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Voci Aiaccini "U Bloggu di U ROSSU" Fédération de la Corse du Sud du PCF-Supplément officiel à la Voix d'Ajaccio

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Bonjour à tous,je vous rappelle que nous sommes dans une semaine d'action régionale de tous les retraités de Corse. En pièce jointe le compte rendu de la conférence de presse qui détaille toutes nos revendications.

je vous rappelle que:

Demain jeudi 22 à 10 Heures, un rassemblement est prévu devant l'Office des Transports quartier St Joseph, l'immeuble qui se trouve à l'angle de la rue qui va vers le Best Western, nous vous attendons nombreux pour faire part de notre colère et de notre mécontentement fasse au silence assourdissant du Président de l'office des transports et de nos élus.

Les revendications sont entre nos mains, saisissons les et montrons à la Corse toute entière que les 75 000 retraités de Corse sont unis solidaires et combatifs.

Nous vous attendons le plus nombreux possible. Merci

Le secrétaire de l'USRCGT2A Patrick Maurel

 

 

AJA__2_.jpg Les communistes condamnent sans réserve la destruction par le feu d’un drapeau français apposé sur le fronton de l’école des Jardins de l’Empereur, et son remplacement par un drapeau marocain. Il s’agit là d’une grossière provocation contre l’école laïque et républicaine, contre les valeurs de la République et contre la Nation elle-même.

Par le passé, hélas, le drapeau français a déjà été brûlé en Corse par d’autres provocateurs ; et, en d’autres circonstances, un acte pareil n’aurait pas eu le retentissement qu’il a aujourd’hui. Mais dans le contexte national et international actuel, ce geste peut prendre une tout autre signification.

Le carnage perpétré dans les locaux de Charlie Hebdo et ses suites, ont suscité une immense émotion collective et un sursaut moral et républicain inédit. Le terrorisme a aussi mis à l’ordre du jour la nécessité impérieuse de défendre, plus et mieux que l’on ne l’a fait ces dernières années, la laïcité comme une valeur essentielle, co-fondatrice de notre pacte républicain.

La provocation des Jardins de l’Empereur déshonore ses auteurs, quels qu’ils soient ; elle peut revêtir le caractère d’une agression contre tout ce qu’il y a de plus précieux dans notre République. Mais elle doit rester ce qu’elle est : un piège grossier où les Ajacciens épris de paix ne tomberont pas. Car elle ne peut avoir qu’un objectif : dresser l’opinion contre la communauté musulmane et aggraver les tensions pour faire grandir l’aspiration à un régime autoritaire.

Les Corses, qui se sont levés en masse, comme tous les démocrates en France et ailleurs, « resteront Charlie » ! Ils déjoueront les provocations des apprentis sorciers, quels qu’ils soient, maintiendront et renforceront les liens entre toutes les communautés, notamment la communauté marocaine, participeront toujours plus nombreux au combat, toujours nécessaire, pour la liberté de la presse, la justice sociale, et les piliers du pacte républicain :

  • Liberté,
  • Egalité,
  • Fraternité,
  • Laïcité.


La section d’Ajaccio du Parti communiste français



Ajaccio le 19 janvier 2015

 

SEMAINE d'ACTION CGT RETRAITES

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U Rossu a reçu et soutien

Bonjour à tous, comme vous l'avez vu précédemment , je vous rappelle que nous sommes dans une semaine d'action régionale de tous les retraités de Corse. En pièce jointe le tract régional des retraités à diffuser largement autour de vous.

Rappel

Demain mardi à 10 Heures est prévue une conférence de presse dans les locaux de l'UD CGT avec toutes les organisations de retraités, vous y êtes tous conviés afin de montrer à la presse la détermination des retraités.

Jeudi 22 à 10 Heures, un rassemblement est prévu devant l'Office des Transports quartier St Joseph, l'immeuble qui se trouve à l'angle de la rue qui va vers le Best Western, nous vous attendons nombreux pour faire part de notre colère et de notre mécontentement fasse au silence assourdissant du Président de l'office des transports et de nos élus.

Les revendications sont entre nos mains, saisissons les et montrons à la Corse toute entière que les 75 000 retraités de Corse sont unis solidaires et combatifs.

Nous vous attendons tous

Le secrétaire de l'USRCGT2A Patrick Maurel

 

REPAS REPUBLICAIN DES COMMUNISTES

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Introduction de Maxime NORDEE, secrétaire départemental

Comme chaque année, nous nous retrouvons pour échanger sur nos luttes, nos espoirs, notre volonté de rallumer les étoiles. D’abord, au nom du bureau fédéral, je vous adresse tous mes vœux de Paix et de santé. PACI E SALUTA.

Le contexte social et politique reste particulièrement inquiétant. Nous sommes face à un détricotage systématique des acquis du Conseil National de la Resistance. En effet, le gouvernement VALLS mène une politique d’austérité qui répond aux dictats de la Commission européenne et du capitalisme. Mais pas aux besoins du peuple. Il est illusoire de croire – ou de faire croire- qu’aider les grosses entreprises va automatiquement, mécaniquement créer des emplois. Le MEDEF, dans tout le pays comme en Corse, se réjouit et en demande encore plus. Le projet de loi MACRON, que nos élus combattent, contient des attaques sans précédent contre le code du travail. Le chômage n’est pas endigué et progresse encore davantage.

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Les attaques contre les services publics affaiblissent le rôle de l’Etat qui ne joue pas son rôle de régulateur. La réforme territoriale – sous prétexte de simplification – va porter un rude coup à la démocratie et aux finances des collectivités locales et des régions. Des pans entiers de service public disparaissent ou ne sont plus en capacité de fonctionner de manière satisfaisante comme, par exemple, à l’hôpital ou à la poste.

C’est dans cette ambiance de libéralisme économique où règne le « chacun pour soi » et le mythe de « la concurrence libre et non faussée » que tout est transformé en marchandise, y compris les transports, la culture, la santé… Toute activité est mise sous la coupe de la rentabilité c'est-à-dire la satisfaction exclusive des actionnaires.

Ce n’est pas notre conception et, heureusement, des résistances naissent et se développent. Ainsi on a vu – et soutenu – les facteurs d’Ajaccio se battre pour des effectifs leur permettant d’assumer leurs tournées postales,



On a vu – et soutenu – les marins qui se battent contre les low costs et le dumping social que les Cies off shore veulent généraliser. L’avenir de la SNCM, de ses salariés et des entreprises sous-traitantes est en grand danger. Et c’est le service public et la continuité territoriale qui sont remis en cause.

Des résistances se sont également fortement exprimées face aux tragiques tueries de Paris et de Charlie Hebdo de la semaine dernière. Toutes les forces démocratiques se sont retrouvées pour défendre la liberté de la presse et condamner le terrorisme. Mais les manœuvres de récupération existent et l’attachement à la liberté d’expression ,le refus des haines et des amalgames, l’aspiration à la citoyenneté républicaine, doivent trouver un prolongement – et en particulier dans la résistance aux peurs agitées par les démagogues – dans la recherche d’une société d’égalité et de fraternité, dans la justice sociale.

Nous, les communistes, avec nos partenaires du Front de gauche, nous concrétisons ces engagements :

* en participant aux luttes sociales,

* en participant aux luttes politiques, aussi en présentant des candidats aux échéances électorales.

Ainsi, à Ajaccio, les élections municipales se voient contraintes d’un 3ème tour que l’on pourrait qualifier de tour judiciaire, puisque le Tribunal Administratif a annulé le scrutin et confirmé une fraude organisée avérée, ce qui a conduit à la démission du candidat UMP, frauduleusement élu. Les communistes d’Ajaccio ont fait le choix du rassemblement dès le 1er tour sur la liste menée par Simon RENUCCI. Il reste une semaine pour convaincre et faire voter pour la liste « UNIS pour AJACCIO, UNITI pa L’AVVENE » et peser pour une politique municipale fortement à gauche.

Les élections cantonales- départementales des 22 et 29 mars seront également l’occasion de présenter des candidats contre l’austérité dans tous les cantons de Corse du sud, candidats qui dénonceront la réduction de la dépense publique et l’enfoncement dans l’impasse. L’austérité, relayée par F. HOLLANDE et son gouvernement, frappe durement notre peuple et désespère ceux qui espéraient le changement. Cette austérité renonce à mettre au pas la FINANCE, à partager les richesses, à engager la transition énergétique, à partager des pouvoirs dans la cité, dans l’entreprise.

Les communistes sont en colère mais ne se résignent pas. Nous voulons un nouvel élan progressiste pour notre département. Ces derniers jours, le peuple corse a su faire une formidable démonstration de force en choisissant la solidarité plutôt que la haine. Il y a de l’espoir et nous pouvons, ensemble, trouver les ressources pour faire obstacle à la droite et à l’extrême droite…

Les débats d’aujourd’hui porteront sur :

  • la réforme territoriale et fiscale en Corse avec Etienne BASTELICA, président du groupe CCFG de l’Assemblée de Corse
  • la réforme institutionnelle avec Pierre DHAREVILLE, secrétaire départemental des Bouches du Rhône et responsable national en charge des questions institutionnelles
  • la situation à Ajaccio avec Paul Antoine LUCIANI.

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Porticcio le 18.01.2015

 

Repas républicain du dimanche 18 janvier

Déroulement de la journée

* a partir de 9h débat sur les nouvelles institutions

avec Etienne Bastelica président du groupe à l'assemblée de Corse et jean pierre Dareville secrétaire de la fede des bouches du Rhône

* a partir de 12h apéros et vœux à la presse

* à partit de 13h repas avec ambiance musicale

 

Manifestations Dimanche 11 Janvier 2015 à 15Heures

* A AJACCIO, DEPART A LA GARE FERROVIAIRE

* A BASTIA DEPART AU PALAIS DE JUSTICE



A l’appel de :

  • Daniel Bueno (Communauté juive de Bastia)
  • Olivier De Germay (Eglise catholique de Corse)
  • Miloud Mesghati (Conseil régional des musulmans de Corse)
  • André Paccou (Ligue des droits de l’Homme)
  • Marie-Odile Wilson ( Eglise protestante unie de Corse)-
 

Charlie_Hebdo.jpg Appel à l'unité nationale de toutes les forces républicaines face à la barbarie qui vient de frapper l'équipe de Charlie-Hebdo.

Le carnage barbare dont a été victime la rédaction de Charlie-hebdo nous plonge dans l'horreur et la peine et appelle une réponse nationale de grande ampleur.

Pierre Laurent et la direction nationale du PCF appellent à ce que partout dans le pays s'exprime l'unité nationale de toutes les forces républicaines face à la barbarie. Quand un journal est ainsi visé, quand des vies sont massacrées et dont la passion était l'information et la liberté d'expression, c'est bel et bien chacun de nous qui est visé, c'est la République qui est frappée en son cœur. Que les auteurs de ce crime abject soient arrêtés et jugés.

Nos pensées vont aux victimes, aux familles et aux proches. Ce matin, c'est le monde de la caricature, de l'impertinence, de l'humour, de l’amour de la vie que les terroristes ont voulu faire taire. Les relations de fraternité et de complicité que nous avions, notamment lors de la Fête de l'Humanité, avec les dessinateurs de Charlie-Hebdo, renforcent notre peine.

L'heure est aujourd'hui à rassembler autour des valeurs républicaines le maximum de forces, de citoyennes et de citoyens. Par millions, exprimons partout dans le pays notre détermination à faire vivre les valeurs de Liberté, d'Egalité et de Fraternité.

Les militants communistes, les élus communistes et républicains, seront de toutes les initiatives qui, dans les prochains jours, permettront le rassemblement de la nation dans un esprit de grande confiance en notre peuple réuni sur l'essentiel, sans distinction des pensées philosophiques et politiques, de convictions religieuses. Nous appelons à refuser les amalgames et les stigmatisations, à rejeter fermement les appels à la haine et aux racismes.

Dès ce soir, nous appelons au rassemblement en hommages aux victimes, place de la République à 18H00

Parti communiste français,

Paris, le 7 janvier 2015.

 

U Rosssu a lu dans Alternatives Economiques

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Opération « vérité » du Medef sur les prélèvements obligatoires. Alors que s'ouvre la semaine de mobilisation patronale (du 1er au 5 décembre), l’organisation a publié « pour la première fois » le 26 novembre dernier une synthèse sur l’évolution des impôts et charges sociales pesant sur les entreprises depuis 2011.

Une « première fois » peut-être, mais le résultat est sans surprise : depuis que les organisations patronales existent, elles n’ont jamais cessé de dénoncer le poids écrasant des taxes. « S’il est incontestable que le montant des prélèvements obligatoires a entamé un mouvement de baisse grâce au crédit impôt compétitivité emploi (CICE) et au Pacte de responsabilité, reconnaît cependant le Medef, diverses taxes et charges continuent d’augmenter pour les entreprises, et ce en dépit des annonces : la hausse des prélèvements hors CICE et Pacte se monte à 1,5 milliard en 2014 par rapport à 2013, et devrait représenter 4,5 milliards en 2015 par rapport à 2014. » De quoi obérer, selon l’avenue Bosquet, la compétitivité des entreprises françaises, surtout au regard de nos voisins européens. La part de leur valeur ajoutée consacrée aux impôts et aux cotisations s’est élevée selon le Medef à 25,4% en 2013, devant celle des italiennes (23,7%), néerlandaises (15,4%) et surtout nettement plus que celle des entreprises allemandes (13,9%), le fameux modèle du moment. Le patronat oublie juste de décompter l’ensemble des subventions et crédits d’impôts qui s’élève, selon le rapport Pisani-Ferry/Enderlein, à plus de 4 points de PIB, soit quelque 80 milliards d’euros. Ce qui ne l’empêche pas d’en appeler, une fois de plus, à « l’arrêt des prélèvements supplémentaires et de l’augmentation des prélèvements existants ».

Lire la suite...

 

Propos recueillis par Jean-Baptiste Croce Corse Matin 05 01 2015.

En ce début 2015, le conseiller territorial communiste ne mâche pas ses mots. Il jette même un pavé dans la mare en affirmant haut et fort « qu'à l'assemblée de Corse, la majorité de gauche à vécu » Dans l'interview qu'il accorde aujourd'hui à Corse-Matin, le conseiller territorial Michel Stefani, qui fait partie de la majorité de gauche à l'assemblée de Corse, affirme haut et fort et contre toute attente que cette « majorité régionale s'est disloquée et a vécu ». Au-delà des conséquences que sa prise de position va certainement avoir, le premier secrétaire du Parti communiste de Haute-Corse et président des Chemins de fer de la Corse, s'explique sans faux-fuyants et sans langue de bois. Il évoque la réforme territoriale, la situation économique et sociale de l'île, et les prochaines échéances électorales. Interview.

Michel Stefani, quel regard portez-vous sur l'année 2014 qui vient de se terminer ?

Malgré les vœux très volontaristes du président de la République François Hollande, je retiens surtout les propos du Premier ministre Manuel Valls tenus la semaine dernière dans le quotidien espagnol El Mundo. Il a précisé : « Je ne veux et ne peux pas dire aux Français que dans deux à trois ans s'achèveront les sacrifices ». Tout est dit dans cette simple phrase que l'on peut juger très préoccupante. De fait, ce mois de janvier 2015 sera celui de toutes les augmentations, à l'exception des salaires et des retraites. Cette situation est de plus en plus inquiétante.

Selon vous cette « politique de gauche » n'est pas différente de celle de la droite ?

Comme moi, des millions de femmes et d'hommes de gauche le pensent. François Hollande et Manuel Valls ont choisi le glissement à droite. Après avoir promis de combattre la finance pour être élus en 2012, ils se couchent dans son lit en expliquant que la gauche, ses valeurs et ses principes ont vécu. Pour autant, élection après élection, la gauche ne progresse pas dans les urnes. Nous devons reconstruire l'espoir à gauche en même temps que l'alternative à cette politique pour faire barrage aux ambitions encore plus antisociales de la droite et de l'extrême droite. Mais vous avez raison, la déception est d'autant plus forte que les électeurs de gauche ont le sentiment d'avoir été trahis. Paradoxalement, beaucoup nous en font payer le prix.

Avec vos amis communistes corses, serez-vous présents aux prochaines élections départementales qui auront lieu les 22 et 29 mars ?

Oui, précisément pour faire entendre ce message contre l'austérité et le pouvoir unique. Car c'est dans ce cadre de l'adaptation à l'austérité budgétaire qu'en Corse les projets d'une collectivité unique et d'un « paquet fiscal » ont été adoptés.

Vous avez pourtant voté contre au risque de vous isoler ?

Au-delà du vote très largement favorable de l'assemblée de Corse, je pense que, comme en 2003, il doit revenir aux Corses de valider, par un référendum organisé très rapidement, la suppression, ou pas, des départements de Haute-Corse et de Corse-du-Sud. C'est uniquement dans ce cas de figure démocratique que nous verrons si nous sommes si isolés que ça. Un tel référendum est prévu dans l'île ? Oui, sauf que la procédure retenue et le calendrier électoral rendent ce référendum très incertain. Seule une autre procédure pourrait le rendre obligatoire, après que les collectivités concernées par la fusion aient délibéré de façon concordante. Vous avez pu noter également que les conseillers généraux de Haute-Corse ont protesté, tardivement peut-être, mais ont protesté tout de même et ont parlé de mépris à leur égard. Pour autant, même si cela peut paraître contradictoire avec la volonté d'être réélu en 2015, la plupart étaient favorables au projet d'une collectivité unique en 2021.

Vouloir maintenir les départements, n'est-ce pas un combat que l'on peut qualifier d'arrière-garde ?

Ceux qui parlent de modernité en les supprimant ne démontrent rien. Et pour cause, l'organisation administrative locale avec ses quatre échelons n'est ni le facteur de l'urgence sociale, ni l'obstacle pour y trouver des réponses. Les sources de financement multiples donnent plus de chance d'aboutir aux politiques publiques locales et tout son sens à la clause de compétence générale dont la suppression est programmée.

À plusieurs reprises, vous avez voté contre des rapports emblématiques du conseil exécutif présidé par Paul Giacobbi. Dès lors, on a le sentiment que rien ne va plus dans le camp de la gauche à l'assemblée de Corse.

C'est juste. Il est difficile de dire le contraire. Dans cet ordre d'idée, je tiens à affirmer publiquement, aujourd'hui, que la majorité régionale de gauche à la collectivité territoriale de Corse a vécu. Elle s'est complètement disloquée lors des dernières élections municipales. Mais je tiens à souligner fermement que ce n'est pas de notre faute, ni de notre fait. Pour le reste, nous n'avons jamais caché nos profonds désaccords avec les rapports proposés par le conseil exécutif présidé par Paul Giacobbi. Notamment sur des problématiques très importantes pour l'avenir de notre région, comme la desserte publique de continuité territoriale, la réforme fiscale et la réforme territoriale.

Votre prise de position est courageuse. Mais en parlant de la sorte, on peut légitimement se demander si vous êtes toujours à l'aise au sein de cette majorité régionale ?

La question n'est pas là. En revanche, je pense que l'enjeu de ce débat est la place et l'influence du courant antilibéral que nous représentons à gauche et que certains dans cette assemblée de Corse rêvent de marginaliser pour mieux négocier le tournant de l'austérité.

Votre constat est vraiment sans concession...

C'est simplement le constat de la réalité. Et les Corses dans leur grande majorité doivent le savoir. Cela veut-il dire qu'aux prochaines élections territoriales prévues en décembre 2015 vous ferez votre propre liste ? Dans un tel contexte, je pense effectivement que nous devons nous présenter à ce scrutin sous nos propres couleurs. Avec l'objectif d'empêcher le retour de la droite mais en gagnant à gauche contre l'austérité et le libéralisme low-cost.

Le ministre de l'Intérieur doit venir en Corse le vendredi 9 janvier. Qu'attendez-vous de sa visite ?

Que le gouvernement renonce au « sacrifice » de la SNCM. Alors que la Corse cumule les records de chômage, de cherté de la vie, de sorties de scolarité sans diplôme et de manque de logements sociaux, ce serait le signe d'une prise en compte des préoccupations sociales. Dans le cas contraire, sa visite n'aurait aucun intérêt.

Vos vœux pour 2015.

Si 2015 ne peut être l'année du démantèlement de la SNCM et du service public de continuité territoriale, de l'avènement sans référendum de la collectivité unique avec ses corollaires, le pouvoir unique et l'injustice fiscale, elle sera sans attendre celle du rassemblement et de l'action pour reconstruire l'espoir à gauche.È sobra à tuttu ch'ella sia per tutti un'annada cun pace e salute.

 

Voeux 2015

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L’absurdité et la malveillance (suite)

Conseil municipal a Ajaccio Paul-Antoine LUCIANI 1er Adjoint

Le 18 décembre, dans un entretien avec Sébastien Pisani, j’ai indiqué les conditions de l’annulation totale du PLU, son origine, ses motivations, ses conséquences. Le 19 décembre, l’ex maire démissionnaire et son ex premier adjoint (« en mode contre-attaque » titre le journal) m’attribuent des propos que je n’ai jamais tenus. Je n’ai jamais écrit que « l’absurdité et la malveillance avaient conduit à ce désastre » ! D’abord, contrairement à beaucoup, je ne parle ni de « désastre » ni de « cataclysme ». J’ai dit que cette annulation totale avait été réclamée par deux propriétaires fonciers qui ne pouvaient rien obtenir de leur recours, que le Tribunal avait pris sa décision en se fondant sur deux motifs de procédure très discutables, et que les conséquences de cette annulation totale étaient disproportionnés eu égard aux raisons qui l’avaient entraînée. Résultat : une situation absurde où personne ne trouvera son compte, ni les propriétaires concernés, ni la Ville, ni les acteurs économiques, ni la Justice elle-même, prisonnière d’un formalisme contreproductif.



J’ai ajouté que cette situation avait entraîné des commentaires malveillants, tels ceux de l’ex maire démissionnaire, qui avait délibérément assimilé un désaccord sur deux points de procédure à une grave infraction aux principes de « concertation citoyenne et de démocratie locale » ! L’absurdité et la malveillance sont donc les conséquences et non la cause de l’annulation. Travestir ainsi les propos d’autrui en inversant les termes de son argumentation relève de la fraude intellectuelle et non du débat démocratique ! Ensuite, nous sommes accusés d’incompétence pour n’avoir pas anticipé sur les deux moyens utilisés par les avocats des deux propriétaires. Mais nous avons contesté la réalité de ces manquements aux règles de procédure. Et nous continuons d’estimer que nos arguments sont bons et qu’ils devraient prospérer en appel. Car la concertation a été réelle et continue, même si la forme administrative de son organisation a été jugée irrégulière, à tort selon nous. Il y a eu suffisamment de publications, de débats publics, de délibérations et de réunions de travail, y compris avec le mouvement associatif, pour affirmer sereinement que l’élaboration du PLU a été concertée et transparente. Quant à l’information des élus, elle a été effective tout au long de l’élaboration du PLU. Même si certains donneurs de leçons se sont employés à boycotter systématiquement les très nombreuses réunions de travail où ils étaient invités… S’agissant des convocations pour le conseil municipal d’approbation, les avocats de la ville ont produit 16 attestations de conseillers municipaux (dont 2 de l’opposition) déclarant, par écrit et sur l’honneur, qu’ils ont bien reçu, avec leur convocation, et en temps utile, le rapport d’information et le projet de délibération qui étaient à l’ordre du jour. Mais ces documents, même s’il y en avait eu autant que de membres du conseil (ce qui était impossible, puisque l’ex maire intérimaire l’avait discrètement interdit à certains élus qui voulaient signer) n’ont pas été considérés comme des preuves ! On se demande, dans ces conditions, comment prouver sa bonne foi…



Exprimer un désaccord est un droit, non une preuve d’incompétence. D’autant que le désaccord porte sur une procédure administrative, alors que le fond est jugé bon par tous ceux qui se sont exprimés. Comme interpréter autrement le nombre et le contenu des interpellations et mises en garde souhaitant la validation juridique du PLU d’Ajaccio ? S’il s’était agi d’un mauvais document d’urbanisme, il n’aurait pas suscité un soutien collectif aussi massif. On remarquera, enfin, que l’ex maire démissionnaire qui avait fini par rejoindre le concert de ceux qui voulaient la validation du PLU, annonce à présent qu’il ne faut pas faire appel de cette décision d’annulation ! Que cherche-t-il ? Il faut se rendre à l’évidence, sa protestation véhémente n’était qu’un trompe l’œil destiné à camoufler l’objectif (bien réel, lui) de discréditer l’œuvre de ses prédécesseurs… Serait-ce trop demander à ceux qui aspirent à assumer des charges publiques de se souvenir que cette mission exclut les règlements de compte, mais qu’elle exige la défense sourcilleuse de l’intérêt général ?



Paul Antoine Luciani Le 19 décembre 2014

 

Un homme d’honneur

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Un nouveau tract, signé François FILONI, a recouvert les pare-brise des voitures en stationnement les 17 et 18 décembre 2014.

Filoni est surtout connu à Ajaccio par les tracts, devenus polychromes au fil du temps, qu’il diffuse avec délectation depuis deux décennies sans pour autant convaincre les Ajacciens. Il n’a qu’une idée en tête : devenir populaire, tantôt en cognant sans états d’âme sur Simon Renucci dont il a été adjoint durant un an et demi (avril-2001-septembre 2002), tantôt en se présentant lui – même comme un expert passionné du patrimoine ajaccien.

Filoni a une popularité telle qu’il n’a jamais réussi, après deux décennies d’agitation et de visites guidées dans différents mouvements, partis et syndicats, à se faire élire sur son seul nom. Mais Filoni se console vite : il se fait de lui-même une opinion si flatteuse que ces 20 ans d’échecs personnels glissent sur lui comme l’eau sur les plumes du canard. Encore que, dans ce cas particulier, la comparaison animale avec le comportement du paon serait sans doute serait plus adaptée à ce cas particulier parlante avec le paon…ici l’image du paon conviendrait sans doute mieux…). de la place qui, depuis vingt ans, ne lui pas encore permis de se faire élire sur son seul nom. Mais il n’en a cure, car il traverse les partis et les syndicats , ne lui a pas permis de se faire élire sur son nomDans un tract dont il recouvre, comme à son habitude, les pare- brise des véhicules en stationnement, un homme d’honneur, au parcours politique et syndical exceptionnels, s’en prend violemment, comme à son habitude, à Simon Renucci, maire d’Ajaccio de 2001 à 2014, dont il avait été, d’avril 2001 à juillet 2002, l’adjoint délégué à la voirie et à l’éclairage public et qu’il a choisi en février 2003 de combattre, sans états d’âme, et dans tous les domaines.

Filoni, homme d’honneur et expert en procédures judiciaires, dénonce à nouveau Simon Renucci dans le tract malodorant qu’il vient de diffuser. Il prétend que l’ancien maire aurait «tenté une nouvelle fois de travestir la vérité en citant partiellement une partie (!) du jugement du Tribunal Administratif». Il affirme que le même TA aurait invalidé deux décisions de l’ancien maire (à quelles dates ? avec quelles conséquences ?…), mais, surtout, il évoque une affaire judiciaire en cours en laissant entendre qu’un ancien adjoint au maire serait impliqué dans une affaire douteuse de marchés publics.



Filoni, incapable de défendre la cause indéfendable de la fraude électorale, mais soucieux de plaire à son nouveau chef, n’hésite pas à tenter de salir l’honneur d’un homme intègre. Le procédé est répugnant.

Filoni feint d’oublier qu’il a été condamné lui-même pour diffamation, le 7 septembre 2007, par le Tribunal correctionnel qui lui a infligé une amende. Deux jugements conformes ont été prononcés : le 22 décembre 2006, en première instance, le 5 septembre 2007 en appel. Filoni devrait s’administrer à lui-même les leçons de morale qu’il adresse à autrui.



Paul Antoine Luciani 19 décembre 2014

 

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U Rossu a lu dans la Marseillaise

Le Président communiste de l’Assemblée de Corse, Dominique Bucchini, a accusé hier le gouvernement « d’accélérer la mise en place de l’État néolibéral », une logique se retrouvant selon lui dans le projet de réforme institutionnelle pour la Corse

Réforme institutionnelle pour la Corse

« Je suis hostile à la réforme de l’organisation territoriale menée par le gouvernement », a déclaré Dominique Bucchini, lors d’une session extraordinaire de l’assemblée sur la réforme visant à fusionner la collectivité territoriale et les Conseils généraux de Corse-du-Sud et de Haute-Corse. Il a regretté que « cette logique animant le processus national » se retrouve dans la réflexion menée en Corse en accusant les socialistes, « qui pourfendaient (ndlr : dans l’opposition, en 2010) le plan gouvernemental visant à substituer la compétitivité des territoires à leur égalité », de vouloir « accélérer la mise en place de l’État néolibéral. » Déplorant qu’elle soit conduite « de façon autoritaire et chaotique », il a souligné que la politique socialiste allait « dans le même sens que la loi Sarkozy ».

Refondation sociale du Medef

« En empêchant les départements et les régions de mener librement leurs politiques et en asséchant leurs ressources, on sape les fondements de la décentralisation », a regretté Dominique Bucchini. « Ainsi, logique économique, réforme institutionnelle et organisation territoriale, concourent à un même projet de société et la réforme territoriale est le pendant de la refondation sociale du Medef, dessinant une nouvelle architecture intercommunalités-régions-Europe construisant un État défendant les intérêts de l’oligarchie financière », a dit Dominique Bucchini Aussi, a-t-il considéré que la réforme « impacte la Corse » et « risque de la marginaliser ». Et a plaidé pour « son inscription au titre d’un article spécifique dans la constitution, afin que soit prise en compte son unicité dans l’organisation territoriale française tout en l’arrimant solidement à la République. »

La Marseillaise, le 13 décembre 2014

 

LDH et Association des Musulmans de Corse

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U Rossu a reçu et partage le communiqué ci-dessous

Communiqué







La LDH et l'Association des musulmans de Corse condamnent les graffiti racistes découverts sur la façade des lieux de culte musulman à Ile-Rousse vendredi dernier, mais aussi à Ajaccio et à Propriano très récemment. Ces inscriptions, comme les têtes de sanglier ensanglantées jetées aux mêmes endroits à Ile Rousse l’an passé et dernièrement à Baléone et à Propriano, seront retirées mais ces gestes ne s’effacent pas. Pour la LDH et l’Association des musulmans de Corse, la répétition de tels actes ne peut être considérée comme des « amusements » isolés.

La LDH et l'Association des musulmans de Corse travaillent à la construction d'une communauté de destin par les êtres humains qui y résident durablement, quel que soit leur lieu de naissance ou leur lignage. Nous connaissons les difficultés sociales qui entravent cette construction, les inquiétudes qui existent sur notre capacité à créer du vivre ensemble sans perdre notre singularité, en donnant un avenir à la langue corse. Nous n'ignorons pas le sentiment d'une dépossession de notre avenir qui taraude la société corse. Nous savons aussi que des idéologues du pire sont à l'affût, à la recherche de boucs-émissaires, qu'ils s'opposent à la communauté de destin au profit d'une identité exclusive et du droit du sang.

La LDH et l'Association des musulmans de Corse appellent à la vigilance. Elles demandent l'effacement immédiat des tags qui incitent au racisme, à l'antisémitisme et à la xénophobie. Elles demandent aux pouvoirs publics compétents de renforcer la protection des personnes et des lieux visés.







Ajaccio, le 14/12/2014

 

Vous trouverez sur le site de Terre Corse l intégralité de la conférence de notre ami et camarade Ange ROVERE

Mythe, légende, réalité s’entrecroisent lorsqu’on essaie d’approcher la figure de Pascal Paoli éternel vaincu des “Révolutions de Corse”

Depuis toujours il est l’objet de lectures plurielles et d’appropriations multiples parce que tel est le destin des entreprises inachevées qui plus que d’autres se prêtent à ces jeux de miroir par lesquels chaque génération se fabrique sa vision du passé pour mieux investir le présent.

Cliquez sur le lien http://terrecorse.tumblr.com/

 

Quel Projet pour AJACCIO

Vous trouverez en ANNEXE le N°2 de notre journal de campagne pour les élections municipales de Janvier...

Pour les Ajacciens, le choix est simple : La renaissance avec la gauche ou La régression avec l’UMP

Après l’annulation des élections municipales de 2014 pour «manœuvre systématiquement organisée dans l’établissement des procurations», une nouvelle élection est organisée les 25 janvier et 1er février 2015.Ce troisième tour offre aux Ajacciens une occasion, qu’ils doivent saisir, de donner un prolongement à une victoire judiciaire qui a restauré l’autorité du suffrage universel. Et qui, du même coup, a bloqué le travail de sape systématiquement organisé par l’UMP pour en finir avec l’œuvre des deux mandatures précédentes.L’enjeu de ce scrutin est simple : Pour peu que les Ajacciens tirent les leçons de l’expérience, la gauche peut mettre un terme définitif à la gestion aventureuse que les hommes de Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé ont imposée à la capitale régionale durant sept mois. Vous y trouverez notamment:

Les forces en présence

Au terme de discussions et d’échanges entre tous les courants de la gauche et entre les groupes ou mouvements intéressés par les avancées démocratiques que les deux mandatures Renucci ont permises, une liste de large rassemblement démocratique a été constituée, sur le modèle de celle qui avait réuni plus de 12.000 suffrages en mars 2014..../...

Non à la régression

Les sept mois de la «gestion Marcangeli» laisseront un mauvais souvenir à Ajaccio :.../...

Pour un service public de qualité et pour le logement

Face à cette sombre perspective, il faut rassembler les forces vives du peuple et de la gauche. Les rassembler pour réparer ce qui a été dégradé, pour s’opposer à l’austérité imposée, et pour maintenir un niveau d’investissement qui permette d’assurer un service public de qualité en équipant nos quartiers, tout en organisant très rigoureusement la dépense publique et en améliorant les recettes, et surtout en désignant très clairement les priorités :.../...

Le logement pour tous, à Ajaccio comme ailleurs, st un droit fondamental

Mais la crise du logement exclut de ce droit de plus en plus de familles. Et cette tendance ne peut pas s’inverser rapidement parce qu’il faut agir sur des mécanismes qui ne se situent pas tous à la portée d’une action locale résolument novatrice..../...

Construire des logements accessibles et de qualité

Pour que chacun puisse se loger à Ajaccio en fonction de ses moyens, il faut développer une offre nouvelle et poursuivre le travail engagé depuis 2001. Les nouvelles opérations devront compter une proportion minimale de logements sociaux, mais également une part d’accession à la propriété à prix maîtrisé.../...

...Nos candidats...

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Trois témoignages de

Marthe Poli : «pour la justice sociale»

France Murroni-Belicar : «un engagement utile»

Pierre André Albertini : «pour la fraternité humaine»

Cliquez sur ANNEXE pour le document complet à IMPRIMER et DIFFUSER.....Merci

 

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SNCM : Manifestation vendredi 19 décembre à Ajaccio devant la préfecture de Région à 11 heures et ensuite devant l’Assemblée de Corse. Pour la SNCM et le service public de continuité territoriale

Après avoir été précipitée dans l’impasse de la concurrence déloyale qui pratique le dumping social et fiscal, puis vers une privatisation au parfum de scandale financier, les 2000 travailleurs de la SNCM pourraient perdre leur emploi et la Corse l’outil indispensable à la mise en œuvre du service public de continuité territoriale.L’heure est grave car pour la Corse comme pour la région PACA, sinistrées par le chômage et la crise économique, cette saignée porterait le nombre d’emplois menacés à 4000 à travers l’ensemble des prestataires affectés par la perte d’activité.

En Corse il est question de 1200 emplois, de l’avenir de l’école de marine, de perte sèche pour la SITEC émanation de la CTC qui gère la billetterie, d’autres activités comme la blanchisserie ou la fourniture de produits de consommation et de restauration sont concernées directement.

Voila de quoi il est question mais cette logique « low cost » ni ne s’arrête, ni ne s’arrêtera là. Dumping fiscal, social et commercial concurrence déloyale sont les traits caractéristiques de ce modèle économique et antisocial. L’ensemble de la desserte publique aérienne et maritime de continuité territoriale entre le continent et la Corse est fragilisée.

La compétence de la CTC est contestée sans cesse par les opérateurs « low cost » auprès de la Commission européenne qui répond toujours favorablement à leur acharnement juridique notamment celui des dirigeants de CFF, pour peu que celui-ci réclame la disparition des Services Publics, au nom de l’idéologie libérale. C’est le sens des amendes anti service public de la Commission.

Ceci étant, l’Etat ne peut pas et ne peut plus se cacher aujourd’hui derrière « Bruxelles » quand celle-ci refuse d’offrir à l’Etat et à Transdev, une réponse de complaisance sur la transmission de la DSP, impossible juridiquement en cas de disparition de la SNCM.

Dès lors, le séisme économique et social programmé ne relève que du seul choix du Gouvernement et du Parlement, qui contrôlent majoritairement le capital de la SNCM, avec 58% des parts répartis entre la Caisse des Dépôts et l’Etat, sans compter les salariés qui possèdent 9% de la compagnie.

Il faut stopper cette marche à la catastrophe, le choix de la continuité de la SNCM et de la relance industrielle de toute la filière maritime nationale est encore possible. Cela implique des mesures immédiates que le gouvernement peut et doit prendre, sans rien demander à Bruxelles, pour garantir la continuité de la SNCM et à travers elle, la pérennité du service public de continuité territoriale.

En ce sens le gouvernement doit reprendre la main pour :


  • Garantir la continuité de la SNCM par l’intervention de la Caisse des Dépôts au capital de Transdev, et donc sa sortie immédiate du Redressement judiciaire

  • Régulariser la participation de la CDC au capital de la SNCM

  • Préserver l’emploi en Corse et sur le continent en imposant le respect des règles du pavillon français premier registre pour tout armateur opérant sur les lignes de la continuité territoriale

  • Défendre les contentieux jusqu’au bout des 5 prochaines années de procédure afin de garantir le maintien de l’attribution de la DSP au groupement CMN SNCM, et d’obtenir l’annulation des dernières décisions de l’Union Européenne pour la défense de toutes les compagnies publiques maritimes et aériennes, SNCM-CMN et AIR CORSICA-AIR France, et des emplois qu’elles génèrent

  • Relancer les commandes de nouveaux navires au GNL sobres et respectueux de l’environnement au Chantiers Navals de ST NAZAIRE pour la SNCM et la CMN

Dans ces conditions nous qui sommes signataires du Comité de soutien pour défendre la SNCM et les service public de continuité territoriale appelons à manifester le vendredi 19 décembre à Ajaccio devant la préfecture de Région à 11 heures et ensuite devant l’Assemblée de Corse.

Etienne Bastelica, Vivianne Biancarelli, Maxime Nordée, Jean Pierre Battestini, Josette Risterucci, Marie Jeanne Fedi, Jean Claude Graziani, Paul Antoine Luciani, Charles Mariani, Carole Spanu, Francis Riolacci, Toussainte Dévoti, Marie Ange Moracchini, Jean Pierre Maginot, Dominique Bucchini, Marina Luciani, Jean Jacques Gil, Jean Pierre Fabiani, Antoine Mandrichi, Christian Vincensini, Cesar Fazzini, Jean-Paul Blandino, Dominique Fusella, Noel Zicchina……

 

Comité Départemental de Décembre

maxim.jpgComme cela a été décidé en bureau, je vous confirme la date retenue du samedi 13 décembre à 14h à la fédération à Ajaccio.

A l'ordre du jour nous examinerons les points suivants :

  • la situation politique générale et les initiatives de rassemblement et d'actions contre l'austérité
  • les prochaines échéances électorales:
      .
  1. les municipales à Ajaccio
  2. les élections cantonales
  3. les territoriales
  4. le repas républicain de janvier
  5. la situation financière de la fédé, le renforcement et l'organisation

fraternelles salutations le secrétaire départemental Maxime NORDEE

 

CORBAS28Q101_GB_STEFANI

8 Décembre 2014

L’assemblée de Corse était appelée à examiner un avenant à la DSP sur le bord à bord aérien le 4 décembre 2014. Intervention de Michel Stefani

Ce rapport est en quelque sorte la piqure de rappel d’un événement de sinistre mémoire quand la Compagnie Corse Méditerranée (CCM) concurrencée par des opérateurs « moins disant » était directement attaquée sur la desserte de bord à bord au nom de la libre concurrence. Nous avions combattu alors l’attribution de la délégation de service public à Air Littoral après le vote unanime de la Commission appel d’offre de laquelle nous avions été exclus. Nous étions en 1999 et le PDG d’Air Littoral un certain Marc Dufour s’était vu dérouler le tapis rouge.

La mobilisation salvatrice des personnels de la CCM donnera un coup d’arrêt à la procédure d’appel d’offre.

Dumping social, non respect des obligations réglementaires et autres prémices du low cost étaient déjà ressenties et nous étions peu nombreux à annoncer ce que cette logique ultralibérale allait produire au détriment de la desserte publique de continuité territoriale et des opérateurs historiques. Nous y sommes!

Dans le maritime et l’aérien à force de dire « bienvenue aux low cost » en expliquant que « le marché s’autorégule dans l’intérêt des clients pour leur offrir des tarifs compétitifs », ce sont les principes de base du service public, les opérateurs respectueux des obligations sociales, fiscales et réglementaires qui sont sanctionnés et au final des choix très couteux pour les finances publiques et désastreux pour l’emploi stable.

Le rétablissement du service public après les faillites d’Air Littoral et Air Liberté a couté prés de 10 M€ en 2004. Entre temps l’ouverture à la concurrence et la mise en place du dispositif d’aide sociale dans le maritime vont agrandir la brèche tant est si bien que la Chambre régional des comptes (CRC) dénoncera ce dispositif en le qualifiant d’illégal tout en soulignant qu’il était générateur de déficit prés de 20 M€ en 2006.

Dans ces conditions le budget de l’Office des transports de la Corse (OTC) qui était excédentaire de 40 M€ en 2002 ne l’était plus et comble de cette logique libérale Nicolas Sarkozy annoncera dans cet hémicycle que la dotation de continuité territoriale inscrite au budget de la nation, sous une ligne spécifique, serait gelée. Le président de la République estimait alors qu’il était anormal de ne pouvoir venir en Corse à 30€.

Aujourd’hui si on se préoccupe peu du « vol de la Taxe de transport » 5 M€ par les low cost, force est de constater que les ajustements se font dans l’aérien comme pour le maritime sur des reculs successifs. Dans un premier temps cela se traduit par l’augmentation du prix de coupon, ensuite la réduction des Obligations de service public (OSP), c’est l’objet du rapport, et enfin l’amélioration de la compétitivité, c’est le vocabulaire en vogue pour procéder aux suppressions de postes.

Si Air Corsica n’est pas concernée par ce dernier point en revanche ce qui se passe à la SNCM est significatif. Au demeurant, ce qui est en cause dans le maritime au sens de l’évolution de la réglementation européenne ne peut être exclu dans l’aérien je veux parler de la prise en compte dans le cadre des Délégations de service public (DSP) des pics de trafics. Ce qui est contesté à propos du service complémentaire dans le maritime peut l’être tout autant dans l’aérien avec les services supplémentaires.

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