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Voci Aiaccini "U Bloggu di U ROSSU" Fédération de la Corse du Sud du PCF - Supplément officiel à la Voix d'Ajaccio 2A- Information des communistes, progressistes, citoyens d'Ajaccio et de la Corse du Sud -Luttes ouvrières-Mouvements Sociaux-Élections- Aménagement de l'ile-Interventions de nos élus-Élections.

LA FÊTE DE L'HUMANITE A 80 ANS

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Depuis 1930, le journal l'Humanité offre, durant trois jours, les 10-11-12 septembre, un monde d'émotions, de solidarité et de fraternité, de lutte et de culture, de joie et de détente.

Comme chaque année, un stand des communistes corses sera présent dans la fête.

Carrefour des aspirations de la gauche sociale et politique, la Fête de l'Humanité vous invite à participer à ce grand moment d'expression populaire pour peser sur l'avenir des retraites, échanger sur les moyens de sortir de la crise du système capitaliste, agir avec de nombreuses organisations en faveur du développement humain, écologique et solidaire.

Et pour rendre un hommage vibrant à Jean Ferrat.




Les bons de soutien ( 19 Euros), souscription nationale pour l'Humanité, donnent droit à l'entrée gratuite à la Fête de l'Humanité et à ses spectacles.Gratuit pour les moins de 15 ans. Entrée sur place à 25 Euros.




DISPONIBLES à la FÉDÉRATION et auprès des MILITANTS COMMUNISTES.

Le Secrétaire Départemental Maxime NORDEE

 

ENSEMBLE, RETRAITÉS, ACTIFS ET JEUNES POUR DÉFENDRE ET CONSOLIDER NOTRE SYSTÈME DE RETRAITE SOLIDAIRE

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Le 7 septembre, les parlementaires vont débattre et se prononcer sur le nouveau projet de loi de Réforme des Retraites.

Les retraités sont concernés par cette nouvelle réforme.

Les précédentes n’ont pas réglé les problématiques de financement de nos régimes de retraite, elles ont conduit à une dégradation généralisée du niveau de vie des retraités.

Beaucoup d’entre eux s’enfoncent dans la pauvreté et la grande majorité sont des femmes. Les dispositions nouvelles prévues maintiennent un mécanisme qui conduit à des nouvelles baisses du pouvoir d’achat des retraités et futurs retraités.

retraite-redoublement.jpg En Corse, les retraités sont particulièrement malmenés et pénalisés par les diverses hausses de prix de ces dernières semaines qui fait de notre Région la plus chère de France, auxquelles il faut ajouter les hausses nationales du début de l’année (gaz, électricité, cotisations mutuelle, impôts, dépenses de santé, les transports, le logement…). La suppression de la demi-part fiscale aux veuves, veufs, divorcés, séparés, les retraités doivent s’attendre à de nouvelles agressions comme le projet de Réforme de la Dépendance qui vise à les taxer en les mettant d’avantage à contribution.

Eh bien, en nous adressant au Président de la République, nous le redisons aujourd’hui à AJACCIO, ce texte de loi sur les Retraites, c’est un gros problème :

NOUS N’EN VOULONS PAS.

Ce 7 septembre les retraités ont donc toutes les raisons d être dans la rue avec les salariés, les jeunes, les chômeurs, pour stopper ce texte de loi sur la retraite et la dépendance qui ont le même objectif :

FAIRE PESER SUR EUX L’ESSENTIEL DU COUT DE CES LOIS, POUR EPARGNER LES PLUS RICHES, LES GROSSES FORTUNES

qui engrangent malgré la crise, des milliards d’euros de bénéfices, de dividendes et de cadeaux fiscaux.

LES RETRAITÉS ONT TOUTES LES RAISONS D’AGIR CE 7 SEPTEMBRE ET APRÈS, POUR EXIGER DANS L’URGENCE

  • Le minimum de retraite au niveau du SMIC,
  • Le retour à l’indexation des pensions et retraites sur l’évolution du salaire moyen,
  • 300 euros par mois pour tous au titre du rattrapage,
  • La pension de réversion à 75% de la retraite initiale,
  • Le financement de la perte d’autonomie par la solidarité nationale,

Enfin les retraités vivant en Corse demandent au Président du Conseil Exécutif de l’Assemblée de Corse, au Président de l’Assemblée et à tous les Président de groupes



* de prendre les initiatives nécessaires pour faire concrétiser par le gouvernement la motion votée à l’unanimité des élus sur l’Allocation compensatrice d’insularité pour les retraités vivants en Corse

* de mettre. à l’ordre du jour, avant la fin de l année ; une cession de l’Assemblée de Corse pour permettre aux retraités vivant en Corse de pouvoir se déplacer ; en réduisant de 50% les tarifs aérien, maritime et ferroviaire et la gratuité pour les retraites qui perçoivent moins de 1 000 euros par mois

Bien entendu les organisations syndicales et associations de retraités dans l’unité ont entrepris les démarches nécessaires

 

OLMI CAPELLA, THEATRE et RENUCCI

Au début du mois d'Aout à eu lieu l'inauguration d' "A STAZZONA" après 13 ans de travail, d'avancée et de recul. 13 ans d'opiniâtreté intelligente et de volonté de tous les instants pour impose un lieu, et une politique. Ce type d'événement est assez rare dans notre région pour le signaler et le soutenir d'autant que RENUCCI a su fédérer autour de lui l'équipe initiale bien sur , mais en marchant nombre d'acteurs les ont rejoint pour un résultat qui est remarquable. aria.bmp Vous trouverez en Annexe le discours d'inauguration qui sait reconnaitre les aides qu'il a rencontré et notamment "a prima calisgina"

 

InfoHebdo

U ROSSU vous signale le N° 414 d'Info Hebdo en Annexe

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Jean Paul STROMBONI, de la section de Porto Vecchio, informe U Rossu



A l'occasion de la commémoration de la libération de la Corse,

Samedi 4 Septembre 2010, à 16heures, à la bibliothèque LIVIA VIA à LEVIE,

Projection du film consacré à

Charles BONAFEDI,

réalisé par

Dominique MAESTRATI, cinéaste



La projection sera suivie d'un échange avec le cinéaste sur ce documentaire qui retrace la vie de jeunes corses, engagés sur les chemins de la liberté

*Charles BONAFEDI est né en 1924. Un brillant avenir s’ouvrait devant lui puisqu’il avait réussi à 17 ans le concours d’entrée à l’école normale, dans le but certainement de devenir instituteur. Mais malheureusement les événements vont modifier son destin. L’occupation de la Corse à partir du 11 novembre 1942 par les troupes italiennes va entraîner son intégration dans le tissu de la Résistance. Selon le témoignage de Léo Micheli, dès le mois de mai 1943, Charles BONAFEDI a été sollicité par ce dernier pour distribuer une cinquantaine d’exemplaires d’ “appel au Peuple Corse” du premier mai qui invitait à prendre les armes pour chasser l’ennemi..

Bio complète à http://membres.multimania.fr/colleg... réalisée dans le cadre du concours de la Résistance et sur le site des AMIS de la Résistance http://www.resistance-corse.asso.fr...

 

Les plus Hautes Autorités de l’Etat ont fait le choix de jeter à la vindicte publique des catégories entières de population : Gens du voyage accusés comme les étrangers d’être des fauteurs de troubles, Français d’origine étrangère sur lesquels pèserait la menace d’être déchus de leur nationalité, parents d’enfants délinquants, etc. Voici que le président de la République accrédite aussi les vieux mensonges d’une immigration coûteuse et assimilée à la délinquance, et offre ainsi à la stigmatisation des millions de personnes en raison de leur origine ou de leur situation sociale.

Ce qui est à l’œuvre dans cette démarche ne s’inscrit pas dans le débat légitime, dans une démocratie, sur la manière d’assurer la sûreté républicaine. Le nécessaire respect de l’ordre public n’a pas à être utilisé pour créer des distinctions entre les habitants de ce pays et désigner des boucs émissaires. Ni pur instituer des peines de prison automatiques, contraires aux principes fondamentaux du droit pénal, à l’indépendance de la justice et à l’individualisation des peines.

La Constitution de la France, République laïque, démocratique et sociale, assure ‘l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ».

Nul, pas plus les élus de la nation que quiconque, n’a le droit de fouler au pied la Constitution et les principes les plus fondamentaux de la République.

Notre conscience nous interdit de nous taire et de laisser faire ce qui conduit à mettre en péril la paix civile.

Nous appelons à une manifestation le samedi 4 septembre 2010, devant la préfecture de Corse à Ajaccio, à 17h.

Les signataires :

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LA CORSE A BESOIN DE PAIX ET DE DEMOCRATIE

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Les communistes condamnent les plasticages récemment perpétués dans l’île. La violence à l’encontre des biens et des personnes ne peut résoudre les problèmes de la Corse. Elle n’offre qu’un exutoire inutile et condamnable aux frustrations du système capitaliste. C’est dans la démocratie et dans l’unité populaire qu’il faut chercher les solutions et l’énergie pour résister à l’ultralibéralisme mené par l’union européenne, N. Sarkosy et son gouvernement.

Le secrétaire départemental Maxime NORDEE

 

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Paul-Antoine LUCIANI

Premier adjoint au maire d’Ajaccio ,

Etienne BASTELICA

Président du groupe communiste et citoyen du Front de Gauche à l’Assemblée

Les démocrates corses quelles que soient leurs sensibilités politiques, ne peuvent rester silencieux face à l’attentat spectaculaire qui a frappé et choqué deux familles à Pietrosella.

Un attentat, préparé et exécuté avec un souci évident du détail symbolique, comme si l’on voulait délivrer un message politique sans équivoque : des méthodes « classiques » contre une résidence secondaire de grand standing, mais des précautions prises pour limiter les atteintes à l’intégrité physique des personnes séquestrées ; une cible choisie dans le grand patronat, avec l’intention sans doute de limiter les réactions de rejet dans les milieux populaires ; des inscriptions, enfin, qui apparaissent, dans le contexte nouveau issu des élections territoriales de mars, comme un message d’autonomie organisationnelle et de retour aux « fondamentaux » séparatistes, adressé à l’opinion corse en général, et au mouvement nationaliste en particulier.

La tradition corse de solidarité avec les victimes d’actes arbitraires est souvent évoquée ; elle est même célébrée quand elle n’est pas discriminatoire, c'est-à-dire quand elle s’exprime naturellement, sans précaution particulière liée à la qualité des auteurs ou à la nature de leurs cibles. Elle doit s’exprimer clairement dans le cas présent. Il n’est certes pas dans la tradition du mouvement ouvrier de prendre la défense des « Maîtres de forges », mais il est dans sa nature profondément humaniste d’exprimer, sans arrières pensées politiciennes, sa compassion et son soutien à toutes les victimes de l’inacceptable.

Ajaccio le 27 août 2010

 

HOMMAGE A JEAN NICOLI

ANACR2A.jpg ANACR 2A nous communique :Avec toute la série de mesures ultra securitaire intégrant la "différence" dans la nationalité Française,nous nous souviendront que des hommes et des femmes sont morts pour lutter contre ces exclusions...On commence par les sans papiers, puis réfugiés du Havre, on continu avec les Roms!!! quels seront les prochains? Où va s'arrêter SARKO !!!!

U Rossu espère que beaucoup de communistes et sympathisants seront présents pour se souvenir mais aussi pour réagir.

FIGURE EMBLÉMATIQUE DE LA RÉSISTANCE CORSE




Jean NICOLI demeure un personnage exemplaire, un symbole de la Résistance corse contre le fascisme. Il en fut l’un des nombreux martyrs et c’est le 30 août 1943 qu’il périt, décapité par les fascistes italiens parce qu’il refusait d’être fusillé dans le dos.

Il accepte son sort tragique avec courage et dignité. Dans la nuit précédent sa mort dans sa dernière lettre il demandera à ses enfants de porter pour tout deuil : « un œillet rouge et une tête de Maure ». « A cette heure suprême, je comprends le sourire des martyrs… si vous saviez le bonheur de mourir pour les spoliés de la terre. »

Le LUNDI 30 AOUT les résistants et les « Amis de la Résistance » se souviendront de Jean NICOLI, un hommage lui sera rendu ; ainsi qu’à toutes celles et tous ceux qui avec lui ont arpenté la Corse pour préparer l’insurrection dès la capitulation italienne ; qui ont fait don de leur vie pour la liberté et la lutte contre le fascisme. moulin_bas.gif

A Ajaccio à 18h30 devant la plaque lui rendant hommage, là où il a été arrêté avec ses compagnons, Bd Mme Mère, à l’angle du Bd. Mme Mère et Rue Solferino).

A San Gavinu di Carbini, son village natal, à 11 heures devant le monument édifié à sa mémoire.

Que leur mémoire reste vivante, qu’ils servent d’exemple aux jeunes générations tant il est vrai que « le ventre est encore fécond d’où surgit la bête immonde ».

Fait à AJACCIO, le 25 Août 2010 La Presidente, Jacqueline. WROBLEWSKI

Comité de la Corse-du-Sud des Anciens Combattants et Amis de la Résistance

Maison du Combattant. 1, Boulevard Sampiero

20000 AJACCIO Cedex

www.resistance-corse.asso.fr

 

Le monde selon le capital...............

Le monde selon l'agence de notation Standard & Poor's

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A regarder la carte du risque attaché à la dette des Etats selon l'agence de notation financière Standard & Poor's (S&P), on n'éprouve pas beaucoup de surprise: le monde tel que le perçoivent ces analystes payés à prix d'or ne diffère guère du planisphère de la richesse par habitant. Les Etats classés AAA par S&P, autrement dit ceux auxquels les épargnants peuvent en théorie confier leur bas de laine les yeux fermés, sont les plus riches de la planète. A l'autre extrême, les pays pauvres ou instables sont les plus mal notés, en conséquence de quoi on leur réclame les loyers de l'argent les plus élevés

La suite sur http://www.alternatives-economiques...

 

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APPEL CITOYEN

Les plus hautes autorités de l’Etat ont fait le choix de jeter à la vindicte publique des catégories entières de population : Gens du voyage accusés comme les étrangers d’être des fauteurs de troubles, Français d’origine étrangère sur lesquels pèserait la menace d’être déchus de leur nationalité, parents d’enfants délinquants, etc. Voici que le président de la République accrédite aussi les vieux mensonges d’une immigration coûteuse et assimilée à la délinquance, et offre ainsi à la stigmatisation des millions de personnes en raison de leur origine ou de leur situation sociale.

Ce qui est à l’œuvre dans cette démarche ne s’inscrit pas dans le débat légitime, dans une démocratie, sur la manière d’assurer la sûreté républicaine. Le nécessaire respect de l’ordre public n’a pas à être utilisé pour créer des distinctions entre les habitants de ce pays et désigner des boucs émissaires. Ni pour instituer des peines de prison automatiques, contraires aux principes fondamentaux du droit pénal, à l’indépendance de la justice et à l’individualisation des peines.

La Constitution de la France, République laïque, démocratique et sociale, assure « l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ».

Nul, pas plus les élus de la nation que quiconque, n’a le droit de fouler au pied la Constitution et les principes les plus fondamentaux de la République.

Notre conscience nous interdit de nous taire et de laisser faire ce qui conduit à mettre en péril la paix civile.

Nous appelons à une manifestation le samedi 4 septembre 2010, place de la République à Paris, à 14h00, et partout en France, afin de fêter le140e anniversaire d’une République que nous voulons plus que jamais, libre, égale et fraternelle.

Signez l’appel citoyen en ligne à l’adresse suivante : http://nonalapolitiquedupilori.org/

 

Par Léo Micheli, 
secrétaire du Parti communiste dans la clandestinité, responsable aux cadres, dirigeant de la Résistance.

SONY DSCExalter l’action des résistants, qui feront de la Corse le premier département français libéré à la suite 
de l’insurrection du 9 septembre 1943, c’est nécessairement revenir à Jean Nicoli, décapité le 30 août 1943 par les fascistes italiens parce qu’il refusait d’être fusillé dans le dos.

Ancien compagnon de combat de Jean Nicoli, Léo Micheli (1) souligne les enjeux et les raisons qui pouvaient conduire « ces hommes à se surpasser au point d’affronter la mort sereinement. Ils avaient la certitude d’agir conformément à leurs convictions. Leur combat était social et politique ». Après l’écrasement de la jeune République espagnole, dans le prolongement du Front populaire, il fallait rassembler sur le vécu quotidien. Ce seront les grandes manifestations des 22 et 23 mars 1943 avec pour mots d’ordre « le pain et la liberté ». L’axe politique contre l’occupant fasciste (2) et le pouvoir de Vichy était fondé, lui, sur le thème patriotique et unificateur de la « Corse française » comme sur l’orientation majeure considérant que « la libération de la Corse ne pouvait être que l’œuvre du peuple corse lui-même ». L’appel au peuple corse du 1er mai 1943, imprimé à plusieurs milliers d’exemplaires dans la grotte de Porri, la reprendra.

Léo Micheli explique : « Dans certaines circonstances, nous étions amenés à nous servir de nos armes, mais nous n’avions pas le culte de la mitraillette, nous préférions l’arme de la conviction. Nous avions fait nôtre la devise de Paoli, à la une du journal Terre corse : “Forti seremu si seremu uniti.” Le mouvement de résistance prit un essor considérable englobant tous les milieux, gagnant les moindres villages où les patriotes, c’est ainsi que les habitants les appelaient, étaient accueillis, entourés et préservés des représailles des chemises noires. Ce mouvement populaire reposait sur une dynamique unitaire fondamentale. Elle trouva en Jean un promoteur efficace et disponible. À ses côtés, ils seront nombreux, les anciens des Brigades internationales, “ceux qui croyaient au ciel et ceux qui n’y croyaient pas”, à arpenter la Corse pour préparer l’insurrection dès la capitulation italienne. » L’ancien dirigeant de la Résistance précise : « Cette perspective n’était pas acceptée par les autorités d’Alger, qui préféraient une libération plus conventionnelle avec les militaires en tête et un peuple spectateur plutôt qu’acteur de sa propre destinée. Il en sera autrement grâce à ces hommes et ces femmes qui se tenaient debout face à l’occupant dans le refus de la barbarie et le combat antifasciste, quand d’autres se montraient “serviles” avec l’occupant et le pouvoir de Vichy. L’option militaire, voulue par de Gaulle et le général Giraud, partait du principe qu’il ne fallait pas faire le jeu des communistes. Au lieu d’analyser l’irruption communiste pour ce qu’elle pouvait signifier comme expression nécessaire d’un mouvement de société dans un pays aussi économiquement arriéré que la Corse, il disait sa fureur à ses ministres, eux-mêmes effrayés par le “coup de Corse” qui pouvait être réédité dans la France. Dans ses mémoires, de Gaulle dira sa hantise de voir reparaître (“comme durant la Commune de Paris”) les travailleurs sur le devant de la scène à la fois patriotes et révolutionnaires.

Si certains s’interrogent sur la permanence du message laissé par Jean et ses camarades, ils trouveront pour partie réponse dans le fait qu’ils se battaient pour une cause juste. C’est la raison pour laquelle nous pouvons dire encore aujourd’hui que nos morts restent vivants dans nos combats pour changer de monde. Il y avait une grande fraternité entre nous, forgée dans l’action et les épreuves, mais surtout il y avait la volonté partagée de privilégier en toutes choses l’intérêt supérieur de la cause, celle dont Jean parle dans sa dernière lettre en évoquant “tous les spoliés de la terre” au nom desquels il s’apprêtait à mourir. »

Léo Micheli évoque alors sa personnalité : « Il était un homme de son temps, qui avait vu en Afrique ce que pouvaient être les aspirations des peuples enchaînés alors qu’ils étaient sous l’administration coloniale. Dans ce cheminement, il découvre les communistes et le Parti auquel il adhéra avec enthousiasme. Quelques heures avant de mourir, il écrira à ses camarades : “Pourquoi ne vous ai-je pas connus plus tôt ?”. L’enseignant qu’il est lit, beaucoup, avec appétit, Romain Rolland et ses rêves humanistes d’une Europe de peuples fraternels, tandis que s’accumulent les signes annonciateurs de ce qui deviendra la Grande Guerre. Il étudie L’État et la révolution de Lénine, approche la Commune de Paris et les questions d’unité nationale par la démocratie communale. Il lira L’Éthique de Spinosa, pour lequel “le bonheur n’est pas la récompense de la vertu mais la vertu elle-même…” »

PARTISANSCORSES.jpgÀ ses enfants, il demandera de porter pour tout deuil « un œillet rouge et une tête de Maure ». « “À cette heure suprême, je comprends le sourire des martyrs… si vous saviez le bonheur de mourir pour les spoliés de la terre.” Jean combattait le fascisme et entrevoyait cette perspective d’une vie meilleure pour les exploités. Elle était inscrite dans sa vision humaniste, internationaliste comme dans le programme du Conseil national de la Résistance. Plus d’un demi-siècle après, il semble bien que la manière la plus pertinente de garder vivant son exemple serait d’avoir une réflexion sur les raisons profondes qui ont pu déterminer un tel engagement. Pour autant que l’on veuille, en ce début de siècle si tourmenté, comprendre et poursuivre convenablement, en lui souriant, le combat de Jean Nicoli. »




(1) Extraits du discours prononcé lors du baptême du navire de la SNCM Jean-Nicoli. Lire également Jean Nicoli : un instituteur républicain de la colonie à la Résistance, 
1925-1943. Éditions Donniya.

(2) Le 11 novembre 1942, les troupes italiennes occupent la Corse, 85 000 soldats pour 220 000 habitants. En juin 1943, 12 000 soldats allemands se trouvent sur l’île.




Précision. Le texte d’hommage de Léo Micheli
 à Jean Nicoli, publié ce lundi dans l'HUMA, a été recueilli par 
Michel Stéfani, secrétaire départemental de Haute-Corse et conseiller à l’Assemblée territoriale.

 

U ROSSU a LU pour VOUS

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...dans ALTERNATIVES Économiques

Le produit lave-vitre, nouvelle fourniture scolaire.

Du fait de la crise, la situation budgétaire de nombreux États fédérés et collectivités locales est très dégradée aux États-Unis. Du coup, les écoles ajoutent aux traditionnels stylos, cahiers, ciseaux… des rouleaux de papier-toilette et des produits de nettoyage à la liste des fournitures scolaires à acheter pour la rentrée.

La prochaine étape dans les "économies" ce ne peut être que le lavage des vitres par les enfants!....... ou les parents!.....U Rossu aimerai savoir si des pratiques similaires n'existent pas déjà dans certains SERVICES PUBLICS Ajacciens ?

 

Dominque BUCCHINI dans l'EXPRESS

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Dominique Bucchini, président (PC) de l'Assemblée territoriale de Corse, s'oppose à la volonté des nationalistes d'instaurer "une citoyenneté locale" qui permettrait de limiter les ventes de maisons aux "continentaux".



Est-il vrai que l'envolée des prix de l'immobilier entraîne chez certains Corses un sentiment de dépossession?

Tout comprendre sur cette question de "citoyenneté locale" ici. En Corse comme partout ailleurs, se trouver dans une situation sociale et financière rendant difficile ou impossible l'accès au logement sur fond de spéculation et de hausse des prix ne peut qu'engendrer des frustrations, un sentiment d'injustice, auxquels il convient de répondre par la recherche de solutions efficaces.

Les nationalistes revendiquent l'instauration d'une "citoyenneté corse", attribuée au bout de dix ans de résidence permanente pour devenir propriétaire dans l'île. D'un point de vue technique, cette mesure serait-elle efficace pour permettre aux Corses d'être "propriétaires de leur île"?

Présenter le problème de la sorte ne permet pas vraiment de le clarifier. On constate, en effet, une forte différenciation sociale avec, d'un côté, des gros détenteurs de patrimoines qui bénéficient des avantages liés aux arrêtés Miot et du bouclier fiscal et, d'autre part, la grande majorité des gens dont les conditions de vie s'aggravent. L'explosion de la richesse se mesure à cet écart de 7,5 points séparant la tranche des plus hauts revenus déclarés des plus bas. On pourrait parler aussi de la montée en flèche du nombre des contributeurs à l'impôt sur la fortune.

Cela est le produit des avantages fiscaux consentis ces dernières années sans contreparties sociales pour l'emploi, les salaires. Sous l'effet de la crise mondiale, qui n'épargne pas la Corse, le modèle de développement libéral vient de montrer ses faiblesses par une aggravation brutale du chômage.

La situation est très préoccupante si l'on considère la cherté de la vie qui mine au quotidien le pouvoir d'achat des ménages insulaires. Le problème majeur du logement auquel les Corses sont confrontés ne peut être appréhendé sans tenir compte de ses paramètres sociaux.

La création d'une "citoyenneté corse" n'empêcherait nullement la constitution d'importants patrimoines pour des Corses bénéficiant de hauts revenus et je ne vois pas comment une telle mesure faciliterait l'accès au logement pour les autres, la grande majorité des habitants.

A priori, je pense que l'impact d'une telle mesure serait, en ce sens, très relatif; si le foncier est un élément déterminant, il n'est pas le seul élément concourant à la formation des prix immobiliers : les acquisitions foncières peuvent représenter environ 20% du coût alors que les travaux de construction peuvent aller à 50%.

Est-elle juridiquement compatible avec le droit français? Le précédent calédonien est-il transposable en Corse?

Je suis élu politique et non juriste. Cela étant, les situations de la Nouvelle-Calédonie et de la Corse sont très éloignées. Dans le premier cas, il s'agissait de définir un corps électoral dans le cadre d'un processus pouvant déboucher sur une séparation. Ce n'est pas le motif avancé ici. Dans le cadre constitutionnel, ce procédé est impossible sur le reste du territoire français. Par ailleurs, je ne suis pas certain que cette mesure serait jugée conforme aux principes de droit de l'Union Européenne.

Est-il politiquement acceptable de réserver cette citoyenneté aux personnes "nées en Corse ou demeurant sur l'Ile depuis au moins dix ans"?

Dans la mesure où nous ne reprenons pas à notre compte cette notion, nous n'avons pas à en dessiner les contours. Partir du principe qu'il puisse y avoir plusieurs citoyennetés dans la République, c'est accepter le principe d'inégalité de traitement en fonction des origines sur le territoire national. Imaginons un instant qu'on nous oppose la même exigence ailleurs sur le continent : la discrimination nous paraîtrait inacceptable. Ce n'est pas parce que quelqu'un est d'origine différente qu'il a moins de droit qu'un autre. Il y a certainement d'autres moyens à définir et mettre en oeuvre pour freiner la spéculation.

S'agit-il, comme certains le pensent, d'une forme de "lepénisme corse"?

Je ne suis pas dans cette posture de l'amalgame et du procès d'intention. Je n'ai pas l'impression qu'il y ait, en l'occurrence, un fondement raciste et xénophobe dans le discours. Les polémiques à base de simplifications outrancières ne peuvent que nuire à un débat clair, franc et loyal.

Est-elle susceptible d'être acceptée par la majorité de gauche de l'Assemblée territoriale?

Je n'aurai pas l'outrecuidance de parler au nom de chaque groupe composant notre majorité ! En fonction de ce qui est évoqué précédemment, je pense que la mesure proposée serait difficilement compatible avec les valeurs républicaines et sociales de la gauche. En tout cas, le groupe auquel j'appartiens n'est pas favorable à ce principe.

Cette conception de la citoyenneté s'oppose-t-elle à la conception française du droit du sol? Risque-t-elle de créer, comme certains le craignent, des "citoyens de seconde classe"?

Il est clair que cette conception de la citoyenneté remet en cause l'égalité des droits entre les citoyens de la République. Il est important de rappeler l'article premier de la Constitution d'autant plus en ce moment où le gouvernement et le Président de la République ont une forte tendance à bafouer les principes républicains en chassant, pour des motifs électoralistes, sur les terres de l'extrême droite.

Peut-on imaginer que l'instauration d'une citoyenneté corse n'ait des conséquences qu'en matière immobilière? Pensez-vous qu'elle en aurait aussi pour le droit de vote, l'emploi, la fiscalité, les transports?

Si l'instauration de cette "citoyenneté corse" n'aurait probablement pas les effets escomptés sur le coût de l'immobilier, il est évident, en revanche, qu'elle comporterait potentiellement des effets juridiques très importants : définition d'un corps électoral spécifique, recrutement préférentiel... C'est pour cela qu'il s'agit, à mon sens, plus d'une mesure politique que d'une mesure propre à régler la question du foncier et du logement.

Les nationalistes ont posé trois conditions sine qua non d'un apaisement avec la majorité de gauche: l'officialisation de la langue corse, le rapprochement des prisonniers détenus sur le continent et le règlement de la question foncière et immobilière. Est-il exact que seule la dernière pose vraiment problème à la majorité?

Vous le dites, ils posent des conditions; mais cela ne nous détourne pas du dialogue et de la confrontation argumentée. Le rapprochement des détenus -et non des "prisonniers politiques"- est un problème humanitaire et de respect des droits de la personne; l'éloignement induit des difficultés matériells et morales graves pour eux et leurs familles; l'Etat doit répondre favorablement, dans les faits, à la demande unanime de l'Assemblée de Corse concernant le rapprochement des détenus corses.

S'agissant de la langue, si nous sommes nous-mêmes favorables à l'instauration de la co-officialité et que nous comptons nous investir sans réserve en se sens, il est vrai que les composantes de la majorité ont des cultures diverses à ce sujet, donnant lieu à des positions nuancées, plurielles; mais j'espère que le débat permettra de rapprocher les points de vue; en tout cas, pour ma part et dans le cadre de ma fonction, je m'y emploierai.

Quant à la question foncière et immobilière, l'Assemblée dans son ensemble, au-delà de la majorité, considère qu'il s'agit d'une priorité et a demandé au Conseil exécutif d'initier des Assises sur cette question. La conseillère exécutive déléguée, Maria Guidicelli, a lancé le processus en proposant un parcours méthodologique prenant en compte l'ensemble des problèmes du logement et du foncier. Je ne doute pas que les travaux débouchent sur des préconisations efficaces et très largement partagées.

La Collectivité dispose-t-elle de chiffres corroborant les affirmations des nationalistes: hausse de 2000% en 10 ans du prix des terrains, hausse de 70% en 7 ans des loyers?

Une chose est certaine, les loyers sont élevés, le prix du m2 inabordable dans de nombreuses zones ; c'est bien la raison qui m'avait conduit, dès la dernière mandature, à demander la création d'un EPF pour mieux maîtriser le foncier et permettre notamment la construction des 8000 logements sociaux nécessaires.

L'Assemblée a décidé d'organiser des Assises sur le foncier et le logement à la rentrée. La citoyenneté corse pourrait-elle être adoptée à cette occasion ? D'autres mesures pourraient-elles y être discutées ? Lesquelles auraient votre préférence?

Je vous le disais précédemment, les Assises du foncier et du logement ont vocation à traiter de l'ensemble des problèmes dans leur complexité. La proposition de « Corsica Libera » y sera évidemment étudiée et discutée. Le logement est un problème préoccupant pour la population Corse

* la rareté des terrains constructibles, en particulier pour les opérateurs sociaux,

* l'augmentation des prix,

* l'insuffisance notoire de l'offre locative aussi bien dans le parc privé que dans le parc social,

caractérisent la situation Insulaire d'autant que les aides de l'Etat au secteur sont en baisse ; les difficultés de logement sont, bien sûr, plus aigües pour les catégories de population les plus précaires et il est clair que la question du logement social est centrale.L'Etablissement Public Foncier, paraît de nature, en concordance avec des mesures appropriées de stimulation de la construction et une clarification des régimes d'aides aujourd'hui trop complexes, à faciliter le règlement de la question cruciale du foncier et du logement.

L'EXPRESS http://www.lexpress.fr/region/c-est...

 

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Comment réagissez-vous aux propos de Jean-Guy Talamoni, se déclarant "prêt à participer avec loyauté au débat sur l'avenir de la Corse" ?

Nous aussi c'est la raison pour laquelle il me paraît nécessaire de rappeler que l’assemblée de Corse s’est effectivement prononcée unanimement pour le « rapprochement des détenus corses » non « des prisonniers politiques », que le groupe des élu(e)s communistes et citoyens du Front de gauche défend, pour sa part depuis très longtemps, la « co-officialité » de la langue corse et non « l’officialité » et nous comptons le faire plus ardemment encore dans cette mandature. Dans notre esprit il s'agit de contribuer à l'épanouissement de l'identité et de la culture corses dans une France généreuse et solidaire et pour ce faire de ne pas opposer une langue à l'autre ou d'en faire un critère à l'embauche en vue d'une « corsisation » de l'emploi.

2. Il pose trois conditions "sine qua non de l'apaisement". La première, c'est la question financière et immobilière pour enrayer la spirale de la spéculation. Comment la majorité de l'Assemblée de Corse entend-elle répondre à cette préoccupation ?

Quand on veut dialoguer on lève les conditions au dialogue où alors c'est qu'on veut unilatéralement en poser les termes. Ici la forme rejoint le fond et la tenue du débat, comme son caractère démocratique en dépendent. Evidemment nous accueillons positivement la volonté d’apaisement, sans perdre de vue que ceux qui ont fait le choix des armes peuvent à tout moment décider de prendre le chemin de l’action démocratique, d’une véritable « résistance » populaire à la politique antisociale de la droite et du MEDEF, du tandem Parisot Sarkozy. Enfin nous pensons qu'il est urgent d'enrayer la spéculation immobilière mais nous n'avons pas la même approche pour y parvenir. Nous avons combattu la politique de "désanctuarisation" de la droite et proposé la création d'un établissement public foncier pour réduire la fracture sociale notamment par l'accès au logement social auquel nous donnons la priorité.

3. Les deux autres conditions : l'officialisation de la langue corse et le rapprochement des prisonniers détenus sur le continent. Quelle est votre appréciation sur ces deux points ?

Dire que la prise en compte de « la citoyenneté corse », de « l’officialité » de la langue corse et du « rapprochement des prisonniers politiques » permettrait d’ouvrir la voie à un arrêt de la violence indépendantiste me semble plus un préalable d'autant que ces termes n’ont jamais fait l’unanimité de l’Assemblée de Corse.

Propos recueillis par Christian Carrere La Marseillaise 13 08 2010

 

La LDH de Corse

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Face à la xénophobie et à la politique du pilori : liberté, égalité, fraternité

Signez l’appel en ligne !

Les plus hautes autorités de l’Etat ont fait le choix de jeter à la vindicte publique des catégories entières de population : Gens du voyage accusés comme les étrangers d’être des fauteurs de troubles, Français d’origine étrangère sur lesquels pèserait la menace d’être déchus de leur nationalité, parents d’enfants délinquants, etc. Voici que le président de la République accrédite aussi les vieux mensonges d’une immigration coûteuse et assimilée à la délinquance, et offre ainsi à la stigmatisation des millions de personnes en raison de leur origine ou de leur situation sociale.

http://nonalapolitiquedupilori.org/

 

La position officielle des Évêques de France

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Pour Mgr Jean-Luc Brunin, évêque d’Ajaccio, cette proposition est inacceptable et contraire à l’Évangile.

Il a répondu aux questions de Julie Duclos de radio Vatican http://www.radiovaticana.org/FR1/Ar...

Depuis vendredi, en France, la polémique autour du discours sécuritaire de Nicolas Sarkozy ne cesse d’enfler. À l'occasion de l'installation du nouveau préfet de l'Isère, vendredi, à Grenoble, Nicolas Sarkozy avait proposé une législation permettant la déchéance de nationalité pour toute personne d’origine étrangère «ayant volontairement porté atteinte à la vie d’un policier, d'un gendarme ou de tout autre représentant de l'autorité publique». Deux jours plus tard, son Ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, élargissait la menace aux cas d’excision, de traites d’êtres humains et d’actes de délinquance grave. Ces déclarations ont provoqué un tollé. L'opposition, mais aussi des voix à droite, accusent Nicolas Sarkozy de mettre en danger l'unité de la Nation à des fins d'électoralisme et de diversion. Cette proposition qui est, de facto, inconstitutionnelle, ne peut qu’être «politique» - estime-t-on. Les partis de gauche l'accusent de s'attaquer au principe d'égalité devant la loi pour essayer de reconquérir l'électorat du Front national qui l'avait rejoint en 2007 et qui semble aujourd'hui se tourner vers Marine Le Pen, probable candidate du FN à la présidentielle de 2012.

 

xenophobie.png Paris, le 4 août 2010



Une avalanche de discours et d’annonces provocatrices s’est abattue depuis plusieurs jours sur notre pays. Jusqu’au plus haut niveau de l’Etat, on entend des propos qui étaient jusqu’à présent l’apanage de l’extrême droite. Le président de la République, lui-même, montre du doigt des communautés et des groupes sociaux entiers, stigmatise les Roms, les Gens du voyage, les étrangers, les Français qui ne sont pas « de souche », les parents d’enfants délinquants, etc. Ce faisant, il ne lutte en rien contre la délinquance, qui est répréhensible pour tout individu sans distinction de nationalité ou d’origine : il met délibérément en cause les principes qui fondent l’égalité républicaine, alors que déjà une crise sociale et économique d’une extrême gravité menace la cohésion de la société tout entière.



En quelques jours, les plus hautes autorités de l’ État sont passées de l’exploitation des préjugés contre les Gens du voyage au lien, désormais proclamé, entre immigration et délinquance, puis à la remise en cause de la nationalité française dans des termes inédits depuis 1945. Ce qui est à l’uvre dans cette démarche s’inscrit dans une logique de désintégration sociale porteuse de graves dangers.




Il ne s’agit plus du débat légitime en démocratie sur la manière d’assurer la sûreté républicaine, mais bien d’une volonté de désigner comme a priori dangereuses des millions de personnes à raison de leur origine ou de leur situation sociale. Quelle que soit la légitimité que confère l’élection, aucun responsable politique n’a reçu mandat de violer les principes les plus élémentaires sur lesquels la République s’est construite.




Parce que le seuil ainsi franchi nous inquiète pour l’avenir de tous, nous, organisations associatives, syndicales et politiques diverses mais qui avons en commun l’attachement aux principes fondamentaux de la République laïque, démocratique et sociale, rappelons avec force que l’article 1er de la Constitution « assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion », et que toutes propositions qui méconnaîtraient cette règle fondatrice de la démocratie constituent une atteinte à la paix civile.




Nous n’accepterons sous aucun prétexte que le nécessaire respect de l’ordre public soit utilisé pour créer des distinctions entre les habitants de ce pays et désigner des boucs émissaires.




Nous appelons donc l’ensemble des citoyens de ce pays à manifester publiquement leur opposition aux stratégies de stigmatisation et de discrimination et aux logiques de « guerre » qui menacent le vivre ensemble. A cet effet, nous proposerons dans les prochains jours à la signature en ligne un « Appel citoyen » refusant toute politique de la peur ou de la haine. Et nous appelons à un grand rassemblement citoyen à l’occasion du 140e anniversaire de la République, le samedi 4 septembre Place de la République à Paris, à 14h00, et partout en France, pour dire ensemble notre attachement à la liberté, à l’égalité et à la fraternité qui sont et qui resteront notre bien commun.

''AC ! Agir ensemble contre le chômage, Les Alternatifs, Les amoureux au banc public, Association de défense des droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM), Association France Palestine Solidarité (AFPS), Association des Marocains en France (AMF), Association nationale des Gens du voyage catholiques (ANGVC), Association républicaine des anciens combattants (ARAC), ATTAC, Autremonde, Cedetim,Confédération française démocratique du travail (CFDT),Confédération générale du travail (CGT), La Confédération Paysanne, La Cimade, Le Cran, Droit au logement (DAL), Emmaüs France, Europe Ecologie, Fédération pour une alternative sociale et écologique (Fase), Fédération des associations de solidarité avec les travailleurs immigrés (FASTI), Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (FNARS), Fédération SUD Education, Fédération syndicale unitaire (FSU), Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR), FNASAT-Gens du voyage, Fondation Copernic, France Terre d’Asile, Gauche unitaire, Groupe d'information et de soutien des immigrés (GISTI), Les Jeunes Verts, Ligue des droits de l’Homme (LDH), Ligue de l’enseignement, Marches européennes, Médecins du Monde, Le Mouvement de la Paix, Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP), le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), le Parti communiste français (PCF), le Parti de Gauche, le Parti socialiste (PS), Réseau d'alerte et d'intervention pour les droits de l'Homme (RAIDH), Réseau Education Sans Frontière (RESF), SNESUP-FSU, SOS Racisme, Syndicat des avocats de France (SAF), Syndicat de la magistrature (SM), Union syndicale Solidaires, Les Verts.''

 

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Michel Stefani Groupe des élu(e)s communistes et citoyens du Front de gauche Session des 27 et 28 juillet 2010-07-29

Nous aurions pu imaginer une fin moins chaotique de cette convention liant la CTC à la SNCF pour l'exploitation du CFC.

Dans le cadre de la DSP votée en 2001, neuf années se sont écoulées et avant celles-ci une bonne quinzaine qui soulignent le partenariat, le mot pour ce qui nous concerne a du sens, la teneur, sinon la qualité, des liens existants entre l'entreprise nationale et la Corse.

La situation actuelle est d'autant plus regrettable qu'elle intervient au terme d'une période d'investissements importants près de 350 M€ obtenus après une forte mobilisation des cheminots et à la demande insistante de notre groupe. Il n'est pas inutile de rappeler qu'au début de l'élaboration de la DSP, dans les années 2000, 90 MF étaient prévus, nous parviendrons à 150 MF et ensuite à 750 MF avec le gouvernement de la gauche plurielle au moment du processus de Matignon. Il faut, me semble-t-il également préciser, parce que certains mettent en cause la pertinence de ces investissements, qu'ils ont un tel niveau pour la simple raison qu'en un siècle il n'y en pas eu.

Malheureusement, ce qui devait être la chance d'un nouvel élan est quelque peu anéanti par l'échec patent enregistré avec les nouveaux autorails. Je pense pour ma part que le choix d'Egisrail, en assistance de maîtrise d'ouvrage, est pour beaucoup dans cet échec. A l'époque la SNCF avait été écartée or aujourd'hui la CTC réclame son expertise technique. Il y a comme un paradoxe sinon un problème de confiance puisque le terme a été employé mais en sens contraire. Par conséquent, il faut être prudent et je ne suis pas convaincu du bien fondé de certaines critiques voire même du contenu de ce rapport qui occulte plusieurs éléments notamment une présentation détaillée des propositions de la SNCF pour comprendre comment se structure les 47 % d'augmentation demandée au titre de la compensation pour l'exploitation du réseau sur une année supplémentaire.

Par exemple la CTC veut étoffer son offre de service public cela entraîne des dépenses supplémentaires, autre exemple les salariés, réclament à juste raison une refonte de la grille des salaires, cela entraîne une augmentation de la masse salariale. De la même façon le statut pour lequel nous sommes prêts à travailler comme nous l'avions fait lors de la rédaction du cahier des charges précédent, aura, dans la perspective d'une amélioration des conditions de travail à laquelle nous sommes favorables, un impact financier qu'il faudra bien assumer dans la prochaine DSP. Indépendamment de la décision unilatérale, précisément parce que cette année de transition sera déterminante, il faut négocier avec la SNCF franchement, sereinement et sérieusement pour anticiper et bien préparer la prochaine DSP. Pour ma part je ne pense pas que cela se fera en mettant des préalables notamment par l'offre de compensation bloquée à 21 M€. Le passage en régie directe est également présenté comme un moyen de pression supplémentaire. Là aussi la prudence est de mise je ne suis pas certains que cela inquiète outre mesure la SNCF. En revanche cela pose le problème des compétences.

Bien sur nous sommes inquiets, cela d'autant plus que la politique du gouvernement et des dirigeants de la SNCF n'est pas rassurante. Quand le fret est démantelé ou encore que la compagnie maritime Sea France est promise à la liquidation, nous voyons bien que la restructuration de la SNCF nous intéresse. C'est pour cette raison que nous défendons une autre politique ferroviaire pour la France pour un véritable développement durable dans lequel nous inscrivons celui de la Corse avec le chemin de fer dans l'intérêt bien compris des usagers du service public et des cheminots.

 

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Intervention de Josette RISTERRUCCI pour le groupe« ELU(E)S COMMUNISTES CITOYENS DU FRONT DE GAUCHE

La présentation de ce dossier m’oblige dans un premier temps, et en première remarque à vous demander de bien vouloir nous transmettre un document aussi important, dans des délais qui puissent permettre son étude.

Mais l’essentiel de mes propos ont été retranscrits par le rapporteur de la commission sociale et culturelle.

Je précise également un point important, et nous avons souvent tendance à ne pas en tenir compte, nous n’avons pas l’avis du CESC. La formation est un axe important de notre politique pour la région.

Il s’agit pour l’essentiel d’appliquer le PRDF voté à une grande majorité lors de la dernière mandature, sauf par notre groupe car nous rejetions l’apprentissage à 14 ans, mesure qui a d’ailleurs été abandonnée par le gouvernement.

Il est nécessaire, Monsieur le Conseiller Exécutif, de prévoir dés le mois de septembre des réunions à thème sur la formation, afin que chaque conseiller puisse prendre connaissance de l’ensemble du PRDF, d’en connaître son évaluation en programmant un COSE (Comité Opérationnel de Suivi et d’ Évaluation).

Je note l’importance de l’effort financier supplémentaire d’un million huit supplémentaires.

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