Voci Aiaccini "U Bloggu di U ROSSU" Fédération de la Corse du Sud du PCF Supplément officiel à "la Voix d'Ajaccio"

ELu-e-s TERRITORIAUX

Fil des billets - Fil des commentaires

REUNION PUBLIQUE - SERRA DI SCOPAMENA

pcf_fdg.jpg

REUNION PUBLIQUE VENDREDI 28 AOUT

En Mairie à 15H30

Compte rendu de mandat du Président de l'Asssemblée Territoriale

Dominique BUCCHINI

Viniti numarosi

 

Devenir de la SNCM et constitution du capital.

pcf_fdg.jpg

Elu(e)s communistes Région Corse et Bouches du Rhône Le 27 décembre 2013

à

Monsieur le Premier ministre Hôtel de Matignon 57, rue de Varenne 75 700 Paris

Objet : Devenir de la SNCM et constitution du capital.

Monsieur,

Avec ces 2500 salariés marins, officiers et sédentaires auxquels s’ajoutent autant d’emplois induits, avec un chiffre d’affaire annuel de 350 Millions d’euros essentiellement réinjecté dans l’économie locale des deux régions Corse et PACA, l’avenir de la SNCM constitue un enjeu national de premier plan dans le domaine maritime comme pour la relance industrielle de cette filière, affirmée récemment par le premier Ministre.

Les élus communistes de Corse et de PACA ont déjà demandé à l’Etat de s'engager sur ce dossier. Ce soutien et cet engagement de l’Etat sont d’autant plus attendus, que le récent rapport d’enquête parlementaire, sur la scandaleuse privatisation de la SNCM par le gouvernement Villepin Sarkozy en 2005, souligne ses carences et sa responsabilité dans l’affaiblissement de la compagnie nationale dont les actifs stratégiques ont été sacrifiés autant que l’argent public dilapidé. Walter BUTLER et son fonds de pension ont ainsi encaissé 60 millions d’euros de plus value sans aucun investissement, tandis que la compagnie « Low Cost » Corsica Ferries employeur de travailleurs détachés sur le modèle « BOLKESTEIN », a perçu près de 180 Millions d’euros de subventions déguisées, prélevées sur l’enveloppe de continuité territoriale abondée par le contribuable français.

Bien entendu un tel « laissé faire » aiguise l’appétit des dirigeants de Corsica Ferries France qui poursuivent leur acharnement procédurier. La compagnie italo corso genevoise, soutenue dans ses démarches par la Commission européenne, remet à présent en cause, au nom de la concurrence libre et non faussée, la délégation de service public (DSP) de continuité territoriale entre le continent et la Corse, attribuée au groupement CMN SNCM par la Collectivité territoriale de Corse, pour une durée de 10 ans à compter du 1er janvier 2014. Le but étant de liquider la SNCM pour s’attaquer ensuite à la CMN et ses 430 salariés et finir, comme en Sardaigne, en situation de quasi-monopole au détriment des usagers et de l’emploi sans renoncer aux financements publics ! L’attribution de la Délégation de Service Public par l’Assemblée de Corse, contesté âprement par les tenants du monopole low cost, offre pourtant une perspective sérieuse assise sur une garantie financière pour la SNCM de 600 Millions d’euros. En arriver à un dépôt de bilan, que d’aucuns réclament ou anticipent, dans ces conditions serait un nouveau scandale d’Etat, mais cette fois-ci sous la responsabilité d’un gouvernement installé en 2012 pour faire une politique de gauche. Plus de 3000 emplois seraient ainsi menacés, quand la lutte contre le chômage est affirmée comme une priorité par le président de la République. Un tel scenario serait d’autant plus provocateur que les salariés de la SNCM ont déjà « payé » la privatisation avec un plan social et une réorganisation. Aujourd’hui, au regard du plan industriel de relance, basé sur une flotte à 8 navires pour les lignes de continuité territoriale et du Maghreb, ils ont validé majoritairement une nouvelle réorganisation, condition exigée de l’Etat et des actionnaires, avec des suppressions de postes sans départs contraints, pour pérenniser l’outil de travail et par la même la desserte publique de continuité territoriale continent-Corse. Tous ces efforts ne peuvent être réduits à néant comme le renouvellement de la flotte, promis au nom du « Made in France », dont la remise en cause serait au détriment là aussi, des chantiers navals français de ST.NAZAIRE et de l’emploi en Bretagne, autre région sinistrée par le chômage. Un tel désastre économique et social serait un gâchis inacceptable et doit être écarté.

Plusieurs collectivités locales envisagent désormais d’entrer au capital de la SNCM pour stabiliser et pérenniser « ce fleuron de la marine marchande française » dans l’intérêt général, aux côtés des autres actionnaires, la Caisse des dépôts et consignations, l’Etat et les salariés. Ce schéma permettrait une sortie « propre » de Veolia Environnement consolidée par une participation de départ en trésorerie et une maîtrise 100% publique de la compagnie et de ses missions par l’Etat, la Caisse des Dépôts et les collectivités locales. Pour finaliser sans tarder cette proposition stratégique d’intérêt général et de bonne gestion, nous demandons au gouvernement d’organiser une table ronde avec la Ville de Marseille, le Conseil général des Bouches du Rhône, la Région PACA et la Collectivité territoriale de Corse.

Dans cette attente, nous vous prions de croire, Monsieur le Premier ministre, en l’expression de notre parfaite considération.

Gaby Charroux Député maire de Martigues BdR

Isabelle Pasquet Sénatrice des BdR

Dominique Bucchini président de l’Assemblée de Corse

Jean Marc Coppola vice président de la Région PACA

Frédéric Dutoit président du groupe communiste au Conseil municipal de Marseille

Jean Marc Charrier président du groupe communiste au Conseil général des BdR

Patrick Magro président du groupe communiste de la Communauté urbaine Marseille Provence Metropole

Michel Stefani Conseiller à l’assemblée de Corse

 

Déclaration de Michel Stefani suite à la rencontre gouvernement élus de la Corse.

M_Stefani__15_.jpg

La rencontre entre la représentation élue de la Corse et le gouvernement, au ministère de la décentralisation et de la fonction publique, à permis d’établir une méthode de travail et un calendrier sur deux ans entre 2014 et 2016. Trois étapes ou phases devraient permettre d’examiner les propositions de la CTC après la mise en place d’un Comité stratégique. La deuxième étape commencera quand celui ci aura remis au gouvernement un rapport sur la problématique du pouvoir d’adaptation législatif et réglementaire et de son exercice. La dernière phase sera réservée à l’éventuelle réforme de la Constitution. Intervenant dans le débat j’ai indiqué aux ministres Valls et Lebranchu que nous étions particulièrement préoccupés par l’avenir de la SNCM et la menace permanente qui pèse sur elle et de ce fait sur le service public de continuité territoriale et l’emploi de 2000 personnes. L’urgence sociale se rappelle ainsi à tout instant et les indicateurs sociaux et économiques de la Corse ne font que le confirmer. 18 000 chômeurs 60 000 personnes vivant sous le seuil de pauvreté, dans ces conditions une comparaison avec les régions et territoires, relevant d’articles spécifiques de la constitution, montre que ceux ci n’ont pas été protégés de difficultés identiques malgré des dispositifs fiscaux et autres mesures touchant au droit du travail par exemple. On s’aperçoit en fait que les mêmes causes produisent les mêmes effets. D’un côté une petite minorité s’enrichit considérablement et de l’autre la précarité et la pauvreté fait ravage. Le problème n’est pas en soi celui de la fiscalité mais bien celui de la justice fiscale dans un objectif de progrès social. D’autant que nous voyons en Corse des détournements de réfactions de TVA ou de la taxe de transport ce qui ne plaide pas pour un transfert ou un statut fiscal dont on sait par avance qu’il sera dicté par le patronat. En conséquence nous voyons bien, s’agissant de ces détournements de la fiscalité au détriment de l’intérêt général ou de la même façon des injonctions de la Commission européenne contre la SNCM, ou encore pour des questions essentielles comme la pénurie de logements sociaux que la Constitution n’est en rien responsable des constats négatifs même si d’aucuns voient en France la survivance de l’Etat le plus centralisé d’Europe. L’examen de ce qui fonctionne ou pas, l’évaluation précise, permettra de définir ce qu’il est possible et nécessaire de faire pour répondre, selon nous, en priorité aux attentes sociales non a conforter la rente fiscale pour les gros patrimoines et les plus riches. En conséquence, qu’il soit en définitive question de réforme institutionnelle ou constitutionnelle ou les deux a fortiori la consultation des Corses sera indispensable car la seule légitimité valable pour une telle réforme ne peut dépendre que du peuple.

 

Etienne BASTELICA à RCFM

E_Bastel.JPG

U Rossu vous informe que notre Président de Groupe à l'Assemblée Territoriale sera l'invité du CLUB DE LA PRESSE Lundi 18 Novembre à 10H00 sur RCFM.jpg

 

Une dynamique ambitieuse pour les CFC

CFC.jpg

Déclaration de Michel Stefani

La section syndicale STC du Chemins de fer de la Corse a laissé le soin au dirigeant syndical Alain Mosconi de la SNCM d’animer une conférence de presse quelques minutes avant l’ouverture du Conseil d’administration de la SAEML CFC. Le texte remis à la presse, qu’il a lu en partie aux administrateurs, fait état d’une procédure d’appel d’offres concernant, une convention d’assistance qui prendra fin le 30 juin prochain, détail non mentionné. Tenue de prolonger celle-ci, la SAEML doit respecter l’ordonnance de 2005 et lancer un appel public à concurrence européen pour un marché de service dont le montant est supérieur à 130 000 €. Les dirigeants du STC contestent cela. C’est leur droit. En revanche, ils prêtent arbitrairement des intentions sans fondement à la direction de la SAEML et à son président « à gauche de la gauche ».

En effet, ils expliquent que cette convention est destinée à externaliser des fonctions et à préparer le démantèlement des CFC. Or, premier hiatus dans leur argumentation, la SAEML est l’émanation de la CTC, qui détient avec d’autres actionnaires publics 85 % du capital, les 15 % restants étant détenus par la SNCF. Ce sont donc les administrateurs représentant ces actionnaires qui délibèrent conformément aux statuts de la SAEML et définissent l’action de sa direction. Les dirigeants du STC le savent puisqu’ils font référence à la structure publique du capital et qu’ils sont pour certains administrateurs de la SAEML.

Deuxièmement, ils savent tout autant que la convention d’assistance n’est qu’un outil permettant de faire appel de manière ponctuelle à des experts ferroviaires. Expliquer qu’à travers celle-ci, la direction des CFC prépare la venue de VEOLIA dans une « logique de fric » et « d’abandon des missions de service public », relève de l’accusation gratuite. Au cours des 16 premiers mois d’activité de la SAEML, cette convention, conclue avec et réalisée par la SNCF, a permis de répondre à des demandes précises couvrant un champ de possibilités important, renforçant sans le dévaloriser le savoir-faire des cheminots corses. C’est ce qui a été fait notamment dans les domaines de la sécurité ferroviaire, de la formation, de l’habilitation à exercer certaines fonctions soumises à une réglementation spécifique. C’est ce qui se fera avec la prochaine convention, toujours pour acquérir plus de compétences et d’autonomie, non l’inverse. En ce sens, la SAEML répond et répondra parfaitement aux exigences formulées par la CTC, autorité délégante, et par l’Etat en charge de la sécurité publique des transports.

Enfin, faut-il le rappeler, la DSP, le schéma des investissements ferroviaires pour une durée de 10 ans ainsi que la programmation inscrite au PEI notamment pour la réalisation de la CCVU représentent globalement un engagement public proche des 400 M€ sur la période. L’objectif avec ces choix, des élus de l’Assemblée de Corse dans laquelle je siège toujours avec huit autres administrateurs de la SAEML, est donc clairement de placer le train au cœur de la politique d’aménagement du territoire pour les prochaines décennies. Chacun peut dès lors comprendre qu’il n’est ni dans le pouvoir et encore moins dans la volonté des seuls dirigeants de la SAEML de s’y opposer d’une quelconque façon. Au contraire, toute leur action consiste à développer cette dynamique porteuse de perspectives ambitieuses pour le Chemin de fer de la Corse comme pour la Corse.

le 5 Avril 2013

 

A lire sur un blog de MEDIAPART

dominique-bucchini.jpg

Dominique Bucchini, grand seigneur

19 Janvier 2012 Par N.C

On inaugurait hier soir dans le quartier des Cannes à Ajaccio une petite Maison des Associations. Projet modeste: dans l'attente de l'ouverture d'une Maison de Quartier prévue dans le Projet de Rénovation Urbaine en cours sur ce territoire, on rafraîchit une ancienne et minuscule école maternelle ouverte aux associations en manque de locaux (ce qui est le cas de quasiment de toutes les associations ajacciennes). Une centaine de personnes sont présentes. Gens de ce quartier périphérique (dit "défavorisé"), employés municipaux, responsables du lieu, dévoués et heureux. Après avoir salué presque toutes les personnes une à une (poignées de main, accolades), le Député-Maire d'Ajaccio, Monsieur Simon Renucci, prend la parole. Debout, texte en main, il s'interrompt souvent pour blaguer avec les uns et les autres. À sa demande, on applaudit, on se lance des clins d'oeil, on grimace, bref, on passe un bon petit moment. À ses côtés, Monsieur Dominique Bucchini, Président de l'Assemblée de Corse, ne rit pas. Là ou d'autres s'étranglent de rire, il esquisse parfois un sourire énigmatique. On a beau savoir que l'homme (69 ans mardi prochain) est communiste depuis toujours, on peut quand même se demander (avec la fonction qui est la sienne) ce qu'il fait là à cette heure-ci. Vient son tour de parler. Debout au micro, il commence par se taire, embrasse la salle d'un regard et aux premiers mots qu'il prononce - ses voeux pour 2012 - toute l'agitation retombe. Puis, sans texte écrit et en nous regardant toujours tranquillement, il dit qu'il sort d'une réunion du Comité contre la Violence. Le phrasé est strict, rigoureux, vivant. Le silence, terrible. Face à la recrudescence des violences meurtrières depuis trois, quatre ans sur l'île, ce comité a été formé l'an passé pour réfléchir à la question du meurtre. Et Monsieur Bucchini nous parle de ça. Il dit que lorsqu'il avait proposé la formation de ce comité, autour de lui, beaucoup regardaient leurs pieds, d'autres allaient aux toilettes, d'autres encore avaient "des trucs à faire". Mais enfin, un groupe s'est formé mais, hélas, en Corse certains hommes politiques en sont encore à se demander s'il faut condamner "aussi les meurtres politiques". Donc, il dit que l'heure est grave et que le combat sera long. Plus personne ne bouge. On a tous oublié la raison de notre présence ici. Monsieur Bucchini parle à chacun d'entre nous de questions de vie et de mort. Il parle au coeur et à l'intelligence de chacun. Les mots sont simples, précis et subtils. Et en nous parlant de ces questions brûlantes d'aujourd'hui pour la Corse et pour tant d'autres endroits du monde, il nous invite implicitement à réfléchir à nos responsabilités - à ce que ça peut bien vouloir dire "Vivre ensemble". Il en revint ainsi au tout petit événement qui nous rassemblait hier soir en nous souhaitant à tous non pas "Bonne chance" mais "Bon travail".

commentaires de M.P.

Salut collègue, oui tu as raison, Dominique Bucchini est certainement l'un sinon le seul, tragiquement seul homme politique auquel peuvent être attribués des qualificatifs comme: courageux, lucide, intransigeant, et en même temps proche des gens, attentif, empathique sans clientélisme. Oui, comme beaucoup de communistes, qui, en Corse, et dans le contexte singulier de l'île, s'en sont toujours sortis avec dignité du chaos, moral, social, de la société locale! Je te rappelle (je crois t'en avoir parle) que ma famille est, au village, communiste, dont un mien cousin, décédé aujourd'hui, Jean Claude Buresi, que Bucchini connaissait et aimait. Bien, et cependant... Pourquoi autant d'impuissance? Pourquoi le Parti n'a-t-il pas su être la véritable alternative entre le magouillisme Mediocriste des clans et le nationalofascisme des nationalistes ? Pourquoi ce splendide isolement, cette intégré lucidité qui n'est restée que " de la bouche", comme on dit à Marseille? Pourquoi donc le communisme n'est-il reste que minoritaire, incapable bien souvent et de s'impliquer au concret dans la gestion, mais incapable aussi de mettre à son agenda des causes audibles, des engagements.Sa timidité sur le racisme, sur la pollution, fait aussi que les trains politiques sont souvent partis sans eux, et c'est dommage. Allez oh Dume, si tu nous le demandes, on te rejoint dans ce Comité, et on y vient nombreux, Noël et moi!

 

DOMINIQUE BUCCHINI, à la REUNION de LANCEMENT de L’ELABORATION de L’AGENDA 21 du PAYS AJACCIEN

2010_D_BUC.jpg

AGENDA 21 du PAYS AJACCIEN le 5 AVRIL 2011

Je souhaiterais tout d’abord vous remercier de m’avoir invité à la réunion de lancement de l’élaboration de l’Agenda 21 du Pays Ajaccien d’autant que la Communauté d’Agglomération du Pays Ajaccien (CAPA) a été retenue comme site pilote, pour la territorialisation du Grenelle, par l’ État et la Collectivité Territoriale de Corse.

Il est à noter que cette démarche qui nous réunit aujourd’hui vient conforter le dynamisme d’un territoire doté par ailleurs de divers documents de planification et de programmation dans des domaines essentiels pour la qualité de vie de ses habitants (déplacements urbains, habitat, assainissement, besoins sociaux, …).

S’il appartient aux différents autorités ayant en charge les procédures concernées d’en préciser les modalités de mise en œuvre, je souhaiterais néanmoins re situer historiquement ce dispositif avant d’en rappeler l’intérêt qu’il représente pour nos territoires. En effet, la mobilisation internationale s'est progressivement organisée autour de ce concept complexe de développement durable qui se définit comme « un développement qui s’efforce de répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les leurs » (rapport Brundtland de 1987).

Réunie en 1992, la Conférence Internationale sur l'Environnement et le Développement de Rio de Janeiro, a lié définitivement et plus étroitement les questions d'environnement et de développement par l'adoption d'un texte fondateur, « La déclaration de Rio sur l'environnement et le développement » et d'un document de propositions, non juridiquement contraignantes mais faisant autorité, « l'Agenda pour le XXIème siècle », dit Agenda 21 de Rio.

Le chapitre 28 de l’Agenda 21 de Rio, « Initiatives des Collectivités Locales à l'Appui d'Action 21 », suggère également que les autorités locales préparent des stratégies d’action répondant, à leur échelle, à la préoccupation du développement durable, appelées « Agendas 21 locaux ».

Aujourd’hui, c’est désormais sous le prisme du « Grenelle de l’Environnement » que la France affiche son ambition d’aller plus loin en matière d’environnement et de développement durable.

Quel est donc l’intérêt d’un agenda 21 pour nos territoires et, dans le cas présent, pour les établissements intercommunaux qui les structurent ?

Je dirais que son intérêt premier réside dans sa nature même puisqu’il s’agit d’un projet de territoire partagé, décliné en programme d’actions concrètes et soumis à une évaluation régulière.

Il représente donc une réelle opportunité dans la mesure où il doit permettre de répondre à de multiples attentes et notamment : Coordonner l'ensemble des politiques menées sur un territoire dans une logique de développement durable qui favorise la convergence des politiques économiques, sociales et environnementales,

  • Promouvoir une nouvelle forme de croissance durable qui irrigue l’ensemble des secteurs professionnels, l’emploi des jeunes devant être, à mon sens, au cœur de cette « Croissance Verte »,
  • Mobiliser les énergies au sein des services de la collectivité, afin d'enrichir les missions de certains agents, de repenser les modes d'actions dans une perspective d'amélioration des services publics locaux,
  • Mieux maîtriser certaines dépenses publiques, grâce à une approche "coût global" des projets et grâce à un management environnemental efficace,
  • Valoriser un territoire en sensibilisant et en associant toutes les parties prenantes du développement local grâce à un processus de concertation approfondi, et répondre en cela à une demande sociale et citoyenne croissante.
  • Ainsi, après avoir réalisé l’état des lieux de son territoire, la CAPA va engager la phase, essentielle, de concertation avec l’ensemble des acteurs concernés.

Monsieur le Président, mon cher Simon, connaissant ton attachement à la notion de citoyenneté, je sais que ton équipe et toi-même saurez donner à cette étape toute la place qu’il lui revient dans l’élaboration de l’Agenda 21 du Pays Ajaccien.

 

Groupe Communiste Citoyens Front de Gauche

                               Etienne Bastelica Président de groupe



INVITATION aux Militants Haute Corse et Corse du Sud

Cher(e) Ami(e), Cher(e) Camarade,

Une réunion aura lieu le

samedi 4 décembre à 14 heures 30, dans les locaux de l'Université à Corté,

avec les colistier(e)s de la liste du Front de gauche, comme nous nous y étions engagés lors de notre précédente rencontre.

A cette occasion nous ferons le point sur la période écoulée, sur l’activité du groupe au regard des dossiers importants déjà ouverts et nous réfléchirons ensemble aux prochaines échéances cantonales des 20 et 27 mars prochain.

 

Michel STEFANI à CORSE MATIN du 28 Novembre

"La droite devrait faire preuve d'un peu plus de retenue"

MS_Corse_Matin_pol1.jpg

 

Michel STEFANI à CORSE MATIN du 28 Novembre(Suite2)

"La droite devrait faire preuve d'un peu plus de retenue" (2)

MS_Corse_Matin_pol2.jpg

 

Michel STEFANI à CORSE MATIN du 28 Novembre

MS_Corse_Matin_FOTO.jpg

MS_Corse_Matin_D_rice.jpg

 

REUNION PUBLIQUE à BASTELICACCIA

panneau-bastelicaccia.png

Vendredi 19 à 17H30 en mairie de Bastellicaccia.

Les communistes du grand Ajaccio organisent un débat public avec les élus du groupe Communiste et Citoyen du Front de Gauche.

Pour débattre avec la population sur l'avenir de la Corse et les grands dossiers régionaux, seront présents :

2010_D_BUC.jpg

Dominique BUCCHINI, président de l'Assemblée de Corse

MGui__4_.jpg

Maria GUIDICELLI, membre du conseil exécutif

Étienne BASTELICA, président du groupe

2010_V_Bian.JPG

Viviane BIANCARELLI, conseillère territoriale

 

5èmes rencontres internationales de Maires de la Méditerranée

2010_D_BUC.jpg

DOMINIQUE BUCCHINI le 15 OCTOBRE

Mesdames Messieurs Madame la Présidente

Vous m’invitez aux 5èmes rencontres internationales de Maires de la Méditerranée, mais ce n’est pas comme maire, je l’ai été, vous le savez, mais comme président de l’Assemblée de Corse que je m’adresse à vous. C’est aussi un honneur d’être parmi vous aujourd’hui. Vous me permettrez d’avoir, sur le thème de vos rencontres, quelques idées précises sur la réforme des collectivités territoriales.

Les élus qui participent à ce débat, sont, pour la plupart, confrontés à des questions pratiques de gestion quotidienne et c’est en praticien qu’ils administrent leurs communes la plupart du temps. Or ces élus, au-delà de leurs divergences idéologiques, sont inquiets. Il faut regarder avec minutie le projet qui nous est proposé. Autant vous le dire tout de suite, je ne suis pas opposé à une réforme des collectivités locales. Je ne dis pas que les collectivités territoriales doivent forcément rester à l’écart du changement.

Il y a certainement des améliorations à trouver dans notre système d’organisation des pouvoirs locaux. Vouloir simplifier, adapter, alléger ne heurte ni ma conviction, ni ma sensibilité pour peu que l’on préserve cette architecture essentielle Communes – Départements – Régions.

Comme vous, je souhaite faire évoluer notre organisation territoriale selon un triple impératif :

  1. préserver les acquis de la décentralisation
  2. renforcer les libertés locales
  3. libérer l’énergie des territoires

Mais d’où vient qu’à partir d’un même constat, je ne tire pas les mêmes conséquences ?

Ce qui me frappe, c’est que ce projet est une véritable attaque en règle contre le processus de décentralisation engagé depuis 30 ans et qu’il faudrait au contraire relancer. Je crois malheureusement que ce projet est en pleine cohérence avec la politique de révision générale des politiques publiques, c’est-à-dire avec le retrait des engagements de l’Etat dans pratiquement tous les secteurs.

La logique même de ce projet conduit à un affaiblissement des contre-pouvoirs. Je dirais même qu’il s’agit d’une confiscation méthodique des pouvoirs locaux.

C’est toute l’architecture républicaine héritée de notre Histoire qui est menacée, et à travers elle, l’intervention publique, garante du principe d’égalité. Par conséquent, ce sont les investissements publics générateurs d’emploi qui seront mis à mal.

Le programme qui nous est proposé pourrait provoquer une asphyxie budgétaire, faute du transfert des moyens financiers correspondant au transfert de nouvelles compétences, qui relèvent au passage, de la solidarité nationale.

Ainsi, les collectivités n’auront d’autre choix que d’augmenter la pression fiscale.

En même temps, des compétences institutionnelles et fiscales sont retirées aux collectivités ; l’autonomie locale est ainsi menacée et la suppression de la taxe professionnelle va aggraver assurément les finances de nos collectivités.

C’est donc, je le crois, une vaste remise en cause de nos services publics qui se profile, c’est-à-dire tout ce qui fait la particularité de notre exception française que nous avons le devoir de préserver, non pas par peur du changement, mais parce qu’elle a su assurer un maillage équilibré de notre territoire.

La réforme proposée aurait dû être le résultat d’un consensus plus mobilisateur : beaucoup appellent de leurs vœux une simplification et beaucoup d’entre nous, une majorité, ont envie de voir mieux fonctionner la démocratie locale, et la commune étant de ce point de vue l’échelon idéal. Pourquoi ne pas avoir organisé par exemple, un grand Grenelle de la décentralisation qui aurait pu nous permettre de mettre à plat toutes les problématiques.

Cette insuffisance, selon moi, de concertation, n’est pas étrangère au fait que tant de maires et d’élus soient opposés à cette réforme.

S’il s’agissait par contre d’éviter l’enchevêtrement des compétences ou la concurrence entre les territoires, nous serions des interlocuteurs sincères et soucieux d’améliorer notre organisation.

Mais avec beaucoup d’autres, j’ai des réserves sur une réforme territoriale, qui devrait aller dans le sens d’une décentralisation, mais qui tend à affaiblir les pouvoirs locaux via la limitation des compétences et des moyens. Tout en affirmant vouloir « moderniser » l’Etat et rationaliser son organisation, c’est un paradoxal mouvement de re centralisation qui est proposé.

Prenons l’exemple du rôle du préfet, qui pourra, demain, imposer la création de communes nouvelles. Je partage l’émoi de l’Association des maires de France vis-à-vis des dispositions adoptées par l’Assemblée Nationale concernant la création des communes nouvelles : je pense moi aussi, qu’il n’est pas envisageable qu’une commune puisse, sans son accord, perdre sa qualité de collectivité locale en étant intégrée de force dans une commune nouvelle.

La création d’une commune nouvelle ne doit résulter que de l’accord unanime des communes concernées. Cela me semble être une idée de bon sens, mais n’est-ce pas aussi une idée de bonne gestion administrative ?

Je ne conteste pas le principe de l’achèvement de la carte de l’intercommunalité. Mais ce projet, je le crois, donne aux Préfets des pouvoirs trop importants qui contredisent la légitimité même du suffrage universel : on a l’impression d’un manque de confiance en la capacité des élus locaux à travailler ensemble. Je suis convaincu que nos concitoyens ont, avec la crise, un plus fort besoin de proximité. Les communes sont le ciment qui maintient la cohésion du pays et en Corse comme ailleurs, elles sont le relai essentiel des préoccupations des citoyens.

Par ailleurs, l’intercommunalité doit être une possibilité laissée aux élus de mettre en commun des compétences stratégiques. On ne peut imaginer que les communes et leurs groupements ne bénéficient plus du cumul de subventions départementales et régionales, cumul qui vous permet, à vous maires et présidents d’établissements intercommunaux, de mettre en œuvre, chaque jour, les programmes indispensables au développement de vos territoires. Il faut laisser vivre nos communes ; les collectivités locales sont le moteur de la vitalité de notre pays. Elles sont les lieux où s’inscrivent nos mémoires et où se perpétue notre histoire commune. N’en faisons pas de simples circonscriptions administratives.

Je suis pour refonder le pacte républicain entre l’Etat et les collectivités.

Plus les individus sont détruits, plus grand est leur désir de se rattacher à une collectivité… et leur commune est bien à cet égard cette collectivité de proximité à laquelle ils sont attachés.

 

D BUCCHINI au Congrés de l'ANECR

U Rossu a vu ,le 2 Octobre à NANTES, Dominique BUCCHINI au Congrés de l'Association Nationale des Élus Communistes et Républicains et qui participait au coté d'André CHASSAIGNE à la manif pour la retraite à 60 ans.....

DBuc_NANTES.JPG

DBuc_NANTES2.JPG

(avec la complicité du site ADECR 34)

En ANNEXE les "ENGAGEMENTS"du CONGRES de l'ANECR

 

ENERGIE- VIOLENCE ou DEBAT DEMOCRATIQUE

U Rossu vous transmet la position du Groupe CCFdG

Les attentats contre EDF participent d'une démarche d'obstruction au développement de la Corse

pylone_edf_4.jpg

EDF entreprise nationale en charge de la production et de la distribution d'électricité dans le cadre des missions de service public qui lui ont été confiées est l'objet d'une série d'attentats. Ceux-ci interviennent au moment même où doit se concrétiser la dernière phase du plan énergétique adopté en novembre 2005 par l'Assemblée de Corse après une crise énergétique sans précédent qui priva les usagers d'électricité pendant plusieurs semaines. Ce troisième volet du triptyque interconnexion, énergies renouvelables, production thermique de base, est donc indispensable pour garantir une fourniture d'électricité abondante régulière et de qualité. Il s'inscrit dans la perspective du raccordement au GALSI pour un fonctionnement au Gaz des deux centrales d'Ajaccio et de Lucciana.

Par conséquent, ces attentats participent, de manière antidémocratique, à une démarche d'obstruction à la réalisation de ces outils essentiels au développement de la Corse. Pour ces raisons le Parti communiste les condamne fermement.

 

Nos élu-e-s dans la MANIF du 7

En illustration des propos de PA LUCIANI..........élus et militants, militants et élus....

 

Nos ELU-E-S de la Région et le 9 Septembre

LIB3.gif

Nos élus du groupe des Elu(e)s communistes et citoyens du Front de Gauche vous invitent à se joindre à eux pour commémorer le combat des résistants qui ont permis la libération de la Corse le 9 septembre 1943. A Ajaccio, la cérémonie se tiendra au Monument de la Résistance à 18h30."

 

ATTENTAT DE PIETROSELLA :Un message politique délivré par des moyens inacceptables

panneau-pietrosella.png

Paul-Antoine LUCIANI

Premier adjoint au maire d’Ajaccio ,

Etienne BASTELICA

Président du groupe communiste et citoyen du Front de Gauche à l’Assemblée

Les démocrates corses quelles que soient leurs sensibilités politiques, ne peuvent rester silencieux face à l’attentat spectaculaire qui a frappé et choqué deux familles à Pietrosella.

Un attentat, préparé et exécuté avec un souci évident du détail symbolique, comme si l’on voulait délivrer un message politique sans équivoque : des méthodes « classiques » contre une résidence secondaire de grand standing, mais des précautions prises pour limiter les atteintes à l’intégrité physique des personnes séquestrées ; une cible choisie dans le grand patronat, avec l’intention sans doute de limiter les réactions de rejet dans les milieux populaires ; des inscriptions, enfin, qui apparaissent, dans le contexte nouveau issu des élections territoriales de mars, comme un message d’autonomie organisationnelle et de retour aux « fondamentaux » séparatistes, adressé à l’opinion corse en général, et au mouvement nationaliste en particulier.

La tradition corse de solidarité avec les victimes d’actes arbitraires est souvent évoquée ; elle est même célébrée quand elle n’est pas discriminatoire, c'est-à-dire quand elle s’exprime naturellement, sans précaution particulière liée à la qualité des auteurs ou à la nature de leurs cibles. Elle doit s’exprimer clairement dans le cas présent. Il n’est certes pas dans la tradition du mouvement ouvrier de prendre la défense des « Maîtres de forges », mais il est dans sa nature profondément humaniste d’exprimer, sans arrières pensées politiciennes, sa compassion et son soutien à toutes les victimes de l’inacceptable.

Ajaccio le 27 août 2010

 

Dominque BUCCHINI dans l'EXPRESS

immobilier.jpg

Dominique Bucchini, président (PC) de l'Assemblée territoriale de Corse, s'oppose à la volonté des nationalistes d'instaurer "une citoyenneté locale" qui permettrait de limiter les ventes de maisons aux "continentaux".



Est-il vrai que l'envolée des prix de l'immobilier entraîne chez certains Corses un sentiment de dépossession?

Tout comprendre sur cette question de "citoyenneté locale" ici. En Corse comme partout ailleurs, se trouver dans une situation sociale et financière rendant difficile ou impossible l'accès au logement sur fond de spéculation et de hausse des prix ne peut qu'engendrer des frustrations, un sentiment d'injustice, auxquels il convient de répondre par la recherche de solutions efficaces.

Les nationalistes revendiquent l'instauration d'une "citoyenneté corse", attribuée au bout de dix ans de résidence permanente pour devenir propriétaire dans l'île. D'un point de vue technique, cette mesure serait-elle efficace pour permettre aux Corses d'être "propriétaires de leur île"?

Présenter le problème de la sorte ne permet pas vraiment de le clarifier. On constate, en effet, une forte différenciation sociale avec, d'un côté, des gros détenteurs de patrimoines qui bénéficient des avantages liés aux arrêtés Miot et du bouclier fiscal et, d'autre part, la grande majorité des gens dont les conditions de vie s'aggravent. L'explosion de la richesse se mesure à cet écart de 7,5 points séparant la tranche des plus hauts revenus déclarés des plus bas. On pourrait parler aussi de la montée en flèche du nombre des contributeurs à l'impôt sur la fortune.

Cela est le produit des avantages fiscaux consentis ces dernières années sans contreparties sociales pour l'emploi, les salaires. Sous l'effet de la crise mondiale, qui n'épargne pas la Corse, le modèle de développement libéral vient de montrer ses faiblesses par une aggravation brutale du chômage.

La situation est très préoccupante si l'on considère la cherté de la vie qui mine au quotidien le pouvoir d'achat des ménages insulaires. Le problème majeur du logement auquel les Corses sont confrontés ne peut être appréhendé sans tenir compte de ses paramètres sociaux.

La création d'une "citoyenneté corse" n'empêcherait nullement la constitution d'importants patrimoines pour des Corses bénéficiant de hauts revenus et je ne vois pas comment une telle mesure faciliterait l'accès au logement pour les autres, la grande majorité des habitants.

A priori, je pense que l'impact d'une telle mesure serait, en ce sens, très relatif; si le foncier est un élément déterminant, il n'est pas le seul élément concourant à la formation des prix immobiliers : les acquisitions foncières peuvent représenter environ 20% du coût alors que les travaux de construction peuvent aller à 50%.

Est-elle juridiquement compatible avec le droit français? Le précédent calédonien est-il transposable en Corse?

Je suis élu politique et non juriste. Cela étant, les situations de la Nouvelle-Calédonie et de la Corse sont très éloignées. Dans le premier cas, il s'agissait de définir un corps électoral dans le cadre d'un processus pouvant déboucher sur une séparation. Ce n'est pas le motif avancé ici. Dans le cadre constitutionnel, ce procédé est impossible sur le reste du territoire français. Par ailleurs, je ne suis pas certain que cette mesure serait jugée conforme aux principes de droit de l'Union Européenne.

Est-il politiquement acceptable de réserver cette citoyenneté aux personnes "nées en Corse ou demeurant sur l'Ile depuis au moins dix ans"?

Dans la mesure où nous ne reprenons pas à notre compte cette notion, nous n'avons pas à en dessiner les contours. Partir du principe qu'il puisse y avoir plusieurs citoyennetés dans la République, c'est accepter le principe d'inégalité de traitement en fonction des origines sur le territoire national. Imaginons un instant qu'on nous oppose la même exigence ailleurs sur le continent : la discrimination nous paraîtrait inacceptable. Ce n'est pas parce que quelqu'un est d'origine différente qu'il a moins de droit qu'un autre. Il y a certainement d'autres moyens à définir et mettre en oeuvre pour freiner la spéculation.

S'agit-il, comme certains le pensent, d'une forme de "lepénisme corse"?

Je ne suis pas dans cette posture de l'amalgame et du procès d'intention. Je n'ai pas l'impression qu'il y ait, en l'occurrence, un fondement raciste et xénophobe dans le discours. Les polémiques à base de simplifications outrancières ne peuvent que nuire à un débat clair, franc et loyal.

Est-elle susceptible d'être acceptée par la majorité de gauche de l'Assemblée territoriale?

Je n'aurai pas l'outrecuidance de parler au nom de chaque groupe composant notre majorité ! En fonction de ce qui est évoqué précédemment, je pense que la mesure proposée serait difficilement compatible avec les valeurs républicaines et sociales de la gauche. En tout cas, le groupe auquel j'appartiens n'est pas favorable à ce principe.

Cette conception de la citoyenneté s'oppose-t-elle à la conception française du droit du sol? Risque-t-elle de créer, comme certains le craignent, des "citoyens de seconde classe"?

Il est clair que cette conception de la citoyenneté remet en cause l'égalité des droits entre les citoyens de la République. Il est important de rappeler l'article premier de la Constitution d'autant plus en ce moment où le gouvernement et le Président de la République ont une forte tendance à bafouer les principes républicains en chassant, pour des motifs électoralistes, sur les terres de l'extrême droite.

Peut-on imaginer que l'instauration d'une citoyenneté corse n'ait des conséquences qu'en matière immobilière? Pensez-vous qu'elle en aurait aussi pour le droit de vote, l'emploi, la fiscalité, les transports?

Si l'instauration de cette "citoyenneté corse" n'aurait probablement pas les effets escomptés sur le coût de l'immobilier, il est évident, en revanche, qu'elle comporterait potentiellement des effets juridiques très importants : définition d'un corps électoral spécifique, recrutement préférentiel... C'est pour cela qu'il s'agit, à mon sens, plus d'une mesure politique que d'une mesure propre à régler la question du foncier et du logement.

Les nationalistes ont posé trois conditions sine qua non d'un apaisement avec la majorité de gauche: l'officialisation de la langue corse, le rapprochement des prisonniers détenus sur le continent et le règlement de la question foncière et immobilière. Est-il exact que seule la dernière pose vraiment problème à la majorité?

Vous le dites, ils posent des conditions; mais cela ne nous détourne pas du dialogue et de la confrontation argumentée. Le rapprochement des détenus -et non des "prisonniers politiques"- est un problème humanitaire et de respect des droits de la personne; l'éloignement induit des difficultés matériells et morales graves pour eux et leurs familles; l'Etat doit répondre favorablement, dans les faits, à la demande unanime de l'Assemblée de Corse concernant le rapprochement des détenus corses.

S'agissant de la langue, si nous sommes nous-mêmes favorables à l'instauration de la co-officialité et que nous comptons nous investir sans réserve en se sens, il est vrai que les composantes de la majorité ont des cultures diverses à ce sujet, donnant lieu à des positions nuancées, plurielles; mais j'espère que le débat permettra de rapprocher les points de vue; en tout cas, pour ma part et dans le cadre de ma fonction, je m'y emploierai.

Quant à la question foncière et immobilière, l'Assemblée dans son ensemble, au-delà de la majorité, considère qu'il s'agit d'une priorité et a demandé au Conseil exécutif d'initier des Assises sur cette question. La conseillère exécutive déléguée, Maria Guidicelli, a lancé le processus en proposant un parcours méthodologique prenant en compte l'ensemble des problèmes du logement et du foncier. Je ne doute pas que les travaux débouchent sur des préconisations efficaces et très largement partagées.

La Collectivité dispose-t-elle de chiffres corroborant les affirmations des nationalistes: hausse de 2000% en 10 ans du prix des terrains, hausse de 70% en 7 ans des loyers?

Une chose est certaine, les loyers sont élevés, le prix du m2 inabordable dans de nombreuses zones ; c'est bien la raison qui m'avait conduit, dès la dernière mandature, à demander la création d'un EPF pour mieux maîtriser le foncier et permettre notamment la construction des 8000 logements sociaux nécessaires.

L'Assemblée a décidé d'organiser des Assises sur le foncier et le logement à la rentrée. La citoyenneté corse pourrait-elle être adoptée à cette occasion ? D'autres mesures pourraient-elles y être discutées ? Lesquelles auraient votre préférence?

Je vous le disais précédemment, les Assises du foncier et du logement ont vocation à traiter de l'ensemble des problèmes dans leur complexité. La proposition de « Corsica Libera » y sera évidemment étudiée et discutée. Le logement est un problème préoccupant pour la population Corse

* la rareté des terrains constructibles, en particulier pour les opérateurs sociaux,

* l'augmentation des prix,

* l'insuffisance notoire de l'offre locative aussi bien dans le parc privé que dans le parc social,

caractérisent la situation Insulaire d'autant que les aides de l'Etat au secteur sont en baisse ; les difficultés de logement sont, bien sûr, plus aigües pour les catégories de population les plus précaires et il est clair que la question du logement social est centrale.L'Etablissement Public Foncier, paraît de nature, en concordance avec des mesures appropriées de stimulation de la construction et une clarification des régimes d'aides aujourd'hui trop complexes, à faciliter le règlement de la question cruciale du foncier et du logement.

L'EXPRESS http://www.lexpress.fr/region/c-est...

 

Délégation Service Public des Chemins de Fer Corse

TRAIN.jpg

Michel Stefani Groupe des élu(e)s communistes et citoyens du Front de gauche Session des 27 et 28 juillet 2010-07-29

Nous aurions pu imaginer une fin moins chaotique de cette convention liant la CTC à la SNCF pour l'exploitation du CFC.

Dans le cadre de la DSP votée en 2001, neuf années se sont écoulées et avant celles-ci une bonne quinzaine qui soulignent le partenariat, le mot pour ce qui nous concerne a du sens, la teneur, sinon la qualité, des liens existants entre l'entreprise nationale et la Corse.

La situation actuelle est d'autant plus regrettable qu'elle intervient au terme d'une période d'investissements importants près de 350 M€ obtenus après une forte mobilisation des cheminots et à la demande insistante de notre groupe. Il n'est pas inutile de rappeler qu'au début de l'élaboration de la DSP, dans les années 2000, 90 MF étaient prévus, nous parviendrons à 150 MF et ensuite à 750 MF avec le gouvernement de la gauche plurielle au moment du processus de Matignon. Il faut, me semble-t-il également préciser, parce que certains mettent en cause la pertinence de ces investissements, qu'ils ont un tel niveau pour la simple raison qu'en un siècle il n'y en pas eu.

Malheureusement, ce qui devait être la chance d'un nouvel élan est quelque peu anéanti par l'échec patent enregistré avec les nouveaux autorails. Je pense pour ma part que le choix d'Egisrail, en assistance de maîtrise d'ouvrage, est pour beaucoup dans cet échec. A l'époque la SNCF avait été écartée or aujourd'hui la CTC réclame son expertise technique. Il y a comme un paradoxe sinon un problème de confiance puisque le terme a été employé mais en sens contraire. Par conséquent, il faut être prudent et je ne suis pas convaincu du bien fondé de certaines critiques voire même du contenu de ce rapport qui occulte plusieurs éléments notamment une présentation détaillée des propositions de la SNCF pour comprendre comment se structure les 47 % d'augmentation demandée au titre de la compensation pour l'exploitation du réseau sur une année supplémentaire.

Par exemple la CTC veut étoffer son offre de service public cela entraîne des dépenses supplémentaires, autre exemple les salariés, réclament à juste raison une refonte de la grille des salaires, cela entraîne une augmentation de la masse salariale. De la même façon le statut pour lequel nous sommes prêts à travailler comme nous l'avions fait lors de la rédaction du cahier des charges précédent, aura, dans la perspective d'une amélioration des conditions de travail à laquelle nous sommes favorables, un impact financier qu'il faudra bien assumer dans la prochaine DSP. Indépendamment de la décision unilatérale, précisément parce que cette année de transition sera déterminante, il faut négocier avec la SNCF franchement, sereinement et sérieusement pour anticiper et bien préparer la prochaine DSP. Pour ma part je ne pense pas que cela se fera en mettant des préalables notamment par l'offre de compensation bloquée à 21 M€. Le passage en régie directe est également présenté comme un moyen de pression supplémentaire. Là aussi la prudence est de mise je ne suis pas certains que cela inquiète outre mesure la SNCF. En revanche cela pose le problème des compétences.

Bien sur nous sommes inquiets, cela d'autant plus que la politique du gouvernement et des dirigeants de la SNCF n'est pas rassurante. Quand le fret est démantelé ou encore que la compagnie maritime Sea France est promise à la liquidation, nous voyons bien que la restructuration de la SNCF nous intéresse. C'est pour cette raison que nous défendons une autre politique ferroviaire pour la France pour un véritable développement durable dans lequel nous inscrivons celui de la Corse avec le chemin de fer dans l'intérêt bien compris des usagers du service public et des cheminots.

- page 1 de 2