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Voci Aiaccini "U Bloggu di U ROSSU" Fédération de la Corse du Sud du PCF-Supplément officiel à la Voix d'Ajaccio

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M. André Chassaigne.

Je voudrais me faire le porte-parole d’élus de l’assemblée de Corse qui n’ont pas voté la collectivité unique. Car cette assemblée n’a pas adopté la réforme à l’unanimité. Son président lui-même, semble-t-il, n’y était pas favorable.

La question ne saurait être banalisée ! Il y va de la définition des compétences, du transfert des personnels, de la fiscalité régionale, du cadre budgétaire. Alors qu’il faudrait en mesurer les conséquences, toutes ces questions d’une extrême importance seront formalisées par des ordonnances du Gouvernement.

On sait bien que, dans le prolongement de ces dispositions, les EPCI devront fusionner à leur tour pour que leur nombre diminue à peu près de moitié. Privées de la clause de compétence générale, les communes verront elles aussi leur nombre se réduire. Bref, par répercussion, on va assister à une réorganisation très importante de l’architecture institutionnelle de la Corse. La collectivité unique concentrerait entre ses mains un budget de plus de 1,2 milliard d’euros et la gestion de près de 5 000 agents. Elle aurait un rôle décisif dans la vie économique. Ce n’est pas une petite affaire !

Pour notre part, donc, nous considérons qu’une telle décision devrait être soumise à référendum afin que les Corses puissent s’exprimer.

M. André Chassaigne député du Puy-de-Dôme (5e circonscription)

Président du groupe communiste à l’assemblée Nationale

 

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La CGT communique à U Rossu

L'Union départementale CGT DE Corse du sud vous appelle a participé au

Rassemblement à l'hôpital d' Ajaccio le Mardi 30 juillet à 9h

Le Conseil de surveillance se réunit pour décider del'adoption du partenariat public privé. Nous devons nous mobiliser pour soutenir les camarades de l' hôpital le secrétaire de l'union départementale CGT Jean-Michel Biond

 

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Objet : situation de Madame Marie-Jeanne Nicoli, Directrice de la culture et du patrimoine de la ville d’Ajaccio

Monsieur Laurent Marcangeli Député Maire d’Ajaccio

Dès que la nouvelle s’en est répandue, votre décision de mettre un terme au détachement de Madame Marie-Jeanne Nicoli, Directrice de la culture et du patrimoine de la ville d’Ajaccio, a créé une grande émotion parmi les personnels placés sous son autorité directe, mais également dans les médias, et dans le monde insulaire de la culture, bien au-delà des limites de la commune.

Le phénomène mérite une réflexion approfondie. Ajaccio dispose en effet d’une Directrice de haut niveau, très largement reconnue et respectée dans son milieu professionnel (elle est Chevalier des Arts et Lettres ), parmi les partenaires publics de la commune, et dans tout le mouvement associatif insulaire. Et parmi les (très) nombreuses personnes qui m’ont saisi du problème et m’ont demandé de vous écrire, il ne s’en pas trouvé une seule pour ne pas considérer cette décision, non seulement comme une mesure particulièrement vexatoire à l’égard de Madame Nicoli, mais également comme un mauvais coup porté à la culture à Ajaccio.

J’ajoute que l’émotion est également très grande dans le monde combattant où Madame Nicoli jouit d’une grande affection, du fait de ses origines et du prestige national de sa famille.

Je devine l’objection que l’on pourrait m’opposer sur ce point ; et je veux préciser, sans l’écarter tout à fait, l’argument familial : ce n’est pas le sacrifice héroïque de son grand père qui pourrait, à lui seul, donner à sa petite fille des droits privilégiés au maintien dans un poste qu’elle ne mériterait pas ! Mais on peut très bien imaginer, à l’inverse, que si elle n’avait pas eu ce parcours personnel d’excellence et si Jean Nicoli avait reçu l’honneur du Panthéon (d’autres résistants héroïques comme Fred Scamaroni ou Danielle Casanova le méritent tout autant), la question du maintien dans ses fonctions de Madame Nicoli se serait posée en des termes très différents…

Mais, justement, Madame Nicoli a inscrit toute sa vie dans la grande tradition du service public, elle fait honneur à un patrimoine familial qui fait désormais partie de notre patrimoine commun ; mieux, elle lui donne un prolongement novateur dans la sphère culturelle par la qualité de son engagement professionnel.

Ce sont donc ses qualités propres, sa manière de servir, sa vie entière consacrée à la culture avec des résultats reconnus de tous, qui méritent la reconnaissance de sa hiérarchie. Mais on admettra que, dans ces conditions, un tel héritage familial puisse fournir une raison supplémentaire de ne pas l’évincer, à quatorze mois de la retraite (!) d’un poste où elle donne sa pleine mesure pour le plus grand profit de sa commune…

J’ai entendu, comme tout le monde, les explications embarrassées de Madame Guerrini et de Monsieur Rossini à la télévision. Ils n’ont convaincu personne du bien-fondé d’une décision incompréhensible et injustifiable ! Monsieur Rossini est allé jusqu’à affirmer que Madame Nicoli pourrait retrouver un poste à la mairie, mais pas nécessairement comme Directrice de la culture ! Autrement dit, ce serait la qualité de son activité professionnelle qui serait en cause ? On se pince ! Sur quels critères une telle appréciation pourrait-elle se fonder ? Et comment comprendre que, depuis bientôt quarante ans, aucun responsable hiérarchique ait jamais pu détecter une quelconque incompétence qui pourrait interdire à Madame Nicoli de poursuivre sa tâche ? Et comment expliquer que Madame Guerrini, au cours de la même émission, ait pu affirmer que, pour ce qui la concernait, elle travaillait très bien avec Madame Nicoli ? D’ailleurs, les explications fournies à la presse par la Direction municipale faisaient état d’une nouvelle politique d’économies financières et de la suppression de tous les détachements, non d’une prétendue chasse aux incompétences …

Une politique de recherche d’économies dans les dépenses de fonctionnement pourrait être vertueuse. Choisir de la mettre en œuvre sous cette forme, en décapitant un service essentiel au rayonnement de la capitale régionale, et en accablant injustement une grande dame de la culture qui fait honneur à sa cité, est tout à la fois moralement inacceptable et totalement contre-productif, eu égard aux objectifs que cette politique prétend se fixer.

Je vous demande, Monsieur le Député Maire, de tenir compte de ces observations qui sont celles de la raison, et de rapporter une décision humiliante pour Madame Nicoli , incompatible avec les valeurs dont vous vous réclamez et contraire aux intérêts d’Ajaccio. Non seulement, il faut rétablir Madame Nicoli dans sa dignité de Directrice, mais il faut mettre à profit la courte période qui lui reste à accomplir au service de la ville avant sa retraite, pour qu’elle puisse assurer la continuité du service public de la culture en préparant, avec vous, le recrutement d’un nouveau Directeur ou d’une nouvelle Directrice.

Ajaccio a besoin de tous les siens : je voudrais sincèrement que vous partagiez cette idée simple et je souhaite que vous ayez à cœur de rétablir une situation très pénible pour Madame Nicoli, et pour l’institution qu’elle a servie avec talent.

Je vous prie de croire, Monsieur le Député Maire, à ma considération très distinguée.



Paul Antoine Luciani Conseiller municipal

Ajaccio le 22 juin 2015

 

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Après le succès des manifestations du 9 avril et du 1er Mai, dans l’ensemble du pays, le gouvernement doit entendre le message fort qu’elles affirment : le refus de l’austérité et l’exigence d’une autre politique.

Le Parti Communiste Français combat cette politique pour faire renaître l’espoir dans la construction d’une alternative de gauche. C’est le sens des initiatives qu’il prend partout au plus près des réalités quotidiennes et des difficultés liées au chômage, à la cherté de la vie, à la pénurie de logements, à la réduction de la protection sociale et des moyens pour la santé, les retraites, les services publics, l’éducation et la culture. Au-delà des actions de solidarité, les militants et les élus communistes appellent ainsi à débattre de l’alternative, en s’adressant largement aux forces progressistes et aux citoyens qui ne se résignent pas à subir cette politique gouvernementale d’autant plus injuste qu’elle favorise l’insolente richesse de quelques gros actionnaires.

Les « Chantiers d’espoir » sont au cœur de cette démarche. Chaque étape du tour de France entamé par Pierre Laurent est ainsi l’occasion de dialoguer avec les femmes, les hommes, les jeunes en particulier, les acteurs du mouvement social et associatif autour des grands problèmes qui se posent à la société et débattre de l’avenir du pays pour sortir du libéralisme et de sa logique désastreuse.

Nous retrouvons celle-ci notamment dans le projet de collectivité unique et la mise en cause de la SNCM et de la continuité territoriale de service public. Alors que la Corse subit lourdement les effets de la crise, cette situation à l’approche des prochaines élections territoriales interpelle d’autant plus qu’elle anticipe la domination low cost.

Pierre Laurent secrétaire national du Parti Communiste Français sera en Corse dans ce cadre les 21 et 22 mai prochains.

 

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TROIS MOTIONS DEPOSEES PAR JOSETTE RISTERUCCI



SUPPRESSION DE POSTES BUGETAIRES A L’HOPITAL DE BASTIA

CONSIDERANT que l’accès aux soins pour tous est une priorité de santé publique,

CONSIDERANT que notre Assemblée a voté à l’unanimité le Projet Régional de Santé, CONSIDERANT que celui-ci a pour objectif de réduire les inégalités territoriales et régionales dans le domaine sanitaire et médico-social, CONSIDERANT que notre région est en attente d’infrastructures et de plateaux techniques modernes afin de réduire le taux de « fuite » sur le continent, CONSIDERANT que le Centre Hospitalier de Bastia voit son plan de modernisation reporté d’année en année depuis plus de 15 ans et que celui-ci aurait dû être terminé depuis longtemps au bénéfice des patients qu’il accueille quotidiennement, CONSIDERANT que le dossier présenté il y a deux ans en COPERMO (comité de performance et de modernisation) exige la suppression de 46 postes budgétaires alors que l’activité est en constante augmentation, CONSIDERANT que cette exigence, qui est un véritable chantage opposant les usagers au personnel hospitalier, ne repose sur aucune analyse objective,

L’ASSEMBLEE DE CORSE

DEMANDE à Monsieur le Directeur du Centre Hospitalier de BASTIA, à Monsieur le Directeur de l’Agence Régionale de la Santé de Corse, à Madame la Ministre de la Santé de revenir sur cette décision et de prendre en compte les réels besoins humains et moyens financiers pour l’Hôpital de BASTIA.



REMBOURSEMENT DES FRAIS ENGAGES POUR LA FORMATION DES STAGIARES AIDES SOIGNANTS

Motion examinée le 21 mai 2015 par la commission du développement social et culturel qui a émis un avis favorable.

CONSIDERANT la délibération N° 13/107 AC de l’Assemblée de Corse, du 6 Juin 2013, portant adoption des axes d’orientation des Assises de l’Emploi et de la Formation,

CONSIDERANT la délibération N° 14/087 AC de l’Assemblée de Corse, du 17 Juillet 2014, portant adoption du Schéma Régional des Formations Sanitaires et Sociales de Corse 2014/2019,

CONSIDERANT la délibération N°15/039 de l’Assemblée de Corse, du 13 Mars 2015, approuvant le financement des Instituts de Formation d’Aides-Soignants,

CONSIDERANT la délibération N° 15/069 AC de l’Assemblée de Corse, du 16 Avril 2015, approuvant la création d’un Institut de Formation d’Auxiliaires de Puériculture,

L’ASSEMBLEE DE CORSE

DEMANDE au Conseil Exécutif, de verser dans les meilleurs délais à l’Hôpital de Bastia, la somme nécessaire au remboursement des frais de formation des cinq stagiaires en cursus partiel à l’Institut de Formation d’Aides- Soignants.



MAINTIEN DU CONSEIL DE L’ORDRE DES INFIRMIERS

CONSIDERANT que le Conseil d’État avait enjoint le gouvernement à publier le décret édictant le code de déontologie des infirmiers,

CONSIDERANT que le conseil de l’ordre des infirmiers créé en 2006 qui a connu des difficultés de gestion et de communication, a depuis sa restructuration rempli pleinement ses missions,

CONSIDERANT que, comme toutes les professions paramédicales, les infirmiers sont en droit d’avoir une représentation ordinale de leur profession,



CONSIDERANT que l’ordre des infirmiers concerne l’ensemble de tous les salariés du secteur privé ou public, ainsi que les libéraux,

CONSIDERANT que ses objectifs et missions sont à dissocier de ceux des organisations syndicales des salariés, et qu’en Corse l’entente a toujours été exemplaire et non concurrentielle entre ces deux entités,

CONSIDERANT que les représentants du conseil de l’ordre des infirmiers siègent dans les instances importantes participant à l’élaboration de l’offre de soins en Corse, et que leur expertise est justifiée et nécessaire,

L’ASSEMBLEE DE CORSE

DEMANDE le maintien du Conseil de l’Ordre des Infirmiers, supprimé par l’amendement 517 dans le projet de loi de santé présenté par Madame la Ministre de la Santé.

 

MISE EN ŒUVRE D’UNE SUBDELEGATION POUR LA PARTIE DE SECTEUR PUBLIC DE DESSERTE MARITIME ABANDONNEE PAR LA SNCM INTERVENTION DE MICHEL STEFANI -

Je voudrais tout d’abord, par rapport à la recevabilité du rapport et les délais non respectés puisqu’il nous a été adressé, ne serait-ce qu’hier, lever un point d’ordre qui a son importance et qui peut nuire à la validité de la délibération que nous pourrions prendre aujourd’hui. Tout cela pour insister sur l’idée suivante : que la précipitation n’est peut-être pas aujourd’hui ce qu’il y a de mieux à faire dans ce dossier, étant entendu que nous sommes en attente d’une décision importante du Tribunal de commerce de Marseille, notamment sur l’attribution à un des candidats repreneurs qui semblerait être encore en course, puisqu’il est question de Baja Ferries, voire de Rocca Transports.

Cela étant, l’examen de ce rapport nous renvoie effectivement à l’examen de cette période depuis que la SNCM a été mise en redressement judiciaire en novembre 2014 et l’analyse que nous pouvons en retirer pour ce qui était au départ, faut-il le rappeler, présenté comme une simple formalité technique devant conduire à un abandon des amendes anti service public prononcées par la commission européenne.

Tout cela, aujourd’hui apparaît pour ce que c’est, c’est-à-dire une manœuvre hostile contre la compagnie, une manœuvre hostile même contre le service public de continuité territoriale et les principes mêmes de celle-ci, et je dirais que nous devrions, si on suit ce raisonnement, arriver au pire à un démantèlement de la compagnie, voire à une liquidation de celle-ci.

Donc vous dénoncez à juste raison, M. le Président de l’Exécutif, le comportement du gouvernement, faut-il y insister, qui est dans cette affaire quand même représentant de l’État actionnaire, qui par ses décisions vient aggraver celles qui sont prises par ailleurs par l’autre actionnaire, Véolia-Transdev, avec une caractéristique évidente dans cette attitude qui est la déloyauté.

Je rappelle que des engagements avaient été pris par le ministre des transports, M. CUVILLIER, avec les organisations syndicales en tenant compte de la délégation de service public et de la convention qui avait été attribuée aux deux délégataires (CMN et SNCM) en septembre 2014, prévoyant un renouvellement de la flotte et appuyée sur la mise en œuvre d’un plan de restructuration, qui a été d’ailleurs validé par les organisations syndicales, devant amener à une meilleure exploitation de la compagnie et une réponse plus adaptée aux besoins de service public tels qu’ils avaient été définis par les élus de l’Assemblée de Corse dans le cahier des charges de cette délégation de service public.

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REVISION DU PLAN REGIONAL EN FAVEUR DES ZONES D’ACTIVITE ET DE L’IMMOBILIER D’ENTREPRISES DE CORSE - INTERVENTION DE JOSETTE RISTERUCCI

Nous avons constaté : • l’abandon ou mise en sommeil de 4 projets enregistrés ayant fait l’objet d’un accompagnement financier par l’ADEC (notamment en phase de diagnostic), c’est à dire 20% des projets identifiés par l’ADEC qui ont été ou sont susceptibles d’être classés sans suite • la nécessité d’un positionnement de l’offre plus précise et mieux adaptée aux activités actuelles et prévisionnelles du tissu insulaire • des déséquilibres territoriaux en termes d’initiatives enregistrées

Avec pour conséquences : • une attractivité de la Corse et de ses espaces économiques trop faible • un manque de spécialisation des espaces dédiés, voire de spécification territoriale

La stratégie est donc parfois mal adaptée au contexte local. On peut mettre en évidence 4 lignes de fractures : • faiblesse de l’ingénierie de projet • un programme d’immobilier d’entreprise trop peu mobilisé • une stratégie d’intervention mal ajustée qui manque d’efficience • une stratégie de spécialisation des espaces trop ambitieuse

Dans ce rapport, vous nous faites un état des lieux de l’immobilier économique Corse. Il en ressort les points suivants :

• des infrastructures et des services de faibles qualités (offre d’immobilier d’entreprises restreinte, peu organisée et peu aménagée • absence de services mutualisés • pratique des prix parfois irrationnelle • une offre publique insuffisante et incomplète • une offre privée peu attractive et essentiellement à vocation commerciale • une demande non satisfaite et quasi exclusivement endogène

En conclusion, les espaces économiques sont à requalifier, et les filières constituées sont à conforter.

PREZA 2.0 : stratégie de soutien à l’immobilier économique 2014-2020 Il s’agit de créer un outil au service du développement, c’est à dire d’assurer le développement économique, la compétitivité et l’attractivité du territoire, de consolider le développement social, de préserver l’environnement, et in fine de faire rentrer dans les esprits la culture de « parc d’activités » Le PREZA 2.0 est une valeur ajoutée à construire.

C’est un dispositif à réajuster et à recentrer dans un cadre normatif (PADDUC), dans le cadre réglementaire (acte III de la décentralisation), dans le cadre stratégique et financier (PO FEDER 2014-2020, CPER 2014-2020, une stratégie de spécialisation intelligente)

Moyens de financement des projets : -PO FEDER 2014-2020 axes 2 et 3 quand les projets s’inscrivent dans les objectifs de la 3S (Smart Specialization Strategy, stratégie de spécialisation intelligente) -plateforme « CORSEFINANCEMENT »

Ingénierie de l’aide publique : ADEC Dans ce nouveau modèle, l’ADEC serait en mesure d’assurer une meilleure mise en œuvre du dispositif en réalisant des prestations pour des tiers (ingénierie, action d’animation, de sensibilisation…) tout en se faisant financer par le FEDER et en facturant « au réel » le coût interne de la prestation (calcul à estimer au cas par cas). L’ADEC sera soumise au code des marchés publics pour les prestations extérieures.

Phasage des projets • Phase diagnostic • Phase pré-opérationnelle • Phase travaux • Phase post-travaux (commercialisation)

Nous notons d’ailleurs beaucoup de mesures répétitives. Il faudrait mutualiser et réduire ces phases.

Conclusion générale: Ce rapport est très documenté avec :  une 1ère partie présentant une critique nourrie sur un état des lieux de l’immobilier économique en Corse et les difficultés rencontrées et  une 2ème partie qui tient compte des constats de la 1ère partie afin d’exposer un nouveau schéma opérationnel avec, en annexe, une présentation des mesures de soutien et des outils mobilisés, _ou à construire_, à court terme.

MAIS

 PREZA 2.0 est un catalogue de vœux pieux et de bonnes pratiques à mettre en place : une coquille vide à remplir  PREZA 20.0 repose sur l’utilisation financière de l’enveloppe FEDER et est calqué sur le système des appels à projets européens et des porteurs de projets  Calendrier serré (approbation session de mai pour une mise en route dès juin 2015

Question : dans le cas où l’ADEC ne pourrait pas compter sur le financement FEDER, où trouverait-elle les fonds ?

 

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DESIGNATION DES MEMBRES DE L’ASSEMBLEE DE CORSE POUR LE COMITE DE MASSIF - INTERVENTION DE VIVIANE BIANCARELLI

Les Comités de Massif ont été créés par la Loi Montagne de 1985 pour proposer un développement prenant en compte les spécificités des territoires montagneux : dépasser leurs handicaps naturels, (géologie, climat, relief accidenté), et protéger l’environnement face à l’urbanisation. Ces Comités ont pu commencer leurs travaux en 2002.

En Corse, le Massif montagneux a la particularité de recouvrir la majorité de l’île, avec 333 communes soumises à la Loi montagne (dont 71 également soumises à la Loi littoral).

ECHEC EN CORSE

L’impact des travaux du Comité de Massif de Corse est difficile à évaluer, mais le moins qu’on puisse dire est qu’il n’est pas très actif. La dernière réunion aurait eu lieu en 2006 ; en 2003 des dossiers ont été financés à hauteur de 241 463 euros ; et les crédits d’auto-développement versés par le FNADT - Fonds National d’Aménagement et de Développement du Territoire – à savoir 150 000 euros, ont été affectés aux foires rurales depuis 2009.

COMPARAISON CONTINENT

Sur le continent, les actions publiques et financements afférents sont nettement plus importants. Sans procéder à une liste exhaustive, à titre d’exemple, le Massif des Vosges a bénéficié de 70 millions d’euros pour la période 2007-2013 de la part de l’État, des Régions et Départements : pour la nouvelle programmation 2014-2020, le FEDER alloue 65 millions d’euros au seul Massif alpin.



SIMPLIFICATION DES POLITIQUES PUBLIQUES

Le Comité de Massif a vocation à coordonner les politiques publiques du territoire, et optimiser les sources de financement. Or, nous disposons dorénavant d’un plan Montagne issu du PADDUC, dont les trois axes d’action (repenser le maillage territorial, gérer durablement les ressources locales et repenser l’urbanisme rural) prennent déjà en compte les principes émis par la Loi Montagne de 1985. Le Comité de Massif pourra décider des actions à mettre en œuvre dans le cadre du Plan Montagne, et flécher les financements disponibles (FNADT, fonds d’auto développement, Primes d’Aménagement du Territoire, les Aides à Finalités Régionales, FEDER, FEADER …).

Ce Comité sera une chance pour agir sur le développement de notre île et appliquer un des grands principes du PADDUC : réduire le déséquilibre entre l’intérieur et le littoral. Il pourra poursuivre le soutien à l’agriculture de montagne, favoriser un développement touristique qui fait déjà la réputation de notre île, un tourisme écoresponsable et de haut niveau sportif (GR20), améliorer les infrastructures routières permettant le désenclavement des villages.

FILIERE BOIS

Le Comité de Massif pourra surtout donner corps à la structuration de la filière forêt bois, qui bénéficie aujourd’hui d’une mise en lumière importante. Depuis mars dernier a été mise en place « l’Équipe projet », composée des acteurs de la filière et coprésidée par la CTC et l’État. Les travaux en cours devront être finalisés en septembre et pourront déjà constituer un socle d’actions du Comité de Massif. Cette filière a un fort potentiel de développement, et à ce titre requiert un appui soutenu : il est important de hiérarchiser les actions, et de cesser les interventions publiques ponctuelles et inefficaces.

Le Comité de Massif devra coordonner les projets mis en œuvre, tout particulièrement la certification du bois de Corse sur l’exemple de Bois des Alpes. Le Comité du Massif Alpin a soutenu la mise en place de cette certification, qui permet d’utiliser les ressources locales et de conserver toute la valeur ajoutée dans le territoire des Alpes, en octroyant 10 millions d’euros à l’Association Bois des Alpes pour la période 2007-2013, et la même somme pour la nouvelle programmation 2014-2020. Nos ressources forestières étant de haute qualité, particulièrement le pin Lariciu, nous avons tout intérêt à soutenir une telle démarche, qui promet emplois, innovation, protection et valorisation des ressources locales, et mise en place de circuits-courts. Dans ce contexte économique difficile, le Comité de Massif de Corse pourra être un levier important et efficace de développement économique de l’intérieur de notre île à travers cette filière.

 

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COORDINATION DU SERVICE PUBLIC REGIONAL DE L’ORIENTATION - INTERVENTION DE JOSETTE RISTERUCCI

Monsieur le Président,

Ce dossier n’est qu’une simple convention d’application d’orientation nationale en matière de formation. Pour ceux qui ont assisté aux assises de l’emploi, pour tous ceux, et nous sommes nombreux, qui se sentent concernés par l’augmentation permanente du nombre de chômeurs en Corse, il paraît indispensable de simplifier l'accès aux informations, que l’accès à la formation ne soit pas le parcours du combattant.

Je ne reviendrai pas sur tous les éléments que j’ai déjà eu l'occasion d’exposer, ici et dans les instances régionales : difficultés pour trouver des lieux d’apprentissage, pour répondre aux besoins des entreprises et aux légitimes attentes du droit au travail pour tous, quand il y a plus de 23 000 chômeurs dans la région, sans compter les travailleurs pauvres, précaires, les attaques sur le code du travail par la loi Macron, etc...

Je parlais d’un dossier simple, mais sa présentation en commission a été l’occasion d’exprimer ma colère, car ce que nous, élus, travaillons, décidons, votons, n’est pas suivi d’effet.

Le problème de la mise en place de la gratuité de la formation d’aide-soignant et d’auxiliaire puéricultrice dans notre région est une décision qui était attendue et fortement appréciée par les stagiaires concernés.

Le manque de concertation, et je ne veux pas polémiquer sur ce thème, a conduit 5 stagiaires à payer leur formation. Certains ont d’ailleurs dû débourser jusqu’à 1000 euros... Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ??? Pour moi, ce sont 5 stagiaires de trop. J’éprouve une grande colère au regard de l’investissement montré pour ces dossiers de formation.

Je ne voterai donc pas ce dossier, et je sais, Monsieur le Président, que vous donnerez toutes les consignes afin de réparer au plus vite cette discrimination.

 

DECLARATION ET PROJET DE RESOLUTION - INTERVENTION DE ETIENNE BASTELICA

Monsieur le Président du Conseil exécutif, Monsieur le Président de l’Assemblée, Mes chers collègues,

Le Président du Conseil exécutif nous a proposé un texte que nous avons appelé ensuite « résolution » parce qu’il fallait impérativement lui donner ce nom pour qu’il puisse revenir devant notre assemblée. Ce n’était qu’une question de forme.

Pour le fond, bien entendu, nous avons déjà eu l’occasion de nous expliquer sur le thème qui fait, dans ce texte, l'essentiel. Et l'essentiel dans ce texte, qui, je le précise, n'est pas une habileté, puisque personne n’est trompé, personne n’est trahi, tout le monde sait lire, c’est le mot « amnistie ».

Nous avons dit clairement, et nous le dirons encore plus fort, que dans le cadre du débat qui nous anime aujourd’hui, il ne peut pas y avoir de gagnant, ni de perdant. C’est la première des choses.

La deuxième des choses, c'est que nous avons eu dans le passé trois amnisties déjà, qu'il y en aura un jour, je l’espère, avec la participation de tous, éventuellement une quatrième.

Le fondement de nos discussions à venir, c'est de savoir si nous allons être capables, si nous allons être courageux pour réfléchir avec la société corse tout entière à ce qui s’est passé et effectivement, essayer d'éviter les mêmes dérives.

Nous avons eu, en ce qui nous concerne, beaucoup de débats, nous avons discuté très longuement. Le texte qui est proposé, il faut le dire très fortement, parce que certains collègues vont s’empresser de dire le contraire, n’est pas une amnistie demandée au Gouvernement. Nous avons discuté en toute liberté, nous n’étions pas 5, nous n’étions pas 10, parfois nous étions 24 en commission. Tout le monde a pu venir et écouter.

Certains ont dit « le FLNC a déposé les armes ». Nous, nous disons « le FLNC a commencé un processus de démilitarisation ».

Est-ce que cela est important ? Oui ! Parce que les drames, les meurtres, les assassinats, les hommes et les femmes en prison, les familles qui sont dans des situations catastrophiques, c’est nocif pour la Corse.

Nous l’avons dit et nous le répétons, nous devons être capables de faire ensemble un grand pas en avant au niveau de la société corse, dans la discussion et la concorde. Il ne faut pas faire preuve de cécité, il faut regarder la réalité en face. La réalité en face, c’est qu’aujourd’hui, nous devons ensemble reconstruire ce qui peut l’être et les travaux de l’Assemblée n’ont rien à voir, bien entendu, avec le FLNC.

La démocratie aujourd’hui, c’est ce que nous faisons tous les jours. La démocratie, que cela nous plaise ou non, c’est ce que nous faisons avec le Gouvernement.

Comme je l’ai déclaré tout à l’heure à un journaliste, si une région française décide de rétablir la peine de mort, c’est parce que nous avons une Constitution, c’est parce que nous faisons partie d’un grand pays démocratique qu’au plus haut niveau de l’État, on s’opposera à cette décision.

Donc, il faut comprendre que de temps à autres, même si nous avons des discussions difficiles, ce n’est pas pour autant que la démocratie est en danger et qu’on ne veut pas nous écouter.

Nous avons eu, je l’ai dit tout à l’heure en réunion, des différences fortes fondamentales. Nous avons même aujourd’hui des camarades militants, élus, qui sont insultés parce qu’à un moment donné, ils n’ont pas voulu voter un texte qui leur a été présenté ; ce n’est pas comme cela qu’on avancera.

Nous le disons en toute sincérité et nous le disons en toute liberté, rien ne sert d’insulter des hommes et des femmes qui ne sont pas d’accord avec vous.

Ceci étant, en ce qui nous concerne, Monsieur le Président du Conseil exécutif, nous voterons ce texte que nous avons coécrit.

 

DECLARATION ET PROJET DE RESOLUTION - PAUL GIACOBBI

Déclaration modifiée à l'issue de la réunion de la Commission des compétences législatives et réglementaires.

Adoptée en session.

Après des décennies d’errance et de violence, la Corse s’est engagée sur le chemin de l’apaisement. L’Assemblée de Corse par ses délibérations unanimes ou largement majoritaires, y a grandement contribué.

Dans les domaines les plus divers, relatifs à la fiscalité, à la protection de la terre, par la lutte contre la spéculation, à la défense et la promotion de la langue corse, par une volonté d’œuvrer pour la coofficialisation, notre assemblée délibérante n’a cessé d’œuvrer pour la reconnaissance des spécificités de la Corse, fondées sur son identité. Dans ce cadre, et dans le même esprit, elle a voulu consacrer son pouvoir institutionnel à travers sa demande de création d’une collectivité unique, et de révision constitutionnelle, pour se voir reconnaître et concrétiser ses compétences d’adaptation législatives et règlementaires, aujourd’hui fictives. Ce faisant, notre Assemblée s’est affirmée comme matrice des évolutions indispensables à notre avenir.

Dans le même temps, le FLNC a engagé un processus de démilitarisation. Il s’y est tenu. Les attentats de nature politique ont cessé. Il faut transformer cette situation en paix durable. Il faut créer les conditions du développement économique, social et culturel. Il faut créer les conditions d’une véritable démocratisation de la vie politique insulaire.

Dans cet esprit, la collectivité territoriale de Corse, dans toutes ses composantes, Conseil Exécutif, Assemblée de Corse et Conseil Économique, Social et Culturel demandent solennellement au Président de la République et au Gouvernement de s’engager véritablement dans un dialogue démocratique sans tabou et sans surenchère pour que toutes les avancées réalisées ici trouvent une traduction réelle dans un temps acceptable.

Ce processus global doit inclure la mise en œuvre du rapprochement des détenus et la question de l’amnistie, à laquelle la collectivité territoriale de Corse est favorable sur le principe, étant entendu que les modalités et le périmètre de cette amnistie seront précisés dans le cadre du débat à venir. L’Assemblée de Corse proposera prochainement une délibération sur ce sujet.

Nous demandons aux plus hautes autorités de l’État de prendre la mesure de la situation nouvelle et de l’importance de cette volonté réaffirmée.

L’Assemblée de Corse approuve dans toute sa teneur la présente déclaration solennelle, l’adopte sous forme de résolution.

 

QUESTION ORALE POSEE PAR MICHEL STEFANI - SNCM et réponse de PAUL MARIE BARTOLI – CONSEILLER EXECUTIF

Monsieur le Président,

Le 7 avril, le tribunal administratif (TA) de Bastia a prononcé la résiliation de la DSP attribuée au groupement CMN SNCM sur délibération de l’Assemblée de Corse pour une durée de 10 ans. Cette décision qui prendra effet au 1er octobre 2016, au regard des événements politico juridiques qui s’enchainent, est une menace de plus pour les personnels des deux compagnies.

La SNCM a connu un plan social l’année dernière avant d’être placée en redressement judiciaire. Après s’être prononcés par référendum, les personnels ont accepté un plan de productivité incluant une réduction d’effectifs, en contreparties d’engagements sur des investissements navals répondant au contrat de DSP signé avec la CTC. Cependant le Gouvernement VALLS a brutalement renoncé à cette issue, la plus sérieuse en termes économiques et sociaux.

La lecture du jugement du TC de Marseille du 11 mai 2015 met en relief la machination mais aussi les raisons de la stopper sauf à vouloir le monopole low cost, de la compagnie italo suisse Corsica Ferries, en asphyxiant les délégataires sous pavillon français 1er registre. La SNCM et la CMN, opérateurs historiques avec ce pavillon, offrent un débouché aux jeunes des écoles de marine notamment celle de Bastia bénéficiaire de la taxe d’apprentissage de la SNCM. Près de 1000 emplois directs et induits sont concernés par l’avenir de ces compagnies menacées. Plus d’une centaine de sous-traitants et de fournisseurs travaillent en Corse pour la seule SNCM.

Au regard de ces enjeux la CTC ne peut, alors qu’elle est autorité délégante en la matière, se laisser dicter une conduite au détriment de l’emploi, des usagers, particuliers et professionnels, de la sécurité, de l’environnement et au final de la Corse.

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ALLOCUTION D’OUVERTURE DU PRESIDENT BUCCHINI

Mes chers collègues,

À titre de propos introductif, je souhaite revenir sur plusieurs sujets d’actualité.

L’entrevue avec Madame la Garde des Sceaux, d’abord. Conformément à ce qui avait été convenu, les présidents de l’Assemblée, du Conseil exécutif et des groupes politiques, accompagnés par des représentants des associations de défense des détenus et de la Ligue des droits de l’homme, ont été reçus mercredi 20 mai par Madame Christiane TAUBIRA au ministère de la Justice. Ces échanges se sont déroulés dans un état d’esprit constructif unanimement salué.

S’agissant de la question récurrente du rapprochement des détenus originaire de Corse, la Garde des Sceaux s’est montrée sensible aux conséquences individuelles pour les intéressés comme pour leurs familles, et elle a exigé de son cabinet qu’il apporte des réponses précises –et donc des solutions- aux cas non encore résolus.



Concernant la problématique de la loi d’amnistie, Madame TAUBIRA s’est montrée ouverte tout en nous rappelant, je pense à juste titre, qu’un tel sujet relèverait certainement du domaine du Premier ministre et sans doute du Président de la République lui-même. À cet égard, nous sommes saisis aujourd’hui de propositions de motions ou résolutions sur cette question éminemment sensible suppose, à mon sens, une réflexion commune à notre niveau visant à cerner le cadre des propositions que nous adresserions au gouvernement.

Le devenir de la SNCM, ensuite.

Le Tribunal de commerce de Marseille a mis en délibéré au 10 juin décision en ayant obtenu des précisions de la Commission de Bruxelles avec les exigences qu’elle pose ainsi que sur les offres déposées par les repreneurs, qui ont été affinées. Dans cette phase d’incertitudes, les personnels délégataires qui ont montré leur détermination à assurer la pérennité de l’exploitation, expriment unanimement leur vive inquiétude sur l’avenir même de la compagnie. Il appartient aux instances décisionnaires de faire preuve de la meilleure écoute pour garantir à la Corse la pérennité des emplois d’un service public de qualité

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Appel au Président de la République

Monsieur le Président de la République,

La crise grecque s'exacerbe de façon alarmante. Chaque jour qui passe peut, soit nous rapprocher d'un accord utile à toute l'Europe, soit d'une rupture dont personne ne peut prévoir les conséquences. L'intransigeance des principaux dirigeants européens peut nous conduire alors au bord de l'abîme. Il est aussi vital que pressant de sortir de ce piège. Le moment est crucial. La responsabilité de chaque acteur concerné est directement engagée. Il serait sordide -et au demeurant parfaitement vain- d'escompter une capitulation du gouvernement grec. La fidélité de celui-ci au mandat que lui a confié son peuple n'est pas un défaut mais un exemple à suivre. S'il refuse la compromission, il s'est, en revanche, montré prêt au compromis. Une solution à la fois digne et réaliste est donc à portée de la main. Le moment ultime est venu pour la concrétiser.

C'est dans ce contexte que nous vous lançons un appel solennel : la France ne peut, dans un tel moment, apparaître inerte sinon suiviste des puissants. Son message ne peut se réduire à un rappel docile des "règles" à respecter quand la maison brûle. D'autant que ces règles sont aujourd'hui massivement récusées par les peuples et reconnues contreproductives par nombre de leurs anciens protagonistes eux-mêmes.

Aujourd'hui, alors que la crise de confiance entre les citoyens et les institutions européennes est à son comble, c'est en se montrant capable d'entendre l'exigence de justice, de dignité et de souveraineté d'un peuple debout qu'un pays comme le nôtre sert la cause européenne bien comprise. A l'inverse, qui humilie la Grèce obère l'avenir de la construction européenne. Car le refus de l'austérité et l'aspiration démocratique sont aujourd'hui en Europe les attentes les plus partagées. C'est pourquoi nous attendons de vous, que vous preniez une initiative politique de nature à débloquer les négociations entre l'"Eurogroup" et les autorités grecques. Nous n'évoquerons pas ici les transformations profondes à promouvoir en Europe qui font débat entre nous. L'acte urgent que nous vous demandons d'accomplir est de refuser de participer à la stratégie d'isolement de la Grèce, concernant en particulier le chantage financier et la nature des "réformes" exigées du gouvernement et du Parlement de ce pays. Apportez un soutien explicite aux mesures saines prises par les autorités grecques telles que celles qui s'attaquent à la crise humanitaire en Grèce, ou qui permettent enfin de lutter contre l'évasion fiscale. Désolidarisez-vous en revanche nettement des exigences insoutenables de l'"Eurogroup" en matière de dérégulation du marché du travail, de révision du système des retraites ou de privatisations. Acceptez enfin le principe d'une renégociation de la dette grecque, dont une large part est notoirement illégitime.

Cette situation est sans précédent dans l'Union européenne. La France doit prendre la place qui est la sienne dans l'Histoire, celle-ci est aux côtés du peuple grec et de son gouvernement.

N'hésitez à faire circuler cet appel autour de vous. Il est aussi possible de le signer en ligne en cliquant sur le lien ci dessous: http://www.pcf.fr/72202

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CFC.jpgSuite à la rencontre que j’ai eue avec les organisations syndicales de retraités vendredi 29 mai à Ajaccio, Patrick Maurel USR CGT 2A a adressé un compte rendu à la presse après l’avoir fait circuler plusieurs jours durant notamment aux adhérents CGT.'' La virulence du propos par certains côtés méprisant peut paraître surprenant mais pour inconvenant qu’il soit, il ne doit pas empêcher de réfléchir. C’est le sens de ma réponse. '' Il m’a semblé juste, à l’occasion de cet échange, de ne pas distinguer la problématique de la tarification, incluant bien sur la revendication présentée, du cadre imposé par l’autorité délégante à l’exploitant à travers la convention de délégation de service public.

J’ai souligné certains aspects positifs du service public rendu à l’ensemble des usagers - un million transportés l’an dernier pour 1 million de Km train effectués - et la place désormais occupée par les CFC dans la vie quotidienne des Corses. Ce résultat correspondant aux objectifs d’aménagement, de désenclavement du territoire, de dé-saturation du réseau routier et de protection de l’environnement. Je voulais montrer que l’intérêt de l’investissement public et l’affirmation de l’engagement de la CTC en faveur du transport ferroviaire étaient ainsi confortés quand dans d’autres domaines l’austérité entraine des révisions conséquentes voire drastiques.

Ce n’était pas « une belle explication » juste un ensemble de données pour une prise en compte objective d’une réalité incontournable dès lors que la question du bon fonctionnement des CFC n’est pas écartée de la réflexion. En effet, l’équilibre financier de la SA-EML s’opère sur les recettes voyageurs avec un prix de vente moyen du kilomètre en 2014 de 11,72 cts. Ainsi le président des CFC est à la fois responsable devant le Conseil d’administration de la SA-EML et la CTC autorité délégante. Cela est aussi valable devant les 265 cheminots. Des obligations en découlent notamment celle de ne pas engager cette entreprise publique dans des décisions hasardeuses et dommageables. M’adressant à des syndicalistes, il me semblait tout autant pertinent de faire état du climat social dans l’entreprise et des différents accords intervenus soulignant à mon sens le rôle moteur que peut avoir une entreprise publique en termes de progrès social.

J’ai indiqué qu’un travail était en cours sur la grille tarifaire celle-ci comportera, je le confirme ici, une disposition pour les personnes de 60 ans et plus ouvrant à une réduction de 50 % sur le réseau sauf sur les suburbains ou le montant serait ramené à 1 euro sur une section soit un niveau de perception trop faible.

La comparaison ayant été faite avec la gratuité accordée aux étudiants, j’ai précisé que cette mesure, destinée à réduire la précarité étudiante et l’usage des véhicules trop souvent mortel, était compensée par la CTC. Pour avoir une idée, les CFC ont délivré en 2014 14 500 titres de transports séniors qui ont généré une recette de 70 000 euros. Le reste à charge pour la SA EML est par conséquent de 70 000 euros.

Cela étant, le subtil distinguo fait entre l’élu « politique » et le « président » frappé de « gestionite aigue » n’a de sens que pour affirmer, non sans arrière pensée, que je serais insensible à la souffrance des personnes en difficulté. De ce point de vue, par honnêteté, il eut été conforme de relater mes propos sur la casse du service public dans le transport aérien et maritime ou sur l’urgence sociale au regard des interventions et des votes du groupe communiste et citoyen du Front de gauche ceux-ci incluant la bataille pour la retraite à 60 ans.

Voila pourquoi, contrairement à la sentence prononcée en conclusion de ce compte rendu, je n’ai aucunement besoin d’être « ramené à la dure réalité sociale de notre île » que je côtoie depuis mes premiers engagements militants à la CGT et au Parti communiste en 1979.

 

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1. Vous n'êtes plus premier adjoint au maire depuis plus d'un an. Votre regard sur votre rôle dans l'opposition ?

Avant de devenir premier adjoint au maire en 2001 (et de le rester durant 13 ans), j'ai été 17 ans opposant, de 1983 à 2000. J'ai eu le temps de prendre toute la mesure de ces rôles symétriques. La particularité, peu commune, de ma situation d'opposant aujourd'hui, c'est justement cette double expérience. Elle me donne un atout et m'affecte d'un handicap. L'atout, c'est ma mémoire des deux périodes précédentes ; le handicap, c'est le regard soupçonneux de la nouvelle direction municipale. Elle rêve de rupture avec la gestion antérieure, mais elle redoute (sans l'avouer) sa propre inexpérience. Elle a, par conséquent, beaucoup de mal à reconnaître clairement la nécessité de continuer les grands projets que nous avons lancés : lors de la dernière séance du conseil municipal, notre politique d'investissement public qui reste, à l'évidence, d'intérêt général, a été définie par l'actuel premier adjoint comme un simple "affichage" c'est à dire, en clair, comme une tromperie !

2. Simon Renucci a recueilli plus de 12 000 voix en 2014 avant de perdre de plus de 4 000 voix un an plus tard. Selon vous, qu'ont sanctionné les Ajacciens ?

Le bilan ou la bataille de Simon Renucci pour faire reconnaître la fraude ? La cause principale de nos échecs en 2014 et en 2015, ne réside ni dans l'insuffisance de notre bilan ni dans la bataille contre la fraude. Ces deux aspects ont reçu une validation, soit par le suffrage universel, soit par la justice administrative. La cause structurelle de nos échecs est à rechercher dans la division de nos forces et dans l'ambiguïté de nos alliances de second tour.

3. L'ancien maire n'a pas ménagé ses efforts sur le plan juridique, parvenant même à faire annuler la première élection. Une enquête au pénal est d'ailleurs toujours en cours. Pourquoi n'en a-t-il pas profité pour être réélu ? N'avez-vous pas le sentiment de vous être trompé de combat ?

Comment une enquête inaboutie peut-elle avoir une influence quelconque sur le comportement de l'électorat ? Et même si la procédure pénale avait conduit à mettre en cause nos adversaires, rien ne dit que leurs électeurs se seraient détournés d'eux et qu'ils auraient voté pour nous ! Pour ce qui me concerne, je n'ai jamais compté que sur nos capacités à convaincre les Ajacciens de choisir par eux-mêmes notre projet urbain

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Juin 2015 - La Corse se souviendra

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D’André GIUSTI et Jules MONDOLONI



Le 17 juin 1943, à la « Brasserie nouvelle », l’actuel 50 cours Napoléon, devaient se réunir, clandestinement, des responsables de la Résistance. L’occupant, qui en a été informé, y envoie l’O.V.R.A., sa police politique, pour les appréhender. Une fusillade nourrie s’ensuit où tombèrent deux patriotes : André GIUSTI et Jules MONDOLONI.



Ajaccio est en état de siège. L’écho de la fusillade retentit dans toute l’île et impulse à la Résistance un nouvel élan qui mènera, quelques semaines plus tard, à l’insurrection libératrice du 9 septembre 1943, faisant de la Corse, « le premier morceau libéré de la France », selon les termes du Général De GAULLE.



Par delà l’hommage rendu à ces deux héros, la Corse reconnaissante honore tous ceux qui au péril de leur vie, en la sacrifiant parfois, ont refusé l’annexion par l’Italie fasciste et lutté pour la liberté, la démocratie, la paix.


  • Le 16 juin 2015 à partir de 10 heures, aura lieu la cérémonie en hommage à André GIUSTI au cimetière de Sainte Marie Siché,
  • Le 17 juin 2015 à 10 heures 30, aura lieu la cérémonie en hommage à Jules MONDOLONI au monument de la résistance à Petreto.
  • Le 17 juin 2015 à 19 heures, aura lieu la cérémonie en hommage à André GIUSTI et Jules MONDOLONI, devant la plaque qui perpétue le sacrifice de ces deux héros de la Résistance à hauteur du 50, cours Napoléon à Ajaccio.
  • Le 18 juin 2015 à 19 heures, aura lieu la commémoration de l’appel du Général de GAULLE sur les ondes de la BBC le 18 juin 1940, Monument aux morts, place Charles de GAULLE.


Le Comité de la Corse du Sud de l’Association Nationale Des Anciens Combattants et Amis de la Résistance (A.N.A.C.R 2A) appelle la population, toutes générations confondues, à participer à ces commémorations et à rendre hommage aux héros et martyrs de la Résistance afin de ne pas les oublier.

La Présidente, Jacqueline WROBLEWSKI-ARRII

 

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Suite à un courrier expédié par l'intersyndicale CGT, STC,FSU, FGR FP, UNIR CGC, ANR, FO, CFTC, UNSA, CFDT, nous avons rencontré le 29 mai à 11h Mr Michel Stéfani en tant que Président des CFC.

Nous avons tout d'abord remercié le Président de nous recevoir, ce qui pour nous changeait de ce que nous avions l'habitude de connaître, c'est à dire porte close. Nous lui avons tout de même rappelé que Jacky Rossi au nom de l'ensemble des syndicats et associations de retraités avait écrit à Mr Bartoli directeur des CFC il y a quelques mois et qu'il n'avait jamais répondu à notre demande. Au delà des civilités nous sommes rentrés dans le vif du sujet, après avoir fait un historique de notre revendication pour: je rappelle la création d'une carte avec photo pour les retraités résidants en Corse, pour 50 % de réduction sur les transports ferroviaires, et la gratuité sur la partie train interurbain sur Ajaccio et Bastia. Nous lui avons aussi rappelé qu'actuellement les personnes à partir de 60ans bénéficiaient de 50% de réduction, mais il fallait le demander au guichet et le justifier, d’où notre demande d'une carte retraités résidents sur laquelle nous avons toujours été d'accord sur le principe que chaque demandeur participe au coût de la réalisation de la carte à hauteur maximum de 5€.

En Réponse à nos revendications, le Président de la CFC nous à fait une belle explication sur le fonctionnement des CFC en Corse, sur la création de la nouvelle société d'économie mixte, du nombre de passagers transportés, des accords passés avec les salariés dans le cadre de leur nouveau statut, des investissement lourds à venir pour moderniser le réseau et le rendre plus efficient. Par rapport à notre revendication compte tenu du contexte économique difficile, des difficultés et des investissements à venir, le Président nous a informé qu'une nouvelle grille des tarifs allaient être mises en place très prochainement. Elle ne prévoyait rien pour les retraités, la seule "embellie", c'est qu'à partir de 65 ans en tant que sénior, on bénéficierait de 50% de réduction, et que pour l'interurbain le montant fixé serait de 1 € par section, sur Ajaccio et Bastia il y a deux arrêts ou sections cela couterait donc 2 euros donc pas question pour lui de gratuité comme nous le demandons. A une question posée sur la gratuité pour les étudiants il nous a informé qu'il y avait une compensation financière de la CTC.

il ne pouvait donc pas répondre à nos revendications sans compensation financière de la CTC.

Nous lui avons rappelé qu'il y avait 75 000 retraités en Corse et que 50% était au minimum vieillesse(800€) et 25% en dessous de ce seuil, et que sa réponse ne nous satisfaisait pas du tout, d'autant plus que par rapport au tarif actuel nous régressions puisque nous passerons de 60 ans à 65 ans ce qui pour nous était une aberration. De plus comme nous nous battons pour la retraite à 60ans et pour la prise en compte de la pénibilité dans le travail pour partir avant les 60 ans, un grande majorité de retraités ne serait pas concernée par ce nouveau tarif, c’est inadmissible.

Malgré nos diverses interventions et nos marques de désaccord, le Président nous a informé qu'il se doutait de notre réponse, qu'il allait voir, mais cela sans grande conviction. Nous avons eu à faire à un gestionnaire et non à un politique, ce qui est relativement désarmant quand on connait la situation sociale des Corses.

Nous lui avons proposé une dernière fois la réduction de 50% à tous les retraités pour les transports en trains y compris le périurbain, et que nous étions prêt à le revoir pour une discussion sur des avancées. Pour nous organisations syndicales de retraités notre affirmation a été très forte à savoir qu'avant toute forme de gestion aiguë purement comptable, la priorité c'était l'humain en souffrance et en difficulté au quotidien et pour cela, la Corse faisait partie des 1eres régions pauvres de France avec en plus le lourd handicap de l'insularité.

Nous allons réfléchir maintenant à des actions de terrains dès la rentrée septembre pour faire comprendre à nos élus la dure réalité sociale de notre île. Il nous semble que malgré les affirmations, la situation économique et sociale de l’île est loin de leurs préoccupations.

Les retraités unis et solidaires, conscients que leurs revendications sont légitimes, continueront à revendiquer sans relâche avec des actions qu'ils décideront ensemble.

Pour l'intersyndicale des retraités. Patrick Maurel

 

PAROLE VIVE

Notre association vous propose en clôture de la saison 2014-2015, les 9, 11 et 12 juin prochain, sa dernière édition de PAROLE VIVE, sur le thème :



"Vivre ensemble avec nos différences".

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Mardi 9 juin, 18H30, Studio Cinéma

Un homme est passé (U.S.A. 1955 - Durée 1H21 mn)

Réalisé par John Sturges

Scénario de Millard Kaufman D’après l’œuvre de Howard Breslin

Musique d’André Previn

Avec Spencer Tracy, Robert Rayan, Lee Marvin, Ernest Borgnine,Walter Brennan, Anne Francis…

Prix : 6 et 4 €

Jeudi 11 juin, 18H30, Bibliothèque centrale, rue Favalelli

Quel humanisme partageable entre Islam et Occident ?

Conférence – débat par Abdennour Bidar

Normalien, agrégé et docteur en philosophie, il a enseigné plusieurs années avant d'être chargé de mission au ministère de l'Education nationale. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont L'islam sans soumission, Playdoyer pour la fraternité,Lettre ouverte au monde musulman, chez Albin Michel et Histoire de l’humanisme en Occident, chez Armand Colin Abdennour Bidar a également repris l'émission Cultures d'islam créée par Abdelwahab Meddeb sur France Culture

 

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- Pourquoi conduirez-vous une liste à la territoriale ?

Vous tenez pour acquis ce qui n’est pas décidé. Sachez tout d’abord que je n’ai pas encore pris de décision; au demeurant, il ne m’appartient pas de m’autoproclamer : la désignation de celui qui conduira la liste du Front de gauche ne peut être que démocratique. D’autre-part - et c’est ce qui compte avant tout - nous entreprendrons bientôt un vaste travail collectif autour du projet politique à proposer aux électeurs.

-Il se dit de plus en plus, l’intéressée ne dément pas, qu’ Emmanuelle de Gentili partirait de son côté (notamment avec Jean-Charles Orsucci). Trois listes de gauche, ça commence à faire beaucoup…

Je n’ai pas pour habitude de commenter les rumeurs politiques. J’ignore si les personnalités que vous citez ont l’intention ou la capacité de rassembler autour d’elles pour faire valoir leur spécificité. Quoiqu’il en soit, je vous rappelle qu’il y avait quatre listes de gauche au premier tour des dernières territoriales. Et c’est au second tour que l’union s’était réalisée. Et cela n’est pas choquant, car, s’il y a plusieurs sensibilités à gauche, chacune a le droit d’exprimer ses propres idées ; c’est le jeu normal de la démocratie. Le pluralisme est inséparable de la démocratie !

- A six mois de l’échéance, diriez-vous que la gauche dans son ensemble est en meilleure santé politique électorale que la droite ?

Au plan national, on constate que la gauche est en difficulté. Cela peut paraître inhérent à tout exercice du pouvoir dans un contexte compliqué ; mais, fondamentalement, les orientations du gouvernement, relayant les directives austéritaires imposées par la Commission européenne, déçoivent les couches populaires qui l’ont porté au pouvoir : ce sentiment est perceptible dans les quartiers, dans les entreprises, parmi les jeunes, les retraités, les salariés…. Il est certain que l’échec du pouvoir socialiste sur la question cruciale de l’emploi, en particulier, démobilise le « peuple de gauche ». Il faut briser la chape de plomb idéologique qui empêche tout changement de politique. Le danger populiste nous guette si nous n’avons pas le courage de mettre en place une alternative. En Corse, pour la Gauche, les derniers résultats électoraux ont été plutôt décevants, avec, en particulier les défaites aux municipales à Bastia et Ajaccio. Si l’on ne change pas de cap, les difficultés pour la gauche risquent de s’accroître. Car les Corses attendent des réponses aux problèmes qui les préoccupent, l’emploi, le logement, l’éducation, la santé, les transports… Au sein de la gauche insulaire, si nous avons des divergences, celles-ci ne sont pas rédhibitoires et nous devons évidemment travailler ensemble, à partir de nos valeurs, de ce qui nous différencie des tenants du libéralisme économique et du conservatisme social, pour faire avancer la Corse sur la voie du progrès. Ce n’est pas en s’alignant sur les dogmes libéraux qu’on permettra l’émancipation sociale et qu’on relèvera les défis écologiques, mais en remplaçant un système capitaliste en crise par un nouveau mode de développement économique, social et écologique ! À notre niveau, nous voulons contribuer à réorienter la gauche. Enfin, en Corse, je crois que la majorité pourra fièrement défendre son bilan ; qu’il s’agisse du logement, de l’économie sociale et solidaire, de l’université, de l’énergie, de l‘environnement, elle a obtenu des résultats avérés ; l’Assemblée a arrêté un schéma routier comme il n’en avait jamais existé auparavant, nous avons dynamisé les Chemins de fer, créé l’office foncier ; et surtout réussi à réaliser le Plan d’aménagement et de développement durable de la Corse, document déterminant pour l’avenir de l’Île.

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