Voci Aiaccini "U Bloggu di U ROSSU" Fédération de la Corse du Sud du PCF Supplément officiel à "la Voix d'Ajaccio"

Municipales 2014 – Premières analyses

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Dix questions à Paul Antoine LUCIANI par Jacques RENUCCI de la CORSE votre Hebdo - vendredi 18 avril 2014

1-Quel est votre état d’esprit après votre défaite ?

Une défaite ne laisse jamais indifférent ! Mais, après plus de trente ans de vie municipale, d’abord comme élu d’opposition (1983-2000), puis premier adjoint au maire (2001-2014), je ne vais pas me laisser gagner par le désespoir ! C’est un revers sérieux, ce n’est pas une déroute ; d’autant qu’il y a suspicion de fraude, et que cette défaite est aussi la manifestation locale de la vague bleue qui a déferlé sur tout le pays. La météo politique prévoit, depuis quelques mois, un tsunami bleu marine pour le 25 mai prochain : s’il se produit, la Corse n’y échappera pas… Mais le pire n’est jamais sûr, et mes convictions m’ont toujours porté vers la résistance et la contre-offensive. Un électeur sur deux s’est prononcé en notre faveur : cette force est intacte. L’histoire continue, le combat aussi ! En Corse comme ailleurs.

2-On vous crédite d’un bon bilan municipal ; les électeurs ne semblent pas l’avoir apprécié. Que répondez-vous ?

Que les ressorts de ce vote sont plus complexes que la simple approbation d’un bilan éloquent. Il faut plutôt les analyser comme un ensemble composite d’éléments très différents. La division au sein de la gauche, les attaques permanentes contre la personnalité du maire (le « Simon bashing » a commencé bien avant la campagne électorale), la résurgence du vieil anticommunisme rappelant la période de la guerre froide, les critiques injustes et malhonnêtes de l’UMP contre les réalisations municipales (« bilan catastrophique », « le mal fait à Ajaccio » , le Palatinu inutile parce que non réalisé par la CAPA…), autant de moyens utilisés pour discréditer notre action, faire disparaître notre projet, et justifier l’objectif de Jean-François Copé : « reprendre Ajaccio » quelle que soit la méthode, et sans avoir à présenter un projet crédible. Notre liste portait, elle, un projet urbain de qualité ; elle n’a pas pu, ou pas su, le valoriser suffisamment dans l’atmosphère démagogique de cette campagne ; et dans le contexte de sanction nationale contre la politique gouvernementale ; une politique imputée indistinctement aux représentants locaux de la gauche…

3-Comment analysez-vous vos résultats ?

Avec 36,53 % au premier tour, et bien que nous soyons en tête avec 337 voix d’avance, notre liste perd plus de six points par rapport à 2008. (42,93 %), mais la droite avait alors présenté trois listes ! Au second tour de 2008, nous gagnons plus de treize points (66, 37 %) et trente-huit sièges sur 45. En 2014, nous gagnons près de dix points au second tour (46,03) ; mais la droite unie (35,11 % au premier tour) en gagne 12 (47,11 %) et 37 sièges sur 49. L’écart est faible (281 voix et 1,08 %!). Mais, malgré l’élargissement de notre liste, ces chiffres montrent que nous avons perdu de la force et de l’influence… dans notre propre camp .L’analyse du second tour révèle, en outre, qu’il y a 3513 électeurs qui n’ont voté qu’au second tour, alors que 1083 personnes n’ont voté qu’au premier tour. Compte tenu des positions exprimées par différents têtes de liste, on peut dire que notre progression au second tour est due principalement à la mobilisation des abstentionnistes ; tandis que la progression de la droite est principalement due à des reports de voix. Première conclusion (provisoire) : la gauche doit savoir s’adresser mieux à son électorat, c’est lui qui reste à la maison quand il n’est pas content…

4-Et ceux des autres listes ?

Ils sont, en gros, conformes aux prévisions (mais non conformes aux sondages !). Ceux de la liste Filippi sont exactement identiques à ceux de la liste Quastana de 2001 ! La bipolarisation droite-gauche, souvent très forte aux municipales dans les villes, a rarement permis aux listes nationalistes de retrouver les niveaux atteints aux territoriales. L’UMP, unie, progresse grâce à une mobilisation plus forte de son électorat ; et, surtout, à cause d’un affaiblissement de la « gauche de gouvernement », cette gauche incertaine, sensible aux pressions du patronat, et incapable, austérité oblige, d’apporter des solutions aux grands problèmes sociaux (emploi, pouvoir d’achat, logement…). La liste conduite par Anne-Marie Luciani, autoproclamée « seule liste de gauche » a réuni près d’un millier de voix au premier tour. Mais, au second tour, son refus d’appeler à barrer la route à la droite aura contribué à lui ouvrir le chemin de la mairie…

5-Quelle était la position de votre parti au moment de la constitution des listes ?

La majorité sortante disposait d’un bon bilan et d’un projet urbain de qualité. L’enjeu étant essentiellement local, les militants ont choisi, par un vote largement majoritaire, une liste de rassemblement dès le premier tour. Et nous avons obtenu une représentation plus équitable pour le parti communiste et le front de gauche. Autant d’éléments rendus publics en novembre dernier. Cette position a donné lieu à une critique publique contre notre parti de la part de quelques anciens militants socialistes et communistes qui ont refusé d’appeler à voter au premier tour pour la liste d’union au motif qu’il fallait sanctionner François Hollande ! A la différence de la «seule liste de gauche », ils se sont ravisés au second tour ; mais la modeste représentativité des premiers ne leur permettait pas de compenser la défection de la seconde. Le choix initial de notre parti était le bon, mais les dégâts politiques causés par d’autres, à gauche, dès le premier tour sont devenus des obstacles au second ! Et l’UMP a gagné avec 281 voix d’avance…



6-Pourquoi la fusion avec la liste nationaliste n’a-t-elle pas été possible ?

Parce que la majorité de ses représentants n’en voulait pas ! Trois moyens ont été utilisés pour faire porter à Simon Renucci la responsabilité d’un échec que, visiblement, certains dirigeants souhaitaient sans l’avouer. D’abord, l’argument politique (en substance, « notre programme et nos options ne sont pas compatibles ») ; la perspective d’une triangulaire avait été d’ailleurs largement évoquée. Ensuite la question des « places » : refus de la première proposition de quatre places éligibles ; et surenchère face à la deuxième proposition (sept places éligibles, deux adjoints et un vice-président de la CAPA) : on demande alors à Simon Renucci dix places, quatre adjoints, et un vice-président ! Impossibilité, mardi à 14 h, de conclure sur une telle base. Troisième étape, et troisième moyen, on joue la montre : à 17h 10, quand il est devenu impossible de constituer une liste crédible avant 18 h, on ne demande plus « que » huit conseillers, dont trois adjoints et un vice-président ! On dira plus tard qu’on a manqué de temps. C’est surtout la volonté d’aboutir qui a manqué. Et la sanction est tombée : un seul élu pour une liste qui en voulait dix…

7-La situation ajaccienne est-elle comparable à celle des deux autres villes corses où les nationalistes avaient des chances de victoire ?

Il y a un point commun : la victoire de l’UMP partout ! Mais il y a aussi des différences : sans le concours de l’appareil UMP, y compris à l’échelle nationale, Gilles Simeoni aurait eu plus de mal à s’emparer de Bastia. Il gagne grâce à la convergence improbable entre une fraction de la gauche, une fraction de la droite qui avait déjà délégué quelques éclaireurs sur la liste nationaliste, et son propre mouvement. Cette configuration, nouvelle dans une ville corse, a été présentée comme une victoire nationaliste. Elle devrait plutôt s’analyser comme l’émergence d’un centrisme « spécifique », associant a testa mora et l’écharpe tricolore, dans le contexte particulier de Bastia où la droite avait besoin d’alliés. A Ajaccio et Porto Vecchio, elle était unie et pouvait s’en tirer toute seule.

8-La « vague bleue » corse vous paraît-elle spécifique ?

Pas vraiment. Elle revêt des formes particulières selon les contextes locaux, mais elle ne prend sa signification et sa portée en Corse que par les mouvements électoraux constatés à l’échelle nationale. Y compris à Bastia : la personnalité de Gilles Simeoni , sa capacité à nouer des alliances inattendues, et même à se séparer d’une partie du mouvement nationaliste, ont frappé l’opinion ; mais son dispositif électoral avait été validé par Jean-François Copé.

9-Le parti communiste perd le premier adjoint d’Ajaccio et celui de Bastia ; il échoue à reprendre Sartène. Assiste-t-on à la disparition du parti communiste en Corse ?

Certainement pas. Nous avons subi, avec toute la gauche, un revers important, il serait ridicule de le nier. Je ferai deux observations : 1) Nous ne sommes pas seuls à céder du terrain ; toutes les forces de gauche reculent, toute la Corse est devenue bleue. Nos résultats s’inscrivent dans ce contexte. On remarquera cependant que, nationalement, le Parti communiste et le Front de gauche résistent un peu mieux que d’autres à la vague réactionnaire. 2) Dans les trois cas que vous évoquez, même si nous ne sommes plus en situation de responsabilité, nous sommes toujours là, élus et disponibles, au service des plus faibles. Nous n’avons jamais eu de souci de carrière, mais la volonté de servir le peuple et de défendre la Corse. La libération humaine restera notre horizon, quels que soient les aléas de la vie politique. Prochain objectif : la refondation de l’Europe, telle que la proposent notre parti et les différentes composantes du front de gauche dans un texte important qui va servir de référence pour les élections européennes.

10-Quid des prochaines échéances ?

Commençons par tirer toutes les leçons de ces municipales ; et préparons les européennes avec une conscience vive de leurs enjeux. Les sénatoriales et les territoriales viendront plus tard. Nous sommes entrés dans une période nouvelle : les rapports de force se sont durcis et les options très libérales du gouvernement socialiste désespèrent le peuple de gauche. Dans cette situation, le Parti communiste et le Front de gauche ont une grande responsabilité : rassembler toutes les victimes de la politique d’austérité, organiser leurs combats pour arracher une rupture avec cette politique, et pour créer les onze millions d’emplois exigés par les syndicats européens : la mobilisation autour de ces options alternatives est la seule politique susceptible de faire barrage aux dérives nationalistes qui menacent l’Europe d’aujourd’hui.



logo_hebdo.jpgEntretien avec Paul Antoine Luciani, réalisé par Jacques Renucci

 

"Intronisation" de Gilles SIMEONI !

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U Bloggu a reçu de JC GRAZIANI

Dans le droit fil de sa campagne electorale le nouveau maire de bastia s'en est pris a ses prédécesseurs fraude, clientelisme, racket au hlm, embauche clientelaire, pression honteuse sur le personnel, marche public frauduleux tout les ingredients pour le nouveau maitre de bastia pour faire condamner lourdement par la justice les anciens gestionnaire. Nous attendons les plaintes, les recours, les mise en examen que l'avocat maire portera devant la justice. Car nous ne sommes plus au palais ni en campagne electorale les effets de manche laissent le pas aux actes faute de quoi et une fois de plus le celebre orateur trompera la population et en premier lieu ses électeurs. Sa majorité ou du moins une partie, attentive a son discours d'intronisation avait quelque peine a garder la tête haute. Adjoint de l'ancienne majorité mr tatti et madame de gentile n'etait peut être pas au courant de toutes ces pratiques, l'un enfant adoptif du prg a grandi et connu tout les emplois liés a sa fonction (mairie , conseil general, bastia amenagement ect....) il etait nous dit on promis a de haute responsabilité locale et regionale il en obtient une au prix de la trahison de son camp,le ou la 2e adjointe, nouvelle 1ere a eu la promotion porté sur un plateau par son papa laurent croce ex 2e adjoint ex president de la communaute d'aglo qui bien sur lui aussi n'a jamais connu toutes ses pratiques. La machine a gagner ou a detruire a bien fonctionné on peut lui accordé ce mérite elle met en place un systeme ou les gagnants on reussi leur coup pour des interêts particuliers et des ambitions personnelles. Bastia y gagnera t il au change l'avenir nous le dira. Les tractations qui on précédé cette election,entre le droite (locale,avec le quitus de jf copé) la direction locale du parti socialiste (l. croce) et des personnalités dite nationalistes (e.simeoni) ont mis en place avant le 1er tour une operation electorale dénué de toute honnềteté politique trompant leurs élécteurs avec des déclarations qu'il est inutile de rappeller.3 listes pour 4 ambitions personelles .

Nous avons connu des alliances contre nature, cette fois ci leurs auteurs on perdu toute crédibilité. c'est l'alliance a vomir celle qui décridibilise la politique .Mr le maire g. simeoni a bien fait de s'attaquer a toutes ces pratiques son discours s'adressait bien a son camp, a ses amis et a lui_ même ils sont passés a table on ne peut que leur souhaiter bon appétit.

 

En Corse comme dans tout le pays l’espoir à gauche est à reconstruire.

M_Stefani__15_.jpg « Depuis 40 ans je me bats pour ça » Jean louis Milani assouvie enfin son désir et celui de la vieille droite « faggianelliste ». Il siègera désormais sur le banc de la nouvelle majorité municipale aux côtés d’Emmanuelle Degentili dirigeante nationale d’un PS ébranlé dans tout le pays par l’offensive droitière de l’UMP, dont Jean louis Milani porte les couleurs.

Promise au poste de premier adjoint, Emmanuelle Degentili accomplira le dessein de son père après avoir expliqué qu’elle ne pouvait être sur une liste avec « les archaïques communistes de Haute Corse trop critiques à l’égard du gouvernement ». La voila entourée, pour la bonne compréhension des choses, de l’UMP et de nationalistes modérés qui eux le soutiennent sans sourcilier.

Aucune mesure d’exclusion n’a été prononcée par la direction du PS dont elle est membre. En politique il faut savoir anticiper. François Tatti et Emmanuelle Degentili, dans le sillage de leur trahison, projettent de reconstruire un courant politique, à la direction de la ville et de la CAB. Avec le temps, ils espèrent laver la tache de leur imposture ourdie depuis des mois contre la municipalité de gauche à laquelle ils appartenaient.

Comment ont-ils pu en arriver là ? Leur comportement ne peut se réduire à la seule affirmation du « servir Bastia ». L’ambition personnelle a pesé beaucoup plus, jusqu’à offrir sur un plateau la deuxième ville de Corse au nationaliste Gilles Simeoni en échange de quelques postes. La victoire électorale est incontestable mais dans ces conditions l’honneur restera dans la défaite, à la liste de gauche et aux colistiers de Jean Zuccarelli et Francis Riolacci.

Les images du quatuor remontant vers la place du marché à la tête d’un cortège, noyé sous les « bandiere corse », resteront dans les mémoires du peuple bastiais de gauche comme d’ailleurs cette trinité improbable unissant Jean Baggioni, Edmond Simeoni et Laurent Croce sous le chapiteau d’« Inseme per Bastia ». Clin d’œil à l’histoire, depuis le printemps social de 1989, Bastia n’avait vu autant de monde dans la rue. Paradoxe aussi les trois compères fustigeaient à l’époque la revendication portée par la foule immense occupant les rues de la Ville.

Il reste que le printemps électoral de cet assemblage composite, contrairement à ce qui a été dit n’est pas dû, au courage politique de l’avoir fait, mais à l’opportunité politicienne doublée du non respect des engagements pris avant le premier tour par les uns et les autres. Gille Simeoni dénonçait l’ostracisme envers les nationalistes mais il le pratique avec ses alliés naturels de Corsica libera. François Tatti et Emmanuelle Degentile juraient de ne pas l’installer dans le fauteuil de maire en quelques heures ils auront oublié. Jean Louis Milani a dit pis que pendre du gouvernement et de François Hollande il composera désormais avec.

9431 électrices et électeurs ont cependant validé leur démarche fondée sur le rejet non sur le projet. C’est au total 181 voix de moins que le total des voix des 3 listes Simeoni Tatti Milani au premier tour. Toutefois, la liste de gauche de la municipalité sortante progresse de 2082 voix et 12 % avec une participation légèrement supérieure mais un nombre d’exprimés supérieur d’à peine 69 voix par rapport au premier tour. Le désistement de Jean François Bacarrelli (397 voix au premier tour) en faveur de la liste de Jean Zuccarelli, laisse penser qu’il y a eu un mouvement d’électeurs assez important à l’intérieur de l’électorat de gauche du premier tour provenant de la liste Tatti Degentili.

La crainte de « l’inconnue nationaliste », finalement de courte durée, pour ces derniers aura été moins déterminante dans le choix des électeurs, notamment de droite, que la volonté de revanche après la défaite de Sarkozy à la présidentielle et la possibilité d’exprimer une sanction forte de la politique de François Hollande à cette occasion. La lecture des résultats dans toute l’île le confirme.

Alors qu’elle est traversée par des contradictions fortes relatives à la défaite voulue de Jean Zuccarelli par Jean Charles Orsucci, Pierre Chaubon, Emmanuelle Degentili et François Tatti, la majorité régionale ne peut pas ne pas s’interroger sur la lisibilité de sa politique qui a ouvert un tel boulevard à la droite pour la reconquête de la région avec le concours si besoin de la mouvance nationaliste en tout ou partie. La recomposition politique, validée par les 3 parlementaires UMP s’agissant de Bastia, tend à le démontrer.

En Corse comme dans tout le pays l’espoir à gauche est à reconstruire. C’est à ce défi que les communistes devront consacrés tous leurs efforts dans les prochains mois en commençant le 12 avril par la marche nationale contre l’austérité et ensuite avec les élections européennes du 25 mai pour faire élire de nombreux députés européens du Front de gauche.

Michel Stefani

 

GRAND MEETING DE SIMON RENUCCI

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LE JEUDI 27 MARS 2014 À 18 HEURES 30

au PALAIS des CONGRES à AJACCIO




Nous avons besoin de votre soutien ! Rassemblons-nous pour ce moment décisif ! Fraternellement.

 

Meeting de clôture du premier tour - 20 mars 2014

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« AIACCIU INSEME, AJACCIO ENSEMBLE »

Allocution de Paul Antoine LUCIANI

Populu d’Aiacciu, ti salutu !

Mesdames, messieurs, chers amis, chers camarades, Bona sera a tutti !

Je vais vous faire une confidence : je suis vraiment très heureux d’être là, présent, ce soir, avec vous ! Et, vous vous en doutez, il ne s’agit pas là d’une formule convenue.

Je suis très heureux de partager, avec le cœur battant de la gauche, et avec tous les amis qui nous accompagnent, ce moment de ferveur civique au service d’Ajaccio ; Ajaccio qui a besoin de justice sociale, d’équipements, de développement, de culture ; mais Ajaccio qui s’est engagée il y a treize ans sur une voie nouvelle ; Ajaccio qui bouge et qui avance ; Ajaccio qui nous rassemble, Aiacciu inseme !

-Je voudrais saisir l’occasion de ce dernier coup de collier, à trois jours de l’heure de vérité, pour donner mon sentiment sur la campagne d’en face ; et, surtout rappeler notre vision de l’avenir d’Ajaccio. Un avenir auquel nous travaillons d’arrachepied ; un avenir qui est déjà en chantiers

-En premier lieu donc, quelques mots sur les pauvres arguments que l’on tente de nous opposer et, en contrepoint, les actions de notre majorité. On a remarqué, il y a quelques jours, la fureur et l’amertume du champion de Monsieur Copé : dans une conférence de presse qu’il croyait retentissante, il nous a reproché de présenter notre bilan de façon avantageuse ; alors que, selon lui, c’est une « catastrophe » pour Ajaccio ; il nous a également reproché d’ignorer le programme préparé par l’UMP et qui compterait pas moins de douze pages !

Pauvre champion, pauvre misère (comme dit la chanson) ; mais on les a lues, tes douze pages ! Tu les as même résumées en 48 lignes dans ta profession de foi ! En les lisant, on hésite entre la consternation et l’ironie ! Il est indigent, ton programme quand il n’est pas démagogique ! Ajaccio mérite autre chose, tout de même ! Je vais prendre quelques (petits) exemples ; il faut dire « petit », car le programme de l’UMP n’est pas autre chose qu’une petite collection de décisions municipales déjà existantes, de propositions relevant de la compétence intercommunale et déjà mises en œuvre, ou alors de généralités démagogiques et rigoureusement inapplicables !

On nous parle du label « ville fleurie » et du concours qu’il faut organiser pour l’obtenir ; mais ce concours est de la seule compétence du conseil général. Lequel a été saisi, le 6 mai 2010 (!), par le maire d’AJACCIO pour lui demander de l’organiser. Pas de réponse. Quatre ans de silence plus tard, voilà le conseiller général qui se réveille, en pleine campagne électorale, pour interpeller le maire sur ce sujet ! On ne se contente plus d’imputer aux autres ses propres turpitudes, on les brandit comme un programme innovant !

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LE 20 MARS 2014

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Nous vous donnons rendez-vous

Au GRAND MEETING de SIMON RENUCCI

LE 20 MARS 2014 à 18 Heures 30 dans le hall du PALAIS des CONGRES D’AJACCIO

Réservez votre soirée et venez nous soutenir !




Merci de relayer largement cette information.

Fraternellement, Etienne BASTELICA

 

De l'usage de l'étiquette "FRONT de GAUCHE"

pcf_fdg.jpg Sous la plume de Maria Maddalena Lanteri nous apprenons par internet que Manca alternativa « tient à se dissocier des mascarades politiciennes » des municipales, sous le mot d’ordre « Pas de compromissions avec les représentants locaux du Parti socialiste ou autres associés ».

Ce mouvement n’a constitué aucune liste pour vérifier son influence réelle et la validité de sa stratégie électorale mais par une curieuse conception du fonctionnement du Front de gauche ses dirigeants se reconnaissent le droit de parler en son nom tout en demandant aux autres composantes et en particuliers au Parti communiste, sans lequel le Front de gauche n’existerait pas en Corse, de ne pas le faire. C’est d’autant plus discutable de la part des dirigeants de Manca alternativa que leur participation, relativement récente à l’activité politique du Front de gauche, se voulait conforme à ses objectifs de rassemblement.

Voila à présent, contre toute attente, qu’ils jettent le discrédit sur les communistes qui ont choisi, eux, de différentes façons de mener le combat dans ces élections contre la droite et l’extrême droite sans affaiblir leur condamnation de la violence indépendantiste. Occupant la place de commentateurs ils expliquent que les communistes participent de « la pulitichella qui pollue l’atmosphère depuis des lustres ». Drapée de toutes les vertus, ils tirent ainsi de leur courte existence politique, la conclusion qu’ils incarnent l’air pur. Quelle modestie !

S’agissant de l’accord électoral de Bastia rien ne les autorise à mettre en garde les communistes, comme ils le font, s’agissant de l’utilisation de l’étiquette du Front de gauche. Nous assumons cet accord sous la seule étiquette du PCF.

Le Parti de gauche il est vrai est tellement pointilleux et clair que son souci, au moment de la création de cet espace politique, aura été de déposer, en secret, un nom de domaine pour s’en arroger la propriété. A propos des municipales, ses dirigeants, très provocateurs, reprochent aux communistes de se « compromettre avec les socialistes dans la gestion de nombreuses villes », mais s’autorisent eux à passer des accords avec EELV, pour ces élections voire pour les européennes. Or, ce Parti est dans la majorité gouvernementale contrairement au Parti communiste. Bien sur, cette contradiction est une poche d’air sain dans une atmosphère politique insalubre !

On fait la politique avec des principes en respectant ses partenaires. On peut être loyal et ferme sur le contenu politique. A Bastia cela nous conduit à aller devant les électeurs sous nos couleurs pour défendre un bilan dont les élus communistes partagent l’essentiel depuis 1968 dans le cadre de l’union de la gauche. En cela elle est ici le socle de la gauche sociale et républicaine.

Cette Ville est celle en Corse ou on compte le plus de logements sociaux, ou un tiers des usagers ont accès gratuitement aux transports publics, où la conception du service public se vérifie dans la gestion municipale des parkings, de la cuisine centrale, ou de l’eau et de l’assainissement confiée à l’OEHC. En général la vitalité culturelle de Bastia est reconnue et il est désormais admis qu’elle accueillera la scène nationale. Reste les aménagements structurants, les écoles modernisées, le boulevard urbain et le tunnel, la requalification du centre ancien et des quartiers sud, le musée de la citadelle, la bibliothèque, le centre culturel, le Stade Armand Cesari rendu à la gestion publique et homologué ligue 1, après le drame de la gestion privée…

Il faut également retenir que le centre culturel des quartiers sud sera achevé cette année et que la création d’une voie douce rendra possible la promenade en bord de mer de Toga jusqu’à l’Arinella. Cette promenade d’ailleurs anticipe sur la réalisation du nouveau port de commerce à la Carbonite et sa jonction intermodale avec le train, le tout favorisant une meilleure qualité de vie. Enfin il n’est pas inutile de préciser que la gestion « sociale et solidaire » de la municipalité de gauche a été conduite sans augmentation de la fiscalité, sans frein à l’investissement, sans endettement risqué.

Dans tout cela les élus communistes ont leur part et c’est aussi une façon de résister au quotidien à la politique d’austérité des gouvernements successifs. Les villes dans lesquelles les élus communistes sont nombreux constituent un avantage pour les ménages populaires les plus en difficulté et un point d’appui pour les travailleurs dans leurs luttes. Dernièrement encore ils étaient sur le port de Bastia aux côtés des marins, des sédentaires et des officiers de la CMN et de la SNCM pour défendre avec eux l’emploi et le service public.

Voila comment les communistes combattent la politique d’austérité gouvernementale mais ne se trompent pas d’élection. Le 23 mars il ne s’agit pas de choisir le député ou le président de la République mais le Conseil municipal et les conseillers communautaires. Alors que l’objet principal de l’élection est là, il serait pour le moins incongru, au prétexte de ne pouvoir avoir d’élu, de s’en tenir à l’interdiction, toute relative, de l’usage de l’étiquette du Front de gauche pour ceux qui peuvent l’être. Plutôt que de prôner l’abstention, les dirigeants de Manca alternativa devraient en tenir compte et soutenir l’élection ou la réélection d’élu(e)s communistes. Dans le cas contraire il n’y aurait aucune hésitation de la part des communistes.

Michel Stefani

 

Présentation des 10 candidats communistes et Front de gauche présents sur la liste "Ajaccio ensemble - Aiacciu inseme" conduite par Simon Renucci.

Dimanche 23 février, sous le kiosque à musique de la Place du Diamant, présentation des 10 candidats communistes et Front de gauche présents sur la liste "Ajaccio ensemble - Aiacciu inseme" conduite par Simon Renucci.

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Participaient à cette initiative un groupe de jeunes communistes ajacciens (nouveaux adhérents, voir photo). C'est un signe très positif qui indique que l'aggravation des inégalités et des injustices, comme la montée de la droite extrême un peu partout en Europe font aussi se dresser une partie de la jeunesse corse.

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Après le titre erroné de Corse Matin (ce n'est pas le fait de la journaliste, mais une erreur de notre part) il nous est apparu nécessaire d'apporter des précisions (texte ci-dessous).

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Le positionnement du Front de gauche

La présentation des dix candidats communistes et Front de gauche sur la liste « Ajaccio ensemble -Aiacciu Inseme » conduite par Simon Renucci a été l’occasion de rappeler que les jeunes communistes ajacciens se sont engagés dans la campagne, avec un candidat étudiant, Kilian Cervetti. En Corse, le Front de gauche n’est pas constitué d’un cartel d’organisations ; il a été créé, après les élections européennes de 2009, à partir d’un élargissement antérieur du parti communiste : c’est dans ce cadre que Maria Guidicelli et Josette Risterucci, qui ne sont communistes, sont été élues depuis 2004 à l’Assemblée de Corse. Et c’est encore le cas aujourd’hui, à la mairie d’Ajaccio : Maria Guidicelli, Etienne Bastelica et Marie Padovani ne sont pas membres du parti, mais cela ne les empêche nullement de travailler avec nous en toute liberté et pleine solidarité. Cette singularité du Front de gauche corse est un atout pour la liste conduite par Simon Renucci : elle est déjà partie prenante du bilan de la majorité sortante ; elle participe aussi à la construction d’un projet utile pour Ajaccio. Et même si, ici ou là, on semble le contester, la présence dynamique des communistes et du Front de gauche sur la liste d’union lui apporte une composante originale, indiscutablement située à gauche… La ligne nationale de notre groupe est clairement anti-austérité ; elle entend, contre les sirènes dangereuses qui plaident le contraire, faire prévaloir la continuité d’une politique d’investissement communal, indispensable pour deux raisons étroitement liées : répondre aux besoins sociaux, soutenir l’activité économique et donc l’emploi.

Ajaccio le 24 février 2014 Paul Antoine Luciani

 

Présentation des candidats présentés par le Parti Communiste Français à Ajaccio

maxim.jpg Les communistes ajacciens ont choisi une stratégie d'union dès le premier tour. Partie constitutive de la liste "Ajaccio ensemble-Aiacciu inseme", ils entendent, dans l'unité et le débat démocratique, valoriser leur spécificité et leur engagement à gauche pour le progrès social.

C'est ainsi que j'ai le plaisir de vous convier à une conférence de presse de présentation des candidats choisis par les communistes ajacciens, qui se tiendra en un lieu auquel les ajacciens sont attachés:

le kiosque de la place du diamant (place du général De Gaulle), DIMANCHE 23 FEVRIER à 10h30

 

Ajaccio Elections municipales 2014

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Les 23 et 30 mars prochains, les élections municipales auront lieu dans chaque commune. A Ajaccio vous serez appelés à élire vos conseillères et conseillers municipaux, donc votre maire pour six ans, ainsi que les élus de la CAPA. Ces élections vont intervenir dans un contexte national très tendu, marqué par la crise, les destructions d’emplois, l’explosion du chômage et l’extension de la précarité, la déception et la colère de nombreuses catégories de la population. Tous subissent, souvent sans pouvoir la faire reculer, la politique d’austérité imposée en France et ailleurs par les traités européens.

Le contexte national et européen, l’affaiblissement des services publics accablant pour les plus pauvres mais indolore pour les plus riches, la régression draconienne des budgets publics, tout cela retentit nécessairement sur la gestion des collectivités territoriales.

Afin de répondre aux grandes préoccupations populaires : emplois, formation, logements, vie chère, qualité de la vie, environnement, même si certains domaines ne relèvent pas directement des compétences municipales, nous souhaitons développer des initiatives pour aider à modifier la situation. A Ajaccio compte tenu de la diminution des dotations d’Etat aux collectivités locales générée par les directives d’austérité de l’Europe libérale et qui ont pour conséquences de peser lourdement sur les finances locales, le bilan de la majorité de gauche, au terme de ces deux mandatures, est considéré positif malgré les retards d’aménagement laissés en héritage par l’ancienne municipalité de droite,.

Les élus communistes ont pris toute leur place dans cette politique de changement. La finalité de l’action publique, c’est d’améliorer la vie quotidienne de la population. Jamais la capitale régionale n’avait connu un tel effort d’investissement (plus de 209 millions d’euros) afin de mettre la ville sur la voie de la modernité. Cela c’est traduit par des réalisations significatives dans plusieurs domaines (école, sport, culture, logement, assainissement, prévention des inondations, rénovation urbaine) et l’amélioration du service public communal.

Nous irons à la bataille des élections municipales, forts de ce bilan mais avec de nouvelles propositions pour continuer à faire bouger les choses dans le bon sens et répondre aux besoins de la population d’Ajaccio.

 

Porto-Vecchio : l’unité réfléchie, murie, actée

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Viviane BIANCARELLI pour la section de Porto Vecchio répond à "U Rossu"

Quel est le but de cette démarche unitaire pour le moins novatrice

Dans la troisième ville de Corse, l’accord pour les prochaines élections municipales entre les forces de gauche et le mouvement Porti-Vecchju altrimenti, issu en partie du nationalisme et dirigé par Jean –Christoph Angelini, soulève quelques interrogations. Mais il engendre, surtout, localement, une formidable vague d’espoir : enfin, après des décennies au pouvoir, la droite peut être battue à Porto-Vecchio.

Déjà, l’enthousiasme marque les premières initiatives publiques, rencontres, débats. Cet espoir et cette confiance prennent leur sources dans le programme de justice sociale et de développement harmonieux élaboré en commun et qui marquera l’action des femmes et des hommes dont la liste sera prochainement présentée officiellement.

Pourquoi ce qui est possible en 2014 ne l’était-il pas en 2008 ?

Tout d’abord bien sûr parce qu’il y a depuis 2010 avec des différences locales indiscutables une certaine évolution des esprits. Avec notamment des votes convergents à l’assemblées de Corse sur des sujets de première importance.

Ensuite parce que dans ce mouvement général nos interlocuteurs porto-vecchiais ont fait la clarté sur deux points fondamentaux : • Le refus de la violence dite politique • et le choix assumé d’une alliance à gauche.

Ces évolutions positives ont conduit les communistes de Porto-Vecchio à répondre à l’invitation de Jean Christophe Angelini à nous rencontrer.

Porto-Vecchio connait un développement anarchique depuis des décennies, la population souffre de la politique ultra libérale menée au niveau européen, national et communal.

Devions-nous pour autant chercher l’union à tout prix ?

Non. Justement. Dans ce contexte général, la situation de Porto-Vecchio exige une véritable rupture avec la gestion actuelle et la gauche ne peut y parvenir seule. L’union devait être élargie à d’autres composantes de l’opposition locale à la droite. Cet élargissement ne pouvant se faire que dans le respect de nos valeurs. Il fallait donc que l’accord intègre pleinement celles-ci, que notre parti et ce qu’il représente soit traité avec respect et que ses représentants soient visibles en tant que tels dans ce rassemblement.

Pas question donc de laisser nos valeurs, notre vision du développement à la marge des discussions mais bien au contraire de les porter au cœur du débat municipal.

Les communistes de Porto-Vecchio ont-ils avalé des couleuvres pour parvenir à l’union ?

a dilla franca no !

Avec ses quelques 500 voix, la gauche dans ses diverses composantes se trouve être en quelque sorte le « cadenas » de l’élection municipale à Porto-Vecchio. Aujourd’hui, le parti communiste est la seule force de gauche organisée active dans notre ville, avec dans son sillage des hommes et des femmes se reconnaissant pleinement dans les valeurs portées par le front de gauche.

Il était donc un déterminant incontournable dans cette démarche et la décision a été prise par les militants dans la plus totale transparence. Il est vrai qu’au départ, la perspective de l’accord ne trouvait pas qu’un écho favorable dans nos rangs. Mais grâce à un débat franc, constructif, dicté par la volonté d’établir la confiance sur des bases sures, nos propositions ayant été entendues et nos valeurs respectées, les communistes ont très majoritairement approuvé le processus d’union et désigné leurs candidats avec le souci de maintenir l’activité autonome et entière de notre section.

Quel est le but poursuivi du Parti Communiste à Porto Vecchio

Une véritable dynamique est lancée entre le parti Communiste et ses partenaires pour un véritable changement :

« Une gestion démocratique de notre cité, une action en faveur de la justice sociale, un développement économique, culturel sociétal de notre ville pour que « Porto-Vecchio nous rassemble ».

pour la section, Viviane Biancarelli

 

Repas fraternel des communistes – Porticcio le 18 janvier 2014

Introduction par Maxime NORDEE, secrétaire départemental

Cher(es) camarades,

L’année 2013 aura été une année de difficultés et de souffrance pour la très grande majorité de nos concitoyens. Plus de 1000 plans de licenciements et le saccage de nos emplois industriels continuent de plus belle pour le seul profit d’actionnaires avides de dividendes et de rendements financiers. Le gouvernement renonce à toute ambition de relance sociale et se rallie systématiquement aux dogmes de l’austérité et de la compétitivité contre les salariés. Les impôts sont alourdis pour les plus modestes pour payer de nouveaux cadeaux fiscaux aux entreprises…

En Corse, la crise s’aggrave aussi : crise de l’emploi, baisse du pouvoir d’achat, précarité, menaces sur les services publics ( SNCM - Air France – la Poste …).

Je ne vais pas énumérer tout ce qui fait le désarroi de celles et ceux qui attendaient de ce gouvernement une politique de justice sociale après avoir enduré, durant 10 longues années, une politique de droite au service des plus riches. S’il me fallait résumer la posture du gouvernement, je dirais qu’il n’est plus dans une adaptation au capitalisme, chère aux sociaux démocrates, mais dans la mise en œuvre d’une politique pour le capitalisme financier mondialisé, en plein dans les orientations ultralibérales de l’union européenne. Ce retournement a des conséquences économiques et sociales terribles. Il aura aussi des conséquences politiques dont on peut craindre le pire, si des millions d’hommes et de femmes de notre pays qui préfèrent « l’Humain d’abord » au « chacun pour soi » ne se mobilisent en 2014.

En cette année 2014, les occasions seront nombreuses de se mobiliser et d’inverser, avec les organisations syndicales , avec le parti communiste et l’ensemble des organisations du Front de gauche, les rapports de force : - pour faire annuler la hausse injuste de la TVA intervenue au 1er janvier - pour obtenir une réforme profonde de la fiscalité afin de rendre l »impôt plus juste - pour démontrer que, contrairement à ce que l’on veut nous faire croire, ce n’est pas le coût du travail qui est la cause du chômage mais bel et bien celui du capital.

Mobilisations dans les luttes mais aussi dans les urnes. Les élections municipales seront l’occasion de construire des rassemblements utiles pour faire progresser des politiques publiques de progrès social et de solidarité. Les éléctions européennes seront l’occasion de dire non à l’Europe du capital, pour l’Europe des peuples.

En Corse du sud, la construction de ces rassemblements, dans l’intelligence des situations locales, reste difficile. C’est un combat. A nous de la mettre en mouvement avec notre parti communiste et ses militants.

Nous allons faire le point, avec les responsables de sections de la préparation et dela constitution des listes pour les municipales ce matin. Après le repas, durant lequel une délégation s’absentera pour accompagner notre regretté camarade, Jean François Vinciguerra, décédé hier, nous consacrerons l’après-midi à un débat sur l’Europe avec Marie Christine VERGIAT, députée européenne du Front de gauche. Nous y verrons l’importance d’avoir des élus communistes et du Front de gauche ainsi que le rapport qu’il y a entre les différents niveaux d’élections.

PACE E SALUTE

 

Une réponse de la Direction Municipale

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Les bassins de rétention, l'ANRU, le parking Campinchi : le vrai du faux

Décryptages des vérités, raccourcis et contre-vérités de campagnes…"Ajaccio, les grands travaux au tamis" Corse Matin du 13 décembre 2014

Le journal Corse Matin en date du 13 janvier 2014 propose à ses lecteurs une analyse du bilan de la municipalité. Première thématique à passer au « tamis » : les grands travaux sélectionnés par la rédaction : • les bassins de rétention, • les travaux de l’ANRU, • U Palatinu • et le parking Campinchi. L'occasion de revenir sur quelques erreurs et autres raccourcis.

Les bassins de rétention

"Le coût des bassins de Bodiccione, Madunnuccia et Alzo di Leva – respectivement 160 000 €, 1,6 millions d’euros et 4,7 millions d’euros – demeure élevé à cause du retard structurel de la ville dans ce domaine..." Corse Matin - 13/01/13

"Les coûts élevés" s’expliqueraient selon le journal "par le retard structurel de la ville". Vrai et faux. • Vrai : Ajaccio était en retard car avant 2001, aucun chantier dans le domaine du pluvial n’avait jamais été mené. • Faux : les coûts, pas plus élevés qu’ailleurs, s’expliquent par le choix d’intégrer un traitement paysager complet, faisant de ces équipements structurels des poumons dans la ville idéal pour la promenade et parfaitement intégrés dans l’espace urbain selon la vision qu’en a l’équipe municipale depuis 2001. • La stratégie pluviale est en marche depuis 2001 avec 22 bassins de rétention couplés à des réseaux primaires et secondaires pour 60 millions d’euros programmés sur 10 ans. Parmi les travaux en cours et à venir :

• Cannes-Salines : Réalisation des exutoires des Cannes-Salines et ouverture de la barre Mancini : 10 millions d’euros (en cours) • Vazzio : 3 bassins de rétention : 5 millions d’euros (2015) • Centre-Ville : 2,5 million d’euros (2014) D’autres projets sont à venir aussi à la résidence des iles, le Parc Berthault, la route des sanguinaires et les jardins de l’empereur

A.N.R.U.

« Le dossier ANRU se refermant en 2018, la ville enregistre un retard très lourd. Trop de dossiers, (…) risquent de demeurer en souffrance. » «… des dépenses que la mairie ne pourra supporter si l’on prend en compte tous les autres chantiers et travaux… » Corse Matin - 13/01/13

Les délais annoncés par Corse Matin sont incorrects. En effet, l’opération ANRU se termine en 2020 (avenant voté par le conseil municipal en décembre 2013 et signé par le Préfet) et non pas en 2018. De plus, l’enveloppe n’est plus de « 120 millions » comme le rapporte le quotidien mais bien de 140 millions. La ville d’Ajaccio n’est pas lourdement en « retard» : le taux de consommation des crédits par la ville se situant dans la moyenne nationale des projets ANRU. Le programme d’actions voté par la ville est bel et bien ambitieux car il traduit la volonté de la municipalité de requalifier durablement les quartiers concernés. Sauf à avoir une boule de cristal, personne ne peut dire aussi catégoriquement que « la mairie ne pourra pas supporter» les dépenses. Aujourd’hui, toutes les conditions sont réunies pour assumer financièrement et atteindre les objectifs de l’ANRU : la mairie dispose d’une programmation pluriannuelle d’investissement allant jusqu’en 2020. D’ailleurs, l’appel d’offre concernant les premiers travaux (2014-2016) est en cours pour un montant de 23 millions d’euros :

• - Places des Salines • - Rues Achile Peretti, François Pietri, Moro Giaferri, Nicolas Peraldi • - Place Binda • - Maison de quartier des cannes • - Groupe scolaire

Enfin, les dépenses récurrentes et incompressibles pour l’entretien général s’établissent à 7 millions et non à 8 millions comme écrit.

U Palatinu

"De l'avis général, si la réalisation de l'édifice est une excellente chose, sa gestion aurait dû revenir à la CAPA et non risquer d'être supportée, une fois de plus par la ville". Certes, la gestion aurait pu revenir à la CAPA si celle-ci disposait de la compétence sport et culture, mais aujourd'hui ce n'est pas le cas.

Le projet Campinchi

« Le compte n’y est pas" selon Corse Matin. Sauf, que le projet Campinchi ne saurait se résumer à un seul parc de stationnement et à une simple logique arithmétique. Ni plus ni moins, le parking Campinchi est un maillon de la requalification totale du centre-ville à la fois paysagère et dans ses usages. L’équipe municipale a choisi de repenser l’espace urbain et de proposer une alternative au tout voiture pour faire entrer Ajaccio dans le monde de demain, celui de la mobilité douce et respectueuse de l’environnement. Il est vrai qu’elle aurait pu créer un parking de 8 étages en extérieur mais quelle aurait été alors l’image de notre centre-ville ? Car l’idée est bien là. Que souhaitons-nous pour notre centre-ville ? Des rues submergées par les voitures, étouffées par les moteurs ou bien une ville apaisée, qui respire et qui laisse la place aux piétons et au busway ?

" En surface une immense aire minérale va remplacer le stationnement et supprimer définitivement près de 150 places ". La description de Corse Matin n’est pas la bonne et le calcul incomplet. La place urbaine, loin d’être « minérale » et désertique sera soumise à la fois à un concours d’architecte puis à une large concertation citoyenne. Elle permettra de concilier les usages de chacun et de proposer un espace urbain vivant, apaisé, libéré des voitures, un espace rendu aux piétons, aux cyclistes et au transport collectif en site propre. Dès lors, le compte y est : offrir des places aux riverains, soutenir le dynamisme économique du centre-ville, améliorer la qualité de l’air, se déplacer autrement et requalifier le quartier.

S’agissant des places de stationnement, la pure logique arithmétique ne tient pas. Les « 320 places restantes " mentionnés par le quotidien régional ne prennent pas en compte l’important turn over généré par le parking et la disparition des voitures tampon. Elle ne prend pas en compte non plus la construction de parcs relais supplémentaires et encore moins la mise en place du transport collectif en site propre et les actions du Plan de Déplacement Urbain. Enfin, la réflexion menée avec la CCI, loin d’être au point mort est constructive et cohérente. Les réunions de travail n’ont jamais cessé pour permettre de travailler sur un schéma d’ensemble lié aux équipements du fond de baie (stationnement, plaisance, dialogue ville/port et infrastructures culturelles et de congrès).

La vision politique est là. Elle est globale et ne saurait s’arrêter à une simple soustraction qui oublie de nombreux paramètres.

Oui, à vous de juger.

 

Dominique Bucchini : « Si les conditions se précisent, je mènerai une liste à Sartène »

Rédigé par Nicole Mari le Vendredi 3 Janvier 2014 à 20:02

Le président de l’Assemblée de Corse, Dominique Bucchini, sera-t-il candidat à l’élection municipale de Sartène en mars prochain ? Très probablement ! Même s’il refuse de le confirmer, préférant se donner le temps de la réflexion, il entend bien reconquérir un fief qu’il a dirigé pendant 24 ans, de 1977 à 2001, avant d’être évincé par la droite. Déjà, sous l’étiquette Front de gauche, il avait entrepris, dès les Territoriales de 2010, une spectaculaire remontée politique qui lui a offert son siège de président. Il explique, à Corse Net Infos, qu’il mènera une liste de gauche si les conditions sont réunies, et en profite pour torpiller la gestion de l’équipe sortante.

- La rumeur dit que vous serez candidat à la mairie de Sartène. La confirmez-vous ?

- Non. Je confirme que je travaille avec mes amis politiques et avec des gens de gauche pour créer les conditions d’un changement profond à la tête de la commune de Sartène. Je prends, donc, un certain nombre de contacts. Après avoir bien travaillé à tous les niveaux, je prendrai ma décision.



- Nous sommes à 2 mois et demi du scrutin. Quand annoncerez-vous votre décision ?

- Ça dépend des contacts que je prends sur Sartène. La présidence de l’Assemblée de Corse, où je me donne à fond, représente, déjà, beaucoup de travail. On verra au fur et à mesure de l’évolution de la campagne quand je me déciderai.



- Pensez-vous que votre retour soit attendu par la population ?

- J’ai organisé, avec mes amis, une réunion politique au centre culturel de Sartène qui a rassemblé 170 personnes. Pour une petite localité comme la mienne,

c’est beaucoup ! J’y ai noté des signes de mécontentement envers la municipalité et les difficultés qu’a eu, pendant toute cette période, le Conseil municipal à travailler d’une manière à peu-près responsable et sérieuse. Les réunions du Conseil municipal ne peuvent se tenir, comme ce fut le cas en décembre, le lundi à 8 heures avec un quorum qui n’est pas atteint et une délibération votée, 8 jours après, par 3 ou 4 élus !

A suivre sur corse__net_I.png http://www.corsenetinfos.fr/Dominiq...

 

PORTO VECCHIO - Municipales 2014

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PCF. Front de Gauche . Campà

Qui nierait la nécessité du dialogue et de la communication ?

Qui nierait la nécessité de leur support les paroles, les déclarations, les photographies ?

Alors que penser du document journaliste du lundi 16 décembre dans les colonnes de Nice Matin Porto-Vecchio,

D’un titre

« la gauche ignore l’appel du pied du Riacquistu

D’une photo datant…

du débat des dernières cantonales…

Et d’un article sans parcours fléché où on aurait dû distinguer : la déclaration du Riacquistu et une double mise au point du PCF, Campà, Front de Gauche

Avec une conclusion lapidaire justifiable par rapport au titre de l’article contestable par ces clandestins ( Front de Gauche, Campà, PCF) qui peuvent aussi affirmer « la violence profite à la droite » puisqu’elle est la pierre d’achoppement pour une certaine gauche ? ?

P.S : pour sourire : que se disaient les 2 personnes très identifiables à l’arrière-plan de la dite photo ?

 

L’opposition doit poursuivre son stage… dans l’opposition

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Après les déclarations de Stéphane Sbraggia (Corse Matin du 26 novembre 2013)

L’UMP l’a dit, redit et publié : son objectif « national » est bien la reconquête de la mairie d’Ajaccio. C’est Jean-François Copé, lui-même, qui l’a déclaré et qui a présenté le député de la Corse du sud comme son « champion » dans cette compétition, une compétition au demeurant qu’il conçoit plutôt comme un combat sans règles que comme un vrai débat citoyen (« Faites comme vous voulez, mais prenez-moi cette ville… »).

La confirmation de cette approche vient de tomber, avec les propos du candidat de l’UMP au poste de premier adjoint. Parlant sans doute pour lui, ce dernier affirme que « les élus sont déconnectés des réalités », et il le prouve, avec une rigueur intellectuelle impressionnante, en se déconnectant lui-même des réalités concrètes, bien visibles, qui figurent au bilan de la municipalité ! Des réalisations que la grande majorité des Ajacciens, toutes opinions confondues, jugent sans précédent.

Son jugement tient en une phrase lapidaire : « La majorité gère la ville comme un village ». Passons sur la référence implicite aux Paisani, ces immigrés de l’intérieur qui auraient supplanté les Aiaccini, ces purs autochtones, seuls légitimes pour gérer la ville… Et retenons l’opposition factice entre communes rurales et communes urbaines. Notre contradicteur estime-t-il que les règles d’annualité, d’équilibre et de sincérité des budgets locaux ne s’appliquent pas de la même manière selon la taille des collectivités ? Ignore-t-il qu’il existe un contrôle de légalité ? Connait-il la structure des budgets de la quasi-totalité des communes de Corse ? Le « libéral » qu’il est connait-il la faiblesse du tissu économique insulaire et les maigres ressources fiscales qu’il peut apporter ? Sait-il que, pour l’essentiel, c’est la commande publique qui, en Corse, peut garantir un certain niveau d’activité au BTP ? Comment explique-t-il que, dans un tel contexte, la majorité actuelle ait réussi à tripler, en douze ans, le volume annuel des investissements par rapport à ce que réalisaient ses amis quand ils étaient aux commandes ? Pourrait-il préciser quels sont les projets à sacrifier si la municipalité devait renoncer, comme il le souhaite, aux investissements prévus ?

Il s’enthousiasme, par ailleurs, pour la gestion locale, il trouve passionnant de « rentrer dans les affaires de la ville » et qu’il y trouve un « enrichissement permanent ». C’est reconnaître, sans l’avouer, qu’il s’y intéressait peu avant son entrée au conseil municipal ; et que par conséquent, il apprend beaucoup dans l’opposition.

Les Ajacciens lui permettront sans doute de poursuivre son apprentissage en prolongeant son stage sur les bancs de l’opposition. Renvoyant ainsi l’UMP à ses chères études…



Paul Antoine Luciani le 26 11 2013

 

Résultats du Vote des communistes de la section d’Ajaccio sur la stratégie pour les élections municipales de Mars 2014.

Municip_2014.jpg Le vote à eu lieu le mercredi 13 novembre 2013 de 10h à 12het de 14h à 18h par bulletin secret.

* 78% des inscrits à jour de leurs cotisations ont voté.

Se sont prononcés pour les options suivantes :

* N°1- 79% des votants pour une liste d’union avec la majorité sortante au premier tour et de rassemblement au second tour.

* N°2- 16% des votants pour une Liste du front de gauche (PCF et autres composantes, basé sur le programme l’humain d’abord) dès le premier tour avec rassemblement au second tour.

* N°3- 5% des votants pour une Liste présentée par le PCF de rassemblement, d’ouverture citoyenne et anticapitaliste.

* Bulletins Nuls/Blancs = 0

Notre stratégie s’appuiera sur le choix majoritaire exprimé par les communistes d’Ajaccio.

La fédération de Corse du sud va prendre les initiatives nécessaires pour rencontrer les composantes de la majorité municipale pour faire valoir sa contribution au programme municipal à partir de travaux collectifs des communistes et leurs élus ainsi que notre représentativité dans le futur conseil municipal.

Ajaccio le 14 novembre 2013 Le bureau de section Jean-Pierre MAGINOT

 

DONNEZ DE LA VOIX !

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Inscription sur les listes électorales jusqu'au 31 décembre 2013

En 2014, nous votons ?

Les 23 et 30 mars auront lieu les élections municipales, puis, le 25 mai, ce sera les élections européennes. Avec les municipales nous avons l'élection la plus proche des citoyen-nes. Avec les européennes, nous avons la plus éloignée. Mais si cette Europe est opaque, nous savons toutes et tous que ses répercutions sur nos vies quotidiennes sont immenses.

Elire des représentant-es du peuple, à tous les niveaux institutionnels c'est élire des porte-voix des exigences populaires. Et voter, ce n'est pas seulement mettre un bulletin dans une urne, c'est faire fonctionner la démocratie. Pour pouvoir voter, il faut être inscrit sur les listes électorales. L'inscription sur les listes fait l'objet d'une démarche volontaire. Vous avez jusqu'au 31 décembre pour vous inscrire sur Internet ou dans votre mairie.

Dans un climat où la défiance face aux représentants politiques est à son paroxysme, où les idées nauséabondes et discriminatoires sont brandies par certains comme étant l'alternative, il est plus que jamais indispensable de voter pour un projet de société. Pour des élu-es qui auront le courage de défendre des valeurs de solidarité, du vivre ensemble, qui auront le courage de s'attaquer aux politiques ultalibérales, qui auront le courage de mettre au cœur de leurs combats : l'humain d'abord ! Les candidat-es communistes et du Front de gauche seront les candidats de l'alternative face aux politiques d'austérité.

 

PA LUCIANI: UNE ABSTENTION "DE GAUCHE"...

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Législatives 2012 – Première circonscription de Corse du sud

Interview réalisé par Jacques RENUCCI paru dans l'Hebdo du 13 Juillet, de PA LUCIANI Premier adjoint au maire d’Ajaccio,Candidat Front de gauche

Dans la première circonscription de la Corse du Sud, Simon RENUCCI a été défait. De multiples commentaires et analyses ont été réalisées à ce sujet. Il est intéressant d'avoir votre opinion en tant que représentant du Front de Gauche et surtout 1° Adjoint d’Ajaccio

Avec Jack Lang et Ségolène Royal à gauche, avec Claude Guéant et Nadine Morano à droite, Simon Renucci fait partie des victimes inattendues du suffrage universel. Mais le maire d’Ajaccio présente une particularité : à la différence de la grande majorité des députés socialistes sortants, il ne paraît pas avoir été porté par la vague rose qui a déferlé sur l’Assemblée Nationale dans le sillage de l’élection présidentielle. Ce déficit est une surprise d’autant plus paradoxale et cruelle que le maire d’Ajaccio n’avait pas été affecté par les vagues bleues qui avaient suivi en 2002 l’élection de Jacques Chirac et, en 2007, celle de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. Il faut examiner cette singularité que certains attribuent un peu trop vite, sans doute, au particularisme corse, voire à une certaine spécificité ajaccienne ; ou encore, plus imprudemment, à une forme de «désamour » de la capitale régionale à l’égard de son maire…

Il faudrait peut être commencer par étudier les résultats

Revenons d’abord sur les résultats. Les responsables politiques ne se risquent guère, en général, à une analyse publique (même sommaire) des résultats chiffrés ; ils préfèrent laisser ce soin aux experts pour s’en tenir, comme l’a fait à sa manière le président du conseil général de la Corse du sud, au rappel des thèmes généraux de leur campagne tout en célébrant les mérites personnels de leurs amis, manière de pointer, sans les nommer, les défauts de leurs adversaires… La première caractéristique de ces élections législatives, c’est l’abstention. Elle s’est installée, dans ces élections, comme un phénomène récurrent lié à l’instauration du quinquennat et à la « séquence électorale » (présidentielle-législatives) qui l’accompagne. Car la règle du jeu, imposée par la constitution de la cinquième république, c’est qu’il n’y ait que deux candidats présents au second tour de la présidentielle. Ce dispositif entraîne ipso-facto une bipolarisation de la vie politico-institutionnelle ; un mécanisme bien connu, dont le quinquennat et sa séquence électorale ont augmenté la force. Tout se passe désormais comme si une seule échéance comptait vraiment : le second tour de l’élection présidentielle, c’est-à-dire le moment où l’on choisit le Président (qui peut même devenir l’hyperprésident !).

Quelle en est la conséquence

Dans la foulée, les électeurs sont incités, presque naturellement, à confirmer aux législatives le choix majoritaire qui a été le leur, un mois auparavant ! On leur explique, avec insistance, que les législatives ne servent qu’à une chose simple : « donner-au-président-la-majorité-parlementaire-dont-il-a-besoin-pour-mettre-en-œuvre-la-politique-que-vous-avez-choisie-en-votant-pour-lui »… Et ça marche ! 2002, 2007, 2012 l’attestent.

Des exemples?

Un exemple particulièrement éclairant, le cas du sixième canton d’Ajaccio (10 211 inscrits) : 70,24 % de votants au second tour de la présidentielle ; 47,65 % au premier tour des législatives. En cinq semaines, le taux d’abstention est passé, dans le plus gros canton d’Ajaccio, de 29,76 % à 52,35% ! Le phénomène est un peu moins spectaculaire dans la première circonscription, mais il est significatif (l’abstention sur l’ensemble des 7 cantons d’Ajaccio au second tour de la présidentielle est de 25,88 % ; elle est, dans la première circonscription, de 41,37 % au premier tour des législatives, et de 37,27 % au second). L’abstention aux législatives est donc une réalité indiscutable, mais elle ne s’exprime pas avec la même force selon les quartiers ou les cantons. Elle concerne, à l’évidence, une partie de l’électorat qui s’est exprimée à l’occasion de la présidentielle et qui n’est plus motivée par l’enjeu des législatives. A l’inverse, si l’enjeu des législatives est décentré par rapport à la « séquence électorale », il peut motiver une partie de l’électorat qui n’hésite pas alors à mélanger les genres, à confondre les enjeux , voire à anticiper les échéances : c’est le cas du premier canton où l’abstention est nettement plus faible aux législatives (34,85 % au premier tour ; 33,07 % au second) que la moyenne municipale (41,37 % au premier tour ; 37,27 au second). On constate également que, dans le premier canton, l’écart au second tour, entre les résultats de Simon Renucci et ceux de Laurent Marcangeli, est de 724 voix ; alors que l’écart global sur la ville est de 880 voix ! On mesure, à la fois, les dégâts de l’abstention et sa spécialisation territoriale, car l’écart cumulé dans les cinq autres cantons, entre les deux candidats, n’est que de 156 voix… La mobilisation à droite n’est réellement efficace que dans le premier canton, l’abstention à gauche est certainement plus uniforme sur le territoire communal ; Simon Renucci reste en tête dans les troisième et septième cantons (tenus par la gauche), mais l’abstention l’empêche de compenser l’écart trop grand du premier canton. Au second tour, les mouvements électoraux sont plus complexes qu’il n’y paraît : des électeurs nouveaux apparaissent qui n’ont pas voté au premier tour ; d’autres disparaissent qui ne votent plus au second tour… On peut estimer que le 17 juin, à Ajaccio ville, il y a eu entre 20 et 25 % d’électeurs nouveaux, selon les bureaux de vote. Vu le résultat final, la proportion d’électeurs nouveaux de droite a été, à la différence de 2007, un peu plus importante que celle de gauche qui visiblement se sont moins mobilisés.

On peut donc parler d'une abstention de gauche...?

Pourquoi une abstention de gauche en pleine « vague rose » ? D’abord parce qu’une « vague législative » n’exclut nullement une certaine abstention, y compris parmi les électeurs qui pourraient participer à cette vague (si les jeux sont faits, il n’est pas indispensable d’aller voter, se disent parfois certains électeurs peu civiques). Ensuite, et plus fondamentalement, beaucoup dépend de « l’offre politique » des différents candidats. Les électeurs du Président attendent de leur candidat aux législatives le prolongement direct du message politique présidentiel, et non la promotion d’une offre différente, voire dissemblable. Dans la « séquence » évoquée plus haut, une cohérence nationale stricte est impérative ; une cohérence qui doit se construire largement en amont des législatives, dès le début de la campagne présidentielle.

Le Front de Gauche a-t-il été dans cette ligne

Le Front de gauche, pour ce qui le concerne, n’a jamais dissocié le programme « L’ Humain d’abord » défendu par Jean Luc Mélenchon et les propositions de ses candidats aux législatives. Il s’est efforcé, au contraire, de démontrer que les secondes trouvaient sens et efficacité dans le premier, et que cette cohérence nationale-territoriale était la preuve d’un engagement commun au service de la même cause. Il gagne trois cents voix et plus de deux points à Ajaccio. Les décalages, pour ne pas dire plus, entre les positions d’Eva Joly à l’élection présidentielle et les propositions corses de ses soutiens locaux aux élections législatives n’ont pas illustré l’identité de leurs engagements respectifs au service de la même cause. D’ailleurs, les nationalistes de toutes tendances ont défendu l’idée que la seule échéance qui comptait pour la Corse était celle de 2014 ; leurs campagnes législatives se sont voulues principalement comme des répétitions générales avant les élections municipales et territoriales à venir, contribuant ainsi à brouiller les enjeux nationaux de ces consultations éminemment nationales !

Il y aurait donc eu un détournement des enjeux

C’est sans aucun doute autour de cette question de l’enjeu national, brouillé par les campagnes nationalistes et insuffisamment éclairé par sa propre campagne, qu’il faut chercher la cause première de l’échec (sur le fil) du maire d’Ajaccio. Si les électeurs ajacciens avaient été sollicités, non sur les enjeux municipaux ou insulaires (qui n’étaient pas à l’ordre du jour), mais sur la réussite du changement grâce à une majorité parlementaire de gauche (qui était la seule finalité de cette élection), il est certain que l’abstention de gauche aurait été moins forte. Et les « petits » reproches relatifs aux horodateurs, à la circulation, à la propreté de la ville (qui ont leur importance mais ne relèvent en aucune façon de l’Assemblée nationale) auraient été relativisés au regard des grandes questions du pouvoir d’achat, du logement, de l’emploi, de la crise financière qui étaient, elles, au cœur de ces élections…et sur lesquelles l’UMP avait des comptes à rendre. S’ils ont le sentiment que leur bulletin de vote est utile, les électeurs peuvent se mobiliser, et l’abstention recule. D’une façon générale, le dispositif institutionnel pousse à l’abstention ; si l’on y ajoute de la confusion dans les enjeux, on augmente la démobilisation. Un seul exemple : « Le changement continue » est-il compatible avec « Le changement c’est maintenant » ? A-t-on craint de voir détourner le mot d’ordre national au point de rendre inintelligible le mot d’ordre local ?

N'est-il pas trop terd, ne peut on pas faire l'économie de telles interrogations?

Ce type de questionnement sur le contenu d’une campagne, surtout quand elle échoue de si peu, est absolument nécessaire… Il concerne toute la gauche, Front de gauche compris. Car une situation nouvelle s’est créée qui appelle réflexion collective et initiatives diverses. Voici quelques pistes : Tout est fait localement pour propager l’idée que la transformation sociale de la Corse dépend uniquement des changements institutionnels que notre île peut obtenir pour elle-même ; c’est une illusion dangereuse. La Corse est insérée et contrainte dans un système, le système capitaliste, qui se perpétue dans la crise financière et la crise économique, pour lesquelles il n’est pas de solutions corses. Chacun le sait, mais beaucoup voudraient nous le faire oublier. L’action collective pour arracher la moindre part de pouvoir d’achat, d’équipements publics, de droits nouveaux, de logements, de créations d’emploi…cette action reste indispensable, en Corse comme ailleurs. Et tout ce qui sera acquis devra être salué comme une conquête. Mais c’est le système capitaliste lui-même qu’il faut changer et, en attendant d’y parvenir, il faut lui imposer toutes les régulations publiques possibles ; et non laisser la logique implacable du marché dicter sa loi à tous les peuples.

Comment dés-lors dessiner l'avenir

Le recadrage de l’action publique autour de l’intérêt général, de la réforme fiscale, du partage des richesses, du passage à la sixième République, est devenu une nécessité absolue. Le spectacle des conséquences de la crise en Europe devrait nous inciter à nous rassembler autour de ces grandes questions en resituant nos intérêts insulaires dans leur contexte national et européen et en recherchant toutes les alliances utiles avec les forces sociales et politiques capables de prendre en charge avec nous les intérêts populaires. Ces objectifs généraux paraissent bien éloignés de nos analyses électorales, et pourtant, c’est bien grâce à la vision qu’elle se donnera de l’avenir que la gauche trouvera les voies du changement social que la Corse attend. Les échéances municipales et territoriales ne peuvent être des objectifs en soi. Les élections, c’est vrai, permettent de désigner les représentants du peuple. Elles sont aussi «le baromètre de la lutte des classes »…

 

Déclaration de Pierre Laurent du 17.06.12

P_Laur.jpgLes premières estimations, ce soir, confirment le basculement de l'Assemblée nationale à gauche. La page du pouvoir sarkozyste en France est définitivement tournée mais le parti de l'ancien président sauve un nombre substantiel de sièges. Il ne fait aucun doute que la droite saura s'en servir pour multiplier les obstacles au changement dans notre pays. L'entrée du FN dans l'hémicycle qui reste heureusement circonscrite est un signal d'alarme supplémentaire.

A gauche, le Parti socialiste parvient à son objectif et dispose à lui tout seul d'une majorité absolue. Le Front de gauche aura moins de députés malgré un gain en nombre de voix et en pourcentage mais les conditions semblent ce soir réunies pour la constitution d'un groupe à l'Assemblée. Si cela se confirme, c'est une bonne nouvelle pour la démocratie.

Force est de constater, cependant, que le mode de scrutin et l'inversion du calendrier électoral dénaturent la portée des élections législatives et déforment le paysage de l'Assemblée nationale au profit du bipartisme. A gauche, la majorité législative est ainsi distordue par rapport à la réalité de la majorité politique de gauche dans le pays. Le PS totalise 65% des voix de la gauche à l'élection présidentielle, près de 70% avec ses alliés aux législatives et obtient plus de 90% des députés de gauche. Le Front de gauche totalise 25% des voix de gauche à la présidentielle, 15% aux législatives et compte moins de 5% des députés de gauche. C'est une anomalie provoquée par une logique institutionnelle implacable qui, de scrutins en scrutin, a permis aux deux plus grosses formations de monopoliser aujourd'hui 90% des sièges à l'Assemblée nationale.

En dépit de cette injustice, le Front de gauche avec l'influence qui est la sienne dans le pays, avec ses deux groupes au Parlement, ses élus sur le territoire et au Parlement européen, entend être une force d'initiatives et de propositions active et positive pour la réussite du changement dans notre pays.

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