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Voci Aiaccini "U Bloggu di U ROSSU" Fédération de la Corse du Sud du PCF - Supplément officiel à la Voix d'Ajaccio - Information des communistes, progressistes, citoyens d'Ajaccio et de la Corse du Sud - Luttes ouvrières-Élections- Interventions de nos élus-Élections-Soutien au FRONT de GAUCHE pour les Présidentielles et les Législatives 2012 -

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Nos objectifs politiques pour les élections législatives des 10 et 17 juin

L'élection de François Hollande à la présidence de la République ouvre une nouvelle période politique et représente un espoir. A l'annonce du résultat, c'est un soulagement : la fin d'une tension qui était devenue insupportable, après cinq années dont il ne faudra jamais oublier – pour ne pas avoir à le revivre - combien elles furent, pour notre pays et notre peuple, pour l'image de la France dans le monde, une période des plus sombres.

Par sa brutalité, son mépris, par la dureté des coups portés au monde du travail, par des régressions sociales et démocratiques d'un niveau rarement atteint dans l'histoire de notre République, par un véritable acharnement à diviser, à blesser, à stigmatiser, par un climat de haine et de suspicion qui a si durement mis à mal nos belles valeurs républicaines, par un abaissement moral dont l'entre deux tour de l'élection présidentielle a donné une ultime et sidérante illustration, le Sarkozysme a défiguré notre pays. Sans la moindre condition, il fallait s'en débarrasser.

En prolongeant et en amplifiant la dynamique du Front de gauche à l'élection présidentielle, nous engageons la bataille des législatives avec une belle ambition : une progression de notre influence, franchir une nouvelle étape dans la marche en avant du Front de gauche, avec la réélection de nos sortants et des conquêtes assurant un groupe parlementaire renforcé dont aura besoin toute la gauche.

Pour les législatives, nous proposons une campagne nationale du Front de gauche avec une coordination nationale de la campagne, du matériel national en compléments des outils de communication élaborés à l'échelle des circonscriptions.

De la composition de la future majorité de gauche à l'Assemblée nationale dépendra la qualité des lois qui y seront votées. Tout au long de sa campagne, François Hollande n'a cessé de répéter qu'il ne changera pas son programme. Mais le nouveau président est aujourd'hui face à un désir de vrai changement progressiste. Il devra en tenir compte d'une manière ou d'une autre.

Un groupe du Front de gauche largement renforcé, en lien avec les mobilisations populaires, les luttes, les assemblées citoyennes, sera un atout déterminant. Nous visons la réélection de tous les sortants communistes, apparentés, PG et FASE, et l'augmentation de ce nombre en plaçant le candidat Front de gauche en tête de la gauche dans plusieurs dizaines de circonscriptions. Dans certaines de ces circonscriptions où le danger de triangulaire menace la gauche, nous faisons la proposition de conduire le combat au nom de toute la gauche.

Concernant le danger FN aux prochaines législatives, nous sommes en discussion avec le PS et les Verts à propos d'une quarantaine de circonscriptions où le risque est réel d'une élimination de la gauche au premier tour. Nous serions souvent dans ces circonscriptions devant un choix tragique entre le candidat de droite et celui de la droite extrême. Nous cherchons donc à aboutir à un accord au cours de ce week-end. Nous avons la responsabilité commune de ne pas priver l'électorat de gauche de la présence d'un candidat de l'une des formations de gauche. Au cours de l'élection présidentielle, nous nous sommes sentis bien seuls dans ce combat contre le FN. C'est pourquoi, en faisant respecter la place de chaque formation, nous sommes prêts bien évidemment à prendre toutes nos responsabilités. Nos valeurs et nos combats nous placent en première ligne de cet affrontement.

Concernant Jean-Luc Mélenchon, notre candidat commun à l'élection présidentielle, sa présence dans la bataille des législatives participera à la dynamique politique et collective. Plusieurs possibilités ont été examinées, en relation à nos fédérations. C'est le cas de Hénin-Beaumont où la gauche a rassemblé 60% des voix le 6 mai, une gauche qui a besoin de faire du neuf, mais où la présence de Marine Le Pen et de sa propagande, relayée un peu trop complaisamment encore, prétend s'approprier le vote ouvrier. Consultés par le secrétaire national du Parti, Pierre Laurent, les camarades de la circonscription et notre candidat Hervé Poly estiment que cette candidature permettrait de relever le défi pour la gauche dans le cadre d'une campagne où les questions sociales seront très présentes.

Nous sommes candidats à faire réussir la gauche, donc à dire ce que nous croyons juste et ce qui ne va pas, à le dire avec les citoyennes et les citoyens, car la gauche ne saurait gouverner sans le peuple. Prenez le pouvoir, c’est d’autant plus d’actualité que Sarkozy est parti.

Notre engagement lors de l'élection présidentielle a été clair et il a été entendu : nous ne participerons pas à un gouvernement qui n'aurait pas sur sa feuille de route une rupture avec les politiques d'austérité, une alternative de progrès aux logiques inscrites dans le nouveau traité budgétaire européen qui conduisent à l'échec. Le nouveau traité n'est pas seulement une impasse tragique pour l'Union européenne, il est aussi une camisole de force qui ne permettrait pas la mise en œuvre d'une véritable politique de gauche à l'échelle de notre pays.

Sitôt passé le deuxième tour des élections législatives, nous aurons tout de suite à évaluer la nouvelle situation politique et les nouveaux rapports de forces politiques, à évaluer aussi de l'évolution des choses autour du traité budgétaire européen, à décider de notre positionnement et de nos initiatives dans ce contexte ; nous aurons également à répondre à la question d’une éventuelle participation au nouveau gouvernement que François Hollande et le premier ministre composeront au lendemain des élections législatives.

Nous avons décidé, vous le savez, lors du dernier Conseil National, de consulter les communistes et d’organiser sur cette question une Conférence Nationale ; il est évident que cette consultation devra se tenir dans des délais très rapides, au tout début de la semaine qui suivra le deuxième tour .

Le processus pourrait donc être le suivant : le Conseil National se réunira dès le lundi 18 juin au matin, de 9h30 à 13heures : il discutera et adoptera en fin de matinée une courte résolution précisant notre orientation et les premières initiatives de notre parti dans la situation politique nouvelle : cette résolution comportera une proposition précise sur la question de la participation de notre parti au gouvernement.

Cette résolution adoptée sera envoyée aux fédérations dès 13heures : les fédérations organiseront sur leur territoire, le lundi 18 et le mardi 19, des assemblées générales de communistes et des conseils départementaux pour en discuter.

La conférence Nationale se réunira le mercredi 20 de 10h à 16h 30, et pourrait être suivie d’un meeting militant.

le 11 Mai 2012

 

INVITATION

Dans le cadre de la préparation des élections législatives, le Front de gauche et le Parti communiste organisent une



REUNION PUBLIQUE

MERCREDI 16 MAI 2012 à AJACCIO à 18H30 au PALAIS DES CONGRES



Cette réunion débat sera animée par les candidats

Paul Antoine Luciani et Maria Guidicelli,

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Dominique Bucchini et Viviane Biancarelli

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Elle sera précédée par la projection du film reportage réalisé par Enrico Porsia, journaliste indépendant:

"MICCA NATI PA ESSE DUMATI"

qui retrace la lutte des Indignés d'Air France



VENEZ NOMBREUX

 

LOGO.jpg La fédération de Corse du sud du Parti Communiste Français remercie les électeurs qui, en Corse du sud, ont apporté leur contribution à l'élection de François HOLLANDE. Le rassemblement sur sa candidature pour infliger la défaite à N. SARKOZY ouvre un nouvel espoir en France, en Europe, en Corse.

La gauche doit répondre aux urgences sociales et prendre sans tarder des mesures pour les salaires, l'emploi, la relance du pouvoir d'achat et la renégociation du traîté européen.

Le pcf, avec le Front de gauche, poursuit sa dynamique dans la bataille des élections législatives dont va dépendre la possibilité de concrétiser le changement.

Les communistes de Corse du sud soutiennent les candidats du Front de gauche - Paul Antoine LUCIANI, Maria GUIDICELLI, D. BUCCHINI et V. BIANCARELLI - et poursuivent la mobilisation autour du programme 'l'Humain d'abord".

le secrétaire départemental Maxime NORDEE

 

Contre la concurrence déloyale

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DECLARATION de Michel STEFANI

Le banc et l’arrière banc du patronat local « rassemblé » s’est offert une pleine page du Corse Matin pour fustiger les marins « corporatistes ». Comme chacun sait le corporatisme est antinomique au rassemblement. Côté patronal donc le corporatisme n’existe pas, seul l’intérêt général prévaut à tel point que les détournements de réfaction de TVA, la vie chère, les bas salaires, les plus bas de France, la pénurie de logements sociaux, l’emploi illégal de main d’œuvre étrangère ont disparu et avec eux la pauvreté et la précarité … Récemment la fédération du BTP se plaignait de la concurrence qui s’exerçait au détriment des entreprises insulaires et bien les mêmes aujourd’hui ne supportent pas que les marins, des derniers armements sous pavillon national premier registre, s’inquiètent de leur avenir face à la concurrence déloyale reconnue des low costs en général et de Corsica Ferries France en particulier. Il y aurait beaucoup à dire notamment à propos des taxes portuaires et aéroportuaires de la taxe sur les transports que ces compagnies low costs n’acquittent pas, des tarifs à la tête du client pour écrémer le trafic fret l’hiver et le trafic passager l’été au détriment des compagnies délégataires de service public entre la Corse et le continent au départ de Marseille. Ou sont les preneurs d’otages, quand on y ajoute l’allégement de charges sociales et fiscales, les abattements de toutes sortes qui participent de l’enrichissement de quelques uns ? En Sardaigne où la même logique de casse a atteint son but la compagnie, sœur jumelle de la CMN et de la SNCM, a été liquidée et avec elle la régulation nécessaire. Dans le mois suivant les tarifs ont augmenté de 150 à 170 %. Certains recommandent la nécessaire adaptation à la logique libérale de la concurrence entre les hommes et les territoires mais force est de reconnaître que du côté des marins depuis l’ouverture à la concurrence en 2002 cela s’est traduit par deux plans sociaux, près de 900 postes supprimés, une privatisation pour la seule SNCM. Aujourd’hui, suite au recours des dirigeants de la Corsica Ferries France, la Cours administrative d’appel de Marseille réclame une réduction des services mettant en cause les 2 ferries Casanova et Bonaparte et les 600 à 800 postes qui y sont affectés. Voila pourquoi plutôt que de jeter l’huile sur le feu en stigmatisant de prétendus « intérêts marseillais » ces éminents responsables de l’économie insulaire seraient bien inspirés de contribuer à la recherche d’une issue en agissant contre la concurrence déloyale non contre le droit de grève.

 

A l'initiative de l'ANACR 2A se tient la cérémonie à la mémoire de D. Casanova, ce 10 Mai à 18h devant la plaque à son nom ( près de la citadelle).

Biographie due au site resitance corse asso danielle_casanova.jpg Danielle est née le 9 janvier 1909 à Ajaccio Ses parents étaient instituteurs,ils élevèrent leurs 5 enfants. Après l’école primaire, le cours secondaire..Munie de ses bacs obtenus au Luc dans le Var, elle continue ses études au lycée Longchamp à Marseille en qualité de boursière. Après 3 semaines d’hypokhâgne, elle quitte Marseille. Elle part à Paris chez son frère journaliste pour faire dentaire. En novembre 1927, une fois inscrite en dentaire de la rue Garancière, , elle adhère avec enthousiasme à l’Union Fédérale des Etudiants (U.F.E), elle a 18 ans. Devenue responsable de la section dentaire de l’U.F.E, elle collaborait au journal et le vendait à la criée .C’est pendant ses classes militantes qu’elle rencontre Laurent Casanova avec lequel elle va se marier le 12 décembre 1933. En 1928 elle adhère au Mouvement de la Jeunesse Communiste. En février 1934 élue membre d’une nouvelle direction des Jeunesses Communistes puis Secrétaire générale du Comité mondial des femmes contre la guerre et le fascisme, elle participe activement au journal « Jeunes Filles de France ». En juillet 39, les dernières vacances dans la maison familiale à Piana

Pendant la guerre

C’est pendant la drôle de guerre qu’elle passe dans la clandestinité avec quelques « fidèles » du mouvement.. Consciente des risques encourus, elle adapte son organisation aux conditions de la vie illégale. Elle s’occupe de l’édition clandestine de l’Avant-Garde et d’autres publications, assure la liaison entre la direction illégale du PC et les intellectuels influents. Quelques jours avant l’arrivée des Allemands à Paris Danielle quitte la capitale avec Georgette Cadras-Laffitte. sauvant ainsi les archives du parti et rentre dès juillet à Paris . En octobre 41 avec l’aide de Josette Cothias, elle édite une « Humanité des femmes » Fin janvier 41 Danielle lance le n° 1 du bulletin « le trait d’union des familles de P.G » qui paraîtra jusqu’en 1944. Danielle est au cœur du mouvement de protestation contre l’occupant et la politique de Vichy. La direction du PC l’avait également chargée de rassembler les intellectuels patriotes, nouvelles activités qui la conduiront directement à l’arrestation. Danielle a été arrêtée le lendemain de sa rencontre avec Josette Cothias près du Pont Mirabeau le 15 février 1942, victime d’un « coup de filet » préparé de longue date. Elle reste au Dépôt de la Préfecture de Police jusqu’au 23 mars. Elle y a retrouvé des amies : Maï Politzer, M.C Vaillant-Couturier. Le 23 mars elles quittent le Dépôt pour la prison de la Santé. Elles y resteront 5 mois ½ souffrant de la faim et de la présence de la mort. Le 9 juin 1942 les femmes sont emmenées rue des Saussaies pour interrogatoire par la « Gestapo Incarcérée à Romainville elle devient la rédactrice en chef du « Patriote de Romainville rédigé par des patriotes de toutes opinions écrit et recopié à la main. Le 21 janvier 1943, presqu’un an après son arrestation, Danielle est déportée. Le convoi arrive à Auschwitz-Birkenau , elles sont 230. C’est le convoi des otages, des veuves, convoi-symbole des femmes de la résistance, elles avaient entre 17 et 69ans. 119 communistes ou proches du parti 12 appartenaient à des réseaux gaullistes, 51 arrêtées pour actes de résistance. A leur arrivée au camp le jour se lève à peine, sous l’œil médusé des SS les Françaises passent la porte du camp en chantant à tue-tête. La dentiste en fonction venait de mourir du typhus Danielle la remplace. Elle se trouve ainsi dans une situation exceptionnelle, elle distribue à ses camarades les plus démunies nourriture et lainages, et des médicaments volés. Elle a presque immédiatement établi le contact avec l’organisation clandestine. Et grâce à la complicité de Malhova (interprète slovaque) et la communiste Gerda Schneider elle trouve la filière internationale de la résistance.. Début mai 1943 des tracts dénonçant l’horreur d’Auschwitz circulent en France. Danielle connaît le block 26 où sont parquées ses camarades. Elle y va le soir soigner les malades console encourage. Les camarades meurent les unes après les autres .vaincues par le typhus.( Sur les 49 rescapées du convoi seules 3 réussirent à échapper au typhus Le 1er mai 1943 prise d’une violente fièvre, elle ne reconnaissait personne. Puis la fièvre est retombée, signe fatal. Le 9 mai 1943 Danielle n’est plus, elle est tombée sans avoir jamais cessé de croire dans la vie nouvelle.

 

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P_Laur.jpg Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, et Isabelle Pasquet, sénatrice des Bouches-du-Rhône, ont reçu ce matin à Paris une délégation de marins des ports de France et de représentants de la Fédération nationale des syndicats maritimes. Alertés sur les menaces qui pèsent sur l'emploi, les droits sociaux et les conditions de travail des marins, Pierre Laurent et Isabelle Pasquet ont confirmé la détermination du PCF et de ses parlementaires à agir avec le Front de gauche pour mettre à l'ordre du jour de la prochaine Assemblée nationale la proposition de loi déposée par le groupe Communiste, républicain et citoyen, le 22 mars dernier au Sénat, visant à imposer le pavillon français de premier registre à toutes les compagnies françaises et communautaires, basées en France, qui opèrent dans les secteurs de navigation exclus du Registre international français (RIF).

Pierre Laurent et Isabelle Pasquet se sont engagés ont rappelé que le PCF interpelle l'ensemble des formations de gauche pour qu'elles s'engagent sur cette proposition et qu'elles l'inscrivent au rang des premières priorités d'une majorité de gauche à l'Assemblée nationale. Il en va de l'avenir des ports français et de leurs salariés, de l'avenir de la filière française du transport maritime.

Parti communiste français, Paris, le 4 mai 2012.

 

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Chers amis,

Non, non, non, pas d'excuse !!! Que ce soit pour fêter votre victoire ou bien pour vous consoler de votre défaite, venez tous participer aux belles journées de PAROLE VIVE, organisées par notre association les 9, 10 et 11 mai prochain et dont vous trouverez le programme ci-dessous.

Bien cordialement et Vmerci de votre soutien, Virginie Cervoni Locatelli

Mercredi 9 mai 18H30, Théâtre Municipal

« Notre mémoire traumatique est-elle notre identité ? »

Conférence - débat avec Boris CYRULNIK, neuropsychiatre, psychanalyste, éthologue, écrivain…

La condition première de notre identité, c’est la mémoire, qui relie les uns aux autres tous les moments de notre expérience vécue.

Or, lorsque la mémoire est perturbée de multiples façons à la suite d’un traumatisme et présente par exemple des réminiscences intrusives envahissant la conscience, ou au contraire des formes diverses d’amnésie, qu’advient-il de notre identité ?

La mémoire traumatique contribue-t-elle à notre identité ? Sommes-nous dans ce cas condamnés à rester figés dans cette mémoire ou bien pouvons-nous faire autre chose de nos blessures ?




Jeudi 10 mai *10H30, Théâtre Municipal

« Le chemin des écoliers »

Remise des recueils de poèmes créés par les élèves des classes de CE2 et de CM1 de l’École primaire Jeanne d’Arc et ceux des classes de CM1 de l’École élémentaire Modeste Venturi.

Ces recueils ont été réalisés durant le Printemps des Poètes, à l’occasion d’ateliers d’écriture animés par Virginie Cervoni, Maguy Rossignol et Raoul Locatelli

*18H30, Bibliothèque Municipale

« Ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre »

Lecture en poésie et en chanson par les amis de Parole Vive : Béatrice Castoriano, Virginie Cervoni, Franck Dzikowski, Anne-Lise Herrera, Raoul Locatelli, Ivia Medori, Claire Sala-Angeli, Paul-Gérard Savelli, Olivier Van der Beken

Ce titre, délibérément parodique et malicieux, évoquera à chacun « Mon rêve familier », le célèbre poème de Verlaine. Mais il en dit long aussi sur l’entre-deux où la vie nous mène souvent ou bien où nous nous jetons même parfois pour ne pas avoir à assumer ce que nous sommes : celui-ci ou celui-là ? Une vie à chercher l’autre pour se trouver soi-même…

Roulez, roulez…notes et mots et déroulez le paysage du rêve, de la nostalgie, de la colère ou de la joie.

Vendredi 11 mai 18H30, Théâtre Municipal (salle PRELÀ)

« Une identité ou des identités ? »

Conférence-débat avec Barbara Cassin et Ali Benmakhlouf, philosophes

Pour Ali Benmaklhouf, l’identité n’est pas permanence ou inertie. Ce sont les lentes transformations de soi, parfois insensibles, qui nous font croire que nous ne changeons pas, que nous sommes toujours les mêmes.

Le corollaire de ce point est que nous n’avons pas un accès immédiat à soi-même. L’identité est toujours attribuée, c’est un « il » qui parle d’un « je ».

Il y a l’identité personnelle, mais il y a aussi l’identité collective. Certains se plaisent à parler « d’identité nationale » comme si cette notion allait de soi. Ils y associent un critère d’identité culturelle, oubliant par là les échanges, les influences, les emprunts qui donnent lieu à une composition complexe.

C’est de l’identité collective que repartira Barbara Cassin, car elle aussi se construit et n’a rien de « naturel ». Elle prendra l’exemple d’une construction récente : celle du « peuple arc-en-ciel » en Afrique du Sud, qui s’est fabriqué après l’apartheid au moyen, en particulier, d’un dispositif de parole très précis et très intelligent : la Commission Vérité et réconciliation, dont le but a été de fournir non pas la Vérité avec un grand V, mais « assez de vérité pour » fabriquer un passé commun, et une nouvelle identité.

On pourra réfléchir à partir de là au rapport entre langue et nation (l’Afrique du Sud a onze « langues nationales »), et à la manière dont un individu se construit en se rapportant à sa ou à ses langues langues : qu’est ce qu’une langue maternelle, qu’est ce qu’une langue nationale, comment se rapporter à « plus d’une langue », qu’apporte l’expérience de la traduction et de ses difficultés ? Bref, comment s’articulent dans une identité, personnelle et collective, les paradoxes du singulier et de l’universel

Vendredi 11 mai 21H00 Théâtre Municipal

Théophile Minuit

Version symphonique Création chanson avec chœur et orchestre

Orchestre Musica Suprana, Midnight Quartet et musiciens invités

Chorales Corse Joie et du Collège Vinciguerra, et choristes invités

Artistes invités : Patrizia Poli, Jean-Claude Paolini

Création lumière : Tamara Herbaut



Avec ses chansons en forme de vertiges, son piano nourri de pop symphonique et de cabaret expressionniste, Théophile Minuit est sur une planète totalement émotionnelle. Pour ce concert unique, il propose aux musiciens classiques – tout comme aux choristes - des partitions inventives et déroutantes. Chacun se positionne sur le maillage d’une fête étrange et annoncée…Un univers tout à la fois onirique, tourmenté et joyeux.

« C’est troublant, envoûtant, surprenant… Ce qui marque ce sont surtout les envolées mélodiques d’un authentique auteur-compositeur, la consistance des arrangements, la souplesse d’une voix qui n’a peur de rien. On ne se lassera pas de répéter l’originalité et les grandes qualités musicales… ».

Valérie Lehoux (Chorus, Télérama)

Réservations 04 95 34 98 00 Prix des places 20 euros / 10 euros

 

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"DES ARGUMENTS ET DE L'ESPOIR".

1- Avez-vous été déçu par le résultat de Jean Luc Mélenchon ?

Pourquoi serais-je déçu ? Parce que les sondages nous avaient placés plus haut ? Mais en comparant les résultats de 2007 et ceux de 2012, les progrès sont considérables ! Au plan national, nous avançons de 1,93 à 11,11 % ; notre rassemblement progresse de plus de neuf points et nous gagnons 3 200 000 voix. A Ajaccio, nous progressons de 2,83 à 9,56 % avec un gain de 1646 voix. Il n’y a là que des motifs de satisfaction, sauf à considérer qu’un sondage équivaudrait à une élection ! On doit plutôt enregistrer la force nouvelle qui vient de surgir à gauche et qui, confirmant les progrès des territoriales, n’a pas fini de grandir…et de se mobiliser, dans l’immédiat, pour battre Sarkozy.

2- Quelle analyse proposez-vous du score ajaccien de Marine Le Pen ?

Elle a fait une percée qui ne laisse personne indifférent : 6615 voix, soit un gain de 2410 voix et près de 10 points par rapport à 2007 ! Le FN avait obtenu à l’époque 4205 suffrages et 17,69 %, mais il n’était en tête dans aucun des 40 bureaux de la ville. Cette fois, il est en tête dans 21 bureaux et il se retrouve second à 2,5 points de Nicolas Sarkozy. Mais cette percée à la présidentielle et l’installation dans le paysage politique national ne signifient pas que les candidats FN aux législatives réaliseront, notamment en Corse, des scores comparables : la colère sociale (qui est le moteur principal de ce vote) et le «rejet du système » (qui en est souvent le corollaire) seront toujours là, mais ils ne retrouveront pas le même exutoire. Et, surtout, il y aura l’impact du second tour de la présidentielle…

3- Un vote de colère sociale vous paraît-il une explication suffisante ?

C’est un élément structurel indiscutable et déjà ancien. Les dirigeants du Front de gauche l’ont largement commenté dans L’Humanité. Mais je vous renvoie également à l’analyse du sociologue Sylvain Crépon, spécialiste de l’extrême droite : « Le FN recrute toujours dans l’électorat qui vit la précarité ou a peur de la vivre » (La Croix, mardi 24 avril). Les « solutions » capitalistes à la crise financière, le reflux de la solidarité nationale, les faveurs fiscales accordées aux très riches, l’austérité pour les salariés, les précarisés et les plus faibles, la pauvreté qui s’étend, une pression injuste et systématique sur les consciences, ce cocktail sarkozyste ne peut produire que de la colère et de la révolte. Il suscite également une écoute et une forme d’adhésion aux thèses et aux discours nationalistes désignant l’étranger (voire le musulman français…) comme responsable de la misère des « nationaux ». La politique de sécurité, avec ces lois répressives, redondantes et rétrogrades, ces gesticulations incapables de garantir la tranquillité publique, la fragilisation scandaleuse des services publics par les suppressions de postes, la faiblesse du débat d’idées dans la campagne électorale (le Front de gauche a été bien seul sur ce terrain) autant d’éléments qui alimentent le vote FN.

4- La question européenne a-t-elle joué un rôle ?

Très certainement. Avec la crise financière et économique, l’Union Européenne n’apparaît plus comme une puissance solidaire, capable de réduire les écarts de développement entre ses régions ; elle est souvent perçue désormais comme un pouvoir lointain et technocratique, docile à l’égard des injonctions de la finance internationale et inflexible contre les peuples. Elle impose des règles draconiennes de gestion publique, des politiques d’austérité insupportables, et, sous couvert de compétitivité, une concurrence néfaste entre les territoires …Cette politique engendre insécurité sociale et peur du lendemain ; et elle s’impose au mépris de la volonté exprimée par le suffrage. Ce contexte de contraintes et d’incertitudes exige un combat résolu contre les empiètements de la finance et un puissant élan de solidarité internationale. Mais elle engendre aussi, dans de nombreux pays, une tendance dangereuse à l’enfermement nationaliste, voire à la xénophobie.

5- Que penser du vote nationaliste ?

Existe-t-il vraiment un « vote nationaliste » à l’élection présidentielle ? Entre les appels à l’abstention, le vote écologiste et le soutien au NPA, il n’est pas si simple de trouver une cohérence. En réalité, les électeurs insulaires adaptent souvent leurs votes selon la nature et le niveau des élections. Et il est certain qu’une frange non négligeable de l’électorat populaire ajaccien qui vote nationaliste aux territoriales choisit le vote FN à la présidentielle. Le phénomène est connu (le « vote anti-système » n’a pas de territoire), mais il apparaît en pleine lumière aujourd’hui et certains dirigeants nationalistes en conviennent. Les bureaux où les nationalistes obtiennent leurs meilleurs scores sont ceux où le FN atteint des records (37,97 ; 43,78 ; jusqu’à 45,95 % !). Il est vrai qu’une partie importante des voix perdues par l’UMP s’est reportée sur le FN, mais cette perte n’explique pas à elle seule la montée en puissance du FN ; il a visiblement reçu des renforts, sensibilisés sans doute par certaines thématiques, comme le refus de choisir entre la droite et la gauche, ou la corsisation des emplois qui ressemble comme une sœur jumelle à la préférence nationale… Quant aux nationalistes « modérés » qui soutenaient Eva Joly, on ne peut pas dire qu’ils se soient démenés pour lui assurer un score comparable à celui qu’ils obtiennent pour eux-mêmes ! Elle ne fait guère mieux que Dominique Voynet en 2007… Et pour le second tour, la consigne est encore le refus de choisir. Cela peut s’expliquer : les deux candidats vedettes aux législatives sont opposés, l’un à la droite, l’autre à la gauche ! Ils ont voulu protéger leur capital local en évitant de « se mouiller » nationalement, et peu importent les incohérences…

6- La rénovation des quartiers aurait du vous attirer la sympathie des électeurs concernés ; est-ce vraiment le cas ?

Dans les quartiers en rénovation, les progrès du Front de gauche sont souvent supérieurs à notre moyenne sur la ville : nous dépassons les deux chiffres dans 11 bureaux, principalement dans les quartiers dits « populaires » et la progression en voix y est la plus forte. Ce n’était pas le cas en 2007. Les résultats de François Hollande y sont également importants et significatifs. Mais les gains spectaculaires de Marine Le Pen, dans ces mêmes bureaux, ont fait un peu oublier la gauche… On doit rappeler surtout que la rénovation urbaine, même quand elle concerne la réhabilitation des logements sociaux, apporte des améliorations très importantes au cadre de vie des habitants ; elle ne peut pas avoir d’effets sur le niveau des prestations sociales, les petites retraites, l’emploi des jeunes ou le coût de la vie, autant de domaines qui relèvent de politiques nationales qui, depuis cinq ans, ont connu les régressions que l’on sait et qui ont produit colère et révolte…

7- Vous êtes candidat aux élections législatives ; comment abordez-vous cette échéance ? Quels enjeux pour le Front de gauche ?

Il n’est pas simple d’être candidat « à côté » du maire dont on est le premier adjoint. Mais chacun comprend que le Front de gauche ne peut être absent d’une élection nationale où il est essentiel de proposer une perspective neuve à gauche dans le contexte d’aujourd’hui. Je suis candidat avec Maria Guidicelli. Nos candidatures donnent, je crois, une image assez représentative de ce qu’est le Front de gauche : un espace de rassemblement dynamique entre les communistes et d’autres courants anti-capitalistes. Nous l’illustrons aussi dans l’exercice de nos responsabilités : Maria démontre, au conseil exécutif, que l’on peut défendre le programme que l’on a proposé aux électeurs et respecter ses engagements unitaires. Et c’est le même comportement que j’observe depuis onze ans au conseil municipal d’Ajaccio. Nous fonctionnons ainsi, avec nos alliés, sur un double registre : la solidarité de gestion et l’autonomie politique. C’est une position difficile à tenir, car il faut faire admettre le pluralisme (qui est une richesse) et préserver l’unité d’action (qui est une force), tout en gardant le bon cap vers le progrès social et les transformations qui s’imposent. Une position difficile mais nécessaire et utile à… toute la gauche. L’enjeu pour le Front de gauche, c’est, par conséquent, de confirmer la dynamique de rassemblement qu’il a impulsée, d’amplifier les avancées qu’il a déjà enregistrées, et de rapprocher ainsi l’heure des changements décisifs.

8- François Hollande a rappelé son opposition au cumul des mandats. Qu’en pensez-vous ?

Pleinement d’accord avec cette proposition. C’est une question d’équilibre des pouvoirs et d’efficacité gestionnaire. Je rappelle que, pour ce qui me concerne, j’ai renoncé, en 2008, au poste de vice-président de la CAPA pour ne m’occuper que de ma charge de premier adjoint au maire d’Ajaccio, tâche qui m’occupe à plein temps.

9- Comment voyez-vous l’avenir de votre alliance avec Simon Renucci ?

L’alliance municipale ajaccienne ne se résume pas à un contrat de gestion entre deux personnalités. C’est aussi une affaire politique. Le courant social démocrate incarné par le maire d’Ajaccio n’est en réalité qu’une variante locale de ce que représentent en Corse le PS et le PRG. Le Front de gauche et le parti communiste sont les représentants de la gauche anti-capitaliste corse : nous sommes une force de transformation sociale dont l’influence spécifique a toujours été associée, historiquement, aux conquêtes sociales, aux progrès démocratiques et à la solidarité internationale. C’est ainsi que nous sommes inscrits dans l’histoire de notre ville : je suis le troisième représentant communiste à avoir exercé, depuis la Libération, les fonctions de premier adjoint au maire d’Ajaccio. Ces périodes, et singulièrement la mandature d’Arthur Giovoni, ont toujours été marquées par des progrès significatifs pour Ajaccio. L’avenir ressemblera donc, je le crois, à ces moments de notre histoire où nous avons su nous rassembler pour servir l’intérêt général. Et je crois aussi à la nécessité d’une alliance plus équilibrée et plus ouverte, une alliance où le Front de gauche sera plus influent : les progrès sociaux et démocratiques n’en seront que plus profonds et plus durables



Nos valeurs et nos combats pour la libération humaine, notre soutien indéfectible au mouvement social, notre cohérence politique et notre efficacité gestionnaire, notre comportement dans l’action publique, et aussi les bons résultats au premier tour de la présidentielle (et aux territoriales) nous donnent des arguments et de l’espoir.

La Corse, Votre Hebdo - 4 mai 2012 Propos recueillis par Jacques Renucci

 

1 Mai - RICCONI E PUVARELLI

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Paul Antoine Luciani Premier adjoint au Maire d’Ajaccio Candidat Front de gauche aux élections législatives.

La fête du travail a été l’occasion, cette année, d’une véritable agression anti-syndicale de la part de Nicolas Sarkozy. Son message de classe est clair.

Il nous rappelle qu’il n’y a, en réalité, que deux camps : d’un côté, les travailleurs (salariés ou non, du public ou du privé), les précarisés toujours plus nombreux, les humbles, ceux que notre langue nomme i puvarelli;de l’autre, les très gros patrimoines, i ricconi,ceux dont une belle chanson dit « qu’ils n’ont jamais fait autre chose que dévaliser le travail ».

Les classes moyennes aujourd’hui n’ont pas grand-chose à voir avec ces très gros patrimoines chers à l’homme du Fouquet’s. Chacun choisit donc le côté où il estime que se trouvent ses intérêts ou bien penche son cœur.

En écoutant Sarkozy rappeler durement à l’ordre les organisations syndicales et se présenter en défenseur des patrimoines, on a bien compris que la lutte des classes, enterrée un peu trop vite par certains, n’a jamais cessé, en réalité, de travailler la société. Et c’est le président candidat lui-même qui en pousse les feux L’enjeu du second tour n’en est que plus clair : il faut battre « le Président des riches » !



Il faut voter Hollande.

Ajaccio mercredi 1er mai 2012

 

Michel Stefani

M_Stefani__15_.jpg Notre réunion se tient à un moment charnière de l’élection présidentielle dont l'issue sera capitale pour l'avenir de la France et de l'Europe. Nous avons beaucoup à discuter et peu de temps pour le faire. Je n’entrerai pas dans le détail des résultats pour en souligner les enseignements majeurs et anticiper la période à venir, qui nous mène jusqu'à la fin juin législatives inclues. Dans un scrutin finalement à haute participation, avec une abstention de 20,53 %, le désaveu de Nicolas Sarkozy est le trait majeur du vote du 22 avril. Nicolas Sarkozy perd 4% sur le premier tour de 2007, et 7,38 % sur le total additionné Sarkozy, Villiers et Nihous, aujourd'hui ralliés, soit près de trois millions de voix perdues. C'est ce rejet que Nicolas Sarkozy tente de combler, en essayant une fois encore de déplacer le terrain du débat d'idées, loin de ses responsabilités dans la crise, sur les terres de l'extrême droite. Anticipant ce désaveu, la droite au pouvoir visait par sa stratégie à se garantir de la marge pour le second tour, en mettant en scène un quatuor de favoris, comprenant trois candidats de droite et d'extrême droite, constituant le réservoir nécessaire à sa victoire. Elle a échoué. Non seulement NS n'est pas en tête, mais les totaux à droite comme son résultat sont en net recul. François Bayrou chute de moitié, mettant le total Sarkozy-Bayrou à 36,20 %, quand en 2007 il passait la barre des 50%.

Il lui reste le FN qu'il essaye de rallier par tous les moyens dangereux et nauséabond, ouvrant des passerelles par la banalisation des idées du FN à grande échelle. Une partie du recul de l'UMP est en effet récupérée par le FN, puisqu'il gagne 7,86%. Cette récupération du vote de droite est confirmée par une étude IFOP, qui indique que Marine Le Pen a retrouvé 70% des électeurs de son père en 2007, et gagné 11% des électeurs de Sarkozy, 10% des électeurs de Bayrou, 7% des électeurs de Royal, et 6% des électeurs d'extrême gauche.

Alimenté par un report massif des déçus du sarkozysme, le vote Le Pen n'en est pas moins de plus en plus idéologiquement structuré. C'est de plus en plus un vote d'adhésion aux solutions proposées par le FN articulant la préférence nationale au rejet des immigrés. Les angoisses sociales, la critique de l'Europe sont très présentes, mais il ne s'agit pas seulement de protestation.

Le vote FN progresse dans les zones péri-urbaines et chez les « rurbains ». Des gens modestes, ouvriers, employés, jeunes non diplômés, venus chercher un logement moins cher, une vie moins dure, et qui se retrouvent isolés, loin des services publics, avec un sentiment d'abandon accru. Pas question donc de tirer un trait sur ces victimes de la crise, mais ayons conscience que c'est bien de reconquête idéologique qu'il s'agit en faisant regagnant les forces sociales et populaires au combat anticapitaliste et à la solidarité.

Les enjeux du second tour demeurent ainsi à un haut niveau d’exigence sociale et politique. C’est la raison pour laquelle il faut réussir un grand Premier Mai avant de battre, le 6 mai, Nicolas Sarkozy le candidat de la droite et du MEDEF, devenu otage de l’extrême droite, de la démagogie antirépublicaine, populiste et xénophobe, véhiculée par la famille Le Pen.

Face à ce danger, d’une société d’intolérance, on ne peut, comme le font les dirigeants nationalistes, s’en tenir au constat, d’un fait alarmant et rester dans la neutralité en attendant les législatives au risque d’oublier la RGPP, le bouclier fiscal, la mise en concurrence des services publics, la casse de l’Education nationale, du système de protection sociale, l’abondance d’argent public accordée aux banquiers en déroute pour les laisser spéculer contre la dette publique de la France. Notre score, à deux chiffres, inédit depuis 30 ans, obtenu à l'issue d'une campagne exaltante, est un événement de l'élection qui permet à la gauche avec ses cinq candidats, Hollande, Mélenchon, Joly, Poutou et Arthaud, de totaliser 43,43 %, contre 36,44 % pour sept candidats en 2007.

Le Front de gauche progresse ainsi de manière continue à chaque élection, depuis sa création lors des élections européennes. Nous rassemblions 1,1 million de voix à ce scrutin de 2009. Nous en avons rassemblés près de 4 millions, soit quasiment trois fois plus, dans une élection a priori redoutable. Ce résultat ne peut être comparé au seul résultat des candidats communistes aux précédentes élections présidentielles, car il est le résultat d'une dynamique plus large avec le Front de gauche. Il n'en reste pas moins que le poids de ces 4 millions de voix, rassemblées grâce à notre travail, à nos choix stratégiques, et à celui de nos partenaires du Front de gauche, nous redonne une place inédite en reconstituant un nouveau paysage à gauche.

Il faut donc avoir en tête, pour prendre la mesure de notre résultat, que nous avions réuni 691 000 voix en 2007, 955 000 en 2002 et 2,6 millions en 1995, quand nous avions réalisé un très beau score de 8,73 %. Nous venons de changer d'échelle en dépassant les 11 %.

Nos résultats en Corse confirment cette analyse avec une progression de 10 679 voix sur 2007 et de 2 842 voix sur les régionales de 2010 avec un niveau de participation identique. Les résultats par circonscription donnent des indications qui encouragent à poursuivre avec confiance notre campagne pour renforcer le groupe de députés.

• Première de Corse du Sud 3306 voix 9.09 % Deuxième 3885 voix 10.23 %

• Première de Haute Corse 4663 voix 11.24 % Deuxième 3989 voix 8.83 %

Ces résultats ont fait l'objet d'interprétations. Utilisant la déception, voire les larmes, de jeunes militants qui aspiraient à plus et à mieux, et qui ont reçu, choqués, l'annonce du score du FN, voilà que les commentateurs ont parlé d'un demi échec alors qu’il est extrêmement prometteur. C'est un vote national homogène. Aucun des départements n'est en-dessous de 5%, les plus bas, les deux départements d'Alsace, sont à 7,3%. Seuls 26 départements sont en-dessous du score national de 11%, 10 départements sont au-dessus de 14%, le plus haut score est réalisé en Seine-Saint-Denis, avec 17%. Le vote est élevé dans nos zones de force et nous fait décoller dans beaucoup d'autres, généralisant nos ambitions sur tout le territoire. C'est un vote ancré dans le monde du travail et dans le monde syndical qui s'est cette fois massivement mobilisé à gauche. 39% des proches de la CGT déclarent voter Mélenchon et 44% Hollande. A la CFDT, c'est respectivement 12% et 56%. A Solidaires, 39% pour Mélenchon et 35% pour Hollande. A la FSU, 31% et 61%. A l'UNSA, 14% et 49%. Au-delà de ces caractéristiques, je veux également retenir la dynamique de campagne qui a rendu possible un tel résultat. Nous avons remis en mouvement, remis en marche, réconcilié avec la politique des forces sociales et populaires, des jeunes, en nombre considérable. Comme notre meeting régional, l’un des premiers d’autres très impressionnants l’ont montré. Un important travail de prises de contacts, de mises en réseaux a été reconstruit avec des syndicalistes, avec des militants associatifs. C'est décisif pour l'avenir.

Les assemblées citoyennes, la diffusion militante des matériels de campagne, les initiatives de proximité ont permis de populariser notre démarche et d’élargir l’adhésion à nos propositions. Les communistes sont pour beaucoup dans ce travail de maillage et d'animation. Ils jouent un rôle important depuis le premier jour et sont aujourd'hui massivement acquis et investis dans cette démarche. Au total, le Front de gauche a réellement commencé à devenir la force populaire que nous cherchons à mettre en mouvement depuis longtemps. Son développement sera au cœur de nos efforts à venir. En pleine crise capitaliste et européenne, l'enjeu de l'élection présidentielle française n'est pas qu’un simple changement de président de la République. Ce qui se joue, pour les forces populaires, c’est la capacité de résister à l'offensive capitaliste visant à faire payer aux peuples cette crise historique du système mondialisé. Nous n'affrontons pas simplement Sarkozy, mais Sarkozy-Merkel, et à travers eux les forces de la réaction et des milieux financiers associés. Nous sommes engagés dans un bras de fer dont l'alternative est simple : soit ils parviennent à imposer dans toute l'Europe une régression sociale et démocratique généralisée, soit nous ouvrons des brèches pour renverser la tendance et libérer les forces pour un nouveau type de développement, social, écologique et solidaire. La France est au premier rang de ce front.

Dans ces conditions, d'un affrontement destructeur des conquêtes sociales et démocratiques en Europe, réussir à faire 11% sur une alternative ; créer les conditions de battre Sarkozy l'une des têtes de pont de cette offensive capitaliste ; laisser ouverte, en cas de victoire de François Hollande, la porte à un débat sur l'alternative, voilà des atouts nouveaux et importants. Ils nous valent d'ailleurs l'attention et le soutien de très nombreux Européens. Notre combat contre le traité Sarkozy-Merkel prend ainsi une place de premier plan, a fortiori si Sarkozy est battu. Nous pouvons adosser ce combat national au combat européen que nous sommes en train d'impulser. Le PGE lancera en septembre, en utilisant la nouvelle procédure d'initiative citoyenne européenne, la collecte d'un million de signatures en Europe, en bas d'une proposition visant à réorienter fondamentalement le rôle du crédit et de la BCE et à créer une banque publique européenne qui dégagerait les finances publiques du chantage des marchés.

J'en viens aux semaines à venir et la bataille du second tour. Notre appel est clair, c'est celui de tout le Front de gauche. Le 6 mai, Sarkozy doit être battu, battu à plates coutures. Plus la victoire sera large, plus les conditions de nos batailles futures seront meilleures. C'est donc sans hésitation aucune, que nous appelons à battre Sarkozy en votant François Hollande. C'est, dans les conditions concrètes issues des résultats du premier tour, un appel de conviction profonde : la réélection « d'un » Nicolas Sarkozy dont le programme est pire que le bilan, flanqué d'une extrême droite à 18% serait un cauchemar pour le pays, ses travailleurs, ses forces démocratiques et sociales. Nous voulons battre la droite et l'extrême droite, parce que le pays en a absolument besoin. C'est le sens de l'appel que nous lançons avec toutes les forces du Front de gauche pour le 1er mai. Cinq syndicats appellent unitairement à un 1er mai de mobilisation sociale contre l'austérité. Après Marine Le Pen, et dans la plus pure tradition pétainiste, Nicolas Sarkozy s’est lancé dans une véritable provocation en appelant ses partisans à détourner et à récupérer cette journée pour en faire la fête du « vrai travail ». La CGT, en renouvelant son appel à battre Sarkozy pour créer un contexte plus favorable aux revendications et aux luttes nécessaires au progrès social, a décidé de relever le défi, en invitant à participer massivement aux manifestations syndicales, unitaires, le 1er mai. Organisons notre présence massive et visible aux côtés des syndicats, dans le respect de leur appel.

J'en viens enfin aux élections législatives des 10 et 17 juin. L'élection d'un président de la République ne sera rien sans l'élection d'une majorité de gauche décidée à défaire les lois Sarkozy et à en voter de nouvelles, pour répondre à l'intérêt des travailleurs. Nos propositions, et donc nos députés, seront indispensables pour réussir le changement. Déjà, la haute finance s'organise, s'arcboute pour faire barrage au changement, les autorités européennes s'affolent, les marchés financiers se préparent au chantage. Avec le vote Front de gauche, avec nos candidats, nos députés, nous aurons plus de force pour vaincre ces résistances. Salaires, retraites, interdiction des licenciements boursiers, sécurité d'emploi et de formation, promotion du renouveau industriel et planification écologique, refus du Traité Sarkozy-Merkel et refonte d'un nouveau traité, relance des services publics, rétablissement d'un haut niveau de protection sociale... Qui osera les changements nécessaires si les députés du Front de gauche ne sont pas assez nombreux ?

Tels sont les enjeux des législatives dans le prolongement de l’élection présidentielle qui structure la vie politique française. Les Corses en y participant massivement témoignent de l’attention qu’ils portent au devenir d’un pays dont ils n’imaginent pas qu’il s’écrive sans eux. Les dirigeants nationalistes sont déstabilisés par cette participation et la porosité, qu’ils reconnaissent eux-mêmes, d’une partie de leur électorat avec celui de la droite et de l’extrême droite. C’est bien là, non pas un amalgame, mais la confirmation d’une confusion qui ne peut que se nourrir de l’absence de position politique distinguant la droite de la gauche. Pour privilégier la revendication autonomiste ou indépendantiste et la réforme constitutionnelle qu’elle suppose, certains aspirent à siéger au Parlement mais se refusent à dire sur quel banc. Or c’est bien de ça qu’il s’agit et plus encore dès lors qu’il faut faire barrage à l’idéologie intolérable de l’extrême droite comme ils l’affirment.

Pour ce qui nous concerne, il n’y a pas de problème de ce côté-là. J'ajoute qu'une des garanties que nous donnons, et non des moindres, c'est que nous travaillerons à l'élaboration des lois nouvelles avec et sous le contrôle des citoyens, des salariés, des agriculteurs, des premiers intéressés. Comme nous l’avons dit et fait à l’Assemblée de Corse en proposant de soumettre par référendum toute évolution institutionnelle. Bine que notre amendement ait été repoussé par tous les autres groupes, nous nous engageons en faveur d’une élaboration démocratique et partagée de la loi. Rien ne se fera dans le dos du peuple. Les députés du Front de gauche seront les garants de la transparence. C'est un engagement auquel nous veillerons. Avec ce message, nous devons nous adresser très largement à toutes les électrices et à tous les électeurs de gauche, quel qu'ait été leur vote le 22 avril, pour leur dire : « Donnez de la force à vos attentes, donnez de la force à la gauche avec le maximum de députés du Front de gauche ». Ce message peut être entendu si nous le portons sans attendre, avec conviction. Nos candidates et candidats doivent prendre la tête de la mobilisation pour battre Sarkozy et appeler à la prolonger dans les urnes le 10 juin.

Le Front national espère évidemment jouer les trouble-fêtes et Marine Le Pen caresse l'ambition d'une entrée du FN au Parlement. Les législatives doivent marquer un coup d'arrêt à ces néfastes ambitions. Évidemment, dans ces batailles, 1er mai, 6 mai, 10 et 17 juin, tout concourir au renforcement de la dynamique populaire que nous avons créée.

Le Front de gauche a été le levier de cette dynamique. Il faut maintenant lui donner de nouvelles perspectives, de nouvelles ambitions. Après les législatives, il nous faudra tirer les leçons de toute cette séquence électorale. Nous aurons aussi à prendre en quelques jours des décisions politiques importantes, notamment sur la question du gouvernement, de notre attitude dans la nouvelle majorité.

Cela fera l’objet de consultations au sein de chaque formation qui constituent le Front de gauche. Les principes qui nous guident sont clairs. Nous prendrons ces décisions en tenant compte de ce qu’il en ressort dans le prolongement de ce que nous avons dit au soir du 22 avril sans compromission.

 

pcf_fdg.jpg Section Grand Ajaccio

Le premier tour des élections présidentielles a porté le front de gauche à 11,11% au niveau national et 9,68% dans notre département. Notre score dans tous les départements démontre que nous sommes une force qui a de l’avenir. La campagne dynamique menée par les militants communistes et du front de gauche à Ajaccio et dans tout le département a conforté, dans la vie politique insulaire, une gauche combative de transformation de la société.

Notre présence le premier Mai dans les manifestations avec les syndicats des salariés est un appel à faire barrage à Nicolas SARKOSY.

Nous t’invitons à la l’assemblée de la section d’Ajaccio élargie au front de gauche pour débattre du résultat des élections présidentielles, des prochaines élections législatives et des suites à donner au front de gauche qui aura lieu le :

Vendredi 4 Mai 2012 à 18 heures au siège de la fédération du PCF Impasse BERTIN à Ajaccio

Le bureau de section.

 

Un article d'Alternatives Économiques.................

Les économistes aiment l’immigration

Selon la plupart des études économiques, l’immigration n’est pas un coût pour l’économie d’accueil. Plus jeunes, les immigrés contribuent au financement des retraites, ce qui fait plus que compenser les allocations qu’ils perçoivent. Ainsi, en 2007, les immigrés ont apporté 12 milliards d’euros nets à la collectivité (soit en gros 2 200 euros par personne, enfants compris).

Employés à des postes de travail difficile, les immigrés ne prennent pas le travail des “natifs”.

Enfin, il faut noter que, par rapport à d’autres pays, l’immigration est relativement faible en France : si 200 000 personnes entrent sur le territoire national chaque année, la différence entre les arrivées et les départs ne s’établit qu’à 75 000 personnes, soit un accroissement de population d’un peu plus d’un millième par an…

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Infographie de "Capital"

Ce sont ces éléments que rappellent Xavier Chojnicki & Lionel Ragot.

On peut également citer sur le même sujet la chronique de Thibaud Gajdos, qui cite plusieurs études internationales selon lesquelles l’immigration accroît la richesse nationale et l’emploi.

Sur un mode plus journalistique, on lira cet article de Capital.fr, dont est issue l’image en en-tête, ainsi que l’entretien accordé par le démographe François Héran à Alternatives Economiques.

En conclusion, on peut rappeler que nous devons nos infrastructures aux personnes nées à l’étranger : le métro que nous prenons, les routes sur lesquelles nous partons en vacances, les logements que nous habitons, etc., ont largement été construits par des immigrés. Et, comme le rappelle Gérard Noiriel dans son indispensable ouvrage, Le creuset français, nombreux sont les immigrés à avoir perdu la vie dans ces travaux pénibles.

Or, nous dit Noiriel, les immigrés sont absents du paysage français. Il n’y a pas de lieu pour honorer la mémoire de celles et ceux qui sont venus.

Une suggestion simple pour le prochain président : afficher, à l’entrée de chaque autoroute, le nom et le prénom de chaque ouvrier ayant perdu la vie sur le chantier, suivi de sa nationalité.

 
En marge du 7ème FESTIVAL RESISTANCE de l'ANACR....Un envoi de Marléne R.


In Prima avec Robert Hebras par ALTA-FREQUENZA

 

Le bulletin de vote François Hollande

                               Prés de 4 millions d’électrices et électeurs de toutes générations, de toutes conditions sociales et origines, près de 16 000 en Corse, ont choisi de voter Jean Luc Mélenchon. Les commentateurs les plus avisés décrivent ce résultat du Front de gauche comme un semi échec. Qu’auraient-ils dit si, comme en 2007, ce courant d’idées à gauche, le seul engagé dans une politique de transformation radicale de la société, avait, dans le morcellement, obtenu un soutien trois fois moins important. Le contraire s’est produit et effectivement celles et ceux qui ont fait campagne, sur des propositions et un programme porteurs des valeurs de solidarité, d’humanisme, de résistance à la politique désastreuse du capital et de la finance, peuvent être fiers de cette belle campagne électorale avec Jean Luc Mélenchon et le Front de gauche.

Premièrement pour avoir affirmé à travers ce mot d’ordre « l’humain d’abord » qu’il fallait reprendre le pouvoir que les dirigeants du monde économique usurpent pour imposer aux peuples l’austérité et la pauvreté et garantir la stabilité de leurs profits spéculatifs.

Deuxièmement pour avoir confirmé le retour dans la vie politique française du mouvement ouvrier sans lequel les grandes conquêtes sociales et démocratiques n’existeraient pas dans ce pays : congés payés, sécurité sociale, services publics, droits syndicaux, retraite à 60 ans…

Troisièmement pour avoir combattu, seuls, le FN et son discours de rejet de l’autre différent, de stigmatisation, non pas des dirigeants capitalistes, mais de leurs victimes en les opposants entre elles selon la méthode ancestrale du patronat.

Quatrièmement pour avoir défendu le SMIC à 1700 €, la retraite à 60 ans, les 35 heures, le droit au logement social, à la santé, la justice fiscale… dans le cadre d’une juste répartition des richesses tellement réaliste que Mme Parisot et le MEDEF, effrayés par l’adhésion populaire à ces propositions, se sont empressés d’y opposer un refus de classe catégorique.

Qui peut leur reprocher d’avoir mené ce combat, toujours seuls, et ne pas saluer l’engagement militant nouveau annonciateur, par sa jeunesse, sa dimension populaire et l’intérêt revivifié de femmes et d’hommes nombreux qui s’étaient écartés de la politique, d’un avenir prometteur. Par conséquent, de ne pas avoir atteint le noble objectif de passer devant la candidate du FN n’est pas une défaite encore moins s’il on s’en tient à l’attitude des autres candidat(e)s et particulièrement de celui de l’UMP dont la campagne s’est articulée à celle du FN pour échapper à une lourde sanction de sa politique gouvernementale.

RGPP, bouclier fiscal, mise en concurrence des services publics, casse de l’Education nationale, du système de protection sociale, et pour finir abondance d’argent public, pour sauver les amis banquiers en déroute, et les laisser spéculer contre la dette publique de la France, voila rapidement résumée cette politique antisociale inscrite au menu du G 20 et conforme aux capitulations devant Madame Merkel et les dirigeants d’une Europe accrochés aux principes ultralibéraux pourtant rejetés par les peuples.

Les enjeux du second tour demeurent ainsi à un haut niveau d’exigence sociale et politique. C’est la raison pour laquelle il faut réussir un grand Premier Mai avant de battre, le 6 mai, Nicolas Sarkozy le candidat de droite, devenu otage de l’extrême droite, de la démagogie antirépublicaine populiste et xénophobe véhiculée par la famille Le Pen. Face à ce danger, d’une société d’intolérance, on ne peut, comme le font les dirigeants nationalistes, s’en tenir au constat et rester dans la neutralité en attendant les législatives.

Dans tout le pays et sans doute plus en Corse compte tenu de l’urgence sociale, le dimanche 6 mai constitue dans le contexte politique actuel le rendez-vous à ne pas manquer pour un autre choix de société. Après la nécessaire mobilisation dans la rue le Premier Mai, il faudra faire entendre ce message progressiste jusque dans les urnes avec le seul le bulletin de vote qui le permet encore celui de François Hollande.

Michel Stefani

 

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SARKOZY DEHORS

La fédération de Corse du sud du parti communiste français, membre du Front de gauche, appelle au plus large rassemblement pour battre Nicolas SARKOZY et sa politique antisociale en votant pour le candidat socialiste François HOLLANDE.

La campagne dynamique menée par les militants communistes et du Front de gauche à AJACCIO et dans tout le département a conforté, dans la vie politique insulaire, une gauche combative de transformation de la société.

Il est possible de rassembler une majorité pour ouvrir la perspective d'un changement de société et faire reculer les idées xénophobes et racistes du FN, reprises par N. SARKOZY. Les propositions du PCF et du Front de gauche sont disponibles pour tourner le dos à l'austérité et reprendre le pouvoir aux forces de l'argent.

Ces propositions pour une politique de gauche audacieuse seront amplifiées lors des élections législatives et défendues par les candidats du Front de gauche.

le secrétaire départemental Maxime NORDEE

 

Faire le point.....INVITATION

humain-dabord.jpgUne réunion des animatrices et animateurs du Front de Gauche aura lieu

le Samedi 28 Avril à partir de 11h (un buffet sera servi), au Spaziu Natale Luciani, dans les locaux de l'Université à Corte.




Les candidat(e)s dans les quatre circonscriptions de Corse seront présent(e)s, et ensemble nous ferons un point sur les présidentielles entre les deux tours, puis nous verrons comment nous déployer pour mener une campagne ambitieuse pour l’élection législative.

Dans l'attente de ta participation, à cette rencontre des animatrices et animateurs du Front de Gauche, je te transmets mes sincères salutations.

Etienne Bastelica Président de groupe

 

RESULTATS PRESIDENTIELLES CORSE 2012

Tableau général

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Discours Porte de Versailles

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Michel B. y tient au discours de JLM Porte de Versailles et il vous invite à vous rendre dur le site de l'Huma pour une heure de "pur bonheur"comme il dit !.. http://www.humanite.fr/politique/vi...

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Résultats du 1er Tour

FREY CARTE ELECTORALERendez Vous à la fédération PCF

DIMANCHE 22 AVRIL A PARTIR DE 19 HEURES

pour les résultats et le Pot amical

JPM

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