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Un geste nécessaire : Marie –Jeanne Nicoli retrouve son poste

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« Errare humanum est, perseverare diabolicum »

Après plus d’un mois d’échanges et de pétitions dans la presse et dans les réseaux sociaux, d’explications embarrassées et d’alibis administratifs et financiers… le bon sens l’a enfin emporté : Marie-Jeanne Nicoli est rétablie dans ses fonctions de Directrice de la Culture et du patrimoine de la Ville d’Ajaccio ! Cette décision, intervenant après la mobilisation, publique ou discrète, de beaucoup d’acteurs culturels, de syndicats, d’élus, de responsables de l’Etat ou de simples citoyens, répondait à une attente collective.

On pouvait deviner, après la réponse de Laurent Marcangeli à Paul Antoine Luciani à la fin de la séance du conseil municipal du lundi 6 juillet, que la décision finale serait favorable, même si le Maire en réservait l’annonce à l’intéressée elle-même qui devait être reçue le mercredi 8 juillet par son Directeur de cabinet. Cette décision, très attendue, apparaît comme la réparation d’une humiliation totalement injustifiable et comme un retour à la normale dans les services culturels de la cité impériale. Laurent Marcangeli n’aura pas écouté, en définitive, les sirènes qui prêchaient l’entêtement dans l’erreur, et sa décision sera ressentie comme un geste d’apaisement. Un geste nécessaire.



Ajaccio le 8 juillet 2015



Jean Marc Ciabrini, Paul Antoine Luciani, Santa Simonpietri,



conseillers municipaux

Voir la Chronologie de "l'affaire" en ANNEXE

 

Direction de la Culture et du Patrimoine de la Ville d'AJACCIO

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Objet : situation de Madame Marie-Jeanne Nicoli, Directrice de la culture et du patrimoine de la ville d’Ajaccio

Monsieur Laurent Marcangeli Député Maire d’Ajaccio

Dès que la nouvelle s’en est répandue, votre décision de mettre un terme au détachement de Madame Marie-Jeanne Nicoli, Directrice de la culture et du patrimoine de la ville d’Ajaccio, a créé une grande émotion parmi les personnels placés sous son autorité directe, mais également dans les médias, et dans le monde insulaire de la culture, bien au-delà des limites de la commune.

Le phénomène mérite une réflexion approfondie. Ajaccio dispose en effet d’une Directrice de haut niveau, très largement reconnue et respectée dans son milieu professionnel (elle est Chevalier des Arts et Lettres ), parmi les partenaires publics de la commune, et dans tout le mouvement associatif insulaire. Et parmi les (très) nombreuses personnes qui m’ont saisi du problème et m’ont demandé de vous écrire, il ne s’en pas trouvé une seule pour ne pas considérer cette décision, non seulement comme une mesure particulièrement vexatoire à l’égard de Madame Nicoli, mais également comme un mauvais coup porté à la culture à Ajaccio.

J’ajoute que l’émotion est également très grande dans le monde combattant où Madame Nicoli jouit d’une grande affection, du fait de ses origines et du prestige national de sa famille.

Je devine l’objection que l’on pourrait m’opposer sur ce point ; et je veux préciser, sans l’écarter tout à fait, l’argument familial : ce n’est pas le sacrifice héroïque de son grand père qui pourrait, à lui seul, donner à sa petite fille des droits privilégiés au maintien dans un poste qu’elle ne mériterait pas ! Mais on peut très bien imaginer, à l’inverse, que si elle n’avait pas eu ce parcours personnel d’excellence et si Jean Nicoli avait reçu l’honneur du Panthéon (d’autres résistants héroïques comme Fred Scamaroni ou Danielle Casanova le méritent tout autant), la question du maintien dans ses fonctions de Madame Nicoli se serait posée en des termes très différents…

Mais, justement, Madame Nicoli a inscrit toute sa vie dans la grande tradition du service public, elle fait honneur à un patrimoine familial qui fait désormais partie de notre patrimoine commun ; mieux, elle lui donne un prolongement novateur dans la sphère culturelle par la qualité de son engagement professionnel.

Ce sont donc ses qualités propres, sa manière de servir, sa vie entière consacrée à la culture avec des résultats reconnus de tous, qui méritent la reconnaissance de sa hiérarchie. Mais on admettra que, dans ces conditions, un tel héritage familial puisse fournir une raison supplémentaire de ne pas l’évincer, à quatorze mois de la retraite (!) d’un poste où elle donne sa pleine mesure pour le plus grand profit de sa commune…

J’ai entendu, comme tout le monde, les explications embarrassées de Madame Guerrini et de Monsieur Rossini à la télévision. Ils n’ont convaincu personne du bien-fondé d’une décision incompréhensible et injustifiable ! Monsieur Rossini est allé jusqu’à affirmer que Madame Nicoli pourrait retrouver un poste à la mairie, mais pas nécessairement comme Directrice de la culture ! Autrement dit, ce serait la qualité de son activité professionnelle qui serait en cause ? On se pince ! Sur quels critères une telle appréciation pourrait-elle se fonder ? Et comment comprendre que, depuis bientôt quarante ans, aucun responsable hiérarchique ait jamais pu détecter une quelconque incompétence qui pourrait interdire à Madame Nicoli de poursuivre sa tâche ? Et comment expliquer que Madame Guerrini, au cours de la même émission, ait pu affirmer que, pour ce qui la concernait, elle travaillait très bien avec Madame Nicoli ? D’ailleurs, les explications fournies à la presse par la Direction municipale faisaient état d’une nouvelle politique d’économies financières et de la suppression de tous les détachements, non d’une prétendue chasse aux incompétences …

Une politique de recherche d’économies dans les dépenses de fonctionnement pourrait être vertueuse. Choisir de la mettre en œuvre sous cette forme, en décapitant un service essentiel au rayonnement de la capitale régionale, et en accablant injustement une grande dame de la culture qui fait honneur à sa cité, est tout à la fois moralement inacceptable et totalement contre-productif, eu égard aux objectifs que cette politique prétend se fixer.

Je vous demande, Monsieur le Député Maire, de tenir compte de ces observations qui sont celles de la raison, et de rapporter une décision humiliante pour Madame Nicoli , incompatible avec les valeurs dont vous vous réclamez et contraire aux intérêts d’Ajaccio. Non seulement, il faut rétablir Madame Nicoli dans sa dignité de Directrice, mais il faut mettre à profit la courte période qui lui reste à accomplir au service de la ville avant sa retraite, pour qu’elle puisse assurer la continuité du service public de la culture en préparant, avec vous, le recrutement d’un nouveau Directeur ou d’une nouvelle Directrice.

Ajaccio a besoin de tous les siens : je voudrais sincèrement que vous partagiez cette idée simple et je souhaite que vous ayez à cœur de rétablir une situation très pénible pour Madame Nicoli, et pour l’institution qu’elle a servie avec talent.

Je vous prie de croire, Monsieur le Député Maire, à ma considération très distinguée.



Paul Antoine Luciani Conseiller municipal

Ajaccio le 22 juin 2015

 

Ghjilormu Padovani (Corse Matin) - Entretien avec Paul Antoine Luciani

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1. Vous n'êtes plus premier adjoint au maire depuis plus d'un an. Votre regard sur votre rôle dans l'opposition ?

Avant de devenir premier adjoint au maire en 2001 (et de le rester durant 13 ans), j'ai été 17 ans opposant, de 1983 à 2000. J'ai eu le temps de prendre toute la mesure de ces rôles symétriques. La particularité, peu commune, de ma situation d'opposant aujourd'hui, c'est justement cette double expérience. Elle me donne un atout et m'affecte d'un handicap. L'atout, c'est ma mémoire des deux périodes précédentes ; le handicap, c'est le regard soupçonneux de la nouvelle direction municipale. Elle rêve de rupture avec la gestion antérieure, mais elle redoute (sans l'avouer) sa propre inexpérience. Elle a, par conséquent, beaucoup de mal à reconnaître clairement la nécessité de continuer les grands projets que nous avons lancés : lors de la dernière séance du conseil municipal, notre politique d'investissement public qui reste, à l'évidence, d'intérêt général, a été définie par l'actuel premier adjoint comme un simple "affichage" c'est à dire, en clair, comme une tromperie !

2. Simon Renucci a recueilli plus de 12 000 voix en 2014 avant de perdre de plus de 4 000 voix un an plus tard. Selon vous, qu'ont sanctionné les Ajacciens ?

Le bilan ou la bataille de Simon Renucci pour faire reconnaître la fraude ? La cause principale de nos échecs en 2014 et en 2015, ne réside ni dans l'insuffisance de notre bilan ni dans la bataille contre la fraude. Ces deux aspects ont reçu une validation, soit par le suffrage universel, soit par la justice administrative. La cause structurelle de nos échecs est à rechercher dans la division de nos forces et dans l'ambiguïté de nos alliances de second tour.

3. L'ancien maire n'a pas ménagé ses efforts sur le plan juridique, parvenant même à faire annuler la première élection. Une enquête au pénal est d'ailleurs toujours en cours. Pourquoi n'en a-t-il pas profité pour être réélu ? N'avez-vous pas le sentiment de vous être trompé de combat ?

Comment une enquête inaboutie peut-elle avoir une influence quelconque sur le comportement de l'électorat ? Et même si la procédure pénale avait conduit à mettre en cause nos adversaires, rien ne dit que leurs électeurs se seraient détournés d'eux et qu'ils auraient voté pour nous ! Pour ce qui me concerne, je n'ai jamais compté que sur nos capacités à convaincre les Ajacciens de choisir par eux-mêmes notre projet urbain

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Les petits calculs de François Hollande

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Bien sûr, il n’y aura pas d’excuses publiques ! Car, si la stigmatisation et l’amalgame sont bien réels, il n’y a pas eu de dérapage ! Le président de la République savait parfaitement ce qu’il faisait quand il évoquait « les tracts du parti communiste des années soixante-dix » dont s’inspirerait la propagande actuelle de Marine Le Pen. Il a même pris soin de préciser que le parti communiste ne proposait pas, à l’époque, les mêmes solutions que le Front National aujourd’hui. Mais c’était justement une façon de pointer, par différence, ce qui, selon lui, rapprocherait les positions anciennes des communistes et la thématique FN d’aujourd’hui.

Pourquoi un tel rapprochement entre les défenseurs de Pétain et un parti auquel ses sacrifices dans la lutte contre le nazisme et le fascisme avaient valu le titre glorieux de « parti des fusillés » ? Pourquoi cette comparaison insultante présentée comme une analyse « objective » ?

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Le socialiste François Hollande sait parfaitement que la période qu’il évoque est celle de l’union de la gauche, celle du programme commun (été 1972), celle des grandes avancées démocratiques qui ont conduit, malgré de profondes contradictions, à de grands succès électoraux (municipales de 1977, notamment...).

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Conseil municipal d’Ajaccio du lundi 23 mars 2015 - Création de la Société Publique Locale (SPL) « AMETARRA »

"Une société d'aménagement, oui : mais pour quoi faire, au juste ? Le questionnement de Paul Antoine Luciani"

                               La création d’une Société Publique Locale (SPL) ne pose pas de problème de principe qui pourrait conduire à la refuser. Il ne s’agit pas d’autre chose que d’un outil d’aménagement au service des collectivités (Ville – CAPA). Ce n’est pas « l’outil idéal » dont parlent certains commentateurs et dont, paraît-il, les élus rêvaient depuis longtemps. Ce n’est pas non plus « un outil de création de richesses pour nos administrés », comme s’est plu à le déclarer, sur un ton très lyrique, le Président d la CAPA. C’est, plus simplement, un instrument qui peut être utile aux collectivités qui conduisent des politiques d’aménagement du territoire ou d’équipements publics, pour peu que cette SPL dispose des ressources humaines et des moyens financiers crédibles et suffisants en regard des missions que son objet social lui permet d’assurer. On peut donc s’interroger sur deux points : 1) On voit bien qu’il y a disproportion entre la nature des projets que l’on dit vouloir confier à la SPL « Ametarra » et les moyens réels dont elle pourra disposer. Pour être efficace, elle devra recruter l’ingénierie de bon niveau absolument indispensable à son fonctionnement. Et elle n’aura pour démarrer que le capital de ses actionnaires : il va y avoir, par conséquent, une assez longue période de rodage durant laquelle elle ne disposera pas de toutes les recettes que ses prestations devraient lui apporter. Car le plan d’affaires 2015-2019, qui nous a été remis en commission à ma demande, ne semble guère crédible pour le moment. Vous avez prévu 40 000 euros sur deux ans, financés par la ville, pour l’assistance à maîtrise d’ouvrage pour le PLU. Il me semble que les services d’urbanisme auraient pu se passer de cette assistance, d’autant que l’essentiel du travail préparatoire est déjà disponible. Même observation s’agissant du PDU facturé à la CAPA pour 60 000 euros sur deux ans, alors que la tâche est déjà très avancée. Pour la seule année 2015, la prévision de recettes est de 292 500 euros ; tandis que les dépenses, qui sont, elles, plus vraisemblables que les recettes, s’élèveront à 288 905 euros, dont 196 180 euros pour les seules dépenses de personnel ! Vous dégagez un excédent de 3594,19 dès cette année et de 209 747, 30 euros en 2016 ! Piombu ! Je crois qu’une grande prudence s’impose quant aux prévisions de recettes et aux charges de fonctionnement que la SPL aura à assumer dès sa création. 2) Les deux collectivités, actionnaires de la SPL « Ametarra », disposent déjà d’une ingénierie interne de qualité qui a démontré une capacité indiscutable à assurer la maîtrise d’ouvrage de travaux très importants ; certains ont été achevés comme la Caserne des pompiers, les deux stations d’épuration, le Palatinu, la réhabilitation de la décharge de Saint Antoine, la rénovation du Palais Fesch - Musée des Beaux-Arts, ou certains grands chantiers hydrauliques comme le Margonajo ; d’autres sont en cours de réalisation comme les trois exutoires du front de mer et le programme ANRU. Quelles seront les missions respectives des services techniques de la CAPA et de la ville, et celles des cadres que devra recruter la SPL ? Quelle organisation faut-il prévoir pour éviter des chevauchements voire des doublons ? Quel serait alors le bénéfice pour le bloc communal ? Ne risque-t-on pas d’affaiblir nos services qui, je le souligne, ont prouvé leur compétence et leur efficacité ? Je rappelle que, le trente juin 2014, un dossier de principe a été adopté par le conseil municipal : il prenait le relais d’un projet préparé par la CAPA depuis février ; c’est la campagne électorale qui l’avait interrompu. Le projet présenté aujourd’hui était porté à l’ordre du jour du conseil municipal du 27 octobre 2014 ; mais il a été retiré car la CAPA, qui l’avait examiné avant, avait émis des objections. Apparemment ces objections n’existent plus, puisqu’un vote unanime est intervenu le 19 mars. Demeurent cependant mes propres interrogations. Elles ne sont que des interrogations, et non une opposition de principe ; mais si elles ne reçoivent pas de réponses suffisamment explicites, elles ne me permettront pas de participer à un vote sur ce projet. Deux observations, pour conclure. -Les actionnaires représentant la ville d’Ajaccio au conseil d’administration sont au nombre de cinq. L’opposition municipale ne figure pas dans ce contingent. C’est une différence notable avec la SAEM Ajaccio développement créée par nos prédécesseurs où l’opposition de l’époque disposait d’un ou deux sièges. Cette SEM avait succédé à l’ancienne Corsam. Vous avez procédé autrement. C’est naturellement votre droit. Mais il était de mon devoir de relever ce comportement. -J’ai constaté que les statuts de la SPL « Ametarra » (à la différence de la SEM Ajaccio développement) prévoient la possibilité de verser des jetons de présence aux administrateurs (art. 23-1, page 14 et 15). Je suggère que, par souci de cohérence avec la politique de rigueur financière que vous recommandez par ailleurs, vous demandiez à l’assemblée générale des actionnaires qui doit en décider, qu’elle évite d’adopter cette disposition. Même suggestion pour l’article (23-2, page 15) qui prévoit la rémunération du Président. Il ne s’agit là que de suggestions. Je les crois raisonnables. Je souhaite que le conseil municipal confirme les engagements pris ce matin en commission.

 

Ville d’Ajaccio : Débat d’orientations budgétaires (DOB 2015)

"Conseil Municipal d'Ajaccio : L'austérité imposée aux collectivités locales devient un moyen d'accuser la gestion précédente ! Paul Antoine Luciani, désormais seul élu communiste au conseil municipal, défend le bilan positif des deux mandats de la gauche"

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Vous l’avez dit à diverses reprises, le budget 2015 sera VOTRE BUDGET ; puisqu’il aura été élaboré sous votre seule responsabilité. Ces orientations sont donc celles qui vont inspirer, soutenir, justifier le premier budget de votre mandature, un budget dont vous devrez assumer, seuls, les choix et les effets. Cet axiome posé, il faut immédiatement préciser deux principes qui lui sont étroitement liés, voire consubstantiels :

1) Les budgets des collectivités locales ne peuvent s’analyser valablement sur un seul exercice ; ils doivent s’évaluer sur une période pluriannuelle. Les photos ponctuelles, les instantanés, ne rendent pas compte des réalisations d’un exercice financier, lesquelles exigent la plupart du temps deux ou trois ans (voire beaucoup plus) pour aboutir. Un examen annuel est indispensable, mais il ne suffit pas. Ce principe vaut pour votre mandature, comme pour la nôtre.

2) L’approche strictement comptable de la gestion municipale, si elle est nécessaire, ne rend pas toujours compte de la réalité du service rendu aux administrés. Si le débat budgétaire devait se cantonner à une analyse financière déconnectée des projets concrets que la commune a mis en œuvre ou envisage de réaliser, ce débat resterait théorique et finalement éloigné de la vie et des attentes de la population. Autrement dit, le Document d’Orientations Budgétaires doit non seulement présenter les options politiques de la Direction municipale pour l’exercice à venir, mais aussi les éléments constitutifs des projets déjà engagés et dont la poursuite est nécessaire, la priorité accordée à des projets nouveaux et l’ensemble des moyens financiers à réunir pour les rendre possibles. Nous allons donc examiner, à partir de l’analyse que l’on peut en faire, si le DOB 2015 correspond bien à son objet et si les pistes d’action qu’il propose sont susceptibles de répondre, dans les conditions d’aujourd’hui, aux attentes et aux besoins des Ajacciens. Une brève remarque liminaire à propos de la discussion de ce matin, en commission des finances : le document, que vous soumettez à l’examen de l’assemblée délibérante (sans vote, comme il est normal), n’est pas un simple document « informationnel » pour reprendre l’expression du premier adjoint. C’est un document d’orientation où vous ne vous contentez pas d’exposer des considérations comptables dépouillées de tout jugement de valeur. C’est même tout le contraire. Vous prenez position, vous donnez le ton du débat et c’est d’ailleurs la règle du jeu : il serait donc parfaitement vain (comme cela a été tenté ce matin en commission) de présenter un dossier instruit à charge pour servir de socle à une accusation frontale contre vos prédécesseurs, comme une sorte de constat objectif, une image neutre en quelque sorte… -Tout le document repose, en effet, sur une seule idée : la situation financière de la ville est critique, deux audits le démontrent (l’un d’eux a été commandé mais non respecté par les prédécesseurs). Heureusement, une nouvelle majorité est arrivée qui va pouvoir « redresser » la situation et redonner à la capitale régionale le lustre et le rayonnement qu’elle avait perdus depuis plus d’une décennie. Des mesures énergiques et douloureuses s’imposent. Car les causes de l’impasse financière sont connues : elles sont d’ordre externe (l’austérité et la cure d’amaigrissement imposée aux dotations d’Etat, la crise financière et la pression bancaire) et, surtout, d’ordre interne : la gestion irresponsable des prédécesseurs. Cette posture et ce vocabulaire « déclinistes » oublient délibérément une part essentielle de la réalité. D’abord, nul n’a ignoré les difficultés structurelles du budget municipal : je les déplorais quand j’étais opposant, je n’ai cessé de les rappeler quand j’étais premier adjoint (je l’ai même écrit et publié en 2013, quand j’ai exposé l’ampleur des investissements réalisés en douze ans, bien que, je me cite, « la structure du budget communal n’ait pas fondamentalement changé en 20 ans », p. 69 de mon petit livre). Les recettes fiscales provenant du tissu économique (c’est-à-dire plus de 40 % des recettes fiscales des collectivités) resteront longtemps ce qu’elles sont tant que nous ne serons pas capables d’attirer sur le territoire urbain et communautaire un contingent significatif d’entreprises moyennes (au chiffre d’affaires dépassant 5 millions d’euros), dont la contribution fiscale donnera plus d’oxygène à nos finances. -Mais, tout en ayant pleinement conscience de ces réalités durables, nous avons pris le parti d’investir pour l’avenir. Et nous avons équipé la capitale régionale. Pourquoi ne pas rappeler, dans un document d’orientations budgétaires, qu’Ajaccio dispose d’équipements scolaires, sportifs et culturels de qualité, qu’elle a fait un bond qualitatif exceptionnel dans l’accueil de la petite enfance et la politique scolaire, qu’elle a ouvert de grands chantiers d’équipements structurants, que l’ensemble a représenté, de 2006 à 2012, une moyenne annuelle de 20 millions 911 000 euros, et 209 millions 231 218 d’euros de 2001 à 2012 ! Durant cette période, la ville, loin de s’appauvrir a, au contraire, enrichi comme jamais son patrimoine ! Et elle a engagé une grande politique de rattrapage en matière d’infrastructures hydrauliques, nous en avons un exemple parlant avec le chantier en cours. Je souhaiterais être bien compris : nul ne demandera à une équipe nouvelle, élue contre la précédente, de se mettre spontanément à saluer les mérites de ses prédécesseurs ! Mais on peut attendre d’elle, s’agissant d’investissements, d’intégrer, clairement et précisément, dans les orientations budgétaires de l’exercice à venir, non seulement les chantiers en cours avec le détail de leur coût et de leur montage financier, mais aussi les motivations de leur poursuite comme répondant à l’intérêt général et non comme obéissant uniquement à des contraintes…car, et c’est là un point qui a été évoqué en commission, il serait plus convaincant de faire état d’orientations positives pour faire avancer Ajaccio que de n’avoir à la bouche, ou sous la plume, que les contraintes, les impasses, les catastrophes ! On peut et on doit, naturellement, détailler les difficultés à surmonter. On doit aussi donner de l’espoir en proposant des pistes d’avenir. Faire sa fortune politique sur un discours annonçant le déclin général n’a jamais rien produit de bon, j’espère que vous partagerez ce point de vue raisonnable. Et pas simplement en proclamant, comme vous le faites dans ce document, que vous ne vous résignez pas ! Je constate que vous n’évoquez pas, ne serait-ce qu’à titre indicatif sommaire, le montant des indemnités à verser à la société G-Park pour la dénonciation unilatérale de la convention de DSP. Je sais bien que des négociations sont en cours ; mais il ne serait inutile de prévoir une montée en charge importante des dépenses de fonctionnement ; c’est un poste à surveiller particulièrement. Quant aux pistes que vous tracez sommairement pour sortir de l’impasse, pour reprendre votre expression (qui est aussi, il est vrai, celle du cabinet Klopfer), elles sont plutôt modestes. La mesure fiscale (page 23, qui paraît nouvelle mais qui ne l’est pas vraiment, c’est celle de l’augmentation du taux de la taxe foncière sur les propriétés bâties : vous vous proposez de la faire progresser de 17,02 % à 18,4%, en compensant cette hausse par une baisse identique de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. Je vous informe que cette mesure « indolore » pour les contribuables avait été proposée, naguère, par Charly Cervetti ; mais la CAPA l’avait refusée, car elle entraînait une perte de recettes pour elle. J’imagine que Jean Jacques Ferrara sera plus convaincant. Je propose, quant à moi, de faire passer cette augmentation de 18, 4 % à 19 % ; au lieu du million attendu, la ville pourrait en recevoir 3 ou 400 000 € de plus. Et comme c’est une recette dynamique, elle aura des effets positifs renouvelés. Je tiens à rappeler, également, s’agissant cette fois de crédits d’investissement, l’engagement du Conseil général, annoncé ici, le 5 septembre dernier, par le maire lui-même. L’assemblée départementale s’était engagée (sous une forme qui n’a pas été précisée) à signer une charte quinquennale accordant à la ville une dotation annuelle de 5 millions d’euros, pour des travaux d’investissement, de voirie notamment. Ce qui représenterait un apport de 25 millions d’euros sur la période ! Un tel engagement, très intéressant naturellement, peut-il être confirmé ? Vous n’en dites rien… Enfin s’agissant de la question cruciale de la trésorerie, c’est-à-dire de la capacité à régler dans les délais les fournisseurs de la commune, il paraît indispensable de prendre langue avec les financeurs de la commune pour accélérer les procédures de versement des subventions votées. Vous évoquez indirectement ce problème, page 18, du document d’orientations budgétaires. Il reste encore des restes à réaliser en matière de recettes d’investissement. Sur un plan général, et sans oublier que le débat budgétaire va se poursuivre et s’approfondir, je voudrais affirmer, à l’inverse de la tonalité sombre, voire sinistre, que vous avez donné aux perspectives d’avenir de la capitale régionale, je voudrais affirmer que la voie du progrès est dans l’action citoyenne pour faire reculer l’austérité et non l’accompagner ; l’avenir d’Ajaccio est dans l’action collective pour développer la Corse. Cette action continuera.

 

La clarté des engagements est une condition de la victoire

pcf_fdg.jpg La section d’Ajaccio du Parti communiste français communique :

L’assemblée des militants communistes et Front de gauche d’Ajaccio, réunie le lundi 24 novembre, a fait le point sur la préparation des élections municipales qui seront organisées les 25 janvier et 1er février 2015, après l’annulation des élections de mars 2014 pour « manœuvre systématiquement organisée dans l’établissement des procurations ».

Deux options s’offraient à eux : soit une liste autonome et ouverte du Front de gauche, soit la reconduction des alliances de mars, dans les conditions d’une sorte de troisième tour judiciaire.

Plusieurs séances de travail, deux assemblées générales de militants, une participation active au débat public par des interventions médiatiques et la diffusion d’un document de cadrage sur « les leçons d’un jugement » et les enjeux locaux de ce scrutin exceptionnel, des échanges écrits avec l’équipe de Simon Renucci autour des « accords de mars », ces débats et ces initiatives ont permis aux militants de se déterminer majoritairement en faveur d’un rassemblement des forces de gauche dès le premier tour.

L’objectif, pour les communistes, c’est de proposer aux Ajacciens une véritable alternative de progrès, après les sept mois de régression du service public communal qu’ils ont vécus sous la main de fer de l’UMP. Face à une droite unie et plus agressive que jamais, il faut rassembler toutes les forces de gauche dès le premier tour, en évitant la dispersion de ses électeurs ; et réunir, au second tour, tous ceux qui veulent s’opposer clairement à la droite.

D’autres listes, nationalistes notamment, seront présentes dont les préoccupations sont visiblement, assez éloignées de l’enjeu du scrutin à venir. Ce nouveau contexte politique, et les ambitions plus ou moins claires des différents protagonistes, ne sauraient occulter ni l’enjeu principal de cette élection, la gestion de la capitale régio nale, ni la nature et la composition des équipes qui devront l’assurer.

C’est pourquoi la question des alliances a été largement débattue et une position de principe a été retenue : rassemblement de toutes les forces de gauche au premier tour, ouverture, au second, aux forces de progrès désireuses de rompre avec la gestion de l’UMP.

Les enseignements des négociations de mars où, chacun l’a bien compris, les surenchères, idéologiques ou autres, n’ont abouti qu’à faire élire la droite, doivent être tirés par tous et par chacun : la clarté des engagements est une condition de la victoire. Ce principe vaut en particulier pour les relations entre la gauche et le nationalisme.

La liste nationaliste de mars a éclaté en deux, et c’est la quasi-totalité des élus et responsables territoriaux de l’un des mouvements nationalistes qui est venue annoncer la rupture sous la statue de Napoléon ! Ainsi, quelques semaines à peine après un vote à l’assemblée de Corse, célébré par le nationalisme comme sa victoire et celle de son unité de pensée, pour des raisons mal définies mais qui n’ont probablement rien à voir avec les élections municipales d’Ajaccio, l’unité d’action et de programme réalisée en mars, et l’unité de vote réalisée en octobre à l’assemblée de Corse, n’ont pas résisté à certaines considérations partisanes extra-municipales…

La liste de rassemblement à gauche, conduite par Simon Renucci et où les militants communistes et Front de gauche seront présents et actifs, devra tenir compte des changements intervenus depuis mars. Mais la gauche se tromperait de chemin si elle devait s’écarter de la voie du rassemblement de tous ses électeurs, dès le premier tour. C’est là son premier objectif ; et elle n’a rien à gagner dans un éventuel arbitrage politique entre les mouvements nationalistes. Les électeurs, quelles que soient leurs sensibilités, les nationalistes comme les autres, n’apprécient pas, en général, de se retrouver prisonniers de marchandages électoralistes très éloignés de leurs besoins sociaux et de leurs propres options politiques.

Une autre liste issue d’une double dissidence à gauche sera présente le 25 janvier et elle est entrée très rapidement en campagne ; elle voudra probablement peser sur le second tour. Voilà une raison supplémentaires pour la gauche de s’adresser très largement aux milliers d’électeurs qui ont cru en elle au second tour de mars. C’est cette force qu’il faut convaincre de se mobiliser dès le premier tour, pour pouvoir aborder le second en position de rassemblement plus large encore.

La section d’Ajaccio estime être parvenue avec ses partenaires à un accord équilibré, dont le fondement sera un engagement collectif en faveur d’une gestion sociale, démocratique et rigoureuse des affaires de la cité ; une gestion locale refusant l’austérité imposée aux collectivités, organisant mieux la solidarité, et fondée sur un service public communal rénové. Les militants et candidats communistes et front de gauche ne négligeront aucun effort pour y parvenir.



La section d’Ajaccio du PCF Ajaccio le 26 novembre 2014

 

Conseil Municipal....Une dernière en forme de démocratie bafouée...

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Convoqué la veille de sa démission par Laurent Marcangeli, le dernier conseil municipal d’Ajaccio devait en fait être celui du lancement de sa campagne électorale. L’assistance fournie de ses soutiens ne laisse aucun doute sur l’intention de la droite. Paul Antoine Luciani, entouré de Charly Cervetti, Céline Lantieri et François Casasoprana, opposants de gauche, demandera la parole mais sera interrompu dès l’entame de son propos par un maire excédé et un public irrespectueux. Face à ce comportement réfractaire à la vérité les élus de gauche ont légitimement quitté la salle. L’exemplarité du comportement de Laurent Marcangeli se retrouve dans cet échange avec Paul-Antoine Luciani lequel rappelle : « Je vous ai demandé la parole, vous me l’avez accordée ! »- « Je vous l’ai donnée, et bien je vous la retire, lui répond Laurent Marcangeli.

U Rossu et Terre Corse publie l’intervention de Paul Antoine Luciani.

« C’est aujourd’hui la dernière séance de votre mandature. Nous aurions pu prendre la posture qui avait été la votre le 6 mars dernier à l’occasion de la dernière séance de la mandature précédente et refuser de siéger aujourd’hui, mais ce n’est pas une surprise nos choix ne sont pas les vôtres! Nous avons tenu en premier lieu à marquer par notre présence, le point final du parcours majoritaire que vous aviez amorcé le 30 mars. Un point final anticipé qui vous est imposé par une décision de justice ; une justice dont nous voulons saluer le service éminent qu’elle a rendu au suffrage universel. Nous avons également voulu relayer au sein d une assemblée qui représente toute la communauté ajaccienne, un sentiment très largement partagé dans la population.

Cette dernière séance, intervenant après 7 mois de mandat, pourra peut être susciter chez vous et chez les 12 301 électeurs qui ont voté pour vous, un sentiment confus mêlé de nostalgie et d’amertume. Mais pour nous et certainement aussi pour les 13 812 électeurs qui n ont pas voté pour vous, cette dernière séance sera ressentie comme un commencement, un nouveau départ, une nouvelle chance…

Nous avons voulu exprimer ici maintenant, cette confiance dans l’avenir d’Ajaccio.

Nous avons voulu enfin achever notre travail d’opposants constructifs. De votre côté vous avez annoncé urbi et orbi, votre démission et celle de votre majorité à l’issue de cette réunion. Cette annonce donne un relief très particulier à cette ultime session. Elle pourrait même occulter les conséquences préjudiciables des décisions que vous allez prendre avant de partir. Nous souhaitons donc donner sommairement mais précisément, notre avis sur certains points essentiels. Le budget supplémentaire : il est particulièrement éloquent. On ne peut plus dire que vous êtes contraints par les effets de la gestion précédente. Vous avez dénoncé durant 13 ans le poids exorbitant des frais de personnels dans le budget communal. Et vous avez à longueur de séance, depuis 7 mois, dénoncé l’impossibilité où vous vous trouviez de faire face aux obligations financières de la commune.

On constate page 7 du rapport de présentation que précisément dans les 7 petits mois de votre mandature, et sous votre responsabilité exclusive, les frais de personnels font un bond spectaculaire de 873 745 euros, soit 1.51% de la masse globale du chapitre 012 ! Mais en année pleine, cette dépense globale s’élèvera sans doute à 1 400 000 euros et à près de 3% de cette masse! Dans les caisses d’une ville ruinée par vos prédécesseurs, il y avait encore apparemment quelques fonds de tiroirs suffisamment garnis pour réaliser ce que vous appelez, sans autres précisions (je vous cite) “un certains nombres de recrutements”… S’agissant de l’indemnisation des 15 commerçants lésés par la construction d’un parking (une indemnisation que nous avions prévue en installant une commission spéciale à cet effet) nous constatons que vous n’avez eu aucune peine à trouver les crédits nécessaires : ils figurent dans le budget supplémentaire du stationnement. Car, contrairement à ce que vous avez occulté en dénonçant les choix financiers de notre équipe. Le budget du stationnement est bien équilibré en recettes et dépenses ; que ses recettes proviennent des usagers (et non des contribuables) et qu’elles permettent de régler globalement, dans l’immédiat 450 000 euros aux commerçants impactés! Dans ce cas encore, la ville ruinée que vous avez dépeinte et décriée vous permet de faire face à d’importantes et nécessaires obligations…

S’agissant du budget supplémentaire du Port de plaisance, nous constatons que les dénonciations virulentes et inacceptables ont fait place à un discours plus raisonnable. Nos protestations et nos répliques n’y sont pour rien évidemment!

La création d’une société publique locale ne suscitera pas de débat particulier, car la délibération que vous proposez n’aura sans doute pas d’effet concret dans le calendrier que vous annoncez, la CAPA étant pour le moment, dans l’incertitude quant à sa capacité de délibérer valablement, après votre démission… On remarquera que la commission des finances a rectifié, grâce à l’intervention de Charly Cervetti, l’imputation comptable qui interdisait de financer cet outil. Un outil, utile sans doute, mais dont on peut craindre qu’il génère, dès sa création plus de dépenses que de recettes. En tout état de cause, vous avez trouvé, dans les caisses vides de la ville, les premiers 260 000 euros nécessaires pour le financer.

S’agissant du patrimoine foncier communal, nous refusons catégoriquement qu’un particulier, quel qu’il soit, exige à des fins d’occupation privée, le déclassement d’une parcelle, si petite soit elle, du domaine public communal. Je me suis largement exprimé sur ce point en commission ; mais, même si vous ne retirez pas ce projet de délibération de l’ordre du jour, comme je vous l’ai demandé, votre décision ne sera pas suivie d’effet. Cette observation vaut également pour le projet de protocole avec l’Etat concernant la Citadelle où, manifestement vous avez accepté de vous engager dans la vois sans issue de l’acquisition, à titre onéreux, de ce joyau, en oubliant que le préfet Erignac avait demandé et obtenu que la Citadelle de Bonifacio soit cédée à Collectivité territoriale de Corse au franc symbolique.

Ces observations très concises suffisent à vous indiquer notre rejet de votre budget supplémentaire, nos réserves sur les autres budgets, et notre accord pour une indemnisation équilibrée des commerçants, d’autant qu’ils peuvent s’attendre à des difficultés supplémentaires, du fait de l’abandon unilatéral, irréfléchi et coûteux, du parking Campinchi.

Voilà Monsieur le Maire en quelques mots, ce que nous souhaitions vous dire au sujet de l’ordre du jour de ce dernier conseil. Nous allons vous laisser conclure entre vous cette mandature que la justice a, fort heureusement, interrompue. Car selon nous, si votre passage à l’exécutif municipal a été bref, il a aussi été négatif pour Ajaccio.

Désormais ce sera aux ajacciens d’en juger. Nous ne sommes que leurs représentants ».

 

Mais qu’est-ce qu’il lui a pris ?

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Les élections municipales d’Ajaccio devant le Tribunal administratif de Bastia. Après la réaction virulente de Laurent Marcangeli

Le 16 octobre, le rapporteur public demande au Tribunal Administratif de Bastia d’annuler les élections municipales d’Ajaccio pour « manœuvre frauduleuse ». La décision sera connue le 23 de ce mois. Dès le 18 octobre, le maire d’Ajaccio s’écrie en première page de Corse Matin : « On ne m’abattra pas » ! Mais qui a parlé d’ « abattre » Laurent Marcangeli ? Par qui ou par quoi pourrait-il se sentir menacé ? Par un débat public, un peu vif parfois ? Par une annulation éventuelle des élections municipales ? Il n’y a rien là qui devrait susciter une alarme de cette nature. Il est vrai que le moyen proposé par le rapporteur public pour demander l’annulation est un motif suffisamment grave pour inquiéter d’éventuels fraudeurs craignant d’être démasqués. Mais il ne peut inquiéter que ceux qui n’ont pas la conscience tranquille. Maître Marcangeli, député maire d’Ajaccio, est aussi auxiliaire de justice ; il connait le fonctionnement de l’institution judiciaire et les droits de la défense. Il n’a, par conséquent, aucun motif d’inquiétude, aucune raison de laisser déborder sa colère, juste après l’annonce des conclusions du rapporteur public. Son coup de sang médiatique, à la veille d’une décision de justice, a de quoi surprendre… Le maire aurait sans doute été mieux inspiré de rassurer les automobilistes, les résidents du centre- ville et les commerçants quant à l’état des discussions avec la société Q park : voilà un vrai motif d’inquiétude pour tous. Il aurait été également plus utile qu’il explique en détail aux contribuables pourquoi et comment « afin d’assurer l’organisation administrative de la nouvelle municipalité un certain nombre de recrutements a été nécessaire », entraînant un bond de 875 745 euros (!) depuis avril 2014, selon le rapport de présentation du Budget supplémentaire qui sera examiné le 27 octobre ! Quand chacun aura pris la mesure des conséquences des décisions déjà prises et de celles qui se préparent, on peut s’attendre à quelques coups de sang collectifs autrement plus justifiés…



Ajaccio le 19 octobre 2014 Paul Antoine Luciani

 

Conseil municipal d’Ajaccio – Lundi 28 avril 2014

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Monsieur le Maire, chers collègues,

La semaine dernière, le 22 avril, à l’occasion du débat d’orientations budgétaires, nous avions indiqué que personne ne pouvait vous reprocher, quelques jours après votre installation, de présenter devant l’assemblée délibérante un document budgétaire innovant. Nous avions également suggéré de maintenir l’essentiel des projets d’investissement déjà arrêtés par l’ancien conseil municipal ; tout particulièrement la poursuite des grands projets financés dans un cadre pluriannuel qui vont garantir la sécurité des Ajacciens, créer des équipements qui vont améliorer le cadre de vie de la population et conforter le service public communal. Nous avons pu constater, à la lecture du projet de budget, que c’est bien cette orientation qui a été retenue. De fait, le budget que vous présentez correspond à l’hypothèse basse d’investissement que nous avions nous-mêmes prévue, en concurrence avec d’autres hypothèses plus ambitieuses, mais toujours en fonction des priorités que nous avons signalées mardi dernier. Monsieur le premier adjoint a même indiqué, je le cite, que « ce budget, nous l’avons en quelque sorte fait un peu ensemble ». Nous aurions, dans ces conditions, mauvaise grâce à nous y opposer. Nous nous contenterons de nous abstenir pour des raisons que tout le monde comprend.

Je souhaiterais revenir néanmoins sur quelques aspects que nous jugeons importants et sur lesquels nous voudrions attirer l’attention du conseil. A la page 27 du rapport, on peut lire, je cite, « Comme indiqué lors de notre Débat d’Orientations Budgétaires, nous allons procéder à un examen plus approfondi des investissements en AP/CP afin de retrouver plus de lisibilité et permettre de dégager les priorités de notre action. Des opérations dont les débuts d’exécution étaient prévues sur 2014 sont suspendues » (fin de citation). Qu’une Direction municipale veuille savoir où elle va en matière de programmation de travaux, c’est bien la moindre des choses.



Mais, dans le cadre des prévisions budgétaires, il est impératif de prendre en compte les priorités fixées antérieurement et déjà financées par les partenaires de la commune ; d’autant que ces partenaires sont vigilants quant au respect des engagements pris par la collectivité. Vous avez, en juin, un rendez-vous avec tous les financeurs de l’ANRU, pour une revue de projet où le point sera fait très précisément sur l’état d’avancement du dossier, et sur les prévisions de dépenses pour la période à venir. Une parfaite continuité s’impose donc dans la mise en œuvre de la convention signée en mars 2009 et pour laquelle nous avions signé un avenant autorisant un délai reportant de deux ans l’achèvement des travaux. Cette remarque vaut pour toutes les opérations dont le calendrier de réalisation est pluriannuel. Vous me permettrez également d’évoquer un élément du débat budgétaire qui prend souvent un caractère polémique et qui doit être replacé dans son cadre et son contexte réels. Je veux parler de la masse salariale qui pèse lourd dans les dépenses de fonctionnement de la ville. Quand on aborde ce sujet, on le présente souvent sur le seul registre comptable. Sur ce plan, il est vrai que le pourcentage des frais de personnels excède largement la moyenne nationale des villes de même importance. Et il est indiscutable que plus lourd est le poids des dépenses de personnels, moins la commune pourra prélever d’excédents dans la section de fonctionnement pour cofinancer ses dépenses d’investissement. Cette situation risque d’aggraver les difficultés de la commune pour s’équiper. Tout cela est vrai. Mais c’est une situation qui existait en 2001, et à un niveau nettement supérieur ! Car la structure du budget communal n’a guère évolué depuis vingt ans ; et elle ne pourra pas changer en profondeur si l’économie du pays ajaccien reste ce qu’elle est, c’est-à-dire peu productive en recettes fiscales. Et c’est la raison de fond qui a conduit l’Etat, à la demande des élus de Corse de décider, dans le cadre des discussions de Matignon, un Programme Exceptionnel d’Investissement en faveur de la Corse et de ses collectivités

Il faut donc se garder de noircir le tableau. Considérons plutôt la réalité des chiffres et les projets concrets auxquels ils renvoient. Référons-nous, par exemple, à la page 37 de votre rapport de présentation et examinons les onze ratios communaux obligatoires que les dispositions législatives et règlementaires imposent de mentionner chaque année dans les documents budgétaires : Charly Cervetti se chargera de les commenter tout à l'heure ; ils prouvent que, malgré toutes les spécificités et handicaps structurels de son budget, la ville d'Ajaccio n'a pas à rougir de la comparaison avec les communes de même importance, Nous pouvons également démontrer, avec deux exemples concrets (deux, mais on peut en fournir bien d'autres) que l'on peut faire évoluer la commune dans le bon sens, malgré ses handicaps. On peut – et nous l’avons fait - moderniser l’appareil municipal et renforcer l’attractivité de la capitale régionale tout en développant, les services publics et les équipements communaux. Ces deux exemples illustrent à eux seuls les progrès réalisés. Il sera utile et nécessaire de les rappeler dans toutes les études – diagnostics que vous envisagez de conduire.

La masse salariale de la ville d’Ajaccio a augmenté fortement entre 2001 et 2014, c’est vrai ; mais allons un peu plus loin que l’image comptable de cette particularité et recherchons les causes de cette augmentation. Comparons, par exemple la structure des emplois et des compétences, dans certains domaines, en 2001, au moment du changement, avec celle d’aujourd’hui, à l’heure d’un nouveau changement. Il s’agit d’une question centrale que l’on a souvent tendance à oublier. En 2001, l’administration communale, tous services confondus, était équipée de 40 ordinateurs gérés par trois techniciens ; seuls deux sites, l’hôtel de ville et la DGST, étaient interconnectés. Il y a aujourd’hui 600 ordinateurs et 40 sites interconnectés dont certains desservis par fibre optique ; ce parc est géré par un service de 14 personnes, dont 4 ingénieurs, qui gère également les 100 ordinateurs de la CAPA et les 250 ordinateurs qui équipent toutes les écoles d’Ajaccio, chacune d’entre elles disposant, d’ailleurs, d’un accès internet. Ce service a bénéficié, jusqu’ici, d’un budget d’investissement de 600 000 € annuels. Les services techniques disposaient, en 2002, de quatre ingénieurs. Il y a, aujourd’hui, tous services confondus (administration, informatique, DGST) un effectif de 23 ingénieurs qui travaillent à la ville d’Ajaccio dont 12 femmes ! Comment la commune aurait-elle pu assurer la maîtrise d’ouvrage de tous les grands travaux réalisés, ou en cours de réalisation, sans ces nouvelles compétences réunies désormais au sein de nos services ?

Et je ne parle même pas des efforts considérables de formation, de préparation aux concours, de promotion interne et de rattrapage social qui ont été réalisés en treize ans. Car il y a eu une élévation générale, absolument sans précédent, des compétences, des équipements, et des performances parmi l’ensemble des personnels. N’évoquons que pour mémoire la création d’un Centre Technique Municipal, un bâtiment industriel moderne qui a donné du sens au service public communal, insufflé une fierté légitime aux personnels qui le servent, et inspiré confiance aux partenaires de la commune quant à la qualité des ouvrages et des travaux réalisés en régie. -Le deuxième exemple concerne l’attractivité d’Ajaccio, « la Corse toute l’année », pour reprendre la devise de l’Office de tourisme. Nous avons accueilli, selon l’INSEE, près de 14 000 habitants supplémentaires en moins de deux décennies. La capitale régionale compte aujourd’hui près de 68 000 habitants permanents. Le mal logement existe encore, comme l’insuffisance dramatique de logements sociaux, mais nous avons autorisé la construction de 4814 logements en 13 ans. Deux hôtels et deux résidences de tourisme ont été construits ; d’autres équipements hôteliers ont été rénovés. Beaucoup d’entreprises ont investi pour moderniser leurs outils de travail, voyez le développement de l’est d’Ajaccio.

Nous avons développé en grand et modernisé les équipements collectifs et les services à la population : une nouvelle crèche est en cours de construction à Mezzavia, et la réputation du Palatinu a franchi la mer, ajoutant encore à l’image positive de notre ville. Voilà quelques éléments quantitatifs et qualitatifs qui sont autant d’indicateurs qui confirment que la capitale de la Corse a encore gagné en attractivité.

Nul n’aurait pu développer les services communaux, améliorer le service à la population grâce à la modernisation de l’appareil municipal, sans entraîner une montée en puissance de la masse salariale. Dénoncer unilatéralement l’augmentation de la masse salariale en l’attribuant à du clientélisme alors qu’elle n’est le plus souvent que la contrepartie inévitable de la croissance urbaine et du développement des services publics communaux serait un mauvais coup porté à la vérité et à l’intérêt général.

Engager une réflexion en profondeur pour améliorer encore la gestion communale pour qu’elle continue à rendre un service encore plus efficace aux Ajacciens, en prenant pour point de départ les acquis enregistrés, voilà une démarche qui me paraît plus productive et plus conforme au mandat reçu du suffrage universel. Affirmant ce principe, je ne fais de procès d’intention à personne, mais je veux répondre à certains propos, tenus ici ou là, qui me semblent avoir pris beaucoup de libertés avec la vérité.

Je me permettrai, en conclusion, d’attirer votre attention, Monsieur le Maire, puisque vous avez annoncé votre intention de lancer une série d’audits (nous en avions fait autant en 2001), sur un élément auquel on ne pense pas toujours, s’agissant de ce type d’études : vous disposez de trois rapports de la Chambre régionale des comptes (2000, 2007, 2013) couvrant une période significative de trois mandatures. Inscrivons dans le cahier des charges de ces études-diagnostics la référence obligatoire à ces trois rapports. Ils permettront à notre assemblée délibérante, non seulement de dresser un état des lieux à un moment donné, mais aussi de prendre la mesure des évolutions intervenues et des contextes dans lesquels elles se sont inscrites. La connaissance de chacun sera complétée, et le jugement de tous n’en sera que plus pertinent.

Je vous remercie de votre attention.

Paul Antoine Luciani

 

Allocution de Paul Antoine LUCIANI, chef de file du Parti communiste et du Front de Gauche

Premier meeting de la liste » d’union démocratique "Ajaccio ensemble Aiacciu inseme"



Auditorium du Palais des congrès - Jeudi 6 février 2014

Mesdames, Messieurs, chers amis,

Bona sera a tutti,

Forti saremu si saremu uniti !

Cette vieille devise, toujours actuelle, illustre parfaitement notre engagement pour Ajaccio et la signification de notre réunion. Ajaccio ensemble ! Aiacciu inseme !



L’intitulé de notre liste résume notre stratégie municipale : un rassemblement offensif des formations de gauche et des écologistes, ouvert à d’autres personnalités issues de courants nationalistes ,notamment mais pas seulement), toutes désireuses de prolonger, avec nous, une action publique qui a fait ses preuves, sur la base des valeurs démocratiques qui fondent notre engagement.



Un tel rassemblement est inédit à Ajaccio. Et il n’est pas le fruit du hasard. Le maire, Simon Renucci, s’y est employé personnellement et, sans doute, le bilan de treize années de travail acharné au service de notre ville a pu susciter, chez d’autres, l’envie « di mette a manu in pasta » et d’apporter leur concours à l’œuvre commune. L’intérêt général est souvent fédérateur. Et il faut se réjouir de cette mobilisation en faveur de notre cité, de cet élan nouveau qui se traduit naturellement par une alliance électorale élargie.

Mais notre rassemblement ne peut se réduire à un simple dispositif électoral. Il faut y voir un signe, un indice révélateur d’une évolution des esprits dont on peut constater l’émergence ailleurs. Même si les situations locales sont différentes. La Corse entre visiblement dans une autre époque. Elle change ; et cette mutation s’opère au milieu de difficultés, de contradictions et d’inégalités insupportables. C’est dans cette situation nouvelle, encore confuse, où la crise générale élargit le nombre de ses victimes, qu’il faut d’abord chercher la raison profonde de cette prise de conscience nouvelle : chacun pressent qu’il n’y aura pas d’issue sans un immense effort collectif au service du bien commun ; pour peu que cet effort collectif se fonde sur un diagnostic partagé de la situation générale ; et sur des objectifs clairs et bien identifiés pour l’action locale.



Des divergences importantes peuvent demeurer quant aux solutions nationales ou européennes, c’est une évidence. Mais nous avons la responsabilité collective d’utiliser toutes les instances locales, non seulement pour atténuer, par une gestion sociale, démocratique, offensive et efficace, certains effets de la crise ; mais également de fournir à ses victimes un point d’appui pour des luttes d’un autre niveau… C’est à partir de cette analyse que les communistes ajacciens ont choisi, souverainement et à une forte majorité, de valoriser les acquis des deux mandatures écoulées, de les amplifier grâce à un large rassemblement local, tout en conservant une autonomie légitime quant aux grandes options nationales et européennes. Tout autre dispositif électoral aurait conduit, chacun le comprend, à nier le travail accompli et aurait fourni des alibis à la controffensive réactionnaire, très agressive, qu’il nous faut contenir et désarmer.

En réalité, c’est bien là l’enjeu de cette élection municipale : l’UMP, au plus haut niveau national, s’est fixé comme objectif de « reprendre Ajaccio », comme ils disent ; c’est Jean François Copé lui-même qui a donné sa feuille de route à celui qu’il appelle son « champion » : « Faites comme vous voulez, mais reprenez-moi cette ville » … Ce sont ses propres paroles, relayées par la presse locale à l’été 2012, et reprises aujourd’hui par la propagande nationale de l’UMP. Le message est clair : le projet de gestion n’a aucune importance ; l’UMP parisienne et son représentant local n’ont pas de projet urbain ; ils ne veulent que s’emparer d’Ajaccio et s’en servir de tremplin électoral... pour plus tard !



Ils voudraient aussi faire oublier que, pour les sortants comme pour ceux qui voudraient les évincer, le projet est déjà dans le bilan ! Le nôtre est éloquent, le maire l'évoquera en détail. Notre projet urbain en découle : il vise à développer en grand les opérations engagées, à veiller à la qualité urbaine et à maîtriser toujours mieux notre gestion. Nous voulons œuvrer, avec nos concitoyens et sous leur contrôle, à transformer notre ville, la moderniser, renforcer le service public communal, améliorer le cadre de vie, tout en enrichissant son identité ! A l'inverse, que dire du bilan de notre principal concurrent ? Que dire du sous équipement et du délabrement de l'appareil communal laissés par ses aînés? Que dire de son propre bilan et de ses colistiers, opposants agressifs mais indigents au sein du conseil municipal ? Peu de choses, en effet, sinon qu'ils n'ont jamais rien proposé ! Jamais ! Ils se sont contentés de voter discrètement les délibérations auxquelles il leur était impossible de s'opposer; et à s'opposer systématiquement à ce qu'ils estimaient contraire à la doctrine de l'UMP ! Leur projet ne peut que ressembler à leur bilan !



Mais ils avancent masqués ! Ils tentent d'effacer de la mémoire locale les traces du vieux clan dont quelques personnalités ont dû accepter, sans enthousiasme, de figurer sur leur liste ! Ils se gardent bien de rappeler qu'ils ont refusé de soutenir un de leurs amis contraint à la démission du conseil municipal ! Et qu'ils n'ont pas hésité à déconsidérer les élus de leur groupe, moins agressifs qu'eux et plus soucieux de l'intérêt d'Ajaccio. Ils ont même essayé de discréditer les réussites populaires indiscutables de notre majorité, comme les jardins familiaux ("Qu'avez-vous fait aux Cannes? Vous avez planté des salades!"), ou encore le Palatinu dont le succès populaire a franchi la mer ! Ils ont voté très chaleureusement le parking Campinchi pour le déprécier immédiatement! Ils n'ont participé à aucune réunion de commission, aucune, à l'exception d'une élue très courtoise qui a accepté de travailler un peu avec nous sur le PLU ! Mais ils ont le culot de déplorer le manque d'information au sein de l’assemblée délibérante ! Ils ont même quitté honteusement la dernière séance du conseil municipal pour éviter de voter les mesures sociales du contrat urbain ! Le bilan de nos opposants condamne leur projet ! Ils sont disqualifiés pour défendre Ajaccio ! Les Ajacciens s'en souviendront dans le secret de l'isoloir ! Ils se souviendront, à l'inverse, que, pour ce qui nous concerne, nous n'avons jamais fait prévaloir les soucis partisans sur l'intérêt général ! Ils se souviendront que nous avons assumé nos responsabilités jusqu'au bout, sans considérations politiciennes ou claniques ; et que nous voulons poursuivre notre tâche dans cet esprit. La maison commune restera celle de tous les Ajacciens. C'est le sens même de l’unité réalisée. Seule, elle peut garantir l’ouverture et le progrès ; seule, elle peut mettre en échec une entreprise de caporalisation de la vie locale. Un mot pour conclure en soulignant, à nouveau, la qualité de notre rassemblement. Nous sommes engagés, ensemble, pour poursuivre le travail utile que nous avons commencé il y a treize ans, pour lui donner sa pleine efficacité. Et pour épargner à la capitale de la Corse toute régression vers la gouvernance clientéliste dont Ajaccio a longtemps subi les nuisances… nous sommes unis pour défendre, et nous sommes unis pour construire. Dans ce combat nécessaire, nous nous rappellerons les paroles de la grande Anna Marly, le troubadour de la résistance, celle dont le Général De Gaulle disait qu’ « elle avait fait de son talent une arme pour la France », celle que j'ai évoquée le 8 janvier dernier, à l’occasion des vœux…

« Ensemble, il faut lutter, ensemble, il faut bâtir,Pour, ensemble, marcher au bras de l’avenir ! »



P.A. Luciani

 

Les candidates et candidats du Parti Communiste et du Front de Gauche

Voici les candidats du Front de gauche et du parti communiste de la liste "Ajaccio ensemble, Aiacciu inseme" conduite par le maire sortant, Simon Renucci, et où figurent dix candidats : huit en position éligible, et deux en position non éligible.

2- Maria Guidicelli, adjointe au maire, conseillère exécutive (FDG)

3- Paul Antoine Luciani, Premier adjoint au maire (PCF-FDG)

13- Etienne Bastelica, conseiller municipal, Président du groupe des élus communiste et Front de Gauche à l’Assemblée de Corse (FDG)

20- Natacha Pimenoff, conseillère municipale, vice-présidente de la CAPA (PCF-FDG)

25- Antonin Bretel (PCF-FDG)

28- Marthe Poli, conseillère municipale (PCF-FDG)

32- Carole Spanu, collaboratrice du groupe à l’Assemblée de Corse (PCF-FDG)

36- France Belicar (PCF-FDG)

40- Rose Marie Padovani (FDG)

45- Kilian Cervetti, étudiant, (PCF-FDG)

 

Vœux adressés au Maire et aux personnels communaux.

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Allocution prononcée par Paul Antoine Luciani, premier adjoint au maire,

Ajaccio, Salon Napoléonien, mercredi 8 janvier 2014

La cérémonie des vœux revêtira, cette année, chacun le ressent, un caractère un peu particulier, entre point d’aboutissement et ligne de départ. Dans ce moment particulier, le discours du premier adjoint avait à relever, peut-être un peu plus que les années précédentes, le défi du renouvellement L’allocution de janvier 2013 ayant connu la fortune que l’on sait, j’ai pensé que, pour conclure un cycle et préparer le suivant, il fallait changer la forme des vœux que nous nous adressons tous les ans depuis 2002. Et je me suis livré à un exercice périlleux : résumer, en dix minutes et en quelques dizaines de vers alexandrins, les résultats de notre équipe et nos engagements pour demain. Je n’ai pas l’ambition déraisonnable de vous présenter ici une œuvre d’art. Je voudrais simplement rappeler, par un raccourci rythmé, notre action et notre projet. Cette forme nouvelle, inhabituelle en pareille circonstance, peut exprimer, à sa manière, la capacité de renouvellement de notre engagement pour Ajaccio. J’offre cette « nouveauté » à tous les membres de notre assemblée délibérante, à commencer par le maire d’Ajaccio, Simon Renucci. Mais aussi, et surtout, à tous les personnels communaux : ils sont le fer de lance, la force collective qui a permis les résultats évoqués ici. Les élus passent, la fonction publique territoriale demeure. De son engagement dépend la qualité du service public communal. Service public qui doit assurer des missions d’intérêt général dont toute la société a besoin, tout particulièrement dans cette période de crise et de difficultés sociales aggravées.

J’ai intitulé ce texte « Au bras de l’avenir », vous allez comprendre pourquoi.

« Au bras de l’avenir »

Deux mille un, dix-huit mars, une date à garder

Dans l’esprit de tous ceux qui ont tant espéré

Qu’un beau jour ils vivraient, sans le clan impérial,

Dans un autre Ajaccio, une autre vie sociale.

Deux mille quatorze est là, avons-nous réussi

A faire de nos mandats des œuvres abouties ?

Avons-nous répondu aux attentes plurielles

De ceux qui, par deux fois, à nous ont fait appel ?

Nous ne confondrons pas les politiques publiques,

Celles des petites retraites ou du niveau du smic,

Avec celles pour lesquelles nous devons rendre compte

Sans fierté excessive ni crainte de la honte…

Comment donc aujourd’hui nommer nos résultats ?

Un travail de Titan ? Ou la grande cata ?



La question est posée, il faut bien y répondre ;

Nous allons donc le faire, et sans jouer la montre.

Mais, avant, il nous faut revenir en arrière

Et rappeler la vie des Ajacciens d’hier :

Ajaccio mon village, jadis ce bel ouvrage

Nous parlait d’Ajaccio où, sans être à l’étroit,

Il faisait si bon vivre, du Casone à l’Octroi.

Mais la vie était dure dans notre beau village :

Peu de voitures en ville, on marchait sur le cours,

Et de l’espace urbain on faisait vite le tour.

Les pots sur les balcons n’étaient pas pour les fleurs,

On les vidait d’en haut, malgré leur triste odeur !

Dans la cité génoise, peu de commodités ;

L’habitat insalubre, danger pour la santé,

Poussait les résidents vers de nouveaux quartiers.

L’eau n’était pas potable, on se chauffait au bois ;

On chantait malgré tout que nous étions des rois !

              ***

Le temps jadis n’est plus ; Le Mémorial l’a dit :

C’est la fin du village et de l’ancienne vie !

C’en est fini aussi du mode d’habiter :

Tout le périurbain est désormais mité !

Chacun veut sa maison, son château en Espagne

Qui en a les moyens s’enfuit à la campagne

Ils travaillent en ville mais vivent alentour :

Ils font le va et vient, la nuit comme le jour.

Leurs trajets quotidiens «domicile-travail»

Se font plus par l’auto que par l’emploi du rail.

Et les voies saturées à de certaines heures

Entraînent chez certains de la mauvaise humeur…

               ***

Pour que la vie urbaine retrouve sa qualité,

L’occupation du sol doit être corrigée ;

Il faudra maîtriser l’usage de la voiture ;

Pour la circulation, trouver bonne mesure ;

Par le débat public, récuser les injures,

Travailler, inventer, partager la cité

Pour que chacun y trouve sa part de liberté

Car la ville d’avant, et son cœur historique,

Etaient organisés autour d’un centre unique ;

Elle accueillait alors vingt-cinq mille résidents,

Et, bientôt, trois fois plus d’habitants permanents.

Elle doit s’organiser sur un autre modèle,

Pour répondre aujourd’hui à ses besoins réels

Plus près du citoyen, bien moins centralisée

Et plus dense à la fois, enfin équilibrée,

La capitale de Corse, en son cadre physique,

Pour devenir durable, sera polycentrique.

Il est révolu le temps du beau village,

On pourra en trouver dans nos quartiers l’image :

Finis le centre riche et les pauvres faubourgs !

Nouveaux centres de vie, comme autant de gros bourgs,

Nos quartiers équipés, bien reliés entre eux

Offriront à chacun de quoi circuler mieux,

De quoi se reposer, se distraire, vivre heureux,

Une qualité de vie meilleure qu’en l’ancien temps !

Tel est notre projet, tel notre engagement :

Une ville nouvelle, c’est l’enjeu de demain,

Et tout chacun d’entre nous doit y prêter la main !

                                                 
              ***

Nous nous y employons sans esprit de chapelle ;

En treize ans, Ajaccio a déployé ses ailes :

Chacun l’a reconnu, notre approche globale

A toujours respecté l’intérêt général :

Pour les équipements, nous pouvons l’affirmer,

Le succès est patent, il nous est crédité.

Rattraper les retards était indispensable ;

Et, nous l’avons prouvé, nous en étions capables.

Deux cent neuf millions en douze ans investis

Témoignent clairement des efforts consentis :

Crèches, petite enfance ont eu priorité

Sur les fastes d’antan pour une minorité !

Des écoles nouvelles, par l’Etat financées

Chacun en conviendra, c’est une nouveauté !

Les cinq médiathèques, travaillant en réseau,

De la lecture publique relèvent le niveau !

Gymnases rénovés, Caserne des pompiers

Offrent à nos quartiers sport et sécurité.

Piscine des Salines et complexe nouveau

Pour l’athlétisme, enfin présent dans Ajaccio !

La Corse les voulait : ce n’est pas un hasard

Si l’illustre Palais, ce musée des Beaux-Arts,

Si le grand Palatinu, ce beau Palais des sports,

Attirent le public qui le dit haut et fort !

L’Espace Diamant, théâtre et cinéma,

Fait briller Ajaccio, ce n’était plus le cas,

Et l’a placée au rang qui doit être le sien

Diamant culturel, tel est son vrai destin !

Des bassins complantés et des lieux d’agrément,

Pour notre sureté et notre environnement,

C’est notre Madunnuccia qui nous sauve des eaux,

Et nous offre un jardin, deux merveilleux cadeaux !

Parata – Sanguinaires, un bel aménagement

Valorise le site, accroît son rayonnement :

Nous y avons offert à nos concitoyens

Une étape du Tour dans un très bel écrin

Dans le quartier des Cannes, nous avons retrouvé

Et les gestes d’antan et la fraternité.

Ajacciens, Maghrébins, Portugais, tous unis,

Travaillent des parcelles, préparent des semis …

Cultiver son jardin et faire société,

N’est-ce pas une image de la ville à créer ?

                                            
                ***

Ces objectifs atteints, il faut continuer.

Vers de nouveaux succès, ensemble progresser.

Et nous aurons besoin, pour la nouvelle étape,

D’une force nouvelle visant ce nouveau cap…

Conduire à bonne fin des dossiers essentiels

Exigera de tous, élus et personnels,

Une grande rigueur, un suivi permanent,

Et la capacité de trouver de l’argent !

L’enthousiasme initial gardera-t-il l’élan ?

Cherchons dans le passé cet élan pour demain ;

Cela ne peut pas être improductif ou vain ;

Notre bilan est bon, c’est une base sûre,

Les Ajacciens ont su en prendre la mesure !

Nous saurons avec eux, pour eux, faire surgir

Des combats du passé les chantiers d’avenir

Regardons vers l’avant, la route à parcourir,

Si nous sommes unis, nous pourrons le construire.

               ***

Que dire en conclusion ? Regardant en arrière

De ces tâches accomplies peut-on se satisfaire ?

Devrait-on jubiler en dressant ce bilan ?

Qu’avons-nous ressenti en nous y consacrant ?

Pour les élus en charge de ces mandats échus,

Ce ne fut pas toujours un délice absolu !

Nous le confesserons sans chercher de finesses :

Ni treize ans de malheur, ni treize ans d’allégresse !

Mais plutôt l’impression d’en être revenus

Au mythe de Sisyphe visité par Camus ;

Comme le fils d’Eole remontant son rocher

Nous avons sans relâche pour autrui travaillé !

Nous pouvons donc le dire, et ce fut un honneur,

Servir le Bien commun, voilà LE vrai bonheur !




              ***

Mais l’avenir enfin? Comment le voyez-vous ?

Comparable au passé ? Ou bien beaucoup plus doux ?

Il sera plus souvent et chantier et cambouis,

Pour que le rêve, enfin, puisse entrer dans la vie !

Nous savons qu’un effort doit être soutenu



S’il se veut efficace et par tous reconnu.

Si Ajaccio qui a, souvent, l’esprit potache,

Décide, de nouveau, d’en nous confier la tâche,

Nous sommes disposés à nous y atteler,

Avec même conscience et opiniâtreté ;

Nous nous rappellerons les vers d’Anna Marly

Qui résonnent encore dans nos cœurs d’aujourd’hui

Ensemble il faut lutter, ensemble il faut bâtir,

Et ensemble marcher au bras de l’avenir…

Paci e Saluta, ô sgiò merri ! E Paci e Saluta a tutti !

 

Le JEUDI 19 DECEMBRE 2013 À 18H30, au PALAIS DES CONGRES à AJACCIO

Aura lieu la Déclaration de Candidature pour les Municipales de Mars 2014 de Monsieur Simon RENUCCI.

Il sera entouré des responsables politiques des partis de gauche ainsi que des responsables des mouvements qui le soutiennent.

Nous vous demandons de faire circuler cette information et d’être nombreux pour accompagner notre démarche.

Nous comptons sur votre présence.

E. BASTELICA,M. GUIDICELLI,P A. LUCIANI,N. PIMENOFF,M. POLI, frise_TERed_Slogan.jpg

 

Paul Antoine LUCIANI et nos Elus FDG vous invitent...

U Rossu est fier et heureux de vous faire parvenir cette invitation à la parution du livre bilan de Paul Antoine. Elu, il est toujours resté le militant d'Ajaccio, de la Corse,fidéle aux principes que nous venons de célébrer lors du 70° Anniversaire....Ce témoignage,remarquablement écrit et traduit; marquera fortement, nous en sommes convaincu, la campagne des Municipales qui vient de commencer.

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La couverture et la 4° de couverture en Annexe
 

Paul-Antoine Luciani , interview à Corse Matin - 20 novembre 2013

P-ALUCIANI_-Jean-Pierre_Belzit2.jpeg 1. La campagne débute, elle s'annonce comme l'une des municipales ajacciennes les plus serrées. Votre sentiment ?

Sans doute plus serrée qu’en 2008, compte tenu de l’aggravation des difficultés sociales et du mécontentement général qu’elle entraîne. En Corse aussi. Mais les municipalités ne peuvent être tenues pour responsables des destructions d’emplois, du chômage ou des petites retraites. S’agissant de ce dont la majorité municipale est comptable et qu’elle doit assumer, on peut dire, sans flatter outre mesure la municipalité sortante, qu’elle a bien travaillé pour Ajaccio. C’est d’ailleurs pour cela que nos adversaires veulent à tout prix nationaliser cette campagne. Les Ajacciens ne se laisseront pas abuser.++

2. Après avoir été tenté de présenter une liste, le Parti communiste a annoncé qu'il s'alliait avec Simon Renucci dès le premier tour. Les raisons de ce choix ?

Le parti communiste, fondateur du Front de gauche en Corse, avait le choix entre trois options : le rassemblement dès le premier tour pour rester cohérent avec deux mandatures positives pour Ajaccio ; présenter une liste autonome « Front de gauche » avec l’objectif unique de sanctionner la politique gouvernementale ; présenter, pour les mêmes raisons, une liste communiste ouverte à des personnalités de progrès. Les militants ajacciens ont choisi, par un vote à bulletins secrets et à une très large majorité, la continuité sur des options claires de gestion, pour l’autonomie sur la politique nationale, et pour le renforcement de leur représentation au sein du futur conseil municipal et du futur exécutif. Il n’y rien, dans ce choix assumé, qui ressemble à un ralliement sans principes ; c’est au contraire faire respecter notre bilan local sans cautionner une politique d’austérité que nous combattons sur le vrai terrain où il faut la combattre. Et avec tous les points d’appui, si modestes soient-ils, qui peuvent être utiles à ce combat ; les municipalités en font partie et nos concitoyens le savent bien.



3. Votre « cavalier seul » lors des dernières législatives perdues par Simon Renucci vous a été reproché par ce dernier. Cela vous a-t-il influencé dans votre choix cette fois ?

La déception, c’est humain, peut être mauvaise conseillère. Je vous rappelle que j’ai été trois fois candidat aux législatives « à côté » de Simon Renucci (2002, 2007 et 2012), précisément pour les raisons évoquées plus haut ; et j’ai toujours appelé à voter pour le candidat de gauche arrivé en tête au premier tour… L’enjeu des législatives, c’est la politique gouvernementale. Qui plus est, ces élections suivent désormais les présidentielles, et elles forment, ensemble, une séquence électorale unique dont les enjeux (nationaux voire internationaux) sont indissociables. Les législatives sont donc le niveau pertinent pour une expression propre des formations de gauche et, plus généralement, de toutes celles qui composent l’arc républicain. L’enjeu municipal est différent : centré sur les affaires de la cité, il ne doit pas ignorer le contexte politique national; mais il relève surtout d’une logique locale. . Nous avons toujours pris en compte ces réalités peu discutables et nos choix ne sont dictés que par cette analyse.

4. L'union avec le maire sortant pour cette campagne était une évidence. Pourquoi avoir pris autant de temps pour la réflexion ? Les négociations pour la constitution de la liste sont-elles difficiles ?

Décidément, vous tenez absolument à m’extorquer des confidences prématurées ! Aucune négociation n’est facile, vous pouvez vous en douter. Ce que l’on croit évident a priori peut, à l’expérience, se révéler complexe…D’une manière générale, il vaut mieux prendre du temps (surtout à quatre mois du scrutin) pour obtenir un bon accord, plutôt que de bricoler dans l’urgence, une combinaison qui s’écroulera à la première turbulence !

5. Sur la nouvelle liste, vous souhaitiez obtenir plus que les sept sièges de 2008 et trois postes d'adjoint. Le principal allié de Simon Renucci a-t-il eu gain de cause ?

Ce que je puis dire, et qui sera certainement confirmé par Simon Renucci, c’est que nous travaillons pour parvenir à un bon accord. Et nous allons y parvenir !

6. Nous avons annoncé que vous serez de nouveau premier adjoint en cas de victoire. Confirmez-vous ? Seriez-vous toujours à l'urbanisme ?

L’accord que j’ai évoqué plus haut comportera effectivement cette condition : le poste de premier adjoint sera dans la continuité des mandats précédents, et notre représentation devrait être plus équilibrée et plus visible. Quant à l’urbanisme, j’y ai pris goût ! Mais il est trop tôt pour en parler sérieusement. Il faut d’abord gagner les élections.

7. Quel regard portez-vous sur cette mandature ?

La mandature en train de s’achever aura été celle de certains accomplissements majeurs, pour la ville comme pour la CAPA. Nous allons revenir en détail sur notre bilan. Disons simplement que tous ceux qui s’y sont investis (et ils sont nombreux) doivent ressentir une certaine fierté de n’avoir eu comme boussole que l’intérêt général, et de pouvoir répondre de leur action, la tête haute. Mais ils ressentent aussi, j’en suis sûr, une certaine insatisfaction face à la lenteur des accomplissements : le temps de la décision et celui de la réalisation ne sont pas les mêmes…

8. La réalisation dont vous êtes le plus fier ? Celle qui suscite le plus de regrets ?

Je ne veux ni préciser ni personnaliser ma réponse : il y a, pour toute la majorité, beaucoup de réalisations dont ils pourraient être fiers, et aussi quelques regrets. L’essentiel n’est cependant pas là : quand on se met au service de ses concitoyens, il faut les laisser juger, par eux-mêmes, les résultats obtenus ; ils se feront une opinion en confrontant la situation actuelle de la ville et de ses équipements avec celle qui était la sienne quand nous avons été élus.

9. Que comptez-vous proposer aux Ajacciens pour ce troisième mandat ?

Il y a deux priorités que chacun, en principe, devrait retenir : un nouvel élan de la solidarité, la poursuite de l’investissement. Il n’est pas possible de développer ici ces deux axes interdépendants de l’action publique communale, nous allons y revenir en détail, mais on peut regrouper sous ces deux grandes orientations la quasi-totalité des domaines où la commune dispose de compétences propres.

10. Vos opposants critiquent votre vision de l'aménagement d'Ajaccio qui ne serait pas assez « méditerranéene », ne respectant pas l'identité de la ville comme votre projet « tout minéral » pour la future place Campinchi. Que répondez-vous ?

Ces critiques sont sans objet. Le projet de grande place au-dessus du parking Campinchi fait l’objet d’un concours d’architecture. Il sera largement concerté et la « minéralisation » dont vous parlez ne figure pas dans le cahier des charges du concours ! Nous avons pris l’engagement devant le Conseil des sites de respecter la composition générale de l’ancien square, avec la mise en valeur du monument aux morts. Cet engagement sera tenu.

11. Vous irez à la bataille avec des nationalistes dont vous ne partagez pas les idées. Jean-Paul Carrolaggi sera adjoint en cas de victoire. Au sein de la majorité, certains regrettent la politique « attrape tout » du maire sortant pour constituer sa liste. Qu'en pensez-vous ?

Je siège à la CAPA avec des maires nationalistes, nous votons souvent dans le même sens, et nous ne nous sommes jamais étripés ! S’il y avait des divergences de caractère politique, elles seraient tranchées par un vote (mais le cas ne s’est produit qu’à de rares occasions). Quant aux problèmes de gestion, exposés dans la transparence, ils ne posent pas de gros problèmes idéologiques… La liste qui se prépare pour les municipales est, d’abord, une liste d’union démocratique regroupant l’ensemble des formations de gauche. Mais il n’a jamais été interdit à personne de rechercher quelques candidats « différents » pour élargir le rassemblement citoyen. Cette démarche classique suppose simplement quelques précautions : ces candidats doivent être considérés comme des ouvertures individuelles représentatives d’une sensibilité particulière de la société civile, et non instrumentalisés comme des variables d’ajustement politique de la future majorité ; ils doivent respecter les valeurs et les principes qui sont ceux de toute gestion publique démocratique et leur représentation doit être, autant qu’on puisse la mesurer, proportionnelle à leur influence réelle dans la société…Simon Renucci sait ce qu’il fait, et je ne doute pas qu’il exposera lui-même, à ses alliés de la majorité sortante, et à la presse, les termes de l’accord que ses nouveaux partenaires affirment avoir conclu avec lui, à quatre mois du scrutin.

12. Que vous évoque le cas de François Gabrielli ?



Je n’apprécierai pas que d’autres que les communistes se mêlent de choisir nos candidats. Je m’interdis, par conséquent, de commenter, en quoi que ce soit, la vie interne du parti socialiste.

13. On évoque déjà l'impossibilité pour Simon Renucci de gagner au second tour sans les voix nationalistes. Cet électorat sera particulièrement courtisé...

Contrairement à une certaine idée reçue, la gauche dispose d’importantes réserves dans l’électorat ajaccien. Il s’agira donc, en priorité absolue, de s’adresser à lui et de le rassembler sur de grandes options liant le bilan, le projet, et la résistance locale à la crise. Le second tour aura la configuration que le premier tour aura dessinée. N’oubliez pas que le clivage droite-gauche qui va structurer l’élection, du fait de la campagne « nationale » de nos adversaires, traverse aussi la famille nationaliste et qu’elle ne sera monolithique ni au premier tour ni au second. Rappelons aussi, l’expérience de ces quelques décennies l’a démontré, que les avancées démocratiques que la Corse a connues ont été, exclusivement, le fait des gouvernements de gauche. Donc, oui, l’électorat nationaliste va peser dans le scrutin, mais sans doute pas dans le sens que certains l’imaginent…

14. Nous ne sommes plus en 2008, Laurent Marcangeli a réussi à rassembler la famille libéral. Cela vous fait-il peur ?

Pas vraiment ! Nous prenons au sérieux le rassemblement des courants de l’UMP, ce qui n’était pas le cas en 2008. Mais, comme il leur est très difficile de critiquer notre bilan et qu’ils sont contraints de copier notre projet urbain, ils croient pouvoir s’en tirer en nationalisant le débat municipal. Les Ajacciens ne sont pas dupes, ils voient dans leur jeu !

15. On vous dit en froid avec Maria Giudicelli, notamment depuis sa participation aux dernières Ghjurnate de Corte. Qu'en est-il ?

Qui vous a raconté cette fable ? Le débat démocratique n’est pas la guerre froide ! Maria était ma suppléante aux élections législatives de 2012 ; c’est à ma demande qu’elle nous a rejoints en 2004 à l’Assemblée de Corse, et en 2008 au conseil municipal d’Ajaccio. Son arrivée parmi nous, comme personnalité d’ouverture, préfigurait un peu le Front de gauche qui s’est constitué par la suite, à l’occasion des élections européennes. Maria n’est pas communiste, elle n’envisage pas de le devenir, je respecte ses convictions et nous travaillons ensemble, chacun où il se trouve, à la défense des plus démunis et de l’intérêt général. Nous travaillons l’un et l’autre au renforcement du Front de gauche en Corse. Nous concevons la diversité comme une richesse et non comme un élément de division…

16. En cas de victoire, ce mandat sera-t-il vos dernières responsabilités politiques ?

Le dernier mandat électoral, certainement ! Mais je ne compte pas me retirer du débat citoyen et de la vie culturelle…Je compte m’y consacrer aussi longtemps que j’en aurai la force. Je ne me suis jamais vécu comme un notable, je resterai un militant.

PAL avec Ghjilormu Padovani 20 novembre 2013 Corse_MATIN_Logo.jpg

 

BASTIA - Municipales 2014

bastia_niou.jpg Les élu(e)s et candidat(e)s radicaux et communistes, les élu(e)s et candidat(e)s non adhérent(e)s de ces deux formations politiques, vous invitent à participer à la conférence de presse qu’ils tiendront demain

mercredi 6 novembre à partir de 9 heures 30 au Théâtre municipal de Bastia Salle Prela.

Dans ce cadre ils reviendront sur les réalisations marquantes de la mandature comme sur les principaux projets d’ores et déjà structurant la prochaine.

Ils ne manqueront pas de préciser, en s’appuyant sur un bilan reconnu, en quoi et comment ils entendent poursuivre la modernisation de Bastia pour la rendre plus attractive et solidaire.

Par avance nous vous remercions de votre attention.

Alex Alessandrini Michel Stefani
 

Paul-Antoine Luciani appelle à la "Solidarité avec le Secours Populaire"

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Le premier adjoint au maire d'Ajaccio Paul-Antoine Luciani, a réagi lundi dans un communiquédont voici l'intégralité

"Un incendie a détruit le local de stockage du Secours Populaire dans la nuit du jeudi 22 au vendredi 23 août. Chacun connaît le dévouement, le travail et les résultats du Secours Populaire qui contribue, à son échelle, à soulager bien des détresses et à donner un peu d’espoir à tous ceux – de plus en plus nombreux – qui font appel à lui. Cet incendie crée une situation très délicate qui pourrait compromettre la pérennité locale de l’organisation. Quelle que soit l’origine de ce sinistre, qui n’a pas fait de victimes humaines mais des dégâts matériels très importants, il appelle, en retour, un élan de solidarité à l’égard de ces bénévoles dont la raison d’être est justement la solidarité. L’urgence pour le Secours Populaire est un nouveau local qui pourrait lui permettre de poursuivre ses missions, aujourd’hui plus utiles et nécessaires que jamais. Même si le mois d’août est peu propice aux actions solidaires, appel est lancé à toutes les bonnes volontés : le Secours Populaire a besoin de vous ! Appel est lancé également lancé à toutes les collectivités qui doivent faire un geste supplémentaire dans la situation présente, et assurer la continuité à Ajaccio d’une association de bénévoles, devenue organisme d’utilité publique et Grande Cause Nationale."

U Rossu est informé de:

Merci d'adresser vos dons auSPF2A,10 Montée St Jean BP 614 20186 AJACCIO CEDEX2 Mario Papi membre,bénévole de la commission financière du SPF2A

 

PA LUCIANI « Aiacciu bellu, qualità di a cità, qualità di u campà »

U Rossu a jugé, même quelques jours aprés, de publier le texte intégral de l'interview publiée par l'HEBDO du 5 juillet logo_hebdo.jpg , nous vous rappelons que cet entretien fait suite à l'approbation du PLU par le conseil municipal le 21 mai dernier.

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1- Qu’est-ce qu’un Plan Local d’Urbanisme ?

Le PLU est un document qui fixe les droits à bâtir sur le territoire de la commune ; mais c’est, en réalité, un ensemble de documents : le Rapport de présentation décrit le territoire avec ses caractéristiques topographiques, démographiques, sociales, économiques, patrimoniales, culturelles… bref, ses forces, ses faiblesses et les enjeux de son aménagement ; le Plan d’Aménagement et de Développement Durable (PADD) précise la vision à moyen et long terme que les élus proposent pour l’avenir du territoire : il se fonde sur un diagnostic « partagé » de ce territoire ; c’est la partie « projet », la partie la plus « politique » du PLU qui donne sens et cohérence à ses autres composantes ; le Règlement définit les modalités applicables à chaque zone ; la cartographie présente les différentes zones avec leur classement. Ce sont là les pièces les plus connues du PLU ; il en comporte beaucoup d’autres qui lui sont annexées, comme le schéma directeur de l’eau potable, celui des eaux usées, les deux Zones de protection du patrimoine, la carte archéologique, ou encore toute la cartographie des risques, le Programme local de l’habitat, le Plan de déplacements urbains, l’évaluation environnementale, la consommation des espaces agricoles, la liste des emplacements réservés, celle de toutes les autres servitudes…

2- Comment se construit un tel plan ?

Lire la suite...

 

AJACCIO ....PLU la réponse du 1 ° Adjoint PA LUCIANI

Conseil municipal a Ajaccio Paul-Antoine LUCIANI 1er Adjoint

(Alex Bertocchini - Alta Frequenza) - Le groupe d'opposition municipale "Union pour Ajaccio" a tenu en fin de semaine dernière une conférence de presse afin d'évoquer le Plan Local d'Urbanisme de la ville, qui sera présenté ce soir (mardi) en conseil municipal. Celui-ci fait part de son étonnement face à la présentation, plus que précipitée à son goût, de ce document déterminant pour l'avenir d'Ajaccio, alors que « d'autres documents essentiels au PLU sont toujours en sursis ». Un PLU qui, pour le groupe de droite, démontre une "absence de courage et de vision d'envergure" de la part de la majorité en matière de transport, autour de la problématique de la circulation, du développement économique ou du social entre autres. "Union pour Ajaccio" critique également la méthode utilisée quant à la réalisation de l'enquête publique et réclame le report de cette présentation à partir de mars 2014, date des prochaines élections municipales...

Ecoutons notre camarade sur Alta Frequenza http://www.alta-frequenza.com/l_inf...

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