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Voci Aiaccini "U Bloggu di U ROSSU" Fédération de la Corse du Sud du PCF-Supplément officiel à la Voix d'Ajaccio

SNCM-Une declaration de Viviane BIANCARELLI

viviane_Biancarelli_D.jpgLa grève par essence ça gêne ( pardon pour cette évidence) mais c’est le dernier moyen pour le salarié de se faire entendre. En général il y a un préavis déposé (il a un mois et demi pour la SNCM). Normalement lorsque l’organisation syndicale pose son préavis des négociations doivent être engagées pour éviter la grève . Logique non? Le préavis lui même est une demande de négociations . Alors ne nous trompons pas de cible . Pour que la grève cesse il faut que toutes les parties jouent leur rôle . Faire peser la responsabilité sur les seuls salariés menacés de perdre leur emploi est injuste. Et s’inscrit dans une logique libérale de plus en plus totalitaire. A ceux qui réclament une compagnie régionale : comptez vous interdire le droit de grève à ses marins ? Ils n’auront pas droit au progrès social? A la liberazione suciale? A ceux qui ne cessent de faire l’éloge de la CORSICA FERRIES , Je leur demandent si ils ont bien mesuré les conséquences des appétits de cette compagnie OPAQUE ? Sont ils sûres d’avoir les mêmes intérêts ? Pour finir , par les temps qui courent , sur fond de crise libérale qui étrangle les peuples ( surtout ceux du SUD) , ne devrions nous pas nous battre pour maintenir les emplois PARTOUT et rejeter tous les comportements de repli? C’est le fascisme qui nous guette. Viviane BIANCARELLI

 

Apres la manif du 3 Juin

Nous pouvons considéré que cette manifestation a été une réussite, pour une première initiative régionale, nous étions plus de 250 retraités venus de toute la Corse avec la présence d'une cinquantaine de grévistes de la Poste.

les médias d'ailleurs, qui d'habitude ne sont pas très sensibilisés par les revendications des retraités, ont relayé largement cet évènement avec des commentaires plutôt positifs.

La manifestation est partie de la Place Abbattuci vers 10H15 avec un camion aux couleurs de tous les syndicats et organisations de retraités présents, avec sono et musique, une ambiance très conviviale, colorée et animée par des slogans revendicatifs.

Nous nous sommes tout d'abord arrêtés devant la Préfecture, 10 représentants de chaque organisation ont été reçus par le directeur de cabinet du Préfet, nous avons été reçu dans une salle informatique pleine d'ordinateurs dans des conditions indignes d'une Préfecture nous avons eu le profond sentiment de mépris de la part des pouvoirs publics, nous avons d'ailleurs très fortement critiqué cette attitude indigne et ce manque de respects envers les 250 à 300 retraités qui manifestaient dans la rue. Nous avons précisé au représentant de l'Etat que nous étions en total désaccord sur les mesures qui avaient été prises par le gouvernement Valls mais aussi les mesures précédentes et que nous demandions de revoir leur copie. Les retraités ne seront pas les vaches à lait, ils ont travaillés et cotisés toute leur vie, et perçoivent des retraites qui ne permettent pas à la plus grande majorité de vivre dans des conditions normales.

Nous sommes intervenus en demandant une entrevue avec la Ministre Marilyse Lebranchue qui devrait être à Ajaccio le 7 Juillet pour débattre de la question de la Prime d'Insularité (ACI), Nous avons précisé que lors de sa dernière venue il nous avaient traités comme des chiffons puisqu'ils nous ont appelé le matin de la venue de la Ministre à 10H pour nous dire qu'il nous recevrait à 10H30, alors que nous avions fait la demande plusieurs jours auparavant. Nous avons demandé à la Préfecture de faire part au ministère de notre agacement voir de notre colère en précisant que le 7 juillet nous attendions des réponse sur la prime d'insularité dont le principe avait été voté lors d'une motion à l'assemblée de Corse en 1995.

Nous nous sommes ensuite rendus à la CTC, la même délégation a été reçue dans une salle adéquate par le Président de l'assemblée de Corse Dominique Bucchini.nous lui avons fait part de l'ensemble des revendications locales en lui rappelant que la CTC avait pour l'ACI aux retraités voté à l'unanimité une motion et que sur les transports aériens et maritimes nous avions rencontré le Président actuel de l'OTC et qui nous avait laissé plein d'espoir mais depuis plus aucune réponse à nos demandes d'entrevue et que cela était inacceptable.

le Président Bucchini nous a dit qu'il partageait toutes nos revendications il était d'ailleurs parmi nous au départ de la manifestation, il nous a dit qu'il ferait part au Président de l’exécutif et qu'il demanderait au président de l'OTC de nous recevoir rapidement afin que des discussions s'engagent et que le Président de l'OTC puisse proposer à l'exécutif un dossier sur les transports pour les retraités qui serait ensuite débattu et voté en séance plénière de l'assemblée de Corse.

Fort de l’impact de cette manifestation, les organisations de retraités ont décidé de se revoir pour entreprendre d'autres actions pour faire avancer nos revendications, pour la Corse du sud nous allons prendre rendez vous avec le Maire d'Ajaccio et Président de la CAPA pour demander la gratuité dans les transports urbains pour tous les retraités comme cela se fait dans d'autres villes et régions.

FORTI SAREMUU SI SAREMU UNITI;

Le secrétaire de l'USRCGT2A Patrick Maurel

 

Faisant suite à la rencontre du 29 avril sur la préparation de la manifestation régionale du mardi 3 juin 2014, les associations et syndicats de retraités CGT 2A/2B, FGR FP, STC, FSU,CFDT, CFE CGC, ANR PTT, présentent à la réunion ont décidé,

L'organisation d'une Manifestation régionale du Mardi 3 juin 2014 rassemblement 10H place ABBATUCCI:


  • Direction Préfecture, entrevue avec Préfet pour faire part de notre profond désaccord sur les décisions du gouvernement et demander une entrevue à la ministre Marilyse Lebranchue lors de sa venue en Corse le 7 juillet.

  • Direction Collectivité Territoriale de Corse pour demander l'ouverture de négociations sur une prime d'insularité de 200€ par mois et la question de la réduction de 50% sur les transports aériens et maritimes pour tous les retraités résidants en Corse

Après la manifestation régionale du 3 Juin les organisation de retraités se retrouveront afin de décider d'autres modalités d'action et demander une entrevue au Maire d'Ajaccio et Président de la CAPA pour avancer sur la question de la gratuité des transports urbains pour tous les retraités.

Ci joint en annexe le tract de l'ensemble des organisations à éditer et à diffuser largement, chaque organisation est chargée de la diffusion massive de cet appel.

NOUS COMPTONS SUR CHACUN D'ENTRE VOUS POUR QUE CETTE MANIFESTATION RÉGIONALE DU MARDI 3 JUIN SOIT UNE RÉUSSITE.

De plus nous aurons pour la plupart le plaisir de pouvoir nous revoir et d'échanger, y compris avec les collègues de Bastia qui descendront en force.

BONNE JOURNÉE A TOUS et au plaisir de se retrouver.

Avec mes amitiés

Le secrétaire de L'USR CGT2A Patrick Maurel

 

FONCIER, LOGEMENT, STATUT DE RESIDENT

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CESC séance plénière du 22 avril 2014 La position de la CGT _ Intervention de JC GRAZIANI

Le rapport du Président de l’Exécutif Territorial examiné en séance plénière du CESC du 22 avril présente un état des lieux du foncier et du logement extrêmement significatif et déjà mis en lumière dans des « assises du foncier et du logement » à partir de septembre 2010 et dans différents rapports dont l’ « Engagement Territorial pour le foncier et le logement » du 30 juin 2011. On peut noter en particulier :

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La fédération de Corse du sud du parti communiste français, membre du Front de gauche, apporte son soutien aux postiers du cdis Vittulo à Ajaccio. Ces derniers luttent pour la sauvegarde de l'emploi si nécessaire dans notre région où le chômage, notamment chez les jeunes, ne cesse de croître. La direction de la Poste projette de supprimer de nombreux postes, aggravant les conditions de travail et affaiblissant le service public. Elle fonde sa stratégie sur une vision comptable et financière prônée par l'union européenne qui conduit à la casse du service public et à la privatisation. Une autre politique est possible; c'est ce que demandent les postiers.



le secrétaire départemental Maxime NORDEE

 

17 AVRIL 2014

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SCHEMA D’AMENAGEMENT TERRITORIAL – 3ème PHASE DU PADDUC

Par son vote du 31 janvier 2014, l’Assemblée de Corse a autorisé la poursuite des travaux relatifs au Padduc, c’est-à-dire l’élaboration de la dernière phase : le Schéma d’Aménagement Territorial. Il y a une progression dans l’élaboration du Padduc et toutes ses phases sont interdépendantes. Chaque étape vient compléter la précédente, autant qu’elle se nourrit de la précédente. Nous sommes aujourd’hui dans une phase d’expertise, de consultation, toujours dans l’esprit de co-construction qui préside à l’élaboration de nos travaux depuis le début. La conclusion politique interviendra, elle, à la fin du mois de juillet 2014, avec un passage du SAT devant l’Assemblée de Corse.

(À la suite de ce vote, le Padduc poursuivra un processus réglementaire établi de la manière suivante : analyse par le Conseil des sites + par l’autorité environnementale + par le CESC – Puis lancement de l’enquête publique. À l’issue de ce processus, le Padduc pourra être définitivement adopté par l’Assemblée de Corse)

Comment allons-nous procéder ? :

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24/25 Avril - 2014 - ASSEMBLEE DE CORSE

MOTION AVEC DEMANDE D’EXAMEN PRIORITAIRE DEPOSEE PAR JOSETTE RISTERUCCI

MODERNISATION DE L’HOPITAL DE BASTIA

CONSIDERANT les engagements pris deux fois par courrier en 2012 et en 2013 par Madame la Ministre de la Santé concernant la modernisation de l’hôpital de BASTIA,

CONSIDERANT que les dits engagements n’ont pas été respectés à ce jour,

CONSIDERANT que ce retard d’attribution des enveloppes financières retarde une fois de plus, et une fois de trop les travaux de modernisation actés par tous dans le Projet Régional de Santé pour le Centre Hospitalier de Bastia,





L’ASSEMBLEE DE CORSE

DEMANDE à Madame la Ministre de la Santé de bien vouloir prendre en compte l’urgence de la situation et d’y répondre favorablement par un arrêté actant définitivement et rapidement le versement des 29 millions d’euros attendus.

MOTION DEPOSEE PAR ETIENNE BASTELICA

ALIMENTATION DE LA CORSE EN GAZ NATUREL ET DEMARRAGE DE LA CENTRALE DE LUCCIANA AU FUEL LEGER.

CONSIDERANT la motion du 27 septembre 2012 relative à l’alimentation de la Corse en gaz naturel, et la demande de l’Assemblée de Corse afin qu’intervienne rapidement une décision favorable à l’alimentation de la Corse en GLN à partir d’une seule barge en Haute-Corse combinée à la réalisation du Cyrénée pour alimenter la future centrale du Grand Ajaccio,

CONSIDERANT la réponse du 3 janvier 2013, de Madame la Ministre de l’Écologie, du Développement Durable, et de l’Énergie laquelle confirmait le lancement sans délai du projet visant à approvisionner la Corse en gaz naturel à partir d’une unité flottante de stockage et de regazéification, installée au large de la côte est,

CONSIDERANT que cette barge GLN permettrait d’alimenter la nouvelle centrale de Lucciana, la future centrale d’Ajaccio et éventuellement les réseaux de distribution publique de ces deux villes,

CONSIDERANT que ce choix a été notifié au Directeur Général de GRT gaz par Madame la Ministre en lui demandant de mener les études relative à la construction et l’exploitation d’un gazoduc terrestre et à EDF PEI d’étudier la construction au raccordement du futur réseau terrestre et l’exploitation de la barge GLN,

CONSIDERANT que le 20 décembre 2013, l’Assemblée de Corse a adopté le Schéma Régional Climat Air Énergie (SRCAE) et son annexe, le Schéma Régional Éolien (SRE),

CONSIDERANT que cette délibération de l’Assemblée de Corse demande la modification en conséquence de la Programmation Pluriannuelle des Investissements Électricité (PPI électricité) et du Plan Indicatif Pluriannuel dans le secteur du gaz (PIP gaz),

CONSIDERANT que sans cela pourraient être compromis : le démarrage de la centrale de Lucciana au fuel léger, la réalisation des équipements nécessaires à l’approvisionnement en gaz naturel de la Corse (barge GLN, gazoduc Cyrénée) devant permettre l’alimentation des deux centrales thermiques et la distribution du gaz des agglomérations bastiaise et ajaccienne,

CONSIDERANT le surcoût très important de la nouvelle centrale de Lucciana du fait de son fonctionnement au fuel léger en phase transitoire dans l’attente du gaz naturel

CONSIDERANT que le 31 janvier 2014, l’Assemblée de Corse a adopté le rapport relatif au Projet d’Aménagement et de Développement Durable (PADD) dans lequel il est rappelé que la conduite de la transition énergétique nécessite de sécuriser l’approvisionnement de l’île, le choix du gaz naturel à l’horizon 2020 en constituant la base,

CONSIDERANT que cet objectif de transition énergétique impose désormais la réalisation de ce projet sachant par ailleurs que la France accueillera en 2015 la Conférence sur le Climat,

L’ASSEMBLEE DE CORSE

ATTEND du gouvernement une information complète des suites données à la notification adressée au Directeur de GRT gaz par Madame la Ministre de l’Écologie, du Développement Durable, et de l’Énergie,

DEMANDE la modification de la PPI électricité et du PIP gaz de manière à intégrer le démarrage de la centrale de Lucciana au fuel léger, la réalisation des équipements nécessaires à l’approvisionnement en gaz naturel de la Corse (barge GLN, gazoduc Cyrénée) devant permettre l’alimentation des deux centrales thermiques et la distribution du gaz des agglomérations bastiaise et ajaccienne,

MANDATE le Président du Conseil Exécutif de Corse et le Président de l’Assemblée de Corse, pour engager toutes les démarches afin que ce projet aboutisse et mette la Corse à l’abri d’une nouvelle crise énergétique.

 

24/25 Avril - 2014 - ASSEMBLEE DE CORSE

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PROPOSITION DE SOUTIEN À L’ASSOCIATION - « CANTA IN PAGHJELLA » - INTERVENTION DE JOSETTE RISTERUCCI

Monsieur le Président,

Nous examinons aujourd’hui la proposition d’une subvention d’un montant de 35000 euros au titre du soutien au programme d’activités 2013 de la CTC pour l’association « Canta in Paghjella ». Notre commission du développement social et culturel a consacré plusieurs réunions sur ce dossier. La subvention proposée ce jour ne réglera que le problème financier 2013 mais pas l’avenir de l’association, qui à mon sens, ne peut passer que par un nouveau conventionnement. La rédaction de celle-ci semble poser des problèmes divers qui ne sont pas insurmontables. Comme le précise la délibération nous devons tout faire face à l’intérêt que représente pour la Corse la sauvegarde du « Canta in Paghjella », comme élément spécifique de son patrimoine culturel immatériel reconnu en tant que tel par l’UNESCO. L’année 2013 était une année de transition, dans le rapport de notre commission de la semaine dernière il nous a été proposé comme une possibilité d’intégrer Petru GUELFUCCI à la CTC pour mener à bien cette mission ; l’intéressé ne souhaite pas que cette option soit retenue d’autant que le nouveau conventionnement ne serait pas à hauteur des sommes annoncées initialement mais inférieures. Il semblerait également, contrairement à ce qui nous avait été expliqué, qu’il peut être aidé pour la rédiger et répondre aux exigences nécessaires d’une rédaction respectueuse de tous les critères d’éligibilité. Je rappelle que la délibération de notre assemblée le 25 juillet 2013 avait demandé la création d’un comité d’évaluation et de suivi pour l’exécution de ce plan de sauvegarde. Lequel consiste en des activités de collectage, des activités de recherche, de transmission informelle (veillées), informelle (ateliers) et de mises en valeur. Je ne rependrai pas le contenu de ce lourd dossier très précis. Pour sortir de cette impasse, dont personne ne veut, je propose donc que ce comité soit rapidement mis en place, composé d’élus et de spécialistes du sujet et qu’il évalue le travail accompli par l’association, tel que présenté dans les rapports d’activités 2012 et 2013. Sur la base de cette évaluation, il lui reviendrait de formuler des préconisations réalistes pour mettre en œuvre une convention permettant enfin de mener les actions conformes au plan de sauvegarde. Que les contacts soient repris avec cet objectif avec Petru, je sais qu’ils n’ont jamais été rompus. Je suis certaine que toutes les conditions peuvent être remplies pour faire aboutir cette démarche car personne ne souhaite voire ce patrimoine immatériel classé par l’UNESCO disparaître.

PRIMES DE FONCTIONS ET RESULTATS - INTERVENTION DE JOSETTE RISTERUCCI

Monsieur le Président,

Notre groupe, et ce n’est un secret pour personne, ne partage pas ce genre de proposition. La PRF, en distinguant une part Fonction et une part Résultat (40 % du montant aux catégories A) voulait introduire une logique de prime aux résultats dans le fonction publique. Des remontées que nous en avons, partout où la PRF a été mise en œuvre, la cotation des postes pour déterminer la part fonctions a abouti à la construction d’usines à gaz et multiplié les obstacles à la mobilité. La part résultats a dans la pratique été composée d’une part fixe calculée sur le reliquat des indemnités antérieures non incluses dans la part fonction, et d’une vraie part variable. Nulle part la PFR n’a été totalement appliquée selon son orientation d’origine ; elle a dû s’adapter aux pratiques antérieures, générant une double frustration : de ceux qui croyaient que leurs résultats entraineraient une augmentation importante de leurs indemnités comme de ceux dont les fonctions ont été sous-cotées. D’ailleurs la PFR va être abandonnée au profit de l’Indemnité de fonctions, d’expertise et d’engagement professionnel (IFEEP), dont le projet de décret a été examiné le 6 novembre 2013 au conseil supérieur de la fonction publique d’état, et a été rejeté par l’ensemble des organisations syndicales représentantes des personnels (à l’exception de la CGC qui s’est abstenue). Il s’agit là d’un petit historique pour motiver notre vote, il est bien entendu que pouvons comprendre l’avis du personnel de la CTC exprimé par le comité technique paritaire du 18 février 2014, qui y est favorable. Pour notre part, nous souhaitons pour les agents de la fonction publique un autre mode de rémunération conforme aux attentes de leur grande majorité, notamment l’augmentation du point d’indice et l’intégration des primes dans le calcul des pensions de retraite.

 

24/25 Avril - 2014 - ASSEMBLEE DE CORSE

PROGRAMMATION 2014-2020 DES FONDS EUROPEENS - INTERVENTION DE MICHEL STEFANI

Le 25 mai montrera, avec les élections européennes, que l’Europe telle qu’elle a été construite et se construit encore aujourd’hui ne répond aux attentes sociales et populaires de nos compatriotes. C’est pourquoi, l’exercice auquel nous sommes conviés à propos de la « stratégie régionale de gestion des fonds européens » est paradoxal. Il s’agit d’établir par la programmation l’utilisation des fonds européens sur les six prochaines années. Ces fonds ont, en principe, une vocation essentielle celle de permettre la réduction des écarts de développement et de promouvoir la cohésion économique et sociale au sein de l’Union européenne. Cette cohérence reste un objectif prioritaire affirmé selon lequel il s’agit de favoriser un développement équilibré et durable, créateur d’emplois, protecteur de l’environnement et réducteur des inégalités de tous ordres, entre territoires, entre individus, entre hommes et femmes, entre générations. Comment serait il possible, en énonçant ces principes, de perdre de vue ce qu’a été la précédente programmation inspirée par la stratégie de Lisbonne déjà très libérale avec des effets d’autant plus contradictoires que l’enfoncement dans la crise s’est traduit par une accentuation de cette politique. La dépense publique sociale est dans le collimateur le soutien aux marchés financiers outrageusement mis en œuvre. C’est l’austérité à tous les étages Europe Etat région collectivités locales. On nous parle d’un sous SMIC, de travailleurs détachés, de coût du travail pour faire oublier le coût exorbitant du capital. Plus question de taxer les transactions financières ! C’est le règne incontestable du marché et surtout de ceux qui le pilotent dans leur propre intérêt spéculatif. Les inégalités se creusent en Europe, la pauvreté et le chômage y font des ravages dont l’intensité peut se mesurer au regard des révoltes sociales qui après la Grèce éclatent en Espagne. Récemment, le Réseau européen de lutte contre la pauvreté (EAPN), constatait « une aggravation des déséquilibres sociaux (…) et l’aggravation de l’impact social de la crise par les mesures d’austérité. Le chômage, la pauvreté et les inégalités atteignent des niveaux record ». La déclinaison de cette politique dans notre pays au lendemain des élections municipales est éloquente. Moins 18 milliards d’euros pour les services utiles de l’Etat. Moins 21 milliards d’euros de coupe dans les budgets sociaux et de la protection sociale. Moins 11 milliards d’euros pompés sur les budgets des collectivités locales. Mister freez, est à Matignon Manuel Valls répands son fluide glacial. Pour les salariés du secteur public, comme La Poste ou les hôpitaux, les enseignants ou les employés communaux, les salaires seront gelés. Ils l’étaient depuis 2010 avec le gouvernement Fillon ! Le gel des allocations logement, familiales et d’invalidité va lourdement pénaliser les foyers modestes. Alors oui dans ce contexte cette programmation constitue plus encore pour la CTC un enjeu considérable pour résister à cette politique. Car effectivement elle est « autorité de gestion » de l’ensemble des fonds. C’est une opportunité, à condition de réaliser une gestion cohérente des fonds réellement adaptée aux spécificités régionales, en phase avec des orientations en matière de développement, afin de cofinancer les politiques et les projets avec un objectif central le progrès social. L’intérêt principal de ce transfert, nous l’avions indiqué fortement quand il s’est opéré, était de permettre à notre collectivité de mieux faire face à la crise, de faire reculer le chômage et les inégalités sociales mieux que lorsque la gestion incombait à l’État central. Une évaluation sérieuse est nécessaire de ce point de vue mais il est vrai que les derniers chiffres du chômage tendent plutôt à une appréciation négative des résultats obtenus. Pour l’instant, on voit bien les contraintes et les obligations envers la Commission, la responsabilité du Président du Conseil Exécutif devant celle-ci ; en revanche, la latitude d’action paraît bien mince tant sont prégnantes les conditions stipulées par les règlements européens. Dans le cadre d’un budget global de la politique de cohésion pour la période 2014-2020, avec 351,8 Mds d’€ ( contre 347,4 pour la période 2007-2013), la France dispose d’une enveloppe de 14, 238 milliards, dont 3,9 au titre du régime transitoire applicable aux dix régions, dont la Corse, sortant de l’Objectif n°1. La Corse bénéficiera d’une enveloppe de 298,3 M€ contre 292,8 M€ pour l’actuelle programmation. Il n’y a donc pas, contrairement à ce qui avait été avancé ici ou là, de diminution résultant d’une répartition pénalisante faite par l’État français, mais au contraire, une légère progression de 1,87%. Une réduction des dotations sur les fonds européens pour la Corse aurait été incohérente et contraire aux engagements pris à travers la dernière tranche du PEI offrant, sauf erreur, la possibilité d’orienter le PO FEDER sur des actions nouvelles. Cependant, cette progression est due à l’abondement du FEADER (+ 52,30 M€) tandis que l’ensemble FEDER-FSE passe de 137,6 à 124 M€ (sans tenir compte de la non reconduction de l’enveloppe additionnelle exceptionnelle de 33,7 M€ destinée à compenser la sortie de l’Objectif 1). Notre analyse est donc nuancée sur ce plan car cette régression impactera les fonds destinés à l’innovation, aux technologies numériques, à la transition énergétique mais aussi à la politique de la ville, à l’insertion, à la formation, autant de domaines prioritaires comme le montrent les indicateurs concernant la Corse. Nous sommes d’autant plus perplexes que les programmes opérationnels s’inscrivent dans le cadre d’exigences accrues de l’Union européenne ; 60 % des dotations doivent aller aux axes 1 à 4 (recherche-développement-innovation, tic, compétitivité des entreprises, transition énergétique) alors que les actions envers les populations vulnérables dans les territoires urbains et péri urbains sont plafonnés à 10 % des crédits. L’analyste Antonio GAMBINI note « la concentration sur le taux d’emploi opérée par la commission n’est pas une garantie de cohésion sociale, bien au contraire. La prolifération de travailleurs à statut précaire et sous-payés est aux antipodes de la cohésion sociale, mais fait augmenter le taux d’emploi. La question de la qualité de l’emploi (y compris les salaires) devrait être absolument réintégrée dans la stratégie ». Ce n’est pas le cas. Or, nous avons en Corse un taux d’emploi de 10 points inférieur à l’ensemble de la France, un taux de décrochage scolaire supérieur et un nombre inférieur de diplômes et surtout un taux de pauvreté nettement supérieur. Par conséquent il faudrait pouvoir conduire un effort appuyé sur ces axes 6 et 7. En ce sens, le principe fondamental est que la stratégie régionale soit au service de la stratégie de l’« Europe 2020 » qui prolonge la précédente celle de Lisbonne qui n’avait pas atteint les objectifs assignés : faire émerger l’économie de la connaissance la plus compétitive du monde afin de parvenir au plein emploi avant 2010. La nouvelle stratégie affiche trois priorités : une croissance intelligente fondée sur la connaissance et l’innovation ; une croissance durable fondée sur une économie plus efficace dans l’utilisation des ressources ; une croissance inclusive avec une économie à fort taux d’emploi favorisant la cohésion sociale et territoriale. Sauf que l’encadrement des politiques sacrifie la question sociale et élude la question fondamentale de la régulation des marchés financiers, indispensable à une sortie durable de la crise. Concentrée sur la « compétitivité », elle ne fait pas non plus progresser la dimension environnementale. Répondant au vœu des lobbys patronaux, « Europe 2020 » ne fait qu’actualiser la stratégie de Lisbonne, reprenant les formules consacrées « une règlementation intelligente » diminuant « le fardeau administratif pesant sur les entreprises », l’approfondissement du marché unique grâce à la directive « services » (« Bolkestein ») – et appelant à la déréglementation, aux privatisations et au démantèlement des services publics. Cette stratégie, liée aux politiques d’austérité menées conformément au Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) enfonce l’Europe dans la récession et nous la récusons absolument. Cela étant, l’apport des fonds européens est nécessaire au financement de projets voulus par la CTC, et en particulier à la mise en œuvre du modèle de développement inscrit dans le PADDUC pour répondre aux besoins sociaux et des territoires dans le cadre de la politique de la ville, d’actions en direction des étudiants, de soutien à l’orientation, à la qualification, à l’information ; pour prévenir les risques naturels, réussir la transition énergétique et enfin accompagner les entreprises productives. Dans ces conditions difficiles, l’Exécutif s’est cependant efforcé de prendre en compte les besoins propres à la Corse et propose d’élaborer une stratégie pluri-fonds « visant à favoriser la synergie entre les fonds ». Des lignes de partage –est-il écrit- entre FEDER-FSE et FEADER et Programme de coopérations pourraient permettre de couvrir les besoins du territoire, en particulier « la prévention des différents risques naturels et la lutte contre la vulnérabilité et la précarité des populations ». Nous prenons acte de cette volonté et nous ferons des propositions lors de la session plénière à cet effet. Le document présenté appelle toutefois des réserves qui ne tiennent pas à la volonté de l’Exécutif, dont nous saluons l’action pour éviter les dégagements d’offices, mais aux limites étroites fixées par les règlements des fonds structurels et d’investissement européens. Le Président du Conseil Exécutif s’apprête à négocier le PO avec l’État et la Commission européenne ; nous souhaitons que ce projet puisse évoluer dans le sens d’une plus grande prise en compte des besoins spécifiques à la Corse, en particulier dans le domaine social. À ce stade, attendant l’examen dans quelques mois des programmes opérationnels, notre groupe s’abstiendra.

 

24/25 Avril - 2014 - ASSEMBLEE DE CORSE

PROTECTION DU PATRIMOINE FONCIER INTERVENTION DE ETIENNE BASTELICA

Depuis maintenant quatre ans, l’Assemblée de Corse a engagé une démarche pour rechercher les meilleures réponses « à la problématique foncière ». C’est ainsi que commence le rapport présenté ce jour.

Après avoir pris soin de noter que la loi du 5 décembre 2011 allait doter la Corse d’un document de planification (le PADDUC), le rapport énonce des mesures propres à « mieux réguler les transactions financières, lutter contre la spéculation, et compléter les ressources sur fonds propres de la Collectivité par la création de nouvelles ressources fiscales. »

Je vais essayer d’analyser quelques points essentiels de l’étude.

Il est à noter avant toute chose que l’étude fait remarquer que face à l’attractivité de la Corse ces 30 dernières années, le droit commun comporte des outils juridiques qui permettent en théorie d’encadrer les marchés, mais leur utilisation est loin d’être optimale.

À titre d’exemple :

• Outil de planification : Très peu de PLU (6 à 8 ans pour sortir un PLU)

• Outil de l’urbanisme : Peu de ZAC, pas d’outil d’aménagement public, 2 SEM

• Pas de mécanisme de préemption.

• Grand retard de l’action intercommunale en matière d’urbanisme.

Mais il faut ajouter un élément qui me parait important : les pressions foncières semblent se concentrer sur la périphérie urbaine des grandes agglomérations. Sur 5000 logements autorisés en 2009, 50% se concentrent sur les bassins du Grand Ajaccio et du Grand Bastia. L’offre est néanmoins très importante par rapport à la pression démographique.

Dans ces conditions, et à partir du constat où « rien n’est fait pour optimiser les moyens mis à notre disposition », et bien nous devons en inventer d’autres.

Deux nouveaux outils nous sont proposés :

A. Tout d’abord ceux qui n’impliquent pas d’évolution statutaire. Ceux-ci sont de deux ordres : des outils non fiscaux et des outils fiscaux.

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24/25 Avril - 2014 - ASSEMBLEE DE CORSE

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QUESTION ORALE POSEE PAR JOSETTE RISTERUCCI - AIDES AU TRANSPORTS CLUBS SPORTIFS

Monsieur le Président,

Lors de la session des 30 et 31 janvier derniers, nous vous avions interpellé sur la situation des clubs sportifs quant au remboursement de leurs frais de déplacement.

Vous nous aviez répondu qu’à compter du 25 juin 2013, les versements n’avaient pu être effectués en raison de l’avis de la Cour régionale de Comptes.

Vous nous aviez également affirmé qu’en cas d’excédent budgétaire sur l’exercice 2013, une dérogation serait demandée pour verser aux bénéficiaires ce qui leur serait dû sur la saison, puisque les clubs ne raisonnent pas en termes d’annualité civile.

Mais j’ai de nouveau été saisie des difficultés rencontrées par un club sportif amateur, évoluant au niveau national et concernant le remboursement des transports bord à bord. Nous sommes tous attachés à la pratique du sport populaire et savons combien est important l’engagement de tous les bénévoles dans ce domaine. Je cite aujourd’hui le cas du club de basket de FURIANI qui évolue dans le championnat en sénior féminine nationale 3 et dont les problèmes financiers mettent en jeu les prochains déplacements sur le continent pour poursuivre ce parcours méritant. Je souhaiterais, Monsieur le Président, que nous puissions dans notre règlement des aides et subventions attribuées au sport amateur être vigilants afin d’éviter que nos clubs abandonnent des championnats pour raisons financières. En vous remerciant pour eux.

REPONSE A LA QUESTION ORALE POSEE PAR J. RISTERUCCI - PAUL MARIE BARTOLI - CONSEILLER EXECUTIF

Madame la Conseillère Territoriale, Lors de la séance de l’Assemblée de Corse des 30 et 31 janvier 2014, vous nous aviez en effet interrogés sur le remboursement des frais de déplacement des clubs sportifs. Je vous avais rappelé qu’un premier versement avait déjà été effectué début 2013 mais que l’avis de la Chambre régionale des comptes rendu en juin 2013 nous avait conduits à suspendre les remboursements. L’Office des transports de la Corse a adopté son budget primitif pour 2014 lors de la séance de son conseil d’administration du 9 avril 2014. Y figure une ligne budgétaire permettant de procéder au règlement des derniers remboursements pour l’année 2013 concernant les clubs sportifs, comme je m’y étais engagé. Et il est vrai que le fait qu’ils ne connaissent pas l’annualité budgétaire pose quand même des problèmes. Je précise que le club de basket de Furiani a déjà pris contact avec les services de l’OTC qui lui ont fait part de cette mesure. Le traitement des dossiers est en cours et les premiers paiements devraient intervenir très prochainement. Ces dispositions, vous l’avez compris, ont un caractère transitoire et limité à 2013. En effet, à compter de 2014, les remboursements doivent être inclus dans les demandes de subventions auprès des différents services de la Collectivité territoriale de Corse. C’est à ce stade la seule réponse que je puisse vous faire, mais sachez que le suivi des dossiers est fait de manière régulière par les services de l’Office des transports. Je vous remercie.

 

24/25 Avril - 2014 - ASSEMBLEE DE CORSE

QUESTION ORALE POSEE PAR MICHEL STEFANI - ENGAGEMENT DE L’ETAT CONCERNANT LA SNCM

Monsieur le Président,

Depuis que l’Assemblée de Corse a décidé d’attribuer la délégation de service public maritime de continuité territoriale au groupement CMN SNCM, il ne se passe pas un jour sans que ce choix ne soit remis en cause directement ou par des biais détournés.

Le dernier en date est la procédure collective devant le tribunal de commerce envisagée par le PDG de Transdev Jean Marc JANAILLAC, lequel explique de surcroit que le Plan industriel Long Terme de la SNCM, écartant tout licenciement et départ contraint, n’est pas sérieux. Or ce plan est indispensable à l’équilibre économique de la DSP et inclut la commande de quatre navires confirmée par le Ministre des Transports de la Mer et de la Pêche, Frédéric CUVILLIER, en juin 2013.

Il y a une similitude entre ces déclarations à la veille du dernier Conseil de surveillance et celles du PDG de Veolia Monsieur FREROT. L’un et l’autre font mine d’ignorer que cette délibération de l’Assemblée de Corse offre une garantie de 600 millions d’euros sur le milliard inscrit à la convention d’exploitation destiné à compenser une exécution reconnue déficitaire de cette desserte publique par la SNCM et la CMN.

Pire encore il semble bien que dans ce monde des grandes affaires il y ait collusion d’intérêts avec les dirigeants de CFF dont l’objectif ces 20 dernières années a été de torpiller le service public et ses opérateurs historiques en commençant par la SNCM, non sans avoir au préalable bénéficié de la dotation de continuité territoriale 180 M€ pour écrémer la desserte publique sur le fret et se retrouver à terme en position de monopole sur le trafic passager.

Pavillon de complaisance, dumping fiscal et social, écrémage, « vol de la taxe de transport » tel est le tableau de la dite « ouverture à la concurrence non faussée » après moins de 15 ans. Le problème ne vient pas des opérateurs historiques la SNCM, la CMN, Air Corsica et Air France mais bien de cette politique.

La CTC, dans ce domaine de compétence propre, a perdu la maîtrise des choses en s’éloignant des principes de la continuité territoriale pour s’exposer aux opérateurs low cost en général, au harcèlement procédurier, au dumping fiscal, social et commercial des dirigeants de CFF en particulier.

Dans ce processus, vécu par nos voisins sardes avec des effets terribles, les salariés sont, avec les usagers, « la variable d’ajustement ». Les uns paient la facture en pointant au chômage les autres subissent des tarifs totalement dérégulés mais conformes à cette belle logique libérale de la libre concurrence.

« La menace létale » qui pèse sur la SNCM est ainsi celle de ses principaux actionnaires Transdev sous le contrôle de Veolia. Le risque découlant des condamnations de l’Union européennes n’est en réalité qu’aléatoire. L’État et la SNCM, pour peu qu’ils le veuillent vraiment, peuvent obtenir sur les deux recours de CFF, une annulation et une baisse considérable des sanctions financières.

L’autre raison de cet acharnement, non contre les décisions scandaleuses de la Commission auxquelles MM JANAILLAC et FREROT se soumettent volontiers : c’est bien le respect des engagements du gouvernement s’agissant de la commande des nouveaux navires. Cela intéresse la CTC à plus d’un titre nous retiendrons uniquement l’équilibre financier de la DSP.

Monsieur le président vous savez qu’il est nécessaire que le gouvernement respecte ses engagements notamment sur le financement et la commande des nouveaux navires sans lesquels il sera difficile de maintenir l’équilibre financier de la DSP sauf à prévoir une réduction des services.

Dans ces conditions notre groupe attend un acte politique clair et fort afin que le gouvernement assume ses responsabilités et demande à la Caisse des Dépôts d’agir en conséquence au service de l’intérêt général et du développement économique des territoires et en premier lieu de la Corse.

Comme nous l’avons écrit avec le Président de l’Assemblée de Corse et les élus communistes de la région PACA, au Président de la République le 27 mars, cela implique :

  • de sécuriser l’actionnariat de la SNCM, le Plan Industriel Long Terme à 8 navires,
  • de garantir la commande des 4 navires mixtes au GNL aux chantiers de Saint NAZAIRE avec le plan de financement annoncé par la CDC et la BPI.

Dans un même esprit, êtes-vous disposez, Monsieur le Président, à intervenir en ce sens dès les prochaines heures auprès du Gouvernement ?

REPONSE A LA QUESTION ORALE POSEE PAR M. STEFANI - PAUL GIACOBBI – PRESIDENT DU CONSEIL EXECUTIF - PAUL MARIE BARTOLI - CONSEILLER EXECUTIF

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24/25 Avril - 2014 - ASSEMBLEE DE CORSE

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ALLOCUTION D’OUVERTURE DU PRESIDENT BUCCHINI

Mes chers collègues,

Avant d’aborder l’ordre du jour, permettez-moi dans un cours propos introductif de mettre en exergue plusieurs sujets d’actualité.

Il m’appartient, tout d’abord, de vous rendre compte de la venue à la Collectivité de Madame Marylise LEBRANCHU. La Ministre de la Décentralisation a participé en effet à un troisième comité d’échange sur la réforme du statut particulier, lundi 14 avril à l’hôtel de région.

Cette réunion était centrée sur le projet de loi relatif à la décentralisation, qui comporte plusieurs articles visant à améliorer le fonctionnement actuel de notre institution, et sur lesquels nous avons émis un avis détaillé le 31 mars.

Un large accord de vue s’est dégagé avec le gouvernement pour intégrer la quasi-totalité de nos demandes. Cela démontre, et permettez-moi de le souligner, qu’à chaque fois que nous parvenons, premièrement à élaborer un cadre de propositions argumentées et deuxièmement, à l’approuver avec une majorité consistante, eh bien le pouvoir central est incité à prendre en compte nos attentes. Dans un contexte national de réforme qui s’annonce compliqué, il y a là, incontestablement, matière à rester confiants sur l’aboutissement de la démarche propre à la Corse. Nous avons, en effet, un triple avantage : un cadre de propositions étoffé et qui est le fruit d’une véritable concertation ; un vote quasi consensuel sur le contenu central de la réforme du statut particulier ; et une continuité favorable d’interlocuteur, personne ne mettant en doute les qualités d’écoute de Mme LEBRANCHU, ni ses convictions décentralisatrices.

Enfin, il semblerait qu’une réforme constitutionnelle puisse être engagée, à partir de la ratification de la charte européenne des langues ; et même être votée, pour peu qu’une partie de l’opposition fasse preuve d’un état d’esprit constructif : cela nous offrirait une perspective réelle d’aboutissement.

Cela étant, la Ministre a insisté aussi sur la nécessité d’apporter des réponses concrètes à la situation économique et sociale de la Corse. C’est judicieux, car les réformes institutionnelles ne produiront leurs effets qu’à moyen terme, alors que la population est déjà confrontée à de véritables urgences.



Je souhaite évoquer, ensuite, le devenir de la SNCM.

La délégation de service public organisant les liaisons maritimes entre la Corse et Marseille a été définie par notre Collectivité et elle est entrée en vigueur cette année. La SNCM, qui reste l’opérateur historique bien qu’elle ait été privatisée, s’est portée candidate. Elle a remporté l’appel d’offres. Il lui appartient aujourd’hui d’assurer en priorité l’exécution de cette DSP. A cet effet, un projet d’entreprise a été négocié entre la direction et les représentants du personnel, il prévoit des efforts exigeants tant pour les actionnaires que pour les salariés, de façon à redimensionner la flotte en fonction de la DSP et redresser durablement les comptes d’exploitation.

Il est anormal, je le dis clairement, que dans ces conditions, l’actionnaire majoritaire VEOLIA/TRANSDEV cherche à se désengager, à remettre en cause le projet industriel et à provoquer un dépôt de bilan. Des responsabilités ont été prises à l’égard de l’Assemblée de Corse, à l’égard des salariés comme à l’égard des usagers et des entreprises insulaires. Il est du devoir de l’Etat de les faire respecter. Chacun, en tout cas, aspire ici à la stabilité pour éviter une casse sociale qui serait sans précédent pour notre île.

Je dois, enfin, revenir sur la violence et les règlements de compte qui reprennent. Le Premier ministre connaît suffisamment ce dossier pour avoir conscience de la nécessité d’obtenir des résultats probants.

Même si l’expansion de la criminalité organisée se retrouve ailleurs, elle est devenue pour la Corse un véritable enjeu de démocratie. En préalable, il s’agit bien sûr de se doter des moyens d’investigation appropriés : leur renforcement est en cours, peut-être conviendrait-il de l’accélérer.

À notre niveau, il nous appartient d’engager collectivement une bataille dans les esprits pour faire évoluer les mentalités, et pour renforcer la culture de la légalité. Dans cet esprit, la commission « violence » a souhaité lancer une campagne auprès des jeunes contre le port d’armes dans les lieux publics, et elle tiendra une conférence de presse demain à ce sujet avec le Président GIACOBBI et M. le Recteur d’Académie.

Quand on constate les motivations qui inciteraient des habitants de départements continentaux à se doter de plaques d’immatriculation insulaires, pour se faire je cite « respecter » voire « craindre », on mesure non seulement la confusion qui règne dans certains esprits, mais aussi le risque de nous enfermer durablement dans une image négative, pour ne pas dire un cliché !

Avant de conclure, je souhaite rendre hommage à Denis CELLI, récemment disparu, qui a siégé dans notre Assemblée de 1984 à 1992.

Et je voudrais également, dans un autre ordre d’idée, rappeler à l’Exécutif que nous lui avons demandé de procéder à un état des lieux des garanties offertes aux conseillers dans l’exercice de leur mandat, notamment en matière de protection et réparation des risques.

Mes chers collègues, je tiens enfin à saluer un grand écrivain colombien, à dimension universelle, qui nous a quittés la semaine dernière. Gabriel GARCÍA MÁRQUEZ était l’auteur de plusieurs romans inoubliables, récompensé par le Prix Nobel de littérature.

Défenseur infatigable du peuple contre le colonialisme et l’oppression, ce poète narratif symbolisa mieux que personne la démesure de tout un continent : « l’Amérique latine, cette immense patrie d’hommes hallucinés et de femmes entrées dans l’histoire, dont l’obstination infinie se confond avec la légende ».

 

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" La CCAS ou l'arbre de vie".

En présence d'Alexandre COURBAN,

Docteur en Histoire : « L'humanité (avril 1904-août 1939). Histoire sociale, politique et culturelle d'un journal du mouvement ouvrier Français ».

Qualifié aux fonctions de Maître de Conférence.

Président de l'association " Mémoires de l'Humanité", déposant des archives du journal l'Humanité versées aux archives départementales de la Seine St Denis.

Chargé de mission auprès du comité d'histoire de la CCAS depuis le 1er septembre 20

 

antonio-gramsci-533x318.jpg Un fidéle lecteur de u rossu nous a fait parvenir ce texte qui est toujours d'actualité extrait de http://dormirajamais.org/gramsci/

Je hais les indifférents. Je crois comme Friedrich Hebbel que « vivre signifie être partisans ». Il ne peut exister seulement des hommes, des étrangers à la cité. Celui qui vit vraiment ne peut qu’être citoyen, et prendre parti. L’indifférence c’est l’aboulie, le parasitisme, la lâcheté, ce n’est pas la vie. C’est pourquoi je hais les indifférents.

L’indifférence est le poids mort de l’histoire. C’est le boulet de plomb pour le novateur, c’est la matière inerte où se noient souvent les enthousiasmes les plus resplendissants, c’est l’étang qui entoure la vieille ville et la défend mieux que les murs les plus solides, mieux que les poitrines de ses guerriers, parce qu’elle engloutit dans ses remous limoneux les assaillants, les décime et les décourage et quelquefois les fait renoncer à l’entreprise héroïque.

L’indifférence œuvre puissamment dans l’histoire. Elle œuvre passivement, mais elle œuvre. Elle est la fatalité; elle est ce sur quoi on ne peut pas compter; elle est ce qui bouleverse les programmes, ce qui renverse les plans les mieux établis; elle est la matière brute, rebelle à l’intelligence qu’elle étouffe. Ce qui se produit, le mal qui s’abat sur tous, le possible bien qu’un acte héroïque (de valeur universelle) peut faire naître, n’est pas tant dû à l’initiative de quelques uns qui œuvrent, qu’à l’indifférence, l’absentéisme de beaucoup. Ce qui se produit, ne se produit pas tant parce que quelques uns veulent que cela se produisent, mais parce que la masse des hommes abdique devant sa volonté, laisse faire, laisse s’accumuler les nœuds que seule l’épée pourra trancher, laisse promulguer des lois que seule la révolte fera abroger, laisse accéder au pouvoir des hommes que seule une mutinerie pourra renverser. La fatalité qui semble dominer l’histoire n’est pas autre chose justement que l’apparence illusoire de cette indifférence, de cet absentéisme. Des faits mûrissent dans l’ombre, quelques mains, qu’aucun contrôle ne surveille, tissent la toile de la vie collective, et la masse ignore, parce qu’elle ne s’en soucie pas. Les destins d’une époque sont manipulés selon des visions étriquées, des buts immédiats, des ambitions et des passions personnelles de petits groupes actifs, et la masse des hommes ignore, parce qu’elle ne s’en soucie pas. Mais les faits qui ont mûri débouchent sur quelque chose; mais la toile tissée dans l’ombre arrive à son accomplissement: et alors il semble que ce soit la fatalité qui emporte tous et tout sur son passage, il semble que l’histoire ne soit rien d’autre qu’un énorme phénomène naturel, une éruption, un tremblement de terre dont nous tous serions les victimes, celui qui l’a voulu et celui qui ne l’a pas voulu, celui qui savait et celui qui ne le savait pas, qui avait agi et celui qui était indifférent. Et ce dernier se met en colère, il voudrait se soustraire aux conséquences, il voudrait qu’il apparaisse clairement qu’il n’a pas voulu lui, qu’il n’est pas responsable. Certains pleurnichent pitoyablement, d’autres jurent avec obscénité, mais personne ou presque ne se demande: et si j’avais fait moi aussi mon devoir, si j’avais essayé de faire valoir ma volonté, mon conseil, serait-il arrivé ce qui est arrivé? Mais personne ou presque ne se sent coupable de son indifférence, de son scepticisme, de ne pas avoir donné ses bras et son activité à ces groupes de citoyens qui, précisément pour éviter un tel mal, combattaient, et se proposaient de procurer un tel bien.

La plupart d’entre eux, au contraire, devant les faits accomplis, préfèrent parler d’idéaux qui s’effondrent, de programmes qui s’écroulent définitivement et autres plaisanteries du même genre. Ils recommencent ainsi à s’absenter de toute responsabilité. Non bien sûr qu’ils ne voient pas clairement les choses, et qu’ils ne soient pas quelquefois capables de présenter de très belles solutions aux problèmes les plus urgents, y compris ceux qui requièrent une vaste préparation et du temps. Mais pour être très belles, ces solutions demeurent tout aussi infécondes, et cette contribution à la vie collective n’est animée d’aucune lueur morale; il est le produit d’une curiosité intellectuelle, non d’un sens aigu d’une responsabilité historique qui veut l’activité de tous dans la vie, qui n’admet aucune forme d’agnosticisme. et aucune forme d’indifférence.

Je hais les indifférents aussi parce que leurs pleurnicheries d’éternels innocents me fatiguent. Je demande à chacun d’eux de rendre compte de la façon dont il a rempli le devoir que la vie lui a donné et lui donne chaque jour, de ce qu’il a fait et spécialement de ce qu’il n’a pas fait. Et je sens que je peux être inexorable, que je n’ai pas à gaspiller ma pitié, que je n’ai pas à partager mes larmes. Je suis partisan, je vis, je sens dans les consciences viriles de mon bord battre déjà l’activité de la cité future que mon bord est en train de construire. Et en elle la chaîne sociale ne pèse pas sur quelques uns, en elle chaque chose qui se produit n’est pas due au hasard, à la fatalité, mais elle est l’œuvre intelligente des citoyens. Il n’y a en elle personne pour rester à la fenêtre à regarder alors que quelques uns se sacrifient, disparaissent dans le sacrifice; et celui qui reste à la fenêtre, à guetter, veut profiter du peu de bien que procure l’activité de peu de gens et passe sa déception en s’en prenant à celui qui s’est sacrifié, à celui qui a disparu parce qu’il n’a pas réussi ce qu’il s’était donné pour but.

Je vis, je suis partisan. C’est pourquoi je hais qui ne prend pas parti. Je hais les indifférents.

11 février 1917 Traduit de l’italien par Olivier Favier.

 

ELECTIONS EUROPEENNES

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LISTE DU FRONT DE GAUCHE

Les citoyens sont invités à choisir leurs députés européens le 25 mai prochain.

La liste du FRONT DE GAUCHE, avec Marie-Christine VERGIAT, députée européenne sortante en tête de liste, se prononce pour une autre Europe au contraire de l'Europe antisociale et ultralibérale soumise aux seules règles du business. Elle se prononce pour "L'HUMAIN D'ABORD". Vous êtes cordialement invité à la réunion publique avec les candidats du FRONT DE GAUCHE



Marie Christine VERGIAT députée européenne



et



Michel STEFANI conseiller à l'Assemblée de Corse président des chemins de fer de la Corse

MERCREDI 14 MAI à 18h30 palais des congrès

 

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Il y a 71 ans, en ce 9 mai 1943, grande figure de la Résistance nationale féminine, Danielle CASANOVA, s’est éteinte à AUSCHWITZ BIRKENAU. Elle avait contracté le typhus. Chaque soir elle allait au bloc 26 soigner et soutenir ses camarades, « ses sœurs » comme elle les appelait. Toutes croyaient que c’est elle qui reviendrait, qu’elle raconterait ce que fut l’enfer qu’elles vécurent, ce qu’était la barbarie nazie. Mais non, elle est partie, pas la première, tant d’autres étaient déjà parties avant elle, pas la dernière non plus... Mais elle, Danielle, n’a jamais cessé de les consoler, les réconforter, les soutenir, leur donner la force… La force de vivre, de survivre. Certaines d’entre elles ont survécu, et ce sont elles qui ont témoigné, qui ont raconté au monde entier ce que fut l’horreur des camps.

« Je suis heureuse de cette joie que donne la haute conscience de n’avoir jamais failli et de sentir dans mes veines un sang impétueux et jeune » c’est la toute dernière phrase qu’elle a écrite à sa mère le 23 janvier 1943, veille de son départ pour Auschwitz-Birkenau.

Danielle Casanova faisait partie du convoi du 24 janvier 1943 qui quittait Compiègne pour Auschwitz. Elles étaient 230 femmes. 49 seulement devaient revenir, « plus mortes que vives », témoigna Charlotte DELBO.

Elle a consacré toute sa vie à son engagement politique, à la lutte contre les inégalités, l’injustice, le fascisme et le nazisme.

Le SAMEDI 10 MAI, à 18H00, Boulevard Danielle CASANOVA,

devant la plaque dédiée à sa mémoire sur la façade de la maison où elle vécut un hommage lui sera rendu ainsi, qu’à travers elle, à toutes les Résistantes, connues et inconnues, qui ont fait le sacrifice de leur vie contre le fascisme pour la liberté de la Patrie, pour la démocratie. Et parmi elles, Maria De PERETTI morte à Ravensbrück le 15 mars 1945. Que leur mémoire reste vivante afin que les jeunes générations restent fidèles à ces idéaux.

Aujourd’hui, plus que jamais, face aux résurgences des idéologies fascistes et nazies et de la xénophobie, il est important que nul n’oublie la barbarie engendrée par ces mêmes idéologies dont Danielle CASANOVA et Maria De PERETTI furent les victimes. C'était la guerre la plus meurtrière de tous les temps. Le Comité de la Corse du Sud de l’Association Nationale Des Anciens Combattants et Amis de la Résistance (A.N.A.C.R 2A) appelle les Ajacciens, toutes générations confondues, à participer à cette commémoration et à rendre hommage aux héros et martyrs de la Résistance afin de ne pas les oublier.

La Présidente,Jacqueline WROBLEWSKI-ARRII

Huile sur toile de Boris Taslitzky, La mort de Danielle Casanova, 1950 Huile sur toile de Boris Taslitzky, La mort de Danielle Casanova, 1950

 

front-de-gauche_1237641655.jpg Face aux dogmes libéraux, à la mise en concurrence des services publics et des travailleurs, face à la soumission aux marchés financiers, les citoyens européens doivent pouvoir compter sur des parlementaires qui ne se compromettent pas avec les forces de l'argent.

L'objectif du Front de gauche et du parti communiste est de changer radicalement les fondations de l'Europe, pour une Europe de la solidarité, une Europe de la justice et du progrès social, une Europe du développement humain, du partage des richesses et des savoirs.

La fédération de Corse du sud du parti communiste français tiendra une conférence de presse pour présenter sa campagne et ses candidats pour les élections européennes,

mardi 6 mai 2014 à 15h30 dans ses locaux de la fédération, impasse Bertin à Ajaccio.

Le secrétaire départemental Maxime NORDEE

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RAPPEL

mercredi 14 à la réunion publique avec M.C. VERGIAT et Michel STEFANI au palais des congrès à 18h.

 

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Monsieur le Maire, chers collègues,

La semaine dernière, le 22 avril, à l’occasion du débat d’orientations budgétaires, nous avions indiqué que personne ne pouvait vous reprocher, quelques jours après votre installation, de présenter devant l’assemblée délibérante un document budgétaire innovant. Nous avions également suggéré de maintenir l’essentiel des projets d’investissement déjà arrêtés par l’ancien conseil municipal ; tout particulièrement la poursuite des grands projets financés dans un cadre pluriannuel qui vont garantir la sécurité des Ajacciens, créer des équipements qui vont améliorer le cadre de vie de la population et conforter le service public communal. Nous avons pu constater, à la lecture du projet de budget, que c’est bien cette orientation qui a été retenue. De fait, le budget que vous présentez correspond à l’hypothèse basse d’investissement que nous avions nous-mêmes prévue, en concurrence avec d’autres hypothèses plus ambitieuses, mais toujours en fonction des priorités que nous avons signalées mardi dernier. Monsieur le premier adjoint a même indiqué, je le cite, que « ce budget, nous l’avons en quelque sorte fait un peu ensemble ». Nous aurions, dans ces conditions, mauvaise grâce à nous y opposer. Nous nous contenterons de nous abstenir pour des raisons que tout le monde comprend.

Je souhaiterais revenir néanmoins sur quelques aspects que nous jugeons importants et sur lesquels nous voudrions attirer l’attention du conseil. A la page 27 du rapport, on peut lire, je cite, « Comme indiqué lors de notre Débat d’Orientations Budgétaires, nous allons procéder à un examen plus approfondi des investissements en AP/CP afin de retrouver plus de lisibilité et permettre de dégager les priorités de notre action. Des opérations dont les débuts d’exécution étaient prévues sur 2014 sont suspendues » (fin de citation). Qu’une Direction municipale veuille savoir où elle va en matière de programmation de travaux, c’est bien la moindre des choses.



Mais, dans le cadre des prévisions budgétaires, il est impératif de prendre en compte les priorités fixées antérieurement et déjà financées par les partenaires de la commune ; d’autant que ces partenaires sont vigilants quant au respect des engagements pris par la collectivité. Vous avez, en juin, un rendez-vous avec tous les financeurs de l’ANRU, pour une revue de projet où le point sera fait très précisément sur l’état d’avancement du dossier, et sur les prévisions de dépenses pour la période à venir. Une parfaite continuité s’impose donc dans la mise en œuvre de la convention signée en mars 2009 et pour laquelle nous avions signé un avenant autorisant un délai reportant de deux ans l’achèvement des travaux. Cette remarque vaut pour toutes les opérations dont le calendrier de réalisation est pluriannuel. Vous me permettrez également d’évoquer un élément du débat budgétaire qui prend souvent un caractère polémique et qui doit être replacé dans son cadre et son contexte réels. Je veux parler de la masse salariale qui pèse lourd dans les dépenses de fonctionnement de la ville. Quand on aborde ce sujet, on le présente souvent sur le seul registre comptable. Sur ce plan, il est vrai que le pourcentage des frais de personnels excède largement la moyenne nationale des villes de même importance. Et il est indiscutable que plus lourd est le poids des dépenses de personnels, moins la commune pourra prélever d’excédents dans la section de fonctionnement pour cofinancer ses dépenses d’investissement. Cette situation risque d’aggraver les difficultés de la commune pour s’équiper. Tout cela est vrai. Mais c’est une situation qui existait en 2001, et à un niveau nettement supérieur ! Car la structure du budget communal n’a guère évolué depuis vingt ans ; et elle ne pourra pas changer en profondeur si l’économie du pays ajaccien reste ce qu’elle est, c’est-à-dire peu productive en recettes fiscales. Et c’est la raison de fond qui a conduit l’Etat, à la demande des élus de Corse de décider, dans le cadre des discussions de Matignon, un Programme Exceptionnel d’Investissement en faveur de la Corse et de ses collectivités

Il faut donc se garder de noircir le tableau. Considérons plutôt la réalité des chiffres et les projets concrets auxquels ils renvoient. Référons-nous, par exemple, à la page 37 de votre rapport de présentation et examinons les onze ratios communaux obligatoires que les dispositions législatives et règlementaires imposent de mentionner chaque année dans les documents budgétaires : Charly Cervetti se chargera de les commenter tout à l'heure ; ils prouvent que, malgré toutes les spécificités et handicaps structurels de son budget, la ville d'Ajaccio n'a pas à rougir de la comparaison avec les communes de même importance, Nous pouvons également démontrer, avec deux exemples concrets (deux, mais on peut en fournir bien d'autres) que l'on peut faire évoluer la commune dans le bon sens, malgré ses handicaps. On peut – et nous l’avons fait - moderniser l’appareil municipal et renforcer l’attractivité de la capitale régionale tout en développant, les services publics et les équipements communaux. Ces deux exemples illustrent à eux seuls les progrès réalisés. Il sera utile et nécessaire de les rappeler dans toutes les études – diagnostics que vous envisagez de conduire.

La masse salariale de la ville d’Ajaccio a augmenté fortement entre 2001 et 2014, c’est vrai ; mais allons un peu plus loin que l’image comptable de cette particularité et recherchons les causes de cette augmentation. Comparons, par exemple la structure des emplois et des compétences, dans certains domaines, en 2001, au moment du changement, avec celle d’aujourd’hui, à l’heure d’un nouveau changement. Il s’agit d’une question centrale que l’on a souvent tendance à oublier. En 2001, l’administration communale, tous services confondus, était équipée de 40 ordinateurs gérés par trois techniciens ; seuls deux sites, l’hôtel de ville et la DGST, étaient interconnectés. Il y a aujourd’hui 600 ordinateurs et 40 sites interconnectés dont certains desservis par fibre optique ; ce parc est géré par un service de 14 personnes, dont 4 ingénieurs, qui gère également les 100 ordinateurs de la CAPA et les 250 ordinateurs qui équipent toutes les écoles d’Ajaccio, chacune d’entre elles disposant, d’ailleurs, d’un accès internet. Ce service a bénéficié, jusqu’ici, d’un budget d’investissement de 600 000 € annuels. Les services techniques disposaient, en 2002, de quatre ingénieurs. Il y a, aujourd’hui, tous services confondus (administration, informatique, DGST) un effectif de 23 ingénieurs qui travaillent à la ville d’Ajaccio dont 12 femmes ! Comment la commune aurait-elle pu assurer la maîtrise d’ouvrage de tous les grands travaux réalisés, ou en cours de réalisation, sans ces nouvelles compétences réunies désormais au sein de nos services ?

Et je ne parle même pas des efforts considérables de formation, de préparation aux concours, de promotion interne et de rattrapage social qui ont été réalisés en treize ans. Car il y a eu une élévation générale, absolument sans précédent, des compétences, des équipements, et des performances parmi l’ensemble des personnels. N’évoquons que pour mémoire la création d’un Centre Technique Municipal, un bâtiment industriel moderne qui a donné du sens au service public communal, insufflé une fierté légitime aux personnels qui le servent, et inspiré confiance aux partenaires de la commune quant à la qualité des ouvrages et des travaux réalisés en régie. -Le deuxième exemple concerne l’attractivité d’Ajaccio, « la Corse toute l’année », pour reprendre la devise de l’Office de tourisme. Nous avons accueilli, selon l’INSEE, près de 14 000 habitants supplémentaires en moins de deux décennies. La capitale régionale compte aujourd’hui près de 68 000 habitants permanents. Le mal logement existe encore, comme l’insuffisance dramatique de logements sociaux, mais nous avons autorisé la construction de 4814 logements en 13 ans. Deux hôtels et deux résidences de tourisme ont été construits ; d’autres équipements hôteliers ont été rénovés. Beaucoup d’entreprises ont investi pour moderniser leurs outils de travail, voyez le développement de l’est d’Ajaccio.

Nous avons développé en grand et modernisé les équipements collectifs et les services à la population : une nouvelle crèche est en cours de construction à Mezzavia, et la réputation du Palatinu a franchi la mer, ajoutant encore à l’image positive de notre ville. Voilà quelques éléments quantitatifs et qualitatifs qui sont autant d’indicateurs qui confirment que la capitale de la Corse a encore gagné en attractivité.

Nul n’aurait pu développer les services communaux, améliorer le service à la population grâce à la modernisation de l’appareil municipal, sans entraîner une montée en puissance de la masse salariale. Dénoncer unilatéralement l’augmentation de la masse salariale en l’attribuant à du clientélisme alors qu’elle n’est le plus souvent que la contrepartie inévitable de la croissance urbaine et du développement des services publics communaux serait un mauvais coup porté à la vérité et à l’intérêt général.

Engager une réflexion en profondeur pour améliorer encore la gestion communale pour qu’elle continue à rendre un service encore plus efficace aux Ajacciens, en prenant pour point de départ les acquis enregistrés, voilà une démarche qui me paraît plus productive et plus conforme au mandat reçu du suffrage universel. Affirmant ce principe, je ne fais de procès d’intention à personne, mais je veux répondre à certains propos, tenus ici ou là, qui me semblent avoir pris beaucoup de libertés avec la vérité.

Je me permettrai, en conclusion, d’attirer votre attention, Monsieur le Maire, puisque vous avez annoncé votre intention de lancer une série d’audits (nous en avions fait autant en 2001), sur un élément auquel on ne pense pas toujours, s’agissant de ce type d’études : vous disposez de trois rapports de la Chambre régionale des comptes (2000, 2007, 2013) couvrant une période significative de trois mandatures. Inscrivons dans le cahier des charges de ces études-diagnostics la référence obligatoire à ces trois rapports. Ils permettront à notre assemblée délibérante, non seulement de dresser un état des lieux à un moment donné, mais aussi de prendre la mesure des évolutions intervenues et des contextes dans lesquels elles se sont inscrites. La connaissance de chacun sera complétée, et le jugement de tous n’en sera que plus pertinent.

Je vous remercie de votre attention.

Paul Antoine Luciani

 

Jacky BIANCARELLI

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Ce soir un film de Dominique MAESTRATTI sur FR3 a 20H40

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Jacky BIANCARELLI, notre camarade et ami, communiste animateur de l extrême sud trop tôt disparu était militant, professeur de collège, porteur de la langue Corse et surtout POETE.

ja_-biancarelli.jpgAu delà de toutes les qualités que tout le monde lui reconnait il était un compagnon et ami merveilleux. U Rossu pense très souvent à lui, à ses analyses et à sa voix rocailleuse du Nebbio qui portait ses emportements amicaux. Pour tout ceux qui ont connu Jacky, Pour tout ceux qui veulent que notre langue vive, Pour tout ceux qui ont la curiosité de découvrir un poète,

Ne pas manquer cette diffusion.

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