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Voci Aiaccini "U Bloggu di U ROSSU" Fédération de la Corse du Sud du PCF Supplément officiel à "la Voix d'Ajaccio"

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Dominique BUCCHINI.

président de l'assemblée de corse,tiendra une réunion de compte rendu de mandat

QUENZA le mardi 8 septembre à 17 h au Groupe Scolaire

Pour les sections de l'Alta Rocca et de Extrême Sud Joseph AGOSTINI. Tel. 06.15.63.69.54

 

COMITE DEPARTEMENTAL

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Rapport introductif : Maxime Nordée

"La Crise" est le mot récurrent de cet été

  • Crise grecque
  • Crise européenne
  • Crise sociale et économique
  • Crise des migrants, de la paix...

Mais la crise ne freine pas la reprise des bénéfices des entreprises du CAC 40 qui augmentent de 34%, ni des affirmations de Valls et Sapin qui persistent à parler de "reprise d'activité", en annonçant que la priorité du gouvernement est de maintenir le cap et que les mesures et réformes en cours (CICE et autres) vont produire des effets bénéfiques. Pourtant un rapport de l'INSEE, du 14 Aout dernier , indique que la croissance reste nulle dans le pays, que l'investissement est en baisse, comme la consommation des ménages et de la production industrielle. Les mesures austéritaires, imposées par l'Union Européennes, et mises en oeuvre par le gouvernement Valls, mettent à mal le peuple en mettant en place des exonérations pour les entreprises, des cadeaux fiscaux pour les grandes entreprises sans contrepartie de création d'emplois, ni d'amélioration des salaires. Au contraires, le CICE, la Loi Macron et autres, au lieu de sortir le pays de l'austérité, le plongent au coeur de l'ultralibéralisme, de la remise en cause des acquis sociaux, des 35 h., et à la merci des politiques low cost. Cette politique austéritaire s'inscrit dans un contexte international, national et régional de récession et de perte des repères.

Les questions internationales :
  • La Grèce : le stand national du CN sera aux couleurs de la Grèce le samedi à la Fête de l'Humanité.
  • pose la question de l'Europe et de l'Euro, surtout comment changer cette politique austéritaire, dans le carcan de l'Europe actuelle, comment construire une alternative crédible aux politiques d'austérité.
  • La Turquie : Solidarité avec les Kurdes
  • Palestine : réaction à "Tel Aviv plage"
  • En Asie : délégation du parti au Japon (70 ans d'Hiroshima et Nagazaki)
  • En Chine début juillet
  • Au Viet Nam en novembre
Les questions européennes et nationales :

Elles son évidemment, directement liées. On l'a vu avec la crise agricole et les éleveurs de la filière porcine, la réforme de la PAC et un gouvernement qui refuse de mener une autre politique que celle de la libre concurrence, ne protégeant ni les producteurs, ni les consommateurs. La question des migrants en France et en Europe n'est traitée que par des mesures sécuritaires qui ne règlent en rien le problème. La confusion politique règne tant sur le plan national avec des démissions chez les verts d'EELV, que sur le régional avec les alliances contre nature révélées lors des sénatoriales puis des municipales et qui vont sans doute travailler à une recomposition politique, pour les territoriales. La campagne des élections territoriales commence à prendre forme et nous avons besoin de déployer partout :

  • initiatives, rencontre de citoyens engagés (cf Serra di Scopamene), visibilité avec des affiches (cf affichage à Ajaccio),
  • expression et besoin de mener de manière offensive et coordonnée notre appel au rassemblement pour créer les conditions de construire des pactes régionaux de progrès et des listes de large rassemblement sur des bases anti -austéritaires.

Le Bureau départemental a travaillé en ce sens en rencontrant en juillet diverses organisations syndicales et mouvements associatifs, et aussi nos partenaires du Front de Gauche. Nous devons les revoir mercredi prochain, après une réunion du collectif de travail pour l'élaboration du projet qui s'est tenue le 30 juillet à Ajaccio. Nous aussi travaillé, en concertation avec nos camarades de Haute-Corse. D'abord en les rencontrant le 6 juin à Corté puis en participant aux réunions du Front de Gauche les 27 juin et 18 juillet. Les 1er éléments pour mener la campagne territoriales ont été battis à partir de la constitution d'une liste au 1er tour du parti et des partenaires du Front de Gauche qui souhaitent le rassemblement, et sur un projet politique clair anti-austéritaire. Dominique Bucchini, Président de l'Assemblée de Corse sortant, a naturellement été sollicité pour mener cette liste et être son porte-parole.

Un 1er document de 8 pages a été publié : "Ouvrir le débat, faire renaître l'espoir à gauche". Il analyse le contexte politique actuel et offre les conditions d'une perspective à gauche. Les camarades sont sollicités pour proposer des contributions écrites.

Une Conférence régionale du parti se tiendra le 5 septembre à Corté. Il nous reste à bâtir ce projet, à le faire vivre, "A Corsica in cumunu, La Corse en commun" et à constituer une liste cohérente, offensive et de rassemblement dans la clarté pour mener la bataille contre la droite, l'extrême droite, et promouvoir une politique de gauche antiaustéritaire, de refus des abandons et des compromissions. Nous avons à faire aussi le point sur la Fête de l'Humanité et le retour des bons des soutiens en voyant comment mettre en œuvre le renforcement du parti. Cette question du renforcement implique également une dynamique sur la question de la trésorerie (cf. ADF et logiciel nouveau).

 

Claude Cabanes

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Claude Cabanes, ancien rédacteur en chef de l'Humanité de 1984 à 2000, est décédé mardi à l'âge de 79 ans des suites d'un cancer ont annoncé son fils et Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité.

"Pour nous, c'est une des grandes figures de l'Humanité qui part. C'était une voix et un style particulier. Il ciselait les mots et les utilisait comme des armes, au bon sens du terme", a Patrick Le Hyaric à propos de cet homme "chaleureux, très cultivé et toujours à l'affût de l'information".

Passionné par les mots et l'écrit en général, Claude Cabane était devenu en 2000 éditorialiste et chroniqueur. Il avait publié un livre d'inspiration autobiographique, "Le Siècle dans la peau" (2005) et un "Eloge de la vulgarité" (2011).

Né le 29 avril 1936 à Toulouse (Haute-Garonne), Claude Cabanes, licencié en droit, adhère au PCF en 1962, au lendemain de la guerre d'Algérie qui l'a profondément révolté. Il entre en 1971 comme rédacteur à l'Humanité-Dimanche, dont il sera successivement chef du service culturel (1973), adjoint au chef du service politique (1975), puis rédacteur en chef adjoint (1976). Deux ans plus tard, il assume les mêmes fonctions au quotidien l'Humanité, avant d'être nommé fin 1981 chef du service culturel des deux publications. En 1984, Claude Cabanes remplace René Andrieu comme rédacteur-en-chef. Il assume cette fonction durant seize ans.

Colere.jpgU Rossu s'associe à cet hommage et à la peine de sa famille et de ses proches...Claude Cabanes est un des camarades qui a ponctué la vie de nombreux militants, par ses arguments, son sens du propos et sa pugnacité. Merci à lui pour tout ce qu'il a apporté à de nombreuses générations de militants.

 

REUNION PUBLIQUE - SERRA DI SCOPAMENA

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REUNION PUBLIQUE VENDREDI 28 AOUT

En Mairie à 15H30

Compte rendu de mandat du Président de l'Asssemblée Territoriale

Dominique BUCCHINI

Viniti numarosi

 

SARKOLAND......

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Une de ses premieres déclarations en arrivant en Corse....Je viens pour me reposer...

5 photos géantes...Quatre pages dont quelques "sarkolades"...

S'ennuierait on au domaine de Murtoli, à moins que notre quotidien régional ne fasse campagne pour l'Ex...Probable?

Si la majorité des Français ne souhaite pas son retour, certains ne cachent pas leur préférence... Je laisse les explications sur le fond à nos responsables mais "U Rossu" avait un gros coup de rouge dés ce matin..

 

Pierre GRIFFI

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Mardi 18 aout 2015 à 19 heures, aura lieu la cérémonie en hommage à Pierre GRIFFI, alias « Denis » Place de la gare ferroviaire, sur le square qui porte son nom. Cérémonie à l’initiative des Résistants et des « Amis de la Résistance » A.N.A.C.R 2A.

Pierre GRIFFI, ce résistant de la première heure, reste pour notre mémoire le symbole de ce lien vital établi fin de 1942 entre Résistance corse et les Forces françaises d’ALGER. En honorant Pierre GRIFFI nos pensées iront aussi au glorieux sous-marin CASABIANCA et à son valeureux équipage commandé par le Commandant l’HERMINIER.

C’est le 18 Août, au petit matin, que Pierre GRIFFI a été fusillé par les fascistes. Ses dernières paroles ont été pour ses compagnons prisonniers : « Bonne chance dans la vie ! » leur a-t-il lancé en passant devant les cellules du couloir qui le menait à la mort. Il est mort courageusement, sans avoir cédé, durant des semaines, aux tortures de ses geôliers.

Le Comité de la Corse du Sud de l’Association Nationale Des Anciens Combattants et Amis de la Résistance (A.N.A.C.R 2A) appelle les Ajacciens, toutes générations confondues, à participer à cette commémoration et à rendre hommage aux héros et martyrs de la Résistance afin de ne pas les oublier.




La Présidente, Jacqueline WROBLEWSKI-ARRII

 

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Pour la fédération du PCF de Corse du sud : Maxime NORDEE - Jean-Pierre MAGINOT - Gilles LARNAUD- Charles MARIANI - Gérard GAGLIARDI

Pour la fédération du PCF de Haute Corse: Michel STEFANI - Francis RIOLACCI - Marc LUCIANI – Guy LUCIANI

Pour Manca alternativa Ensemble : Jean-Pierre BIZON- David FRAU - Jacques CASAMARTA

La délégation 2A du PCF rappelle le cadre de cette réunion dont le principe a été retenu lors de la dernière réunion des animateurs du Front de gauche à Corte le 18 juillet. Il y a été décidé de travailler

1- A un large rassemblement fondé sur une implication citoyenne capable de s'opposer à la mise en œuvre au plan régional de la politique d'austérité gouvernementale et de porter une démarche de progrès social, écologique et démocratique pour la Corse,

2- A mener la bataille contre la droite qui, éventuellement épaulée par le FN, entend mener une politique encore plus libérale. Nous voulons travailler cette question du rassemblement et du second tour , voire du troisième, avec les citoyens eux-mêmes et porter le combat antiaustéritaire à chaque phase du scrutin avec eux.

3- A enrichir le débat des contributions des organisations se réclamant du Front de gauche et des forces désireuses de s'impliquer dans une implication citoyenne et porteuse d'une véritable alternative de gauche.



Deux contributions sont déjà disponibles dans le débat : le bilan d'activité des élus du groupe communiste et citoyen du Front de gauche à l'Assemblée de Corse et une première réflexion sur le contexte nouveau dans lequel vont intervenir ces élections, "ouvrir le débat, faire renaître l'espoir à gauche", proposé par les 2 fédérations du Parti Communiste.

Les élus du Groupe CCFG présentent le bilan des élus du groupe. Ce bilan confirme l'importance du rôle des élus communistes et du Front de gauche. L'engagement pris de faire un compte-rendu de mandat par trimestre, lors des territoriales de 2010, a été tenu. C'est pourquoi les réunions du Front de gauche se sont organisées de cette manière en liaison avec les membres du groupe (7 élus du Front de gauche dont 3 communistes).Ce mode d'organisation peut être amélioré.

La M-A-E annonce une assemblée générale de son mouvement le 4 septembre et précise que ce dernier s'est positionné contre une alliance au second tour qui renoncerait à la lutte contre l'austérité. L'échange des points de vue a permis de mieux comprendre les diverses positions et d'arriver aux constats suivants :

1- la réflexion des fédérations du PCF- qui s'inscrit dans une démarche régionale- est largement approuvée notamment sur le constat de la situation politique de même que sur la stratégie de rassemblement anti austéritaire.

2 - les résultats à l'issue du 1er tour restent la clé du second pour le PCF et le rassemblement contre l'austérité dès le 1er tour reste indispensable. La question est de transformer le rapport de force politique "à gauche" mais aussi de lutter contre la droite et le FN. La politique de rassemblement et d'ouverture doit présenter une offre qui symbolise la sensibilité politique que nous représentons.

3 - Pour Ensemble, la réflexion s'élabore également sur le plan national. L'importance du rôle des élus du Front de gauche est évidente mais dans le contexte où "l'union de la gauche est terminée, il faut reconstruire sur la base de nos valeurs". L'idée générale est de s'adresser aux électeurs dans la clarté. Le débat a permis de mieux comprendre la position du pcf et c'est l'AG du 4 septembre qui se prononcera sur la stratégie et se positionnera sur le rassemblement au 2éme tour sur une base anti –austèritaire

La réflexion se poursuit car les points de convergence sont nombreux.

Fédération du Parti Communiste de Corse du sud

 

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CONVENTIONS D’OBJECTIFS PLURIANNUELLES 2015/2018 ENTRE LA CTC ET L’OBSERVATOIRE REGIONAL DE SANTE



INTERVENTION DE JOSETTE RISTERUCCI

Le rapport qui nous est présenté comporte un volet d’évaluation de la précédente convention qui concernait trois domaines, l’élaboration d’un référentiel régional de la santé et du médicosocial, l’animation et la gestion d’un registre des cancers, l’animation des ateliers régionaux d’observation.

Nous savons tous que ces travaux ont été utiles pour l’élaboration de nos dossiers et de nos choix politiques.

Ce conventionnement avec l’ORSC permet d’avoir des analyses précises sur divers situations sociales et sanitaires de nos concitoyens, tout comme des études environnementales peuvent être aussi diligentées.

Dans cette nouvelle convention, un dossier important doit aboutir, celui du registre des cancers. Nous l’attendons tous.

Les registres des cancers se sont développés entre les années 1970 et 1980 et au niveau mondial en 1930. Son rôle n’est pas que de fournir des statistiques, il doit évoluer sur les causes des cancers, il permet ainsi de suivre, de planifier, évaluer les programmes de lutte et les incidences des cancers. Ainsi il participe aux détections précoces, au dépistage et l’adaptation des traitements. En résumé, il joue un rôle unique dans la planification et l’évaluation des actions visant à réduire le poids du cancer dans la population.

Aujourd'hui, la priorité de l ORSC pour le rendre opérationnel est d'obtenir les autorisations de la CNIL. Sachant que les patients concernés par les enquêtes doivent donner leur accord sur les recherches dans le respect de la stricte confidentialité médicale. Celles-ci tardent à venir, il serait utile, Madame la conseillère exécutive, d’intervenir afin que ces travaux démarrent dans l’intérêt de tous.

 

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DELEGATION DE SERVICE PUBLIC POUR LA DESSERTE MARITIME ENTRE MARSEILLE ET LA CORSE



INTERVENTION DE MICHEL STEFANI

Le 7 avril 2015 le TA de Bastia a résilié la DSP attribuée sur délibération de l’Assemblée de Corse au groupement CMN SNCM le 6 septembre 2013. Le magistrat a fondé sa décision sur l’appréciation contestable que la CTC aurait ignoré l’égalité de traitement des candidats. En fait l’offre de CFF était insuffisante et non conforme au cahier des charges comme l’a indiqué la CAO.

L’appel non suspensif est d’autant plus justifié pour affirmer les prérogatives découlant de l’exercice des compétences de la CTC remises en cause de manière récurrente par les dirigeants de CFF et les libéraux qui partagent la même vision politique avec ses conséquences économiques et sociales désastreuses.

Il s’agit en effet pour CFF, d’user et d’abuser à tous les niveaux, aussi bien institutionnels que juridictionnels, de procédures bien huilées et désormais connues qui s’apparentent à de l’acharnement, sans que l’État, la CTC ou les compagnies délégataires ne l’attaquent jamais alors que des infractions nombreuses sont avérées…

Le magistrat a ainsi considéré, c’est là le but de la manœuvre, que la CTC devait retenir dans son choix, non pas le principe du mieux disant mais celui du moins disant avec les conséquences qu’on peut imaginer dans tous les domaines. C’est un encouragement supplémentaire au dumping fiscal, social et commercial au détriment du développement durable de notre île.

Pour transporter des touristes l’été, il y aura toujours des compagnies « low cost » sous pavillon international. Autre chose est de favoriser en Corse le développement économique et le progrès social, de soutenir l’école de marine de Bastia, d’apporter les retombées économiques et fiscales liée à l’activité de service public. Sans la CMN et la SNCM sous pavillon français 1er registre, même en DSP, tout cela se réduirait comme peau de chagrin…

De cette façon la logique de concurrence déloyale prévaut et elle se trouve confirmée par la volonté de l’exécutif de privilégier les offres des opérateurs ligne par ligne sur le principe du moins disant, dont CFF sortirait une nouvelle fois gagnante toujours au détriment de l’intérêt général. Pourtant la possibilité, réglementaire de l’offre globale sur le principe du mieux disant, tout le monde le comprend ainsi, est plus avantageuse précisément parce qu’elle permet des synergies et des économies d’échelles avec un affichage des moyens techniques nécessaires pour prester le service sur chaque ligne conformément aux OSP.

La CTC dans ces conditions dispose de tous les éléments pour vérifier l’adéquation de la compensation financière qu’elle devra verser au délégataire qu’elle retiendra. Sur le plan juridique elle doit argumenter et démontrer en quoi l’offre globale est économiquement et qualitativement la meilleure dans l’intérêt général. Ces critères de choix, conformes à la réglementation, peuvent être stipulées au regard des enjeux économiques, sociaux et environnementaux dès lors qu’ils ont été clairement identifiés.

L’élaboration du cahier des charges à toute son importance dès lors pour formuler les exigences que le délégataire devra respecter s’agissant de l’indispensable qualité des navires. L’enjeu étant de préserver l’environnement, de garantir la qualité et la sécurité du service et de maintenir l’emploi avec des retombées économiques et sociales importantes pour les territoires desservis, et en particulier pour la Corse.

Force est de constater que cette option est absente de l’analyse juridique de l’AMO qui accompagne le rapport. De fait nous n’avons pas la même lecture du règlement CEE du 7 décembre 1992. Ce texte encadre l’exercice du cabotage maritime. Dans un pays de l'Union donné, il garantit à des entreprises de transport ou des ressortissants basés dans d'autres pays de l'Union, le droit de proposer des services de transport maritime, sous réserve que les navires remplissent toutes les conditions requises pour être admis au cabotage dans ce pays.

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PERSPECTIVES DE LA SAEM BOIS ENERGIE



INTERVENTION DE VIVIANE BIANCARELLI

Le présent rapport sur les perspectives de développement de la SAEM Corse-Bois énergie comporte quatre points importants et positifs :

- Premier point : L’abandon de la variante cogénération au profit de la simple rénovation des chaudières, et ce afin de ne pas faire supporter le coût de tels investissements aux consommateurs et habitants de Corte. Dans le contexte économique actuel, il est important de ne pas grever les dépenses des ménages, ni d’emmener une société majoritairement publique dans des investissements colossaux : il y a tout de même un différentiel de plus de 6 millions d’euros entre les deux projets (3 953 000 € contre 10 607 000 € pour la cogénération).

Nous rajouterons que pour des raisons environnementales et sociétales, c’est une bonne chose de ne pas lancer un projet qui gaspillerait une ressource précieuse, puisqu’il est dit dans le rapport que les infrastructures de la variante cogénération ne permettraient un rendement énergétique que de 54 %, contre 85 % avec la variante rénovation des chaudières. À l’heure de la restructuration de la filière forêt-bois et de la transition écologique, il est difficilement acceptable que près de la moitié de la ressource forestière soit brûlée pour rien.

- Deuxième point positif : La rénovation de l’ensemble de la chaufferie : avec des chaudières plus modernes, une production mieux contrôlée et modulable, une distribution rénovée pour moins de déperdition, une amélioration du système de traitement des fumées, tous les facteurs sont réunis pour valoriser au mieux la ressource forestière, et ne plus risquer le recours au fioul, plus polluant.

- Troisième point important et positif : L’étude de faisabilité de la production de granulés. Pour le moment, il n’y a aucune production de granulés sur l’île, alors que la demande augmente chez les particuliers mais également pour des petites chaufferies collectives Centre de Savagjhu-Vivariu, 16 tonn.... Dans ce cas, le bois énergie perd l’un de ses avantage majeur, son bilan carbone neutre, puisqu’il faut alors comptabiliser le CO² émis lors du transport. Le bois énergie n’est « vert » que s’il est issu de circuits très courts. Cette situation induit aussi une dépendance vis-à-vis des importations et du marché du granulé sur le continent.

De plus, la production de granulés par la SAEM permettrait de valoriser la quasi intégralité de la ressource, puisqu’il apparaît que 10% se transforment en sciure inutilisable pour le moment. L’étude technico-économique nous le dira, mais la transformation de ces connexes en granulés devrait concourir à la rentabilité des infrastructures.

- Enfin, quatrième point : Le retour à l’équilibre budgétaire de la structure, que nous saluons. La gestion des sociétés financées par de l’argent public se doit d’être irréprochable.

Les perspectives de développement qui nous sont présentées sont donc de belles avancées pour la SAEM et par ricochet pour la Corse toute entière.

 

CONVENTION 2015/2020 ENTRE LA CTC ET BPI FRANCE FINANCEMENT



INTERVENTION DE ETIENNE BASTELICA

Créé par le gouvernement Ayrault par la loi du 31 décembre 2012, Bpifrance a presque trois ans d’existence. Nous nous sommes réjouis de sa création car elle répondait à un besoin, celui d’une véritable banque publique d’investissement, interlocuteur proche des entreprises, capable de répondre à leurs besoins de financement et de les accompagner dans leur développement. Face à la crise, dont l’origine réside dans l’irresponsabilité du système bancaire et son incapacité à investir socialement l’épargne des ménages, face au resserrement du crédit par les banques privées mettant en péril de nombreuses entreprises et sacrifiant les initiatives, un Pôle financier public propre à relancer l’économie avec un contrôle démocratique de l’épargne populaire s’imposait.

Le projet de « Banque Publique d’Investissement » (BPI) était d’ailleurs le premier des 60 engagements du programme de François Hollande. Malheureusement, si nous nous félicitons de la création de la BPI, on est encore loin du compte. Car, sous la pression de milieux financiers opposés à l’émergence d’une banque publique d’envergure menaçant leurs rentes, le projet fut revu à la baisse, aussi bien dans les attributions de la structure que dans le capital.

Il ne s’agit pas d’une banque de plein exercice : elle ne dispose pas de licence bancaire et ne peut se refinancer auprès de la BCE, laquelle a pourtant déjà prêté 1000 milliards d’euros aux banques privées à des taux inférieurs à 1%, sans aucune contrepartie.

Elle regroupe des organismes publics préexistants pour une dotation totale représentant 5% seulement des crédits distribués annuellement par les banques aux entreprises et, au demeurant, déjà investie à 90%. Son homologue Allemande dispose d’une capacité d’investissement 10 fois supérieure. Ainsi, alors qu’elle suscitait une forte attente, on est en droit de s’interroger sur l’efficacité de l’action de la BPI au niveau national.

Á l’actif, on considèrera malgré tout la construction d’un réseau d’établissements publics avec une déclinaison territoriale. Et le moyen, sinon de maîtriser, tout au moins d’influer sur le crédit bancaire et sur son orientation.

S’agissant de sa déclinaison Corse, le Comité d’orientation d’avril dernier a dressé un bilan. La CTC, en effet, premier partenaire de BPIFrance au sein de la plateforme « Corse Financement », a engagé plus de 15,5 M€ en Fonds de garantie, dotation pour le prêt participatif développement (PPCD), Fonds Corse innovation.

Sur la période 2006-2015, au titre du PPCD dont ont été bénéficiaires 100 entreprises, 51 emplois directs ont été créés et 2000 consolidés. Le renforcement de la Trésorerie consécutivement à la grève de la SNCM a bénéficié à 37 entreprises. Le Fonds Corse à l’Innovation (98 dossiers) aurait permis la création de 220 emplois directs ; le Fonds Régional de Garantie, 124 plus 2500 consolidés.

Les secteurs les plus concernés : le tourisme, l’agroalimentaire, les services (PPCD), l’industrie, l’agroalimentaire, les services (FCI), le tourisme, le commerce, les services (FRG).

Le partenariat avec la CTC aurait favorisé un effet d’entrainement sur les acteurs économiques. Nous ne doutons pas du travail sérieux entrepris et nous savons aussi qu’en matière de recherche, développement, innovation, les résultats ne sont pas forcément immédiats. Mais nous ne pouvons manquer d’observer que, parallèlement à ces résultats, à la fin mai, Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi de catégorie A s’établissait à 18 329 en Corse, en augmentation de 0,5% par rapport à fin avril et de 10,3% sur un an, conséquence des politiques libérales menées au niveau national.

C’est pourquoi, au-delà des chiffres, nous aimerions disposer de données qualitatives permettant d’apprécier l’efficacité réelle des dispositifs en termes d’innovation, de développement et d’emploi, au-delà du renforcement de la trésorerie.

Il nous est proposé d’avaliser de poursuivre le partenariat -tenant compte du PO FEDER 2014-2020- à raison d’une dotation annuelle de 1 200 000 €, soit 700 000 € dans le domaine de l’innovation et 500 000 e pour le financement des entreprises, sur la base des orientations approuvées par le Comité Régional d’Orientation en février 2014.

Il s’agit de renforcer la compétitivité des entreprises et créer des emplois pérennes en soutenant : la dynamique entrepreneuriale, la consolidation des entreprises, la structuration des filières ; en concentrant –UE oblige- les interventions sur : l’innovation, l’internationalisation des entreprises, la conversion écologique de l’économie, le soutien aux activités sectorielles : hautes technologies et TIC, activités industrielles, économie verte, ESS, commerce et artisanat. Nous souscrivons à ces objectifs dès lors qu’ils prennent effectivement en compte : la dimension sociale, le soutien à des projets innovants sur le plan social, notamment dans le cadre de l’ESS ; la dimension environnementale et la transition énergétique ; nous demandons aussi que la dimension démocratique du financement des entreprises soit prise en compte, que les salariés, sous-représentés au conseil d’administration de la BPI et non représentés au Conseil d’orientation, puissent jouer un rôle actif dans le contrôle de l’utilisation des fonds et dans les choix d’investissement.

Une observation pour finir, sur la profusion des différents dispositifs existants intégrés à la plate-forme « Corse-financement » ne génère-t-elle pas une certaine confusion, un manque de lisibilité ?

 

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RAPPORT DE LA CHAMBRE REGIONALE DES COMPTES SUR LA GESTION DE LA CTC A COMPTER DE L’EXERCICE 2008



INTERVENTION DE VIVIANE BIANCARELLI

La Chambre Régionale des Comptes de Corse a examiné la gestion de la CTC sur les exercices couvrant la période de 2008 2014. Dans ce contrôle sont également inclus les exercices précédents depuis 2004.

Les magistrats de la chambre ont ainsi observé que la plupart des recommandations faites au précédent Rapport d’observations définitives (ROD) ont été prises en compte. D’autre part ils ont vérifié la fiabilité des comptes, la situation financière, la dette, les subventions d’investissement, les financements croisés, l’évolution du personnel, les dépenses de fonctionnement courant liées à des prestations de service, le contrôle de gestion interne, les relations entre la CTC et les agences et offices. En définitive il s’agit d’un document utile à l’action des élus indépendamment des options politiques différentes des uns et des autres et pour peu que chacun en use objectivement.

La Chambre a noté que les 11 recommandations formulées dans son rapport d’observations définitives, portant sur les exercices 2001 à 2007, ont été mises en œuvre par CTC, 2 ne l’ont pas été et sont maintenues, 5 nouvelles sont formulées.

Ces nouvelles recommandations sur lesquelles nous pensons qu’il faut s’arrêter consisteront à : • Procéder au transfert des subventions transférables au compte de résultat selon les règles fixées par l’instruction budgétaire et comptable M 71. • Améliorer l’information de l’Assemblée de Corse quant à l’enjeu financier lié à la procédure comptable de neutralisation des amortissements. • Poursuivre et approfondir le travail entamé à compter de 2011 en veillant, chaque année, à procéder à un recensement exhaustif des charges et des produits à rattacher et à leur comptabilisation dans le cadre des opérations de fin d’exercice. • Adopter chaque année le budget primitif avec deux votes distincts :  des AP nouvelles conforme au montant des affectations susceptibles d’intervenir dans l’exercice, et au niveau des crédits de paiements ;  des AE nouvelles en adéquation avec le niveau de dépenses soutenable pour la CTC. • Passer des conventions avec les collectivités locales bénéficiaires de subventions en vue d’effectuer des contrôles sur place de l’utilisation des subventions versées par la CTC et afin de vérifier la matérialité des réalisations au regard du cahier des charges.

La prise en compte de ces recommandations était et demeure d’autant moins évidente que le contexte de crise économique profonde pèse de toute évidence sur les politiques mises en œuvre. La question dès lors c’est moins d’être le meilleur élève de la classe que de faire des choix offrant la double possibilité de résister efficacement à la dégradation économique et de répondre aux besoins sociaux.

La CRC n’est pas l’INSEE mais elle devrait néanmoins tenir compte des indicateurs sociaux qui caractérisent la situation préoccupante dans laquelle la Corse se trouve. En décembre 2014 il y avait 24 570 chômeurs, l’écart entre la tranche des 10 % des ménages aux revenus les plus élevés et celle aux revenus les plus faibles est proche des quatre points. Les inégalités sont ainsi au plus haut comme la pauvreté lorsque 55 000 personnes vivent sous le seuil de pauvreté (960 euros par mois, le taux de pauvreté le plus élevé des régions). Le revenu médian est inférieur à 1 520 euros par mois ce qui situe la Corse au dernier rang des régions devant le Nord-Pas-de-Calais et le Languedoc-Roussillon.

Si on ne peut sérieusement faire supporter à la seule CTC la responsabilité de cette évolution force est de reconnaître que la politique gouvernementale, produit ici les effets les plus négatifs. La politique d’austérité que nous combattons à tous les niveaux a et aura encore des conséquences sociales et économiques lourdes.

L’urgence c’est effectivement de s’extraire des mesures qui ne font qu’aggraver les choses en l’absence d’une remise en cause de la domination des marchés financiers et de la soumission aux exigences du MEDEF. Les deux combinés font que l’an dernier les entreprises ont bénéficié de 40 milliards d’allégements de contributions sociales et fiscales alors que par ailleurs la même somme sera versée en dividendes aux actionnaires des entreprises du CAC 40 en 2015.

La Corse n’est pas dans la stratosphère et la potion libérale, notamment dans sa dimension low cost qui se généralise, ne peut que détruire l’emploi stable à statut. Nous le voyons dans la remise en cause du service public de continuité territoriale maritime et aérien. Les opérateurs historiques respectueux des obligations fiscales et sociales sont précipités dans une concurrence déloyale destructrice.

Voilà pourquoi la défense de la SNCM de la CMN d’Air Corsica et d’Air France est pour nous une priorité dans la lutte contre le chômage pour l’emploi et le service public. Des centaines d’emplois sont menacés et la CTC de par ses compétences est en mesure d’opposer et d’imposer des choix allant dans ce sens comme nous le proposons.

Les magistrats de la CRC dans ce cadre dressent un constat et recommandent de se conformer aux critères qui prévalent dans la période actuelle de restrictions budgétaires : préserver les marges de manœuvres dégager des ressources supplémentaires poursuivre les investissements. Il n’est donc pas question de revenir sur le gel des dotations notamment celui de la dotation de continuité territoriale antérieur à tous les autres mais de jouer sur les taux de fiscalité indirecte : Francisation des navires, immatriculation de véhicules et Taxe de transport dont le recouvrement aléatoire ne constitue pas un problème apparemment pour les magistrats.

La cherté de la vie en Corse n’est pas non plus un élément pris en compte dans ce type de rapport ou seule l’orthodoxie budgétaire prévaut. Qu’elle soit austéritaire importe peu. Cela affleure toutefois à propos de la TIPP qui pourrait être augmentée mais au regard de l’inexplicable cherté des carburants ce serait une provocation. Dans ce cas également les magistrats seraient bien inspirés de regarder pour quelle raison la réfaction de 6 points de TVA n’est pas répercutée à l’avantage du consommateur. L’harmonisation fiscale européenne ne sera pas sans impact s’agissant de la perception des droits sur les tabacs qui s’établissaient en 2013 à 12 % des recettes de gestion courantes soit 35 à 40 M€.

La CTC a connu dans la période observée une dégradation de sa situation financière résultant de deux facteurs la baisse tendancielle de son Fonds de roulement net global (FRNG) comme de sa trésorerie devenue négative en 2013 a moins 25 M€. Cela s’explique par le niveau différencié entre le volume des dépenses et des recettes de gestion courante avec comme corollaire la chute de la Capacité d’autofinancement (CAF) elle-même contrainte par l’obligation de limiter le recours à l’emprunt pour financer l’investissement.

Cependant, entre 2008 et 2013 elle a consacré pas moins de 1143 M€ d’investissements sur fond propres avec un recours à l’emprunt de 63 M€... La CRC incite logiquement à poursuivre dans cette voie « alors que l’exercice 2014 lui permet de retrouver la trajectoire financière arrêtée par l’Assemblée de Corse lors du débat d’orientation budgétaire de 2012 »… grâce notamment à une baisse des dépenses de gestion courante de 4,5% et à la restauration d’une CAF à 102,9 M€ qui représente 58% de l’investissement.

En comparant les deux rapports de la CRC période 2001 2007 et l’actuel on s’aperçoit que le recours à l’emprunt a diminué et les dépenses de fonctionnement ont été freinées, y compris les charges en personnel. Toutefois, la dette est lestée par les deux emprunts structurés contractés en 2007 et fort heureusement renégociés en 2011 pour réaliser une économie de 7,6 M €. L’encours de la dette entre 2004 et 2009 était en moyenne de 36 M€ par an. De 2010 à 2014, il a été de 8 M€ par an. Pour maintenir un niveau d’investissement annuel de 189 M€ deux emprunts ont été nécessaires en 2012 9 M€ et en 2013 25 M€ majorés par la suite de 36 M€ pour satisfaire aux opérations d’infrastructures universitaires ferroviaires portuaires et aéroportuaires. Le ratio de désendettement reste correct entre 2.4 et 2.9 année avec un niveau par habitant en baisse de 21 % puisqu’il passe de 1247 € à 1031 €.

En l’état sous réserve de pouvoir relever la CAF à 110 M€ (sans augmentation de la fiscalité et/ou baisse des dépenses de fonctionnement) la révision du plafond des dettes pour le passer de 300 à 500 M€ nous semble difficilement opérable compte tenu également des incertitudes relatives aux emprunts structurés malgré les propositions de la Société de financement local (SFIL) visant à sécuriser les remboursements par des taux fixes. Dans ce cadre les opérations en refinancement difficilement quantifiables pourraient engendrées un cout de 20 M€.

La CRC fait remarquer que le soutien de la CTC aux communes ne relève pas directement de ses compétences pour certaines politiques qu’elle subventionne hors de ses compétences avec comme corollaire de ne pouvoir se concentrer sur l’exécution du PEI. C’est un constat qui s’explique aussi par le désengagement de l’État notamment dans le domaine de la culture, du logement, de la santé, de la formation.

En termes d’effectifs, la CTC affichait un nombre de 956 postes en 2008 et de 1227 en 2013. Entre 2008 et 2010 185 postes ont été créés. En comparaison 90 postes ont été créés entre 2011 et 2013. Quant à la progression des dépenses de personnels, elle n’est pas sans explication. On peut effectivement considérer qu’elle reflète une volonté sociale et une politique de promotion valorisante favorables aux agents, mais il semble tout aussi opportun de rappeler que l’augmentation moyenne des dépenses de personnel entre 2004 et 2010, était en moyenne de 30,5 % par an alors qu’entre 2010-2014, elle sont de 5,9 %.

Telles sont les remarques que nous voulions faire sur les points essentiels à nos yeux de ce rapport de la CRC.

 

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SITUATION FINANCIERE DE LA CHAMBRE REGIONALE DE L’ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE CORSE (CRESS)

QUESTION ORALE POSEE PAR JOSETTE RISTERUCCI

Monsieur le Président,

Lors de la dernière session, j’ai eu l’opportunité d’évoquer l’importance du secteur de l’économie sociale et solidaire en Corse au cours du dossier sur la formation professionnelle.

Je me permets donc aujourd’hui de m’adresser au Président de l’ADEC pour rappeler que cela représente 8576 emplois salariés, soit 12,8 % de l’ensemble des emplois du secteur privé et 7 612 ETP pour un peu plus de 1000 entreprises.

D’où l’importance du conventionnement d’agrément avec la Chambre Régionale de l’Économie Sociale et Solidaire de Corse, le Préfet de Région et notre collectivité, même si aucun élément financier n’intervient dans cette convention.

L’axe stratégique n° 8 du PADDUC au livre III reconnait pleinement les attributions de la CRESS et se matérialise dans le plan Cors’Eco Solidaire 2 par l’augmentation considérable des moyens annuels alloués à ses missions, passant de 90 000 euros à 125 000 euros.

Cependant et à ce jour, la situation financière de la CRESS est précaire pour plusieurs raisons :

Une dotation initialement prévue de 270 000 euros sur 3 ans (2011 à 2013) ne s’est élevée en fait qu’à 220 000 euros, soit 50 000 euros de moins, mettant en danger en 2014 la structure auprès des autres financeurs et rendant encore plus périlleux l’exercice 2015. La demande de subvention pour 2014 était de 120 000 euros ; aucun financement ne semble à ce jour réalisé. En corollaire de cette absence de fonds régionaux, l’État a appliqué la règle du plafond de co-financement, privant la structure de 11 955 euros déjà engagés, et cela continuera tant que l’ADEC ne finalisera pas ce dossier, entrainant du coup des décalages de versements de l’État et donc un découvert toujours plus important.

Pour faire court et pour conclure, la CRESS a travaillé pendant 6 mois pour avancer sur des programmes communs avec l’ADEC, notamment sur le financement du forum de BASTIA en mai. L’association ne peut pas réaliser des excédents permettant d’accumuler des fonds propres, car toute non-consommation doit être rendue, et à ce jour j’avoue que je cherche moi-même la cohérence entre les annonces, les besoins et l’absence de suivi régulier de financement et de convention.

C’est pourquoi, Monsieur le Président, je souhaite savoir quels sont vos objectifs, les moyens réellement prévus, en insistant sur l’urgence de prendre en compte sérieusement l’avenir de la CRESS, donc du secteur de l’économie sociale et solidaire dans notre région car nous aurons à en débattre régulièrement.

REPONSE A LA QUESTION ORALE - JEAN ZUCCARELLI – CONSEILLER EXECUTIF

Madame la Conseillère à l’Assemblée de Corse,

Vous avez tout à fait raison de souligner la forte contribution de l’ESS à l’emploi et à l’économie dans notre île. L’ESS est aujourd’hui de plus en plus reconnue comme une économie porteuse d’innovation, de solidarité, de coopération et de citoyenneté économique. Je tiens à rappeler que la Collectivité Territoriale de Corse a saisi toute la pertinence et l’utilité de ce secteur au service du développement régional.

C’est pourquoi nous avons inscrit l’économie sociale et solidaire, dès le début de cette mandature, au premier rang des priorités dans le cadre de la feuille de route de l’action économique et cette prééminence a trouvé sa concrétisation tant du point du vue budgétaire que de l’organisation et de la transversalité des actions.

Le point de départ de cette démarche a été l’adoption par l’Assemblée de Corse en mars 2011, du premier plan régional de soutien au secteur de l’ESS, Cors’Eco-Solidaire porté et mis en œuvre par l’Agence de Développement Économique de la Corse et décliné en 9 axes d’intervention allant de la structuration à la représentation du secteur en passant par l’accompagnement, le financement, la création, le maintien et la qualification d’emplois durables, la formation, l’intégration des clauses sociales dans la commande publique et l’amélioration des conditions de travail.

Depuis l’adoption du Plan Cors’Eco-Solidaire 1, des partenariats forts ont été noués avec des structures soutenues financièrement par la Collectivité Territoriale de Corse parmi lesquelles on compte notamment la CRESS Corsica, acteur essentiel de ce secteur. Dans le cadre du plan de soutien au secteur de l’économie sociale et solidaire, Cors’Eco Solidaire 2, adopté le 19 décembre 2014, la Collectivité Territoriale de Corse a souhaité poursuivre ce soutien et s’est engagée à : - reconnaître, notamment dans son axe 1, le rôle d’interlocuteur de la Chambre régionale de l’économie sociale et solidaire (CRESS), - soutenir son action et son développement, - et à sécuriser son financement au travers d’une convention cadre CTC/CRESS CORSICA sur la période 2015-2020.

J’ajoute que 5 axes stratégiques ont été identifiés sur les cinq prochaines années, en lien direct avec les missions confiées aux CRESS par la loi relative à l’ESS du 31 juillet 2014 et la feuille de route stratégique adoptée par le Conseil d’Administration de la CRESS de mars 2015 :

• Structurer une offre globale d’accompagnement et de financement des projets ; • Appuyer la formation des dirigeants bénévoles ou salariés ; • Observer et évaluer les capacités de l’ESS en Corse ; • Favoriser l’entrepreneuriat social à travers le développement de réseaux territoriaux, pour mieux accompagner la création d’activités ESS et consolider leur développement, tout en anticipant les évolutions des entreprises et des territoires. • Assurer la communication et la promotion de l’ESS. L’ADEC et la CRESS se sont également engagées pour l’année 2015 à mettre en œuvre conjointement les actions suivantes :

• Créer un Pôle de Ressources à la Vie Associative, • Évaluer l’utilité sociale en Corse, • Organisation du salon de la formation ESS en Corse, • Accompagner la création de Pôles Territoriaux de Coopération Économique (PTCE) en Corse, • Accompagner la professionnalisation des acteurs et sécuriser les parcours professionnels par l’évolution des compétences, • Former la nouvelle génération d’entrepreneurs sociaux en Corse, • Étudier les conditions d’emplois dans l’ESS en Corse, • Prospecter sur les filières d’avenir dans l’ESS en Corse, • Actualiser les données de l’ESS en Corse, • Organiser le séminaire de clôture de la Chaire ESS « Solidarité et Innovation », • Accompagner les initiatives étudiantes, • Organiser la rencontre interterritoriale PACA-CORSE, du Réseau des Territoires pour une Économie Solidaire (RTES), • Expérimenter et accompagner la création de Contrats Locaux de Développement de l’ESS (CLDESS) en Corse, • Expérimenter la création d’une monnaie locale complémentaire en Corse.

Concernant les financements, la dotation initialement prévue de 270 000 € ne s’est élevée qu’à 220 000 € car toutes les actions préalablement définies sur la période 2011-2013 n’ont pas été réalisées notamment le Forum de l’ESS, annulé suite au non déplacement de Benoit Hamon… Un reliquat justifié de 8255 € est en cours de paiement.

La nouvelle convention pluriannuelle de partenariat CTC/CRESS Corsica permettra de programmer et sécuriser le financement apporté par la Collectivité Territoriale de Corse à la Chambre Régionale de l’Économie Sociale et Solidaire. Elle est en cours d’élaboration en partenariat avec la DIRECCTE.

Cette dernière apportant des financements inscrits au CPER qui doit être bientôt conclu. Concernant le financement 2015, un rapport d’individualisation, d’un montant de 125 500 € ainsi que la convention cadre CTC/CRESS Corsica sur la période 2015-2020 feront très prochainement l’objet d’un examen en Conseil Exécutif.

Comme vous pouvez le constater, Madame la Conseillère, en tous points, l’avenir de la CRESS Corsica et plus largement du secteur de l’ESS est bien plus qu’une préoccupation pour la Collectivité Territoriale de Corse.

Je vous remercie.

 

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SOUTIEN FINANCIER A LA CREATION D’UN CENTRE DE REEDUCATION FONCTIONNELLE SUR LA COMMUNE DE PRUNELLI DI FIUMORBO

QUESTION ORALE POSEE PAR MARIE JEANNE FEDI

Monsieur le Président,

Notre Assemblée a voté en session des 30 et 31 janvier 2014 un dossier de soutien financier à la création d’un centre de rééducation fonctionnelle sur la commune de PRUNELLI DI FIUMOBU.

Je tiens à rappeler que cette offre de soins correspond à une attente forte dans le territoire de la Haute Corse largement déficitaire en places, et aux orientations du Projet Régional de Santé de la Corse. Je ne reviendrai pas sur le contenu du dossier qui a été examiné, ni sur les emplois créés dans le secteur. La délibération portait sur un montant de 3 623 835 euros, répartis de la manière suivante : 1 566 033 euros sur l’investissement matériel et immatériel, et 2 057 832 euros sur une aide à l’emploi.

Je souhaiterais savoir exactement où en est à ce jour l’exécution de notre délibération et vous remercie, Monsieur le Président, de nous en tenir informés.

REPONSE de MARIA GUIDICELLI – CONSEILLERE EXECUTIVE

Madame la Conseillère à l’Assemblée de Corse,

Vous m’interrogez sur l’état d’exécution de la délibération n°14/018 AC, approuvant le soutien financier de la Collectivité Territoriale de Corse au projet de centre de rééducation fonctionnelle de Prunelli di Fiumorbo porté par la SARL SAINTECATHERINE pour un montant maximum de 4.005.194 €uros. L’article 3.4 de ladite délibération a conditionné ce soutien à la présentation devant l’Assemblée de Corse d’un certain nombre de pièces complémentaires et néanmoins substantielles portant, je vous rappelle, sur : • « Les modalités d’occupation du terrain : si ces modalités font apparaitre un élément d’aide d’État, le montant de cette aide devant être déduit du montant des aides à l’investissement constitutif du soutien financier de la CTC. • La modification de la structure capitalistique de l’entreprise, afin que les fonds propres de la structure soit en adéquation avec le montant des investissements. • La preuve de l’intention d’engagement des partenaires financiers privés. »

L’article 4 de la délibération fixait au 30 juin 2014, la date limite de transmission des éléments complémentaires par l’entreprise. Cette dernière a donc transmis ces pièces au service instructeur le 27 juin 2014. Sur cette base, le service instructeur a finalisé un rapport d’instruction au regard des nouveaux éléments fournis qui doit être soumis à l’Assemblée de Corse. Toutefois, dans le même temps, le 27 mars 2014, la Collectivité Territoriale de Corse a été saisie par un tiers d’une demande de recours gracieux à l’encontre de cette délibération, lui demandant d’annuler la décision prise par l’Assemblée de Corse. Le 22 mai 2014, le Président du Conseil Exécutif de Corse a notifié le rejet de la demande de recours gracieux. En conséquence, le tiers a introduit un recours en annulation, auprès du Tribunal Administratif de Bastia portant à la fois sur la décision de rejet du recours gracieux, mais également sur la délibération 14/018 AC de l’Assemblée de Corse en date du 31 janvier 2014. À ce jour l’affaire est toujours pendante devant le Tribunal Administratif de Bastia. Ainsi dans l’attente du jugement, le rapport d’instruction complémentaire n’a pas été soumis à l’examen de l’Assemblée de Corse. Par ailleurs, je vous informe que dans l’hypothèse où le Tribunal Administratif conclurait au rejet de la demande de recours, au regard de l’évolution du cadre règlementaire relatif aux aides aux entreprises, il sera nécessaire de prendre en compte les éléments suivants :

• L’assise juridique de l’aide telle qu’elle existait en juillet 2014, à savoir le régime cadre exempté de notification X68/2008 relatifs aux aides à finalité régionale est aujourd’hui caduc. • Le régime lui succédant (régime cadre exempté de notification N° SA 39252 relatif aux aides à finalité régionale pour la période 2014-2020) modifie substantiellement les conditions d’octroi des aides.

Dès lors, le taux maximum d’intervention définitif tel qu’il pourrait être arrêté par l’Assemblée de Corse devra être recalculé, et il conviendra à l’entreprise de faire la démonstration que l’ensemble des investissements projetés sont conformes aux nouvelles dispositions introduites par le nouveau régime-cadre, notamment qu’ils peuvent être considérés comme des « investissements initiaux en faveur d’une nouvelle activité économique ».

Je vous remercie.

 

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ALLOCUTION D’OUVERTURE DU PRESIDENT BUCCHINI

Mes chers collègues,

La séance publique que notre Assemblée tient à la fin du mois de juillet, vient en quelque sorte clôturer le premier semestre et elle a, souvent, un ordre du jour chargé. Ce sera le cas aujourd’hui et demain avec plusieurs dossiers en tête d’affiche

Je commencerai par évoquer les habituels sujets d’ordre « saisonnier ».

La fin de l’année scolaire d’une part, qui est rythmée par le baccalauréat.

Ce premier examen d’entrée dans l’enseignement supérieur vient également sanctionner le parcours des élèves dans le secondaire, collèges et lycées. L’académie de la Corse occupera cette année encore le podium avec les meilleurs résultats nationaux : 92 % de réussite en moyenne, soit cinq points de mieux qu’au niveau national, et jusqu’à 96% dans les séries générales. Nous pouvons remercier collectivement la jeunesse insulaire pour ce gage concret d’espoir dans l’avenir ; et féliciter dans le même élan l’ensemble de la communauté éducative, proviseurs, enseignants et personnels administratifs et techniques, pour leur implication constante sous la houlette éclairée de Monsieur le Recteur Michel BARAT.



Je tiens pour ma part à souligner que ce succès se retrouve aussi bien dans les « petits » collèges du rural (ex. 100% de réussite à Prunelli di Fium’Orbu) que dans les « grands » établissements urbains (98% au Laetitia) ; et que la taille modeste de notre île n’explique pas tout, loin de là : les intégrations à l’université de Paris-Dauphine ou à l’école polytechnique, sont bien la preuve que nos jeunes sont en mesure de rivaliser avec les élèves de régions plus peuplées.

Le début de l’été, d’autre part, voit s’intensifier les risques de sécheresse et d’incendies. C’est particulièrement le cas cette année sous l’effet d’une canicule précoce mais aussi d’un déficit en précipitations qui, notamment sur la côte occidentale, devient préoccupant.

Lundi, le ministre de l’intérieur, M. Bernard CAZENEUVE, est venu en Corse pour encourager -à juste titre- les acteurs de la lutte contre les incendies. Je sais que notre Collectivité se joindra volontiers au soutien que ces hommes et ces femmes sont en droit d’attendre de la part des représentants du peuple, alors qu’ils exercent leur mission de service public dans des conditions d’engagement parfois périlleuses, mais avec une abnégation toujours renouvelée.

Dans le même ordre d’idée, je voudrais attirer l’attention, Monsieur le Président du Conseil Exécutif, sur les risques que cette situation fait actuellement peser sur le monde agricole. On peut en effet redouter que le déficit hydrique, déjà sévère, ne soit suffisamment compensé par d’éventuels orages en fin de saison : des actions préventives gagneraient à être d’ores et déjà mises à l’étude, et je suis certain qu’avec le Président de l’ODARC, vous partagez ma préoccupation.

Je poursuivrai par des dossiers plus « institutionnels » voire « politiques », qui concernent nos rapports avec l’État. Je laisserai à Pierre CHAUBON le soin de vous rapporter les dispositions adoptées au titre de la loi « NOTRe » concernant la Corse. Comme je l’ai indiqué en commission permanente, il a demandé à pouvoir intervenir en séance pour nous livrer, au moyen d’une communication orale, son analyse éclairée. J’ajoute que la commission des compétences se réunit cet après-midi à 14h et si vous avez des questions à poser, elle constituera un cadre approprié.

Une délégation des présidents des groupes politiques a été reçue le 7 juillet au ministère de la ville, de la jeunesse et des sports par M. Thierry BRAILLAR. Le Secrétaire d’État nous a confirmé la volonté du gouvernement de voir reconnaître officiellement, par la République, la catastrophe du stade de Furiani.

Une plaque sera donc apposée prochainement dans les locaux du ministère tandis qu’il sera demandé aux fédérations de ne plus jouer de compétitions tous les samedis 5 mai à venir. Je comprends que certaines associations de victimes puissent souhaiter une sanctuarisation plus large de cette journée ; cela étant, un tel geste était attendu depuis vingt-trois ans, il constitue plus qu’un premier pas et il convient de le saluer. Par ailleurs, M. BRAILLARD nous a indiqué comprendre les réactions suscitées par l’attitude inamicale de Frédéric THIRRIEZ au stade de France, pendant la finale de la coupe opposant le Paris –Saint Germain au Sporting Club de Bastia ; et il se fait fort d’organiser bientôt une rencontre au cours de laquelle, entre gens responsables, nous pourrons nous expliquer.

Je voudrais aussi aborder la question de la réorganisation des services extérieurs de l’État en Corse. Le vocabulaire commode de « restructuration », quoique s’abritant derrière des considérations techniques, est devenu trop systématiquement synonyme de recul du service public. Ces régressions, pour ne parler que des plus récentes, concernent par exemple, la commune de Piana, où des réductions d’effectifs sont annoncées dans la brigade de gendarmerie et la perception ; il en va de même entre Calvi et l’Ile-Rousse s’agissant du trésor.

L’intégration du progrès technologique doit avoir pour but l’amélioration du service rendu au citoyen ; or, on a de plus en plus le sentiment que cet argument est instrumentalisé, en même temps que le dogme de la réduction de la dépense publique, pour couvrir un allègement progressif des moyens au détriment des endroits les moins peuplés. Nous ne saurions défendre une ambition de rééquilibrage du territoire de la Corse, à travers le PADDUC, sans dénoncer cette attitude contre-productive et faussement gestionnaire : qui pourra évaluer, en effet, le coût de l’abandon du monde rural dans ses répercussions sociales, économiques, citoyennes ? Cela, sans compter pour autant sur un allègement réel des charges collectives… Aline CASTELLANI a indiqué en commission permanente préparer un projet de motion pour dénoncer ce repli en des termes généraux, et la totalité des groupes pourraient je le crois s’y associer utilement.

Il m’appartient, enfin, de rendre hommage depuis cette tribune à Charles PASQUA, disparu à la fin du mois de juin.

Originaire de Casevecchie, ministre de l’intérieur à deux reprises, notre compatriote a été reçu à plusieurs reprises dans l’hémicycle de l’Assemblée de Corse.

Fidèle à ses racines, il assurait un suivi attentif et minutieux des dossiers insulaires, n’hésitant pas, d’ailleurs à évoluer sensiblement dans ses approches. Figure de la vie politique nationale, Charles PASQUA avait des positions suffisamment tranchées pour ne pas, peut-être, priser l’hommage consensuel qui lui est rendu. Je laisserai donc à chacun le soin de réagir en fonction de ses sensibilités.

Pour ma part, je tiens à saluer le jeune résistant qui courageusement, a combattu l’occupant nazi, le gaulliste qui aura toujours su garder ce respect de la fraternité des armes au-delà des clivages partisans. Dans le même esprit, je retiendrais l’ambition au service d’un aménagement équilibré du territoire, qui l’animait en tant que ministre de la décentralisation: il avait ainsi déclaré devant vos prédécesseurs, en 1994, qu’il entendrait faire de la Corse le modèle d’une reconquête du monde rural par la France toute entière.

Avant de conclure, mes chers collègues, il convient aussi de dénoncer publiquement les attaques dont André PACCOU est la victime après les incidents du collège de Prunelli di Fium’Orbu. La dénonciation d’attitudes à caractère raciste lui vaut en effet, de devenir avec sa famille la cible d’un véritable harcèlement sur les réseaux sociaux.

Comme les délégués de l’Assemblée des enfants l’avaient à juste titre défendu dans cet hémicycle l’an dernier, l’usage de ces réseaux ne légitime en aucun cas un défouloir nauséabond de passions ou d’insultes. Sans chercher à en amplifier la portée plus que de raison, on ne saurait admettre que de tels comportements se répandent pour alimenter un climat de haine et d’exclusion à l’opposé du meilleur des traditions insulaires. Je vous remercie.

 

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« Errare humanum est, perseverare diabolicum »

Après plus d’un mois d’échanges et de pétitions dans la presse et dans les réseaux sociaux, d’explications embarrassées et d’alibis administratifs et financiers… le bon sens l’a enfin emporté : Marie-Jeanne Nicoli est rétablie dans ses fonctions de Directrice de la Culture et du patrimoine de la Ville d’Ajaccio ! Cette décision, intervenant après la mobilisation, publique ou discrète, de beaucoup d’acteurs culturels, de syndicats, d’élus, de responsables de l’Etat ou de simples citoyens, répondait à une attente collective.

On pouvait deviner, après la réponse de Laurent Marcangeli à Paul Antoine Luciani à la fin de la séance du conseil municipal du lundi 6 juillet, que la décision finale serait favorable, même si le Maire en réservait l’annonce à l’intéressée elle-même qui devait être reçue le mercredi 8 juillet par son Directeur de cabinet. Cette décision, très attendue, apparaît comme la réparation d’une humiliation totalement injustifiable et comme un retour à la normale dans les services culturels de la cité impériale. Laurent Marcangeli n’aura pas écouté, en définitive, les sirènes qui prêchaient l’entêtement dans l’erreur, et sa décision sera ressentie comme un geste d’apaisement. Un geste nécessaire.



Ajaccio le 8 juillet 2015



Jean Marc Ciabrini, Paul Antoine Luciani, Santa Simonpietri,



conseillers municipaux

Voir la Chronologie de "l'affaire" en ANNEXE

 

"TERRITORIALES" Décembre 2015

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U Rossu vous présente la dernière version de notre texte régional, auquel une bonne cinquantaine de camarades des deux fédés ont, d'une façon ou d'une autre, été associés. Il se présente comme un texte d'orientations et de cadrage et non comme un programme qui viendra plus tard

Ouvrir le débat, faire renaitre l’espoir à gauche

Les animatrices et animateurs du Front de gauche se sont réunis le 18 juillet à l’Université de Corte. Ordre du jour : les élections territoriales des 6 et 13 décembre 2015.

A l’issue de leurs travaux, ils ont lancé le débat public sur les enjeux de ce scrutin qui va intervenir dans un contexte européen, national et territorial profondément bouleversé. Ils ont pris deux initiatives à mettre en discussion au sein de toutes les composantes du Front de gauche, notamment au sein des instances départementales du Parti communiste.

-La première, en continuité avec la réflexion engagée lors des réunions des 6 et 27 juin, c’est la constitution d’une liste autonome du Front de gauche conduite par le Président actuel de l’Assemblée de Corse, Dominique Bucchini. -La deuxième, c’est d’engager un grand débat citoyen avec la population corse dans sa diversité. Un débat centré, non sur de nouvelles promesses électorales, mais sur une analyse de la mandature écoulée, avec ses avancées et ses insuffisances, incluant notamment un bilan, aussi exhaustif que possible, de l’activité du groupe Front de gauche avec un Président de l’Assemblée issu de ses rangs.

Cette expérience, unique en son genre dans l’histoire contemporaine de la Corse, appelle en effet une évaluation conduite avec le souci de la vérité.

Cette évaluation fournira des matériaux pour la corédaction d’un programme territorial tenant compte de ce bilan et clairement centré sur les grandes questions qui sont au cœur des conditions de vie de la population, la lutte contre l’austérité et pour la démocratie politique. Un programme qui tiendra compte également de la durée très courte de la mandature à venir, avant la mise en place de la Collectivité unique.

Voici une première réflexion sur le contexte nouveau dans lequel vont intervenir ces élections, versée au débat par le PCF composante du Front de gauche.

Lire le Document en Annexe

 

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TRIBULATIONS D’UN PATIENT… SUPERPATIENT

Notre ami Jean Rabaté, ancien journaliste à « l’Humanité », partage sa retraite entre Rueil-Malmaison (hiver et printemps) et Bocognano (été et automne). Il nous conte ici avec réalisme et humour( mais pas que…)un séjour vécu à l’hôpital d’Ajaccio.

SAMEDI 4 JUILLET

9 heures. Comme un coup d’épée à droite du bas-ventre. Affreux. Un lointain souvenir me revient : « Jamais autant souffert » m’avait confié mon fils après une crise de coliques néphrétiques. Je regrette de l’avoir qualifié de douillet… mon tour est arrivé. Les pompiers aussi, délégués par le SAMU sollicité par ma femme après consultation d’un ami, voisin, vacancier et… médecin. Victime co-latérale de ma crise le voilà tiré de son lit plus tôt que prévu. Merci à lui ! Et aux «soldats du feu » de Bocognano. Ils ne peuvent rien contre celui qui me brûle les entrailles. Ils me transportent aussi vite que possible à l’Hôpital d’Ajaccio.

10 heures ½ (environ) : Exceptionnellement l’hôpital n’est accessible que par le haut de l’établissement, en raison d’une fuite de gaz détectée vers l’entrée habituelle. Du coup, nous passons à proximité de la morgue. En veine d’humour noir je murmure : « Ne m’arrêtez pas là ! ». Demande respectée, quelques secondes plus tard je suis livré aux «Urgences ». Prise en charge immédiate, en douceur et efficace. Infirmières et médecin se penchent sur mon cas. Analyses diverses, et … mise en box, allongé sur un lit et rapidement perfusé d’un calmant. Effet presque immédiat. Je m’endors. Réveil 3 heures plus tard. L’origine du mal avait été rapidement détectée et traitée. Plus aucune douleur. Encore une heure de repos. Je me sens bien et demande à partir. Accordé ! avec à la clé une ordonnance honorée à la pharmacie de la plaine de Péri sur la route du retour. Ouf ! ce fut rude, très rude. Mais tout est bien qui finit bien, moins de dix heures après le coup d’épée. Si mes…calculs sont bons !

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Double page sur ce que CORSE MATIN appelle la Metamorphosme des quartiers des Cannes et des Salines...

Bien ....Documenté...Même si quelques manques se font jour...quant à la responsabilité des élus qui ont laissé un urbanisme anarchique s'installer en fonction seulement des intérêts des promoteurs ou entrepreneurs....

Mais un manque encore plus flagrant .....parvenir à faire cette double page sans citer une seule fois, l'initiateur, le porteur du dossier qu'a été notre camarade et ami Paul Antoine LUCIANI, il fallait oser le faire. Eh bien c'est fait

Vergogna a voi

U Rossu

 

Interview de Dominique BUCCHINI

Pour nos amis qui n'ont pas lu Corse Matin

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