERGES Paul M. WATRIN Dominique

 

MC VERGIAT " Le prix Nobel de la Paix à l’Union européenne : Heureusement que le ridicule ne tue pas"

MCV_pleniere_crayon_7.JPG Dans sa "Tribune pour le Patriote"notre députée Européenne donne son point de vue

Le Prix Nobel de la paix attribué à l'Union européenne. On aurait presque pu croire à une plaisanterie mais ce n'était pas le 1er avril et les membres du jury du Nobel sont tout sauf des rigolos Donc les faits sont là et il vaut mieux prendre le parti d'en rire car le ridicule ne tue pas. C’est l’occasion de revenir un peu sur l'histoire de ce Nobel de la paix qui a souvent été attribué à de grands hommes et à quelques grandes dames. Pourtant, il y a déjà eu quelques noms surprenants. On se souvient de Barack Obama, en 2009, tout juste élu Président des Etats-Unis, qui n'avait donc encore rien fait pour mériter ce prix et depuis, les choses ne se sont pas arrangées. On se souvient moins de Al Gore en 2007 et de Jimmy Carter en 2002. Plus étrange en 2005 : Mohamed El-Baradei, directeur de l'agence internationale de l'énergie atomique.

Et pire, Henri Kissinger en 1973, quelques semaines après le coup d'Etat au Chili dans lequel les USA ont joué un rôle pour le moins non négligeable. Aujourd’hui, c'est le tour de l'Union européenne. Une reconnaissance pour avoir "contribué pendant plus de six décennies à promouvoir la paix, la réconciliation, la démocratie et les droits de l'Homme en Europe". Là, on commence à tousser : ont-ils oublié l’ex-Yougoslavie, la Tchétchénie... Ah non pardon, il est vrai que, pour beaucoup de gens, l'Europe se limite aux pays membres de l'UE. Alors peu importe, qu'en 1958, ils n'étaient que 7 et qu'aujourd'hui ils ne sont encore que 27 (bientôt 28) sur les 47 que compte le Conseil de l'Europe auquel il faut encore ajouter la Biélorussie. Ont-ils oublié les conflits dans lesquels les Etats de l'UE ont été impliqués, durant ces 60 ans, un peu partout à travers le monde : l'Indochine, l'Algérie, la guerre du Golfe, l'Irak, l'Afghanistan, la Libye sans oublier les innombrables conflits en Afrique noire que les pays occidentaux ont largement alimenté. Sans compter que plusieurs Etats membres, et non des moindres, sont parmi les principaux pourvoyeurs d'armes du monde. Sur les grandes questions soulevées à l’ONU, quand l’UE a-t-elle eu un rôle fort et surtout homogène ? Quel est son bilan en Palestine et même en Syrie ? Où est la cohérence de ses actions et de celles de ses Etats membres quand elle est incapable de les empêcher de s'engager dans des conflits armés comme on l'a vu en Côte d'Ivoire et en Libye et que l’on va sans doute le voir très vite au Mali pour ne se référer qu’aux plus récents d’entre eux.. Et s’il est indéniable qu’il n’y a pas de conflit sur son territoire au sens étroit du terme, où en sont la démocratie et les droits de l'Homme sur ce même territoire ? Comment juger la façon dont se construit une Europe forteresse qui se décharge des basses besognes sur les pays limitrophes en laissant mourir notamment en mer des centaines de personnes, au mépris des obligations internationales alors que ses bateaux patrouilles en mer pour « protéger » ses frontières ? Comment ne pas voir que l’accord de Dublin II a transformé l’accès au droit d’asile en une loterie selon le pays dans lequel la demande est présentée : 43% de "chances" d’obtenir une protection aux Pays Bas contre 2% en Grèce. Et que dire des discriminations qui frappent les Roms, les immigrés, les musulmans ou tous ceux et toutes celles que l’on stigmatise comme tels ou encore les LGBT dans nombre d'Etats. Autant de boucs émissaires faciles pour masquer les dégâts des politiques économiques. Sans même parler de ce qui se passe en Hongrie dans un silence assourdissant. Et la paix sociale ? Alors que les politiques d’austérité frappent un nombre croissant d’hommes, de femmes et d’enfants, que le nombre de personnes en situation de pauvreté s’accroît tandis les revenus des plus riches atteignent des sommets. Et l’on pourrait parler de la violence policière qui s’abat contre ceux et celles qui osent protester comme on l’a encore vu récemment en Espagne et en Grèce. Alors, oui, quitte à me faire traiter 'europhobe » comme tous ceux et toutes celles qui osent critiquer l’Union européenne, je dis haut et fort que pour moi, elle est indigne de ce prix et que si elle était fidèle à ses valeurs, elle devrait le refuser.

 

Michel Stefani: Réunion des animateurs et animatrices du FDG

Introduction

Cette réunion des animatrices et animateurs du FDG doit nous permettre de tirer plusieurs enseignements découlant du changement politique intervenu après la défaite de la droite, de faire le point et de réfléchir à partir du contexte politique nouveau.

Je traiterai des deux niveaux, national et régional, non pas distinctement mais en insistant pour ce qui est du régional sur la réforme institutionnelle elle-même traversée par l’acte trois de la décentralisation, sur la desserte maritime de service public et le devenir de la continuité territoriale, sur l’aggravation de la situation sociale et économique et enfin sur le climat révélateur d’une dégradation profonde de la société insulaire et les mesures gouvernementales pour « stopper les dérives affairistes et mafieuses ».

L’énumération de ces questions souligne la caractéristique de ce contexte en mettant en relief le niveau de responsabilités politiques auxquelles il nous invite. Nous sommes ainsi confrontés à la nécessité de faire face à des questions de grande urgence et de longue portée dans la construction d’une issue à la crise à laquelle nous voulons contribuer ici comme dans tout le pays car nous restons convaincus qu’il ne peut y avoir de solution corso-corse. En revanche l’affrontement de classes qui en découle est à la fois rude et parcouru de dangers.

Pour ces raisons nous devons faire preuve d’audace en nous appuyant sur notre projet et sa mise en débat à grande échelle pour impulser la mise en mouvement politique et populaire de la société. Pour cela, nous devons franchir une nouvelle étape du Front de gauche et amplifier sa dynamique sans gommer la pluralité des forces politiques qui font sa richesse son originalité et en définitive la perspective nouvelle à gauche.

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