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Voci Aiaccini "U Bloggu di U ROSSU" Fédération de la Corse du Sud du PCF-Supplément officiel à la Voix d'Ajaccio

CGT RETRAITES - Action du 17 mars

retraites-raisons-de-se-mobil.jpg Reunion de préparation

Participants UNIR CFECGC qui représentait aussi ANR - FGR - USRCGT - Absent le STC.

Patrick Maurel fait état des différents mails qu'il a échangé dans la semaine avec le STC, qui lui a fait part de sa volonté de ne peut être pas participer à l'action du 17 mars car c'est un appel national. Une réponse sera donnée après leur assemblée générale qui se tiendra le mardi 10 mars et nous fera part de leur stratégie y compris sur l'engagement du STC dans la démarche commune sur les revendications locales.

Concernant le projet de tract proposé, après quelques modifications ce tract vous sera envoyé pour large diffusion après la réponse du STC pour savoir s'il s'associe ou pas à l'action du 17 Mars.

En ce qui concerne FO s'associe à l'action du 17 Mars, pour la CFTC une confirmation est attendue de leur secrétaire.

Pour préparer l'action du 17 mars:

Nous allons faire une conférence de presse le mercredi 11 mars à 10H dans les locaux de l'OTC pour parler des revendications mais aussi pour condamner avec fermeté l'attitude du Président et du Directeur de l'OTC qui après avoir annulé deux rendez vous sont aux abonnés absents ils refusent de nous recevoir. Nous vous appelons à venir nombreux à cette conférence de presse pour soutenir notre démarche et exprimer notre colère face à ce mépris inadmissible.

il est prévu une distribution de tracts avant l'action du 17 Mars:

  • jeudi 12 Mars Géant casino
  • vendredi 13 mars Géant Casino
  • vendredi 13 Mars 15H30 Carrefour
  • Samedi 14 Mars 9H marché d'Ajaccio
  • lundi 16 Mars 9H Géant Casino
  • une distribution est aussi prévue devant le Carrefour Porticcio

Pour les organisations qui décident de tracter dans d'autres endroits de la ville veuillez nous en informer par mail afin de ne pas se retrouver au même endroit. Vous pouvez aussi venir renforcer les lieux de distribution.

Pour le 17 MARS il est prévu une manifestation départ 10H place Abbatucci direction Préfecture, le tract suivra pour une large diffusion dans la semaine. N'hésitez pas à l'éditer et à le distribuer autour de vous, dans les boites aux lettres, ou sur les pares brises de voitures.

Nous comptons sur chacun d'entre vous pour faire de cette journée d'action Nationale et locale une réussite.

1er rendez vous: Mercredi 11 mars 10 heures dans les locaux de l'OTC qui se trouvent à St joseph, le bâtiment qui fait l'angle de la rue qui va à l’hôtel Best Western.

Montrons à nos élus locaux que les retraités existent et ne sont pas les exclus de la société Corse.

Pour l'ensemble des organisations syndicales et associations de retraités. Patrick Maurel

 

POUR L’EGALITE HOMME-FEMME EN CORSE AUSSI

PCF_BD.jpg Les communistes corses, en ce 8 mars 2015, journée internationale des droits des femmes, ne se résignent pas au fait que l’emploi féminin, en Corse, reste au plus bas et que la précarité chez les femmes s’accroit. De la réforme des retraites à l’accord national interprofessionnel (ANI) sur les parcours professionnels, en passant par la loi MACRON, les inégalités hommes-femmes se creusent. L’institutionnalisation du temps partiel, de la flexibilité avec notamment le travail du dimanche, instaurent de nouvelles formes d’exploitation des femmes.

Le parti communiste se bat contre ces discriminations et soutient les femmes qui s’engagent dans les élections départementales des 23 et 29 mars prochain pour une véritable politique de gauche qui respecte et développe les droits des femmes.

Le secrétaire de Corse du sud du parti communiste français Maxime NORDEE

 

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Intervention du secrétaire départemental Maxime NORDEE

Les élections départementales vont se dérouler les 22 et 29 mars prochain. Elles se tiennent dans un contexte marqué par la poursuite de la politique d’austérité. Cette politique d’austérité est imposée par la commission européenne, relayée par le gouvernement Valls et déclinée, en Corse du sud, par la majorité UMP du Conseil général sortant. Ils sont tous pour le libéralisme. Les communistes, quant à eux, sont antilibéraux, anticapitalistes et contre l’austérité .

Dimension nationale de cette élection :

Pour la première fois, ces élections départementales se déroulent sur l’ensemble du territoire national. Cette situation nationale nous impose l’exigence politique de mobiliser et de rassembler largement contre les politiques d’austérité qui continuent de sévir et aggravent le chômage et les inégalités. Il nous faut démontrer, mettre en lumière les sommes colossales qui sont versées aux actionnaires avec les cadeaux fiscaux que le gouvernement offre au MEDEF. Mais aussi il faut démontrer, mettre en lumière les choix alternatifs qui permettraient de réorienter l’économie dans le sens du progrès social.

Modification des règles :

Les modalités du scrutin ont été changées, les périmètres des cantons ont été modifiés. On peut même s’interroger si le redécoupage des cantons n’a pas été opéré de façon à éliminer l’opposition aux politiques austéritaires. Et quel déni de l’histoire et de la culture corse que d’avoir découper des cantons en séparant des villages de leur plaine ! Pourtant on a l’impression que l’importance de cette élection reste minorée, comme si une forte abstention était recherchée et que ce scrutin serait sans véritable enjeu. Cette impression est encore renforcée par l’intention du gouvernement de supprimer les deux départements en Corse pour créer une collectivité unique. De cette collectivité unique, nous n’en voulons pas. Non par une quelconque nostalgie du découpage départemental mais parce qu’elle nous semble dangereuse pour la Corse et antidémocratique. Une seule collectivité en Corse qui regrouperait toutes les compétences, avec un nombre réduit d’élus, non seulement concentrerait tous les pouvoirs, sans partage, entre les mains de son exécutif mais aussi elle éloignerait des microrégions, des villages, des territoires, la représentation des élus. En un mot, elle produirait la disparition des élus de proximité.

Pour une consultation populaire en cas de changement institutionnel :

Le groupe Communiste, républicain et du Front de gauche à l’Assemblée de Corse a voté contre et exigé une consultation populaire par un référendum régional, respectant par là-même la délibération de l’Assemblée qui s’était prononcée pour cette consultation. Les tenants du libéralisme comme ceux de la réformite institutionnelle estiment maintenant que la Corse peut se passer de ce référendum. Ce serait un véritable déni de démocratie. Et l’on voit les mêmes ou leurs acolytes se porter candidats à cette élection départementale – quelle paradoxe incohérent ! – tout en affirmant qu’il faut supprimer les départements. Ce n’est pas de réforme institutionnelle dont la Corse a besoin mais d’emplois et de démocratie.

Les candidatures communistes et du Front de gauche

Les candidats présentés et soutenus par le parti communiste, membre du Front de gauche, s’engagent pour défendre le socle démocratique de la République qu’est le couple département-communes et pour lui donner un nouveau souffle afin de mieux répondre aux besoins croissants des citoyens dans les territoires, à leurs besoins de mobilité, éducatifs, sociaux, culturels, sportifs… En fait, c’est de ce couple département – communes et de sa qualité que dépend aussi le « vivre ensemble ». Les communes et notamment celles de petites taille, les villages en voie de dépeuplement, ne peuvent se développer et s’organiser que dans une coopération avec les conseils départementaux pour promouvoir les politiques publiques de proximité utiles à la vie quotidienne de la population. La politique d’austérité conduit à réduire les services publics. Nos candidats veulent les conforter pour plus d’égalité et de solidarité. Ils travaillent à révéler les insuffisances de ces services publics pour permettre leur rénovation, leur modernisation, leur démocratisation. L’espoir qui se lève en Grèce et en Espagne les encourage.

Les objectifs communs des candidats communistes :

Les candidats communistes et du Front de gauche développeront leurs propositions en répondant aux besoins de leur territoire cantonal. Mais ils s’appuieront sur cinq objectifs communs que je ne vais pas développer mais juste évoquer :

-1) être moteur d’innovations sociales (solidarité autour de l’enfant, de la famille, entre les générations, avec les personnes âgées et les personnes handicapées – développement de l’aide à domicile…),

-2) le conseil départemental doit constituer un service public de proximité accessible à tous,

-3) développer la démocratie citoyenne et participative et une logique de coopération entre les territoires et non de concurrence,

-4) des politiques publiques pour remplir des missions d’intérêt général,

-5) de nouvelles ressources indispensables (ce qui implique une réforme fiscale).

Les candidats :

Les candidats communistes et du Front de gauche sont tous issus du monde du travail, du mouvement associatif ou syndical. Certains sont adhérents au parti communiste, d’autres ne le sont pas. Mais tous sont animés par un esprit de solidarité, de lutte pour le bien commun, de résistance à l’austérité. Les binômes PCF – Front de gauche

Canton TARAVO – ORNANO


Titulaires Laurent CHIOCCA -Christiane PASQUA **** Suppléants Yves LLEDO -Danielle BARTOLI

Canton VALINCO SARTENAIS


Titulaires Nicolas ALARIS- Stéphanie TRAMONI **** Suppléants Ange CESARI-Catherine MURAT

Canton SEVI SORRU CINARCA


Titulaires Quentin MATOUX- Marthe POLI **** Suppléants Jean Pierre MAGINOT- Catherine SORO

Canton AJACCIO

Titulaires Patricia GRIMIGNI - Jacques PERONA **** Suppléants Jeannine COTONI- Pierre Ange MUSELLI-COLONNA

Un binôme rassemblement à gauche

Canton AJACCIO 1

Titulaires Jean Louis AMIDEI - Emmanuelle CERVETTI **** Suppléants Charles MARIANI-Françoise CECCALDI NORDEE




Un binôme soutenu par le PCF

Canton AJACCIO 5

Titulaires Etienne FERRANDI- Antoinette VEGA **** Suppléants Robert ARMATA-Paule MARTINETTI



Le parti communiste soutient également les candidatures autonomes de ses partenaires membres du Front de gauche dans les cantons d’AJACCIO 2 et d’AJACCIO 3.

Ajaccio le 28 février 2015

 

SNCM, la dernière tempête ?

Elle fait partie du paysage insulaire, indissociable de l'histoire tourmentée des transports dans l'île, la compagnie placée en redressement judiciaire sera fixée sur son sort dans les prochaines semaines.

INCHIESTA décrypte ce dossier phare par un reportage et un débat. Mercredi à 20h40.



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Elle fait partie du paysage insulaire, ses bateaux, son nom, son histoire et sa descente aux enfers sont intimement liés à la Corse. Privatisée en 2006 dans des conditions troubles, la SNCM est désormais en redressement judiciare et attend de connaître le sort qui lui sera reservé.

Sommée de payer plusieurs centaines de millions par la justice administrative ou la Commission Européenne, la compagnie s'enfonce lentement dans les abysses et n'en finit plus de perdre des parts de marché.

Ses 1600 salariés vivent la boule au ventre, ses sous-traitants tentent déjà de trouver de nouveaux marchés. Tous savent que l'avenir de la compagnie est plus qu'incertain. Que les conséquences sociales et économiques seront sans précédent pour l'île et même au-delà.

Compagnie régionale, SEM, compagnie privée à 100% ? L'actionnaire principal Veolia via sa filiale Transdev (66%) est sur le départ. Quel avenir pour cette compagnie qui assure la Délégation de Service Public entre la Corse et le continent, et où l'Etat possède encore 25% des parts, la Caisse des dépôts CDC 33%?

C'est le thème d'Inchiesta : Un reportage de Pierre Nicolas puis un débat animé par Sébastien Tieri avec :

Paul Giacobbi, président du Conseil exécutif de Corse
Alain Mosconi, STC SNCM
Frederic Alpozzo, CGT SNCM


INCHIESTA, mercredi 25 février à 20h40 sur ViaStella Logo de Via Stella

 

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Le bureau départemental avec les candidats communistes aux élections départementales organise une conférence de presse

Pour rappeler et expliciter la démarche du parti contre la droite UMP et l'austérité dans cette échéance départementale qui présente également une dimension nationale puisque tous les cantons du territoire national voteront au même moment, et aussi une dimension régionale puisque le gouvernement donne son agrément à la collectivité unique pour la Corse ( donc la suppression des départements) et que la bataille pour une consultation populaire est engagée.

Il est important que les candidats, les élus, les militants, conviés à être présents, montrent la force communiste et le soutien à ses candidats dans cette campagne qui annonce aussi d'autres combats.

le secrétaire départemental Maxime NORDEE

 

Décès Henri Martin

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Pierre Laurent : "La France a perdu l'un de ses plus valeureux et généreux fils"

C'est avec une profonde tristesse que j'apprends la disparition d'Henri Martin. C'est une grande figure de la lutte anti-coloniale, de l'engagement et du combat pour l'émancipation qui s’éteint aujourd'hui. Le PCF est en deuil et pleure la mort de celui qui donna un nom et un visage à son combat contre la guerre d'Indochine.



C'est à 17 ans, à peine sorti du maquis, qu'Henri, engagé dans la Marine, fut appelé en Indochine. La réalité coloniale qu'il découvre alors tourne résolument le jeune résistant aux côtés du peuple vietnamien dans la lutte contre le colonialisme et pour l'indépendance, et pour l'honneur de la France et de ses valeurs républicaines.



Son engagement lui valut la prison militaire de 5 ans de réclusion pour « agitation politique illégale ». Des centaines de milliers de Français parmi lesquels des grands artistes, d'Eluard à Picasso, ou de grands intellectuels comme Jean-Paul Sartre ont scandé « Libérez Henri Martin ! » et ce slogan a longtemps résonné en moi qui n'étais encore qu'un enfant.



Libéré après trois années d'emprisonnement, Henri Martin a continué à conjuguer sa vie avec son militantisme. Malgré des désaccords, il fut toute son existence fidèle à son engagement communiste.



Sa disparition provoque une profonde tristesse ; les communistes ont perdu l'un des leurs mais c'est d'abord la France, notre pays, qui a perdu l'un de ses plus valeureux et généreux fils, et le Vietnam l'un de ses plus fidèles et loyaux amis.



En cette triste journée, toutes mes pensées vont à sa famille et à ses proches. Avec les communistes, je m'incline devant la mémoire d''Henri Martin dont l'engagement aura donné voix et force à celui des générations de militants pour la paix, contre le colonialisme et pour l'amitié entre les peuples.



Le PCF a ouvert un livre d 'or dans ses locaux, place du Colonel Fabien, pour saluer la mémoire de ce grand militant.

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http://www.humanite.fr/deces-henri-...

 

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Paul Antoine Luciani, au nom du PCF-FdG sur la liste « Unis pour Ajaccio, Uniti pà l’avvene »

Mesdames Messieurs, Chers amis, Chers camarades,

Bona sera a tutti !

Semu à a strinta di u saccu !

Cette expression familière, puisée dans notre vieux fonds culturel prend tout son sens aujourd’hui. Nous sommes en effet parvenus au moment qui précède l’accomplissement de la tâche : u saccu hè pienu, il n’est plus temps d’ergoter sur sa taille ou de tergiverser sur le prix, il faut conclure, c’est le moment !

Eh bien ! Dimanche prochain, nous allons conclure un parcours semé d’embuches et de malentendus, mais un parcours nécessaire. Car c’est de l’avenir d’Ajaccio qu’il s’agit ! Un avenir qui dépasse nos ambitions personnelles, mais qui dépend de nos engagements respectifs.

L’avenir d’Ajaccio, s’il devait être incarné par l’équipe qui a dirigé la cité durant sept mois, cet avenir serait bien sombre…

L’UMP et ses comparses demandent à être jugés sur six ans et non sur les 209 jours de leur mandat, interrompu (rappelons-le) par une décision de justice. Ils soutiennent qu’ils n’ont pas eu le temps de faire leurs preuves. Ils prétendent qu’ils seraient les seuls à pouvoir remettre en marche une ville désormais immobile. C’est vrai, il est difficile de juger sur 7 mois une municipalité élue pour six ans. Mais on peut et on doit évaluer les décisions prises durant cette période et il faut en rendre compte !

On constate que ces sept petits mois ont eu de grands effets, et ont même entraîné une grande catastrophe financière et urbaine. Et je n’évoquerai pas ici l’explosion des frais de personnel qui vont aggraver et compromettre pour longtemps les dépenses de fonctionnement de la commune.

Je veux évoquer un point particulier, un peu technique certes, mais un point capital qui n’a pas été suffisamment mis en lumière dans les débats autour du parking : je veux parler des conséquences prévisibles de la rupture du contrat de délégation de service public. Ce document de 55 pages, signé le 6 décembre 2011, a tout prévu, y compris le cas (que nul n’envisageait, naturellement) où « la cessation anticipée du contrat qui ne serait du fait du délégataire », c’est-à-dire le cas où la décision de résiliation serait le fait unilatéral de la seule autorité municipale, et où elle aurait logiquement à supporter les conséquences de son choix. Si une négociation amiable s’avérait impossible, un contentieux judiciaire s’ensuivrait qui imposerait très certainement les clauses prévues à l’article 56 de la convention, un article qui n’a jamais été évoqué ni par le gestionnaire Sbraggia ni par l’avocat Marcangeli. Cet article 56 impose à la commune :

1-« de verser au délégataire une somme correspondant à la valeur non encore amortie, à la date de la cessation, des équipements et installations de la concession »

2-« d’indemniser le Délégataire du manque à gagner résultant de la cessation anticipée du contrat, calculé sur la base des comptes annexés actualisés… »

3-« de prendre également en charge les indemnités que le Délégataire pourrait être amené à verser, du fait de la cessation anticipée, aux établissements financiers (ndlr,pour les emprunts souscrits…) et aux fournisseurs titulaires de contrats de longue durée… »

Ces conditions, classiques dans ce genre de contrats, mettent à la charge de l’autorité qui dénonce unilatéralement une convention, fût-ce « pour motif d’intérêt général » qu’il faut d’ailleurs justifier, la totalité des conséquences financières de la rupture. Mais ces trois points étaient parfaitement connus du gestionnaire et de l’avocat qui ont fait avaliser leur décision par le conseil municipal du 5 septembre dernier. Ils ont donc mis délibérément en grande difficulté la capitale de la Corse pour des motifs qui, à l’évidence n’étaient pas d’intérêt général. Si nous sommes élus dimanche prochain, nous aurons, nous aussi, de grandes difficultés pour rattraper une situation aussi compromise. Mais à l’évidence, si l’on négocie pour rouvrir le chantier, nous serons en meilleure position que ceux qui l’ont fermé ! S’il n’y avait qu’une seule raison à invoquer pour voter dimanche prochain en faveur de notre liste, ce serait celle-ci : sanctionner la fine équipe qui a infligé une triple peine aux Ajacciens et au centre historique d’Ajaccio ! Pas de parking, plus de dettes, et moins d’activités commerciales !

Le plus triste dans cette affaire, c’est que l’inspirateur de cette décision lamentable est le même qui couvrait naguère les parebrise des voitures du centre ancien avec des papillons de propagande en faveur de ce parking, proclamant « no parking, no business » ! Il se flatte aujourd’hui d’avoir empêché la construction du même parking qu’il demandait à grands cris…

Nous avons, tous ensemble, une grande responsabilité : arrêter le bras des naufrageurs ! Il faut se rassembler largement et proposer une autre politique pour Ajaccio, un autre pacte municipal qui permettra de réparer les dégâts, et de poursuivre et développer l’œuvre entreprise avant leur arrivée aux commandes ! Il suffit de regarder le grand chantier des exutoires qui vont protéger les quartiers des Cannes et des Salines pour mesurer l’écart, l’abîme qui sépare les deux approches des grands équipements qu’il faut à la ville, et les deux visions de l’intérêt général. C’est la conception de l’intérêt général qui anime notre équipe qui nous a conduits à élargir notre rassemblement et à proposer à toutes les listes opposées à l’UMP et à ses comparses, de nous rejoindre autour d’un pacte municipal novateur.

Nous constatons pour le regretter que ce large rassemblement ne s’est réalisé ni avec l’autre liste de gauche ni avec l’autre liste nationaliste… Dans un document communiqué à Simon Renucci qui s’était chargé, avec son binôme Maria, des contacts avec les autres listes, les communistes et le Front de gauche avaient proposé les éléments d’un pacte municipal permettant à tous ceux qui, d’abord à gauche, mais aussi aux nationalistes de se retrouver et se rassembler, sans gommer leurs différences et leurs divergences, face à l’UMP et à ses comparses. Seule la liste Aiacciu Cità corsa a accepté ces propositions. Et la fusion des deux listes s’est réalisée sur la base d’un compromis municipal qui n’a conduit aucun des partenaires à renoncer, par ailleurs, à ses options propres. Et, surtout, nous n’avons pas renoncé à convaincre les électeurs de gauche et les autres à nous rejoindre, eux qui veulent pour leur ville un autre avenir que celui dont ils ont eu un avant-goût durant sept mois !

Car l’objectif est bien là : une autre politique pour Ajaccio, et non l’abandon des principes et des valeurs dont se réclament les différentes composantes de notre coalition. Précisons encore un peu plus les choses pour nos amis et nos camarades, et pour les Ajacciens en général : Corsica libera n’a jamais dit qu’elle renonçait à la reconnaissance des droits nationaux du peuple corse ou au statut de résident. Les communistes, et le Front de gauche, se revendiqueront toujours de leur place dans l’histoire glorieuse de la Corse, et de ses luttes sociales au sein de la Nation française. Ils revendiqueront toujours une sixième République où tous les territoires auront une place correspondant à leurs aspirations, à leurs besoins et à leur culture. Réaffirmer ces évidences me paraît utile pour la clarté des choix et, surtout pour mobiliser largement autour de notre liste. Nous avons réalisé une alliance municipale inédite en Corse. Elle n’annonce rien d’autre qu’une volonté de dresser un barrage citoyen face à la mainmise de l’UMP sur les affaires communales. Elle n’anticipe en rien sur d’autres échéances ; et elle n’a rien à voir avec la martingale bastiaise ! Nous proposons une autre vision de l’intérêt général, une vision que nous voulons illustrer par de grandes orientations centrées sur les compétences communales : gestion démocratique et sociale des affaires de la cité ; transparence dans les débats et les décisions ; poursuite d’une politique d’investissement ambitieuse et raisonnée ; priorité à une politique volontariste en matière de logement en partenariat avec la CAPA et la CTC ; priorité à la petite enfance, à l’école, au sport, à la jeunesse, à la lutte contre la précarité : politique culturelle diversifiée associant la diffusion, la médiation et la création, valorisant le patrimoine ajaccien, la langue et l’identité corses ; politique d’aménagement de l’espace respectueuse de l’environnement, favorisant la densification et évitant l’émiett(ement urbain… Il est regrettable que sur cette base, une seule liste ait accepté de nous rejoindre. Quels que soient les motifs ou les prétextes. On retiendra, néanmoins, même si c’est d’abord une affaire qui les concerne, que tout le mouvement autonomiste s’est déplacé en masse à Ajaccio pour donner, sous la statue de l’empereur une consigne de division à ses représentants ajacciens…

Je voulais pour conclure, en appeler à tous les Ajacciens, sans distinction, aux électeurs de gauche naturellement, mais aussi à tous les autres, y compris à ceux qui se sont laissés séduire par la fausse Tata Angèle. Je voudrais les inciter à bien réfléchir avant de glisser leur bulletin dans l’urne. U saccu hè piènu. L’avenir d’Ajaccio est une affaire sérieuse. Il faut choisir ! Soit la régression assurée avec l’UMP et ses comparses ; soit la renaissance et le progrès avec notre équipe, une équipe ouverte et rassemblée autour d’un projet municipal novateur et conquérant. Forti saremu si saremu uniti ! Tutti insemi incu Simone ! Tutti insemi par Aiacciu !



Paul Antoine Luciani Meeting du second tour mercredi 28 janvier 2015 Palais des congrès
 

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Bonjour à tous,je vous rappelle que nous sommes dans une semaine d'action régionale de tous les retraités de Corse. En pièce jointe le compte rendu de la conférence de presse qui détaille toutes nos revendications.

je vous rappelle que:

Demain jeudi 22 à 10 Heures, un rassemblement est prévu devant l'Office des Transports quartier St Joseph, l'immeuble qui se trouve à l'angle de la rue qui va vers le Best Western, nous vous attendons nombreux pour faire part de notre colère et de notre mécontentement fasse au silence assourdissant du Président de l'office des transports et de nos élus.

Les revendications sont entre nos mains, saisissons les et montrons à la Corse toute entière que les 75 000 retraités de Corse sont unis solidaires et combatifs.

Nous vous attendons le plus nombreux possible. Merci

Le secrétaire de l'USRCGT2A Patrick Maurel

 

 

AJA__2_.jpg Les communistes condamnent sans réserve la destruction par le feu d’un drapeau français apposé sur le fronton de l’école des Jardins de l’Empereur, et son remplacement par un drapeau marocain. Il s’agit là d’une grossière provocation contre l’école laïque et républicaine, contre les valeurs de la République et contre la Nation elle-même.

Par le passé, hélas, le drapeau français a déjà été brûlé en Corse par d’autres provocateurs ; et, en d’autres circonstances, un acte pareil n’aurait pas eu le retentissement qu’il a aujourd’hui. Mais dans le contexte national et international actuel, ce geste peut prendre une tout autre signification.

Le carnage perpétré dans les locaux de Charlie Hebdo et ses suites, ont suscité une immense émotion collective et un sursaut moral et républicain inédit. Le terrorisme a aussi mis à l’ordre du jour la nécessité impérieuse de défendre, plus et mieux que l’on ne l’a fait ces dernières années, la laïcité comme une valeur essentielle, co-fondatrice de notre pacte républicain.

La provocation des Jardins de l’Empereur déshonore ses auteurs, quels qu’ils soient ; elle peut revêtir le caractère d’une agression contre tout ce qu’il y a de plus précieux dans notre République. Mais elle doit rester ce qu’elle est : un piège grossier où les Ajacciens épris de paix ne tomberont pas. Car elle ne peut avoir qu’un objectif : dresser l’opinion contre la communauté musulmane et aggraver les tensions pour faire grandir l’aspiration à un régime autoritaire.

Les Corses, qui se sont levés en masse, comme tous les démocrates en France et ailleurs, « resteront Charlie » ! Ils déjoueront les provocations des apprentis sorciers, quels qu’ils soient, maintiendront et renforceront les liens entre toutes les communautés, notamment la communauté marocaine, participeront toujours plus nombreux au combat, toujours nécessaire, pour la liberté de la presse, la justice sociale, et les piliers du pacte républicain :

  • Liberté,
  • Egalité,
  • Fraternité,
  • Laïcité.


La section d’Ajaccio du Parti communiste français



Ajaccio le 19 janvier 2015

 

SEMAINE d'ACTION CGT RETRAITES

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U Rossu a reçu et soutien

Bonjour à tous, comme vous l'avez vu précédemment , je vous rappelle que nous sommes dans une semaine d'action régionale de tous les retraités de Corse. En pièce jointe le tract régional des retraités à diffuser largement autour de vous.

Rappel

Demain mardi à 10 Heures est prévue une conférence de presse dans les locaux de l'UD CGT avec toutes les organisations de retraités, vous y êtes tous conviés afin de montrer à la presse la détermination des retraités.

Jeudi 22 à 10 Heures, un rassemblement est prévu devant l'Office des Transports quartier St Joseph, l'immeuble qui se trouve à l'angle de la rue qui va vers le Best Western, nous vous attendons nombreux pour faire part de notre colère et de notre mécontentement fasse au silence assourdissant du Président de l'office des transports et de nos élus.

Les revendications sont entre nos mains, saisissons les et montrons à la Corse toute entière que les 75 000 retraités de Corse sont unis solidaires et combatifs.

Nous vous attendons tous

Le secrétaire de l'USRCGT2A Patrick Maurel

 

REPAS REPUBLICAIN DES COMMUNISTES

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Introduction de Maxime NORDEE, secrétaire départemental

Comme chaque année, nous nous retrouvons pour échanger sur nos luttes, nos espoirs, notre volonté de rallumer les étoiles. D’abord, au nom du bureau fédéral, je vous adresse tous mes vœux de Paix et de santé. PACI E SALUTA.

Le contexte social et politique reste particulièrement inquiétant. Nous sommes face à un détricotage systématique des acquis du Conseil National de la Resistance. En effet, le gouvernement VALLS mène une politique d’austérité qui répond aux dictats de la Commission européenne et du capitalisme. Mais pas aux besoins du peuple. Il est illusoire de croire – ou de faire croire- qu’aider les grosses entreprises va automatiquement, mécaniquement créer des emplois. Le MEDEF, dans tout le pays comme en Corse, se réjouit et en demande encore plus. Le projet de loi MACRON, que nos élus combattent, contient des attaques sans précédent contre le code du travail. Le chômage n’est pas endigué et progresse encore davantage.

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Les attaques contre les services publics affaiblissent le rôle de l’Etat qui ne joue pas son rôle de régulateur. La réforme territoriale – sous prétexte de simplification – va porter un rude coup à la démocratie et aux finances des collectivités locales et des régions. Des pans entiers de service public disparaissent ou ne sont plus en capacité de fonctionner de manière satisfaisante comme, par exemple, à l’hôpital ou à la poste.

C’est dans cette ambiance de libéralisme économique où règne le « chacun pour soi » et le mythe de « la concurrence libre et non faussée » que tout est transformé en marchandise, y compris les transports, la culture, la santé… Toute activité est mise sous la coupe de la rentabilité c'est-à-dire la satisfaction exclusive des actionnaires.

Ce n’est pas notre conception et, heureusement, des résistances naissent et se développent. Ainsi on a vu – et soutenu – les facteurs d’Ajaccio se battre pour des effectifs leur permettant d’assumer leurs tournées postales,



On a vu – et soutenu – les marins qui se battent contre les low costs et le dumping social que les Cies off shore veulent généraliser. L’avenir de la SNCM, de ses salariés et des entreprises sous-traitantes est en grand danger. Et c’est le service public et la continuité territoriale qui sont remis en cause.

Des résistances se sont également fortement exprimées face aux tragiques tueries de Paris et de Charlie Hebdo de la semaine dernière. Toutes les forces démocratiques se sont retrouvées pour défendre la liberté de la presse et condamner le terrorisme. Mais les manœuvres de récupération existent et l’attachement à la liberté d’expression ,le refus des haines et des amalgames, l’aspiration à la citoyenneté républicaine, doivent trouver un prolongement – et en particulier dans la résistance aux peurs agitées par les démagogues – dans la recherche d’une société d’égalité et de fraternité, dans la justice sociale.

Nous, les communistes, avec nos partenaires du Front de gauche, nous concrétisons ces engagements :

* en participant aux luttes sociales,

* en participant aux luttes politiques, aussi en présentant des candidats aux échéances électorales.

Ainsi, à Ajaccio, les élections municipales se voient contraintes d’un 3ème tour que l’on pourrait qualifier de tour judiciaire, puisque le Tribunal Administratif a annulé le scrutin et confirmé une fraude organisée avérée, ce qui a conduit à la démission du candidat UMP, frauduleusement élu. Les communistes d’Ajaccio ont fait le choix du rassemblement dès le 1er tour sur la liste menée par Simon RENUCCI. Il reste une semaine pour convaincre et faire voter pour la liste « UNIS pour AJACCIO, UNITI pa L’AVVENE » et peser pour une politique municipale fortement à gauche.

Les élections cantonales- départementales des 22 et 29 mars seront également l’occasion de présenter des candidats contre l’austérité dans tous les cantons de Corse du sud, candidats qui dénonceront la réduction de la dépense publique et l’enfoncement dans l’impasse. L’austérité, relayée par F. HOLLANDE et son gouvernement, frappe durement notre peuple et désespère ceux qui espéraient le changement. Cette austérité renonce à mettre au pas la FINANCE, à partager les richesses, à engager la transition énergétique, à partager des pouvoirs dans la cité, dans l’entreprise.

Les communistes sont en colère mais ne se résignent pas. Nous voulons un nouvel élan progressiste pour notre département. Ces derniers jours, le peuple corse a su faire une formidable démonstration de force en choisissant la solidarité plutôt que la haine. Il y a de l’espoir et nous pouvons, ensemble, trouver les ressources pour faire obstacle à la droite et à l’extrême droite…

Les débats d’aujourd’hui porteront sur :

  • la réforme territoriale et fiscale en Corse avec Etienne BASTELICA, président du groupe CCFG de l’Assemblée de Corse
  • la réforme institutionnelle avec Pierre DHAREVILLE, secrétaire départemental des Bouches du Rhône et responsable national en charge des questions institutionnelles
  • la situation à Ajaccio avec Paul Antoine LUCIANI.

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Porticcio le 18.01.2015

 

Repas républicain du dimanche 18 janvier

Déroulement de la journée

* a partir de 9h débat sur les nouvelles institutions

avec Etienne Bastelica président du groupe à l'assemblée de Corse et jean pierre Dareville secrétaire de la fede des bouches du Rhône

* a partir de 12h apéros et vœux à la presse

* à partit de 13h repas avec ambiance musicale

 

Manifestations Dimanche 11 Janvier 2015 à 15Heures

* A AJACCIO, DEPART A LA GARE FERROVIAIRE

* A BASTIA DEPART AU PALAIS DE JUSTICE



A l’appel de :

  • Daniel Bueno (Communauté juive de Bastia)
  • Olivier De Germay (Eglise catholique de Corse)
  • Miloud Mesghati (Conseil régional des musulmans de Corse)
  • André Paccou (Ligue des droits de l’Homme)
  • Marie-Odile Wilson ( Eglise protestante unie de Corse)-
 

Charlie_Hebdo.jpg Appel à l'unité nationale de toutes les forces républicaines face à la barbarie qui vient de frapper l'équipe de Charlie-Hebdo.

Le carnage barbare dont a été victime la rédaction de Charlie-hebdo nous plonge dans l'horreur et la peine et appelle une réponse nationale de grande ampleur.

Pierre Laurent et la direction nationale du PCF appellent à ce que partout dans le pays s'exprime l'unité nationale de toutes les forces républicaines face à la barbarie. Quand un journal est ainsi visé, quand des vies sont massacrées et dont la passion était l'information et la liberté d'expression, c'est bel et bien chacun de nous qui est visé, c'est la République qui est frappée en son cœur. Que les auteurs de ce crime abject soient arrêtés et jugés.

Nos pensées vont aux victimes, aux familles et aux proches. Ce matin, c'est le monde de la caricature, de l'impertinence, de l'humour, de l’amour de la vie que les terroristes ont voulu faire taire. Les relations de fraternité et de complicité que nous avions, notamment lors de la Fête de l'Humanité, avec les dessinateurs de Charlie-Hebdo, renforcent notre peine.

L'heure est aujourd'hui à rassembler autour des valeurs républicaines le maximum de forces, de citoyennes et de citoyens. Par millions, exprimons partout dans le pays notre détermination à faire vivre les valeurs de Liberté, d'Egalité et de Fraternité.

Les militants communistes, les élus communistes et républicains, seront de toutes les initiatives qui, dans les prochains jours, permettront le rassemblement de la nation dans un esprit de grande confiance en notre peuple réuni sur l'essentiel, sans distinction des pensées philosophiques et politiques, de convictions religieuses. Nous appelons à refuser les amalgames et les stigmatisations, à rejeter fermement les appels à la haine et aux racismes.

Dès ce soir, nous appelons au rassemblement en hommages aux victimes, place de la République à 18H00

Parti communiste français,

Paris, le 7 janvier 2015.

 

U Rosssu a lu dans Alternatives Economiques

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Opération « vérité » du Medef sur les prélèvements obligatoires. Alors que s'ouvre la semaine de mobilisation patronale (du 1er au 5 décembre), l’organisation a publié « pour la première fois » le 26 novembre dernier une synthèse sur l’évolution des impôts et charges sociales pesant sur les entreprises depuis 2011.

Une « première fois » peut-être, mais le résultat est sans surprise : depuis que les organisations patronales existent, elles n’ont jamais cessé de dénoncer le poids écrasant des taxes. « S’il est incontestable que le montant des prélèvements obligatoires a entamé un mouvement de baisse grâce au crédit impôt compétitivité emploi (CICE) et au Pacte de responsabilité, reconnaît cependant le Medef, diverses taxes et charges continuent d’augmenter pour les entreprises, et ce en dépit des annonces : la hausse des prélèvements hors CICE et Pacte se monte à 1,5 milliard en 2014 par rapport à 2013, et devrait représenter 4,5 milliards en 2015 par rapport à 2014. » De quoi obérer, selon l’avenue Bosquet, la compétitivité des entreprises françaises, surtout au regard de nos voisins européens. La part de leur valeur ajoutée consacrée aux impôts et aux cotisations s’est élevée selon le Medef à 25,4% en 2013, devant celle des italiennes (23,7%), néerlandaises (15,4%) et surtout nettement plus que celle des entreprises allemandes (13,9%), le fameux modèle du moment. Le patronat oublie juste de décompter l’ensemble des subventions et crédits d’impôts qui s’élève, selon le rapport Pisani-Ferry/Enderlein, à plus de 4 points de PIB, soit quelque 80 milliards d’euros. Ce qui ne l’empêche pas d’en appeler, une fois de plus, à « l’arrêt des prélèvements supplémentaires et de l’augmentation des prélèvements existants ».

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Propos recueillis par Jean-Baptiste Croce Corse Matin 05 01 2015.

En ce début 2015, le conseiller territorial communiste ne mâche pas ses mots. Il jette même un pavé dans la mare en affirmant haut et fort « qu'à l'assemblée de Corse, la majorité de gauche à vécu » Dans l'interview qu'il accorde aujourd'hui à Corse-Matin, le conseiller territorial Michel Stefani, qui fait partie de la majorité de gauche à l'assemblée de Corse, affirme haut et fort et contre toute attente que cette « majorité régionale s'est disloquée et a vécu ». Au-delà des conséquences que sa prise de position va certainement avoir, le premier secrétaire du Parti communiste de Haute-Corse et président des Chemins de fer de la Corse, s'explique sans faux-fuyants et sans langue de bois. Il évoque la réforme territoriale, la situation économique et sociale de l'île, et les prochaines échéances électorales. Interview.

Michel Stefani, quel regard portez-vous sur l'année 2014 qui vient de se terminer ?

Malgré les vœux très volontaristes du président de la République François Hollande, je retiens surtout les propos du Premier ministre Manuel Valls tenus la semaine dernière dans le quotidien espagnol El Mundo. Il a précisé : « Je ne veux et ne peux pas dire aux Français que dans deux à trois ans s'achèveront les sacrifices ». Tout est dit dans cette simple phrase que l'on peut juger très préoccupante. De fait, ce mois de janvier 2015 sera celui de toutes les augmentations, à l'exception des salaires et des retraites. Cette situation est de plus en plus inquiétante.

Selon vous cette « politique de gauche » n'est pas différente de celle de la droite ?

Comme moi, des millions de femmes et d'hommes de gauche le pensent. François Hollande et Manuel Valls ont choisi le glissement à droite. Après avoir promis de combattre la finance pour être élus en 2012, ils se couchent dans son lit en expliquant que la gauche, ses valeurs et ses principes ont vécu. Pour autant, élection après élection, la gauche ne progresse pas dans les urnes. Nous devons reconstruire l'espoir à gauche en même temps que l'alternative à cette politique pour faire barrage aux ambitions encore plus antisociales de la droite et de l'extrême droite. Mais vous avez raison, la déception est d'autant plus forte que les électeurs de gauche ont le sentiment d'avoir été trahis. Paradoxalement, beaucoup nous en font payer le prix.

Avec vos amis communistes corses, serez-vous présents aux prochaines élections départementales qui auront lieu les 22 et 29 mars ?

Oui, précisément pour faire entendre ce message contre l'austérité et le pouvoir unique. Car c'est dans ce cadre de l'adaptation à l'austérité budgétaire qu'en Corse les projets d'une collectivité unique et d'un « paquet fiscal » ont été adoptés.

Vous avez pourtant voté contre au risque de vous isoler ?

Au-delà du vote très largement favorable de l'assemblée de Corse, je pense que, comme en 2003, il doit revenir aux Corses de valider, par un référendum organisé très rapidement, la suppression, ou pas, des départements de Haute-Corse et de Corse-du-Sud. C'est uniquement dans ce cas de figure démocratique que nous verrons si nous sommes si isolés que ça. Un tel référendum est prévu dans l'île ? Oui, sauf que la procédure retenue et le calendrier électoral rendent ce référendum très incertain. Seule une autre procédure pourrait le rendre obligatoire, après que les collectivités concernées par la fusion aient délibéré de façon concordante. Vous avez pu noter également que les conseillers généraux de Haute-Corse ont protesté, tardivement peut-être, mais ont protesté tout de même et ont parlé de mépris à leur égard. Pour autant, même si cela peut paraître contradictoire avec la volonté d'être réélu en 2015, la plupart étaient favorables au projet d'une collectivité unique en 2021.

Vouloir maintenir les départements, n'est-ce pas un combat que l'on peut qualifier d'arrière-garde ?

Ceux qui parlent de modernité en les supprimant ne démontrent rien. Et pour cause, l'organisation administrative locale avec ses quatre échelons n'est ni le facteur de l'urgence sociale, ni l'obstacle pour y trouver des réponses. Les sources de financement multiples donnent plus de chance d'aboutir aux politiques publiques locales et tout son sens à la clause de compétence générale dont la suppression est programmée.

À plusieurs reprises, vous avez voté contre des rapports emblématiques du conseil exécutif présidé par Paul Giacobbi. Dès lors, on a le sentiment que rien ne va plus dans le camp de la gauche à l'assemblée de Corse.

C'est juste. Il est difficile de dire le contraire. Dans cet ordre d'idée, je tiens à affirmer publiquement, aujourd'hui, que la majorité régionale de gauche à la collectivité territoriale de Corse a vécu. Elle s'est complètement disloquée lors des dernières élections municipales. Mais je tiens à souligner fermement que ce n'est pas de notre faute, ni de notre fait. Pour le reste, nous n'avons jamais caché nos profonds désaccords avec les rapports proposés par le conseil exécutif présidé par Paul Giacobbi. Notamment sur des problématiques très importantes pour l'avenir de notre région, comme la desserte publique de continuité territoriale, la réforme fiscale et la réforme territoriale.

Votre prise de position est courageuse. Mais en parlant de la sorte, on peut légitimement se demander si vous êtes toujours à l'aise au sein de cette majorité régionale ?

La question n'est pas là. En revanche, je pense que l'enjeu de ce débat est la place et l'influence du courant antilibéral que nous représentons à gauche et que certains dans cette assemblée de Corse rêvent de marginaliser pour mieux négocier le tournant de l'austérité.

Votre constat est vraiment sans concession...

C'est simplement le constat de la réalité. Et les Corses dans leur grande majorité doivent le savoir. Cela veut-il dire qu'aux prochaines élections territoriales prévues en décembre 2015 vous ferez votre propre liste ? Dans un tel contexte, je pense effectivement que nous devons nous présenter à ce scrutin sous nos propres couleurs. Avec l'objectif d'empêcher le retour de la droite mais en gagnant à gauche contre l'austérité et le libéralisme low-cost.

Le ministre de l'Intérieur doit venir en Corse le vendredi 9 janvier. Qu'attendez-vous de sa visite ?

Que le gouvernement renonce au « sacrifice » de la SNCM. Alors que la Corse cumule les records de chômage, de cherté de la vie, de sorties de scolarité sans diplôme et de manque de logements sociaux, ce serait le signe d'une prise en compte des préoccupations sociales. Dans le cas contraire, sa visite n'aurait aucun intérêt.

Vos vœux pour 2015.

Si 2015 ne peut être l'année du démantèlement de la SNCM et du service public de continuité territoriale, de l'avènement sans référendum de la collectivité unique avec ses corollaires, le pouvoir unique et l'injustice fiscale, elle sera sans attendre celle du rassemblement et de l'action pour reconstruire l'espoir à gauche.È sobra à tuttu ch'ella sia per tutti un'annada cun pace e salute.

 

Voeux 2015

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L’absurdité et la malveillance (suite)

Conseil municipal a Ajaccio Paul-Antoine LUCIANI 1er Adjoint

Le 18 décembre, dans un entretien avec Sébastien Pisani, j’ai indiqué les conditions de l’annulation totale du PLU, son origine, ses motivations, ses conséquences. Le 19 décembre, l’ex maire démissionnaire et son ex premier adjoint (« en mode contre-attaque » titre le journal) m’attribuent des propos que je n’ai jamais tenus. Je n’ai jamais écrit que « l’absurdité et la malveillance avaient conduit à ce désastre » ! D’abord, contrairement à beaucoup, je ne parle ni de « désastre » ni de « cataclysme ». J’ai dit que cette annulation totale avait été réclamée par deux propriétaires fonciers qui ne pouvaient rien obtenir de leur recours, que le Tribunal avait pris sa décision en se fondant sur deux motifs de procédure très discutables, et que les conséquences de cette annulation totale étaient disproportionnés eu égard aux raisons qui l’avaient entraînée. Résultat : une situation absurde où personne ne trouvera son compte, ni les propriétaires concernés, ni la Ville, ni les acteurs économiques, ni la Justice elle-même, prisonnière d’un formalisme contreproductif.



J’ai ajouté que cette situation avait entraîné des commentaires malveillants, tels ceux de l’ex maire démissionnaire, qui avait délibérément assimilé un désaccord sur deux points de procédure à une grave infraction aux principes de « concertation citoyenne et de démocratie locale » ! L’absurdité et la malveillance sont donc les conséquences et non la cause de l’annulation. Travestir ainsi les propos d’autrui en inversant les termes de son argumentation relève de la fraude intellectuelle et non du débat démocratique ! Ensuite, nous sommes accusés d’incompétence pour n’avoir pas anticipé sur les deux moyens utilisés par les avocats des deux propriétaires. Mais nous avons contesté la réalité de ces manquements aux règles de procédure. Et nous continuons d’estimer que nos arguments sont bons et qu’ils devraient prospérer en appel. Car la concertation a été réelle et continue, même si la forme administrative de son organisation a été jugée irrégulière, à tort selon nous. Il y a eu suffisamment de publications, de débats publics, de délibérations et de réunions de travail, y compris avec le mouvement associatif, pour affirmer sereinement que l’élaboration du PLU a été concertée et transparente. Quant à l’information des élus, elle a été effective tout au long de l’élaboration du PLU. Même si certains donneurs de leçons se sont employés à boycotter systématiquement les très nombreuses réunions de travail où ils étaient invités… S’agissant des convocations pour le conseil municipal d’approbation, les avocats de la ville ont produit 16 attestations de conseillers municipaux (dont 2 de l’opposition) déclarant, par écrit et sur l’honneur, qu’ils ont bien reçu, avec leur convocation, et en temps utile, le rapport d’information et le projet de délibération qui étaient à l’ordre du jour. Mais ces documents, même s’il y en avait eu autant que de membres du conseil (ce qui était impossible, puisque l’ex maire intérimaire l’avait discrètement interdit à certains élus qui voulaient signer) n’ont pas été considérés comme des preuves ! On se demande, dans ces conditions, comment prouver sa bonne foi…



Exprimer un désaccord est un droit, non une preuve d’incompétence. D’autant que le désaccord porte sur une procédure administrative, alors que le fond est jugé bon par tous ceux qui se sont exprimés. Comme interpréter autrement le nombre et le contenu des interpellations et mises en garde souhaitant la validation juridique du PLU d’Ajaccio ? S’il s’était agi d’un mauvais document d’urbanisme, il n’aurait pas suscité un soutien collectif aussi massif. On remarquera, enfin, que l’ex maire démissionnaire qui avait fini par rejoindre le concert de ceux qui voulaient la validation du PLU, annonce à présent qu’il ne faut pas faire appel de cette décision d’annulation ! Que cherche-t-il ? Il faut se rendre à l’évidence, sa protestation véhémente n’était qu’un trompe l’œil destiné à camoufler l’objectif (bien réel, lui) de discréditer l’œuvre de ses prédécesseurs… Serait-ce trop demander à ceux qui aspirent à assumer des charges publiques de se souvenir que cette mission exclut les règlements de compte, mais qu’elle exige la défense sourcilleuse de l’intérêt général ?



Paul Antoine Luciani Le 19 décembre 2014

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