Voci Aiaccini "U Bloggu di U ROSSU" Fédération de la Corse du Sud du PCF Supplément officiel à "la Voix d'Ajaccio"

ALBERT

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Extrait du discours de Dominique BUCCHINI lors de l'ouverture de la derniére session de l'Assemblée de Corse.

Avant d’aborder l’ordre du jour, je voudrais rendre hommage à un grand élu de l’Assemblée qui vient de nous quitter : notre ami Albert FERRACCI.

Lorsque, en novembre 1942, dès l’entrée en Corse des troupes italiennes, Albert FERRACCI rejoint la Résistance afin de combattre pour la libération de la Corse, commence alors un engagement politique placé sous le signe du courage et de la fidélité.

Fidélité à l’égard de ses origines sociales : issu d’une famille, de paysans et de bergers, de Suartone à Bonifacio, ayant forgé une claire conscience de classe, il fut, au sein du Parti communiste auquel il avait adhéré dans la clandestinité, l’inlassable défenseur de la cause des pauvres, des exploités, des dominés.

  • Fidélité à ses compagnons d’armes.
  • Fidélité à son idéal de paix et de libération des peuples, en particulier pendant la guerre d’Algérie.
  • Fidélité à la Corse, notamment par son rôle dans le « Mouvement du 29 novembre » 1959 et la contestation victorieuse des expériences atomiques dans le massif de l’Argentella.

Cette ligne de conduite, Albert FERRACCI - instituteur, résistant, militant syndicaliste, militant communiste de Corse, conseiller municipal d’Ajaccio de 1953 à 1959, puis conseiller à l’Assemblée de Corse - l’a suivie fidèlement.

Elu à la première assemblée de Corse en 1982, puis réélu successivement en 1984, 1986 et 1987, il a siégé jusqu’en mars 1992. Durant cette décennie, il présida le groupe communiste à l’Assemblée.

Nous qui l’avons côtoyé entendons encore l’écho de sa voix, calme et mesurée, celle d’un pédagogue et non d’un bateleur, où couvait la passion de la Corse et de la vérité. Ses prises de parole étaient écoutées avec attention, sur tous les bancs de cette assemblée, s’exprimant sur tous les sujets qui, durant cette décennie de mise en place de l’institution Régionale, étaient au cœur des préoccupations. Son apport aura été très important, ses avis appréciés, ses recommandations méditées. Il s’intéressait particulièrement aux questions relatives au développement de la Corse, et il siégea d’ailleurs assidument à la Commission du Plan ainsi qu’à celle du Schéma d’aménagement. Il n’hésitait jamais, fut-ce dans des conditions difficiles, à prendre la défense des salariés et à accompagner leurs combats .En même temps, son exigence de rigueur morale le portait à la vigilance sur l’utilisation des deniers publics. Il participa activement aux débats sur le statut particulier et la décentralisation.

Il aura été durant ces années, ainsi que l'a dit Paul Antoine LUCIANI dans son éloge funèbre, « l’une des voix les plus écoutées et les plus respectées à l’Assemblée de Corse. Il ne perdait jamais de vue ce qui, à ses yeux, était l’essentiel : la libération humaine. Il savait replacer nos turbulences insulaires, souvent délétères, dans leur contexte général. Il savait se situer. Et il fournissait ainsi des repères lisibles à tous les acteurs de la vie publique »

A l’Assemblée, Albert laissera le souvenir d’un homme de conviction et d’ouverture. Conviction d’un militant communiste ancrée dans l’expérience de la Résistance irréductiblement opposé au mode d’exploitation capitaliste ; mais ouverture d’esprit, sens de l’écoute, capacité à dialoguer.

Au soir d’une vie d’engagement, il n’éludait pas la critique des dévoiements du communisme « réel », du stalinisme, sans pour autant abandonner son idéal car, écrivait-il encore à la veille de sa disparition : « Les débordements sauvages actuels du capitalisme me rendent plus communiste que jamais. Et plus proche de mes vingt ans".

Il n’était pas de ceux qui se laissent enfermer dans un dogme étroit et, tout au long de sa vie, sa curiosité intellectuelle aiguillonnant sa grande culture historique et son sens aigu de la liberté critique, il se montra disponible à la recherche de solutions politiques innovantes. Le charisme d’Albert dépassait évidemment largement le périmètre de son « camp » comme en témoignent l’émotion qu’a suscitée partout l’annonce de sa disparition et les hommages venus de quasiment tous les bords politiques ; ainsi, à l’hommage rendu par Paul-Antoine LUCIANI ont fait écho, loin des discours convenus, celui de Jean BAGGIONI, de Monseigneur BRUNIN, de Camille de ROCCA SERRA. Albert est mort, sa voix s’est tue, et déjà elle nous manque ; son intelligence, sa culture corse, universelle, progressiste, sa tolérance, son éthique caractérisée par l’exigence de réunir morale et politique dans l’action publique, espérons que tout cela se soit transmis et anime encore, à l’avenir, notre vie civique. Aujourd’hui, en songeant à l’impact qu’a sur nous l’exemple d’Albert, je me dis qu’il tient essentiellement à la fidélité à sa profonde exigence de justice, à son élan fraternel envers les autres, à la rigueur de sa pensée.

Il tient aussi à la distance qu’il avait - lui, athée affirmé - avec les vanités de ce monde, les illusions de puissance qu’elles procurent et l’abîme qui les séparent de la vérité.

Il n’a jamais réclamé de décorations ni de médailles, mais je veux dire ici à sa famille, à ses amis, au nom de tous les membres de l’Assemblée de Corse, la profonde estime que tous ici nous lui portons. Aux jeunes générations, la vie d’Albert FERRACCI montre, par l’exemple, la noblesse de l’action publique et la grandeur de l’engagement civique

 

ALBERT

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Un mot de Roger MARTELLI

Co-directeur du mensuel "Regards"

Il se trouve que j'apprends à peine la mort d'Albert. J'en suis bouleversé, tant j'avais fini par croire que cet homme indéracinable ne pouvait pas nous quitter. J'admirais de toute mon âme le militant simple, courageux, subtil, qui me paraissait d'une classe folle, un de ces personnalités qui, par leur seule façon d'être, disait toute la dignité du peuple, d'un peuple. Il exprimait pour moi tout ce que le communisme politique a apporté de mieux à la politique française, loin de toute petitesse, de toute pulitichella et de toute compromission. Il est resté purement communiste, toujours communiste, toujours libre, jamais couché, devant quiconque, fût-il un "numéro un". Nous sommes beaucoup à pleurer. Nous serons beaucoup à ne jamais oublier. Salut et fraternité à toutes et à tous.

 

ALBERT.....ses derniers mots , à ses enfants, sa famille, nous tous

Paul Antoine LUCIANI était un des très proches d'Albert.En accord avec ses enfants, il a fait parvenir, à "U Rossu "ce témoignage

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Le dernier message d'Albert FERRACCI

Pressentant que l'heure était venue, Albert avait rédigé un ultime adieu à sa famille. Cette lettre visiblement écrite juste avant sa mort, est naturellement, et avant tout destinée à ses enfants.

Nous avons considéré la conclusion politique qu'elle contient, pouvait et devait être diffusés bien au delà de la famille de notre camarade.

Ceux qui ont connu Albert y retrouveront sa force de caractère et la profondeur de ses convictions. Les autres découvriront avec respect cet homme exemplaire. Tous puiseront dans ces propos longuement muris, et tous retiendront ces derniers mots.

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"Le reste ? Les débordements sauvages actuels du capitalisme me rendent plus communiste que jamais. Et plus proche de mes vingt ans"

 

Antoine POLETTI ,sur le site de l'ANACR,et son ami ALBERT

Avec les ans qui passent disparaissent maintenant les derniers Résistants. Avec l’année 2010 qui vient de finir s’est achevée la vie d’Albert Ferracci, notre président d’honneur. Une vie bien remplie. La vie d’un homme tôt engagé, au temps des « années noires », dans la Résistance et avec le Parti communiste qui pour lui n’ont toujours fait qu’un. Pour le jeune instituteur, patriote et Résistant (il avait vingt ans en 1940) son engagement après guerre coulait de source : le progrès et la justice sociale dans une France rénovée et dans un monde en paix, tout cela était à faire. Et il s’y consacra avec conviction et dévouement. Par devoir et fidélité.

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Devoir envers la république qui lui avait permis, grâce à l’instruction publique, de s’arracher aux dures conditions de vie de ses parents, paysans pauvres de Suartone.

Fidélité à l’égard de ses compagnons d’armes. « Si je tombe d’autres continueront notre œuvre » avait écrit Charles Bonafedi, avant de mourir, en forme de testament. Albert était de ces autres, les légataires de Bonafedi. Un parcours politique sans erreurs ? Quel homme politique pourrait y prétendre sans vanité ? Et ceux qui l’ont côtoyé à l’automne de sa vie savent qu’il portait les crimes de Staline et le stalinisme comme une écharde dans son cœur. Sa tolérance et son humilité en furent renforcées sans que pour autant ses convictions soient altérées ; la cause des pauvres, des faibles et des opprimés il l’avait faite sienne une fois pour toute, à l’aube de sa vie, dans le maquis de Porto-Vecchio, et il y resta fidèle en dépit des vicissitudes de la vie politique. Aussi, il n’est pas surprenant qu’outre l’hommage rendu par son camarade, Paul-Antoine Luciani (vociaiaccini-ubloggu.elunet.fr/ ), s’y soient ajoutés celui de Jean Baggioni , président U.M.P. de l’Assemblée de Corse quand Albert Ferracci en était l’élu, et l’hommage de l’Evêque de Corse, Monseigneur Burnin.

« Mortuis nihil nisi bene » (des morts ne dire que du bien) dit le précepte latin. Autrement dit, discours convenu. Mais en ce cas, ce serait faire offense que de douter de la sincérité de leurs hommages que rien ni personne n’obligeaient. Par delà l’hommage, Jean Baggioni a tenu à témoigner de son amitié, « la vraie, celle qu’on porte à quelqu’un sans attendre rien d’autre en retour que l’expression d’un même sentiment dans une même sincérité. (…) Je garde en mémoire, ajoute-t-il, non pas seulement comme un souvenir mais comme un cadeau, ces mots sincères et bienveillants au terme d’un débat dont je retenais davantage le sentiment qui l’inspirait que le simple commentaire d’un homme d’expérience (…).Il était de ces hommes qu’on a plaisir d’écouter, dont la sincérité forçait l’écoute, et dont l’expérience garantissait le crédit. (…) Je suis venu vous dire, conclut Jean Baggioni, ces quelques mots qu’il me gratifierait d’un sourire s’il les entendait, tout en posant délicatement sa main sur mon bras pour m’inviter à plus de discrétion ». Quand Albert Ferracci posait sa main sur le bras de son interlocuteur, c’était en effet une marque d’amitié. Alors, incongruité, trahison, hypocrisie que ce témoignage de Jean Baggioni ?

Rappelons-nous, en pleine guerre d’Algérie, quand gaullistes et communistes s’affrontaient, la réponse que fit la général Jacques Chaban-Delmas à ceux qui lui reprochaient de continuer à adhérer à la même association que Rol-Tanguy, l’A.N.A.C.R. en l’occurrence. Faisant référence à leur passé commun de Résistant, Chaban justifiait pour faire taire ses détracteurs : « Tout nous divisait sauf l’essentiel ». C’est certainement cela l’essentiel, « analyses » et « convictions », que Jean Baggioni dit avoir partagé avec Albert Ferracci.

L’Evêque quant à lui, a salué la mémoire d’un homme, « résistant, enseignant, responsable politique tout entier donné au service des populations, avec un grand sens de l'équité et de la justice (…), mû par un grand idéal humaniste… » et qui restera « … une référence permanente pour tous ceux et celles qui militent au service de l'homme et de l'intérêt général. (…) Permettez-moi conclut-il de vous dire que je discerne dans ce qui fut la vie de Monsieur FERRACCI, des couleurs de l'Evangile. Respectant sa mémoire et ses convictions, je ne puis m’empêcher de porter dans ma prière personnelle le départ de ce militant. Dans la foi chrétienne, nous croyons que tout ce qu’il a réalisé par son engagement et tout ce qu’il est ne peut pas mourir. ‘Celui qui aime a déjà vaincu la mort’ (St Jean) ». S’il avait pu entendre ces paroles, Albert Ferracci aurait posé délicatement sa main sur le bras de l’Evêque et récité Aragon en souriant :

«...Qu'importe comment s'appelle

Cette clarté sur leur pas

Que l'un fut de la chapelle

Et l'autre s'y dérobât

Celui qui croyait au ciel Celui qui n'y croyait pas..."

 

HOMMAGES à ALBERT FERRACCI

ag-p05.jpgU Rossu,la Fédération du PCF Corse du Sud, PA Luciani ont reçu les témoignages d'amitié et de lutte de

* Monsieur Alain BOCQUET Député du Nord, Ancien Président du Groupe Communiste à l'Assemblée Nationale

* Madame Noëlle VINCENSINI Déportée

* Monsieur Jacques PONCIN, Architecte, Ancien responsable de l'Environnement en Corse

 

Marthe POLI nous a fait parvenir

Dés la nouvelle sue , notre camarade et amie Marthe, avait écrit dans la rubrique correspondance du billet intitulé ALBERT, ses sentiments et son émotion. U Rossu tient a mieux faire connaitre le témoignage de la conseillère municipale d'Ajaccio, de la militante...

Albert..Mon vieux camarade s'en est allé !

Albert ! Mon vieux camarade..Tu as été une des premières personnes que j'ai entendue quand je suis revenue en Corse quand je suis allée dans les locaux du PCF..et je t'ai tout de suite aimé. Tu étais de ceux que l'on écoutait surtout, quand on était , comme moi, une militante de fraiche date..Moi, je n'étais pas tombée toute jeune, dans la marmite PCF..alors j'écoutais, je m'informais..Avec vous, j'ai eu le courage de m'investir quelque peu dans les rangs de notre parti en Corse et être candidate à quelques élections.

Avec toi c'est un peu la mémoire de la Corse qui s'en va et surtout de la mémoire de la Corse et des Corses dans la dernière guerre et la mémoire de notre parti !

Le PCF perd en toi l'un de ses plus fidèles militants.

Je ne serai pas là pour te rendre un dernier hommage car je suis sur le continent pour quelques jours et crois bien que ça me fait de la peine de ne pas pouvoir t'accompagner pour te dire au revoir!

A peine es tu parti que tu me manques déjà !

Je pense à ta famille et je les embrasse fraternellement

?Marthe?

 

Paul Antoine LUCIANI Premier adjoint au maire d’Ajaccio

HOMMAGE à ALBERT FERRACCI Ajaccio – Suartone (Bonifacio) Mercredi 22 décembre 2010

Chère Juliette, cher Pierre, Mesdames, messieurs, Chers amis, chers camarades,

Nous savions tous qu’il nous faudrait bientôt parler de lui au passé…

Nous savions qu’un jour allait venir où nous évoquerions, avec respect et nostalgie, son engagement et son parcours, ses qualités humaines, son autorité morale et politique, sa personnalité discrète et puissante.

Nous savions aussi qu’Albert Ferracci fuyait les honneurs qu’il jugeait peu compatibles avec ses aspirations révolutionnaires.

Nous pressentions enfin que l’hommage qui lui était dû à l’heure de la séparation ultime serait une tâche délicate et douloureuse.

Ce moment annoncé et redouté a fini par arriver. Et il nous faut laisser la tristesse à sa place naturelle et passagère pour retenir la trace lumineuse et durable que notre camarade nous laisse en héritage.

Cette trace n’est pas près de s’effacer.

En témoigne l’émotion spontanée qu’a suscité partout l’annonce de sa disparition. En témoignent également les appréciations qui nous parviennent de tous les bords : « une grande conscience », « une grande figure du Parti communiste », « un homme dont on est fier d’être l’ami », « une grande voix de la gauche et de la Corse », « un exemple de rectitude et de tolérance », « un patriote exigeant et scrupuleux », « un juste parmi les justes », « un grand défenseur des spoliés de la terre »

Il n’y a rien d’excessif dans ces éloges. Il n’y a que l’expression d’un sentiment général pleinement justifié.

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Hommage de Jean BAGGIONI

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Une lettre de la Fédération du PS Corse du Sud

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MG Buffet et Pierre Laurent

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Mgr BRUNIN et le décés de notre camarade

brunin.jpg Monsieur Luciani, cher ami,

De retour sur Ajaccio, je souhaite vous exprimer toute ma sympathie à l'occasion du décès de Monsieur Albert FERRACCI. Je découvre aujourd'hui ce que fut la vie de cet homme : résistant, enseignant, responsable politique tout entier donné au service des populations, avec un grand sens de l'équité et de la justice. Il était mû par un grand idéal humaniste qui forme à la fois le fil conducteur et le sens profond de toute sa vie d'engagement.

Monsieur FERRACCI appartient à cette lignée de militants qui forcent le respect par leur abnégation et leur engagement au service des autres. Je mesure que pour ses camarades, le départ de Monsieur FERRACCI fait vivre douloureusement une absence.Mais celle-ci n'est pas un vide car sa vie constitue une référence permanente pour tous ceux et celles qui militent au service de l'homme et de l'intérêt général.

Permettez-moi de vous dire que je discerne dans ce qui fut la vie de Monsieur FERRACCI, des couleurs de l'Evangile. Le Dieu que Jésus-Christ nous révèle et auquel je crois profondément, accueillera avec joie celui qui nous quitte.

Respectant sa mémoire et ses convictions, je ne puis m'empêcher de porter dans ma prière personnelle le départ de ce militant.

Dans la foi chrétienne, nous croyons que tout ce qu'il a réalisé par son engagement et tout ce qu'il est ne peut pas mourir. "Celui qui aime a déjà vaincu la mort" (saint Jean).

A ceux qui pleurent Monsieur Albert FERRACCI, à ceux qui continuent à semer le sillon qu'il a tracé, je veux dire mon estime et mon respect, ainsi que ma sympathie dans ce moment de deuil.

Soyez aimable de transmettre les condoléances de l'évêque de Corse aux membres de sa famille.

Bien amicalement à vous.

+ Jean-Luc BRUNIN

 

Aprés la disparition d'Albert FERRACCI

Manca.jpgN'ayant pu obtenir l'adresse mail de la fédération de Corse-du-sud (nous n'avions qu'une adresse de blog), nous nous permettons de vous envoyer ce communiqué de la Manca relatif à la disparition de M. Albert Ferracci.Pourriez-vous le remettre à l'ensemble des instances du PC de Corse-du-sud et le communiquer à vos camarades ?Merci de votre compréhension et d'excellentes fêtes de fin d'années à vous

Cordialement,

Anne- Laure Cristofari, Porte- Parole de la Manca

Au lendemain de sa disparition, A Manca tient à rendre hommage au militant communiste de toujours qu’a été M. Albert Ferracci, à son parcours exemplaire empreint de discrétion et de conviction politique. Nous nous inclinons devant la trajectoire d’un grand résistant auquel l’engagement sans faille n’a jamais ôté la lucidité ni le sens critique. A travers Albert Ferracci, nous saluons la mémoire de tous les combattants de l’ombre qui, aux heures sinistres de l’Occupation, ont porté avec fierté et courage, un idéal de partage et d’humanité, l’idéal communiste.

A Manca

 

Hommage des Communistes à ALBERT FERRACCI

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Avec Albert FERRACCI, c’est l’une des grandes figures du parti communiste et une des grandes voix de la gauche qui vient de nous quitter.

L’école de la République, la Résistance et la Libération, le Conseil municipal d’Ajaccio, l’opposition au coup de force militaire de 1958, la direction du Mouvement du 29 novembre 1959 (notamment contre les expériences atomiques dans le massif de l’Argentella), la participation active à toutes les luttes sociales et démocratiques, l’animation des débats, dix années durant, à l’Assemblée de Corse… Albert Ferracci a été un acteur éminent de la vie politique de la Corse contemporaine.

Au cœur des événements, de la Cour de Sûreté de l’Etat aux grandes grèves de 1989 et de 1995, il a dirigé, avec d’autres, le Parti Communiste en Corse durant un demi-siècle. Il y a déployé tout son talent, sa finesse d’esprit, sa culture et sa lucidité politiques.

Albert Ferracci était un homme de pensée et d’action, totalement engagé au service du bien public, un dirigeant à la modestie légendaire mais dont la stature morale et politique forçait le respect, bien au delà des rangs de la gauche.

Le respect et l’affection étaient certainement les liens les plus forts qui l’unissaient à ses camarades, à ses amis, à tous ceux qui l’ont approché. L’émotion suscitée par sa disparition témoigne à elle seule de l’estime publique qui l’entourait.

Le Parti Communiste Français et ses fédérations corses saluent la mémoire d’Albert Ferracci. Ils adressent à ses enfants, Pierre et Juliette, et à toute sa famille leurs condoléances les plus fraternelles. La vie exemplaire d’Albert continuera d’éclairer le chemin de tous ceux qui luttent en Corse pour le progrès social, la démocratie et la liberté.

Les deux fédérations communistes de la Corse Ajaccio – Bastia Le 20 décembre 2010

La levé de corps se fera ce Mercredi à 12H au reposoir de la chambre funéraire de la Rocade, les obsèques civiles suivront à 15H30 dans son village de Suartone

 

ALBERT.........

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Notre ami et camarade vient de s'éteindre dans la nuit du 19 au 20 Décembre. U Rossu reviendra sur le parcours exemplaire de ce communiste qui a traversé l'histoire de la CORSE depuis l'occupation jusqu'à encore peu de temps.

U Rossu transmet ses très sincères et fraternelles condoléances à ses deux enfants; Pierre et Juliette, et à tous ceux qui sont frappés par cette disparition.

Nous saluons ce merveilleux camarade et appelons tous les communistes, démocrates, citoyens a saluer sa mémoire.