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Voci Aiaccini "U Bloggu di U ROSSU" Fédération de la Corse du Sud du PCF-Supplément officiel à la Voix d'Ajaccio

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TRIBULATIONS D’UN PATIENT… SUPERPATIENT

Notre ami Jean Rabaté, ancien journaliste à « l’Humanité », partage sa retraite entre Rueil-Malmaison (hiver et printemps) et Bocognano (été et automne). Il nous conte ici avec réalisme et humour( mais pas que…)un séjour vécu à l’hôpital d’Ajaccio.

SAMEDI 4 JUILLET

9 heures. Comme un coup d’épée à droite du bas-ventre. Affreux. Un lointain souvenir me revient : « Jamais autant souffert » m’avait confié mon fils après une crise de coliques néphrétiques. Je regrette de l’avoir qualifié de douillet… mon tour est arrivé. Les pompiers aussi, délégués par le SAMU sollicité par ma femme après consultation d’un ami, voisin, vacancier et… médecin. Victime co-latérale de ma crise le voilà tiré de son lit plus tôt que prévu. Merci à lui ! Et aux «soldats du feu » de Bocognano. Ils ne peuvent rien contre celui qui me brûle les entrailles. Ils me transportent aussi vite que possible à l’Hôpital d’Ajaccio.

10 heures ½ (environ) : Exceptionnellement l’hôpital n’est accessible que par le haut de l’établissement, en raison d’une fuite de gaz détectée vers l’entrée habituelle. Du coup, nous passons à proximité de la morgue. En veine d’humour noir je murmure : « Ne m’arrêtez pas là ! ». Demande respectée, quelques secondes plus tard je suis livré aux «Urgences ». Prise en charge immédiate, en douceur et efficace. Infirmières et médecin se penchent sur mon cas. Analyses diverses, et … mise en box, allongé sur un lit et rapidement perfusé d’un calmant. Effet presque immédiat. Je m’endors. Réveil 3 heures plus tard. L’origine du mal avait été rapidement détectée et traitée. Plus aucune douleur. Encore une heure de repos. Je me sens bien et demande à partir. Accordé ! avec à la clé une ordonnance honorée à la pharmacie de la plaine de Péri sur la route du retour. Ouf ! ce fut rude, très rude. Mais tout est bien qui finit bien, moins de dix heures après le coup d’épée. Si mes…calculs sont bons !

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Double page sur ce que CORSE MATIN appelle la Metamorphosme des quartiers des Cannes et des Salines...

Bien ....Documenté...Même si quelques manques se font jour...quant à la responsabilité des élus qui ont laissé un urbanisme anarchique s'installer en fonction seulement des intérêts des promoteurs ou entrepreneurs....

Mais un manque encore plus flagrant .....parvenir à faire cette double page sans citer une seule fois, l'initiateur, le porteur du dossier qu'a été notre camarade et ami Paul Antoine LUCIANI, il fallait oser le faire. Eh bien c'est fait

Vergogna a voi

U Rossu

 

Interview de Dominique BUCCHINI

Pour nos amis qui n'ont pas lu Corse Matin

Inter_DB.jpg Lire en Annexe

 

Hopital de BASTIA

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Le syndicat CGT du centre hospitalier de Bastia communique.

Aujourd'hui JEUDI 23 JUILLET 2015 Grand RASSEMBLEMENT A 13 H 30 DANS LE HALL DE L’HOPITAL

  • POUR LA MODERNISATION DE L’HOPITAL ATTENDUE DEPUIS 15 ANS.
  • POUR L’INSTALLATION DE LA CLIMATISATION DANS TOUS LES SERVICES.
  • POUR LA PRISE EN CHARGE DES AVC PAR THROMBOLYSE MÊME LA NUIT.
  • POUR DES MOYENS FINANCIERS QUI PRENNENT EN COMPTE LES CONTRAINTES DE L’INSULARITE ET L’ARRET DE LA DISCRIMINATION SUBIE PAR L’HOPITAL DE BASTIA.
  • POUR UN SERVICE DE SANTE PUBLIQUE DE QUALITE ET L’EGALITE D’ACCES AUX SOINS POUR TOUS.
  • POUR ETRE REÇUS PAR LA MINISTRE DE LA SANTE.

NOUS AVONS TROP ATTENDU,CELA NOUS CONCERNE TOUS

En solidarité signez la petition

http://www.petitions24.net/pour_la_...

 

Pour votre info..........U Rossu a aimé

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De temps en temps l'Europe bégaie......et depuis longtemps

http://www.marianne.net/les-eco-att...

 

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« Errare humanum est, perseverare diabolicum »

Après plus d’un mois d’échanges et de pétitions dans la presse et dans les réseaux sociaux, d’explications embarrassées et d’alibis administratifs et financiers… le bon sens l’a enfin emporté : Marie-Jeanne Nicoli est rétablie dans ses fonctions de Directrice de la Culture et du patrimoine de la Ville d’Ajaccio ! Cette décision, intervenant après la mobilisation, publique ou discrète, de beaucoup d’acteurs culturels, de syndicats, d’élus, de responsables de l’Etat ou de simples citoyens, répondait à une attente collective.

On pouvait deviner, après la réponse de Laurent Marcangeli à Paul Antoine Luciani à la fin de la séance du conseil municipal du lundi 6 juillet, que la décision finale serait favorable, même si le Maire en réservait l’annonce à l’intéressée elle-même qui devait être reçue le mercredi 8 juillet par son Directeur de cabinet. Cette décision, très attendue, apparaît comme la réparation d’une humiliation totalement injustifiable et comme un retour à la normale dans les services culturels de la cité impériale. Laurent Marcangeli n’aura pas écouté, en définitive, les sirènes qui prêchaient l’entêtement dans l’erreur, et sa décision sera ressentie comme un geste d’apaisement. Un geste nécessaire.



Ajaccio le 8 juillet 2015



Jean Marc Ciabrini, Paul Antoine Luciani, Santa Simonpietri,



conseillers municipaux

 

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M. André Chassaigne.

Je voudrais me faire le porte-parole d’élus de l’assemblée de Corse qui n’ont pas voté la collectivité unique. Car cette assemblée n’a pas adopté la réforme à l’unanimité. Son président lui-même, semble-t-il, n’y était pas favorable.

La question ne saurait être banalisée ! Il y va de la définition des compétences, du transfert des personnels, de la fiscalité régionale, du cadre budgétaire. Alors qu’il faudrait en mesurer les conséquences, toutes ces questions d’une extrême importance seront formalisées par des ordonnances du Gouvernement.

On sait bien que, dans le prolongement de ces dispositions, les EPCI devront fusionner à leur tour pour que leur nombre diminue à peu près de moitié. Privées de la clause de compétence générale, les communes verront elles aussi leur nombre se réduire. Bref, par répercussion, on va assister à une réorganisation très importante de l’architecture institutionnelle de la Corse. La collectivité unique concentrerait entre ses mains un budget de plus de 1,2 milliard d’euros et la gestion de près de 5 000 agents. Elle aurait un rôle décisif dans la vie économique. Ce n’est pas une petite affaire !

Pour notre part, donc, nous considérons qu’une telle décision devrait être soumise à référendum afin que les Corses puissent s’exprimer.

M. André Chassaigne député du Puy-de-Dôme (5e circonscription)

Président du groupe communiste à l’assemblée Nationale

 

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La CGT communique à U Rossu

L'Union départementale CGT DE Corse du sud vous appelle a participé au

Rassemblement à l'hôpital d' Ajaccio le Mardi 30 juillet à 9h

Le Conseil de surveillance se réunit pour décider del'adoption du partenariat public privé. Nous devons nous mobiliser pour soutenir les camarades de l' hôpital le secrétaire de l'union départementale CGT Jean-Michel Biond

 

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Objet : situation de Madame Marie-Jeanne Nicoli, Directrice de la culture et du patrimoine de la ville d’Ajaccio

Monsieur Laurent Marcangeli Député Maire d’Ajaccio

Dès que la nouvelle s’en est répandue, votre décision de mettre un terme au détachement de Madame Marie-Jeanne Nicoli, Directrice de la culture et du patrimoine de la ville d’Ajaccio, a créé une grande émotion parmi les personnels placés sous son autorité directe, mais également dans les médias, et dans le monde insulaire de la culture, bien au-delà des limites de la commune.

Le phénomène mérite une réflexion approfondie. Ajaccio dispose en effet d’une Directrice de haut niveau, très largement reconnue et respectée dans son milieu professionnel (elle est Chevalier des Arts et Lettres ), parmi les partenaires publics de la commune, et dans tout le mouvement associatif insulaire. Et parmi les (très) nombreuses personnes qui m’ont saisi du problème et m’ont demandé de vous écrire, il ne s’en pas trouvé une seule pour ne pas considérer cette décision, non seulement comme une mesure particulièrement vexatoire à l’égard de Madame Nicoli, mais également comme un mauvais coup porté à la culture à Ajaccio.

J’ajoute que l’émotion est également très grande dans le monde combattant où Madame Nicoli jouit d’une grande affection, du fait de ses origines et du prestige national de sa famille.

Je devine l’objection que l’on pourrait m’opposer sur ce point ; et je veux préciser, sans l’écarter tout à fait, l’argument familial : ce n’est pas le sacrifice héroïque de son grand père qui pourrait, à lui seul, donner à sa petite fille des droits privilégiés au maintien dans un poste qu’elle ne mériterait pas ! Mais on peut très bien imaginer, à l’inverse, que si elle n’avait pas eu ce parcours personnel d’excellence et si Jean Nicoli avait reçu l’honneur du Panthéon (d’autres résistants héroïques comme Fred Scamaroni ou Danielle Casanova le méritent tout autant), la question du maintien dans ses fonctions de Madame Nicoli se serait posée en des termes très différents…

Mais, justement, Madame Nicoli a inscrit toute sa vie dans la grande tradition du service public, elle fait honneur à un patrimoine familial qui fait désormais partie de notre patrimoine commun ; mieux, elle lui donne un prolongement novateur dans la sphère culturelle par la qualité de son engagement professionnel.

Ce sont donc ses qualités propres, sa manière de servir, sa vie entière consacrée à la culture avec des résultats reconnus de tous, qui méritent la reconnaissance de sa hiérarchie. Mais on admettra que, dans ces conditions, un tel héritage familial puisse fournir une raison supplémentaire de ne pas l’évincer, à quatorze mois de la retraite (!) d’un poste où elle donne sa pleine mesure pour le plus grand profit de sa commune…

J’ai entendu, comme tout le monde, les explications embarrassées de Madame Guerrini et de Monsieur Rossini à la télévision. Ils n’ont convaincu personne du bien-fondé d’une décision incompréhensible et injustifiable ! Monsieur Rossini est allé jusqu’à affirmer que Madame Nicoli pourrait retrouver un poste à la mairie, mais pas nécessairement comme Directrice de la culture ! Autrement dit, ce serait la qualité de son activité professionnelle qui serait en cause ? On se pince ! Sur quels critères une telle appréciation pourrait-elle se fonder ? Et comment comprendre que, depuis bientôt quarante ans, aucun responsable hiérarchique ait jamais pu détecter une quelconque incompétence qui pourrait interdire à Madame Nicoli de poursuivre sa tâche ? Et comment expliquer que Madame Guerrini, au cours de la même émission, ait pu affirmer que, pour ce qui la concernait, elle travaillait très bien avec Madame Nicoli ? D’ailleurs, les explications fournies à la presse par la Direction municipale faisaient état d’une nouvelle politique d’économies financières et de la suppression de tous les détachements, non d’une prétendue chasse aux incompétences …

Une politique de recherche d’économies dans les dépenses de fonctionnement pourrait être vertueuse. Choisir de la mettre en œuvre sous cette forme, en décapitant un service essentiel au rayonnement de la capitale régionale, et en accablant injustement une grande dame de la culture qui fait honneur à sa cité, est tout à la fois moralement inacceptable et totalement contre-productif, eu égard aux objectifs que cette politique prétend se fixer.

Je vous demande, Monsieur le Député Maire, de tenir compte de ces observations qui sont celles de la raison, et de rapporter une décision humiliante pour Madame Nicoli , incompatible avec les valeurs dont vous vous réclamez et contraire aux intérêts d’Ajaccio. Non seulement, il faut rétablir Madame Nicoli dans sa dignité de Directrice, mais il faut mettre à profit la courte période qui lui reste à accomplir au service de la ville avant sa retraite, pour qu’elle puisse assurer la continuité du service public de la culture en préparant, avec vous, le recrutement d’un nouveau Directeur ou d’une nouvelle Directrice.

Ajaccio a besoin de tous les siens : je voudrais sincèrement que vous partagiez cette idée simple et je souhaite que vous ayez à cœur de rétablir une situation très pénible pour Madame Nicoli, et pour l’institution qu’elle a servie avec talent.

Je vous prie de croire, Monsieur le Député Maire, à ma considération très distinguée.



Paul Antoine Luciani Conseiller municipal

Ajaccio le 22 juin 2015

 

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Après le succès des manifestations du 9 avril et du 1er Mai, dans l’ensemble du pays, le gouvernement doit entendre le message fort qu’elles affirment : le refus de l’austérité et l’exigence d’une autre politique.

Le Parti Communiste Français combat cette politique pour faire renaître l’espoir dans la construction d’une alternative de gauche. C’est le sens des initiatives qu’il prend partout au plus près des réalités quotidiennes et des difficultés liées au chômage, à la cherté de la vie, à la pénurie de logements, à la réduction de la protection sociale et des moyens pour la santé, les retraites, les services publics, l’éducation et la culture. Au-delà des actions de solidarité, les militants et les élus communistes appellent ainsi à débattre de l’alternative, en s’adressant largement aux forces progressistes et aux citoyens qui ne se résignent pas à subir cette politique gouvernementale d’autant plus injuste qu’elle favorise l’insolente richesse de quelques gros actionnaires.

Les « Chantiers d’espoir » sont au cœur de cette démarche. Chaque étape du tour de France entamé par Pierre Laurent est ainsi l’occasion de dialoguer avec les femmes, les hommes, les jeunes en particulier, les acteurs du mouvement social et associatif autour des grands problèmes qui se posent à la société et débattre de l’avenir du pays pour sortir du libéralisme et de sa logique désastreuse.

Nous retrouvons celle-ci notamment dans le projet de collectivité unique et la mise en cause de la SNCM et de la continuité territoriale de service public. Alors que la Corse subit lourdement les effets de la crise, cette situation à l’approche des prochaines élections territoriales interpelle d’autant plus qu’elle anticipe la domination low cost.

Pierre Laurent secrétaire national du Parti Communiste Français sera en Corse dans ce cadre les 21 et 22 mai prochains.

 

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TROIS MOTIONS DEPOSEES PAR JOSETTE RISTERUCCI



SUPPRESSION DE POSTES BUGETAIRES A L’HOPITAL DE BASTIA

CONSIDERANT que l’accès aux soins pour tous est une priorité de santé publique,

CONSIDERANT que notre Assemblée a voté à l’unanimité le Projet Régional de Santé, CONSIDERANT que celui-ci a pour objectif de réduire les inégalités territoriales et régionales dans le domaine sanitaire et médico-social, CONSIDERANT que notre région est en attente d’infrastructures et de plateaux techniques modernes afin de réduire le taux de « fuite » sur le continent, CONSIDERANT que le Centre Hospitalier de Bastia voit son plan de modernisation reporté d’année en année depuis plus de 15 ans et que celui-ci aurait dû être terminé depuis longtemps au bénéfice des patients qu’il accueille quotidiennement, CONSIDERANT que le dossier présenté il y a deux ans en COPERMO (comité de performance et de modernisation) exige la suppression de 46 postes budgétaires alors que l’activité est en constante augmentation, CONSIDERANT que cette exigence, qui est un véritable chantage opposant les usagers au personnel hospitalier, ne repose sur aucune analyse objective,

L’ASSEMBLEE DE CORSE

DEMANDE à Monsieur le Directeur du Centre Hospitalier de BASTIA, à Monsieur le Directeur de l’Agence Régionale de la Santé de Corse, à Madame la Ministre de la Santé de revenir sur cette décision et de prendre en compte les réels besoins humains et moyens financiers pour l’Hôpital de BASTIA.



REMBOURSEMENT DES FRAIS ENGAGES POUR LA FORMATION DES STAGIARES AIDES SOIGNANTS

Motion examinée le 21 mai 2015 par la commission du développement social et culturel qui a émis un avis favorable.

CONSIDERANT la délibération N° 13/107 AC de l’Assemblée de Corse, du 6 Juin 2013, portant adoption des axes d’orientation des Assises de l’Emploi et de la Formation,

CONSIDERANT la délibération N° 14/087 AC de l’Assemblée de Corse, du 17 Juillet 2014, portant adoption du Schéma Régional des Formations Sanitaires et Sociales de Corse 2014/2019,

CONSIDERANT la délibération N°15/039 de l’Assemblée de Corse, du 13 Mars 2015, approuvant le financement des Instituts de Formation d’Aides-Soignants,

CONSIDERANT la délibération N° 15/069 AC de l’Assemblée de Corse, du 16 Avril 2015, approuvant la création d’un Institut de Formation d’Auxiliaires de Puériculture,

L’ASSEMBLEE DE CORSE

DEMANDE au Conseil Exécutif, de verser dans les meilleurs délais à l’Hôpital de Bastia, la somme nécessaire au remboursement des frais de formation des cinq stagiaires en cursus partiel à l’Institut de Formation d’Aides- Soignants.



MAINTIEN DU CONSEIL DE L’ORDRE DES INFIRMIERS

CONSIDERANT que le Conseil d’État avait enjoint le gouvernement à publier le décret édictant le code de déontologie des infirmiers,

CONSIDERANT que le conseil de l’ordre des infirmiers créé en 2006 qui a connu des difficultés de gestion et de communication, a depuis sa restructuration rempli pleinement ses missions,

CONSIDERANT que, comme toutes les professions paramédicales, les infirmiers sont en droit d’avoir une représentation ordinale de leur profession,



CONSIDERANT que l’ordre des infirmiers concerne l’ensemble de tous les salariés du secteur privé ou public, ainsi que les libéraux,

CONSIDERANT que ses objectifs et missions sont à dissocier de ceux des organisations syndicales des salariés, et qu’en Corse l’entente a toujours été exemplaire et non concurrentielle entre ces deux entités,

CONSIDERANT que les représentants du conseil de l’ordre des infirmiers siègent dans les instances importantes participant à l’élaboration de l’offre de soins en Corse, et que leur expertise est justifiée et nécessaire,

L’ASSEMBLEE DE CORSE

DEMANDE le maintien du Conseil de l’Ordre des Infirmiers, supprimé par l’amendement 517 dans le projet de loi de santé présenté par Madame la Ministre de la Santé.

 

MISE EN ŒUVRE D’UNE SUBDELEGATION POUR LA PARTIE DE SECTEUR PUBLIC DE DESSERTE MARITIME ABANDONNEE PAR LA SNCM INTERVENTION DE MICHEL STEFANI -

Je voudrais tout d’abord, par rapport à la recevabilité du rapport et les délais non respectés puisqu’il nous a été adressé, ne serait-ce qu’hier, lever un point d’ordre qui a son importance et qui peut nuire à la validité de la délibération que nous pourrions prendre aujourd’hui. Tout cela pour insister sur l’idée suivante : que la précipitation n’est peut-être pas aujourd’hui ce qu’il y a de mieux à faire dans ce dossier, étant entendu que nous sommes en attente d’une décision importante du Tribunal de commerce de Marseille, notamment sur l’attribution à un des candidats repreneurs qui semblerait être encore en course, puisqu’il est question de Baja Ferries, voire de Rocca Transports.

Cela étant, l’examen de ce rapport nous renvoie effectivement à l’examen de cette période depuis que la SNCM a été mise en redressement judiciaire en novembre 2014 et l’analyse que nous pouvons en retirer pour ce qui était au départ, faut-il le rappeler, présenté comme une simple formalité technique devant conduire à un abandon des amendes anti service public prononcées par la commission européenne.

Tout cela, aujourd’hui apparaît pour ce que c’est, c’est-à-dire une manœuvre hostile contre la compagnie, une manœuvre hostile même contre le service public de continuité territoriale et les principes mêmes de celle-ci, et je dirais que nous devrions, si on suit ce raisonnement, arriver au pire à un démantèlement de la compagnie, voire à une liquidation de celle-ci.

Donc vous dénoncez à juste raison, M. le Président de l’Exécutif, le comportement du gouvernement, faut-il y insister, qui est dans cette affaire quand même représentant de l’État actionnaire, qui par ses décisions vient aggraver celles qui sont prises par ailleurs par l’autre actionnaire, Véolia-Transdev, avec une caractéristique évidente dans cette attitude qui est la déloyauté.

Je rappelle que des engagements avaient été pris par le ministre des transports, M. CUVILLIER, avec les organisations syndicales en tenant compte de la délégation de service public et de la convention qui avait été attribuée aux deux délégataires (CMN et SNCM) en septembre 2014, prévoyant un renouvellement de la flotte et appuyée sur la mise en œuvre d’un plan de restructuration, qui a été d’ailleurs validé par les organisations syndicales, devant amener à une meilleure exploitation de la compagnie et une réponse plus adaptée aux besoins de service public tels qu’ils avaient été définis par les élus de l’Assemblée de Corse dans le cahier des charges de cette délégation de service public.

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REVISION DU PLAN REGIONAL EN FAVEUR DES ZONES D’ACTIVITE ET DE L’IMMOBILIER D’ENTREPRISES DE CORSE - INTERVENTION DE JOSETTE RISTERUCCI

Nous avons constaté : • l’abandon ou mise en sommeil de 4 projets enregistrés ayant fait l’objet d’un accompagnement financier par l’ADEC (notamment en phase de diagnostic), c’est à dire 20% des projets identifiés par l’ADEC qui ont été ou sont susceptibles d’être classés sans suite • la nécessité d’un positionnement de l’offre plus précise et mieux adaptée aux activités actuelles et prévisionnelles du tissu insulaire • des déséquilibres territoriaux en termes d’initiatives enregistrées

Avec pour conséquences : • une attractivité de la Corse et de ses espaces économiques trop faible • un manque de spécialisation des espaces dédiés, voire de spécification territoriale

La stratégie est donc parfois mal adaptée au contexte local. On peut mettre en évidence 4 lignes de fractures : • faiblesse de l’ingénierie de projet • un programme d’immobilier d’entreprise trop peu mobilisé • une stratégie d’intervention mal ajustée qui manque d’efficience • une stratégie de spécialisation des espaces trop ambitieuse

Dans ce rapport, vous nous faites un état des lieux de l’immobilier économique Corse. Il en ressort les points suivants :

• des infrastructures et des services de faibles qualités (offre d’immobilier d’entreprises restreinte, peu organisée et peu aménagée • absence de services mutualisés • pratique des prix parfois irrationnelle • une offre publique insuffisante et incomplète • une offre privée peu attractive et essentiellement à vocation commerciale • une demande non satisfaite et quasi exclusivement endogène

En conclusion, les espaces économiques sont à requalifier, et les filières constituées sont à conforter.

PREZA 2.0 : stratégie de soutien à l’immobilier économique 2014-2020 Il s’agit de créer un outil au service du développement, c’est à dire d’assurer le développement économique, la compétitivité et l’attractivité du territoire, de consolider le développement social, de préserver l’environnement, et in fine de faire rentrer dans les esprits la culture de « parc d’activités » Le PREZA 2.0 est une valeur ajoutée à construire.

C’est un dispositif à réajuster et à recentrer dans un cadre normatif (PADDUC), dans le cadre réglementaire (acte III de la décentralisation), dans le cadre stratégique et financier (PO FEDER 2014-2020, CPER 2014-2020, une stratégie de spécialisation intelligente)

Moyens de financement des projets : -PO FEDER 2014-2020 axes 2 et 3 quand les projets s’inscrivent dans les objectifs de la 3S (Smart Specialization Strategy, stratégie de spécialisation intelligente) -plateforme « CORSEFINANCEMENT »

Ingénierie de l’aide publique : ADEC Dans ce nouveau modèle, l’ADEC serait en mesure d’assurer une meilleure mise en œuvre du dispositif en réalisant des prestations pour des tiers (ingénierie, action d’animation, de sensibilisation…) tout en se faisant financer par le FEDER et en facturant « au réel » le coût interne de la prestation (calcul à estimer au cas par cas). L’ADEC sera soumise au code des marchés publics pour les prestations extérieures.

Phasage des projets • Phase diagnostic • Phase pré-opérationnelle • Phase travaux • Phase post-travaux (commercialisation)

Nous notons d’ailleurs beaucoup de mesures répétitives. Il faudrait mutualiser et réduire ces phases.

Conclusion générale: Ce rapport est très documenté avec :  une 1ère partie présentant une critique nourrie sur un état des lieux de l’immobilier économique en Corse et les difficultés rencontrées et  une 2ème partie qui tient compte des constats de la 1ère partie afin d’exposer un nouveau schéma opérationnel avec, en annexe, une présentation des mesures de soutien et des outils mobilisés, _ou à construire_, à court terme.

MAIS

 PREZA 2.0 est un catalogue de vœux pieux et de bonnes pratiques à mettre en place : une coquille vide à remplir  PREZA 20.0 repose sur l’utilisation financière de l’enveloppe FEDER et est calqué sur le système des appels à projets européens et des porteurs de projets  Calendrier serré (approbation session de mai pour une mise en route dès juin 2015

Question : dans le cas où l’ADEC ne pourrait pas compter sur le financement FEDER, où trouverait-elle les fonds ?

 

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DESIGNATION DES MEMBRES DE L’ASSEMBLEE DE CORSE POUR LE COMITE DE MASSIF - INTERVENTION DE VIVIANE BIANCARELLI

Les Comités de Massif ont été créés par la Loi Montagne de 1985 pour proposer un développement prenant en compte les spécificités des territoires montagneux : dépasser leurs handicaps naturels, (géologie, climat, relief accidenté), et protéger l’environnement face à l’urbanisation. Ces Comités ont pu commencer leurs travaux en 2002.

En Corse, le Massif montagneux a la particularité de recouvrir la majorité de l’île, avec 333 communes soumises à la Loi montagne (dont 71 également soumises à la Loi littoral).

ECHEC EN CORSE

L’impact des travaux du Comité de Massif de Corse est difficile à évaluer, mais le moins qu’on puisse dire est qu’il n’est pas très actif. La dernière réunion aurait eu lieu en 2006 ; en 2003 des dossiers ont été financés à hauteur de 241 463 euros ; et les crédits d’auto-développement versés par le FNADT - Fonds National d’Aménagement et de Développement du Territoire – à savoir 150 000 euros, ont été affectés aux foires rurales depuis 2009.

COMPARAISON CONTINENT

Sur le continent, les actions publiques et financements afférents sont nettement plus importants. Sans procéder à une liste exhaustive, à titre d’exemple, le Massif des Vosges a bénéficié de 70 millions d’euros pour la période 2007-2013 de la part de l’État, des Régions et Départements : pour la nouvelle programmation 2014-2020, le FEDER alloue 65 millions d’euros au seul Massif alpin.



SIMPLIFICATION DES POLITIQUES PUBLIQUES

Le Comité de Massif a vocation à coordonner les politiques publiques du territoire, et optimiser les sources de financement. Or, nous disposons dorénavant d’un plan Montagne issu du PADDUC, dont les trois axes d’action (repenser le maillage territorial, gérer durablement les ressources locales et repenser l’urbanisme rural) prennent déjà en compte les principes émis par la Loi Montagne de 1985. Le Comité de Massif pourra décider des actions à mettre en œuvre dans le cadre du Plan Montagne, et flécher les financements disponibles (FNADT, fonds d’auto développement, Primes d’Aménagement du Territoire, les Aides à Finalités Régionales, FEDER, FEADER …).

Ce Comité sera une chance pour agir sur le développement de notre île et appliquer un des grands principes du PADDUC : réduire le déséquilibre entre l’intérieur et le littoral. Il pourra poursuivre le soutien à l’agriculture de montagne, favoriser un développement touristique qui fait déjà la réputation de notre île, un tourisme écoresponsable et de haut niveau sportif (GR20), améliorer les infrastructures routières permettant le désenclavement des villages.

FILIERE BOIS

Le Comité de Massif pourra surtout donner corps à la structuration de la filière forêt bois, qui bénéficie aujourd’hui d’une mise en lumière importante. Depuis mars dernier a été mise en place « l’Équipe projet », composée des acteurs de la filière et coprésidée par la CTC et l’État. Les travaux en cours devront être finalisés en septembre et pourront déjà constituer un socle d’actions du Comité de Massif. Cette filière a un fort potentiel de développement, et à ce titre requiert un appui soutenu : il est important de hiérarchiser les actions, et de cesser les interventions publiques ponctuelles et inefficaces.

Le Comité de Massif devra coordonner les projets mis en œuvre, tout particulièrement la certification du bois de Corse sur l’exemple de Bois des Alpes. Le Comité du Massif Alpin a soutenu la mise en place de cette certification, qui permet d’utiliser les ressources locales et de conserver toute la valeur ajoutée dans le territoire des Alpes, en octroyant 10 millions d’euros à l’Association Bois des Alpes pour la période 2007-2013, et la même somme pour la nouvelle programmation 2014-2020. Nos ressources forestières étant de haute qualité, particulièrement le pin Lariciu, nous avons tout intérêt à soutenir une telle démarche, qui promet emplois, innovation, protection et valorisation des ressources locales, et mise en place de circuits-courts. Dans ce contexte économique difficile, le Comité de Massif de Corse pourra être un levier important et efficace de développement économique de l’intérieur de notre île à travers cette filière.

 

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COORDINATION DU SERVICE PUBLIC REGIONAL DE L’ORIENTATION - INTERVENTION DE JOSETTE RISTERUCCI

Monsieur le Président,

Ce dossier n’est qu’une simple convention d’application d’orientation nationale en matière de formation. Pour ceux qui ont assisté aux assises de l’emploi, pour tous ceux, et nous sommes nombreux, qui se sentent concernés par l’augmentation permanente du nombre de chômeurs en Corse, il paraît indispensable de simplifier l'accès aux informations, que l’accès à la formation ne soit pas le parcours du combattant.

Je ne reviendrai pas sur tous les éléments que j’ai déjà eu l'occasion d’exposer, ici et dans les instances régionales : difficultés pour trouver des lieux d’apprentissage, pour répondre aux besoins des entreprises et aux légitimes attentes du droit au travail pour tous, quand il y a plus de 23 000 chômeurs dans la région, sans compter les travailleurs pauvres, précaires, les attaques sur le code du travail par la loi Macron, etc...

Je parlais d’un dossier simple, mais sa présentation en commission a été l’occasion d’exprimer ma colère, car ce que nous, élus, travaillons, décidons, votons, n’est pas suivi d’effet.

Le problème de la mise en place de la gratuité de la formation d’aide-soignant et d’auxiliaire puéricultrice dans notre région est une décision qui était attendue et fortement appréciée par les stagiaires concernés.

Le manque de concertation, et je ne veux pas polémiquer sur ce thème, a conduit 5 stagiaires à payer leur formation. Certains ont d’ailleurs dû débourser jusqu’à 1000 euros... Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ??? Pour moi, ce sont 5 stagiaires de trop. J’éprouve une grande colère au regard de l’investissement montré pour ces dossiers de formation.

Je ne voterai donc pas ce dossier, et je sais, Monsieur le Président, que vous donnerez toutes les consignes afin de réparer au plus vite cette discrimination.

 

DECLARATION ET PROJET DE RESOLUTION - INTERVENTION DE ETIENNE BASTELICA

Monsieur le Président du Conseil exécutif, Monsieur le Président de l’Assemblée, Mes chers collègues,

Le Président du Conseil exécutif nous a proposé un texte que nous avons appelé ensuite « résolution » parce qu’il fallait impérativement lui donner ce nom pour qu’il puisse revenir devant notre assemblée. Ce n’était qu’une question de forme.

Pour le fond, bien entendu, nous avons déjà eu l’occasion de nous expliquer sur le thème qui fait, dans ce texte, l'essentiel. Et l'essentiel dans ce texte, qui, je le précise, n'est pas une habileté, puisque personne n’est trompé, personne n’est trahi, tout le monde sait lire, c’est le mot « amnistie ».

Nous avons dit clairement, et nous le dirons encore plus fort, que dans le cadre du débat qui nous anime aujourd’hui, il ne peut pas y avoir de gagnant, ni de perdant. C’est la première des choses.

La deuxième des choses, c'est que nous avons eu dans le passé trois amnisties déjà, qu'il y en aura un jour, je l’espère, avec la participation de tous, éventuellement une quatrième.

Le fondement de nos discussions à venir, c'est de savoir si nous allons être capables, si nous allons être courageux pour réfléchir avec la société corse tout entière à ce qui s’est passé et effectivement, essayer d'éviter les mêmes dérives.

Nous avons eu, en ce qui nous concerne, beaucoup de débats, nous avons discuté très longuement. Le texte qui est proposé, il faut le dire très fortement, parce que certains collègues vont s’empresser de dire le contraire, n’est pas une amnistie demandée au Gouvernement. Nous avons discuté en toute liberté, nous n’étions pas 5, nous n’étions pas 10, parfois nous étions 24 en commission. Tout le monde a pu venir et écouter.

Certains ont dit « le FLNC a déposé les armes ». Nous, nous disons « le FLNC a commencé un processus de démilitarisation ».

Est-ce que cela est important ? Oui ! Parce que les drames, les meurtres, les assassinats, les hommes et les femmes en prison, les familles qui sont dans des situations catastrophiques, c’est nocif pour la Corse.

Nous l’avons dit et nous le répétons, nous devons être capables de faire ensemble un grand pas en avant au niveau de la société corse, dans la discussion et la concorde. Il ne faut pas faire preuve de cécité, il faut regarder la réalité en face. La réalité en face, c’est qu’aujourd’hui, nous devons ensemble reconstruire ce qui peut l’être et les travaux de l’Assemblée n’ont rien à voir, bien entendu, avec le FLNC.

La démocratie aujourd’hui, c’est ce que nous faisons tous les jours. La démocratie, que cela nous plaise ou non, c’est ce que nous faisons avec le Gouvernement.

Comme je l’ai déclaré tout à l’heure à un journaliste, si une région française décide de rétablir la peine de mort, c’est parce que nous avons une Constitution, c’est parce que nous faisons partie d’un grand pays démocratique qu’au plus haut niveau de l’État, on s’opposera à cette décision.

Donc, il faut comprendre que de temps à autres, même si nous avons des discussions difficiles, ce n’est pas pour autant que la démocratie est en danger et qu’on ne veut pas nous écouter.

Nous avons eu, je l’ai dit tout à l’heure en réunion, des différences fortes fondamentales. Nous avons même aujourd’hui des camarades militants, élus, qui sont insultés parce qu’à un moment donné, ils n’ont pas voulu voter un texte qui leur a été présenté ; ce n’est pas comme cela qu’on avancera.

Nous le disons en toute sincérité et nous le disons en toute liberté, rien ne sert d’insulter des hommes et des femmes qui ne sont pas d’accord avec vous.

Ceci étant, en ce qui nous concerne, Monsieur le Président du Conseil exécutif, nous voterons ce texte que nous avons coécrit.

 

DECLARATION ET PROJET DE RESOLUTION - PAUL GIACOBBI

Déclaration modifiée à l'issue de la réunion de la Commission des compétences législatives et réglementaires.

Adoptée en session.

Après des décennies d’errance et de violence, la Corse s’est engagée sur le chemin de l’apaisement. L’Assemblée de Corse par ses délibérations unanimes ou largement majoritaires, y a grandement contribué.

Dans les domaines les plus divers, relatifs à la fiscalité, à la protection de la terre, par la lutte contre la spéculation, à la défense et la promotion de la langue corse, par une volonté d’œuvrer pour la coofficialisation, notre assemblée délibérante n’a cessé d’œuvrer pour la reconnaissance des spécificités de la Corse, fondées sur son identité. Dans ce cadre, et dans le même esprit, elle a voulu consacrer son pouvoir institutionnel à travers sa demande de création d’une collectivité unique, et de révision constitutionnelle, pour se voir reconnaître et concrétiser ses compétences d’adaptation législatives et règlementaires, aujourd’hui fictives. Ce faisant, notre Assemblée s’est affirmée comme matrice des évolutions indispensables à notre avenir.

Dans le même temps, le FLNC a engagé un processus de démilitarisation. Il s’y est tenu. Les attentats de nature politique ont cessé. Il faut transformer cette situation en paix durable. Il faut créer les conditions du développement économique, social et culturel. Il faut créer les conditions d’une véritable démocratisation de la vie politique insulaire.

Dans cet esprit, la collectivité territoriale de Corse, dans toutes ses composantes, Conseil Exécutif, Assemblée de Corse et Conseil Économique, Social et Culturel demandent solennellement au Président de la République et au Gouvernement de s’engager véritablement dans un dialogue démocratique sans tabou et sans surenchère pour que toutes les avancées réalisées ici trouvent une traduction réelle dans un temps acceptable.

Ce processus global doit inclure la mise en œuvre du rapprochement des détenus et la question de l’amnistie, à laquelle la collectivité territoriale de Corse est favorable sur le principe, étant entendu que les modalités et le périmètre de cette amnistie seront précisés dans le cadre du débat à venir. L’Assemblée de Corse proposera prochainement une délibération sur ce sujet.

Nous demandons aux plus hautes autorités de l’État de prendre la mesure de la situation nouvelle et de l’importance de cette volonté réaffirmée.

L’Assemblée de Corse approuve dans toute sa teneur la présente déclaration solennelle, l’adopte sous forme de résolution.

 

QUESTION ORALE POSEE PAR MICHEL STEFANI - SNCM et réponse de PAUL MARIE BARTOLI – CONSEILLER EXECUTIF

Monsieur le Président,

Le 7 avril, le tribunal administratif (TA) de Bastia a prononcé la résiliation de la DSP attribuée au groupement CMN SNCM sur délibération de l’Assemblée de Corse pour une durée de 10 ans. Cette décision qui prendra effet au 1er octobre 2016, au regard des événements politico juridiques qui s’enchainent, est une menace de plus pour les personnels des deux compagnies.

La SNCM a connu un plan social l’année dernière avant d’être placée en redressement judiciaire. Après s’être prononcés par référendum, les personnels ont accepté un plan de productivité incluant une réduction d’effectifs, en contreparties d’engagements sur des investissements navals répondant au contrat de DSP signé avec la CTC. Cependant le Gouvernement VALLS a brutalement renoncé à cette issue, la plus sérieuse en termes économiques et sociaux.

La lecture du jugement du TC de Marseille du 11 mai 2015 met en relief la machination mais aussi les raisons de la stopper sauf à vouloir le monopole low cost, de la compagnie italo suisse Corsica Ferries, en asphyxiant les délégataires sous pavillon français 1er registre. La SNCM et la CMN, opérateurs historiques avec ce pavillon, offrent un débouché aux jeunes des écoles de marine notamment celle de Bastia bénéficiaire de la taxe d’apprentissage de la SNCM. Près de 1000 emplois directs et induits sont concernés par l’avenir de ces compagnies menacées. Plus d’une centaine de sous-traitants et de fournisseurs travaillent en Corse pour la seule SNCM.

Au regard de ces enjeux la CTC ne peut, alors qu’elle est autorité délégante en la matière, se laisser dicter une conduite au détriment de l’emploi, des usagers, particuliers et professionnels, de la sécurité, de l’environnement et au final de la Corse.

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ALLOCUTION D’OUVERTURE DU PRESIDENT BUCCHINI

Mes chers collègues,

À titre de propos introductif, je souhaite revenir sur plusieurs sujets d’actualité.

L’entrevue avec Madame la Garde des Sceaux, d’abord. Conformément à ce qui avait été convenu, les présidents de l’Assemblée, du Conseil exécutif et des groupes politiques, accompagnés par des représentants des associations de défense des détenus et de la Ligue des droits de l’homme, ont été reçus mercredi 20 mai par Madame Christiane TAUBIRA au ministère de la Justice. Ces échanges se sont déroulés dans un état d’esprit constructif unanimement salué.

S’agissant de la question récurrente du rapprochement des détenus originaire de Corse, la Garde des Sceaux s’est montrée sensible aux conséquences individuelles pour les intéressés comme pour leurs familles, et elle a exigé de son cabinet qu’il apporte des réponses précises –et donc des solutions- aux cas non encore résolus.



Concernant la problématique de la loi d’amnistie, Madame TAUBIRA s’est montrée ouverte tout en nous rappelant, je pense à juste titre, qu’un tel sujet relèverait certainement du domaine du Premier ministre et sans doute du Président de la République lui-même. À cet égard, nous sommes saisis aujourd’hui de propositions de motions ou résolutions sur cette question éminemment sensible suppose, à mon sens, une réflexion commune à notre niveau visant à cerner le cadre des propositions que nous adresserions au gouvernement.

Le devenir de la SNCM, ensuite.

Le Tribunal de commerce de Marseille a mis en délibéré au 10 juin décision en ayant obtenu des précisions de la Commission de Bruxelles avec les exigences qu’elle pose ainsi que sur les offres déposées par les repreneurs, qui ont été affinées. Dans cette phase d’incertitudes, les personnels délégataires qui ont montré leur détermination à assurer la pérennité de l’exploitation, expriment unanimement leur vive inquiétude sur l’avenir même de la compagnie. Il appartient aux instances décisionnaires de faire preuve de la meilleure écoute pour garantir à la Corse la pérennité des emplois d’un service public de qualité

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Appel au Président de la République

Monsieur le Président de la République,

La crise grecque s'exacerbe de façon alarmante. Chaque jour qui passe peut, soit nous rapprocher d'un accord utile à toute l'Europe, soit d'une rupture dont personne ne peut prévoir les conséquences. L'intransigeance des principaux dirigeants européens peut nous conduire alors au bord de l'abîme. Il est aussi vital que pressant de sortir de ce piège. Le moment est crucial. La responsabilité de chaque acteur concerné est directement engagée. Il serait sordide -et au demeurant parfaitement vain- d'escompter une capitulation du gouvernement grec. La fidélité de celui-ci au mandat que lui a confié son peuple n'est pas un défaut mais un exemple à suivre. S'il refuse la compromission, il s'est, en revanche, montré prêt au compromis. Une solution à la fois digne et réaliste est donc à portée de la main. Le moment ultime est venu pour la concrétiser.

C'est dans ce contexte que nous vous lançons un appel solennel : la France ne peut, dans un tel moment, apparaître inerte sinon suiviste des puissants. Son message ne peut se réduire à un rappel docile des "règles" à respecter quand la maison brûle. D'autant que ces règles sont aujourd'hui massivement récusées par les peuples et reconnues contreproductives par nombre de leurs anciens protagonistes eux-mêmes.

Aujourd'hui, alors que la crise de confiance entre les citoyens et les institutions européennes est à son comble, c'est en se montrant capable d'entendre l'exigence de justice, de dignité et de souveraineté d'un peuple debout qu'un pays comme le nôtre sert la cause européenne bien comprise. A l'inverse, qui humilie la Grèce obère l'avenir de la construction européenne. Car le refus de l'austérité et l'aspiration démocratique sont aujourd'hui en Europe les attentes les plus partagées. C'est pourquoi nous attendons de vous, que vous preniez une initiative politique de nature à débloquer les négociations entre l'"Eurogroup" et les autorités grecques. Nous n'évoquerons pas ici les transformations profondes à promouvoir en Europe qui font débat entre nous. L'acte urgent que nous vous demandons d'accomplir est de refuser de participer à la stratégie d'isolement de la Grèce, concernant en particulier le chantage financier et la nature des "réformes" exigées du gouvernement et du Parlement de ce pays. Apportez un soutien explicite aux mesures saines prises par les autorités grecques telles que celles qui s'attaquent à la crise humanitaire en Grèce, ou qui permettent enfin de lutter contre l'évasion fiscale. Désolidarisez-vous en revanche nettement des exigences insoutenables de l'"Eurogroup" en matière de dérégulation du marché du travail, de révision du système des retraites ou de privatisations. Acceptez enfin le principe d'une renégociation de la dette grecque, dont une large part est notoirement illégitime.

Cette situation est sans précédent dans l'Union européenne. La France doit prendre la place qui est la sienne dans l'Histoire, celle-ci est aux côtés du peuple grec et de son gouvernement.

N'hésitez à faire circuler cet appel autour de vous. Il est aussi possible de le signer en ligne en cliquant sur le lien ci dessous: http://www.pcf.fr/72202

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