Voci Aiaccini "U Bloggu di U ROSSU" Fédération de la Corse du Sud du PCF Supplément officiel à "la Voix d'Ajaccio"

INDÒMITA DONNA / LA FEMME INDOMPTABLE ESPACE DIAMANT

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l'ANACR2A et "U Rossu" vous conseille

REPETITIONS PUBLIQUES entrée gratuite les mercredi 27 novembre à 18H00 et jeudi 28 novembre à 14H30

Représentations mercredi 4 et jeudi 5 décembre 2013 à 20h30 Tarif A Théâtre, Corse-français

Compagnie en résidence de création dans le cadre des célébrations du 70ème anniversaire de la Libération du 19 novembre au 3 décembre 2013.

Un hommage à une femme héroïque, Danielle Casanova - de son vrai nom Vincentella Perini - militante communiste et résistante, décédée en déportation quelques semaines avant la Libération. Sur les sentiers de la mémoire, c’est un appel à l’imaginaire pour la traversée de l’histoire d’une femme témoin de bouleversements de l’Histoire. Magnifiquement servie par une écriture sensible et pudique, par un regard inédit porté sur la douleur, Indòmita donna tisse la trame d’un univers poétique malgré l’absurde de la tragédie. À Auschwitz, matricule 31 655, Danielle Casanova en déportation avec ses camarades, n'a jamais cessé de lutter, de sauver des vies, de répandre sa parole et celle des autres afin que tout le monde sache. L’Indòmita donna, est la vie de cette femme dont l'enfance a baigné dans les traditions, la transmission, la mémoire, la liberté et qui se trouve dans un enfer innommable, inimaginable. Les valeurs ancestrales de sa terre comme un lointain souvenir, la dure réalité aux confins de l'impensable.

Extraits : ‘Chì hè a notti in u bughju ? Chì risorza s’avarà da tena. Da tena comu ? Da tena sin’à quandu?’ ‘In u prati di l’alivetu, durmìa a màcina antica chì aia frantu l’alivi duranti sèculi è sèculi. Quali mai avaristi pensu tandu chì un tempu aia da vena chì i màcini àiani da turrà ghjenti pòlvara.’ ‘Resista, luttà, spirà, eccu Daniella una donna, è tutti i so cumpagni in i campi trimenti di u starminiu.’

Avec : Marianna Nativi Textes corse et français : Rinatu Coti Adaptation théâtrale : Marianna Nativi Univers sonore, musique : Jean-Pierre Godinat Voix off : Delia Nativi-Sépulcre Décor : Mario Sépulcre Costumes : Cécile Eliche Régisseur son et lumières : Pierric Serre Co-production : Locu Teatrale / Ville d’Ajaccio

u_locu_theatre.pngAJA__2_.jpg Renseignements et inscriptions Ville d’Ajaccio Direction de la culture : 04.95.50.40.80/89

 

"Qui sommes-nous vraiment ?", les 9, 10 et 11 mai organisé par PAROLE VIVE

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Chers amis,

Non, non, non, pas d'excuse !!! Que ce soit pour fêter votre victoire ou bien pour vous consoler de votre défaite, venez tous participer aux belles journées de PAROLE VIVE, organisées par notre association les 9, 10 et 11 mai prochain et dont vous trouverez le programme ci-dessous.

Bien cordialement et Vmerci de votre soutien, Virginie Cervoni Locatelli

Mercredi 9 mai 18H30, Théâtre Municipal

« Notre mémoire traumatique est-elle notre identité ? »

Conférence - débat avec Boris CYRULNIK, neuropsychiatre, psychanalyste, éthologue, écrivain…

La condition première de notre identité, c’est la mémoire, qui relie les uns aux autres tous les moments de notre expérience vécue.

Or, lorsque la mémoire est perturbée de multiples façons à la suite d’un traumatisme et présente par exemple des réminiscences intrusives envahissant la conscience, ou au contraire des formes diverses d’amnésie, qu’advient-il de notre identité ?

La mémoire traumatique contribue-t-elle à notre identité ? Sommes-nous dans ce cas condamnés à rester figés dans cette mémoire ou bien pouvons-nous faire autre chose de nos blessures ?




Jeudi 10 mai *10H30, Théâtre Municipal

« Le chemin des écoliers »

Remise des recueils de poèmes créés par les élèves des classes de CE2 et de CM1 de l’École primaire Jeanne d’Arc et ceux des classes de CM1 de l’École élémentaire Modeste Venturi.

Ces recueils ont été réalisés durant le Printemps des Poètes, à l’occasion d’ateliers d’écriture animés par Virginie Cervoni, Maguy Rossignol et Raoul Locatelli

*18H30, Bibliothèque Municipale

« Ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre »

Lecture en poésie et en chanson par les amis de Parole Vive : Béatrice Castoriano, Virginie Cervoni, Franck Dzikowski, Anne-Lise Herrera, Raoul Locatelli, Ivia Medori, Claire Sala-Angeli, Paul-Gérard Savelli, Olivier Van der Beken

Ce titre, délibérément parodique et malicieux, évoquera à chacun « Mon rêve familier », le célèbre poème de Verlaine. Mais il en dit long aussi sur l’entre-deux où la vie nous mène souvent ou bien où nous nous jetons même parfois pour ne pas avoir à assumer ce que nous sommes : celui-ci ou celui-là ? Une vie à chercher l’autre pour se trouver soi-même…

Roulez, roulez…notes et mots et déroulez le paysage du rêve, de la nostalgie, de la colère ou de la joie.

Vendredi 11 mai 18H30, Théâtre Municipal (salle PRELÀ)

« Une identité ou des identités ? »

Conférence-débat avec Barbara Cassin et Ali Benmakhlouf, philosophes

Pour Ali Benmaklhouf, l’identité n’est pas permanence ou inertie. Ce sont les lentes transformations de soi, parfois insensibles, qui nous font croire que nous ne changeons pas, que nous sommes toujours les mêmes.

Le corollaire de ce point est que nous n’avons pas un accès immédiat à soi-même. L’identité est toujours attribuée, c’est un « il » qui parle d’un « je ».

Il y a l’identité personnelle, mais il y a aussi l’identité collective. Certains se plaisent à parler « d’identité nationale » comme si cette notion allait de soi. Ils y associent un critère d’identité culturelle, oubliant par là les échanges, les influences, les emprunts qui donnent lieu à une composition complexe.

C’est de l’identité collective que repartira Barbara Cassin, car elle aussi se construit et n’a rien de « naturel ». Elle prendra l’exemple d’une construction récente : celle du « peuple arc-en-ciel » en Afrique du Sud, qui s’est fabriqué après l’apartheid au moyen, en particulier, d’un dispositif de parole très précis et très intelligent : la Commission Vérité et réconciliation, dont le but a été de fournir non pas la Vérité avec un grand V, mais « assez de vérité pour » fabriquer un passé commun, et une nouvelle identité.

On pourra réfléchir à partir de là au rapport entre langue et nation (l’Afrique du Sud a onze « langues nationales »), et à la manière dont un individu se construit en se rapportant à sa ou à ses langues langues : qu’est ce qu’une langue maternelle, qu’est ce qu’une langue nationale, comment se rapporter à « plus d’une langue », qu’apporte l’expérience de la traduction et de ses difficultés ? Bref, comment s’articulent dans une identité, personnelle et collective, les paradoxes du singulier et de l’universel

Vendredi 11 mai 21H00 Théâtre Municipal

Théophile Minuit

Version symphonique Création chanson avec chœur et orchestre

Orchestre Musica Suprana, Midnight Quartet et musiciens invités

Chorales Corse Joie et du Collège Vinciguerra, et choristes invités

Artistes invités : Patrizia Poli, Jean-Claude Paolini

Création lumière : Tamara Herbaut



Avec ses chansons en forme de vertiges, son piano nourri de pop symphonique et de cabaret expressionniste, Théophile Minuit est sur une planète totalement émotionnelle. Pour ce concert unique, il propose aux musiciens classiques – tout comme aux choristes - des partitions inventives et déroutantes. Chacun se positionne sur le maillage d’une fête étrange et annoncée…Un univers tout à la fois onirique, tourmenté et joyeux.

« C’est troublant, envoûtant, surprenant… Ce qui marque ce sont surtout les envolées mélodiques d’un authentique auteur-compositeur, la consistance des arrangements, la souplesse d’une voix qui n’a peur de rien. On ne se lassera pas de répéter l’originalité et les grandes qualités musicales… ».

Valérie Lehoux (Chorus, Télérama)

Réservations 04 95 34 98 00 Prix des places 20 euros / 10 euros

 

Le chanteur italien Lucio Dalla est mort le 1er mars 2012

U Rossu salue sa mémoire. Il est mort d'un infarctus ce matin à Montreux le lendemain d'un concert à une poignée de jours de ses 69 ans. Chanteur , c'était aussi un remarquable clarinettiste et pianiste qui n'hésitait pas à faire des incursions dans le jazz. Son engagement, sa poésie, sa simplicité ont marqué ces dernieres décennies en Italie.

 

EUROPE & TERRITOIRES

Vous trouverez en Annexe tous les éléments pour votre inscription........

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10èmes "Rencontres-Cinéma-Histoire"

fikm_resist.jpgLes 11 et 12 avril 2011, à AJACCIO (à l'Espace Diamant) et les 13 et 14 avril 2011 à PORTICCIO (à la CCAS MARINCA), se tiendront les , dont vous trouverez le programme en pièce jointe ; et ci-après le lien du blog créé à cet effet pour plus d'information (à diffuser sans modération à tous vos contacts)http://rencontres-cinema-histoire.o...

L’A.N.A.C.R. 2A (Comité de la Corse-du-Sud des Anciens Combattants et Amis de la Résistance) organise ces rencontres en partenariat avec la Cinémathèque de Porto-Vecchio, Latinità et la Caisse Centrale d’Activités Sociales des industries électrique et gazière de Corse (CCAS de Corse)

Elle vous invite à participer aux projections et débats animés par des historiens spécialistes de la 2ème guerre mondiale. les projections seront gratuites à la CCAS Marinca Porticcio - uniquement le matin à l'Espace Diamant à AJACCIO; tarif pour l'après-midi 5€ la séance

Yolande ZICCHINA pour l'ANACR 2A mobile : 06 76 74 08 77

 

MARX et çà REPART

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Alain BOCQUET dédicacera son livre :

  • Vendredi 8 octobre à AJACCIO Librairie La Marge rue Emmanuel Arène à 16 heures 30

  • Samedi 9 octobre à BASTIA Librairie Papi boulevard Paoli à 17 heures.

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27 Avril Une soirée à retenir à la CCAS

Sous le patronage de l'Union Territoriale CMCAS/CCAS et l'Association des Amis de la RESISTANCE

 

Débat autour du film: WALTER, RETOUR en RESISTANCE de Gilles Perret

Chers amis,

Le 6 avril 2010, à Porticcio (CCAS Marinca Porticcio)

et les 7 et 8 avril 2010 à AJACCIO (à l’espace Diamant), se tiendront les 9ème Rencontres Cinéma-Histoire, dont vous trouverez le programme en pièce jointe.

L’A.N.A.C.R. 2A (Comité de la Corse-du-Sud des Anciens Combattants et Amis de la Résistance) organise ces rencontres en partenariat avec la Cinémathèque de Porto-Vecchio, Latinità et la Caisse Centrale d’Activités Sociales des industries électrique et gazière de Corse (CCAS de Corse)




Elles vous invitent à participer gracieusement, à la CCAS Marinca Porticcio à la Projection - Le mardi 6 avril 2010 à 20h30

''Synopsis : A travers l’histoire de Walter, ancien résistant, ancien déporté haut-savoyard et sur fond de politique actuelle, deux questions se posent tout au long du film : « Qu’avons-nous fait des idéaux du Conseil National de la Résistance ? » ''

« Résister se conjugue-t-il au présent ? »

La sécu, les retraites par répartition, la nationalisation des besoins vitaux de l’économie, la séparation de la presse des pouvoirs d’argent… Voilà ce que le programme du CNR prônait dès 1943 et mettait en place dès 1945. Aujourd’hui mis à mal par notre gouvernement, Walter Bassan et ses camarades John Berger, Stéphane Hessel, Constant Paisant sont là pour faire front et dire NON à la casse systématique des services publics et des valeurs du CNR. Walter est aussi un sacré bonhomme qui nous rappelle que la résistance se pratique au quotidien, et ne manque pas de générosité pour nous transmettre son engagement…

Le long métrage de Perret part d’un constat : Nicolas Sarkozy est, petit à petit, en train de vider de sa substance tout le contenu de l’œuvre du Conseil National de la Résistance. En 1945, juste au lendemain de la guerre, toutes les forces de la France Libre se sont réunies pour définir, entre autres, la future politique sociale de la France. C’est de là, de cet accord essentiellement entre gaullistes et communistes, qu’est née notre "exception sociale". Et c’est très bien ainsi. Sauf, donc pour Sarkozy et le Medef.

Pour étayer sa thèse, Perret interroge Walter, un ancien maquisard de Haute-Savoie, mais aussi des élus de notre temps comme Accoyer et autres amis du Président. Le réalisateur y va carrément dans ses questions : "pourquoi cet abandon des acquis du CNR ?"

Nous seront heureux de pouvoir vous compter parmi nos invités pour cette unique projection (ce documentaire a peut de chance d’être projeté sur les écrans d’Ajaccio et sa région).

Cordialement

Pour les Organisateurs de la Manifestation « Rencontres-Cinéma-Histoire) Yolande ZICCHINA

 

ADIEU ! JEAN FERRAT...

Aquarelle JM FRAISSE

Jean Ferrat c'est le souvenir de son passage à l’Empire en 1967, de ma jeunesse, de mes engagements politiques en Corse. C'est le souvenir de la classe ouvrière, des figures militantes, des aspirations et des espoirs. J’étais fier de faire partie de la même « bande ».Il était "un cri" pour les sans-voix et les petits, avec nous et pour chacun de nous. C'était une exigeance fraternelle pour écrire une humanité nouvelle.

Passeur de poésie avec la mise en chanson de nombreux auteurs Français, il était aussi créateur et son travail de poète était réalisé avec la même exigence et la même réussite .

Aujourd’hui, mes souvenirs ont de la peine et dans ma mémoire, sont présents les notes et les mots qui virevoltent encore en forme d’appel à crier.

On a envie de se serrer les uns contre les autres pour communier dans la peine mais aussi dans la rigueur de ses idées, de nos idées.

U Rossu

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Robin RENUCCI dans l'HUMA du 9/01

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Inégalités. Oeuvrer pour la diversité et préserver la culture du rapport marchand

Par Robin RENUCCI, Comédien, Réalisateur, Président de l'ARIA.

Comment relever le défi des inégalités ?

  • Nous vivons le déclin d’une grande aventure, celle d’une utopie culturelle née de l’après-guerre : à cette époque, de grands mouvements d’éducation populaires avaient pour objectif de pallier la crise engendrée par le fascisme ; il s’agissait de reconstruire une égalité culturelle et une émancipation de tous. Une dizaine d’années plus tard, la culture a pris une dimension politique avec la création du premier ministère de la Culture par André Malraux. Or, aujourd’hui, même l’anniversaire de ce grand ministère est passé sous silence ! Nous assistons à la fin d’un système où l’État pourvoyait à la dimension culturelle, de façon plus ou moins soutenue selon les gouvernements.
  • Progressivement, la politique culturelle est passée aux mains des collectivités territoriales, ce qui engendre évidemment une nouvelle source d’inégalités puisque certains départements et régions sont beaucoup plus actifs que d’autres. Il existe un changement de cartes du pouvoir. Toutefois, il ne faut pas perdre espoir : on voit apparaître, depuis une trentaine d’années, un vaste foyer d’émergences créatrices issu notamment du milieu associatif. La création perdure aujourd’hui dans des quartiers dits difficiles, des zones de friche où des femmes et des hommes très courageux lancent des initiatives fortes, montent des animations et sont extrêmement inventifs.
  • C’est sur ces actions, par le biais associatif, qu’on peut encore s’appuyer et continuer à agir. Car on ne peut attendre de l’État quelque chose qu’il ne désire pas nous donner… mais on peut lui rappeler que la culture est un droit ! Or, celui-ci n’est pas assumé, l’État est en faute. L’éducation culturelle et artistique n’est pas assurée à l’école, champ démocratique par excellence, à cause du manque de formation des enseignants, voire d’absence de formation notamment liée au projet de réforme des enseignants. Se pose aussi la question de la formation des accompagnateurs à l’art : Sarkozy souhaite que les jeunes fréquentent davantage les musées, mais qui les guidera au travers des oeuvres ? L’État doit aussi intervenir dans le champ hors temps scolaire. Mais aujourd’hui, il préfère soutenir les industries culturelles comme la télévision, notamment privée, et certains champs commerciaux des industries culturelles, au détriment des institutions de programmes telles que l’école ou les lieux de formations et d’intelligence. L’État joue son rôle d’État libéral, ça lui importe peu que le citoyen soit émancipé, ce qui compte avant tout, c’est qu’il soit client… Il y a une vraie atteinte à la création. * * Depuis treize ans, j’ai anticipé le désinvestissement et la désaffection des ministères de la Culture, de l’Éducation nationale et de la Jeunesse et des Sports en créant l’association l’Aria (Association des rencontres internationales artistiques), qui s’autofinance à 54 %. Elle s’inscrit dans le cadre d’une nouvelle contribution populaire, consistant à faire émerger la création artistique en faisant se rencontrer et travailler ensemble des amateurs, des professionnels, des enseignants, des animateurs, des éducateurs, afin d’oeuvrer pour la diversité culturelle, de partager les regards, de délivrer des formations.

Car, si l’État ne bouge pas, les associations sont l’avenir de notre culture et surtout de l’individu, qui, en se « connectant » à l’autre, pourra réaliser un rapport n’étant pas fondé sur le mode marchand. Propos recueillis par Anna MUSSO